Disclaimer : l'univers ainsi que les personnages appartiennent à JK Rowling et je n'y gagne rien.


Chapitre 12 : Les Fondateurs

Les quatre Fondateurs arrivèrent, virevoltants, dans la Grande Salle, et un peu essoufflés.

-Quelle aventure ! s'exclama Godric béat.

-Comment savons-nous à quelle époque nous sommes ? grommela Salazar en regardant autour de lui.

Ils se trouvaient tous les quatre à droite de la porte et observait à loisir autour d'eux.

-Rien n'a changé ici, fit remarquer Helga, quatre Maisons, quatre grandes tables, et là-bas dans le fond, les professeurs ! Ils semblent agités cependant.

-C'est mauvais signe, remarqua Rowena, peut-être ont-ils remarqué quelque chose de plus qu'un coup de vent ?

-Ton coup de vent retournerait les plumes d'une centaine de hiboux d'un coup Rowena, maugréa Salazar, pour une arrivée discrète, c'est réussi.

-Oui mais ils ne nous voient pas, c'est le principal. Promenons-nous un peu.

Ils s'avancèrent entre deux tables, celles des Serpentard et des Gryffondor.

-Regarde moi ces petits crétins, siffla Salazar en pointant du menton plusieurs élèves Gryffondor tenter une expérience sur leur jus de citrouille en riant. Savent même pas manier une baguette !

-Tu dis n'importe quoi , protesta Godric en bombant le torse, ils ont une certaine classe je trouve.

Helga et Rowena pouffèrent. Sans vouloir défendre Salazar, ils n'y avaient aucune classe dans les gestes désordonnés des élèves, bien au contraire. Une fumée noirâtre s'échappa bientôt du pichet du jus de citrouille sous le regard goguenard de Salazar.

-Et les tiens que font-ils ? Ils ricanent ! railla Godric en montrant un groupe de Serpentard en train de pouffer tout en lançant des boulettes de mie dans le dos d'élèves Poufsouffle. Ce doit faire parti de leur initiation quand ils entrent en première année.

-Pardon ? fit Salazar

-Apprendre à ricaner bêtement, pour tout et rien. Et s'occuper à des puérilités. Ils semblent toujours très forts à ce jeu tes serpents Salazar, aujourd'hui encore.

Salazar releva le nez, et continua d'avancer, ignorant le sarcasme de son collègue.

Ils se retrouvèrent ensuite entre les tables des Serdaigle et des Poufsouffle. Helga fut ravi de voir que « ses » élèves étaient jovials, et souriants, avec un bon appétit, tandis que Rowena s'extasiait sur les cerveaux insatiables de « ses » élèves en grande conversation.

Ils s'approchèrent ensuite de la table des professeurs.

-Je suis sûre que cet homme charmant est professeur de Botanique ! déclara Helga en désignant Neville Londubat. Et Directeur des Poufsouffle !

-C'est à ses ongles cradingues et à son embonpoint que tu vois ça ? persifla Salazar.

Helga haussa les épaules.

-Trouve donc le Directeur de ta propre Maison puisque tu es si malin.

Salazar scruta les visages devant lui. Il fit plusieurs va-et-vient devant la table, puis stoppa devant Severus Rogue, après avoir hésité une demi seconde devant Horace Slughorn.

-C'est lui ! Il émane de lui une certaine grandeur, et il est doué en Magie Noire je le sens. Par contre je ne sais pas qui est ce freluquet qu'il a pour voisin... Comment peut-on porter une robe lilas ?!

-Ton Directeur est surtout plein de morgue et a les cheveux gras ! ricana Godric.

-Toujours aussi spirituel Godric. Trouve ton Lion !

-Pas bien difficile ! Et c'est une Lionne, dit-il en désignant le Professeur McGonagall. Intelligence et intégrité, courage et ouverture d'esprit. Pas de doute, c'est elle !

-Une vieille écossaise ! Non mais regardez-moi cette robe à tartans ! Et pas de sang-pur, je le sens d'ici. Ainsi même les sang-de-bourbe ont gagné les rangs du professorat.

Salazar se retourna, écœuré.

Rowena découvrit rapidement en Filius Flitwick les qualités d'un Directeur des Serdaigle. Il la fit rire lorsqu'il communiqua gaiement avec son voisin, de sa petite voix flûtée.

-Ah ! s'exclama Rowena, nous allons savoir.

Plusieurs dizaines de hiboux arrivèrent dans la Grande Salle pour le ballet habituel de distribution du courrier.

