Salut vous.

Devinez qui rentre dimanche de ses vacances et qui déprime?

Cela dit, je suis contente, j'ai terminé deux chapitres ces derniers jours, donc c'est cool!

Comme d'habitude, cœur sur Sarah et Yodrey!

Soran, merci pour tout, tu es si cool et amicale que j'ai du mal à m'en remettre.

Neviy, Val, vous êtes mes queens forever.

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Vendredi.

Toujours aucune nouvelle de Thomas.

Peut-être qu'il avait réellement fait quelque chose de mal? Peut-être que Thomas s'était rendu compte que leur semblant d'amitié ne menait nul part?

Il secoua la tête, et le coup d'épaule de Teresa, assise à ses côtés, lui fit quitter ses pensées.

"Come on, baby! Boude pas parce que je gagne tout le temps!

-Je boude pas.

-Alors pourquoi tu fais ta moue boudeuse?

-Je la fais pas.

-En fait, si.

-Voilà, même Al' le dit!"

Le blond haussa les sourcils, et détourna ses yeux de sa meilleure amie pour regarder la télévision, qui affichait sa terrible défaite à Mario Kart. Il avait la tête ailleurs. Pour perdre comme ça, alors qu'il les battait habituellement à plate couture, ouais, il avait la tête ailleurs.

Son ami tapota sa jambe de sa grande main, et lui offrit un sourire réconfortant.

"Tu sais que tu peux nous parler, hein?

-Mais oui, je sais. Tout va bien, ok?

-J'ai du mal à te croire, là. Tu n'es pas obligé de nous raconter, mais avoue au moins que quelque chose te préoccupe.

-Y'a rien! Vous me souler, je rentre."

Son éclat de voix et de colère surprirent Teresa, et elle le regarda d'un air presque choqué.

"Mais Newt…

-C'est bon, j'ai dis. Je rentre."

Il attrapa sa veste, et ni Alby ni la brune ne tentèrent de le rattraper lorsqu'il quitta la chambre. Pas lorsqu'il était dans cet état. Pas lorsqu'il avait attendu toute l'heure qui venait de s'écouler pour trouver une excuse et se barrer.

Il savait que ça avait été une mauvaise idée d'accepter cette après midi entre potes. De un, Brenda n'était pas là, et elle aurait pu détourner le sujet étant donné qu'elle savait. De deux, il n'avait pas eu envie de venir, mais Teresa avait tellement insisté qu'il avait céder pour être tranquille. Sauf qu'il n'était pas tranquille, parce qu'il commençait à se demander si quelque chose était arrivé à Thomas. Et il refusait d'en parler à ses amis, parce qu'il savait qu'il aurait droit aux "Tu t'inquiète pour rien", aux "Ouuuuh, il est amoureux.". Il aurait pu en parler à Teresa, elle savait mettre de côté l'humour et la taquinerie, mais les regards et les rires qu'elle avait échangé avec Thomas l'agaçait encore. Et c'était sûrement grâce à ce sentiment qu'il savait qu'il commençait à s'attacher vraiment au brun.

C'était trop réel, ces émotions, ces sensations. C'était trop. Pourquoi tout devait-être si brutal? Il se sentait comme violenté par les vagues de sentiments qui roulaient en lui. Pas de nouvelles depuis 5 jours et il paniquait en imaginant Thomas sur un lit d'hôpital? Ce n'était pas lui, ça. Pas lui, avant. Avant Thomas, les gens pouvaient disparaitre 10 jours sans qu'il ne se pose la moindre question. Qu'est-ce qu'il lui avait fait?

Question rhétorique. Parce qu'il savait.

Quoi qu'il en dise, il commençait à tomber amoureux.

Sans préalable, sans rien voir arriver, son coeur le trahissait ainsi.

"Fais chier."

Ouais. Ca craignait.

Lui qui avait prit l'habitude de laisser les choses se faire, se passer, et qui s'était persuadé que la prochaine fois qu'il aimerait, ça serait facile, il s'était bien trompé. Aimer n'était jamais facile. Tout le reste? Il suffit de prendre de la distance, de s'éloigner. Mais l'amour? L'amour, c'est un besoin, pas seulement un désir égoïste. Et on ne peut pas prendre de la distance quand il s'agit de quelque chose d'aussi important.

