Salut salut ! Je n'ai pas posté depuis un certain temps et puis j'ai vu que même si vous étiez silencieux vous étiez toujours présents pour me lire ! Je vous présente donc le douzième chapitre et vous souhaite une excellente lecture ;)

- «Le salaud ! Dès que je le vois je le tue de mes mains !» s'écria Teach

- «Je vais chercher Rackham, cet espèce de chien a décidé de voguer tout seul, il s'est proclamé Capitaine !» et Vane partit sous le regard interrogateur de Jack

- «Vane a découvert pour Adam, il n'a pas beaucoup aimé, surtout quand il a apprit que Rackham s'était marié avec elle... Ils se sont disputés puis Calico a décidé de naviguer sous ses propres couleurs. Vane a du mal à le digérer, c'est son meilleur ami après tout»

- «Je vois...» ils attendirent en buvant du rhum que Vane revienne. Lorsque ce fut le cas Mary prit la parole :

- «Bien, il faut décider de ce que nous allons faire et vite. Il est capital que nous découvrions où Hornigold compte vous emmenez, pour cela vous devrez le laisser parler, ensuite nous pourrons lui régler son compte. Je suis d'avis qu'on le pende, après tout, c'est le sort qu'il n'a pas hésité à réserver à tous les pirates qu'il a pu capturer cette année !»

- «La Royal Navy n'agit que sur les terres qu'elle a réussit à conquérir, on peut toujours aller se faire oublier dans les eaux d'Asie ?» proposa Rackham

- «C'est ça, si vous voulez que Sao Feng vous tombe dessus libre à vous, les pirates semblent lui avoir fait allégeance là-bas, il ne sera pas très content que l'on vienne s'implanter chez lui» répondit Jack

- «Alors quoi ? On se bat et on meurt ou on doit abandonner la piraterie pour trouver un travail sur terre loin de la Navy ?» s'exclama Vane, incrédule

- «En fait il y a une troisième option mais je dois encore peaufiner les détails et je ne suis même pas sûr que cela fonctionne»

- «Un plan basé sur la chance Sparrow ?» se moqua Mary

- «Tu sais bien que se sont les meilleurs» dit-il dans un sourire

- «On ne va pas jouer notre destin sur la chance et je refuse de me terrer comme un rat, je préfère mourir en mer comme n'importe quel pirate» s'enflamma Barbe Noire, «depuis quand les pirates fuient-ils leur destin ? Nous sommes des hommes libres, nous nous sommes toujours battu pour ça et s'il faut, nous devons être prêt à mourir pour ça !»

- «Continuer de discuter, moi je vais aller essayer de mettre mon plan en place, s'il fonctionne alors on aura une vrai chance de victoire, autrement il faudra faire sans moi. Edward n'a que sept ans» et Jack partit sur ses mots, les laissant se débrouiller avec ça.

Ils s'éloigna le plus possible de la ville et s'enfonça dans les hauteurs de Nassau. Il savait qu'il devait être seul pour que cela fonctionne, il marcha jusqu'en haut de la falaise d'où était construit le fort. Ce n'est qu'une fois arrivé en haut qu'il s'arrêta. Il ne savait pas si son plan allait marcher, encore une fois ce n'était qu'une question d'intuition... Il s'asseya et se mit à parler à voix haute :

- «Tia Dalma, ma belle, je sais que tu es plus que ce que tu prétends être, viens à moi. Tia Dalma, ma belle, je sais que tu es plus que ce que tu prétends être, viens à moi...» il répéta cela comme une litanie, durant plus d'une heure, inlassablement. Il ne savait pas vraiment pourquoi il s'obstinait mais il avait ce sentiment au fond de lui, qui le poussait à continuer encore et encore. Finalement, ses efforts payèrent, Tia apparut comme par miracle devant lui :

- «Alors comme ça Jack, tu ne prends plus la peine de venir me voir ? Tu me convoques ? Tu as intérêt à avoir un paiement plus que convaincant» menaça-t-elle

- «Pardonne mes manières cavalières, en vérité je ne savais même pas si cela allait marcher et je n'avais pas le temps d'aller te voir» une nouvelle fois, Jack expliqua la situation à la sorcière

