Eyh!
Et c'est partit pour un grand moment de poésie... Si, si.
A y est, vous allez rencontrer la chérie de notre chère Duchesse... Héhéhéhé. *arrête de ricanner*
Petite précision, le iaido est l'art de dégainer et rengainer un sabre. Ouais, manier un sabre si vous voulez. Mais c'est davantage basé sur le katana que le kendo.
Sinon, merci aux revieweurs, je vous aiiiiime...! Yuni (eh ouais, ça aurait été un putain de gachis de le laisser là...), Ialka (ouais, je fête Noël... mais ça me pète les couilles, pour plusieurs raisons), Hyoki (baaaah... c'est vrai, je ne me suis pas des masses attardée là dessus, disons qu'on est en Asie, qu'un gars a du récupérer deux ou trois sabres dans les musées pour avoir des armes, que après, ils ont pas mal circulé et... pif. voilà) (m'en fout, les sabres ça pue la classe) et Loupiote (ZIS IS THE FÊTE DU SLIIIIIIIIIIIIIIP!) vous gérez de la patate...!
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Discalibuuuur...! Mic la Montagne de Muscle et Mini Chamallow ne m'appartiennent pas, ils sont à Tite Kubo, le créateur de Bleach...! Les autres défoncés du ciboulot, ils sont à moi! Nyahaha!
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12. Le zombie crèvera trois fois.
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- BORDEL DE MEEEEEERDE! JE T'ENCULE JEAN-RACHID, JE T'ENCULE! brailla Tora en piquant le sprint du siècle.
- Te plains même pas ma vieille! TOI, CRÈVE! éructa Benikyogai tout en faisant exploser magistralement ce qui restait de cervelle à un zombie d'une balle de calibre 357. MADÂÂÂÂÂÂÂME FAIT SES COURSES ET MAINTENANT C'EST NOUS QUI NOUS FAISONS COURSER!
- J'allais pas laisser ce Tenga no Ken là! Ç'aurait été un putain de sacrilège! répliqua aussitôt Tora en serrant sa Petite Merveille (nom officiel déposé, prière de ne pas réutiliser sans permission, merci) tout contre ses seins.
- Bah l'a intérêt à être efficace ton coupe-chou!
- C'EST PAS UN COUPE-CHOU, C'EST UN PUTAIN DE SABRE JAPONAIS QUI NIQUE SA RACE!
- Si tu le dis! LÂCHE MOI LA GRAPPE, CONNARD!
Et re-BLAM et re-cervelle zombifiée qui gicle et tâche les murs dans un SPLATCH! d'anthologie. Tora, elle, tentait de faire feu comme elle pouvait m'enfin ce n'était pas non plus super aisé vu qu'elle piquait actuellement un sprint à faire rougir Usain Bolt en personne pour pas servir de kebab aux autres faces de décomposition et qu'elle n'avait pas vraiment le temps de se retourner pour voir où elle visait.
- À DROITE! beugla soudain Beni, virant d'un seul coup dans un autre couloir adjacent et sautant par dessus les nombreuses armoires que le personnel médical avait tenté d'entasser pour bloquer le passage avant de se faire bouffer tout cru.
Aussitôt, Tora la suivit en quelques bonds souples et rapides, semant pour un temps leurs poursuivants.
- Accélère! lui lâcha son amie qui continuait à tracer telle une loco à cheveux rouge lancée à pleine vitesse. Ça va pas les retenir longtemps!
- Juste deux secondes… marmonna t-elle en retour.
Beni s'arrêta à ses côtés, refusant tout net de la laisser seule. Z'êtes pas bien ou quoi?! Comme si elle allait se barrer en courant et l'abandonner là face à ces saletés qui escaladaient tant bien que mal les armoires renversées. C'est que c'est pas super vivace un zombie (en même temps, avec les muscles en voie de putréfaction hein, on va dire que ça aide pas des masses…) mais quand même.
