Comme l'avais prévu Théo, ils en bavèrent pendant toute la semaine, Montague plus que les autres, car c'était lui qui en avait eu l'idée, mais quand Montague avait expliqué son plan après la semaine " pendant laquelle on nous traite encore plus bas que des elfes de maisons, où nous n'avons presque pas le temps de manger et de dormir " dixit Théo, toutes les filles les pardonnèrent. Drago devait faire ce que demandait Pansy, et à sa plus grande honte, dut l'embrasser tous le temps où ils étaient dans la Grande Salle.

Montague avait eut à faire face aux plans sadiques de Sirianne, le pire de tous était, sans aucun doute, le voir se balader toute une journée, en boxer, où un texte était marqué sur son dos à l'encre indélébile " Je suis l'esclave de Sirianne Rosier ", il n'a jamais été aussi rouge de toute sa vie. Warrington s'était coltinait les ordres d'une camarade de classe qui le força à faire le ménage derrière elle, et ce qui le choqua le plus fut de devoir la suivre dans les toilettes pour essuyer derrière.

- Elle m'a même demandée de la laver après avoir pissé, avait déclaré Warrington le soir même, une bouteille de Whisky-pur-feu offert par Montague pour le consoler.

- La laver ? Beurk, heureusement que tu avais du papier toilette à portée de main.

- Non... elle m'a dit d'utiliser la langue, avoua-t-il après avoir liquidé la bouteille, les autres membres de l'équipe émirent un son écœuré.

Théo avait reçu des ordres de Daphnée, qui démontra qu'elle n'était pas qu'une enfant accrochée à l'amour de son fiancé, elle l'obligea à ramper à ses pieds et de manger par terre comme un véritable elfe de maison, et ne mangeait que ce qu'il n'aimait pas, ce qui veut dire qu'il mangea uniquement de la viande blanche avec des brocolis, il voulait hurler au scandale mais était réduit au silence par Drago à chaque fois.

Bletchley avait souvent pensé au suicide pendant la semaine de torture qu'il subit par sa petite amie, elle lui avait demandé de ne pas l'embrasser ou de montrer son amour pour elle pendant une semaine, elle avait profitée de la punition pour le mettre à l'épreuve, en demandant à des filles de tout faire pour l'embrasser sur la bouche, mais aucune n'y est arrivée.

Pucey grommela quand sa sœur jumelle lui demanda d'aller aider les premières années de Serdaigle dans leurs devoirs pendant toute la semaine, particulièrement horrible, la plupart des Serdaigle étaient des nés-de-moldu et souhaitaient apprendre le plus possible et rapidement possible. Il en fit même des cauchemars, à tel point qu'il ne dormait plus depuis quatre jours.

Quand à Harry, il devait rester 24 heures sur 24 avec Ginny, pas de lit, juste une peluche comme oreiller et dormant sur le sol, lui prenant tous les cours alors qu'elle dormait sur lui, même ceux de Binns devaient être inscrits, une épreuve fatale sachant que Binns semblait avoir le pouvoir d'endormir quiconque essayait de l'écouter, seul Hermione Granger et les septièmes années de Serdaigle arrivaient à y résister.

Les Serpentard de quatrième année avaient cours de Divination, ils étaient toujours en train de prédire l'avenir à travers les rêves, Trelawney avait prédit qu'il arrivait malheur aux élèves si elle devait changée de leçon.

- Hier soir, j'ai rêvé que j'étais allongé contre le mur du château quand Ginny m'est tombée dessus, sautant depuis le haut de la tour d'astronomie.

- Tu mourras étouffé par l'amour de ton ange rousse, déclara sombrement Drago alors que les Serpentards ricanaient.

- Tu parles déjà que j'ai l'impression de mourir à ses étreintes affectueuses, soupira Harry.

- Oh, le pauvre, ricana Théo depuis la table d'à côté. Daphnée, fais lui un câlin, ça lui remontera le moral.

Daphnée alla s'asseoir sur les genoux d'Harry et le serra dans ses bras, et calla sa tête dans son cou. Le cours se passa ensuite comme à son habitude, Trelawney annonça la mort de trois personnes de la classe dont une où la dite personne aurait dû mourir il y a une semaine suite à une punition d'Ombrage. La sonnerie retentit et ils allèrent retrouver Hagrid pour leur cours de Soins Aux Créatures Magiques.

- Tout le monde est là ? Bien, suivez-moi dans ce cas, fit Hagrid en plaçant une carcasse de vache sur ses épaules. J'ai quelque chose de rare à vous montrer, je ne sais pas si vous allez apprécier car il y a des préjugés dessus, enfin vous aurez à l'étudier à un moment donné, suivez moi nous allons à la lisière de la forêt.