Il démarra sa voiture après 3 minutes passées à chercher son cable auxiliaire pour mettre de la musique, et la voix de Phil Collins résonna dans l'habitacle.

Tell everybody I'm on my way

New friends and new places to see

Et actuellement, il aurait aimé être sur son chemin. Sur un autre que celui qui menait chez lui, avec ce silence pesant lorsque son père rentrait, et ce bruit énervant lorsqu'il n'était pas là. Il adorait sa soeur, mais ces derniers jours, la voir lui rappelait Thomas. En fait, tout lui rappelait Thomas. Le moindre détail, un pancake, un rire lointain, des grains de beautés. C'était trop.

Mais tout ce qui concernait Thomas semblait le plonger dans l'excès.

Parce que pour la première fois depuis des mois, il ne maîtrisait plus ses sentiments, ni son coeur. Il ne maîtrisait plus rien, en fait. Et il avait beau maintenir sa façade calme et tranquille, nonchalante et flegmatique, au fond, ne pas voir Thomas le mettait dans tout ses états. Il perdait presque pieds dans cette avalanche d'émotions qu'il avait perdues de vue depuis longtemps. Avait-il même déjà ressenti ça?

Il sursauta en se faisant klaxonner, et fixa le feu vert en face de lui. Merde. Etait-il si distrait? Il continua sa route en se concentrant sur la musique qui défilait, et lorsqu'il se gara devant chez lui, il n'avait qu'une envie, se mettre en pyjama et se rouler en boule dans son lit avec un livre de J.K Rowling . Et c'est exactement ce qu'il fit. Il jeta ses fringues sur le sol -trop contrarié pour ranger-, enfila son bas de pyjama, un espèce de legging trop grand avec un pull Serpentard qui faisait deux fois sa taille, et s'affala sur le ventre, avec un Harry Potter dans les mains. Il avait beau les avoir lu 15 fois chacun, il ne s'en lassait pas. L'univers, la plume de l'auteur, les personnages, l'intrigue, tout était si prenant et si intense. Chaque roman le laissait en haleine, malgré qu'il les connaisse par coeur.

C'était dans ces moments-là qu'il était heureux d'être anglais, car sa nationalité lui permettait de lire ces chefs d'oeuvre dans la langue originale. Et rien n'était meilleur que ça. Que se dire qu'il lisait les mots que JK avait passé des heures à remanier, jusqu'à trouver le parfait, celui qui collait le mieux. C'était beau, et encore une fois, Newt aima un peu plus chaque phrase. Elles résonnaient en lui, l'apaisaient, le calmait, et son esprit devenait plus serein. Comme s'il s'éteignait, ou du moins, partait de la réalité pour s'enfuir à Poudlard.

Jusqu'à ce que sa mère frappe à sa porte.

Il glissa doucement son marque page là où il s'était arrêté, et il sourit en constatant qu'il venait de passer 3 heures plongé dans son livre. Rien n'était plus thérapeutique que la lecture. S'évader avec les mots de quelqu'un d'autre avait quelque chose de très satisfaisant, même s'il y avait un côté presque flippant. De se dire qu'une personne inconnue pouvait vous faire ressentir plus que la plupart de vos amis. Parce qu'un bon livre vous fait frissonner, pleurer, rire. Pas en même temps, ou peut-être que si, mais il le fait. Il vous fait oublier la réalité, le monde, les gens, vos peurs, vos craintes, tout. Vous n'existez plus pendant une fraction d'éternité.

"Thomas is here, honey."

Sa fraction d'éternité se brise, et c'est toujours la même chose.

Revenir dans le monde réel, avec tout ce qui nous enchaîne et nous étouffe.

Sempiternelle déception.

Mais pas cette fois, non, pas cette fois. Parce que cette fois, Newt quitte le monde d'Harry Potter pour celui de Thomas Edison.

Et c'est 10 000 fois mieux.

"Tell him to come."

L'air étonné de sa mère le fit sourire, et elle finit par hocher la tête, avant de redescendre.

