Je vous poste le onzième chapitre, en espérant toujours qu'il vous plaise !

Je suis désolée pour le retard, mais on va dire que je n'ai pas une minute à moi, alors toute mes excuses ^^. Comme je l'avais dit la dernière fois, je n'ai pas l'intention d'abandonner cette fanfiction !

RAR :

Lisiane:Hey !
Merci beaucoup pour ta review ! Ça m'a fait vraiment plaisir ! Je sais pour mes fautes d'orthographes et de grammaires en général et c'est vrai que j'essaie tant bien que mal à me corriger, mais il en reste malgré tout.

J'espère que ce nouveau chapitre te plaira, et que tu l'a pas trop attendu !

Lizzie : he he he merci ça fait plaisir :D voila la suite !

NYCUtopia : cette fois-ci je n'ai vraiment pas eu le temps de t'envoyer ce chapitre mais je cours le faire !

Oui, ils sont vraiment mignons, pourvu que ça dure ! C'est vrai que Teddy est trop adorable, mais il ne faut pas oublier que c'est le fils d'un maraudeur, et tout comme Harry, il aura les traits de caractères de ses parents, mouhahahaha !

Je suis heureuse que tu ais retrouvé ce que tu cherchais dans ma fiction, que tu ais vu un certain potentiel dans celle-ci me fait réellement plaisir !

Zeugma 412 : Oui c'est un bon début ! Le rythme s'accélère de plus en plus, mais que va-t-il se passer dans ce chapitre ?

Oui, Teddy sera un futur grand potionniste, ou en tout cas il en a les capacités ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaisir.

Chapitre 11

Sirius regarda autour de lui. Cela faisait maintenant trois jours qu'il avait accepté la proposition de Severus à dormir chez lui. Pas que cette attention lui déplaise. En vérité il en était heureux. Il se sentait plus à l'aise ici que n'importe où ailleurs, Poudlard y compris. Le Manoir dégageait une impression de calme qui lui plaisait tout particulièrement, ainsi qu'une paix qu'il n'avait pas réussit à trouver ailleurs qu'en ce lieu. Et même sans ces impressions, son hôte faisait tout pour le mettre à l'aise et lui faire prendre des habitudes afin qu'il se sente ici comme chez lui. Il lui avait littéralement donné une des chambres attenantes à la sienne dont la décoration était plutôt sobre, tout comme les autres pièces de la demeure. Mais les couleurs claires dans les tons beiges de ses appartements généraient une impression de bien être qui le laissait, à chaque fois qu'il entrait dans cette pièce, complètement détendu.

Pour l'instant Severus et lui ne dormaient pas tout les deux dans la même chambre, plus contraint que par choix. Si ce n'était pas le contraire. Sirius avait un peu peur d'aller trop vite, même si cela pouvait paraître ridicule vu qu'il avait maintenant presque quarante ans. Sauf que pour tout être normalement constitué, le fait d'aller trop vite n'avait pas de conséquences irrémédiables. Mais pas lui. Devenir le calice d'un vampire pouvait comporter quelques contraintes, et la crainte face au lendemain. Il n'était pas assez idiot pour ne pas croire que chaque créature portait une facette beaucoup plus sombre que celle qu'elle montrait. Et la réputation des vampires n'était malheureusement pas usurpée, ils pouvaient devenir bien plus violents qu'ils pouvaient le faire penser.

Il se rappelait très bien avoir rencontré une des victimes d'une de leur attaque. Elle avait enfreins le périmètre du reperd d'un vampire et ce dernier avait protégé son territoire en l'attaquant. Elle avait fini folle, regardant par dessus son épaule constamment pour vérifier que personne ne la suivait, sursautant à chaque bruit un peu plus fort que les autres. Un jour, elle fut retrouvé dans un caveau de l'allée des embrumes, le corps méconnaissable. Ce fut sa baguette qui indiqua de qui il s'agissait.

