Bonsoir mes petites dragées surprise ! :D

Je suis désolé, vraiment, de poster avec autant de retard, je suis partie durant toute ma période de vacances scolaire. J'avais pas une connexion au top du coup c'était pas possible de poster. Aussi j'espère que ce chapitre vous plaira, l'histoire se développe petit à petit et se met en place. :3

Je remercie tous ceux qui pensent à laisser des reviews, ça fait chaud au coeur de voir qu'on a des reviews sur nos fictions, surtout quand - comme pour cette fic' - l'histoire est longue et que par moment on a des pannes d'inspirations. Les messages remotivent et parfois nous aident à retrouver l'inspi'. Merci à vous tous, donc!

Sur ce, je vous souhaite bonne lecture !

Bisous tendres hiboux!

Millama.


Chapitre douze :

Il se dirigea vers la cuisine depuis laquelle il me demanda si je voulais quelque chose à boire. Il arriva quelques minutes plus tard avec deux cafés fumant et un paquet de mouchoir posés sur un plateau lui-même sur ses genoux. Il sortit un mouchoir et tapota ses yeux pour effacer toute trace de chagrin. Je pris le café qui réchauffa mes mains. Il faisait aussi froid ici qu'à Londres – peut-être même plus – et le café me réchauffa doucement. Je lui souris tristement à mon tour et entamais mon récit.

_ La guerre dont vous parlez s'est soldée par la disparition de Lord Voldemort, un sorcier maléfique qui tentait de prendre le pouvoir. La mère de Sirius et ses cousines ainsi que leurs maris étaient de son côté, seul Sirius lutté contre. Sirius, James et Remus. James, mon père, a été tué la nuit de la chute de Voldemort et sa protection a fait que lorsque le mage noir a voulu me tuer le sortilège de mort a rebondit et il s'est retrouvé à l'état de créature. Il s'est enfui et tout le monde l'a cru mort jusqu'à il y a huit ans. Tout le monde pensait que Sirius avait trahi mon père et tué des innocents et il a été emprisonné alors que c'était complètement faux. C'est à mes treize ans que je l'ai su et à mes quatorze ans que Lord Voldemort est revenu dans le monde des vivants. Personne ne voulait croire à son retour et l'année d'après…

Ma voix se brisa et je bus une grande gorgée de café pour calmer mes tremblements et retrouver ma voix, ou du moins la stabiliser.

_ J'ai cru Sirius en danger, il était mon parrain – enfin c'est ce que je croyais – et j'étais connecté d'une étrange façon à Voldemort qui m'a envoyé des images mentales de la mort de Sirius. Alors je me suis précipité dans le piège. Sirius n'était pas là, j'étais soulagé mais ça n'a pas duré. Les fidèles du mage noir sont apparus et Sirius a accouru à mon secours. C'est sa cousine, Bellatrix Lestrange, qui l'a tué. Nous avons remporté la bataille et le monde magique a reconnu que Lord Voldemort était de retour.

Je bus une nouvelle gorgée de café qui me fit du bien, j'étais aussi gelé de l'extérieur que de l'intérieur. Billy posa sa main sur mon genou en me lançant un regard remplit de douleur, lui aussi souffrait de tout cela.

_ Je m'en veux tellement…c'était…je le considérais comme un père. Je ne l'avais connu que trois petites années mais il était à mes côtés, me soutenait. Et…je l'ai fait mourir.

Je m'étranglais et mes larmes se mirent à couler. Il me tendit un mouchoir et je me mouchais, tentant de remettre de l'ordre dans mes idées. Il me laissa le temps de m'en remettre et puis il me fit signe de continuer.

_ La guerre a éclaté à nouveau il y a de cela six ans. Lord Voldemort est réellement mort cette fois-ci. Mais j'ai appris quelque chose récemment. J'ai hérité de la maison de Sirius dans le centre de Londres et j'ai pu voir toute la généalogie. Il se trouve que le nom de votre mère y était. Votre père aussi portait le nom de Black, n'est-ce pas ?

_ Oui. Mais, pourquoi as-tu hérité de la maison de Sirius ?

_ J'ai hérité de la maison de Sirius parce que Sirius…est mon père.

_ Tu viens de me dire que James Potter était ton père. Fit-il remarquer en haussant le sourcil.

_ C'est exact. Mais dans le monde sorcier…la magie détraque les corps des sorciers et deux hommes – ou deux femmes – peuvent avoir des enfants entre eux. Ils…ils ont fait croire au monde entier que ma mère était Lily Evans, leur meilleure amie, à moi aussi jusqu'à ce que l'on me dise la vérité. Mais je suis son fils. Légitime. Et il s'avère que j'ai rencontré Jacob hier parce que un de mes amis a été attaqué par un vampire récemment. Si je n'avais pas été là, il serait mort. Il a été transformé et je l'ai amené chez les Cullen pour qu'il apprenne d'eux. J'ai vu Jacob et j'ai de suite vue la ressemblance avec le visage de votre mère. J'avais réussi à trouver une photo cachée quelque part dans la maison. Les mêmes cheveux noirs, les yeux chauds et tendres. Il…il fallait que je vous voie, que je sois sûr.

Il était de nouveau pâle comme un linge et paraissait à deux doigts de faire une syncope. Je me levais et m'approchais de lui pour poser une main sur son bras.

_ Mr Black ?

Il releva ses yeux noirs vers moi. Il était vraisemblablement sous le choc et me regardait comme si je n'étais pas là. Je le secouais doucement et il sursauta, deux torrents se mirent à couler sur ses joues.