- Vous êtes sûr qu'ils sont dressés au moins ? demanda Drago d'une voix glaciale. À ce que je sache, à chaque fois qu'on allait à côté de la forêt, on a failli se faire attaqué par vos bestioles domptées.

- Si tu parles des Hyppogriffes, Malefoy, dit Neville en se tournant vers lui. Tu aurais dû écouter les conseils d'Hagrid, à savoir, ne pas insulter, et montrer du respect.

- J't'ai causé le balafré ?

- Du calme, grogna Hagrid en déposant la carcasse au sol. Bien, je vais les appeler, ils aiment bien savoir que je suis là.

Hagrid mit ses mains à côté de sa bouche et émit un cri aigu, faisant sursauter tout le monde, habitué à sa grosse voix grave. Il cria plusieurs fois, et Harry aperçut alors quelque chose sortir de derrière un arbre. On aurait dit un cheval à carrure de dragon noir et aux yeux blancs globuleux, ils les avaient déjà remarqués, c'est ce qui tirait les calèches de l'école, il allait enfin savoir de quoi il s'agissait.

- On voilà un, bien, nous pouvons commencer. D'abord, j'aimerai savoir ceux qui peuvent les voir.

Harry leva la main avec Neville et quelques autres personnes dont Blaise, ils ne devaient pas être plus de dix.

- Oui, c'est normal, déclara Hagrid. Pour ceux qui ne les voient pas, regardez la carcasse de la vache...

- Beurk, c'est quoi ce truc ? demanda Lavande en voyant un morceau de la vache disparaître dans les airs.

- Des Sombrals, de merveilleuses créatures et il y en a tout un troupeau à Poudlard.

- Mais ils portent malheur, cria Parvati. Ceux qui les voient subissent d'horribles catastrophes, le professeur Trelawney m'a dit un jour que...

- Non, ce ne sont que superstitions, sourit Hagrid. Je suppose que la plupart d'entre vous se demandent pourquoi certains peuvent voir les Sombrals alors que d'autres non... la réponse est très simple, pour voir un Sombral il faut déjà avoir vu la mort prendre la vie de quelqu'un sous ces yeux.

- C'est horrible.

- C'est vrai, mais ils ont un avantage, ici ils n'ont pas beaucoup de travail, ils ne font que tirer les calèches du château, Dumbledore les utilise de temps en temps pour voyager quand il ne veut pas transplaner et... Ah, en voilà d'autres.

- J'ai senti quelque chose me frôler, il y en a un à côté de moi, dit Parvati en frissonnant.

- Il ne te fera aucun mal, assura Hagrid. Pour ceux qui n'ont jamais vu un Sombral, et ce que d'ailleurs je lui souhaite, les Sombrals sont des sortes de chevaux noirs avec la carrure d'un dragon et des ailes noires ainsi que des yeux globuleux blancs. Ce qu'il faut savoir avec les Sombrals c'est que...

- Hum, hum !

- Ah, bonjour, fit Hagrid avec le sourire.

- Avez-vous reçu mon mot, vous annonçant de quand je passerai pour vous inspecter lors de ce cours ?

- Oui, je l'ai reçu, Je ne sais pas si vous les voyez ou pas, mais aujourd'hui nous faisons les Sombrals...

- Je vous demande pardon ? déclara le professeur Ombrage en tentant l'oreille et sourcils froncés. Qu'avez-vous dit ?

- Les Sombrals, répéta-t-il en haussant un peu la voix. Vous savez ces chevaux noirs avec de grandes ailes.

Hagrid fit des gestes pour essayer de mieux lui expliquer de quoi il parlait, Ombrage leva les sourcils et griffonna sur son bloc-notes.

- Doit... recourir... à un... langage... gestuel... rudimentaire.

- Enfin, en tout cas..., reprit-il en se tournant vers la classe. Heu qu'est-ce que je disais déjà, moi ?

- Semble... avoir... des problèmes... de mémoire, grommela Ombrage suffisamment fort pour que tout le monde l'entende.

Les Serpentards souriaient avec délice, on aurait dit que Noël était arrivé en avance. En revanche, le trio d'or semblait avoir du mal à contenir sa rage.

- Ah oui, c'est ça, je voulais vous expliquer comment nous en avons eu un troupeau à Poudlard. Nous avons commencé avec un mâle et cinq femelles. Celui-ci s'appelle Tenebrus, dit-il en caressant le premier cheval qui était apparut. Il est le premier à être né dans cette forêt et c'est mon préféré.