Le doute prenait quelque fois Sirius au tripes, l'envie de fuir au loin le poussait à faire des excès de folie, mais en trois jours ces envies étaient de moins en moins fréquentes.

Il lui avait fallut peser le pour et le contre, regarder au plus profond de lui même pour savoir s'il pouvait prétendre à supporter la suite des événements. Il avait voulut voir quelles seraient les réactions de son ancien ennemi d'antan face à son caractère parfois explosif, toujours changeant, ses blagues à répétition et ses fous rires qui laissaient tout le monde perplexe. Il n'en fut aucunement déçut. Severus avait tout enduré, se rassurant à bout de baiser volés, dans l'intimité comme avec Teddy pour public. Il avait même ri (à son plus grand bonheur) à certaines farces qu'il avait acheté à la boutique du fils Weasley. Par sa capacité d'adaptation à son caractère inconstant, il lui avait prouvé qu'il pourrait le supporter pendant un long moment. Peut-être pas tout une éternité, ou peut-être que justement le pourrait-il. Ne lui avait-il pas dit qu'il était sa vie ? Il espérait vraiment que c'était le cas, car maintenant il ne se voyait plus quitter le vampire.

Il aurait pu dire que l'homme avec qui il entretenait maintenant une relation avait changé. Mais que savait-il réellement de lui avant qu'il ne commence cette étrange histoire ? La vérité s'était imposée à lui bien vite quand ils avaient décidé d'un commun accord de recommencer leur relation du début, et cela passait sans aucune autre possibilité vers une meilleure connaissance l'un de l'autre.

Le choc avait était rude pour les deux en se rendant compte que tout les préjugés qu'ils avaient eu été fondés sur des on-dit et sur leurs rages qui les avaient aveuglé.

Que Sirius n'était pas un fils de sang pur sans aucun scrupule. Qu'il s'en était réellement voulu pour l'avoir précipité, par deux fois, dans les bras du père de Teddy sous sa forme de loup-garou. Severus, que sa vie avait été un long fleuve de combat, que la perte de sa meilleure amie, événement tragique pour tout les deux, avait été la fin de l'espoir d'une vie meilleure. Et par ce biais là, qu'il était l'homme le plus fidèle en amour qu'il n'est jamais eu l'occasion de rencontrer.

Alors ils avaient réappris à se connaître. Laborieusement, comme pouvait l'être leur couple. Ensemble, ils avançaient à leur rythme. Ni vite, ni lentement, comme deux adolescents qu'ils n'avaient en réalité jamais eu l'occasion d'être. Ils allaient de l'avant à tâtons, essayant de s'adapter à l'autre. Après tout, ce n'était qu'une question de temps pour qu'ils aient une éternité à s'aimer.

Sirius se regarda une nouvelle fois dans la glace. Le fait qu'il ait coupé sa barbe lui enlevait facilement quelques années, même s'il devait admettre qu'il se sentait un peu nu sans. Il avait par contre laissé ses cheveux mis-long, il avait entendu dire de très nombreuses fois qu'ils avait une crinière des plus magnifique quand elle était bien traitée.

Mais qu' importe. Il sortit de la chambre et descendit les escaliers pour se rendre dans le petit salon. Au bout de quelque jours, c'était devenu sans conteste sa salle préférée, avec son atmosphère apaisante qui avait le don de calmer ses crises de nerfs, et lui faire sentir, du bout du doigt, les futures joies qu'il aurait dans cette pièce.

Severus et Teddy l'attendaient déjà, assit autour de la table où de nombreuse choses n'attendaient qu'à être mangées. La pleine lune n'était plus que pour trois jours et le petit commençait à souffrir de la fatigue. Même s'il la ressentait dans une moindre mesure que son père, elle restait quand même assez présente pour épuiser le lycan. Cela ne l'empêcha pourtant pas de lui sourire de toutes ses dents à son approche. Ce petit était vraiment un petit ange, même si on pouvait de temps en temps voir le côté manipulateur qu'il essayait tant bien que mal de cacher.

