Bonjour à tous !
Voilà, il est là ! Il a mis du temps à arriver, puisque comme je l'ai expliqué sur FB, je suis tombée malade, ce qui a retardé l'écriture. Je ne suis d'ailleurs pas complètement guérie, mais ça allait suffisamment pour que je m'y mette.
Merci beaucoup pour vos formidables reviews ! Je les adore !
Ce chapitre est... un peu plus long que d'habitude, et vraiment, je n'y croyais pas en commençant à l'écrire. Surtout qu'à la base, je ne voulais faire qu'un chapitre sur Noël, et je vais finalement en faire deux. J'espère qu'il vous plaira !
Sur ce, je vous laisse à votre lecture,
Au matin du vingt-trois décembre, c'est un poids s'abattant sur elle qui réveilla Hermione. Elle ouvrit les yeux, mais ne rencontra que le noir. Elle fronça les sourcils, inspira, puis manqua de s'étouffer avec les poils qui lui rentraient dans les narines. Elle tâtonna et soupira intérieurement.
_ Sirius, s'exclama-t-elle d'une voix étouffée par la fourrure. Bouge !
Elle frappa sur l'animal. Le chien jappa, remua puis se mit sur ses pattes, la langue pendante, et sauta à terre. Il cabriola en aboyant joyeusement sous l'œil amusé et exaspéré de la jeune femme, qui finit par l'interrompre.
_ Je ne parle pas encore le clébard. Qu'est-ce qu'il y a ?
_ Il neeeeeige ! S'écria Sirius en reprenant forme humaine.
_ Il neige depuis bientôt un mois...
_ Oui mais là, c'est de la neige de Noël ! C'est de la neige de bataille, de la neige de bonhomme, de la neige de sapin ! J'ai même entendu un oiseau chanter « Vive le vent » ! C'est de la BONNE neige.
Hermione sourit, presque malgré elle. Elle n'avait jamais vu Sirius ainsi, il semblait surexcité et dans son regard brillait une lueur de pure joie. Il était mignon, on aurait dit un enfant.
_ Et tu étais vraiment obligé de venir me réveiller pour de la neige, même de Noël ?
_ Bien sur ! On a tellement de trucs à faire ! Déjà, je veux aller au parc. Mais je ne peux pas tout seul, j'aurais l'air d'un chien errant. Ou d'un pédophile, si j'y vais en humain. Et pis de toute façon je veux y aller en animagus, c'est plus drôle et j'ai moins froid.
La sorcière rit légèrement, et le regarda avec bienveillance. Il parlait vite, en faisant de grands gestes avec ses mains. « Un véritable gosse » songea-t-elle.
_ En plus, il faut qu'on aille acheter le sapin ! Et des décorations ! Il n'y en a pas beaucoup ici, et pas de très bons goûts si tu veux mon avis... Puis il y a les cadeaux, tu as acheté tes cadeaux toi hein ? Tu les as achetés ?
_ Oui Sirius, j'ai acheté mes cadeaux, répliqua Hermione en levant les yeux au ciel.
_ Et puis il faut faire les courses, poursuivit l'homme sans l'écouter, on doit nourrir quoi ? Trente personnes ? Plus ? Si mon dîner n'est pas parfait, Molly va me tomber dessus ! Sans compter qu'il faut un repas pour le 25, naturellement, mais aussi pour le 24, puisque Fleur est française et que là bas, le réveillon, c'est la veille de Noël, on comprend pas pourquoi, ces français jamais capables de faire comme tout le monde... On a énormément à faire, alors oui, j'étais vraiment obligé de te réveiller pour de la neige. Et n'insulte pas la neige de Noël.
La jeune femme sourit en levant de nouveau les yeux au ciel. Il n'avait pas tort cela dit, ils recevaient tout le monde le lendemain et rien n'était prêt. Quelques semaines plus tôt, ils avaient en effet proposé à leurs amis que les fêtes se déroulent au Square. Ce serait une sorte de pendaison de crémaillère à retardement, afin de leur montrer combien la demeure avait changé, et quelle était leur vie à présent. Ils avaient tous accepté avec joie, heureux et soulagés de voir Sirius sortir de sa coquille, sauf Molly, qui regrettait de ne pas être l'hôte.
À contrecœur, mais consciente des tâches qui leur incombaient, Hermione sortit ses jambes de sous la couette et enfila ses chaussons hippogriffes. Elle n'eut que dix minutes, montre en main, pour manger et s'habiller avant que Sirius, à bout de patience, ne la pousse sous la neige au dehors.
