Avertissement : L'histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L'histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
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Chapitre 9 : un Noël inoubliable !
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La maison de Pony et Lakewood, mardi 24 décembre 1918
Candy était excitée comme une puce sur le dos d'un chien, Albert arrivait aujourd'hui et demain c'était Noël! Une semaine, ils allaient partager une semaine entière et Albert était en congé donc il serait tout à elle! Ils n'avaient pas passé autant de temps ensemble depuis les Magnolias et lorsqu'elle était encore au manoir à Chicago, il était toujours absent. Elle dormait mal depuis plusieurs jours à cette idée. De plus elle repensait à ce moment intime entre eux dans la salle des souvenirs lorsqu'Albert l'a embrassée d'abord sur sa tempe puis sa joue et enfin tout près de ses lèvres… Soupirs ! Oui, sur le coin de sa bouche ! A cette pensée, elle frémissait, ne pouvant s'empêcher d'imaginer davantage, … bien davantage… Albert avait réussi, elle était complétement la tête à l'envers pour lui comme elle ne l'avait jamais été. Sa façon de la courtiser l'avait complétement subjuguée et elle se languissait d'amour pour lui.
De son côté Albert passa sa dernière journée de travail très distraitement. Il n'arrivait pas à se concentrer, obligé de relire plusieurs fois les documents qu'il compulsait pour en comprendre le sens. Et lorsque Georges lui parlait il le faisait souvent répéter. Ils étaient seuls dans le bureau du manoir de Lakewood à liquider des affaires urgentes avant les congés de fin d'années.
- « Oui, qu'est-ce que tu disais Georges ? »
- « Vous semblez bien distrait aujourd'hui William ! »
- « Euh ! … Oui, en effet Georges … excuse-moi ! » dit-il un peu gêné de faire répéter une fois de plus son fidèle compagnon.
- « Avez-vous des préoccupations ? » En fait il avait deviné la raison.
- « Non ! … Non ! ... Pas du tout ! Je suis juste un peu fatigué et j'ai hâte d'être en congé ! »
- « Et de retrouver Melle Candice… » Dit-il avec un petit sourire en coin.
- « Ah ! Georges, je ne peux vraiment rien te cacher ! … Tu sais que j'ai suivi ton conseil et ça a l'air de fonctionner !» Albert avait envie de partager sa bonne humeur, même si ce n'était pas son habitude de se confier, Georges l'avait vraiment aidé.
- « Je suis très heureux pour vous deux, William, Mademoiselle Candice et vous faites un très joli couple et vous avez l'air si heureux lorsque vous êtes ensemble ! »
- « Merci Georges mais il y a encore du chemin à faire !»
- « Et vous le parcourrez ensemble. »
- « Je l'espère ! Bon il faut se remettre au travail que l'on finisse au plus vite ! »
Enfin, la journée de travail fût terminée, il était 16h. Le temps d'une douche, il s'habilla de manière simple mais élégante, un pantalon noir, une belle chemise en soie bleu ciel toute neuve et un pullover noir, enfin un manteau noir, son écharpe blanche et des chaussures en cuir noir. Il avait fait charger les bagages dans la voiture et les cadeaux pour les orphelins. Il voulait pouvoir disposer de la voiture sur place donc il la conduirait lui-même. Il avait en tête de faire quelques balades romantiques avec Candy pour pouvoir se retrouver un peu seul avec elle en tête à tête. Albert voulait faire évoluer leur relation et profiter de ces quelques jours pour le faire, voilà pourquoi il était en même temps si nerveux et si pressé.