Il alla s'asseoir sur la chaise la plus proche de celle de Severus et lui prit avec dilection la main. Celui-ci la porta à hauteur de son visage et la lui baisa tendrement. Merlin, ils tournaient tout les deux poufsoufles.

Il se tourna vers son assiette qu'il remplit consciencieusement après avoir récupéré sa main. Pancakes, biscottes recouvertes de confiture, jus de citrouille, il prit un peu de tout ce qu'il y avait sur la table. Aujourd'hui il fallait qu'il mange un peu plus que d'habitude. Car aujourd'hui serait un jour spécial, il se l'était promis à lui même. Il fallait qu'il aille de l'avant. Il sentit le regard interrogateur de son hôte sur lui et lui fit un doux sourire pour toute réponse.

Une fois le déjeuné fini, Severus laissa Teddy partir se changer pour mettre sa robe de sorcier. Le vampire avait décidé qu'ils iraient ensemble au Chemin de Traverse pour vendre les quelques ingrédients de potions qu'il avait récolté la veille dans son jardin. Il voulait en profiter pour montrer à Teddy quelques espèces rares de plantes que l'on pouvait rencontrer que chez un apothicaire et lui apprendre leurs différentes fonctions dans une potion.

Il s'était très vite rendu compte qu'il transmettait bien mieux les quelques leçons qu'il dispensait de ci de là à son plus jeune lié qu'à toute la marmaille qu'il avait vu défiler dans son cachot où il avait enseigné. Et pour la première fois depuis qu'il tentait en vain d'encrer quelque chose dans des cervelles vides, il prenait enfin plaisir à communiquer son savoir. Même pour son filleul cela avait relevé plus d'une tâche ingrate à accomplir qu'un plaisir.

De plus, malgré son jeune âge, Teddy était le garçon le plus vif qu'il ait vu. Pas forcément le plus intelligent, mais c'était celui qui avait la capacité de réflexion la plus rapide qu'il ait rencontrer jusqu'à présent. C'était pour ainsi dire, vraiment rafraîchissant. Severus avait remarqué que Teddy ne prenait pas la peine, ni ne pensait en réalité, à apprendre ce qu'il lui disait mais plus à comprendre les différentes étapes de préparation d'une potion. A cinq ans, c'était plus que très satisfaisait, c'était impressionnant.

Quand Teddy revint dans le petit salon, vêtu de sa robe de sorcier orange citrouille qui jurait quelque peu avec ses cheveux bleus électriques, ils partirent enfin vendre les quelques ingrédients qu'ils avaient mis de côté. En même temps que l'apothicaire examinait avec attention les différents produits que son plus fidèle client lui avait apporté, Severus, secondé de Sirius, montra au petit les crins de licorne du nord, la bave de crapaud formolée, les yeux de scarabée torréfiés, le cœur de dragon ainsi que d'autres curiosités, et lui apprit leurs différents effets dans les potions. Il donna aussi quelques exemples de concoctions, des plus nocives aux plus bénéfiques pour l'organisme.

A son plus grand plaisir, il vit les yeux brun chocolat du petit s'allumer de curiosité et de bonheur, comme s'il lui offrait le plus beau cadeau qu'il n'ait jamais eu. Il sentit aussi Sirius lui prendre, avec ce qu'il semblait être de la tendresse, sa main. Il pensa alors que c'était sans conteste un des plus beaux jours de sa nouvelle vie. Et peut-être même de ses deux vies.

Ils allèrent aussi faire quelques courses pour prendre des aliments frais. Sirius et Teddy étaient tombés sous le charme de la cuisine de Severus, et celui-ci semblait prendre grand plaisir à leur faire des petits plats. La veille, il leur avait préparé un gâteau au chocolat qui fut réellement bien accueillit et qui fut fini rapidement à bout de coups de cuillères voraces. Non seulement Teddy avait participé avec joie à l'orgie gustative, mais aussi son cher calice qui avait été le plus grand (et le seul) adversaire du lycan. Le vampire n'était pas sûr de savoir qui avait gagné le duel, mais les deux garçons, car dans ce cas là l'animagus lui avait fait l'effet de ne pas avoir un seul gosse mais deux à charge, étaient ressortis de ce combat sans pitié avec un sourire béat aux lèvres.