_ Je savais que le monde de la magie était étrange mais…de là à apprendre que…il va me falloir du temps, ajouta-t-il et j'opinais. Tu peux m'appeler Billy, jeune homme. Rassieds-toi. Ton ami, que tu as ramené, est-il un danger ?

_ Non, depuis son réveil il n'a pas attaqué un seul humain, pourtant je me trouvais dans la même pièce que lui et l'odeur de mon sang l'a quasiment rendu fou. Il est…un cousin à vous d'une certaine façon, lui aussi.

_ Pardon ?

_ Sa mère était la sœur de Bellatrix Lestrange, elles étaient toutes les deux les cousines de Sirius.

_ Ça…ça fait beaucoup d'informations.

_ Je sais, dis-je, mais les familles de sorciers ont toujours été très grandes. Surtout les familles nobles qui se mariaient entre cousins. La génétique chez nous ne pose aucun problème il semblerait. Je vais rentrer chez moi, il faut que j'envoie des lettres pour trouver un travail ici, il semblerait que nous allons rester un moment, souris-je. Si…vous avez des questions par rapport à Sirius, ou autre chose, vous pouvez venir chez moi quand vous le souhaitez…ou me le faire savoir par Jacob, je vous rejoindrai.

Il acquiesça et m'accompagna jusqu'à la porte que j'ouvris. Un instant il m'observa puis soudain ses pupilles s'illuminèrent et il s'esclaffa.

_ Arrêtes de me vouvoyer, nous sommes de la même famille. Et tu es exactement comme ton père.

_ C'est-à-dire ? Demandais-je, pas très sûr de comprendre.

_ Tu arrives dans nos vies comme un coup de vent, sans même savoir ce qu'il va se passer.

_ Je sais. Rigolais-je. Oh, j'oubliais…j'ai trouvé une lettre de Sirius à votre nom. Je…l'ai lu rapidement, je l'ai amené par pur instinct.

Je sorti le parchemin de ma poche et le lui tendis. Il l'attrapa avec émotion et je le saluais avant de m'en aller vers un coin de forêt pour transplaner. C'était cette lettre qui m'avait appris la véritable identité de mes parents, les liens qu'il y avait entre eux, les sentiments de Lily pour Rogue alors qu'elle était persuadée que c'était un mangemort et qu'elle ne voulait pas être avec lui. Son rôle dans tout cela, ses années en prison, sa rencontre avec moi, tout. J'avais pleuré de longues heures en relisant tout ce qu'il avait écrit et c'était un peu grâce à ce parchemin que j'avais avancé et que j'avais commencé à tourner la page. J'avais dit à Billy que je l'avais amené par instinct, mais je savais grâce à quelques indices de Sirius que sa famille habitait aux Etats-Unis et j'avais eu dans l'idée de les rencontrer. Cependant, savoir qu'ils étaient aussi étroitement liés avec le monde de la magie était tout à fait inattendue.

Arrivé à l'orée du bois, je me cachais derrière un arbre et je transplanais dans la maison que je partageais avec Draco. A peine j'eus apparu dans le salon qu'il se précipita sur moi pour me serrer contre lui. Il retroussa le nez en grondant, mais ne fit aucune remarque. Je ne sais pas vraiment la tête que j'avais mais ça avait dû l'inquiéter pour qu'il me saute ainsi dessus. Sa peau était glacée, dure et avait une odeur qui me faisait planer. Son étreinte en cet instant était tout ce dont j'avais besoin et je me laissais aller contre son corps. Il me berça doucement avant de relever mon visage et de déposer doucement ses lèvres sur les miennes. Mon cœur accéléra tandis que je fermais les yeux. Le sang bourdonnait dans mes oreilles j'avais la gorge nouée et je passais mes bras autour de son cou. Il mit ses mains sur mes hanches et me souleva pour me rapprocher encore plus de lui.

Je n'entendais plus rien, ne sentais plus rien, tout ce que je vivais n'était en rapport qu'avec lui. Mon sang pulsait dans mes veines à vive allure, mon souffle était court. Je ne savais plus où j'habitais, ni même quel était mon nom. Alors que j'entrouvrais la bouche, comme la dernière fois que je l'avais fait, il me reposa et s'écarta de moi. J'ouvris alors les yeux et heureusement qu'il me tenait car sinon je me serais affalé sur le sol, j'avais l'impression d'être complètement ivre et d'avoir tourné plusieurs fois sur moi-même. C'était effrayant de voir ce qu'un simple baiser avec lui pouvait me faire alors que j'avais détesté mon premier baiser avec Cho et que ceux de Ginny ne m'avaient pas semblé extra.

_ Alors, as-tu découvert ce que tu cherchais ? Me demanda-t-il.

_ Oui. Je…il faut que je m'asseois. Je n'ai pas encore récupéré du décalage horaire, je suis épuisé.

_ Hier soir tu n'as rien mangé en rentrant et ce matin non plus, me dit-il.

_ Encore eut-il fallu que j'ai fait des courses. Il faudra que je me rende au magasin dans l'après-midi…mais je n'ai pas de moyen de locomotion moldu.

Je soupirai en me laissant tomber sur le canapé. Il s'installa à côté de moi, sa main glacé tenant doucement la mienne. Cela me rappelait les trois heures de voitures que nous avions fait la veille. Il m'avait laissé lui tenir la main et rester contre lui alors même qu'il se contrôlait difficilement. Sa main gauche était restée contracté du début à la fin du voyage.

_ Tu n'auras qu'à transplaner non loin dans les arbres et faire pareil pour le retour.

_ On verra.

_ Racontes-moi ce qui t'a fait aller à dix heure du matin chez le père de Jacob.

Je pris une inspiration et révélais à Draco ce que j'avais appris.