Coucou tout le monde !
Je profite d'avoir momentanément internet pour poster ce chapitre en remerciant les soixante-six lecteurs qui se sont penchés sur la dernière actu de cette fic et tout particulièrement ceux d'entre-eux qui m'ont laissé une review ou ajoutée à leurs favoris. Ca compte énormément pour moi.
Petit hors-sujet, pour ceux qui liraient Pride of Time ; la suite du chapitre 8 est presque au point, je vous promet de tout faire pour la poster demain soir ! Sinon vous aurez le droit de me lancer des tomates pourries virtuelles, je ne me défilerai pas !
Sur ces bonnes paroles, bonne lecture ! :)
Mésentente
Une fois que nous fûmes arrivés dans sa chambre, la porte se referma derrière nous et Tom s'éloigna brutalement de moi. Mon cœur se serra à l'idée que ce geste ne soit qu'annonciateur de ce qui allait suivre.
Il enleva machinalement sa robe d'uniforme et alla soigneusement la ranger dans son armoire. Le silence qui régnait était pesant et la tension presque palpable.
-Tu… tu as passé de bonnes vacances ? demandai-je à mi-voix.
Au lieu d'apaiser l'atmosphère comme je l'espérais, mes mots semblèrent empirer la situation. Tom se retourna et me regarda avec un air froid sur le visage. Je me maudis d'avoir ouvert la bouche. Il vint lentement vers moi, saisissant au passage sur une étagère, un exemplaire de la Gazette qu'il jeta avec une violence surprenante sur le bureau, juste à côté de moi. Je fermai les yeux. Je connaissais bien cette édition du journal sorcier. Gabriel me l'avait montrée dès le jour où elle était parue, visiblement ravi que j'en fasse la première page…
-Moins appréciables que les tiennes si j'en juge par ceci, cracha-t-il alors, venimeux.
Je gardai les yeux baissés sur la photographie qui avait capturé la fin de la danse du Nouvel An… Ce fameux moment où Cyrus me faisait un délicat baisemain sans que je ne laisse apparaître la moindre réaction.
-Ce n'est… nous…
-Vous quoi, Ginevra ? railla froidement Tom. Vous passiez un bon moment, c'est ce que tu cherches à dire ?
Il contenait sa colère, mais j'aurais presque pu la toucher du doigt tellement elle me paraissait dense. Aussi, je sentais qu'elle commençait à m'atteindre progressivement.
-Peut-être bien, mais ce n'est pas un crime à ce que je sais, nous étions à une soirée, nous dansions, rien d'anormal, fis-je sans doute un peu trop sur la défensive.
Ses yeux n'avaient désormais plus rien du noir chaleureux que je leur connaissais mais semblaient briller de cette lueur rouge que je commençais à redouter. Je pouvais presque voir sa Magie crépiter furieusement autour de lui et, dans un geste instinctif, ma main glissa vers l'intérieur de ma robe, là où se trouvait ma baguette.
-C'est Cyrus White ! Tu ne peux pas simplement te conduire comme… te conduire ainsi avec lui.
-Oh vraiment, je ne peux pas ? répétai-je, préférant ignorer le fait qu'il avait sans nul doute failli m'insulter. Et qui a décrété ça ? continuai-je, à la limite de la provocation. Lui au moins à l'avantage d'être honnête, contrairement à toi.
Je savais qu'il aurait mieux fallu me taire et attendre que sa colère passe, mais je n'en étais tout simplement pas capable. Tout en moi me criait de me rebeller. Il n'avait aucun droit de…
Sans que je ne l'ai vu esquisser le moindre mouvement, je remarquai soudain que Tom serrait désormais sa baguette entre ses doigts, des étincelles furieuses s'en échappant.
-Je te demande pardon ? siffla-t-il dangereusement.
-Ce serait bien la première fois ! répliquai-je, ignorant volontairement la question qu'il avait voulu formuler et la présence presque enivrante de sa magie furieuse qui semblait tourbillonner autour de moi.
-Ginevra… fit-il sur le ton de l'avertissement.
-Cette discussion est terminée. Je m'en vais ! m'emportai-je.
Rien de bon ne viendrait de ce dialogue de sourds.
Mais alors que je posais la main sur la poignée et commençais à ouvrir la porte, celle-ci claqua soudain et je me vis forcée de lâcher vivement la poignée qui irradiait de chaleur. La main de Tom se plaqua férocement sur le bois de la porte, tout près de mon visage. J'entendis le verrou s'enclencher et une lueur bleuâtre sembla soudain imprégner le bois. Je me tournai de nouveau vers lui, une appréhension sourde me gagnant lentement. Son regard était meurtrier et malgré moi, je déglutis.
Toujours énervée, je tentais malgré tout de garder contenance et glissai sous son bras pour aller m'asseoir sur le rebord de la fenêtre, bien décidée à l'ignorer si je ne pouvais quitter sa chambre. Je jetai un regard dans sa direction, songeant un instant à me défendre et à forcer le passage hors de ses appartements…
Il s'était éloigné de la porte pour aller s'appuyer sur le pied de son lit à baldaquins. Les bras croisés, il me fixait patiemment, offrant une image en parfait contraste avec celle qu'il affichait juste une minute auparavant. Je frissonnai. L'aisance avec laquelle il pouvait changer d'humeur, du moins en apparence avait quelque chose de réellement dérangeant et effrayant.
-Tu as reçu ton présent ? demanda-t-il finalement après un moment.
Je pris quelques secondes pour répondre.