De son vivant, il était pourtant à peu près sûr de ne pas avoir eu autant de succès avec la cuisine mais si cela plaisait à ses deux pensionnaires, alors ils n'avait rien à y redire. Il avait aussi remarqué qu'ils étaient de grands adorateurs de sucreries, et priaient presque à chaque repas de finir sur une note chocolaté. Severus se faisait toujours une joie de répondre à l'affirmative à chaque prière muette, maintenant devenues fréquentes à son plus grand contentement.

C'est alors qu'il choisissait consciencieusement des carottes, déformation professionnelle oblige, qu'il se sentit observé. Ni par Sirius ni par Teddy. Il ne s'inquiéta pas mais n'oublia pas non plus ce détail qu'il garda dans un coin de sa mémoire. Il n'avait pas oublié que ses actions pendant la guerre n'avaient plu à aucun des deux camps, et les civils, maintenant débarrassés de toutes menaces, laissaient leurs peurs de côté pour exercer leurs petites vengeance personnelles. Pour ce dernier point, rien n'était moins sûr, mais c'était ce qu'il s'était passé pour toutes les autres guerres qui avaient eu lieu. Cette fois-ci ne devait sans doute pas faire exception et Severus avec son rôle d'agent double, quadruple, enfin son rôle d'agent à nombre pair, était dans la ligne de mir des plus malins. Même s'il ne voulait pas devenir paranoïaque et qu'il ne craignait personnellement rien, il était de son devoir de rester constamment sur ses gardes.

Il rentrèrent au Manoir et l'après-midi se passa sans encombre. Il permit au plus jeune de faire une potion de première année de Poudlard qu'il réussit avec brio. Il invita aussi Minerva à prendre un thé à la dernière minute, mais celle-ci refusa poliment, arguant son emploi surbooké de directrice de Poudlard comme excuse. Le soir arriva donc bien vite.

Sirius et Severus était blottis l'un contre l'autre, confortablement installés dans le fauteuil du petit salon. Pas un mot n'était échangé, seul la respiration lente et profonde de l'animagus brisait le silence qui s'était installé depuis que Teddy était monté se coucher. Le confort de la situation les saisissait tout les deux, et dans leur fort intérieur, ils priaient pour que cela continue ainsi pour longtemps. Peut-être pas pour l'éternité, mais pour ce qu'il s'en rapprochait.

Pourtant, bientôt, Sirius sentit poindre en lui un léger pic de stress. D'abord diffus puis de plus en plus présent, il commença à s'emparer entièrement de sa pauvre victime.

Severus avait sentit, à son odeur et à son agitation, que quelque chose n'allait pas chez son calice. Il arqua son sourcil, demande muette des causes de ce malaise soudain.

Il ne le demanda pas directement, de peur de braquer son cher et tendre, et Merlin savait de quoi il était capable quand il était dans cet état là.

Il attendit donc patiemment qu'il se calme, ou plutôt que son affolement diminue légèrement. Seul le temps lui ferait avouer les causes de ses tracas.

Il pensa pendant une fraction de seconde, et cela avait peut-être rien en commun, que le caractère de Stratus, le hibou de Sirius, avait de grandes similarités avec son propriétaire. Légèrement hors du commun, complètement inconstant. En trois jours, il lui en avait fait voir de toute les couleurs, là encore comme son propriétaire. Ceux-ci s'étaient vraiment bien trouvés. Et malheureusement, quoi qu'il n'arrivait pas à s'en plaindre, c'était à lui de les supporter dans toute les phases de leur folie, douce, certes, mais folie quand même.