- Savez-vous, l'interrompit Ombrage de sa voix claironnante. Que le ministère de la Magie a classé les Sombrals dans la catégorie Créatures Dangereuses ?

- Les Sombrals ne sont pas dangereux, pouffa Hagrid. Oh, bien sûr, ils risquent de vous attaquer si vous les chercher vraiment...

- Montre... des signes... de plaisirs... à l'évocation... de la... violence..., marmonna Ombrage en écrivant à nouveau sur son bloc-notes.

- Mais non, voyons, un chien vous attaque si vous le provoquez, non ? Les Sombrals ont une mauvaise réputation à cause de cette histoire de mort.

- S'il vous plaît, fit Ombrage après avoir finit d'écrire sa phrase. Reprenez votre cours, je vais me promener (elle mima l'acte de marcher avec les doigts, provoquant le rire des Serpentards) parmi les élèves (elle en montra deux, trois du doigt) et leur poserait quelques questions (elle pointa l'index vers sa bouche).

Hagrid cligna des yeux et se demanda pourquoi elle lui parlait comme s'il était un attardé mental, ou incapable de comprendre l'anglais normal. Des larmes de rires avaient envahis les yeux des Serpentards, tandis que le trio d'or avait des larmes de fureur.

- Bon continuons, dit Hagrid, en s'efforçant de reprendre le fil de ses explications. Donc, les Sombrals, il y a plusieurs choses à dire en leur faveur...

- Parvenez-vous à comprendre le professeur Hagrid, quand il parle ? demanda Ombrage à Pansy d'une voix forte.

- Non, parce que... parfois c'est... comme s'il grognait, annonça-t-elle, alors qu'Hagrid devenait rouge et qu'Ombrage griffonnait sa réponse sur le bloc-notes.

- Par exemple, une fois qu'ils sont dressés, comme ceux-là...

- Ce qu'ont pas prêt de faire étant donné que c'est interdit, marmonna Harry assez fort pour être entendu et les Serpentards rirent à nouveau alors qu'Ombrage souriait.

- Vous pouvez aller où vous voulez, vous ne vous perdrez plus, c'est fou ce qu'ils ont le sens de l'orientation, il suffit de dire où vous voulez aller...

- En admettant qu'ils puissent vous comprendre, bien sûr, dit Malefoy, ce qui plongea les Serpentards dans une nouvelle crise de fou rire, Pansy en était même à pleurer de rire.

- Vous arrivez à voir les Sombrals Finnigan, n'est-ce pas ? Qui avez-vous vu mourir ? demanda Ombrage alors que Seamus acquiesçait d'un signe de tête.

- Mon grand-père, répondit Seamus.

- Et qu'est-ce que vous pensez de ça ? demanda Ombrage en désignant les chevaux qui avaient déjà presque totalement engloutis la carcasse de la vache.

- Euh... ce, c'est intéressant.

- Les élèves... sont trop... intimidés... pour oser avouer... qu'ils ont... peur, murmura Ombrage en écrivant sur son bloc-notes.

- Non, je n'ai pas peur, je suis un Gryffondor !

- Tout va bien, ne vous inquiétez pas, dit Ombrage. Eh bien, Hagrid, je crois que j'ai tout ce qu'il me faut. Vous recevrez (elle mima le geste de prendre quelque chose devant elle) le résultat de votre inspection (elle montra son bloc-notes) dans un délai de dix jours.

Elle leva ses dix doigts boudinés puis s'en alla avec un sourire large sur ses lèvres. Pansy et Drago se retenait mutuellement pour ne pas tomber à force de rire, Harry ricanait avec Daphnée tandis que Théo et Blaise riait un peu moins, estimant que les deux couples faisaient déjà assez de bruits, quand à Crabbe et Goyle, ils venaient juste de ricaner, Milicent leur demanda pourquoi, et ils lui dirent que c'est parce qu'Ombrage avait fait le geste de marcher avec les doigts, une goutte de sueur lui coula à l'arrière de la tête.

- Cette horrible vieille peau menteuse et complètement tordue, grogna Hermione en remontant le parc pour revenir au château. C'est incroyable, c'est le cours le plus fascinant qu'Hagrid nous ait donné et il faut qu'elle vienne à ce moment-là ! Ils sont intéressants, non ? Certaines personnes ne peuvent pas les voir, d'autres si. Moi j'aimerais bien voir à quoi ils ressemblent.

- Vraiment ? demanda Neville à mi-voix.

- Oh, Neville, excuse-moi, non bien sûr, je ne tiens pas à les voir, c'était idiot de dire ça.

