Bonjour tout le monde !
Bonne année, bonne santé, que des bonne chose pour 2011 ! ^^
Et voilà le premier chap de l'année, j'suis toute émue !
J'en profite pour remercier une nouvelle fois ma beta, Sygui, qui fait un boulot épatant !
Allez, trève de blabla, voilà le nouveau chap !
Chapitre 12 : La première chimère
- C'est moi ou il fait super chaud, ici ? demanda Rose en ôtant sa veste et son pull.
- Nous sommes dans le désert du Sahara, dans la partie soudanaise… murmura Marylin en regardant la jeune femme.
Rose observa l'immense étendue de sable et grimaça.
- Sympa les vacances avec toi… Bon, on se dépêche ? J'ai hâte de rentrer et de boire un soda bien frais.
- A toi de trouver l'entrée de la source de magie, ma chérie… Je ne peux pas le faire pour toi, ce n'est pas moi qui dois dompter les chimères…
L'animagus soupira, exaspérée, fléchit les jambes et posa sa paume dans le sable brûlant. Elle envoya sa magie sonder les alentours, cherchant sans trop y croire quelque chose qui y réponde. Au bout de quelques minutes, elle allait abandonner quand elle ressentit un écho. Elle leva la tête, balaya du regard le paysage, et envoya une nouvelle dose de magie.
- Y'a une cavité, plus loin… murmura la jeune femme. Ca doit être enfoui dans le sable.
Rose marcha sur une cinquantaine de mètre et fronça les sourcils.
- C'est par ici… dit-elle à Marylin.
La huitième sage attendait patiemment, quelques pas en retrait. Rose agita négligemment la main et le sable s'amassa lentement sur les côtés pour laisser un trou d'une profondeur de deux mètres. La langue de plomb se pencha et remarqua une sorte de plaque de marbre au fond.
Elle saisit son arc et sauta souplement dans la fosse, suivit par Marylin. Elle posa un genou à terre et épousseta de sa main le sable qui empêchait de lire l'inscription gravée dans la pierre.
- Et merde, ce sont des runes… grommela la jeune femme.
- Et alors ? demanda la huitième sage.
- Je n'en ai fait que deux ans, au grand dam de maman H. Mais bon, ça doit vouloir dire : attention, chien méchant, ou un truc du genre.
Rose attrapa la plaque et la poussa de toutes ses forces. Un escalier qui s'enfonçait sous le désert apparut et, après un regard à l'ancienne actrice, Rose descendit prudemment les marches.
Arthur Weasley triait par ordre d'urgence les hiboux qui arrivaient tous les quarts d'heures. Son bureau croulait sous les missives et les nouvelles étaient plus qu'inquiétantes. Les hélicoptères de l'armée moldue survolaient Londres en permanence et le dernier rapport faisait état de plus de deux millions de zombis dans les rues de la capitale. Heureusement, ces choses n'avaient pas l'air de vouloir sortir de la ville.
Une lettre de son homologue Premier Ministre monopolisait toute son attention. Il la relut attentivement et fronça les sourcils. Les caméras de sécurité installées aux postes de garde avaient enregistré la veille au soir les images d'hommes et de femmes qui étaient entrés dans Londres sous le nez des militaires sans que ces derniers ne réagissent, comme s'ils ne les avaient pas vus.
- Des nouveaux zombis… murmura Arthur pour lui-même. Mais des sorciers, ça ne fait aucun doute. Serait-ce les Hauts dont a parlé Hermione ?
Il finit sa tasse de thé et quitta son bureau. Il devait trouver l'enchanteresse pour lui faire part des dernières nouvelles. Mais où chercher sa belle-fille dans l'immensité du manoir Parkinson ?
- M'étonne pas que t'aies fini la gueule en charpie, t'es trop lente ! se moqua Merlin alors qu'Hermione tombait lourdement sur le sol.
La neuvième sage toussa, le visage dans la poussière.
- Espèce de brute… marmonna-t-elle entre deux quintes de toux.
- Le mot que je voulais entendre ! s'exclama l'enchanteur, réjoui. Il faut que tu sois une brute ! Parce que la Miss Monde des quartiers malfamés, elle va pas te faire de cadeaux…
Hermione se releva et foudroya du regard le vieux sorcier qui éclata de rire.