Le son de ses pas dans les escaliers, sa voix, celle de Thomas, lointaine, Sonya qui rit. puis, de nouveau des pas dans les escaliers. Pas ceux de sa mère, il n'entendait pas les talons. Des plus légers, plus… timides.

Puis, un toquement discret à sa porte.

"Entre!"

Il poussa son livre d'une main presque impatiente, et se redressa, assis en tailleurs sur son lit presque trop grand pour lui seul.

Peut-être qu'il aurait pu s'habiller mieux, ou se rhabiller, ou ne pas être en pyjama, les cheveux en bataille, avec ses lunettes de lectures. Mais en fait, il n'avait pas envie de faire semblant. Pas envie de faire comme s'il était toujours parfait. Pas envie de se préparer pour voir le garçon qui lui plaisait. Juste envie d'être lui, et de laisser Thomas le voir comme il était.

"Salut Tommy."

Et en fait, le surnom glisse tout seul. Comme s'il avait toujours là, sous-jacent, à attendre le bon moment pour sortir.

Aujourd'hui était le bon moment. Parce qu'ils étaient fatigués, et parce qu'ils étaient exactement sur la même longueur d'onde. Chacun de leur côté, ils retenaient un soupir de soulagement, comme si rien que le fait de se voir, rien que le fait que leurs regards se croisent et s'accrochent leurs suffisaient pour aller mieux, ne serait-ce qu'un peu.

Et c'était sûrement exagéré, abusé, peut-être qu'ils en faisaient trop, mais ce n'était pas grave, parce qu'ils exagéraient ensemble.

"Tommy?"

Newt haussa les épaules, et l'ambiance se détendit finalement lorsque Thomas laissa échapper un petit rire, suivit d'un :

"D'accord."

C'était tout. Rien de plus, juste un d'accord, et une acceptation silencieuse.

Alors Newt se leva, et doucement, s'approcha du brun. Et Thomas lui tendit sa joue, comme ça.

Comme ça.

Et là, juste là à cet instant, Newt le vit.

Il vit que Thomas avait lâché prise. Qu'il avait arrêter de se battre contre ce qui le retenait, ce qui l'effrayait. Dans ses yeux, dans ses gestes, dans son sourire. C'était comme si plus rien ne pouvait l'empêcher de faire quoi que ce soit.

Et il se sentit petit, pour la première fois en sa présence.

Parce que dans les yeux whisky du brun, il voyait une lueur qu'il ne voyait pas avant.

Une lueur qui lui donnait de l'espoir.

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C'était comme le premier jour.

Comme il y avait un mois. Ou était-ce 3 semaines? Ou… hier? Il n'en savait rien. Il lui semblait que le temps avait à la fois cessé de s'écouler et à la fois qu'il passait bien trop vite depuis qu'il avait rencontré Newt pour la première fois.

C'était comme le premier jour.

Lui, devant la porte, ne sachant pas ce qu'il allait trouver derrière. Et si Newt lui en voulait pour ne pas lui avoir donné de nouvelle, ni répondu aux messages? C'était un risque, un gros risque. Et si ça arrivait, il ne pourrait s'en prendre qu'à lui-même.

C'était comme le premier jour.

Sauf que ce n'est pas Newt ouvrit la porte, mais sa mère. Mais, comme le premier jour, Sonya se précipita dans ses jambes, et réclama un câlin.

Et, comme le premier jour, il accepta.

Mais la premier jour, il n'était pas monté dans la chambre de Newt. Il n'avait pas non plus sentit son coeur battre un peu plus fort en le voyant assis sur son lit, dans un pull trop grand, avec des lunettes sur le nez. Il n'avait pas pensé "Il est beau", et il n'avait pas apprécié se sentir en harmonie avec lui même. Plus de bataille, plus de lutte. Il était attiré par Newt. C'était un fait. Il l'avouait.

Tout comme il avouait que le "Tommy", il l'aima un peu trop.

Alors il tendit sa joue, et lorsque les lèvres du blond l'effleura, l'idée de tourner la tête pour embrasser un autre garçon ne le rebuta pas.