- Qu'est-ce que tu fais?! demanda t-elle, carrément pas à l'aise à l'idée d'attendre ici tranquillement que ces monstres rattrapent le peu d'avance qu'elles avaient réussit à gagner.
Sous ses yeux, Tora était en train de nouer de son mieux le fourreau laqué de noir à sa ceinture.
- Tu déconnes… Tu sais t'en servir?!
- Un peu ouais! J'ai été championne d'iaido ma belle!
Ah. Ok. Donc elle a grandit dans un cirque, connaît tout plein de gens dans la Mafia, a travaillé pour le clan du Tigre de Varsovie, tire avec deux flingues simultanément… et elle sait se servir d'un sabre japonais. Narmol.
- SAMURAI POWEEEEEER! hurla t-elle soudain à pleins poumons en dégainant l'arme d'un seul coup dans un son métallique.
La lame d'acier trempé fendit les airs de son tranchant meurtrier et décapita d'un seul mouvement les trois zombies un peu plus futés que les autres qui avaient réussit à passer l'espèce de barricade avortée. Leurs trois têtes tombèrent au sol dans un bruit mat.
- Faut pas sous-estimer un katana pareil les gars… lâcha la jeune fille avec un sourire absolument psychotique. Wow! Beni…
- Voui, quoi…?
- Tu baves.
- Oh! Meeeeerde-euh!
Trop tchoupi. J'l'avais dit, que cette nana à cheveux rouge, c'était Bambi. J'l'avais dit.
- Bon! lâcha t-elle une fois son filet de bave essuyé et son sourire crétin effacé. On reste pas là, ramène ta fraise!
Et elles repartirent aussitôt en courant, les zombies au cul. Mine de rien, ça leur faisait une putain de préparation pour les prochains J.O. Si tant est qu'il y ait un jour de nouveaux J.O. …
- J'VEUX PAS CREVEEEEEEER!
- MOI NON PLUUUUUUS!
Même chose, pour le prochain Hellfest (oui, le monde pouvait partir en sucettes total mais putain, faut pas toucher au HELLFEST bordel!). Car effectivement, même coursées par des zombies et donc, quelque part, par les estomacs qui allaient les bouffer, elles avaient encore la force de beugler des conneries comme des tarées, ce à quoi les zombies répondaient par un vague «AGREU-MIAM-MIAM» plus ou moins bien prononcé en fonction du nombre de dents (et de cordes vocales) restantes. De toutes façons, les deux jeunes filles s'en foutaient de hurler comme des porcs qu'on égorge, elles avaient déjà tous les zombies de cet hosto, une bonne vingtaine, au cul.
- SI ON S'EN SORT, J'ME FAIS PÉTER LE BIDE À LA HÄAGENDASZ! hurla Beni en continuant à courir comme une tarée.
- AVEC DU POP-CORN!
- GRAVE!
- SI ON S'EN SORT, commença Tora avant d'effectuer un brusque virage à 80° pour s'engouffrer dans un nouveau couloir, BORDEL DE DIEU, J'TE ROULE UNE PELLE!
- ÇA MARCHE! hurla en réponse Beni, occupée à plomber dans son dos les connards qui la coursaient à l'aveuglette.
SÉRIEUX?!
Tora ouvrit ses yeux gris perles tout rond et, malgré le fait que ses poumons commençaient à lui vouer une haine féroce, un sourire immense vint lui dévorer la moitié du visage.
Les deux jeunes filles avaient beau être parfaitement entraînées, courir de toutes les forces n'allait pas être une solution durable. À un moment où à un autre, elles n'allaient plus pouvoir continuer ainsi, soit parce que leurs corps les trahiraient soit parce qu'elles se retrouveraient coincées dans un endroit sans échappatoire. Et leurs munitions n'étaient pas non plus illimitées.
- Et merde…! jura Benikyogai entre ses dents.