- Putain, couverte de terre rouge comme ça, on dirait que t'es maquillée comme un camion volé ! Allez, on reprend le corps à corps. Et essaie de m'effleurer au moins une fois avant la fin de la journée !
La langue de plomb serra les poings. Sa main droite s'enflamma soudainement tandis que la gauche se couvrit d'une épaisse couche de glace.
- Ca, ça me plait… murmura Merlin avec un rictus espiègle.
Il se mit en position de défense et fit signe à l'ancienne Gryffondor d'approcher. Hermione ne se fit pas prier et se jeta sur l'enchanteur. Elle tenta un crochet du droit dans le visage de Merlin qui l'évita souplement. Elle recula son coude gauche pour placer un direct mais le vieux sorcier bondit en arrière. La sorcière leva la jambe pour décrocher un coup de pied dans le ventre du premier sage qui lui attrapa le mollet pour la faire chuter de nouveau.
- Mouais, t'es pas très en forme… Mémère s'est encroûtée ? ricana Merlin.
- J'ai presque cinquante ans… grogna Hermione en s'asseyant.
Elle se massa le dos et grimaça.
- J'en avais trois cents quand je bottais des culs de romains avec Arthur, et je me suis jamais plaint !
- Facile à dire, je n'étais pas née pour vérifier ! Et là, vous êtes mort ! Avouez que c'est plus simple ! pesta la langue de plomb.
- T'énerve pas biquette. C'est la ménopause qui te met dans cet état ?
Hermione lui fit un geste grossier du doigt et Merlin éclata de rire.
- Enfin tu te lâches ! La magie, l'épée, ça va, tu t'en sors… Il nous reste un mois pour te remettre en forme. Tu vas commencer par une demi-heure de footing.
- Par cette chaleur ? s'étouffa la langue de plomb.
- Non, on va attendre une petite brise… ironisa le premier sage. Bien sûr, maintenant ! Et t'évanouis pas, car c'est pas moi qui te ramènerais !
Rose projeta une petite boule de lumière devant elle et s'engagea dans un couloir étroit et sombre. Ses pas résonnaient, brisant un silence lourd et angoissant.
- T'es sure que c'est ici ? murmura la jeune femme en avançant lentement.
- Ca me paraît plus que probable, répondit Marylin.
L'animagus haussa les épaules et les deux sages continuèrent leur progression. Elles finirent par déboucher dans une vaste pièce sombre pavée de dalles de pierre. Le plafond était haut et les murs étaient ornés de torches éteintes. Au fond de la salle, un immense cristal déversait une faible lueur bleue pâle, et une ombre menaçante était tapie derrière lui.
- Qui va là ? demanda une voix rauque, inhumaine.
Rose jeta un coup d'œil inquiet à Marylin qui l'encouragea d'un signe de tête. L'animagus encocha une flèche dans son arc puis avança prudemment vers le milieu de la pièce.
- Je suis… euh… Rose Granger-Weasley… Dixième représentante du Conseil des Sages… dit-elle d'une voix peu assurée.
L'ombre se déplia pour devenir gigantesque et toutes les torches de la pièce s'embrasèrent instantanément. Rose étouffa un cri et recula instinctivement. La chimère avait le corps d'un lion, mais faisait dans les quatre mètres de haut et se tenait sur les pattes arrières. Il avait de longues griffes qui semblaient aiguisées comme des lames de rasoir. Son pelage était jaune orange sur tout son corps mais sa crinière était d'un rouge flamboyant. Ses yeux verts n'exprimaient pas une franche sympathie et ses dents acérées claquaient, prêtes à mordre de la chair bien fraîche.
- Je suis Hirfitt, gardien de la troisième source de magie. Pourquoi viens-tu déranger mon repos, Sage ? gronda la créature.
- Je viens vous… dresser ? proposa Rose.
« Quoique, sur les pattes arrières, vous soyez déjà pas mal… dressé », répondit en écho sa petite voix intérieure avec des accents Serpentard.
Elle se tourna vers Marylin qui souriait.
- Ca va ? C'était pas trop insultant ? murmura la dixième sage.