Candy s'était habillée avec attention, elle avait acheté pour ce réveillon de Noël, une robe toute neuve de couleur améthyste à manches longues bouffantes avec un décolleté en arrondie, resserrée à la taille. Des roses en tissus ton sur ton étaient placées en relief et ornaient le bustier avec un rappel dans le bas de la jupe qui s'arrêtait au niveau de la cheville. C'était une robe pour le soir pas trop sophistiquée, pas comme celles que l'on réservait pour les grands bals mondains et c'était tout ce qu'il fallait pour un réveillon de Noël à la maison de Pony. Cette couleur contrastant avec ses yeux leur donnait un éclat encore plus intense. Elle portait des escarpins à talons mais pas trop hauts. Enfin elle avait mis le pendentif en émeraude qui était devenu son bijou fétiche. Comme coiffure, elle avait relevé ses cheveux dans un chignon haut laissant échapper des boucles qui encadraient son visage. Elle s'était maquillée très légèrement, un peu de blush rose sur les joues et un soupçon de fard à paupières de couleur améthyste assortie à sa robe, juste de quoi magnifier la beauté de ses yeux. Ses longs cils noirs et naturellement recourbés n'avaient pas besoin de mascara. Chaque jour, depuis plusieurs mois et sur les conseils d'Annie, elle les enduisait légèrement d'une goutte d'huile d'amande douce pour entretenir leur beauté et les rendre plus soyeux. Enfin une touche de rouge à lèvres rose harmonisait l'ensemble.
Les enfants qui avaient mis leurs plus beaux habits jouaient et riaient, excités à l'idée de découvrir bientôt leurs cadeaux. Mademoiselle Pony et sœur Maria terminaient les derniers préparatifs pour dresser la table. Il y avait un beau sapin que Tom leur avait apporté dans la semaine. Candy l'avait décoré à l'aide des enfants avec des guirlandes scintillantes, des figurines qu'ils avaient fabriquées, on y trouvait des anges, des lutins, des sapins, des rennes, des boules multicolores et tout au sommet une belle étoile argentée. Les enfants avaient pendu chacun une grande chaussette à leur nom au-dessus de la cheminée et avaient commencé à entonner des chants de Noël, Douce nuit, Vive le vent d'hiver, mon beau sapin,... La pièce était gaie ainsi décorée. Les deux demoiselles se faisaient des signes discrets entendus à propos de Candy qui lorgnait à la fenêtre toutes les cinq minutes, se demandant « Comment va-t-il me trouver ? Ai-je bien choisi ma tenue ? Et ma coiffure ? Je sais qu'il aime quand j'ai les cheveux détachés mais pour un réveillon, je ne pouvais pas ! Que vas-tu penser de mon cadeau de Noël ? » Bref toutes les questions d'une femme amoureuse avant un rendez-vous galant! Enfin elle aperçût des phares, elle se précipita dehors tandis que Mademoiselle Pony s'exaspérait en lui disant « Candy, ton manteau ! » mais elle était déjà dehors.
Albert avait stoppé la voiture, il avait aperçu Candy dans le faisceau de lumière projeté par les phares, elle lui apparaissait comme une entité surréelle telle une nymphe. Elle était déjà à la portière quand il l'ouvrit. Elle se précipita dans ses bras ouverts comme elle l'avait toujours fait. Elle était enveloppée de sa senteur familière si masculine et de sa douce chaleur. Elle entendit sa douce voix qui lui susurrait à l'oreille, la faisant vibrer instantanément.
- « Bonjour ma douce !»
- « Bonjour Albert, j'étais si impatiente de te voir arriver ! »
- « Ça fait toujours plaisir de se voir désiré ! » dit-il avec un petit rire doux.
- « As-tu fait bon voyage ? »
- « Oui mais rentrons Candy, tu vas avoir froid, ce n'est pas raisonnable d'être sortie ainsi sans manteau ! » Dit-il en fronçant les sourcils et faisant la moue.
- « Je crois entendre Mademoiselle Pony » le taquina-t-elle en tirant la langue !
Mais en fait elle pensait « Dans tes bras je n'ai jamais froid, Petit Bert !» Il prit une valise et un sac, les cadeaux pour les enfants seraient installés plus tard dans la maison quand ils dormiraient.
Les gamins accueillirent le nouvel arrivant par des cris de joie et des rires joyeux. Les hommages et les courtoisies une fois rendus par l'ensemble de la maisonnée, tous les convives passèrent à table. Les trois femmes commencèrent à servir le repas. Au menu, il y avait une dinde farcie, accompagnée de maïs et de patates douces avec une sauce aux airelles. En dessert, une tarte au potiron, un "Christmas cake" et des cookies.