Bien-sûr, j'avais reçu le Journal pour Noël. Je savais aussi ce que Tom avait voulu me dire en me le confiant, c'était sa façon de s'excuser sans avoir à le formuler avec des mots. A l'instant où je l'avais eu entre les mains, j'avais aussi su que je ne lui en voulais pas réellement de ne pas m'avoir dit toute la vérité. L'aurait-il fait que j'aurais sans doute fuit et l'aurait ensuite amèrement regretté. Je n'en détestais pas moins l'idée d'avoir été habilement manipulée.
-Oui.
J'attendis encore un instant avant de continuer, me sentant vaguement coupable de l'avoir accusé plus tôt de faits que je m'affirmais pourtant lui avoir pardonné.
-Merci, dis-je en posant le regard sur lui.
Il sourit alors et je ne pu faire autrement que de laisser à son tour mon visage s'éclairer subtilement. Cet instant ne dura qu'une seconde, mais la tension qui régnait sembla finalement s'apaiser. Du moins jusqu'à ce qu'il ne parle à nouveau…
-Je ne veux plus que ce Gryffondor s'approche de toi, décréta-t-il sur un ton qui ne laissait aucune place à la discussion.
-Et qui crois-tu donc être pour me dire qui je dois ou ne dois pas fréquenter ? m'agaçais-je.
Moi qui pensais que nous étions passés à autre chose.
-Si j'apprécie la compagnie de Cyrus, ça ne regarde personne d'autre que moi, continuai-je.
-Tu es à moi ! cracha-t-il.
Si ses mots auraient pu passer pour ceux d'un enfant capricieux, son ton et son expression étaient distinctement menaçants et je réagis à nouveau de la façon la moins réfléchie qui soit, m'emportant à mon tour.
-Je suis… à toi ? répétai-je, ma voix montant dans les aigus en même temps que mon énervement. Je ne suis pas une sorte d'animal de compagnie que tu peux clamer posséder, Tom ! tempêtai-je.
-Ginevra… me prévint-il.
-Non, contrai-je immédiatement. Tu ne peux pas prétendre me donner des ordres ainsi, je ne suis pas un de tes toutous ! Je…
J'eu brutalement l'impression qu'une main glaciale se refermait autour de mon cou et je me sentis projetée avec violence contre le mur derrière moi, incapable du moindre mouvement. Tom s'avança vers moi, une main crispée dans ma direction dans un geste d'étranglement, tandis que dans l'autre, sa baguette projetait des étincelles rouge sang.
-Ce Gryffondor n'a pas le droit et ne s'approchera plus jamais de toi s'il tient à sa pathétique petite personne. Garde ça à l'esprit tu es à moi et tu le seras toujours.
J'essayais de hocher la tête, voulant qu'il me relâche. Des larmes de douleur s'échappaient de mes yeux alors que la pression sur mon corps s'accentuait à chacun de ses mots.
-Tom… articulai-je douloureusement.
Celui-ci me regarda et parut un instant surpris de me voir, comme s'il ne s'était pas rendu compte de ce qu'il me faisait. Les sorts qui me retenaient s'évaporèrent aussi soudainement qu'ils m'avaient emprisonnée et je tombais à genoux au pied de la fenêtre, haletante. Un instant passa ainsi tandis que je reprenais lentement possession de mes moyens.
-Tu as fait un choix, Ginevra. Tu m'as choisi moi. Ne l'oublie pas, conclu-t-il comme pour mettre un point final à notre argument.
Ma main se referma alors sur ma baguette et je la brandis hargneusement vers Tom, laissant ma rage se personnifier sous la forme d'une multitude de petite chauve-souris enragées. J'aurais voulu pouvoir exprimer tous les sentiments contradictoires qui m'habitaient et je perdis durant un moment mon contrôle en voyant mes créations se désintégrer devant lui, sans même le toucher une seule fois.
-Reducto ! lançai-je vers sur le baldaquin, mais une fois encore mon sort n'atteint pas sa cible et je tentai alors d'invoquer à nouveau mes chauve-furies.
Tous mes efforts furent vains. Sort après sort, Tom bloquait mes attaques avec désinvolture, attendant visiblement que je me lasse mais son indifférence ne faisait que nourrir ma frustration.
-Ca suffit ! décréta-t-il. Je sentis alors avec surprise ma baguette m'échapper et s'envoler pour atterrir près de la salle de bain, non loin de lui.
Je ne m'étais pas attendue à ce qu'il m'arrête et avais laissé ma garde se relâcher. Je fulminais et, serrant les poings, je le fusillai du regard.
-Laisse-moi partir, demandai-je en désignant la porte du menton.
Mon ton était si faible que je me maudis d'apparaître si pitoyable.
-Non.
Je le défiai un instant du regard, sachant pertinemment qu'il ne cèderait pas. Ne voulant plus lui faire face, de peur de perdre à nouveau la maîtrise de moi-même et de mon maudit caractère, je le dépassai d'un pas vif et m'enfermai dans la salle de bain, prenant soin de claquer bruyamment la porte derrière moi.
Voici donc, c'est tout pour cette fois... Je sais ce que vous allez dire ; Nyna, la reine du cliffhanger... cependant, vous remarquerez que je vous ai enfin donné la fameuse confrontation entre Tom et Ginny, c'est un bon début, non ? :D Non ? :( Tant pis... En tout cas, je suis curieuse de savoir ce que vous en avez pensé.
Dans le prochain chapitre, je vais brièvement basculer sur un récit à la troisième personne pour que nous ayons le point de vue de Tom sur la situation. Ce n'est pas facile à écrire, mais promis, je ne me débinerai pas !
A très vite j'espère !
Nyna.