La veille, ce volatil de mauvais augure avait voulu le chasser de chez lui parce qu'il avait dû estimer que c'était un trop grand honneur pour le vampire que d'être au même endroit que ces majestueuses plumes. Une bagarre sans nom avait éclaté dans la demeure, et l'oiseau avait de l'énergie à revendre. Ce ne fut que quand Severus avait fini par essayer de lui casser le cou que Sirius était intervenu, le regard moqueur et sous les éclats de rire de Teddy. La déchéance n'était pas bien loin à ce moment là. Pourtant, à d'autres moments, le hibou était une vraie peluche, le mauvais caractère en plus, mais essayait sans cesse d'obtenir l'attention des habitants du Manoir.

Snape avait dû mettre le holà et avait obligé son ancien camarade de classe à installer son oiseau ailleurs que dans ses appartements, santé mentale oblige.

Un mouvement un peu plus brusque que les autres le ramena à la réalité. Sa mi s'était tournée vers lui et se tendait maintenant pour échanger un long et langoureux baiser. Pas qu'il s'en plaigne, loin de là, mais pendant ces quelques jours, il s'était plus habitué aux légers effleurements. Tout simplement parce que plus de contact le rendait fou et mettait ses nerfs et sa patience à rude épreuve. Il ne voulait pas bousculer sa moitié en la mordant sans son accord, et c'est malheureusement ce qu'il avait faillit arrivé bien plus d'une fois en si peu de temps. Il était arrivé à cacher ses pulsions tant bien que mal à Sirius, mais il ne savait pas s'il pourrait continuer à se contrôler s'il l'embrassait comme il le faisait maintenant plus souvent.

Quand enfin ils s'écartèrent l'un de l'autre, Severus plongea dans le regard de son calice. Il y vit une détermination qui le fit frémir au plus profond de son être. Mais ce ne fut rien par rapport à la suite. Son aimé le prit par la main et le traîna jusqu'aux étages supérieurs et les emmena dans sa chambre. La chambre de Severus.

Celui-ci était un peu perdu mais ne dit rien. Enfin ce serait réduire l'état d'esprit du vampire. Il savait pertinemment ce qui allait se jouer. Et ce n'était pas lui qui allait freiner leur avancée. Il savait qu'ils allaient enfin passer à l'étape supérieure, et Merlin, il espérait de tout son être que ce ne soit pas son esprit qui lui joue des tours.

Mais si Sirius changerait d'avis en cours, alors il lui laisserait encore un peu plus de temps. Ils avaient déjà une relation bien plus approfondie que ce à quoi il s'était attendu en si peu de temps. Ne serait-ce que quatre jours auparavant, il n'aurait jamais pu prévoir, ou même deviner, qu'en se moment même sa moitié le tirait vers le grand lit à baldaquin qui trônait fièrement au centre de sa chambre.

Le parcours jusqu'à ses appartements avait été semé d'embûches. Les escaliers étaient bien trop long à son goût, et ce n'était rien par rapport au trajet beaucoup trop volumineux à ses yeux. Le fait qu'ils aient mis si longtemps à traverser le manoir était aussi dû au fait qu'ils s'arrêtaient tout les deux mètres pour s'échanger de longs baisers langoureux. Severus aurait aussi pu porter Sirius, mais il voulait que ce soit son calice qui prenne les commandes, enfin jusqu'à que les choses beaucoup plus sérieuses arrivent et où se serait lui qui serait dans l'obligation de prendre les choses en main. Après une vingtaine de minutes à faire un parcours qui normalement n'en faisait que deux, ils arrivèrent enfin dans la chambre du propriétaire des lieux.

Sirius le poussa sur le lit à baldaquin. Il s'y laissa tombé avec délice, devinant un peu plus à chaque instant la suite des événements. S'il avait frissonné jusqu'à maintenant, ce ne fut rien quand il vit s'approcher de lui, lentement, Sirius dont les joues avaient rougies sous l'excitation et la gène. Il s'était jusque là laissé emporter par son instinct, et maintenant qu'il avait le vampire allongé sur le lit, les tentures vertes profondes des draps faisant ressortir son teint pâle, il fût prit de court par un élan de désir bien plus fort que les autres.

