Bonjour !
Voilà, encore désolée pour l'attente (Conscience : Tu t'es peut-être pas déjà assez excusée, on dirait...), et je le publie dès maintenant vu que j'ai un peu de temps avant d'aller manger (On s'en fout !) Mais ta gueule Conscience !
Le prochain chapitre devrait malheureusement pouvoir sortir seulement le vendredi 3 février, même si je verrais si je peux écrire un chapitre dimanche pour le poster le vendredi 27, mais c'est pas gagné. Donc on va dire pour le vendredi 3, ça ne fera pas de mauvaise surprise.
Disclaimer : rien ne m'appartient, à part mes OCs (Vous pouvez pas savoir à quel point cette phrase lui avait manqué...)
Réponse aux reviews :
NeferGwen : En fait la ressemblance entre la mère de Lilith et Bay, c'est un peu une coïncidence et un peu un lien ''biologique'', quoique pas au sens exact du terme... Et noooon, Marco ne devient absolument pas un papa-poule... Juste un peu :)
JeTapeL'Incruste : L'orage est pour le prochain chapitre, l'orage est pour le prochain chapitre, on est pas pressé, comme tu le dis si bien... Puis pour la mort de Frederick je suis pas pressé non plus. Pas du tout. Parce que je vais chialer comme une madeleine sur mon clavier en l'écrivant. Et bien sûr que je sais comment il va finir... Va falloir préparer le paquet de mouchoirs je pense...
lyra lupa : Voilà, j'ai fait mon maximum pour qu'il sorte le plus tôt possible - merci les profs absents :) -
Bonne lecture !
Les conversations mentales entre Marco et Lilith sont en italique.
Marco invita Bay à le suivre, et toujours titillée par la curiosité elle le suivit, fixant avec insistance l'enfant dans ses bras, qui finit par rougir sous le regard insistant, mal à l'aise.
- Onii-san, elle arrête pas de me fixer...
Le blond se retourna sur son amie. Il se doutait bien qu'elle était intriguée, mais quand même, on ne fixait pas les gens ainsi, par pur politesse.
- Tu pourrais arrêter ? Lilith n'aime pas, yoi.
La bleue sursauta. Comment il pouvait savoir que... ? Elle secoua la tête. Pour une fois avec Marco, elle préférait rester dans l'ignorance. Surtout avec la lueur dans ses yeux... Ils arrivèrent devant le Yonkou, et la petite s'échappa de la prise de Marco pour aller s'asseoir sur ses genoux.
- Tu as vu Oyaji, j'avais bien dit que Marco était de retour !
- Gurarara, je vois ça Lilith, tu l'as mis au courant de tes bêtises ?
La petite détourna le regard et sifflota, entraînant les rires de l'équipage, tandis que le premier commandant eut un soupir fatigué. Bay allait signaler sa présence quand Shirohige arrêta de rire et l'interrompit.
- Pas besoin de ça avec moi ma fille, je suis vraiment heureux de te voir. Je te présente Lilith, la petite dernière. Lilith, je te présente Whitney Bay, une de mes alliés, elle fait partie de la famille.
L'enfant la regarda avec appréhension, et redescendit sur le pont. Elle était mal à l'aise avec la femme aux cheveux bleues, comme avec tous les étrangers, mais cette impression était renforcée par le fait qu'elle ressemblait à sa mère. Elle n'aurait jamais cru cela possible. Après tout, sa mère avait été une elfe noir, et les elfes s'enorgueillissaient pour la plupart de leur différence avec les humains. Mais il y avait un vague air de ressemblance, une similitude qu'elle n'arrivait pas à comprendre et cela lui faisait peur. Elle leva les yeux vers son Familier qui l'observait avec inquiétude et lui en fit part. Le commandant sourit et se mit à sa hauteur pour lui caresser les cheveux.
- Tu ne crains rien avec Bay, et je suis sûr que vous allez bien vous entendre. La ressemblance ne veut rien dire, d'accord ?
Elle hocha la tête, et se dirigea résolument vers la jeune femme. Enfin, elle essaya, puisque quand celle-ci la regarda droit dans les yeux elle fila se réfugier derrière Marco, peureuse.
- Je peux pas, je peux pas, elle lui ressemble trop ! paniqua-t-elle.
Ses frères la regardaient le sourire aux lèvres, elle était adorable comme ça... Et ils se souvenaient qu'elle avait été aussi mal à l'aise avec eux, donc ça ne les étonnait pas.
