Walut tout le monde ^^ Heureuse de vous voir (derrière un écran XD) J'espère que vous allez bien chez vous. ^^

Voilà le nouveau chapitre, j'espère qu'ils vous plaira. (Comme toujours je commenterai à la fin ;-))

Rapide résumé : Haytham a sauvé de justesse sa famille de l'incendie. Mais l'auteur de ce dernier n'est d'autre que John qui, après avoir été maîtrisé, a annoncé la venue des soldats du roi.


"Pardon ?"

Les soldats du roi fou ? Mais qu'est-ce qu'ils avaient à voir avec lui ? L'incendie n'était-il pas suffisant ?

"Explique-toi." lui demandai-je.
"Cet incendie n'avait pas pour but principal d'éradiquer le village mais de signaler sa position." expliqua-t-il en s'asseyant et serrant toujours son bras sanglant. "Je suis désolé. Je ne voulais pas faire ça."

Il baissa les yeux tel un enfant attendant sa punition. Je le regardais avec pitié mais ses explications pouvaient attendre.

"Relève-toi. On doit alerter les autres." ordonnai-je durement.
"Mais à l'heure qu'il est, les soldats ne vont pas tarder à arriver et pis, vous n'êtes pas assez nombreux." se plaignit-il en se relevant.

Je soupirai et plantai mon regard dans le sien.

"Ils ne sont pas encore là comme tu peux le voir. Et si tu ne te dépêches pas d'obéir, des innocents viendront te hanter pour de bon et je m'occuperai personnellement de ton cas. Compris ?" déclarai-je agacé.

Il tremblait de peur et hocha frénétiquement la tête de haut en bas, les larmes aux yeux.

"Bien... Suis-moi et ne perdons pas de temps."

Nous courûmes hors du village et nous nous dépêchâmes de rejoindre la clairière. Arrivés à la clairière, je rejoignis la matriarche. Cette dernière veillait, comme elle avait promis, sur Ziio et Ratonhnhaké :ton. Ils étaient toujours endormis. Dès qu'elle me vit accompagné du garçon, elle se leva heureuse.

"Haytham. Tu as réussi à trouver l'enfant."

Mais elle perdit son sourire en voyant ma mine sombre.

"Que se passe-t-il ?" demanda-t-elle.
"Matriarche, vous devez mobiliser les guerriers aptes aux combats. Les soldats roi fou se rapprochent de notre position."
"Je vois."

La matriarche alla voir un des guerriers et lui communiqua l'information. Il se leva et transmis les directives aux autres. Tous les hommes en forme commencèrent à s'armer, certains s'échangèrent des dernières paroles à leur famille. Les femmes réveillaient leurs enfants. La matriarche revint me voir.

"J'ai demandé aux guerriers de se préparer. Sais-tu d'où viennent les soldats ?"

Je me tournai vers John. Il était resté dans un mutisme depuis qu'on était parti du village. Je lui fis signe de s'approcher et de répondre à la question.

"Et bien... D'après ce que je sais, les soldats viennent du fort de Duquesne."
"Donc ils viennent par l'Ouest." en déduis-je.
"Mais après, je ne sais pas combien ils sont ni quelles armes ils utilisent." s'empressa d'ajouter le jeune homme.
"Les informations que tu nous as fournis ne sont pas négligeables." déclara la matriarche. "Je te remercie, mon garçon."

Il hocha la tête et sourit timidement. Je lui fis une tape amicale à l'épaule. Il sursauta à ce contact, la surprise au visage. Il serra plus fortement son bras. Je le remarquai et me tournai vers l'aînée.

"Matriarche. John est blessé et tous ces événements ont été éprouvants pour lui."
"Ne t'inquiète pas, Haytham. On le soignera." me répondit-elle avant de s'approcher de John et de regarder sa blessure. "Nous devons tout d'abord aller dans l'abri creusé dans la falaise. Nous pourrions ainsi nous reposer et soigner nos blessés sans nous inquiéter du danger."
"Je vois."
"Mon garçon, suis-moi." ordonna-t-elle à John avant de se tourner vers moi. "Dès que vous serez prêts, rejoignez-nous."