Et pendant qu'ils s'asseyaient sur le lit, le surnom "Tommy" repassait en boucle dans sa tête. Tommy. Pourquoi personne ne l'avait appelé comme ça avant? Ou peut-être que si, mais que ça ne l'avait pas marqué.

"Comment tu vas?"

C'était une question posée doucement, presque avec inquiétude, et Thomas réalisa soudainement que Newt avait pu se faire du soucis.

"Je vais bien. Je veux m'excuser, pour ce silence, pour cette absence. Je sais que j'avais dis que j'allais passer, et je ne vais pas me chercher des excuses, mais je voulais que tu saches que j'ai rentabiliser ce temps. J'ai bien réfléchis, à plein de trucs, et je me rend compte que grâce à toi, j'ai … grandis."

Il se sentait tellement mûrit, tellement différent.. d'avant, de ses amis, de tout. Comme si un fossé était en train de se creuser, mais que, par dessus ce fossé, Newt tissait un pont.

"Thomas, tu n'as pas à t'excuser. Parfois, on a juste besoin de temps à nous, pour nous. Je me suis juste inquiété, pour être honnête, parce que ça commençait à être long. Mais je ne veux pas que tu te sentes obligé de me répondre et tout ça."

Puis il passa une main dans ses cheveux blonds, et remonta ses lunettes sur son nez, ses doigts dépassant à peine de sa manche de pull, et le mot adorable s'insinua dans le crâne de Thomas. Perturbant.

Tout comme c'était perturbant de voir Newt comme ça. Pas dans ses fringues habituels, juste… comme il était. Ca lui donnait un air plus jeune, un air d'étudiant fatigué. C'était une facette de lui que le brun n'avait pas rencontré, et il se sentit touché que Newt le laisse la voir. Parce que se laisser voir lorsque nous sommes dans l'endroit et la tenue la plus réconfortante qu'on a, c'est laisser une possibilité aux autres de nous blesser. Ou de nous aimer un peu plus.

Et Thomas prit la seconde option.

"J'ai eu mon bac.

-Je sais. Minho me l'as dis."

Et bien qu'il se sentait encore honteux de ce coup de téléphone, il ne s'excusa pas, parce qu'il savait, il sentait, que Newt ne voulait pas qu'il s'excuse.

"Il a l'air plutôt sympa, d'ailleurs.

-Il l'est! C'est mon meilleur ami depuis 15 ans, tu sais?

-Vraiment? C'est énorme…"

L'air impressionné de Newt fit sourire Thomas, et il se dit que vraiment, dans cette chambre couverte de posters, de post-it et de photos polaroids, Newt était différent. Plus enfantin, peut-être? Comme s'il n'avait plus de conduite à tenir.

Puis il réalisa que c'était une des premières fois qu'ils étaient réellement seuls ensemble, et ce pour une durée indéterminée. Avant, ils savaient que c'était 10 minutes jusqu'à l'ouverture de l'école, ou 1h jusqu'au retour de Sonya des jeux, ou 20 minutes, dans une voiture. Jamais comme ça, comme.. comme avec ses amis, sa famille, sa soeur. C'était étrange de se dire qu'ils se connaissaient si bien juste en se voyant en petites parcelles de temps.

Et il failli paniquer en prenant conscience de ça. Puis, lorsque Newt lui demanda de lui parler de Minho, il se rendit compte que c'était stupide. C'était tellement stupide, de se prendre la tête pour ça.

Il n'avait qu'à être lui-même.

Parce que "Je t'aime bien, Thomas Edison."

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-x-

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"Alors, tes retrouvailles avec ton chéri?

-C'est pas des retrouvailles si on s'est jamais perdus, Rachel."

Et alors qu'il rejoignait sa chambre, il entendit sa soeur crier :

"TU NE ME REPREND PAS SUR LE TERME "CHERIIIIIII!""