C'est alors que les deux jeunes filles la virent.
Cela faisait plusieurs bonnes minutes qu'elles couraient comme elles pouvaient dans ce long couloir dallé de blanc. Et jusque là, à part les zombies une douzaine de mètres derrière elles, ce couloir était vide. Plus à présent. Face à elles et une bonne vingtaine de mètres devant les deux jeunes filles, une femme se tenait là, droite et fière. À première vue, elle devait à peine avoir trente ans et de ses traits émanaient une douceur infinie. Et vu qu'aucun vers de terre ne lui sortait par les yeux et qu'aucune marque verdâtre de décomposition n'était visible sur son beau teint de porcelaine, Benikyogai et Tora en déduisirent qu'elle était bel et bien humaine.
- Par ici, vite! leur lança t-elle d'une voix claire en indiquant une porte à sa droite.
En quelques instants, elles étaient sur elle et les trois femmes se précipitèrent aussitôt dans la pièce en question. Sans attendre un instant de plus, l'adulte se retourna brusquement, faisant voler sa lourde natte brune et remit en place l'IMMENSE armoire qui lui avait servit de barricade. Pantelantes et trempées de sueur, Beni et Tora titubèrent légèrement avant d'essayer de reprendre leur souffle.
- Raaaah, le sprint de la mooooort… lâcha la rouquine en un souffle tandis que Tora se laissait aller contre un mur.
- J'sens plus mes pieds, c't'atrooooce…
La jeune femme les regarda d'un air doux.
- Eh, lâcha Benikyogai à son attention, merci. Nan, sérieux, sans vous moi et ma pote on finissait en kebab…
- C'était tout naturel. répondit-elle avec un sourire.
Une certaine sagesse émanait de chacun de ses traits et de son doux sourire et sa seule présence invitait au calme.
- C'est vous la femme médecin?
- Effectivement, répondit-elle poliment en acquiesçant quelque peu de la tête, je suis chirurgienne.
- Et vous êtes aussi la copine de Duchesse? continua Beni en songeant que ces deux amoureux avaient quand même une belle différence d'âge.
Elle haussa un sourcil, surprise.
- De Uryuu Ishida. précisa Tora, toujours soufflant. C'est lui qui nous a dit que vous étiez coincée ici.
- Oh! Uryuu!
Je rêve ou elle est en train de rougir comme une adolescente prise en faute? Bah mon colon… songea Benikyogai tout en rechargeant machinalement son arme et en comptant rapidement ce qui lui restait niveau munitions.
- Oui, c'est bien ça. Je suis… la petite amie d'Uryuu. Nous nous sommes rencontrés il y a quelques temps déjà alors que je soignai son ami et depuis…
- C'est le grand Amour. Ouais, ouais, on a vu ça aux faces de crétin de Duchesse. marmonna l'adolescente aux cheveux rouge.
- Aux regards énamourés de Uryuu Ishida. corrigea une nouvelle fois Tora. Vous êtes donc Retsu Unohana, je ne me trompe pas?
- Oui, c'est bien moi.
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- Tora Ogosoka. se présenta sommairement la jeune fille aux cheveux blanc-bleuté en reprenant son souffle comme elle pouvait.
C'est-à-dire comme un cachalot.
- Benitsuki Benikyogai. fit à son tour son amie, de nouveau prête à faire un carton sur de la cervelle de zombie.
Ouais, ouais, on verrait plus tard si le nom Amaikoddoku lui disait quelque chose ou si elle avait déjà frayé avec la mafia. D'un geste rapide, elle glissa les quelques mèches de cheveux écarlates rebelles qui collaient à son front derrière son oreille. C'était pas vraiment le moment d'avoir quelque chose de gênant dans son champ de vision. Tiens, à propos de champ de vision… Beni cligna rapidement des yeux avant d'observer un peu plus attentivement la pièce où elles se retrouvaient toutes les trois.