- «Je ne vois pas en quoi ça me concerne, ni ce que tu attends de moi»

- «Réfléchis Tia, combien de temps crois-tu pouvoir survivre une fois que nous serons tombés ? Les soldats ne tarderont pas à mettre la main sur toi et tu as beau avoir certains... talents, tu ne pourras pas lutter contre une armée. J'ai besoin que tu convoques Will Turner ici, à Nassau, nous avons besoin de lui pour l'emporter»

- «Qu'est-ce qui te fais croire que j'en suis capable»

- «Allons allons Tia, ne joues pas à ça avec moi. Tu es bien plus qu'une simple sorcière vaudou perdue au fin fond d'un bayou. Je ne sais pas exactement ce que tu es, mais ton rapport à l'Océan et à la magie est bien trop fort pour que tu ne sois qu'une simple mortelle. Si quelqu'un à le pouvoir d'amener Will ici, c'est bien toi»

- «Et que proposes-tu comme paiement ?»

- «Tu auras la vie sauve si nous l'emportons»

- «Mais cela n'est basé que sur des probabilités»

- «Dans ce cas ton prix sera le miens»

- «Vraiment Jack ? Tu sais que c'est très dangereux comme marché»

- «Je veux en connaître les termes avant de signer»

- «Ma liberté, je n'accepterais rien d'autre que cela»

- «Tu n'es pas libre ?»

Tia se mit à rire :

- «Libre ? Moi ? Voilà bientôt deux siècles que je suis enfermée dans cette prison charnelle»

- «Qu'es-tu au juste ?» se méfia Jack

Tia ria de plus belle :

- «Je suis l'Océan !»

- «L'Océan ? Tu es... de l'eau ? Étrange tout de même»

- «Non Jack, je suis l'Océan dans son ensemble, je gouverne ces eaux et celle du monde entier» dit-elle dans un sourire cruel

- «Comme Calypso... ?»

- «Précisément oui»

Il ouvrit grand les yeux :

- «Ça me fera une raison de plus de me vanter ! J'ai vraiment fais fort sur ce coup-là... Pourquoi est-ce que tu m'as sauvé la vie il y a toutes ces années ?»

- «Tu étais destiné à avoir un grand destin, je l'ai su tout de suite en te voyant, maintenant je comprend pourquoi. Tu vas jouer l'avenir du monde en libérant des forces qui te dépassent... L'audace est ce qui te caractérise le mieux Jack Sparrow»

- «Tu me flattes là. Bien, mais si jamais je te libère, qu'est-ce qui me garantit que tu ne tenteras pas de tous nous tuer ? Après tout, tu n'aurais plus besoin de la protection des pirates pour rester en vie... Tu pourrais te venger ou simplement exercer ta cruauté. Ce qu'on raconte sur toi n'est pas très joli...»

- «Je m'engage à ne te causer aucun tort, à toi, ta famille et a tous ceux qui en descendent ainsi qu'à tes amis, tout le temps ou ceci seront en vie, cela te convient-il ?»

- «Comment pourrais-je être sûr que tu tiendras parole ?»

- «Tu ne me fais pas confiance Jack... ?»

- «Absolument pas ma belle, ne m'en veux pas surtout»

Elle se mit à rire de nouveau :

- «Parfait Jack» puis d'un mouvement du poignet elle fit apparaître un étrange poignard, au manche de coquillage. «Si tu me libères, je ferais venir William Turner jusqu'ici et je ne ferais aucun mal à toi-même et tous ceux qui te sont proches» puis elle s'entailla l'épaule gauche d'une croix qui disparue aussitôt faite. «Je viens de te donner ma parole de déesse, m'obligeant ainsi à respecter les terme de notre accord si tu respectes les tiens»

- «Cela me convient parfaitement dans ce cas, apprend moi le rituel pour te libérer...»

La nuit s'écoula lentement, Tia expliquant en détail le rituel à Jack, lui faisant mémoriser les paroles qu'il devrait prononcer dans plusieurs langues différentes comme le grec, le latin et l'aztèque. Ces langues aux sonorités totalement inconnues à Jack était extrêmement compliquées pour lui, il peinait à tout retenir. Finalement ce ne fut que lorsque le soleil devait indiquer 10h du matin, qu'enfin tout fut prêt.