Malgré l'heure matinale, le parc était plein d'enfants emmitouflés dans d'immenses écharpes qui s'amusaient sous les yeux de leurs parents. À peine le portail franchi, l'animagus se mit à courir, sauter et bondir. Très vite, ce gros chien noir devint l'attraction principale de l'air de jeux, prenant les bambins sur son dos, ou s'ébrouant dans la neige. Hermione se chargea de rassurer les géniteurs inquiets et ils offrirent même un spectacle d'animal savant.
La jeune femme riait aux éclats. Elle ne l'aurait pas cru mais elle s'amusait énormément. Lorsqu'elle n'aidait pas les enfants à préparer des boules de neige, elle discutait avec les adultes d'éducation canine et, quand elle était sure que Sirius l'entendait, se plaignait de ses puces et de son hygiène parfois déplorable, en se moquant intérieurement des jappements de désapprobation de son colocataire.
Vers midi, ils saluèrent à regret leur public et quittèrent le parc. Hermione profita d'un coin de rue à l'abri des regards pour s'agenouiller devant l'animagus.
_ Bon, ça c'est fait. On a deux choix maintenant, soit on va chercher le sapin ensemble puis on va faire les courses, soit on se sépare, l'un de nous s'occupe du sapin et l'autre des courses. Qu'est-ce que tu préfères ?
Sirius regarda à droite et à gauche, s'assura que personne ne les observait, puis reprit forme humaine. N'ayant pas été prévoyant, il se retrouva en T-shirt et se mit aussitôt à claquer des dents.
_ Va voir pour le sapin, je vais faire les courses. On ira plus vite, et puis, je veux garder mon menu secret !
La jeune femme sourit.
_ D'accord. Tu as une préférence pour l'arbre ?
_ Oui, prends le plus grand ! Et n'oublie pas d'aller chercher des décorations !
Elle hocha la tête tandis qu'il se retransforma. Il repartit vers le Square en trottinant et elle prit le chemin d'une grande surface. Une heure et demie plus tard, les bras chargés de sacs remplis de bibelots et guirlandes divers, un sapin magiquement réduit dans la poche de son manteau, elle revenait chez eux.
Sirius n'était pas encore rentré. Elle laissa ses achats sur le sol et passa dans le salon, où elle posa le sapin sur le sol, dans un coin, près de la cheminée du fond. Elle lui rendit sa taille originelle d'un coup de baguette et sourit. Il était parfait. Elle eut tout à coup envie de sautiller, et songea que la bonne humeur de son colocataire était communicative. Elle ne l'avait jamais vu ainsi, mais, même si elle ne l'avouerait jamais, elle aimait ce côté-ci de sa personnalité.
Elle l'entendit passer la porte une demie-heure plus tard. Il fredonnait un chant de Noël. Elle le suivit jusqu'à la cuisine et accepta de fermer les yeux le temps qu'il range les courses. Ils grignotèrent rapidement puis remontèrent dans le salon pour s'attaquer à la décoration du sapin, Sirius ayant joyeusement approuvé ce dernier.
Ils vidèrent les sacs et l'homme ne put s'empêcher de rire.
_ Rouge et or... Gryffondor un jour, Gryffondor toujours hein ?
_ Les trois quarts des gens que nous allons accueillir demain proviennent de cette maison, ça me semblait approprié. Et puis... ça reste dans les couleurs de Noël !
Ils commencèrent à s'affairer. Hermione avait acheté de tout, des objets moldus et des bibelots sorciers. Ce serait les premières fêtes dont elle serait l'hôte et son côté bonne élève ne pouvait s'empêcher de vouloir que tout soit parfait. Elle laissait la cuisine à son colocataire, ayant étrangement pleinement confiance en lui, mais désirait superviser le reste.
Ils posèrent d'abord les guirlandes. Ils avaient laissé leurs deux baguettes sur la table basse, ayant d'un accord tacite décidé de tout faire sans magie, sauf bien sur ce qui la requerrait expressément, comme un sort de Levicorpus pour atteindre le haut du sapin.
Sirius paraissait s'amuser comme un fou. Perchée à un mètre du sol, Hermione l'observa un moment faire bondir un lion rouge et or dans les airs. Il sentit son regard et leva la tête vers elle :
_ Quoi ?
_ Rien, rien. C'est juste marrant de te voir comme ça, aussi joyeux. Ça change de d'habitude.