Il décida de ralentir le rythme, car Merlin soit loué, il voulait profiter de ce moment unique un maximum, voir cette lueur sauvage dans les yeux rouges bordeaux envoûtant qui le laissait démunit de la plupart de ces facultés mentales. Et quand son regard tomba sur les lèvres pâles où il pouvait apercevoir les canines qui s'étaient rallongées, il sentit partir toutes les craintes qu'il avait pu fondées.

Lentement, l'animagus se rapprocha de son vampire. Il ne se déshabilla pas, ni rien dans le genre, non, il voulait voir le désir enfler un peu plus dans les yeux de son aimé.

Doucement, il se pencha vers ses lèvres pâles si tentatrices, qui l'attiraient bien plus que s'il aurait été sous filtre d'amour. A la même vitesse, il les embrassa doucement. La sauvagerie des dernières minutes avait laissé place à une langueur qui les enivrait tout les deux, saturant un peu plus leur sens déjà mis à mal. Le cœur et la respiration de Sirius s'emballèrent un peu plus, et il aurait pu jurer qu'on pouvait l'entendre jusqu'au fin fond du chemin de Traverse. Sa langue caressa doucement sa conjointe, jouant doucement avec elle, allumant ainsi un brasier dans ses veines.

Il se recula légèrement et regarda les yeux de Severus. Le voile de désir brut qui brûlait au fond de ses iris écarlates l'envoûtât, ne le relâchant pas. Tout aurait pu exploser à l'extérieur qu'il ne s'en serait pas rendu compte, tant que son homme le regardait ainsi.

Severus décida que c'était maintenant à lui de prendre les commandes. Le vampire en lui criait victoire, enfin, enfin, il allait se lier avec son calice. Il n'avait qu'une envie, c'était de plonger ses crocs dans le cou de son cher et tendre, de ne plus jamais le laisser partir à moins de dix mètres de lui. Pourtant, il se contrôla, acceptant d'aller au rythme de Sirius, laissa le plaisir les inonder plutôt que la sauvagerie qui se tapissait au fond de son être.

Il renversa son lié sur le dos et s'assit sur le bassin de l'animagus. La position lui proférait un avantage certain pour dominer l'échange, ce qu'il ne se pria pas pour faire.

Il le regarda attentivement. Ses cheveux mis long partaient dans tout les sens, lui donnant un air ébouriffé tout à fait à son goût. Il se félicita intérieurement d'avoir agrippé sa chevelure quand ils s'étaient échangés ces baisers, doux et passionnés, quelques fois violent et exigeants. Il grogna quand il vit ses yeux qui brûlaient d'un désir et d'un autre sentiment qu'il n'osait pas, mais espérait peut être, nommer amour.

Il se pencha à son tour légèrement en avant et captura les lèvres de son cher et tendre des siennes. Il songea qu'il ne s'habituerait sans doute jamais à la plénitude qui accompagnait chacun de ses échanges, et Merlin, il ne souhaitait vraiment pas se tromper.

Quand il sentit Sirius lui agripper sauvagement ses cheveux lorsqu'ils intensifièrent le baiser, Severus ne put s'empêcher de grogner encore une fois et se releva légèrement, captura les mains de Sirius et les emprisonna au dessus de la tête du pauvre calice qui ne savait plus que faire, mais savait juste qu'il voulait que Sirius revienne plus près de lui immédiatement.

Son souhait fût bien vite exaucé lorsqu'il sentit son vampire lui mordre délicatement le cou, lui envoyant ainsi des décharges de désir partout dans le corps. Il allait le rendre un peu plus fou qu'il ne l'était déjà, il en était sûr.

Soudain, la passion se calma en une impression plus tendre. Les gestes de Severus se firent plus lents, devinrent appuyés puis légers, faisait perdre la raison à Sirius.

Le potionniste s'abreuva de la vision de son calice perdu dans les méandres de son plaisir. Merlin, qu'il le désirait. Qu'il le voulait, tout de suite, maintenant. Pourtant, il essayait tant bien que mal à aller lentement, à ne pas brusquer son cher et tendre.