- J'ai été surprit du nombre de personnes qui puissent les voir, dit Ronald. Sept dans la classe, ça fait beaucoup.

- Au fait, Weasley, on se demandait quelque chose, dit une voix malveillante. Tu crois que si tu voyais quelqu'un mourir, ça t'aiderait à attraper les souaffles au lieu de les laisser passer ?

Drago passa rapidement avec les autres Serpentards en riant, alors que Ronald devenait rouge des oreilles et Hermione lui ordonnant de ne pas y faire attention.

Décembre arriva, emmenant avec lui une autre vague de froid et une avalanche de devoirs en plus pour les cinquièmes années. Neville et Harry se trouvait contre un arbre dans le parc recouvert de neige sur une quarantaine de centimètres, autour d'eux la neige avait fondu et la carte du maraudeur se trouvait proche d'eux pour voir si personne ne venait. C'était la dernière journée et également bientôt la dernière séance de l'A.D avant la rentrée en Janvier.

- Tu vas venir à la réunion ? demanda Neville.

- Non, je pense que je vais plutôt profiter de ce moment de liberté pour aller passer du temps avec Daphnée ou Ginny, ça dépendra sur qui je vais tomber.

- Ou les deux, si elles te tombent dessus en même temps, sourit Neville.

- Aussi, rît Harry. Bon, je vais y aller, salut Neville, et bon cours.

- Amuse-toi bien !

- J'y compte bien.

Harry rangea la carte et la camoufla pour ensuite retourner au château en sautant sur la neige, Neville le suivit quelques minutes plus tard, pour ne pas faire suspect, puis tandis qu'il se rendait à la Salle sur Demande, Harry se baladait tranquillement dans les couloirs seul, quand un trio de sixième année l'encercla.

- Tiens, tiens, qu'avons-nous là ? dit un garçon, l'insigne de Gryffondor sur son torse.

- C'est Potter, le chouchou de Rogue qui ose se balader seul, fit un autre de Serdaigle.

- Désolé de te décevoir Eddie, sourit Harry. Mais le chouchou de Rogue est, et restera, Drago. À présent, veuillez m'excuser mais je suis assez pressé.

- Tu n'iras pas plus loin, Potter, grogna le Gryffondor.

- Vraiment Cormac ? Et comment allez-vous me bloquer ?

- Comme ça, déclara un autre de Poufsouffle.

D'un coup, trois sortilèges informulés filèrent vers lui, Harry se baissa laissant les sorts continués tout droit, il sortit sa baguette et envoya un Stupéfix sur Cormac McLaggen, qui le bloqua d'un Protego, Harry bloqua un Experliarmus informulés mais se prit un Petrificus Totalus dans le dos.

- Le maître sera ravit de voir que nous lui apportons Harry Potter ! sourit le Poufsouffle.

- C'est ce que tu crois, Stebbins, fit une voix derrière lui.

- Malefoy ? Tu n'as pas eu l'ordre de ton père ?

- Oh si, je l'ai eut... mais je ne le ferai pas, Harry et moi sommes comme des frères et... entre frère... on s'entraide, d'ailleurs, c'est ce que font les Serpentards.

Un poing s'abattit sur la mâchoire de Stebbins et il se retrouva contre le mur, tandis qu'il arrivait la même chose à Eddie Carmichael mais en heurtant le mur de l'autre côté du couloir, Cormac se retourna pour voir deux poings devant lui, avant de se les prendre il aperçut quatre yeux, deux marron chocolats et deux noir qui lui jetèrent un regard de tueuse. Daphnée et Ginny lui brisèrent le nez et lui firent un œil au beurre noir aux deux yeux, avant qu'il soit projeté contre le mur.

- Rapide, fit Drago avec une goutte derrière la tête.

- Harry, ça va ?

- Ouais, merci les filles, je savais bien que mes anges gardiennes n'allaient pas tardés, mais Drago, comment avez fait pour savoir où j'étais ?

- À ton avis ? Pourquoi tu oublis toujours le sort d'orientation ? Il a suffit de dire "Pointe sur Harry Potter" et on devait suivre la direction et nous voilà.

- C'est vrai, j'en ai pas besoin pour le moment alors... Sinon, qu'est-ce qui vous arrive ?

- Mon père vient de m'envoyer une lettre, annonça Drago. Il m'a demandé de t'inviter pour Noël.

- Qui sera présent ?

- Toute la bande.

- Cool, on va s'amuser !

- Mais moi je refuse, fit Ginny en croisant les bras.

- Pourquoi ça Ginny ?