_ C'est la magie de Noël Granger. J'ai toujours adoré cette période de l'année. On voit les gens s'entraider, et ça fait chaud au cœur, même si on se demande pourquoi ils ne le font pas le reste du temps.
_ A propos d'entraide...
La jeune femme hésita. Elle n'avait pas essayé de reparler de ce moment insensé où il avait pris sa défense contre leurs amis. Depuis plus d'une semaine, elle évitait consciencieusement le sujet. Après s'être retourné le cerveau pour savoir ce qu'elle devait en penser, elle avait fini par mettre ça sur le compte d'un coup de folie passager. Mais elle ne s'était jamais montré reconnaissante, et la Hermione qui tentait désespérément de disposer un elfe sur une des branches ne trouvait pas ça très « esprit de Noël ».
_ Je voulais te remercier pour l'autre jour, avec l'histoire du magazine et tout... Donc voilà, merci.
_ De rien, répondit-il en ajoutant son lion aux décorations. C'est normal. Comment ça s'est terminé tout ça d'ailleurs ?
Elle redescendit sur le sol et haussa les épaules.
_ Malefoy et sa future femme ont fait un démenti. Ils ont assuré que c'était elle qui se trouvait avec lui dans ce restaurant et que la photo avait été trafiquée. J'ai juste eu à confirmer leur version et à dire que j'étais Hermione Granger et que je voulais qu'on me fiche la paix.
Sirius éclata de son rire si semblable à un aboiement.
_ Tout est bien qui finit bien du coup ?
_ Si on veut... En fait, si on oublie que je n'ai aucune nouvelle de Malefoy. Pas un mot, rien. J'aurais pensé que je méritais un peu plus de … courage de sa part. Mais c'est comme pour les décorations, Serpentard un jour, Serpentard toujours.
Elle se saisit de plusieurs petits objets et remonta en l'air pour les disposer sur le sapin. Elle sursauta quand elle sentit la main de Sirius se poser sur sa cheville.
_ Je suis désolé pour toi, fit-il.
_ Tu n'as pas à l'être, répondit-elle en souriant tristement. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même pour avoir amené un Malefoy dans mon lit. Je suis d'ailleurs surprise que tu ne te sois pas énervé. Toi qui déteste ce genre de familles par dessus tout.
_ C'est sur que je ne coucherais jamais avec l'un d'eux. Mais tu es adulte, et suffisamment intelligente pour savoir ce que tu fais. Personne n'a le droit de te juger et, comme tu l'as dit, surtout pas eux.
_ C'est ça qui t'a fait prendre ma défense ?
_ Entre autres oui.
_ Entre autres ?
_ Je l'ai fait aussi pour James. Pour honorer son souvenir, au moins cette fois. Il détestait les injustices, surtout au moment des fêtes. Il adorait Noël autant que moi, et il ne comprenait pas qu'on puisse se disputer pendant ces jours sacrés. En fait, reprit-il après un moment de silence, si je devais être honnête, c'est grâce à lui que j'apprécie autant cette période de l'année.
_ Ah ?
Elle tourna la tête vers lui, curieuse. Elle aimait quand Sirius parlait de son meilleur ami. Son regard se teintait d'une joie mélancolique, on aurait dit qu'il redevenait en un instant cet adolescent, entouré des Maraudeurs, et elle pouvait presque voir ces moments de bonheur dans ses yeux .
_ Quand j'étais gosse, on ne fêtait pas vraiment Noël avec ma famille. Mes parents étaient plutôt du genre sinistres. Quand je suis arrivé à Poudlard, quand je suis allé à Gryffondor, j'ai rencontré cet énergumène à lunettes, qui était tout ce qu'on m'avait appris à détester, et qui au final est très vite devenu mon meilleur ami. Quand il a su, pendant le réveillon de notre première année, que je n'avais jamais célébré les fêtes, il m'a fait la promesse solennelle de rendre chacun de mes Noël exceptionnels, comme l'avaient été ceux de son enfance. Il a plutôt bien tenu sa promesse je dois dire.
Hermione était redescendue et ne décorait plus que distraitement le sapin, préférant écouter attentivement l'animagus. Ce dernier avait le regard fixé sur les boules rouges et or qu'il accrochait et parlait lentement, un sourire au coin des lèvres.
