Dans ce petit chapitre, (enfin) un avancement dans la relation Faberry qui stagnait. Je ne vous spoil pas plus, mais leur relation prend vraiment un nouveau tournant. Pour ceux qui en avaient marre du déni de Quinn.
POV Rachel :
Le cours du Glee Club est devenu mon préféré. Je regarde Quinn. Ses cheveux blonds, son visage adorable. J'adore la voir rire, sourire. Parce que ça produit un petit son adorable, parce que son visage est tellement parfait quand elle est heureuse !
On échange parfois de couts regards, quand par erreur elle se retourne pour parler à Finn, par exemple. Mais elle les rompt tout de suite, avec sur le visage de la gêne et de la honte.
Santana ne me parles plus d'elle. Elle fait des sous-entendus de temps en temps, mais elle n'a apparemment rien révélé à Quinn.
« Je devais aller au Breadstix avec Kurt, entre frères, mais il a annulé. Tu ne veux pas m'accompagner ? »
Finn s'adresse à moi. Son ton est à la fois timide et plein d'espoir. Je pense à Quinn. Dieu, elle va être furieuse. Elle va s'énerver, me tuer et m'arracher la peau.
En même temps, je tiens peut-être la possibilité de la faire rompre avec Finn...
« J'en serais ravie, répondis-je avec un petit sourire séducteur. On y va directement après les cours, ou tu viens me chercher chez moi ?
– Directement après les cours, assure-t-il avec un sourire en coin. »
Quinn a apparemment tout entendu, car elle nous lance un regard plein de haine, et s'affaire à ignorer Finn jusqu'à la fin du cours. Je ne vois plus ses rires de l'heure, en tout cas. C'est presque dommage. J'aime bien quand elle rigole. On dirait un petit bébé, adorable.
À la fin du cours, cependant, elle n'a plus rien d'un adorable bébé.
Elle m'attrape par le col de mon tee-shirt, et me balance contre mon casier.
« Qu'as-tu dis à Finn ? demande-t-elle avec haine
– R-rien... Il m'a juste proposé de l'accompagner au Breadstix. »
Elle m'agrippe sauvagement le bras, et même à travers mon pull je peux sentir la douceur de sa main. C'est tellement agréable que s'en est douloureux. Merde. Cette fille me haïs.
« Ouh... Une scène Faberry très hot, commente Santana (Elle se tient derrière Quinn, et abordes un petit sourire.)
– Faberry ? demande Quinn, surprise.
– Ouais. Fabray et Berry. On a mélangé vos noms de famille, réponds fièrement Brittany. Ça le fait assez bien. T'en pense quoi, Quinn ?
– C'est stupide, dit-elle. Ce couple n'existe pas. Il n'existera jamais. Et Berry n'a pas intérêt à tourner encore autour de mon Finn.
– Wahou. Quinnie est très jalouse, pas vrai, San' ? demande Brittany avec un petit sourire.
– Ouais. C'est pitoyable. Et elle essaie encore de nier qu'elle aime Berry.
– Arrêtez de parler de moi comme si je n'étais pas là, répliquais-je.
– Bah. Pour une fois que tu la fermes, on croyait que tu étais partie, réplique Santana.
– Arrêtez ça, les filles. C'est bon. Laissez-moi engueuler Berry tranquille, et dégagez si c'est pour dire ça, dit Quinn.
– Bonne chance, Berry, lance Brittany. Quinn est très têtue pour nier ses sentiments. »
Brittany et Santana s'en vont avec un petit sourire sur le visage. Une fois que nous sommes seules, Quinn devient un peu moins brutale.
« Je ne comprends pas leur problème... C'est toi qui leur a parlé de moi ? demande-t-elle avec un regard perdu.
– Non. Santana est venue me trouver, et m'a souhaité bonne chance pour te draguer, alors que je ne lui avais rien demandé... Elle dit que tu m'aimes.
– Grr... Quelle conne. Bref. Je te disais quoi, déjà ?
– Finn...
– Ah oui, Finn. Bah. Vas-y. Bonne chance pour ton rendez-vous. Il m'aime moi, de toute façon. »
Mais les mots ne semblent plus avoir la même signification. Finalement, elle part. Sans même lancer un regard de haine, ou autre. Non. Elle est juste perdue. Elle ne comprend pas ce que tente de faire Santana.
Je n'ai pas envie de l'aimer. Elle est tellement adorable, mais en même temps si méchante... Sadique. Elle me déteste. Ne suis-je pas condamnée à souffrir ? Alors, j'essaie de me raccrocher à la probalitée que Santana et Brittany disent la vérité.
J'arrête d'y penser quand Finn vient me chercher pour aller au BreadStix.