Bay soupira, elle trouvait ça au contraire désespérant, pourquoi son père avait décidé de la garder, c'était un mystère. Une trouillarde pareille... Elle s'approcha de l'enfant et s'accroupit à sa hauteur. Elle voulait tout de même savoir pourquoi elle la fuyait. Elle planta ses yeux dans ceux de chat et lui sourit.
-Je suis enchantée de faire ta connaissance Lilith.
L'enfant se déroba à son regard, se réfugiant encore plus derrière les jambes de Marco.
- Pourquoi as-tu peur ? demanda la capitaine.
La réponse se fit dans un murmure.
- Parce que... parce que vous ressemblez à ma mère.
Sa bouche s'ouvrit sur un ''o'' de surprise. Elle s'était attendu à tout, sauf ça. Marco poussa dans le dos l'enfant pour qu'elle s'avance, mais celle-ci résista, jetant un regard noir à son Familier.
- Envoies-moi à l'abattoir pendant que tu y es !
- Lilith, arrête de faire l'enfant. Bay n'est pas ta mère, alors dis-lui bonjour. Sinon pas de cookies.
- Tu l'auras voulu.
Elle céda face au chantage, et se mit face à la capitaine.
- Bonjour, madame.
- Appelle-moi Bay, j'ai l'impression d'être une vieille en t'entendant, rit-elle.
- C'est peut-être le cas.
Silence sur le navire. Marco plaqua sa main contre son front mais pourquoi, pourquoi fallait-il que Lilith ne puisse pas s'empêcher de s'attirer des ennuis ?
- T'avais qu'à pas me faire du chantage aux cookies. Na.
Il allait répliquer à sa compagne d'âme quand Bay éclata de rire.
- Tu n'es finalement pas peureuse, petite !
- J'suis pas petite ! Et j'suis pas peureuse ! rétorqua immédiatement la demi-elfe, hargneuse, en tirant la langue.
Bay soupira, amusée. Une fois que l'enfant était mise en confiance en fait, elle avait un sacré caractère... Mais ça restait une gamine, sa place n'était pas sur un navire pirate... Elle croisa le regard de Marco. Il semblait plus calme, moins à vif que tout à l'heure, et elle lisait dans les orbes bleus qu'il lui expliquerait plus tard. Pour le moment...
- Fils, pourrais-je te parler deux minutes en privé ? Bay, tu es aussi conviée.
En fait, elle saurait peut-être plus rapidement que prévu.
Le blond rechignait, il venait de retrouver Lilith et il n'avait pas envie de la quitter tout de suite...
- Tu peux y aller, tu sais, je ne t'en voudrais pas, puis on a tout le reste de la journée !
Le commandant soupirait, puis rejoignit avec la bleue leur Oyaji dans sa cabine, tandis que Thatch lui fit signe qu'il s'occuperait de l'enfant en attendant.
La demi-elfe s'étala sur la table des commandants au réfectoire, elle avait suivi à sa demande Thatch à la cuisine, mais elle s'ennuyait... Elle ferma les yeux, se perdant dans ses souvenirs.
Quand, tout à coup, deux ombres la recouvrèrent. Elle sortit de sa rêverie et ouvrit brutalement ses paupières. Elle reconnu le premier homme, les trois cicatrices qui barraient son visage l'avaient marqué quand elle l'avait soigné. Elle chercha son prénom, et finit par le retrouver.
- Patrick ? Et... ?
Elle examina le second homme, qui lui était inconnu. Il devait faire au moins deux fois la taille de plus que le premier, mais elle n'eut pas l'impression d'être écrasée par sa présence. Il avait les cheveux noirs très court, qui faisait comme du duvet, un nez qui avait dû être cassé un nombre incalculable de fois, une barbe lui mangeait les joues, tandis que ses yeux noirs pétillaient d'amusement. Il lui tendit la main.
- Loki, fuku-taisho de la première division. Enchanté de te rencontrer, petit poussin.
- Non, son surnom officiel, c'est Brindille, rétorqua le blond en souriant.
L'enfant fit la moue en gonflant ses joues, vexée. Le vice-commandant appuya alors dessus pour expulser l'air.
- Allez, fais pas la moue, on plaisantait, hein Pat' ?