- « Miam, elle est délicieuse cette tarte, je suppose que ce n'est pas Candy qui l'a préparée ! » Dit Albert en faisant un clin d'œil, il était notoire que Candy n'était pas douée en cuisine lorsqu'ils habitaient aux Magnolias.
- « Oh Albert ! ça n'est pas gentil ! Je sais bien que j'ai fait plus d'une catastrophe dans le passé mais tu sais depuis j'ai fait des progrès ! Tu te souviens des livres de cuisine que j'avais achetés, eh bien en vivant ici je me suis exercée et en fait c'est moi qui l'ai faite cette tarte ! »
Albert manqua de s'étouffer avec un morceau, étonné qu'il fût. Mademoiselle Pony confirma en disant malicieusement:
- « Oui Monsieur Ardlay, c'est bien Candy qui l'a faite, elle s'entraine à cuisiner depuis quelques temps pour vous faire plaisir et vous impressionner! » Ils éclatèrent tous de rire sauf Candy qui rougissait toute gênée.
- « Oh Mademoiselle Pony !... » Répondit-elle.
Le repas se termina ainsi dans la bonne humeur, les rires et les chants. Puis ce fût l'heure du coucher, les enfants énervés étaient restés un peu plus longtemps que d'habitude. Les quatre adultes restèrent à discuter un moment de choses et d'autres tout en faisant la vaisselle. Albert avait insisté pour participer aussi. Ensuite ils sont allés chercher les cadeaux pour les enfants afin qu'ils les trouvent le lendemain matin en se levant. Vers 23h les deux demoiselles bien fatiguées par la journée se retirèrent pour aller dormir laissant nos deux amoureux seuls.
Candy aida Albert à s'installer dans le bureau qui ferait office de deuxième pièce d'invité. Il dormirait sur le canapé qui serait reconverti en lit mais pour l'instant ils n'avaient envie de dormir ni l'un ni l'autre malgré la fatigue. Pendant ces préparatifs, Albert put enfin observer Candy sans avoir peur d'être trahi par ses pensées devant les demoiselles.
Elle était occupée à rechercher les oreillers, les draps et les couvertures dans un coffre alors qu'Albert cherchait le nécessaire pour passer la nuit dans ses bagages. Ses yeux se délectaient du spectacle de ses mèches blondes qui comme autant de doigts langoureux venaient caresser ses joues roses, la peau velouté de sa nuque, de son cou gracile, qui descendaient jusqu'à ses clavicules si délicates et le décolleté qui révélait la naissance de sa poitrine qui se soulevait et s'abaisser un peu rapidement. « Serait-elle nerveuse ? » Se demanda-t-il puis ses yeux glissèrent sur sa bouche et ses lèvres rougies qu'elle mordillait. « Oui, elle était nerveuse ! » Il sentit un frisson lui parcourir l'échine. La situation se compliquait pour Albert qui avait de plus en plus de mal à se restreindre, à ne pas l'embrasser ici et maintenant. Il avait prévu de se déclarer lors de ce séjour mais quel serait le meilleur moment pour le faire ? Etait-elle vraiment prête ? S'il agissait trop tôt, tout pouvait basculer, il pourrait la perdre.
Candy dans le même temps pensait, « Enfin seule avec toi, Albert ! Comme j'aimerais savoir si tu m'aimes, si tu es bien amoureux de moi ? Peut-être vas-tu me dire quelque chose pendant ces jours passés ensemble ? Albert comme je t'aime si tu savais mais comment te le faire comprendre ?!»
Ils vinrent ensuite s'asseoir sur le canapé qui était devant la cheminée. Ils étaient d'abord silencieux profitant de ce moment d'intimité tant attendu mais ils étaient aussi un peu tendus. On entendit les douze coups de minuit sonner à l'horloge posée sur le rebord de la cheminée. Ils se retournèrent en même temps pour se regarder en disant :
- « Joyeux Noël Albert !»