Elle rejoignit les autres familles. John était encore hésitant, ses lèvres tremblaient de nervosité. Je le poussai légèrement et lui fis comprendre que la matriarche l'attendait. Il me jeta un dernier regard, rempli de remords, et partit. Je me tournai vers ma famille, Ratonhnhaké :ton s'était réveillé, il se frottait les yeux.

"Raké:ni, qu'est-ce qui se passe ?" demanda-t-il entre deux bâillements.
"On va aller s'abriter ailleurs. Tu peux te lever ?" lui dis-je d'une voix pleine de tendresse.

Il acquiesça et se levai en titubant. Je remis mon manteau et donna ma cape à mon fils qui se drapa en frissonnant. Je portai Ziio endormie et nous partîmes rejoindre les autres. Nous marchâmes, guidés par quelques guerriers, pendant quelques minutes avant d'apercevoir la grotte. Nous installâmes les familles et les blessés. Une fois cela accompli, nous allâmes livrer bataille malgré une fatigue évidente.

Cela faisait déjà plusieurs minutes qu'on s'était préparé pour l'assaut. Les guerriers les plus agiles étaient partis en éclaireur à travers les arbres, ils nous rapportèrent que les soldats avaient atteints le village et fouillaient les environs. C'était une troupe d'une quarantaine de soldats, juste armés de leurs armes qui leur avaient été attribué. Nous nous dirigeâmes donc vers le village, tout comme pour l'assaut deux mois auparavant, certains se cachèrent dans les buissons, d'autres dans les arbres et nous éliminâmes les groupes isolés. Une bonne dizaine d'individu périt ainsi. Le reste cherchait des cadavres ou tout autre indice pouvant les mener jusqu'à nous dans les ruines du village. On les encercla, une partie attendait à l'entrée principale et les autres à la rive opposée de la rivière. On était prêt, il ne restait plus qu'à les paniquer et les achever. J'activai ma furtivité et entra dans le village.

"Il y a sacrément beaucoup de dégâts ici." déclara un soldat.
"Tu l'as dit. Le feu les a fait fuir comme des rats." répondit un autre.

Je m'approchai d'un petit groupe écarté des autres. Ils étaient trois et fouillaient dans les décombres à la lueur d'une torche. Ils ne parlaient pas et étaient concentrés à leur besogne. J'envoyai trois loups à leur rencontre. Deux se firent égorgés. Le dernier avait à peine pu se saisir de son mousquet qu'il se tut à jamais. Mais durant sa chute, la gâchette fut appuyée. La détonation attira l'attention des autres, les remmenant vers nous.

"Que se passe-t-il ?"
"Quelqu'un a tiré !"
"Ça vient de là-bas !"
"Retournez à vos postes, pas besoin tout le monde pour aller vérifier !"
"C'est eux ?"

Les questions fusaient de toute part tel un grondement dans le silence la nuit. Des soldats arrivaient, je me dépêchai de me cacher derrière des débris.

"C'est un carnage." déclara l'un des arrivants.
"Ils sont déjà morts." affirma un autre
"Seule une bête peut faire un acte aussi animal." affirma un troisième.
"Restez sur vos gardes, il n'est peut-être pas très loin."

Ils tenaient leur arme dans leur main, attentifs au moindre son, et fouinèrent la zone. Ils ne m'avaient pas encore remarqué, je devrais profiter de l'opportunité. J'appelai un loup et l'envoyai voir ces soldats. Ils le remarquèrent et pointèrent leur arme sur lui. L'animal fantomatique grogna et montra ses crocs avant de sauter sur l'un d'eux. La proie loupa sa cible et se fit saigner vif. Il couina avant de tomber et de s'immobiliser. Ma bête disparut. Les spectateurs commencèrent à s'agiter. Ils n'avaient guère baissé leur garde mais je sentis la peur s'insinuer en eux. Certains tremblaient et ou respiraient profondément. La disparition du loup ne faisait qu'augmenter leur anxiété. J'appelai cette fois trois loups qui les encerclaient. Mes bêtes les intimidaient tous crocs dehors. J'entendis les gémissements étouffés de quelques soldats. Certains tentaient de s'enfuir mais mes loups les dissuadèrent.