_ Avec Remus et Peter, on a très vite instauré des rituels. Déjà, on restait tous les quatre au château. On était pratiquement les seuls d'ailleurs. On faisait des batailles de boules de neige, mais on passait la majeure partie des journées allongés sur des coussins, emmitouflés dans nos édredons, à faire griller tout ce qu'on pouvait dans le feu de la cheminée et à parler. Mais surtout, le 24 au soir, on allait en haut de la tour d'Astronomie, et on attendait minuit en regardant le paysage. On était que tous les quatre, et on avait l'impression d'être seuls au monde. Il n'y a qu'en septième année que ça a changé. Pas beaucoup, mais quand même. Lily s'est jointe à nous. C'est cette année que James m'a offert la moto.
La sorcière fronça les sourcils, cherchant dans sa mémoire. Ça lui disait quelque chose.
_ La moto ?
_ Harry ne t'en as jamais parlé ? J'avais une moto volante avant. À vrai dire, quand James me l'a donnée, c'était une moto basique. J'ai toujours été fasciné par les motos. Mais après, j'ai passé des mois à la bricoler et à l'ensorceler. J'en étais très fier, c'est probablement un des objets auxquels je tenais le plus.
_ Qu'est-ce qu'elle est devenue ?
_ Aucune idée. À la mort de James et Lily, je l'ai passée à Hagrid. J'avais le sentiment que je ne m'en servirait jamais plus, et il en avait besoin. Elle a sans doute été détruite à présent.
Sirius sourit, mais elle vit que le cœur n'y était pas. Elle se rappela soudain où elle avait entendu parler d'une moto. C'était lors de leur troisième année, quand ils avaient surpris une conversation entre MacGonagall, Hagrid, Flitwick et Madame Rosmerta aux Trois Balais. Une idée germa dans son esprit mais elle la rangea pour le moment.
Ils finirent de décorer le sapin, et la joie reprit très vite le dessus sur le silence tendu qui s'était installé. Hermione laissa à Sirius le privilège de poser l'étoile finale au sommet de l'arbre, et le regretta quand il manqua de tout faire tomber. Il revint sur le sol et ils contemplèrent un moment leur œuvre avec un sentiment de fierté.
La jeune femme jeta un coup d'œil à sa montre, puis au dehors. L'après-midi touchait à sa fin, la nuit tombait, et elle se décida brusquement.
_ Ça te va si je te laisse tout seul ? Demanda-t-elle. Je viens de me rappeler qu'il me restait un cadeau à acheter.
Sirius hocha la tête et elle se rhabilla. Il lui dit qu'il allait commencer à préparer le repas du lendemain et elle attendit qu'il soit descendu à la cuisine pour s'approcher de la cheminée. Elle piocha une poignée de poudre verte dans le pot posé sur le montant, et la jeta dans l'âtre, puis passa la tête à l'intérieur.
_ Professeur MacGonagall ?
Le décor du bureau de la directrice de Poudlard se matérialisa. Cette dernière, en entendant la voix de son ancienne élève, releva la tête en fronçant les sourcils.
_ Miss Granger ?
_ Regardez la cheminée professeur.
_ Oh, bonjour, fit Minerva après avoir obtempéré. Que me vaut le plaisir de votre visite ?
_ Je me demandais si vous accepteriez de me laisser venir. Je dois voir Hagrid et c'est assez urgent.
_ Mais bien sur. Reculez, je vais libérer l'accès à la cheminée.
Hermione obéit, se retrouvant au Square. Elle attendit quelques minutes, puis réitéra l'opération. Cette fois, elle entra toute entière dans l'âtre, et arriva un instant plus tard. Le professeur MacGonagall se tenait devant elle, égale à elle-même dans sa robe de sorcier aux motifs écossais. Elles se saluèrent, discutèrent un moment, puis la jeune femme quitta le bureau. Elle marcha d'un pas vif jusqu'à la cabane du garde-chasse, priant intérieurement pour qu'il s'y trouve, ignorant les regards curieux qu'elle croisait sur son chemin.
Merlin devait être de son côté, de la lumière brillait à l'intérieur de l'habitacle. Elle frappa à la porte, entendit les aboiements de Crockdur et les pas lourds de Hagrid qui s'approchaient d'elle.
_ Bonsoir Hermione ! S'exclama-t-il en lui ouvrant. Comment vas-tu ?
_ Bonsoir Hagrid, très bien et vous ?
_ Très bien aussi. Je t'en prie, entre, ne reste pas dans le froid !
Elle s'exécuta et accueillit avec joie la chaleur ambiante. Elle alla s'asseoir devant le feu qui brûlait pour se réchauffer les mains tandis que Hagrid préparait du thé.
_ Que fais-tu ici ? Demanda-t-il en déposant une tasse fumante devant elle.