- «Parfait Jack, viens ici ce soir et remplit ta part du contrat, le rituel ne peut s'accomplir que lorsque la Lune est pleine» puis elle s'évanouit dans un dernier murmure «n'oublie pas...»

Celui-ci frissonna, il venait de passer la nuit la plus étrange de toute sa vie. Mais après tout, il était un pirate, cela faisait partit du lot... Il regarda vers le port et vit que le navire d'Hornigold était arrivé, il se demanda depuis combien de temps.

Jack se dépêcha de redescendre puis rejoignit la ville, perché sur les toits. Il guettait l'endroit où pouvait bien se trouver Hornigold, puis il opta pour la taverne, après tout, pourquoi serait-il ailleurs ? Il se dirigea dans cette direction quand, venant de nul part, une main lui fit un croche-pied, le faisant tomber lourdement sur la toiture de la maison sur laquelle il se trouvait. Il tourna la tête et vit Mary monter pour le rejoindre, fière de son coup.

- «Tu te crois drôle peut-être ?» grinça Jack

- «Je me suis fais rire si c'est ça que tu demandes. Hornigold est arrivé il y a environ une heure, lorsque l'on a vu son navire nous sommes partit nous cacher. Le Conseil a décidé qu'il prendrait une décision en fonction de la réussite de ton plan. Il a marché ?»

- «Et oui, je suis le plus fort. Maintenant je te propose d'aller écouter ce que raconte ce foutu traître puis de le pendre, ça te va ?»

- «C'est un plan assez simple oui, pour une fois peut-être qu'on réussira à l'exécuter ?» se moqua-t-elle

Jack sourit mais ne répondit pas, se contentant de sauter de toits en toits jusqu'à atteindre la toiture de la taverne. Comme il l'avait prédit, Hornigold se trouvait là :

- «Puisque je vous le dis ! Bonnet a été très clair, il m'a dit être revenu sans Jack et Mary... Il semblerait que cette fois Jack Sparrow ait trouvé plus fort et plus malin que lui. De plus, il n'a trouvé nul part le Black Pearl ni son équipage. La situation m'a parut fort inquiétante, je suis partis à sa recherche dans toutes les eaux des Caraïbes et j'ai fini par le retrouver...»

- «Par tous les Dieux... Sparrow est mort... Où as-tu trouvé son navire ?» demanda Thatch en feignant l'abattement

- «Près des côtes Jamaïcaines, le Pearl devait se rendre à Kingston»

- «Comment ça ? Tu veux dire qu'il vogue encore ?»

- «... Oui... La Navy contrôle le Pearl. Nous devons absolument aller à Kingston pour le récupérer, sans lui il ne faut pas espérer vaincre leur flotte, nous ne possédons que des schooners et une frégate. Avoir un brick serait un avantage»

- «Eh bien Hornigold... quelle imagination ! Je ne me suis pas rendu en Jamaïque depuis environ un et demi ! Pourquoi raconte-t-il ce genre de chose à ton avis Mary ?» demanda Jack en se laissant tomber gracieusement de la toiture, face au traître.

- «Sparrow... tu... tu es en vie ?! Mais c'est vraiment un miracle...» feignit Hornigold

- «Absolument pas cher confrère pirate, cela fait plus d'un an que des informations sur un traître me parviennent... Ça n'a pas été très dur de deviner que c'était toi finalement. New Providence est vraiment une île très jolie pas vrai Mary ?»

- «Absolument, c'est fou ce qu'on découvre comme chose là-bas...» dit-elle dans un sourire carnassier

- «Vous m'avez suivi... bande de chien, même pas le courage de vous montrer, vous préférez attendre que je sois en mauvaise position pour me tomber dessus !»

- «Évidement ! Cela dit, c'est exactement ce que tu viens d'essayer de faire. C'est gentil de nous avoir dit où nous allons pouvoir massacrer tous tes petits copains»

- «Pauvre imbécile, tu peux me tuer mais jamais tu ne pourras défaire la flotte de la Navy !»