- Parce que je ne suis pas invitée chez les Malefoy.

- Mon fils, je ne peux rien te dire par lettre, mais j'aimerais que tu invites quelques personnes pour Noël, oh rassure-toi nous n'irons pas à la soirée du ministère, non, nous le passerons entre amis, c'est pourquoi je voulais que tu invites quelques personnes car Tom, c'est le nom de code qui permettra d'inviter certaines personnes, sera présent et aimerait discuter avec quelques uns. Bien entendu certaines personnes seront difficiles à inviter comme Ginny Weasley, il devra aussi y avoir Harry Potter et Neville Longdubat.

- Je…je suis invitée ?

- Oui, mais je ne pense pas que tes parents accepteront de te laisser venir chez moi.

- C'est surtout que ma famille considère que la tienne est noire !

- Je vais prévenir mon père pour lui dire que ta famille ne voudra surement pas, soupira Drago. À toute !

Drago s'éloigna et au bout du couloir fut suivit par Crabbe et Goyle, Harry vit nettement son presque frère se tendre et se tenir droit comme un vrai Sang-pur. Il se tourna quand il sentit qu'on le tirait par la manche.

- Où est-ce que vous m'emmenez les filles ?

- Quelque part, sourirent-elles en même temps.

- Le retour des kidnappeuses, songea Harry en souriant.

Lors du diner, les Serpentards remarquèrent l'absence d'Harry et de ses anges, tout comme Neville et Hermione, ils se tournèrent vers Ronald trop occupés à manger pour le remarquer, et encore heureux, sinon il aurait encore grogné dans sa barbe, inexistante, comme il l'avait fait dans le Poudlard Express en apprenant que Ginny sortait avec Harry, tout comme Daphnée. D'ailleurs Hermione ne parlait presque plus à Ronald, Neville avait beau essayé de savoir pourquoi c'était impossible, elle ne parlait pas.

Neville releva sa manche droite et regarda la feuille bleue qui était présente à l'intérieur, on pouvait voir écrit en haut de la feuille " Neville Frank Longdubat ", il sourit et remit sa manche normalement avant de dire qu'il montait se coucher, Hermione acquiesça silencieuse, Ronald toujours en train de manger, ou bouffer serait plus exact. Neville s'allongea sur son lit avec la feuille sur sa tête, il s'endormit et se sentit tomber au sol pour atterrir sur un rocher dur et dont le sol semblait en ébullition, un coup d'œil aux alentours, lui apprit qu'il était proche d'un volcan.

Soudain une grosse boule de lave tomba à côté de lui, il sursauta et pointa sa baguette, alors qu'un renard enflammé le regardait dans les yeux. Il devait mesurée dans les trois mètres de long et on pouvait compter neuf queues.

- Bonjour Neville, entendit Neville dans sa tête.

- Euh... bonjour, alors c'est vous mon... animagus ?

- Oui, je suis un Kitsune de feu, je suis ravi de faire ta connaissance, j'espère que l'on va très bien s'enten...

Soudain le décor changea et il sentit plusieurs changements. Son corps était devenu lisse, puissant, flexible. Il glissait entre des barres de métal brillantes et froides, sur un sol de pierre froid et sombre... Il était à plat ventre par terre et rampait... Malgré l'obscurité, il voyait luire autour de lui des objets aux couleurs vives, étranges... Il tournait la tête, à première vue le couloir était vide... Non, il y avait un homme qui marchait à côté d'une lumière bleutée. Mais il avait une mission, il continua d'avancer lentement, espérant passer sans le déranger, mais l'homme se retourna et son visage fut visible, il le reconnut, ses cheveux roux, il n'y en avait pas partout, Arthur Weasley. Arthur prit peur et sortit sa baguette. Il n'avait plus le choix, il leva la tête le lus haut possible et frappa une fois, deux fois, trois fois, plongeant ses énormes crochets dans la chair humaine d'Arthur. Ses côtes se briser sous ses morsures.

Son front lui faisait mal, tandis qu'Arthur hurlait de douleur en sentant le poison se répandre dans ses veines, puis il se tut et tomba au sol à moitié inconscient, Arthur le regarda et du sang commença à se répandre autour de lui.

- Mo… lly…

Son front lui faisait à présent mal à tel point qu'il pensait qu'on lui ouvrait de force, il hurla.

- Neville ! Neville !

Il ouvrit les yeux, son corps était entièrement recouvert d'une sueur glacée, ses draps et ses couvertures s'étaient entortillés autour de lui, comme une camisole de force.

- Neville !