_ J'ai un service à vous demander. Vous avez toujours la moto volante de Sirius ?
Le géant réfléchit et acquiesça.
_ Oui, oui. Je n'aurais pas pu la jeter.
_ Elle fonctionne encore ?
_ Je ne sais pas. Elle n'a pas très bien vécu son dernier voyage, au moment où vous avez pris du Polynectar et que nous avons emmené Harry hors de Privet Drive.
Hermione ne put s'empêcher de grimacer au souvenir. Elle but un peu de thé, les yeux dans le vague, puis secoua la tête, chassant ces sombres pensées.
_ Dites moi Hagrid, vous m'en voudriez si je la récupérais ?
_ Non pas du tout, je ne m'en sers pas. Que veux-tu en faire ?
_J'aimerais la rendre à son propriétaire, avoua-t-elle en souriant légèrement. Ça pourrait lui faire plaisir. On en a discuté tout à l'heure et j'ai cru comprendre que cette moto était importante pour lui.
_ Vous avez discuté ? Releva Hagrid en haussant les sourcils. Depuis quand vous discutez tous les deux ?
Elle se figea. Elle s'était tellement habituée au fait de vivre avec Sirius qu'elle oubliait souvent que certaines personnes ne le savaient pas et croyaient encore qu'ils se détestaient.
_ Peu importe. Vous êtes d'accord alors ?
_ Bien entendu ! Suis moi.
Il la guida à l'extérieur, derrière la cabane. Il farfouilla un instant dans les divers objets entreposés les uns sur les autres, et après avoir fait s'effondrer la moitié de la pile, ramena la moto. Elle était cabossée, la peinture s'effritait et elle avait perdu le side-car dans la bataille, mais à part cela, elle semblait en bon état. Hermione la réduit, la mit dans sa poche, et après avoir chaleureusement remercié Hagrid, elle reprit la direction du château.
En revenant ans le salon du Square, elle tendit l'oreille et perçut des bruits dans la cuisine.
_ Sirius ? Cria-t-elle. Tu peux me rejoindre dans le jardin, c'est extrêmement important !
Elle sortit au dehors, conjura une petite boite, et rangea la moto à l'intérieur. Puis elle la posa sur l'herbe et attendit. L'animagus arriva quelques minutes plus tard, les mains couvertes de ce qui semblait être de la farine et le T-shirt sali.
_ J'étais occupé Granger ! Qu'est-ce qu'il y a ?
_ J'ai un cadeau pour toi ! S'exclama-t-elle, incapable à présent de contenir son excitation.
_ Les cadeaux c'est dans deux jours...
_ Fais pas ta tête de mule et ouvre ce cadeau, fais moi plaisir !
Sirius soupira, et s'accroupit. Il attrapa la boite, l'ouvrit lentement et sortit la moto réduite avec une expression perplexe. Hermione en profita pour attraper sa baguette, et discrètement, lui rendit sa taille originelle. Il se retrouva la main posée sur la roue avant, sursauta et fit un bond en arrière.
_ Qu'est-ce que...
Il contempla l'engin, stupéfait, puis se remit debout et en fit le tour. Il finit par lever la tête vers elle, et lui lança un regard partagé entre une joie infinie et une totale incompréhension.
_ C'est ce que je crois ?
_ Si par ce que tu crois, tu entends la moto que t'a offert James il y a des années, alors oui !
_ Mais... Comment ? Comment tu l'as eue ?
_ Je suis simplement allée voir Hagrid. Il l'avait gardée. Bon, elle va nécessiter une petite remise en forme mais...
Elle fut coupée par les bras de Sirius qui la serrèrent contre lui à l'en étouffer. Surprise, elle lui tapota maladroitement le dos, et attendit patiemment qu'il la lâche. Il retourna contempler son trésor, un immense sourire sur le visage.
_ Elle est magnifique...
Il passa une main sur le siège et le guidon, réapprenant ses contours, retrouvant sous ses doigts la sensation du cuir.
_ Heureux ? Demanda Hermione.
_ Tu n'as même pas idée Granger. Même pas idée. C'est génial. Je suis tellement content ! Je savais bien que Noël était exceptionnel !
Voilà voilà !
J'espère que vous l'avez apprécié, moi oui (bon en même temps c'est moi qui écris, si je mets des trucs qui ne me plaisent pas, y a un problème).
N'oubliez pas de laisser votre avis, les reviews c'est ma drogue :D
Au plaisir,
Black.
