Petit lexique :

Hogwarts : Poudlard
Gryffindor : Gryffondor
Slytherin : Serpentard
Ravenclaw : Serdaigle
Hufflepuff : Poufsouffle
Hogsmeade : Pré-au-Lard
Venomous Tentacula : Tentacula vénéneuse
Giant Squid : Calamar géant
Myrtle : Mimi Geignarde
Werewolf : Loup-garou
Transfiguration : Métamorphose
Galleon : gallion


French Touch ! (A so called adventure of Giselle Moulin)

Chapter tw'elves : A pain in the ass

Hogwarts, le 12 décembre.

Noël approchait et dans le château commençait à se propager cet esprit joyeux et trublion qui caractérise cette fête. Déjà le blanc manteau de l'hiver recouvrait les parapets des remparts et les toits coniques des tours, évoquant chez les plus gourmands, crèmes glacés et chantilly et pluie de sucre cristal.

Pour beaucoup d'élève, ces vacances étaient synonymes de retour à la maison, et la fébrilité s'emparait de ces jeunes esprits à l'idée de retrouver pour une dizaine de jours, les bras aimants de leur parents et la chaleur de leur foyer. Certains, au cœur plus tendre que les autres, préparaient déjà leur valise. Celle de Giselle était déjà bouclée depuis le début du mois, deux semaines qu'elle lui tenait lieu d'armoire ! Au grand damne de ses compagnes de chambrée qui ne savaient si elle devaient en rire ou se vexer.

Pourtant la jeune exilée semblait plutôt heureuse depuis quelque temps. Elle riait facilement, souriait plus souvent, parlait avec animation à ses camarades. Oliver ne la considérait pas plus, mais elle s'était liée avec les élèves de son année : Angelina, Alicia, les jumeaux, Lee, Patricia, … pour ne citer que les gryffindors. Sa cote était remontée en flèche grâce à ces nouvelles relations et à la bonne humeur quasi permanente qui habitait Giselle. Le match lui avait rapporté pas moins de 300 galleons... somme plus qu'honorable une fois déduit la part qui revenait au jeune Eddie.
Quant à la dette qu'elle avait contracté avec Yvain en début d'année... tout le monde sait que les histoires d'argent renforce les liens de l'amitié si elles ne les détruisent pas ! Et leur liens étaient loin de s'effilocher.
Il ne lui restait plus, lors du prochaine sortie à Hogsmeade, qu'à honorer le marché qu'elle avait passé avec Mignonnet Figg... Préparer des potions dans un coin secret du château (les vieilles bâtisses ne manquaient jamais d'en receler) à une vitesse quasi... ensorcelée par l'utilisation du venin des Venomous Tentacula. Les vendre aux pauvres d'espr... aux élèves en difficulté en Potion. Et se faire un paquet de blé !
L'avenir s'annonçait radieux pour Giselle Moulin.

Mais le présent...

Giselle était de retour à l'infirmerie. Réveillée et priant le ciel, les dieux et les monstres marins, pour que personne dans l'école n'ait vent de son infortune.
Peine perdue... Eddie cavalait déjà en direction de ce havre de guérison ! Et sans exagération littéraire aucune, tout le monde à Hogwarts était déjà au courant...
Si ! Tout le monde !
La narration va vous le prouver...


Au détour d'un couloir, les professeurs Snape et McGonagall se livraient à une de leur joute verbale, qui bien qu'inamicale se déroule dans le respect mutuel et les règles de bienséances...

« Voyons Severus ! Vous n'allez pas reprocher à des élèves de passer trop de temps à la bibliothèque, tout de même !
- Nous parlons de Potter et Weasley ! Potter et Weasley ! Ce ne sont pas exactement des acharnés du travail !
- L'influence de Miss Granger... »

Un ricanement de mépris l'interrompit.

« La vérité, c'est que vous ne supportez pas la maison Gryffindor...
- Quand on voit qui y appartiens... »
Le ton s'envenima. Ils n'étaient plus très loin de s'empoigner par le col de leur robe quand l'un deux prononça, au détour d'une insul... d'une phrase, le nom de Giselle Moulin. La dispute se dégonfla comme une vieille baudruche.

« Cette élève...
- Cette élève...
- Ce n'est pas qu'elle ne soit pas talentueuse...
- Ce n'est pas non plus une lumière, si vous voulez mon avis.
- J'avais pourtant compris qu'elle se débrouillait bien en Potion, non ?
- Possible.
- Vous êtes exaspérant. Incapable de reconnaître qu'un élève de Gryffindor excelle dans votre matière.
- J'ai dis : possible, Minerva. Je n'ai pas nié.
- Une sorcière de ce talent... quel dommage qu'elle soit...
- A Gryffindor ? »

McGonagall leva les yeux au ciel.