- Tout à fait.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? demande-t-elle par curiosité et avec un brin d'inquiétude, d'habitude elle ne côtoyait que les commandants et les infirmières, alors elle ne connaissait pas la raison qui auraient pu pousser les deux hommes à venir vers elle.
- Eh bien en fait comme Pat' est pas de corvée et moi non plus, et qu'on a remarqué que tu avais l'air de t'ennuyer, on s'est dit qu'on allait te proposer de jouer avec nous aux cartes.
Elle haussa un sourcil, intéressée. Loki sortit un paquet de cartes de sa poche et n'attendit pas qu'elle accepte pour s'asseoir et le poser sur la table, un sourire vainqueur sur les lèvres.
- Sais-tu jouer au poker ?
Elle retint un sourire. Il y avait un jeu du même nom sur Autremonde... Et si c'était les mêmes règles... Elle eut mentalement un rire démoniaque. Extérieurement elle fit l'innocente.
- Non, comment ça se joue ?
Les deux hommes échangèrent un regard complice et Patrick s'installa tandis que Loki expliquait les règles. C'était celles que l'enfant connaissait. Ils demandèrent au chef cuisinier des gâteaux, parce qu'ils n'allaient pas jouer avec de l'argent avec Lilith s'ils tenaient à leur vie. Ils ne voulaient pas imaginer comment papa poul... Pardon Marco réagirait.
La demi-elfe perdit exprès les premières parties, pour étudier ses adversaires, et voir si elle pouvait compter les cartes. Et malheureusement pour les deux pirates elle finit par jouer comme elle en avait l'habitude, c'est à dire en comptant les cartes, observant les mimiques des deux hommes...
Ils furent plumés petit à petit, et comme c'était bientôt l'heure du repas plusieurs de leurs frères s'étaient agglutinés autour d'eux, curieux, et un peu étonné de voir les deux pirates se faire battre par une gosse.
Loki et Patrick s'entre-regardèrent. Ils avaient visiblement eu une très mauvaise idée, la petite fille arrivait toujours à savoir à peu près ce qu'ils avaient dans leur jeu, à croire qu'elle lisait dans leur esprit... Alors à la guerre comme à la guerre, ils décodèrent d'un commun accord silencieux de tricher pour ne pas perdre la face.
Ils finirent par gagner tout de même, bon gré mal gré, et Lilith fixa les cartes étalées devant eux avec suspicion. Elle aurait juré que c'était le cinquième As qu'elle voyait défiler... Mais les deux adultes n'auraient tout de même pas triché avec elle, non ? Ils n'étaient pas mauvais joueurs à ce point... Elle soupira puis rangea les cartes avant de tendre le paquet à son propriétaire qui le reprit. Loki eut un sourire narquois avant de prendre un des gâteaux qu'il avait durement gagné, et le mangea juste sous le nez de l'enfant pour la faire rager, il aimait bien quand elle s'énervait, elle était adorable. Sauf que ça ne se passa pas comme il l'avait prévu... Vu que l'enfant utilisa un sortilège d'attraction pour lui piquer ses gains, laissant ceux de Patrick, et défiant désormais le vice commandant de les reprendre.
- Hey, c'est pas du jeu ! s'indigna-t-il sous les rires encore discrets des autres pirates présents.
- Comme de tricher, répliqua-t-elle sans trop réfléchir.
Le visage de Loki devint pâle. Très pâle. Et Lilith comprit vite.
- Espèce de sale bouse de traduc* ! s'emporta-t-elle en reprenant inconsciemment une insulte de sa planète natale et en passant au tutoiement. T'as osé tricher contre une enfant, t'as pas honte ?
Les pirates commencèrent à ricaner un peu plus fort, et le vice commandant opta pour la solution qu'il jugeait la moins dangereuse : la technique du miroir.
- Même pas vrai ! En plus c'est toi qui a commencé à tricher !
La demi-elfe s'offusqua de ce mensonge.
- C'est faux ! Tu supportais juste pas l'idée que tu puisse perdre face à moi !
Les deux se foudroyaient du regard, aucun ne voulant céder à l'autre, jusqu'à ce que Frederick, alerté par un des cuisiniers, ne s'interpose.
- Vous deux, stop ! Franchement, vous n'avez pas honte ?
- Mais il a triché ! s'indigna la petite fille.
Le second commandant soupira.