- «C'est là que tu te trompes mon cher Ben, j'ai dans mon chapeau encore un atout à jouer»

- «Tu m'en diras tant Sparrow ! Je pense que tu bluff, tu as perdu, vos cartes ont toutes été dévoilé, j'ai mené la partir d'une main de maître et j'ai gagné !»

- «Non l'ami, il manque quelqu'un à cette table...»

- «Ah oui ? Et qui donc ? Si tu parles de Bonnet, il est au fond de l'Océan avec plusieurs de mes boulets aux pieds !» s'exclama Hornigold en riant

- «Un certain William Turner»

- «Jamais entendu parlé»

- «Non ? Pourtant il s'agit du Capitaine du Hollandais Volant et d'une connaissance personnelle»

Benjamin Hornigold blanchit subitement, tandis que les pirates se regardèrent, étonné par l'annonce de Jack.

- «Va au diable ! Tu m'entends ?! SOIS MAUDIT JACK SPARROW !» hurla Hornigold alors que plusieurs pirates se jetèrent sur lui pour l'immobiliser et lui lier les mains dans le dos.

- «Tu as choisis ton destin Ben, alea jacta est, comme disait les Romains»

- «Je crains que ton droit d'Habeas Corpus vient de t'être ôté l'ami. Pour un anglais soi disant fidèle, tu n'as pas beaucoup respecté ce droit fondamental lorsque tu as assassinés des dizaines d'entre nous. C'est pourquoi tu es condamné à mort et cette peine prend effet immédiatement» annonça Thatch

Dans une longue procession, les pirates de l'île se réunirent devant le fort, certains avaient déjà installé la corde, d'autres suivaient les Gouverneurs de l'île, avançant avec la musique des tambours. L'équipage du Pearl les avait rejoint. Au loin montait la clameur des hommes d'Hornigold à bord de son schooner, se battant contre une vingtaine de pirate, pour leur survie. Le combat ne laissait aucun doute quant à l'issu finale.

Hornigold monta les marches de la potence sous les huées et les lancés de nourriture. Beaucoup l'insultèrent également. Jack regarda la scène tristement, il regrettait ce qu'était devenu cet homme qu'il avait appris à apprécier au cours de sa carrière de pirate ; un homme intelligent, essayant de faire régner l'ordre sur son navire sans user de la violence, Jack s'était beaucoup inspiré de lui.

Vane prit la place du bourreau, attendant que Thatch lui ait passé la corde au cou. C'était lui le plus touché par la trahison d'Hornigold... C'était ce dernier qui lui avait tout appris sur la piraterie. Une fois fait il redescendit et déclara :

- «Benjamin Hornigold, pour les actes de haute trahison envers la République Pirate des Caraïbes et pour le meurtre de nos frères, le Conseil te condamne par la présente à être pendu par le cou jusqu'à ce que mort s'en suive et déclare que jamais ton âme ne trouvera de repos car ton corps n'aura droit à aucune sépulture, qu'elle soit terrestre ou maritime. Nassau t'accorde néanmoins le droit de déclarer tes derniers mots, nous t'écoutons»

- «Vous parlez de trahison mais moi je ne vois que de la loyauté envers mon pays. Les seuls traîtres ici c'est vous, vous brûlerez tous en enfer mes amis !» déclama Hornigold devant l'assemblée.

Les tambours jouèrent plus rapidement, puis de plus en vite, jusqu'à ce que les cris des hommes et des femmes ne puissent plus les suivre, enfin, lorsqu'ils s'arrêtèrent, Vane abaissa le levier et le traître tomba dans le vide, se débattant désespérément pour trouver de l'air. Cela dura une bonne minute, puis les jambes cessèrent de remuer, les borborygmes d'agonie de l'homme ne se firent plus entendre. Au bout de la corde, il n'y avait plus qu'un cadavre, la tête penchée sur le côté, pendu pour ses crimes.

Benjamin Hornigold était mort.

La suite dans les prochains jours ! Je vous invite à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, c'est important de savoir ce que les lecteurs pensent de notre travail. A bientôt les copains ! :D