...
Nous sommes assis en face. Il me parle de banalités, sans doute dans l'espoir de me séduire.
Mais s'il savait... Je fantasme sur sa petite amie. Je le déteste pour essayer de me séduire alors qu'il peut l'avoir elle... Je le déteste pour lui faire du mal en m'invitant moi au BreadStiix. Soudain je n'en peux plus de lui et de ses paroles incessantes. Je ne tiens plus.
« J'en ai rien à faire, Finn. Je ne t'aime pas, d'accord ? J'ai toujours cru, mais non. Je ne suis pas hétéro. J'aime une fille.
– Vraiment ? me demande-t-il avec des yeux ronds. Et qui ça ? »
Si j'avais réfléchis, je ne lui aurais pas balancé ce nom à la figure. Mais je n'ai pas réfléchis. J'ai juste voulu le faire taire avec ses airs de dragueur.
« Quinn Fabray. J'aime Quinn Fabray. »
Je n'ai pas attendu d'entendre sa réaction. Je suis partie. Et j'ai claqué la porte de ce délicieux restaurant. Je l'ai claqué de toutes mes forces. Tant qu'à choquer, autant le faire complètement.
...
Le lendemain, Finn m'attrape par l'épaule dans le couloir.
« Pour hier...
– Je n'ai pas envie d'en parler, ok ? le coupais-je. J'ai été bien claire hier.
– Tu aimes ma petite amie, bordel. Bien sûr qu'il faut qu'on en parle. »
Je l'ignore superbement, et continue à marcher. Il pousse un gros soupir de répit.
« Va bien falloir que tu lui avoues un jour, dit-il.
– Pourquoi ? Elle me haït ? Elle va me tuer la minute après l'avoir appris. »
Il me foudroie du regard, et va la retrouver. Oh, mon dieu. Je n'aurais jamais dû lui dire. Santana va être ravie...
...
« Berry... Tu m'as menti. »
Je sens la douceur de l'haleine de Quinn parcourir mon coup. Un frisson parcoure mon corps tout entier.
« C-comment ? tentais-je de répliquer. »
Elle plaque un doigt sur mes lèvres.
« La ferme, Berry. Tu m'as menti. Mais nier ne servira à rien. »
Je recule, et je me prends le dos dans le lavabo.
Nous sommes dans les toilettes des filles, qui sont totalement désertes. Quinn m'a suivi toute la journée pour trouver ce moment où nous serions seules.
Elle enlève son doigt de mes lèvres.
« Finn m'a tout raconté. Qu'est-ce que tu crois ? Il n'allait pas le garder pour lui... dit-elle. »
Le stress s'empara de moi. Mon ventre ne réagissait pas, j'avais peur. Très peur. J'avais peur de sa réaction.
« Au début, je me suis dis : 'pas possible'. Mais si. Finn était très sérieux. Et j'ai compris que Santana avait raison.
– T-tu ? Q-quoi ? coupais-je
– Fermes-là. Tu n'es pas capable de placer correctement trois mots. Mais je suis venue ici pour te dire certaines choses, et les mettre au clair, donc tu vas te taire. »
Je ravala doucement ma salive.
« Tu m'as toujours dégoutée, Berry. Tout ton être me dégoute. Ton gros nez, ton corps minuscule, ta voix de débile, la manière que tu as de toujours vouloir tous les solos du Club, la tête que tu fais quand tu chantes. Et le fait que tu es amoureuse de moi.
– Hmm.
– Mais je... Tu m'as toujours attirée, Berry. Ton gros nez adorable, ton corps minuscule qui donne envie qu'on s'en occupe. Ta voix de... Ta voix magnifique, faut l'avouer. La manière dont tu demandes toujours tous les solos du Club. La petite tête que tu fais quand tu chantes. Et, récemment, le fait que tu sois amoureuse de moi. Donc je te prie de ne pas m'en vouloir si je m'enfuis après avoir fait ça.»
Tout tourne dans ma tête. Rien ne parait réel. A-t-elle réellement dit tout cela ? On aurait réellement dit une déclaration.
Je ne peux pas réfléchir bien longtemps, parce qu'elle pose ses lèvres sur les miennes.
Tout est doux. Ses lèvres ont un goût délicieux, et je sens son odeur, plus forte que jamais.
Je pourrais m'évanouir sur place. Mais elle romp très vite notre contact, me laisse seule, sonnée, sur le lavabo, tandis qu'elle s'enfuit dans le couloir. Elle a foutrement de la chance que l'on n'ait pas été vues. Et moi, j'ai fichtrement eu de la chance qu'elle ait eu envie de m'embrasser.