Un rugissement retentit, faisant trembler les murs. Un peu de sable s'écoula d'une mince fissure du plafond. Rose grimaça.
- Finalement, c'était insultant… marmonna l'animagus.
- Tu connais la règle, Sage. Le combat s'arrête au premier sang versé. En garde ! s'exclama Hirfitt.
Et la chimère se mit à courir en direction de Rose. La jeune femme ne s'autorisa pas une seconde de panique et effleura du doigt sa flèche et se couvrit de glace. Elle brandit son arc, visa une des pattes arrières de l'animal et tira. Le lion bondit, sauta au-dessus du projectile et Rose en profita pour encocher une nouvelle flèche. Elle la tira en direction du poitrail de la chimère et se mit à courir vers lui.
Ginny se retournait sans cesse dans son lit. Elle n'arrivait pas à fermer l'œil et pourtant la fatigue semblait être une chape de plomb sur ses épaules.
- Mon royaume pour une potion de sommeil sans rêve… gémit la rousse en se retournant une nouvelle fois.
Quelque chose tomba sur sa main et le professeur de vol ouvrit les yeux brusquement. Elle se mit à hurler en contemplant une fiole fermée contenant un liquide facilement identifiable.
Ginny quitta son lit précipitamment et regarda autour d'elle, affolée.
- Qui est là ? C'est vraiment pas drôle ! s'exclama-t-elle vivement.
Aucune réponse ne vint. La rousse hésita quelques instants, puis sortit de sa chambre rapidement. Elle perdait les pédales, et c'était le bon moment de consulter une spécialiste.
Rose n'était qu'à quelques mètres d'Hirfitt. Elle se métamorphosa en panthère et glissa entre les pattes arrière de la chimère. Elle voulut donner un coup de griffe, mais rata son attaque de quelques millimètres. Elle poussa un rugissement de colère alors qu'Hirfitt l'attrapait pour la jeter contre un mur.
La panthère pivota et, alors que ses pattes touchaient le mur, elle poussa violement et s'accrocha à la queue de la chimère. La créature bougea rapidement sa queue et Rose se trouva propulsée dans les airs. Elle reprit forme humaine et attrapa la crinière de l'animal. Elle percuta le dos d'Hirfitt et agrippa les poils de la chimère pour ne pas tomber. La chimère poussa un rugissement qui fit trembler une nouvelle fois les murs.
- Oh putain… marmonna Rose en regardant en bas.
- Lâche pas ! T'y es presque ! encouragea Marylin.
La jeune femme attrapa d'une main une flèche et la planta dans le dos du lion qui grogna. Une goutte de sang s'écoula et la jeune femme eut un mince sourire.
- T'as gagné ! s'exclama la huitième sage en levant le pouce.
L'animagus lâcha la crinière et se laissa glisser le long du dos de la chimère pour retomber souplement sur le sol.
- Y'a plus qu'à savoir comment ça marche, ce chaton-là… marmonna-t-elle en se frottant les mains, tout en gardant un œil sur la chimère qui tentait de lécher sa plaie.
- Il suffit juste de lui demander, répondit Marylin.
Rose se retourna vers la créature qui commença à se laver.
- Ne me dis pas qu'il va se laver les…
- Docteur Parkinson, vous tombez bien ! s'exclama une voix enjouée.
Pansy leva les yeux de son livre et étouffa un juron.
- Dites plutôt que vous m'avez cherchée partout… répliqua sèchement la médicomage.
Cho Chang s'avança dans la bibliothèque avec un léger sourire et s'approcha de sa collaboratrice. L'ancienne Serpentard leva un sourcil, perplexe, en remarquant que la directrice de Sainte Mangouste avait une seringue à la main.
- Epidémie de tétanos, due à la fréquentation de morts vivants, expliqua Cho. Baissez votre pantalon.
Pansy posa son livre et se leva d'un mouvement fluide.
- D'habitude, je dois payer une dizaine de gallions pour entendre ça, plaisanta-t-elle en défaisant sa ceinture. Enfin, j'suis toujours partante pour un shoot !
Quelques instants plus tard, Cho planta l'aiguille dans le haut de la fesse droite de la médicomage qui grimaça.