- « Joyeux Noël Candy !»
- « Et si on ouvrait nos cadeaux maintenant? Je pense que Mademoiselle Pony et sœur Maria nous pardonneront.» Proposa-t-elle.
- « Excellente idée ! »
Ils se levèrent, Candy sortit sans bruit pour aller chercher le sien, tandis qu'Albert fouilla dans son sac pour y retirer un paquet rectangulaire enveloppé dans du beau papier de soie rose. Il faisait chaud devant l'âtre et il retira son pull révélant sa belle chemise en soie. Il l'attendait assis sur le canapé. Candy arriva avec un paquet assez volumineux et souple.
- « Honneur à la dame ! »
Albert tendit l'objet à Candy qui se demandait ce que c'était. Elle déchira le papier cadeau, ses mains tremblaient un peu. Elle découvrit une magnifique boite à bijoux ancienne, damasquinée avec des fils d'argent et d'or, incrustées de pierres précieuses (1).
- « Oooh ! Albert merci, c'est magnifique mais c'est beaucoup trop ! »
- « C'est une boîte à bijoux qui est dans la famille depuis des générations, elle a appartenu à ma mère puis à ma sœur, maintenant elle est à toi ! »
Il la regardait intensément dans les yeux. Candy était en train d'essayer de comprendre la signification de ce cadeau. Lui offrait-il parce qu'elle était officiellement une Ardlay ou bien parce que… elle n'osa pas achever sa pensée songeant à son propre cadeau qu'elle tendit. Albert en sortit des moufles, un bonnet et une écharpe, le tout en laine bleue assortie à la couleur de ses yeux.
- « C'est moi qui les ai tricotés pour toi petit Bert ! »
- « Merci Candy, je suis très touché et je les adore, je penserai à toi et tes douces mains qui les ont faits quand je les porterai ! … Au fait, Il y a autre chose dans la boite ! »
- « Ah ! mais qu'est-ce-que c'est ? »
Candy avait ouvert la boite avec la clé et y trouva un rouleau de parchemin avec un ruban rouge. Elle fit glisser ce dernier pour libérer le document, elle le déroula et lu le contenu. C'était un titre de propriété du terrain de … l'orphelinat (2)! Il était au nom d'Albert mais il stipulait qu'à sa majorité donc à ses vingt et un ans elle en deviendrait l'unique propriétaire et qu'en cas de décès d'Albert le terrain lui revenait de plein droit.
- « Albert mais c'est de la folie ! »
- « Rien n'est trop fou pour toi ma douce! Je sais que tu tiens beaucoup à cette maison, ta maison d'enfance et que vous aviez déjà failli la perdre, alors j'ai contacté Monsieur Cartwright pour lui racheter les terres, il n'a pas été très long à convaincre d'ailleurs sachant que c'était pour toi ! »
- « Oh ! Albert je suis sans voix, je ne sais pas quoi dire ! » Elle avait des larmes qui coulaient sur ses joues encore sous le choc de ce cadeau inestimable pour elle.
- « Alors ne dis rien et accepte comme preuve de mon… de ma tendresse envers toi ! »
Il avait un large sourire découvrant ses magnifiques dents blanches. Il avait failli dire comme preuve de mon amour pour toi. Il hésitait encore.
- « Merci Albert, merci infiniment ! »
Mais leur regard se croisèrent, ardent, ce qui donna du courage à Albert. Alors il corrigea :
- « Comme preuve de mon amour pour toi!»
Candy n'en croyait pas ses oreilles et resta bouche bée. Avait-elle bien compris? De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues. Alors il se leva, se plaça devant elle et lui saisit les mains pour l'attirer doucement vers lui et la prendre alors dans ses bras en essuyant ses larmes avec ses doigts puis il lissa soigneusement une des mèches de ses cheveux.