Ronald se mit au-dessus de lui, l'air terrorisé. Il y avait d'autres silhouettes au pied du lit. Neville se tourna vers le bord du matelas et vomit par-dessus.

- Il est vraiment malade, on devrait prévenir quelqu'un, dit une voix apeurée.

- Harry ! Harry !

Des yeux s'ouvrirent et regarda autour d'eux, cinq visages étaient devant eux, on lui lança de l'eau sur lui.

- Harry, qu'est-ce qu'il y a ?

- Attaque... Serpent... Ton père...

- Calme-toi, reprend ta respiration, déclara Drago, alors qu'il se tournait vers Blaise. Va chercher Rogue, on va surement avoir besoin d'explications.

- D'accord.

Daphnée remarqua des gouttes de sueurs sur le corps d'Harry, il avait la respiration faible, comme s'il venait de courrir un deux cent mètres en sprint. Ginny voulut passer sa main sur la joue d'Harry mais celui-ci prit sa main de lui-même, Daphnée en fit de même et elle se callèrent contre lui, elles sentirent son battement de cœur qui était trop rapide pour être normal, cependant il semblait diminuer lentement.

Blaise arriva quelques minutes plus tard, avec Rogue en tenue de nuit. Harry venait de se calmer complètement, sa respiration était de nouveau stable.

- Que se passe-t-il ici ? demanda Rogue, avant de se mettre à genoux devant Harry. Qu'avez-vous ?

- Arthur Weasley... il s'est fait attaqué !

- Quoi ? Mon père ?

- Comment ?

- Je l'ai vu... je ne sais pas pourquoi.

- C'est arrivé bien plus tôt que le pensait le Seigneur des Ténèbres, fit Rogue à voix basse mais tout le monde l'entendit.

- Qu'est-ce que pensait Tom ? questionna Harry.

- Longdubat doit également être dans le même état et...

Fumseck apparut dans le dortoir et émit un trémolo joyeux en regardant Rogue.

- Le vieux citronné me demande, déclara Rogue en faisant un signe de tête à Fumseck qui disparut. Je vous l'expliquerai plus tard, mais vous allez devoir venir avec moi, Potter et Weasley. Fumseck m'a parlé par pensée, il veut que tout les membres de la famille Weasley soit présent dans son bureau, quand à vous Potter je pense qu'il va vous demander si vous avez aussi eut ce cauchemar, vous autres retournez-vous coucher.

- Mais...

- Plus tard, d'ailleurs vous n'avez rien à faire ici Miss Greengrass.

- Oh euh...

- En route.

Rogue disparut derrière la porte et Harry se releva avec Ginny et allaient partir pour suivre Rogue quand Daphnée appela Harry.

- Vas-y Ginny, je vous rejoins, dit Harry en se tournant vers Daphnée qui lui sauta au cou.

Ginny partit et retrouva Rogue à l'entrée de la salle commune.

- Que fait Potter ?

- Daphnée l'a appelée.

- Je vois, nous allons l'attendre.

- Vous... vous savez ce qu'à mon père ?

- Oui, il était en mission pour l'Ordre du Phénix, mais c'était un piège de Dumbledore, il a demandé en secret au serpent du Seigneur Noir d'entrer dans le département des mystères et de récupérer la prophétie reliant le Seigneur des Ténèbres à Potter et Longdubat.

- Un piège ?

- Oui, votre famille représente un danger pour lui, vous avez trop d'importance aux yeux de Longdubat, et il espère qu'en vous éliminant un par un, Longdubat lui obéira au doigt et à l'œil.

- Il se trompe, déclara Harry en arrivant. Neville est au courant du véritable Dumbledore, depuis Juin dernier.

- Tel est prit qui croyait prendre, sourit Rogue. Allons-y !

Ils sortirent de la salle et prirent leur temps pour arriver au bureau de Dumbledore, Rogue vit le regard d'Harry sur lui et lança un sort informulé.

- Le Seigneur Noir pense que votre cicatrise à vous et Longdubat n'est pas qu'une simple cicatrise, il sait que vous avez une sorte de connexion avec lui, et grâce à ça, vous pouvez vous rendre dans son esprit involontairement tant que vous ne maîtrisez pas l'Occlumentie et la Légillimencie.

- Occlumentie ? Légillimencie ? répéta Ginny, alors qu'elle se serrait contre Harry.

- Magie de l'esprit, la première permet de créer des barrières mentales pour empêcher que l'on pénètre dans son esprit et contrôle notre corps, une sorte de défense à l'Imperium, quand à la seconde elle sert à entrer dans l'esprit de quelqu'un.