Il ne put s'empêcher de sourire, et se laissa tomber en étoile sur son lit. Il aurait pu aller avec elle, discuter, lui parler de toutes ces nouvelles émotions qui l'emplissait, mais il ne voulait pas. Il voulait les garder pour lui, encore un peu, le temps de les apprivoiser, de les caresser, de s'émerveiller devant l'éveil de ces sentiments naissants. Il se demandait vraiment comment il avait pu rejeter ça, et surtout, ne pas comprendre avant. La seule explication plausible était qu'il n'avait clairement jamais connu ça avant. Cette sorte de connexion, de lien, de fusion entre son âme et celle de quelqu'un d'autre. Comment avait-il pu être si stupide pour rejeter cette chose incroyable juste parce que Newt était un garçon?

Sa mère avait été la troisième et le coup fatal du trio qui avait fait volé en éclat son déni. Rachel, Minho, elle.

Il se passait quelque chose entre Newt et lui.

Quelque chose de magique.

Quelque chose qu'il ne pouvait plus nier après cette après-midi. Parce que bien qu'ils n'aient rien fait d'autre que rester affalés sur le lit du blond, à parler, à écouter de la musique, à rire, à se raconter des anecdotes, ou simplement à rester allongés sans se parler, il avait ressenti cette chose entre eux. Comme une sorte d'électricité, ni agressive ni irrésistible, mais plutôt harmonieuse et patiente. Comme si elle savait qu'elle n'avait qu'à attendre pour se mettre à briller et à éclater en étincelles lumineuses.

Oui, maintenant, il arrêtait de réfléchir en ce qui concernait Newt. Il allait se contenter de vivre, de ressentir. Peu importe vers quoi ça le menait, il ne reculerait plus.

Il n'avait plus peur.

Il roula sur son lit pour allumer sa chaîne hi-fi, antique relique du passé qu'il continuait d'adorer, tout comme il continuait de venerer et d'acheter des CDs. C'était sa façon de respecter les artistes qu'il aimait.

La voix cristalline et douce de Lana Del Rey envahit soudainement sa chambre, le silence et ses sens, et il se rallongea en étoile.

Et, les yeux fermés, il se laissa emporter. C'était brutal, mais si tendre en même temps. Comme si sa tête et son monde tournait sans s'arrêter, mais comme une caresse amoureuse sur sa joue. C'était comme ça, Lana. Ca avait toujours été comme ça, lui et la musique. Comme une sorte de relation fusionnelle, dans laquelle chacun donnait à l'autre. Elle, elle lui donnait la force, le courage, l'oublie. Et lui, il lui donnait son âme, ses peurs, ses craintes. Elle prenait tout, emportait tout. Loin de lui.

Rien de plus n'existait. Juste cette femme, qu'il ne connaissait pas, qui lui murmurait des mots qui le faisait rire, pleurer, sourire. Des mots qui le heurtait, le brutalisait, l'aidait à se relever ou le poussait à s'enfoncer plus encore.

C'était planant. Plus de pensées, plus de douleurs, plus rien. Juste cette magie, ces paroles, ce son envoûtant.

Oui, c'était ça, il planait.

Il volait, il touchait le ciel.

Son corps ne touchait plus la terre, et il savait que la musique était une drogue assez puissante pour le faire se sentir comme s'il avait fumé un joint.

Elle était aussi addictive que l'héroïne. Elle nous déconnectait de la réalité avec la même facilité qu'une injection.

Et ce sentiment de ne plus appartenir à cet univers, à cette humanité, de se dissoudre dans cette éternité, la musique n'était plus seule à le lui procurer. Ils étaient deux à le faire se sentir ainsi, maintenant.

La musique, et Newton Isaac.

Newton Isaac le faisait se sentir comme Lana Del Rey le faisait. Il le touchait, lui parlait, savait quels mots utiliser et lesquels bannir. Il le faisait oublier la réalité, le temps qui passait, ses inquiétudes. Il lui faisait tourner la tête, battre son coeur, planer.

Newton Isaac était aussi planant que Lana Del Rey et ses chansons enivrantes.

Oui, il l'était.

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Eh, je crois que ça se sent dans cette fiction, ou alors, ça va se sentir, mais je suis fan de Queen. Par conséquent, j'ai été voir Bohemian Rhapsody, et il est juste mythique, comme Freddie l'as été et le sera toujours. Allez le voir.

Ah aussi, faut vraiment aller lire A Maze Of Words, de Soran-M.

Kisskiss