- Douceur et délicatesse… marmonna Pansy en se rhabillant.
- Alors, pour vous occuper, car j'ai horreur de vous savoir oisive, j'ai deux patients relativement normaux ou Ginny Weasley qui se plaint que sa magie se détraque.
Parkinson passa une main sur son menton.
- Enfin ! Reste à savoir si c'est à cause de son aller-retour en enfer qui en est la cause ou si c'est juste parce que c'est une Weasley. Vous pouvez me l'envoyer.
- Elle est juste derrière la porte, répliqua Cho avec un léger sourire. Tu peux entrer, Ginny !
La rousse pénétra dans la salle et jeta un regard inquiet à Parkinson.
- Bien, je vais vous laisser. Et essayez de ne pas vous entretuer ! ironisa la directrice de Sainte Mangouste.
Elle quitta la bibliothèque et ferma précautionneusement la porte derrière elle.
- Alors, t'es détraquée, paraît-il, se moqua Pansy. Des précisions ?
- Ca ira pour aujourd'hui ! s'exclama Merlin en tapant dans ses mains.
Il regarda satisfait une Hermione épuisée, dégoulinante de sueur, qui venait de courir près d'une heure sous un soleil de plomb.
- Je te laisse ton après-midi pour te reposer. Mais demain, tu vas en baver !
- Ca peut pas être pire que maintenant… souffla la langue de plomb, tentant de reprendre sa respiration.
- Bah oui mémère… On bouffe bien, on prend du poids, et on n'est pas fichu de courir. Ce soir, mange léger !
Merlin attrapa la neuvième sage et la fit disparaître.
Rose regarda la chimère qui se dressait devant elle.
- Alors, je fais comment pour… commença-t-elle.
- Tu m'as vaincu, je t'appartiens, coupa Hirfitt. Dès que tu auras besoin de moi, crie mon nom et je viendrai dans l'instant. Tu n'auras qu'à me donner tes ordres, et j'obéirai.
- C'est tout ? J'ai pas besoin de faire un numéro de dressage, ou je ne sais quoi ? demanda l'animagus.
La créature poussa un rugissement puissant.
- Ne sois pas insultante, jeune Sage !
- Et… Je peux t'appeler lorsque je combattrai l'autre chimère ? questionna la langue de plomb.
- Appelle-moi, donne tes ordres et j'obéirai, répéta Hirfitt.
La créature agita sa patte droite et les torches s'éteignirent. La dixième sage passa une main dans ses cheveux et se tourna vers Marylin.
- Il n'est pas très contraignant… dit-elle avec un rictus.
- C'est le principe des chimères. Elles obéissent aveuglément à leur maître. Mais celle-ci était la plus simple à vaincre. Avant d'aller combattre Arkhan, chimère de la vitesse, tu t'entraîneras encore un peu.
- Mais… Elle sert à quoi, celle-là ? insista la jeune femme en désignant Hirfitt.
Un feulement résonna dans la pièce et Rose frissonna.
- Je suis la force. Je peux écraser un ennemi d'une pression des coussinets, je peux balayer une maison d'un seul coup de queue, et tu me demandes à quoi je sers ?
La voix rauque était inquiétante. La jeune femme acquiesça mollement.
- Ok, c'était une question conne. On fait quoi maintenant ? demanda-t-elle à Marylin.
- On rentre !
Et sans un mot de plus, la huitième sage attrapa Rose et les deux sages quittèrent la pièce en un clignement d'œil.
- Alors ? demanda Ginny en dévisageant Parkinson.
- Bouge pas, j'ai pas fini de t'examiner… maugréa la médicomage. Ouvre bien grand et tire la langue !
Le professeur de vol fit ce que lui demandait Parkinson et l'ancienne Serpentard éclaira la cavité buccale de sa patiente à l'aide de sa baguette.
- Tousse un peu… marmonna Pansy en posant ses doigts sur le cou de la rousse, cherchant des ganglions.
Ginny haussa un sourcil, mais toussa légèrement. Pansy se recula, observa un long moment le professeur de vol puis s'alluma une cigarette.
- Physiquement, tu vas bien, finit par lâcher la médicomage.
- Mais c'est quoi alors ?