-Les hiboux semblent s'être démocratisés, remarqua ravie Helga, presque tous les élèves en ont un. C'est fantastique.

-Et bientôt ils auront tous un Elfe de Maison aussi, alors qu'ils sont réservés aux puissantes familles de sang-pur, ricana Salazar. Quelle déchéance cette époque !

Rowena montra du doigt La Gazette du Sorcier dépliée sur l'assiette vide d'un élève.

-Et voilà nous sommes bel et bien au XXIe siècle ! Allons voir de quoi ils retournent en cours. Le château n'a semble-t-il guère changé, et j'en suis ravie.

Ils se baladèrent ainsi dans tout le château, entrant dans les salles de cours et y restant quelques minutes pour voir de quoi il retournait.

Ils entraient comme des fantômes, en traversant les murs, silencieux, invisibles, inaudibles.

A leur entrée en cours de Métamorphose, ils firent pourtant voler un pauvre hérisson, qui se retrouva à terre recroquevillé, comme soulevé du bureau d'Hermione, par une rafale à peine perceptible, les piquants tout retournés.

-C'est agaçant ce vent que l'on produit lors de nos déplacements ! s'énerva Salazar ! Vous auriez pu remédier à ce problème toutes les deux !

Il lança un regard courroucé vers ses collègues femmes.

-On aurait pu également rester à notre époque, à vous écouter vous chamailler éternellement, rétorqua Helga.

-Humphf, souffla Salazar.

-Il est très bien fait ce cours, remarqua Godric, alors qu'il était assis derrière le Professeur McGonagall. Ce Professeur est très compétent.

-Évidemment, pourquoi la critiquerais-tu ? Entre Gryffondor... fit Salazar avec une moue.

-Un Gryffondor sait être impartial, pas comme...

-Cela suffit tous les deux, il n'est pas encore temps de compter les points ! interrompit Rowena. Observons et prenons note.

Ils quittèrent cette salle de classe un peu plus tard pour se rendre un étage plus haut.

Lorsqu'ils pénétrèrent dans cette pièce, ils se figèrent, puis instinctivement se mirent une main au dessus des yeux, comme pour se les protéger. Des dizaines de dents blanches étincelaient, aux quatre coins de la salle.

-Qu'est-ce que … commença Godric.

-Qu'il est beau ! s'exclama Rowena, sous le charme.

-Beau ? ronchonna Godric, prétentieux plutôt ! Comment peut-ton s'afficher ainsi ?! Un chevalier servant sait rester discret tout en étant présent.

-Et m'as-tu vu ! renchérit Salazar, non mais regardez-moi cette décoration !

-Heureuse que vous soyez enfin d'accord tous les deux, fit Helga en riant.

Gilderoy faisait son cours, entouré de moultes portraits de lui dans des positions flatteuses, dans des tenues extravagantes et colorées, serrant la main à des personnalités, en moulinant des bras, ponctuant régulièrement ses phrases d'un rire un peu forcé, tapotant de ci, de là, un bras ou une épaule, et lançant moultes clins d'œil canailles.

Les garçons l'écoutaient mollement, tandis que les filles ne le lâchaient pas des yeux, en poussant une exclamation de temps en temps.

-De quoi parle-t-il ? demanda Salazar, sourcils froncés.

-Si j'ai bien compris, répondit Rowena, ce cours a pour sujet l'étude des moldus.

Salazar fut pris d'une quinte de toux si brusque que l'un des tableaux représentant Gilderoy en train de serrer la main de Cornelius Fudge, se balança au mur, tant et si bien, qu'il se décrocha et tomba au sol, faisant un bruit épouvantable, et soulevant un nuage de poussière bleutée.

Plusieurs élèves crièrent, mais le Professeur les rassura, en exhibant ses dents blanches, et s'en fut raccrocher le tableau, tout en lançant autour de lui des regards inquiets.

-Étude... des mol... moldus, hoqueta Salazar, mais c'est quoi cette histoire ?! Comment peut-on étudier les moldus ?!

-Ce doit être une nouvelle matière, et je trouve l'idée excellente, affirma Godric, je regrette de ne pas l'avoir eu le premier.

-Quel merveilleux sujet en effet, s'exclama Rowena, étudier les moldus, leur façon de vivre, et ainsi mieux les connaître et les comprendre.

-Oui pour pouvoir mieux les intégrer parmi nous ! renchérit Helga

Salazar les regarda tous les trois, l'un après l'autre, comme s'il avait face à lui, un chien à trois têtes particulièrement hideux.