"Feu !"

Des coups de feu volèrent. Certaines balles touchèrent leurs cibles mais, malheureusement pour eux, les traversèrent. Les canins devinrent plus agressifs et n'hésitèrent plus à bondir. Ceux qui n'étaient pas piégés sous leurs griffes détalaient, criant la fuite aux autres camarades, mais pour ceux qui étaient restés, leur destin étaient scellés. Les soldats étaient maintenant perturbés tel des moutons voyant un loup. La peur se transmit dans les rangs. La troupe était démantelée. Pas mal d'hommes hurlaient de peur. Une voix, sûrement celle du général, beuglait la non-désertion du combat mais sans succès. Certains sortirent par l'accès principal mais furent rapidement descendus par des flèches, d'autres traversèrent la rivière et pénétrèrent dans les broussailles où ils y restèrent à jamais. Ceux qui avaient suffisamment de courage étaient restés groupés tous ensemble, se protégeant leur arrière, les mousquets prêts à tirer. Il ne restait qu'une petite poignée de sept individus.

"Préparez-vous à tirer, soldats. Et ouvrez l'œil !"

Je me rapprochais d'eux en me déplaçant entre les différents tas de débris. Une fois arrivé derrière le tas le plus proche, je dégainai mon pistolet et tirai sur l'un d'eux. Je touchai sa tête et il s'écroula sous les yeux ébahis de ses camarades.

"On a tiré !"
"Le coup venait de là-bas !"

Deux soldats venaient dans ma direction, les autres surveillaient leurs arrières J'activai ma furtivité le temps de faire le tour pour me placer au dos de ce monde tout en chargeant mon arme. Quand les éclaireurs allèrent atteindre ma dernière position, je tirai dans le tas. Un corps de plus s'écroula détournant l'attention des autres.

"Encore !"
"Combien sont-ils ?"
"Sommes-nous déjà encerclés ?"

Les voir déboussoler me tira un sourire de satisfaction. C'était bientôt terminé. J'appelai quatre loups qui ne tardèrent pas à achever les soldats. Il ne me restait plus que le général. Ce dernier tournait sur lui-même, jetant des regards d'incompréhension sur ses camarades. Tout s'était passé si vite pour lui. La peur suintait ses pores. Je sortis de ma cachette, lentement, enjambant les cadavres. Ma proie se retourna vers moi et me pointa son arme tremblante. Je me stoppai et soutins son regard. Il déglutit.

"C'est...C'est toi qui a fait ça ?" réussit-il à bégayer.
"Oui..." lui répondis-je en chargeant de nouveau mon pistolet.

Il se mit en joue mais n'avait pas encore appuyé sur la gâchette.

"Alors, qu'attendez-vous pour tirer ? Mmh ?" lui demandai-je ironiquement." Si vous voulez tirer, visez..."

Je tapotai mon front de mon index gauche.

"Ici."

Le général ne se fit pas prier, il appuya sur la gâchette. La balle siffla près de mon oreille et toucha des restes de charpente. Je pointai mon arme vers lui.

"C'était votre dernière chance."

Je tirai. Ma balle alla se loger dans son bras droit, le faisant lâcher son arme. Il hurla de douleur et se tenait sa blessure. Je me déplaçai vers lui et lui portai un coup de pied dans son abdomen. Il se vautra au sol. Je me mis à son niveau et le pris par son col.

"Maintenant, j'ai quelques questions à vous poser ?"
"Jamais !"