Il voulait qu'il soit conscient lorsqu'il ferait de lui son calice, qu'il les lierait.

La délicatesse de Severus fit revenir petit à petit Sirius à la réalité. Il essaya d'enlever une de ses mains de la poigne qui les retenait et y arriva facilement. Il caressa alors doucement la joue de l'immortel, lui donnant ainsi l'autorisation d'aller plus loin, de les lier. Pour l'éternité.

Il sentit plus qu'il ne vit Severus se pencher pour lécher son cou. Il refit ce geste encore et encore, le mordillant quelque fois. Puis la bouche si tentatrice du vampire s'ouvrit au-delà des capacités humaines, dévoilant, dans le secret de la nuit et sous le rideau de sa chevelure noire, une dentition que quiconque aurait jugé terrifiante dans ses allures canines. L'expression qu'avait l'ancien professeur ne pouvait qu'accentuer la frayeur des personnes qui auraient pu être présentes. Une bestialité sans nom possédait ses traits, ne laissant aucun doute que le vampire n'était pas loin de prendre le contrôle. Pourtant, c'est avec une infinie lenteur, comme pour immortaliser ce moment, qu'il mordit le cou tendre de son bien aimé. La peau ne lui fit aucune résistance et il n'eut pas à enfoncer ces dents profondément pour trouver la jugulaire.

Et en même temps qu'il trouva la veine, le sang riche de son calice se déversa dans sa bouche. Le sang avait toujours le même goût ferreux que lorsqu'il était encore humain, mais au contraire de sa première vie, il lui était maintenant délicieux. Peut-être ce sentiment était exacerbé par le fait que la source de ce dernier était la moitié du vampire.

Severus se laissa emporter par la création du lien entre lui et Sirius. Il commença à ressentir plus fortement la présence de ce dernier dans son esprit, amplifiant le bonheur qu'il ressentait à boire son liquide vital. Un résidu des émotions qu'éprouvait son calice lui parvenait et il se perdit dans le plaisir de son aimé. C'est à peine s'il sentit l'autre se coller à son corps, lui plaquant de toute ses forces la tête contre son cou. Ce fut la dernière constatation qu'il fut capable de faire avant de se laisser dériver dans la félicité, le sang se précipitant toujours dans sa bouche. Seul son instinct lui dit de ralentir le débit d'arrivée pour faire durer plus longtemps la création du lien.

Sirius ne savait plus qui il était. En faite, il ne savait plus rien depuis que les crocs de Severus avaient percé la peau de son cou. Seul un plaisir intense lui permettait de rester ancré sur terre, ou était-ce ce dernier qui lui faisait tout oublier ? Il ne savait pas, ou plutôt cela ne l'intéressait pas. Tout ce qui lui restait était cette sensation d'appartenir à un autre, à la sensation de son sang le quittant pour aller faire vivre un autre. Mais surplombant tout cela, restaient la douceur et le plaisir. Combien de temps cela dura ? Il ne savait pas. Cela ne l'intéressait pas. Une éternité ou une minute n'avaient plus d'importance tant que ce corps qui se réchauffait serait près de lui. Tant que le plaisir serait là.

Une éternité plus tard, trop tôt, Severus relâcha la pression qu'il exerçait sur le cou de son calice, et maintenant son lié. Il lécha consciencieusement la plaie qu'il avait faite pour la refermer. Avec un sourire remplit de fierté, il regarda la cicatrice qui ornait la peau blanche de son aimé. Il était marqué, il était à lui. Il lui appartenait tout comme il appartenait à Sirius.

Il regarda le visage de son aimé et tomba sous son regard chargé de tant d'émotions qu'il en restât pantois. Ils restèrent un moment à se regarder, apprivoisant les nouvelles sensations qu'avait créer leur lien nouvellement formé. Puis la fatigue s'abattit sur les deux hommes qui s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.