« Aussi maladroite et inconséquente.
- L'apanage de votre maison, il me semble... Son dernier exploit...
- Cela aurait pu arriver à n'importe qui.
- Pas à un Slytherin. »

Et le ballon se regonfla, s'envola, vers des sommets de verve et de métaphore peu flatteuses.


Pendant ce temps, au fond du lac, le Giant Squid nageait en direction du village des sirènes. Il croisa Myrtle qui marmonnait toute seule. Elle semblait moins renfrognée que d'habitude. Et même, elle sembla rire une ou deux fois.
Des sirènes s'approchèrent d'eux, ils voulurent chasser le laideron ectoplasmique, mais semblèrent, une fois n'est pas coutume, trouver de l'intérêt à ses divagations. Ils laissèrent échapper une série de borborygmes. Le Giant Squid comprit qu'ils pouffaient. Lui même avait eut du mal à contrôler quelques spasmes tentaculaires... Ah les gens de la surface ! On ne pouvait pas vivre avec eux... mais on ne pouvait pas vivre sans eux !


Madam Pince lisait un parchemin derrière son bureau. Ou plutôt, elle feignait de le lire. Ses petits yeux de vautour étaient tournés vers une table sur laquelle trois élèves avaient empilés une inconvenante montagne d'ouvrages. Ils les ouvraient, les parcouraient, les reposaient, les mettaient de coté et chuchotaient entre eux. Une attitude hautement suspecte pour la bibliothécaire. On avait pas idée de toucher de cette manière des livres, c'était... de la profanation. Irma n'avait pas d'autre mot. Elle était tellement accaparée par sa surveillance, qu'elle ne remarqua le concierge que lorsqu'il s'approcha de son bureau.
« Bonjour Irma. Lui lança t-il de sa voix rauque.
- Argus ! Je ne vous avais pas vu. Pas trop de travail aujourd'hui ? Avec tout ces garnements...
- Une bataille de tous les instants, comme vous le savez...
- Ne m'en parlez pas ! »

Elle détacha son regard des trois sauvageons, elle pouvait se le permettre. Parmi eux il y avait cette jeune élève aux grandes dents et aux cheveux ébouriffés qui semblait moins barbare que les autres. Argus tourna son regard vers l'ancien objet d'attention de sa collègue.
« Ah. Des Gryffindors. Ce sont les pires.
- Hmm. Ce n'est pas entièrement faux.

- Avez-vous entendu la dernière ?
- A propos ?
- La petite Moulin... Vous savez, la française... blonde, une tête de sournoise, toute maigre...
- Ah oui. Je l'ai vu traîner une ou deux fois dans les rayonnages. Pas claire en effet. C'est une bavarde... Puis c'est une française, pas soigneux ces gens, c'est bien connu... C'est vrai qu'elle est sournoise, maintenant que vous me le dîtes... Qu'a t-elle encore fait ? »
Argus ricana. Il passa sa langue sur ses lèvres sèches et gercées et se pencha vers son interlocutrice. Irma allait adorer cette histoire...


Il avait neigé mais à présent le soleil rayonnait au dessus du château. Le ciel était d'un bleu d'azur et beaucoup d'élève profitait de l'intercours dans les diverses cours du château. Sur un muret d'un des cloîtres, plusieurs ravenclaws étaient assis. Yvain les vit de loin. Roger Davies était parmis eux. Il était toujours bons de s'abibocher avec un joueur de quidditch. Surtout un qui avait autant de succès auprès de le gent féminine... Sois proche de tes amis et encore plus de tes ennemis, n'est ce pas ?
Il s'approcha d'eux. Il avait le temps après tout. Giselle n'allait pas s'envoler de l'infirmerie. Et au dernière nouvelle, elle n'était pas mourante. Ses camarades l'apostrophèrent.

« Alors Yvain ? T'as vu ce qui est arrivé à Giselle Moulin ?
- Dis nous, elle le fait exprès, non ?
- Ou alors c'est une fille particulièrement poisseuse...
- Ou particulièrement débile ! »

Ce dernier commentaire avait été lancé par un des deux Hufflepuff qui s'avançaient vers eux. Par Wayne Hopkins plus précisément. Cédric Diggory l'accompagnait. Depuis le match, Wayne avait une dent contre Giselle, il lui en voulait de... En fait, il ne pouvait simplement pas la sentir. C'était inexplicable, ça le prenait aux tripes. Y a des gens comme ça...