Je dégainai ma lame secrète et l'approchai de sa joue. Il écarquilla ses yeux, ouvrant et fermant la bouche ne sachant quoi ajouter.

"Quel est le but de Washington ?" lui demandai-je d'une voix grave.
"Euh...je..."
"Parlez ! Ma patience a des limites !"
"Sa majesté voulait qu'on nettoie tous les parasites de son pays. Comme il semblerait que les sauvages qui habitent ces forêts soient peu enclins à se soumettre, il a décidé de couper toute négociation avec eux. Haa !"

Je serrai plus fortement ma prise, coupant son souffle.

"Je... je ne fais qu'obéir aux ordres ! Je ne suis pas roi !" beugla-t-il en me tenant le bras.
"Je sais et je le nie pas." avouai-je calmement. "Mais au point d'avoir utilisé un enfant pour parvenir à ses fins..."

J'appuyai les derniers mots et rapprochai son visage du mien.

"Il ose parler de négociation après nous avoir envoyé tant de soldats..."

Je riai jaune. Le général cherchait ses mots, les lèvres tremblantes.

"Mais... mais je vous ai dit ce que je savais. Je ne sais pas plus que vous sur les stratégies employées. Je ne fais qu'obéir."

Il était dur de l'admettre mais il disait la vérité. Je soupirai de frustration, me levai et le remis sur pied, le tenant toujours par son col. Je lui remis son uniforme en ordre et l'époussetai par quelques petites tapes.

"Vous pouvez rejoindre vos camarades. Je vous laisse."

Il me regarda bouche bée, les yeux écarquillés. Il tourna rapidement ses talons et commença à s'enfuir, mais je bloquai violemment son cou sous mon bras droit et plantai ma lame secrète dans son dos. Un gémissement sortit de sa bouche et il s'écroula à mes pieds. C'était fini. Tous étaient morts, nos familles étaient sauvées. Je m'avançais vers la sortie pour rejoindre les guerriers. Je titubais. Je n'avais guère fait attention à mon état. Mes forces étaient parties dès que le dernier homme avait été éliminé. Combien de temps avais-je combattu ? Cela n'avait pas d'importance. Penser à Ziio et à Ratonhnhaké :ton me permit de rester éveiller. Je n'avais rien appris de nouveau pour ce soir.

"J'espère que John pourra nous raconter sa version des faits..."


Petit lexique : Raké:ni signifie père en mohawk et Ista signifie mère.

Et voilà c'est tout pour ce chapitre ^o^ J'espère que vous l'avez aimé.

A chaque chapitre contenant une mission d'infiltration ou d'assassinat, j'essaye de mon mieux de diversifier les plans et les techniques utilisées pour éviter tout redondance. ^^ J'espère que vous appréciez mes efforts.

Bon passons aux remerciements : Je remercie à celles/ceux qui ont commenté et qui me suivent.

Donc merci à Nocturis et à Vincent Aguila de m'encourager ^^ (et bon retour parmi nous Vincent ^^, j'ai presque cru que tu t'étais perdu dans un trou spacio-temporel XD) et à tous ceux qui lisent mon histoire et qui ne se déclarent pas. Donc MERCHI ! ^o^

Pour les nouveaux, n'hésitez pas à commenter et/ou à le mettre en favori. ^^

Petite remarque : J'ai récemment revu les cinématiques (en vo) où on voyait Connor et Haytham ensemble. Revoir la mort d'Haytham m'a fait sentir mal contrairement à la première fois. (peut-être parce que, lors de la première fois, je n'écrivais pas encore cette histoire) Je me suis énormément attachée à lui (et surtout, la seule fois où Connor appelle son père Raké:ni est la dernière fois où il lui adressera la parole). T.T Mais par contre j'ai pu revoir d'autres scènes bien plus amusante (ex : "Because I said so !" XD)

Bon allez je vous laisse. Au prochain chapitre ! ^o^