- Pourquoi personne ne l'apprend dans ce cas ? demanda Ginny.

- Magie noire, c'est dans ce domaine qu'elles sont enregistrées. Voilà son bureau... Fizwizbiz !

La gargouille s'anima et libéra le passage menant au bureau de Dumbledore.

- REGARDEZ-MOI !

- C'est Longdubat, marmonna Harry.

Ils ouvrirent la porte et virent alors que tout le monde était déjà là, Ginny alla retrouver Fred et Georges mais lança un regard noir à Ronald quand il voulait la prendre dans ses bras et elle retourna dans les bras d'Harry.

- Qu'est-ce qu'il m'arrive ? questionna Neville, espérant que Dumbledore lui réponde.

- Vous souhaitiez me voir, professeur ?

- Ah Severus, est-ce arrivé à monsieur Potter ?

- Oui, Zabini est venu me chercher.

- Nous ne pouvons attendre, ou sinon nous serons tous vulnérable.

- Bien, Longdubat, Potter vous me suivez !

- Harry, gémit Ginny en voyant Harry suivre Rogue avec Neville.

- Ne t'inquiète pas, si tu as un problème, tu n'as qu'à m'appeler, déclara Harry en passant une main sur son poignet droit. Si Weasley junior fait encore des siennes, je me ferais une joie de lui rappeler qu'un loup n'oublie jamais !

McGonagall qui était présent dans le bureau se mit à côté de Ronald et fixa Harry avec un air menaçant en posant une main sur l'épaule du rouquin.

- Qu'est-ce qu'un chat face au roi des loups, professeur ? Absolument rien, ricana Harry en refermant la porte.

Dumbledore sortit une bouillotte d'un tiroir alors qu'une plume rouge tombait sur le bureau.

- Ombrage est au courant que vous avez quitté vos dortoirs, Minerva, veuillez l'occuper je vous prie.

- Entendu.

McGonagall partit et Dumbledore se tourna vers la bouillotte et pointa sa baguette dessus.

- Portus ! Vous allez utiliser ce Portoloin pour rejoindre le QG de l'Ordre, c'est plus proche pour rejoindre l'hôpital Ste Mangouste. À trois... Un, deux...

Tous avaient la main sur la bouillotte mais Ginny retira sa main quand Ronald posa son autre main sur la sienne.

- Trois !

Le Portoloin disparut et Ginny resta dans le bureau du directeur.

- Putain, il fait chier celui-là, professeur Dumbledore, vous pouvez en faire un autre ?

- Non, je ne peux pas, tu es au courant pour moi, je ne peux pas te laisser en vie, déclara Dumbledore en dirigeant sa baguette sur Ginny qui passa sa main sur son poignet droit.

Harry apparut et attrapa la baguette de Dumbledore à main nues.

- Trop prévisible Dumbledore, tu ne croyais tout de même pas que j'avais laissé ceux qui me sont cher, sans protection ? Ginny va rejoindre Daphnée, et annonce à Drago... qu'il commence le début des opérations.

- D'accord !

- Opérations... répéta Dumbledore une fois Ginny partit. Quelles opérations Harry ?

- Tu n'as pas à le savoir, et tu peux toujours fouiller dans ma tête, tu ne trouveras jamais, tu ne peux résister à mon animagus.

- Que tu crois, sourit Dumbledore. Mon animagus est très puissant, bien plus que celui de Voldemort qui est sans doute similaire au mien, Voldemort est en permanence transformé.

- Vraiment ? Une très bonne information que vous m'offrez là.

- Mais cette information a un prix, ton sang !

- Dans tes rêves Albus !

Harry sortit sa baguette et la pointa sur le front de Dumbledore.

- Désolé, mais comme je ne peux pas te tuer... Oubliettes !

Dumbledore ouvrit grand les yeux avant de s'asseoir sur sa chaise derrière son bureau, Harry lui rangea sa baguette dans sa poche et partit avant qu'il ne se réveille, tout en mettant sa baguette cachée à la vue de tous. Harry entra dans le bureau de Rogue et découvrit un Neville fatigué et un Rogue, baguette pointée sur le survivant.

- Dumbledore a oublié que Ginny est encore là, qu'elle a loupée le Portoloin. Je vais partir avec elle au QG, j'emmène Neville et Daphnée.

- Greengrass peut-elle entrer à l'intérieur ? Vous lui avez donné l'adresse ?

- Non, mais je vous remercie de m'avoir permit de lui donné, déclara Harry en prenant un morceau de parchemin que lui donnait Rogue. Neville dépêche-toi !

