Rating : M
Couple : HP/DM
Chapitre 12 : Réflexions
Ca y est, c'était la rentrée, les élèves arriveraient le soir même. Une atmosphère tendue s'était installée dans le château. Kali s'était enfermée dans sa chambre et personne ne pouvait entrer sous peine d'être stupéfixé. Après quelques essais infructueux, qui lui avaient laissé pas mal de séquelles, Harry s'était lui aussi enfermé dans son dortoir. Ron, Drago et Hermione s'étaient retrouvés seuls dans la salle commune des Griffondors ne savant que faire. Harry était allongé sur son lit, les bras croisés derrière la nuque et il fixait le plafond. L'expression 'broyer du noir' était un euphémisme à comparer avec toutes les horreurs qui trônaient dans sa tête.
Il se sentait mal et tellement coupable. Kali avait été renié par sa famille à cause de lui. Au début elle avait refusé de les aider mais elle avait fini par accepter pour Sirius, pour lui et maintenant elle devait en payer le prix, un prix trop élevé pour une histoire qui n'était pas la sienne. Tout était de sa faute ,elle souffrait à cause de lui. Il faisait du mal à ceux qu'il aimait: Dumbledore, Sirius (même si par bonheur il avait ressuscité), Cédric Diggory, ses parents, sans oublier tous ceux qui était mort pour que Voldemort puisse l'atteindre. Il apportait le malheur et bientôt même Drago en subirait les conséquences. Il avait déjà faillit mourir en changeant de camp, en rejoignant Harry et ses problèmes ne faisaient que commencer. Harry ne pouvait se résoudre à être la cause de tant de malheur.
Il fallait qu'il réduise la casse. Il devait éloigner de lui les personnes auxquelles il tenait. Cela allait être difficile. Pour arriver à ses fins il allait devoir leur faire du mal car elles n'accepteraient jamais de le laisser seul. D'un certain côté c'était paradoxal: pour éviter à ses amis de souffrir il devait les blesser. Mais c'était nécessaire. Brusquement il se leva, décidé à agir. Il sortit en trombe du dortoir et passa devant les trois adolescents sans leur accorder un regard. Il allait d'abord parler à Kali. Ne pouvant entrer dans sa chambre, il s'installa par terre, dos à la porte et commença à parler:
"-Ecoute Kali, je suis vraiment désolé que ça se soit passé comme ça avec ta famille. Je sais que c'est de ma faute, si tu ne devais pas me protéger tu ne serais pas là. Et ce n'est pas de ton plein gré que tu es ici, alors quoi que te dise Sirius maintenant, ne l'écoute pas, je veux que tu retournes chez toi et que tu y restes, je ne suis pas en sucre et je sais me défendre. Je n'ai pas besoin de ta protection et d'ailleurs je n'en ai jamais eu besoin. Alors ne te force pas à rester ici, va t'en cela vaut mieux pour toi.
-..."
Voyant que seul un silence obstiné lui répondait, il se leva et partit. La première épreuve était passée, moins douloureuse que prévue vu qu'il avait fait un monologue à une porte close mais pas agréable non plus. Néanmoins le plus dur restait à faire: Drago. Son coeur se serra rien qu'à la pensée de ce qu'il allait faire. Le destin ne fit rien pour arranger ses affaires car il croisa le serpentard dans un couloir comme pour précipiter le moment douloureux. Un sourire éclaira le visage du blond, qui allait très vite disparaître pensa Harry. Il l'entraîna dans une salle vide.
"-Il faut que je te parle Drago, déclara le griffondor d'une voix grave
-Je t'écoute, qu'est ce qu'il y a? Quelque chose ne va pas? demanda celui ci
-Si ça va...enfin euh non...écoute, j'ai beaucoup réfléchis et je pense qu'il vaudrait mieux qu'on ne sorte plus ensemble. Ne le prend pas mal mais on est trop différent. Et puis je n'en peux plus de me cacher pour une relation qui est vouée à l'échec. Tu sais très bien que 'nous' ce n'est pas possible, 2 mecs, ennemis depuis toujours. On a rien en commun. Faut pas se voiler le face ce n'est qu'une attirance physique que l'on ressent l'un pour l'autre. Au fond je ne te connais pas et toi non plus, qu'est ce que tu sais sur moi? Et puis se cacher continuellement ce n'est pas ce que je veux. Je suis désolé mais c'est mieux qu'on arrête avant qu'on fasse...une bêtise "
Drago ne répondit rien, trop sidéré et trop blessé pour pouvoir dire quelque chose. Comment Potter pouvait il lui faire un coup pareil? Alors tout ce qui s'était passé ne signifiait rien pour lui? Il avait juste ressentit une attirance physique? Et c'était quoi cette fausse excuse de ne pas vouloir vivre cacher? Si il voulait vraiment dévoiler au grand jour leur relation cela ne le dérangeait pas. Il était prêt à tout sacrifié pour le brun aux yeux verts, même sa vie, ne l'avait il pas prouvé en changeant de camp? Ne s'était il pas fait assez torturé? Cela ne lui suffisait il pas? Mais que devait il donc faire? Apparemment le griffondor ne s'en contentait pas. Pour lui ce n'était qu'une passade, un jeu.
Les sentiments du serpentard n'étaient pas partagé set ça lui faisait mal. Ce qu'il avait enduré avec Voldemort paraissait d'une douceur extrême à côté. Ce n'était peut être pas une blessure physique mais celles du coeur font souvent plus mal et cicatrisent beaucoup moins vite. Affichant son masque d'indifférence - made in Malefoy - malgré la douleur qui le transperçait de toutes parts, il sortit de la salle sans un mot , l'air aussi digne que possible. Il se dirigea vers la salle commune des serpentards, entra dans sa chambre et se laissa tomber sur son lit, la tête dans l'oreiller. Mordant celui ci il poussa un cri de rage qui se perdit dans les plumes d'oies. Il prit son coussin et le jeta à l'autre bout de la chambre, le reste des objets qui ornaient sa chambre suivirent le même chemin: c'est à dire son chaudron, toutes ses fioles qui se brisèrent, ses affaires d'écoles, un vase du 16e siècle qui se cassa également. Une de ses chaussures atterrit dans l'immense miroir au dessus de la commode.
7 ans de malheur. Mais il lui semblait qu'ils avaient commencés bien avant. De toute façon il s'en foutait, maintenant la vie lui paraissait beaucoup moins attrayante, voire fade. Que valait la vie sans lui? Quoi? Quelle était cette phrase débile? Etait ce lui qui l'avait prononcé? Non impossible. Depuis quand un Malefoy s'apitoyait sur lui même? Depuis quand un Malefoy avait besoin de quelqu'un pour vivre? Même si ses parents l'avaient trahis, il restait un Malefoy et il ressortirait de cette épreuve le tête haute. D'abord ce n'était que Potter, ce foutu griffondor qu'il n'avait jamais pu blairer. D'ailleurs il avait raison, leur relation était impossible. Comment aurait il pu, ne serait ce qu'un instant ,l'aimer? Quelle idiotie. Il se leva, répara tout ce qu'il avait cassé et sortit de sa chambre avec son air dédaigneux habituel.
Une petite review bitte? Ca fait toujours plaisir!