Candy sentait son cœur qui battait vite à l'unisson de celui d'Albert. Son odeur masculine mélangée au bois de santal l'enivrait à nouveau. Le moment était intense, ils avaient des papillons dans l'estomac et des frissons parcouraient leur corps puis Albert prit son visage entre ses mains si tendrement qu'on aurait dit qu'il tenait un oisillon fragile. Leurs regards étaient verrouillés l'un sur l'autre.
Candy inspira profondément ce qui ne passa pas inaperçu à Albert dont les narines étaient envahies par son odeur si féminine et son parfum de roses, il en était intoxiqué. Le feu qui dansait dans la cheminée faisait chatoyer sa chevelure de teintes cuivrées et dorés ; les flammes se reflétaient dans ses yeux émeraude, leur donnant un éclat particulièrement intense. Albert était ensorcelé, Dieu comme il l'aimait, il ne pouvait plus résister. Il se décida.
Il commença par déposer un léger baiser sur son front puis il la regarda droit dans les yeux ; timide et nerveuse, elle détourna le regard en baissant légèrement la tête et en rougissant jusqu'aux oreilles, elle sentait son pouls s'accélérer brutalement. Il lui prit alors le menton délicatement avec sa main droite et le releva pour l'obliger à rétablir le contact visuel. Elle tressaillît, ses jambes devenaient toutes molles et son cœur s'affola encore plus, elle plongea son regard vert dans le bleu de celui d'Albert qui devenait de braise. Leur nuance de bleu était plus profonde que d'habitude et elle pouvait y lire quelque chose d'inhabituel. C'était le regard d'un homme plein d'amour mais aussi rempli d'ardeur et de … désir ?
Candy fut chamboulée, elle sentit qu'il allait se passer quelque chose entre eux, quelque chose qui allait définitivement changer la nature de leur relation et elle se languissait de ce qui allait arriver même si cela la mettait à fleur de peau. Il déposa alors un autre baiser comme une plume sur sa joue droite, son nez puis la joue gauche, enfin un dernier sur le coin de sa bouche. Il se recula alors un peu pour interroger ses yeux, lui demandant la permission d'aller plus loin. L'expression du regard d'Albert devenait de plus en plus ardente, la pénétrant jusqu'à son âme mais aussi jusqu'à son cœur et son corps. Tout se passait dans leurs yeux, aucun mot n'était nécessaire.
Lentement mais surement, il descendit sa main gauche autour de sa taille et resserra son étreinte réduisant ainsi la distance entre les deux. Il sentit qu'elle se mit à trembler sous son emprise, son propre cœur cognait à tout rompre dans sa cage thoracique. Le regard étincelant de Candy exprimait l'amour qu'elle éprouvait pour lui, elle abaissa alors son regard sur ses lèvres ce qui encouragea Albert à poursuivre. Il commença à s'incliner lentement tout en regardant à son tour ses lèvres roses et gourmandes qui s'entrouvraient. De nervosité, Candy se mordilla la lèvre inférieure intensifiant l'envie d'Albert, elle ferma ensuite les yeux d'anticipation, ce fût comme un signal, il finit de réduire le chemin qui menait vers sa bouche pulpeuse et l'effleura de ses lèvres. Candy s'agrippa en refermant ses mains sur sa chemise comme si sa vie en dépendait.
A chaque instant, Albert laissait le choix à Candy de continuer ou d'interrompre les évènements, il savait qu'elle était inexpérimentée et voulait y aller en douceur, la tenter, laisser le désir de ce baiser monter en elle. Ce contact sensuel fût comme une décharge électrique entre les deux, envoyant des frissons parcourant leur colonne vertébrale et se propageant comme une vague dans tout leur corps. Sentant qu'elle ne le repoussait pas, il appuya sa touche, la douceur de ses lèvres comme du velours était comme un appel irrésistible, il saisit alors sa lèvre inférieure entre les deux siennes et sentit son souffle chaud, superficiel et rapide. Candy fût envahie par une onde de chaleur déferlant dans tout son être comme un raz-de-marée, elle plaça ses mains autour du cou d'Albert qui glissa sa deuxième main depuis sa joue vers sa taille la serrant encore plus contre lui.