- Je pense que c'est les pouvoirs que tu as récupérés dans le monde des enfers qui s'éveillent.
- Quels sont-ils ? demanda avidement Ginny.
- Je suis médecin, pas enchanteur de service ! rétorqua Pansy. Mais je sais à qui on va pouvoir demander… MERLIN !
La médicomage tira une longue bouffée sur sa cigarette et eut un léger rictus alors que le premier sage apparaissait dans la pièce.
- Besoin de moi ? demanda l'enchanteur en faisant une courte révérence.
- Nouveaux pouvoirs, besoin d'un prof, résuma Pansy en écrasant son mégot dans le cendrier.
Merlin dévisagea un instant Ginny et passa doucement sa main dans sa longue barbe blanche.
- J'ai la personne qui vous faut. Donnez-moi quelques instants, je vais la chercher. Et crois-moi rouquine, ta femme sera bouche bée devant tes talents !
Il eut un sourire énigmatique et disparut aussi subitement qu'il était apparu.
- Dois-je m'inquiéter ? demanda Ginny en fronçant les sourcils.
Pansy se servit un verre de whisky et trempa ses lèvres dedans.
- Je ne pense pas qu'il se risquera à mettre Granger en colère, même s'il est déjà mort. Tu peux être tranquille…
La porte s'ouvrit brusquement et une tête rousse apparut dans l'encadrement de la porte.
- Mais là, tu peux t'inquiéter… marmonna Parkinson en reconnaissant Molly.
La médicomage finit d'une traite son verre et soupira.
- Tout va bien ma chérie ? demanda la matriarche Weasley, visiblement angoissée. J'ai croisé Cho Chang qui m'a dit que tu consultais cette…
- Fabuleuse et exceptionnelle médicomage, coupa Pansy d'un air hautain en lâchant un nuage de fumée en direction de Molly.
Ginny passa une main sur son visage et déglutit.
- Maman, tu peux me laisser souffler s'il te plait ?
- Que se passe-t-il ? Tu es malade ? insista Molly.
- Tout va bien. C'est juste qu'elle a de nouveaux pouvoirs qu'elle n'arrive pas à contrôler, répliqua Parkinson. Juste un contrecoup de son séjour dans les enfers…
Molly devint blême et Ginny envoya à l'ancienne Serpentard un coup de pied dans le tibia. Cette dernière retint un cri et regarda furieusement la rousse.
- Dans les enfers ? demanda la matriarche Weasley d'une voix blanche.
- Oui, c'est l'endroit qu'on visite après s'être fait trancher la gorge, ajouta Pansy, pernicieuse. Vous n'étiez pas au courant ? Granger ne vous a pas dit comment elle avait récupéré sa femme après avoir affronté un…
Parkinson ne put finir sa phrase, Molly s'étant enfui en courant.
- BRAVO ! s'exclama Ginny, furieuse. Tu voudrais foutre la merde, tu ne t'y prendrais pas autrement !
Pansy goba un cachet de vicodine et tira une bouffée de tabac qu'elle expira longuement.
- Comment si c'était mon genre… répliqua-t-elle avec un rictus amusé.
Ginny foudroya du regard la médicomage et quitta précipitamment la bibliothèque à la recherche de sa mère, avant qu'une nouvelle dispute n'éclate entre Molly et Hermione. Pansy hésita quelques instants, écrasa sa cigarette puis se mit à suivre le professeur de vol. Une bagarre entre Weasley mère et Granger n'était pas à manquer, ça promettait d'être explosif. Et si ce n'était pas le cas, la médicomage n'aurait qu'à jeter de l'huile sur le feu. Un sourire sarcastique étira ses lèvres. Oui, elle allait passer une bonne après-midi.
Rose grimpa souplement les marches du manoir et se réfugia dans le hall. Le soleil était de plus en plus masqué par l'éclipse, et près d'un quart de l'astre était noirci. La température s'en ressentait, plutôt basse même pour un hiver anglais.