« Elle va bien, au moins ? » s'enquit Cédric auprès d'Yvain.
- Oui... Je vais aller la voir d'ailleurs...
- Quelque chose est arrivé à Giselle ? » demanda une voix grave.

Yvain se retourna, Oliver Wood ! Qui s'inquiétait de l'état de santé de Giselle ! Quand il lui raconterait ça... elle allait faire un arrêt cardiaque ou se consumer d'érotisme , au choix.
Il laissa le soin à Cédric de lui expliquer la situation et s'éloigna promptement, ravi de porter à sa meilleure amie le miel de cette anecdote, tel un cupidon aux ailes d'argent et au corps de statue grecque.

« Mais quelle conne ! » s'exclama Oliver quand il connut le fin mot de l'histoire.

Yvain, qui n'était encore qu'à une dizaine de pas de distance, se figea. Il zapperait peut-être cette partie de l'anecdote quand il la rapporterait à Giselle.


Hagrid venait de nourrir son adorable monstre tricéphale. Il était maintenant dans le bureau de Dumbledore qui lui demandait des nouvelles de l'animal. Le professeur, dans sa grande magnanimie, avait peur que le chien ne manque d'exercice et ne soit malheureux. Hagrid le rassurait. Il se portait à merveilles !

La conversation dévia.

« Cette petite me fait de la peine. Elle a pas une histoire facile.
- Oui. Cependant, Hagrid, elle est moins malheureuse que d'autre. Ses parents sont vivants et en bonne santé.
- Pour ce que ça change dans leur famille ! Pas étonnant quand on connaît leur histoire que cette gamine soit... hem... un peu...
- Un peu maladroite ? »


Dans la volière, une effervescence inhabituelle. Hedwige ouvrit un œil. Un hibou grand duc au plumage noir se gargarisait d'une histoire drôle et toutes les autres volatiles gloussaient, sans pouvoir s'arrêter. La chouette blanche intriguée, s'approcha du groupe... C'était à propos d'une élève, une gryffindor, comme son maître...

Harry, Ron et Hermione entrèrent dans la volière avec précaution. Toutes les fientes qui maculaient le sol avait plus d'une fois causé la chute d'élèves trop sûr d'eux.

« Prends Hedwige » avait proposé Harry à Ron qui devait envoyer une carte d'anniversaire à sa sœur.

Mais Hedwige était introuvable. Le garçon avait beau l'appeler, elle ne se montrait pas. Harry commençait à être inquiet.

« Je l'ai trouvé » cria soudain Hermione.

La jeune fille était agenouillée près d'une fenêtre. Harry se précipita. La chouette était par terre et se tordait sur le sol dans des convulsions saccadées.

« On dirait qu'elle est tombée de son perchoir. » dit Ron.

Harry et Hermione, penchés au dessus de l'animal, essayaient de le calmer et de l'examiner... Ils parlaient de l'emmener voir Hagrid quand Ron les interrompit...

« Regardez en haut... Regardez les hiboux ! »

Ils levèrent la tête. Tous les oiseaux semblaient en proie à la même crise que Hedwige.

« Mais que se passe t-il ? s'exclama Harry
- Sûrement un mauvais sort, j'ai lu dans un livre...
- Calmez-vous... C'est moi où... »

Ron hésitait. C'était fou. Mais ça y ressemblait bien... Il reprit lentement :

« Je crois bien qu'ils... Je crois bien qu'ils se marrent. »


Katie Bell et son amie Leanne, avachies dans le canapé, bavardaient dans la salle commune. Tout à coup Leanne se mit à pouffer sans raison apparente. Devant le regard interloqué de Katie, elle lui montra un coin de la salle commune où les jumeaux Weasley semblaient répéter une saynète.
Katie éclata de rire. Tout le monde était au courant des nouveaux déboires de Giselle et, de toute évidence, les rouquins allaient faire en sorte que personne ne les oublie de sitôt !


Eddie, essoufflé de sa folle course à travers le château, s'était donc arrêté devant les portes de l'infirmerie. Il essayait de calmer son excitation. Mieux valait éviter de débouler comme un troll dans le domaine de l'intransigeante Madam Pomfrey.
A peine avait il posé un pied dans les limites de son territoire que la gardienne du lieu l'intercepta :

« Qu'est ce que vous faites ici ? Vous n'avez pas l'air d'avoir besoin de vous faire soigner ? »

Eddie balbutia, il ne savait pas pourquoi mais, soudainement, l'infirmière évoquait en lui l'image d'un chien à trois têtes, sans doute une projection sordide d'un quelconque lieu d'éducation malsain… Il réussit néanmoins à murmuré qu'il venait voir Giselle Moulin. Étrangement, l'infirmière se radoucit.