Le baiser devint plus exigeant, Candy encore novice suivit d'abord les mouvements de son partenaire puis elle se laissa instinctivement emporter par sa propre fougue, elle se mit à gémir légèrement contre sa bouche. Albert, sentant sa réponse plus qu'enthousiaste commença à venir courtiser ses lèvres avec la pointe de sa langue humide ce qui la fit gémir encore plus fort. Candy se blottit encore plus intimement contre lui comme si elle voulait ne faire qu'un avec Albert puis elle se mit à lui caresser la nuque, envoyant des frissons tout le long du dos de son amoureux, elle passa ensuite sa main droite dans ses cheveux doux et ondulés, elle se servait de ses doigts comme d'un peigne puis elle descendit la gauche sur son épaule droite sentant le moindre de ses muscles se mouvoir sous l'étoffe glissante de sa chemise en soie si agréable au toucher, enfin, elle se dirigea vers son dos bien sculpté qu'elle palpa sur toute sa hauteur.
Albert qui appréciait beaucoup la sensation des caresses de sa partenaire sur son torse gémit à son tour et approfondit le baiser qui devint plus passionné, plus gourmand. Ils entamèrent un balai amoureux entre leurs langues douces et chaudes qui apprenaient à faire connaissance, à se séduire, elles se caressaient et s'exploraient intimement enlacées avec avidité, augmentant ainsi leur plaisir réciproque. Leur respiration devenait erratique sous l'accroissement de leur excitation mutuelle, ils gémissaient en échos l'un de l'autre. Albert devenait fou de désir pour cette femme qu'il aimait tant et ses mains comme animées de leur propre volonté se mirent à la caresser ; sa main droite explorait son dos tandis que la gauche remonta vers sa nuque et son cou, le contact de la peau tendre, douce et chaude sous ses doigts langoureux l'envoutait complétement. Ils ressentaient l'ardeur et la ferveur du plaisir suscité par leurs attouchements jusqu'au plus profond de leurs entrailles en feu.
Trois ans qu'Albert avait rêvé d'un moment comme celui-là, toutes ces années de frustrations durant lesquelles il avait dû faire taire ses émotions. C'était comme si un trop plein de ses sentiments si longtemps contenus se déversait tout d'un coup dans ce baiser fougueux et ses caresses, voulant lui exprimer toute sa dévotion pour elle.
Leur cœur pulsait anarchiquement dans leur poitrine. Candy ressentait une myriade de sensations merveilleuses et inconnues, elle sentait sa tête qui tournait, elle était ivre d'Albert, ivre de sa senteur, ivre du goût brulant de son baiser, ivre de ses mains posées sur elle. Ses jambes ne la portaient plus, elle s'appuya de tout son poids sur le corps athlétique d'Albert qui commença alors à perdre la maitrise de lui-même, il voulait pousser ses caresses plus loin sur tout son corps mais dans un sursaut de conscience et d'ultime volonté, il rompit le baiser pour reprendre le contrôle, les laissant hors d'haleine.
Ils se regardèrent, Candy irradiait le bonheur, ses yeux étaient lumineux ! Ils étaient sur un petit nuage comme atteints par la grâce. Ils restèrent un moment silencieux essayant de réaliser ce qui venait de se passer mais les mots n'étaient pas nécessaires tant la communion de ces deux êtres était totale. Ils profitaient de leur proximité, baignés dans leur odeur, leur chaleur qu'ils appréciaient.
Albert prit alors le visage de sa bien-aimée entre ses mains tendrement et déposa des baisers papillon sur son front, ses paupières et descendit le long de son nez puis ses joues et alla de nouveau s'égarer sur sa bouche, irrésistible attraction. Ils échangèrent de nouveaux baisers passionnés mais sans jamais franchir la ligne.