- Euh… lâcha t-elle avec l'air du requin tigre auquel on tend une feuille de salade en guise de repas.
- Ouais? fit Tora qui avait apparemment fini de baver sur Petite Merveille aka Shirotorakiba (les crocs du tigre blanc). Y'a quoi?
- J'ai des hallucinations ou on est dans des chiottes là?
Retsu hocha la tête docilement. Effectivement, elles étaient bien dans les toilettes de cette aile de l'hôpital. De chaque côté de la pièce de forme nettement allongée se trouvait une rangée de cabinets donnant sur des cuvettes plus ou moins détruites. Les portes qui devaient auparavant exister pour permettre à celui qui le désirait de couler son bronze tranquillou pépèrou ou tout simplement mater des magazines porno sans se faire chopper par le chef de service avaient pour la plupart été arrachées, probablement pour aider aux barricades. Bah les zombies avaient dû bouffer ces fameuses portes de chiottes vu que dorénavant, une vingtaine d'entre eux se pressaient de l'autre côté de la seule porte encore valable pour aller bouffer trois Steaks : Steak Rouge, Steak Bleu (blanc-bleuté en fait, faites gaffe, z'allez la vexer…) et Steak Noir. POWER-RANGEEEEER!
- Ah bah ouais. On est en train de se planquer dans des chiottes.
- T'as rien de mieux à répliquer? ricana Beni.
- Bah c'est la classe quoi.
- Clair et net. «Bouffées vivantes dans des chiottes», j'ai hâte de voir la gueule de nos tombes tiens.
- On aura pas l'air con nan.
- Des générations de morveux vont se foutre de notre gueule.
- Et pisser sur nos tombes.
- OH LES P'TITS ENFOIRÉS!
- À qui le dis tu…
Retsu les regarda. C'était quoi au juste cette joute verbale? Elle avait légèrement l'impression de nager en plein délire à vrai dire. Super plan de survie en tout cas.
- Hé… lâcha d'un coup Tora en fixant son regard sur la porte qui commençait à trembler sous les assauts répétés des mangeurs de chair humaine.
Beni se posta à ses côtés, le même air déterminé sur le visage.
- Ouais, quoi? Tu t'es découvert un talent caché pour la téléportation? Nan parce que si c'est le cas, m'est avis que c'est le moment de s'en servir.
- Désolée, c'pas le cas.
La jeune fille raffermit sa prise sur le manche de son sabre. Ouais, c'était le sien. Pis le premier qui n'était pas d'accord, elle le décapitait, capiche tête de nœuds?
- Par contre, poursuivit-elle, il est a-bso-lu-ment hors de question que des morveux aillent pisser sur ma tombe.
- Tu sais quoi? Itou.
- Y'a qu'une seule solution.
- Ouaip.
- Y'a qu'à pas crever.
Retsu cligna des yeux. Effectivement, vu comme ça, ça simplifiait pas mal de choses.
- Bon. On fait comme ça. fit Beni. Je les plombe au pruneau made in moi-même, tu les transformes en saucisson pendant que je recharge pis on recommence. Ça te va?
- Impec. Il te reste combien de chargeurs?
- Bah c't'as dire que…
- COMBIEN?!
Maman! C'est qu'elle pouvait être flippante cette nana.
- Un. lâcha la rouquine d'un air tout penaud.
- Meeeerde… C'est des calibre .357 donc ça te fait 27 balles.
- Euh… ouais, si tu le dis. lâcha l'autre en abandonnant bien vite l'idée de compter elle-même, ça faisait trop bobo au cerveau. Mais j'vise vachement bien! termina t-elle avec un air super fier.
- Bah t'as intérêt. Sinon, je te décapite moi-même.
- Ça va, rigola t-elle avec un grand sourire, je me débrouillerai. Y'en a pas plus d'une vingtaine dehors.
- Pour le moment… marmonna Beni avec un air sombre.