« Oui je comprends… si c'est pas malheureux… »

Eddie sentit ses entrailles se nouer… La situation était-elle aussi grave ?

« Si c'est pas malheureux ! reprit l'infirmière vers un lit dont tout les rideaux avaient été tirés, si c'est pas malheureux d'être d'une maladresse pareille ! »

Elle écarta les rideaux découvrant une scène étonnante.
Giselle, rhabillée de pied en cape, était allongée sous le lit, dans le but évident de ramper jusqu'à la porte en se dissimulant de sommier en la scène de crises et de cris qui s'ensuivit et sautons jusqu'au moment où, ficelée entre ses draps, Giselle fut en situation de converser avec Eddie.

« Alors ? lui demanda t-il.
- Alors c'est un vrai dragon cette femme ! Pas moyen de sortir d'ici !
- C'est pas un scoop ça ! Raconte moi plutôt ce qui t'est arrivé ! »

Giselle rougit, piqua du nez dans ses couvertures et grommela un non catégorique.

« Allez dis moi ! Ça va faire le tour de l'école de toute façon ! Attends... Laisse-moi deviner... Tu as... escaladé une tour ? Tu a été dans le forêt interdite ! Tu t'es jeter dans le lac ? Non je sais ! Tu a sauter d'une tour dans le lac et le Giant Squid t'a sauvé et il t'a déposé sur le rivage de la forêt et tu t'es perdu ! Et oh ! Est ce que tu as rencontré a werewolf ? »

Giselle resta interdite. Pourquoi aurait elle sauté d'une tour, dans les eaux glacées du lac qui plus est, et un mois de décembre ! Il la prenait pour une idiote ou quoi ? Et c'était quoi cette histoire de Giant Squid et de… et c'était quoi la suite du fantasme déjà ?
Eddie insista tant et si bien qu'elle finit par croire que rien ne pouvait être pire que de l'entendre vous presser de question et d'hypothèse (où elle frôlait la mort au moins trois fois d'affilées). Alors elle lui le lui dit.


Plus tôt dans la même journée, pendant le cours de Tranfiguration, Giselle regardait la neige tomber. Noël cela voulait aussi dire : sortie à Hogsmeade, cela voulait aussi dire : bonjour petit poison lucratif de Venomous tentacula !Cela voulait aussi dire : money money money, moooney ! money money money …
Et il n'y avait rien qui pouvait entacher le manteau blanc du bonheur qui tombait doucement sur les épaules de notre héroïne…

« Si Miss Moulin voulait bien arrêter de pousser des soupirs d'extase en contemplant la fenêtre, peut être que le reste de la classe pourrait mieux se concentrer sur le mulot à faire disparaître ! Vous m'écoutez Miss Moulin ? »

C'était quand même étrange, ce ciel si blanc sur les collines recouvertes de neiges…. Avec le brouillard matinal, on avait l'impression que le ciel et la terre ne faisait plus qu'un… Une harmonie qu'aucune fausse note ne venait gâcher…

« GISELLE MOULIN ! »

L'élève sursauta si violemment qu'elle tomba de sa chaise. La cloche qui retentit au même moment, masqua le cri de douleur qu'elle laissa échapper.
Le professor McGonagall s'approcha d'elle.

« J'en ai assez de votre attitude insolente Vous m'obligez à faire un rapport au directeur ! En attendant vous serez collé ce soir et demain soir ! Et arrêter un peu vos simagrées ! Ce n'est pas en pleurant que vous arrangerez votre situation !
- Mais... j'ai vraiment mal… » avait gémit Giselle, avant de s'évanouir.


« Tu es tombée… de ta chaise ?
- Heu… Ouai… »
Il y eut un silence gêné. Très gêné. Tellement gêné que c'en était blessant pour Giselle. Elle s'était cassé le coccyx en tombant de sa chaise… et alors ? Ça pouvait arriver à des gens très bien…
Elle finit par changer de sujet, au grand soulagement d'Eddie.


Quel rebondissement inattendu !
Quelle action imprévisible et haletante !
Que va donc vivre Giselle au prochain chapitre ?
Un extrait d'eau de rose romancé ?
Un nouveau tour des Weasley ?
Une vengeance implacable de Chrystal ?
Tout et rien à la fois ?
Vous le découvrirez en lisant le prochain chapitre de :

French Touch ! A so called adventure of Giseeeeelle Moulin !