Candy était sous le choc, elle était loin de s'imaginer qu'un baiser pouvait la bouleverser autant, lui provoquer tellement de sensations. Comment est-ce qu'un baiser pouvait être aussi doux, tendre et passionné à la fois ? La faire chavirer ainsi, c'était tout simplement incroyable ! Elle n'avait qu'un seul point de comparaison mais c'était un baiser volé alors même si elle en avait été troublée, elle l'avait subi passivement, rien à voir avec celui-ci ! Albert lui avait ouvert la porte vers un monde merveilleux qu'elle n'avait jamais eu l'occasion d'explorer pleinement, jusqu'à présent elle n'avait pu qu'en rêver, le monde qui existe entre une femme et un homme qui s'aimaient et elle n'en était encore que sur le seuil. Quant à Albert plus expérimenté, il n'avait jamais ressenti cette passion qui l'animait avec aucune autre femme que Candy ; elle était sa vie, elle était son tout et il nageait dans le bonheur. Oui, leurs baisers avaient été magiques, sensuels et pleins de promesses...
Ce fût Albert qui rompit le silence, il prit de nouveau son visage entre ses mains plongeant son regard dans ses lacs verts et lui dit :
- « Candy, ma douce Candy, il y a tellement longtemps que je t'aime!»
- « Et moi je t'aime tellement Albert ! »
Leurs yeux étaient vitreux, une larme coula sur la joue de Candy qu'Albert vint boire. Puis ils se serrèrent l'un contre l'autre en se berçant mutuellement. Albert lui caressait tendrement ses cheveux et sa nuque. Ils restèrent ainsi encore un long moment, ils n'arrivaient pas à se séparer mais le temps s'écoulait et il était déjà tard. Nos deux amoureux étaient à l'image du feu qui crépitait dans l'âtre de la cheminée, ils brûlaient mais d'un amour ardent.
- « Mon amour, il est temps d'aller dormir maintenant, nous avons encore une semaine entière pour en profiter. » Dit-il en la regardant profondément et en souriant.
Mon amour, elle n'avait jamais entendu ces doux mots à ses oreilles qui lui paraissaient comme une douce musique et elle répondit.
- « Oui mon amour, tu as raison. C'était le plus beau Noël de ma vie ! »
- « Pour moi aussi, ça restera un Noël inoubliable ! »
A suivre...
Enfin! Nos amoureux se sont avoués leur amour et ont échangé leur premier baiser... très passionné! Mais il y avait si longtemps qu'ils en rêvaient! ;) Maintenant qu'on ne vienne pas me dire que Candy et Albert n'ont pas une relation passionnée! lol
Alors maintenant que va-t-il se passer? Arriveront-ils à surmonter tous les obstacles encore sur leur chemin? Le lien légal qui existe entre eux, la différence de leur milieu social, l'opposition qu'ils risquent de rencontrer de la part de La Grande Tante Elroy ? Et que vont penser Mademoiselle Pony et soeur Maria du cadeau qu'a fait Albert à Candy ?
Remerciements pour tous vos commentaires et votre fidélité à tous les lecteurs même s'ils restent silencieux ! ;)
ilovexsmas: merci pour ton avis et tes compliments. C'est très important pour moi. :D
Je suis désolée de t'avoir rendue si triste ! En fait je me suis servie de mes propres souvenirs pour essayer de faire passer l'émotion que provoque la perte d'un proche !
J'aimais aussi cette époque où les trois chevaliers de Candy : Alistair, Archie et Anthony, rivalisaient d'imagination pour la sauver. Pauvre Archie se retrouver le seul des trois ! :'(
Pour la révélation du Prince de la Colline, encore un peu de patience… :)
Effectivement Alistair et Albert ont tous les deux aimé Candy en silence. Cette scène où Alistair lui offre la boite à musique sur le quai de la gare me donne l'impression qu'il était prêt à lui révéler quelque chose d'important mais le départ du train l'en a empêcher !
Notes :
(1) Boite dont on parle dans l'épilogue du roman final, son origine n'y est pas révélée. C'est donc ma pure supposition qu'elle provenait de la famille d'Albert et qu'il lui aurait offert ainsi.
(2) Cadeau offert dans le roman final j'ai supposé que cela avait pu être un cadeau de Noël