- C'est pas une raison Lilith, laisse-le être mauvais joueur et avoir des problèmes avec sa conscience. Surtout que comme Marco ne savait pas quand Oyaji le libérerait, il m'a prié de te donner quelque chose... J'avais l'intention d'attendre la fin du repas, cependant il faut qu'on t'éloigne du vice-commandant de Marco s'il ne veut pas se retrouver sur le mur de la honte, j'ai pas raison ? Alors éteins ta magie, ordonna-t-il gentiment sans attendre la réponse.
La petite cacha ses mains, qui commençaient à s'illuminer d'un halo bleuté, derrière son dos et éteignit sa magie en faisant une moue innocente qui ne dupa pas le second commandant. Il la connaissait bien... Il secoua la tête, amusé, et lui fit signe de le suivre.
Il alla jusqu'à sa chambre, la demi-elfe trottinant en grommelant derrière lui, et sortit d'un tiroir de son bureau enseveli sous des piles de rapports non-terminés le paquet que lui avait remit le phénix tout à l'heure. Un simple papier brun entouré d'une ficelle, mais l'enfant le récupéra comme s'il s'agissait de cristal, ou de tout autre matière précieuse et fragile. Elle s'assit sur le lit et commença à défaire précautionneusement le nœud. Elle écarta ensuite les replis du papier et prit avec délicatesse les deux objets qu'il contenait.
Un bracelet avec l'emblème des Shirohige gravé dessus et une dague.
Une larme glissa le long des joues noires de l'enfant, suivie de ses jumelles, et Frederick commença à paniquer. S'il avait su il aurait attendu que Marco soit là, il n'était pas vraiment doué pour consoler... Il s'assit à côté d'elle et la prit dans ses bras gauchement, avant d'essuyer l'eau sur la peau de la petite fille qui renifla.
- J'vais me faire tuer par Marco s'il te voit avec les yeux rouges... tenta Frederick pour essayer de la faire rire.
Elle eut un petit sourire.
- Non, il comprendra.
Elle attacha la dague sur sa cuisse, vérifiant qu'elle pouvait aisément la sortir, puis tourna le bracelet entre ses doigts avant de l'enfiler, et un sentiment de quiétude l'emplit. Elle ne l'avait jamais dit, même à son Familier, mais elle avait toujours eu une partie d'elle qui avait encore peur qu'ils l'abandonnent, qu'ils décident qu'elle ne faisait pas partie de leur famille. Et ce bracelet changeait tout. Parce qu'il portait la marque des Shirohige.
La marque de sa famille.
Elle se leva brutalement et prit son frère par le bras.
- Viens Fred, on va retrouver Marco !
Le commandant la suivit, pensant néanmoins que leur Oyaji ne serait pas forcément heureux d'être interrompu mais le sourire de Lilith était communicatif, et elle semblait tellement apaisée comparé à d'habitude – et pourtant il avait toujours eu l'impression qu'elle était heureuse, il ne comprenait pas en quoi le bracelet faisait la différence – que le Yonkou ne leur en voudrait sûrement pas. Enfin, il espérait.
La petite retrouva étonnement bien le chemin jusqu'à la chambre de leur Oyaji, à croire qu'elle avait un plan du navire dans la tête – même lui s'y reprenait parfois à deux fois avant de trouver son chemin sur le bateau. Les mauvaises langues racontaient que c'était parce qu'il avait un mauvais sens de l'orientation.
Lilith toqua deux fois avant d'abaisser la poignée et d'entrer sans attendre qu'on le lui dise, entendant la fin de la conversation que menait son compagnon d'âme, la bleue et le géant. Qui la fit perdre sa bonne humeur. Elle bégaya, pour vérifier qu'elle avait bien compris, sous le regard désolé du blond :
- Il y auraient d'autres sortceliers sur Grand Line ?
MOUAHAHAHAHAHAHA ! Je suis démoniaque à finir sur une phrase pareille moi XD Je sens qu'il va falloir que je prépare le bouclier à tomates...
Prochain chapitre vendredi 3 février, alors à la prochaine !
Ah, et pour les tomates et commentaires, c'est dans les reviews... pas besoin que je vous montre la direction je pense...
Bye !
P.S : un traduc, pour ceux qui se posent la question de l'insulte, c'est un genre de gros boeuf laineux élevé pour sa viande et sa laine, et qui sentent très mauvais. Et qui font de très grosses bouses. Loki fait bien de ne pas connaître l'insulte...