Elle ôta sa veste en cuir et se dirigea vers sa chambre quand les éclats d'une vive dispute lui parvinrent aux oreilles. Elle reconnut aisément les voix de sa mère et de sa grand-mère et sut que les deux femmes étaient encore à deux doigts d'en venir aux mains. Rose secoua la tête. Elle fit un détour et prit le couloir de droite, puis le deuxième à gauche pour tomber nez à nez avec Ginny qui s'interposait entre Molly, baguette tirée, qui menaçait Hermione, adossée comme à son habitude contre un mur, une jambe légèrement fléchie, les bras croisés sous sa poitrine. L'enchanteresse ne semblait pas se soucier des hurlements de sa belle-mère et souriait narquoisement. Près de la neuvième sage, Pansy assistait à l'engueulade, un sourire ravi éclairant son visage.
- A CAUSE DE TOI, MA FILLE EST MORTE ! hurla Molly.
- Rassurez-vous, elle est bien vivante, rétorqua Hermione d'un ton neutre. Je ne partage pas mon lit avec un zombi… Je les préfère vivantes.
- ELLE A ETE EGORGEE ! JE NE SAIS PAS CE QUI ME RETIENT DE…
Hermione fit un pas en avant et sa magie tourbillonnait autour d'elle.
- Je crois au contraire que vous le savez fort bien, murmura froidement l'enchanteresse.
Rose franchit rapidement les derniers mètres qui la séparaient de sa mère et posa sa main sur son épaule.
- M'man, calme-toi. Ne l'encastre pas dans un mur, elle n'en vaut pas la peine…
Pansy éclata de rire et Molly jeta un regard glacial à sa petite-fille.
- Comment oses-tu ? tonna la matriarche Weasley.
- Entre mes mères et toi, le choix est vite fait. J'ai une excellente mémoire, grand-mère. Je n'ai rien oublié d'un certain Noël… répliqua l'animagus.
Merlin choisit cet instant pour apparaître avec une femme aux cheveux de feu. La peau nacrée, elle avait un certain maintien et ses vêtements semblaient fort couteux.
- Tu as bien raison, Merlin. C'est un sacré… merdier, pour reprendre ton expression, finit par lâcher la femme dans un anglais parfait teinté d'un léger accent français.
- Je vous présente Aliénor d'Aquitaine, quatrième sage du conseil. Elle va s'occuper de la rouquine pour ses nouvelles compétences.
Hermione cessa de se préoccuper de sa belle-mère pour reporter toute son attention vers Ginny. Celle-ci semblait absorbée par la vision offerte par celle qui allait devenir son mentor. L'enchanteresse quêta alors une réponse du côté de Pansy qui opina du bonnet, lui confirmant qu'elle était au courant.
- Miss Weasley, c'est bien ça ? Mettons-nous au travail sur le champ, nous avons peu de temps… commença Aliénor.
- Deux minutes, j'ai un compte à régler avec ma belle-fille ! gronda Molly.
- Elle, on vous la laisse, fit Merlin en pointant son menton vers Hermione, et sa rouquine, on l'embarque. Mais garez vos fesses, ajouta-t-il en toisant Molly, elle recommence à s'entraîner !
Merlin, Aliénor et Ginny disparurent dans l'instant, laissant dans un face-à-face tendu la neuvième sage et la matriarche.
- Toi, commença rageusement Molly en pointant sa baguette vers sa belle-fille.
- Un autre jour ! coupa sèchement Rose.
La dixième sage poussa l'enchanteresse vers la sortie sans un regard pour Pansy. Hermione serrait les dents et tentait de ravaler toutes les remarques acerbes qu'elle rêvait de jeter au visage de Molly.
Une fois dehors, Rose remit sa veste et observa un court instant la neuvième sage.
- Ca te dirait d'aller boire un verre ? proposa l'ancienne Serpentarde.
Hermione regarda sa montre et acquiesça.
- Il doit bien y avoir un bistro dans le coin, marmonna l'enchanteresse. J'ai besoin de boire pour oublier…
- Si tu veux oublier que Molly est ta belle-doche, va falloir frôler le coma éthylique…
- Ne t'inquiète pas, dans une heure, j'ai bien l'intention de ne plus me souvenir de mon propre nom…
Voilà ! La suite la semaine prochaine ? Une petite review pour votre auteur qui uploade sans faute tous les vendredis ? ^^
Bises et portez vous bien,
Passez un bon week-end,
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