- J'arrive, juste le temps... de reprendre... mon souffle.

Harry et Neville arrivèrent dans le dortoir des Serpentards de quatrième année, les filles sautèrent au coup d'Harry qui les embrassa tour à tour, avant de donner l'adresse à Daphnée, qui fit tourner à Drago, Blaise et Théo.

- Je vais nous y emmener, déclara Harry. Drago, Blaise et Théo, vous devez rester ici pour préparer le terrain, Drago va vous donner les instructions. Il est temps que l'opération se mette en marche.

- C'est quoi l'opération ?

- L'opération T.F.D.P.A.C !

- Et c'est ?

- L'opération " Tuer le Foutu Directeur Pourrit à l'Acide Citrique ", fit Harry faisant rire les autres.

- T'es pas sérieux ? demanda Ginny.

- Plus que sérieux, il m'a livré une information très intéressante !

- Et c'est ?

- Son animagus est similaire à celui de Voldemerde qui est dans sa forme animagus en permanence.

- Tu veux dire que, Voldy serait animagus homme-serpent ?

- Exact, et je sais pas pourquoi mais je suis prêt à parier que notre "vénéré" directeur est animagus homme-phénix !

- Cela expliquerait le fait qu'il comprenne Fumseck aussi facilement, et que celui-ci reste avec lui.

- Les phénix restent avec les personnes au cœur pur, Dumbledore n'a pas un cœur pur, je pense donc que Fumseck utilise Dumbledore pour trouver celui qui sera son véritable maître.

- Possible, mais Harry... comment tu vas faire pour aller au QG de l'Ordre ? demanda Ginny.

- À ton avis, qu'est-ce qu'à bien put m'apprendre un Maraudeur en cavale ? Animagus, c'est fait. Il restait qu'une seule chose à m'apprendre pour sauver ma vie en toutes circonstances.

- Le Transplannage ? Mais comment ? Tu ne peux pas l'avoir apprit en deux mois !

- C'est vrai, Sirius m'y a initié pendant les vacances avant la quatrième rentrée, je m'exerçais par pensée à Poudlard et pendant les vacances je lui montrais ce que j'avais apprit, mais on ne se voyait pas beaucoup, j'ai profité des deux mois cet été pour apprendre un maximum de chose, j'ai utilisé mon sort qui permet de créer une copie d'un corps réel mais il ne peut pas parler, et...

- C'est pour ça que des fois tu étais muet, t'aurais put me le dire, merde Harry !

- Cela prouve que mon sort marche bien à tel point que tu ne l'as même pas remarqué... enfin, pendant que ma copie restait avec Ginny, moi j'étais avec Sirius pour m'entraîner, étant un ex-Auror il connait le moyen pour remettre un bras désarticulé, en place.

- C'est bien beau tout ça, mais Harry, tu oublis qu'on ne peut pas transplanner depuis et dans l'enceinte de Poudlard. Hermione l'a rabâchée je ne sais combien de fois, en disant qu'il était marqué dans l'Histoire de Poudlard, que c'était impossible.

- Un homme a dit un jour " On commence par dire : cela est impossible pour se dispenser de le tenter, et cela devient impossible, en effet, parce qu'on ne le tente pas ! " mais je ne préfère pas tester, je n'y arrive pas totalement, c'est pourquoi je vais utiliser un Portoloin, rapide et efficace.

Harry sortit une corde de sa robe et marmonna en pontant sa baguette, la corde s'illumina, Ginny, et Daphnée attrapèrent un bout de la corde et ils disparurent dans un tourbillon de couleurs.

- Vous avez entendu les gars ? demanda Drago en se tournant vers les autres. Changement de programme, dès que vous serez de retour chez vous, vous allez devoir... convaincre vos parents de vous booster en magie noire, et si possible de demander à ce qu'un message soit passé au lord noir, " Dans une guerre, il faut être proche de ses amis, mais encore plus proche de ses ennemis ".

- Et à quoi ça sert ?

- Dumbledore fait partit de la lumière, mais il est proche de Voldemort alors qu'il fait partit des Ténèbres... pour mieux l'abattre, Dumbledore cherche à gagner la confiance de Voldemort.

- Entendu, on passera le message.

Tous se recouchèrent sauf Drago qui sortit un parchemin où un texte était présent, un sourire franc se dessina sur les lèvres de l'héritier Malefoy, alors que dans une tour du château, une adolescente regardait à travers la fenêtre et admirait les étoiles.

- L'heure se rapproche, bientôt, oui très bientôt, mère fera son apparition dans le monde magique... et éliminera tout le monde, sorciers comme moldu !