Retsu les regarda d'un air curieux. Ces deux adolescentes étaient bien jeunes pour avoir une telle discussion…
- Bon! repris Beni qui décidément gardait la pêche quoi qu'il arrive avant de se tourner vers l'adulte du groupe. Nous, on va les retenir alors pendant ce temps là, barrez vous par le conduit d'aération. Une fois dehors, Ken-chan…
- Un pote à nous qui a probablement deux trois liens de parenté avec un T-Rex. précisa Tora.
- … vous ouvrira la voix pour que vous puissiez vous mettre à l'abri. Vous inquiétez pas, il a un bazooka, il tire vachement bien pis il peut carrément balancer des cabines téléphoniques dans la tronche de ces saletés de zombies. Vous pourrez rejoindre Duchesse, vous faire plein de mamours, avoir plein de gosses et tout et tout… 'enfin, si vous vous faites pas bouffer entre temps quoi.
Toujours terminer par une note positive, toujours. Retsu Unohana sourit un peu plus. Euh… Elle est un peu flippante cette gonzesse quand même… Puis, sans un mot, elle posa les paumes de ses mains sur l'épaule des deux adolescentes.
- Vous savez, leur dit-elle tandis que Beni se mettait à imiter le poisson rouge largué, normalement ce sont les adultes qui protègent les enfants.
Tora fronça les sourcils.
- Je t'emprunte ton sabre. fit-elle de sa voix douce avec un sourire tel que la jeune fille la laissa aussitôt prendre l'arme en question.
Fallait pas déconner avec cette femme, clair et net.
-Et puis de toutes façons, murmura doucement la belle brune comme pour elle-même, je ne passe pas par ce conduit…
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Jean-Noël était un zombie. Ouais, un zombie. Genre cerveau bouffé par Jean-Eudes Ze Virus of Ze Dead (autorebaptisé Viralax Pandemix) quelques tripes qui partaient en session tourisme à l'extérieur («p'tain les mecs, y'a des gonzesses dehors!» «OUAIIIIS!»), un œil à moitié moisi dans l'orbite plus quelques jolies moisissures un peu partout ainsi qu'une gueule de cauchemar, cadeau de la maison. Eh, t'as le look zombie ou tu l'as pas, y'a pas à tortiller du cul pour chier droit quand même.
Enfin bref, Jean-Noël était aujourd'hui un zombie. Fini le temps lointain du métro-boulot-dodo si passionnant avec quelques petits séjours chez sa maîtresse ou au bar du coin pour oublier un temps soit peu la vacuité totale de son existence et bonjour le temps présent du j'ai plus de cerveau et j'bouffe des gens mais c'est trop cool! En fait, il n'avait plus aucun souvenir de sa vie d'avant, lorsqu'il était encore humain.
La première cible du virus était le cerveau, où il se faisait une joie absolue de tout griller, ne laissant plus aucune capacité de réflexion. Tout ce qui restait, eh bien, c'était l'instinct, celui de survie. Or, pour survivre, il fallait au virus qu'il se propage et que ses hôtes restent un minimum debout pour que cela puisse se faire. Attaquer, manger, contaminer. Pas plus compliqué que métro, boulot, dodo.
Jean-Noël le zombie continua à se jeter violemment par à-coups sur la porte qui lui bloquait le passage pour aller choper son casse-dalle du jour. La dernière fois, tout ce qu'il avait pu bouffer, c'était un bout de médecin maigrichon et dégueulasse. Oui, bon, ok, il avait bien grignoté un ou deux rats entre temps mais les rats ça comptait pas d'abord. À ses côtés, le reste des zombies de l'hôpital tentait également de fracasser la porte derrière laquelle se cachaient les trois power-rangers, aka leur dîner du jour, le tout dans un concert de grognements désarticulés. À TAAAAABLE!
Soudain, la porte en bois céda brusquement dans un craquement sinistre sous leurs assauts répétés. Sans attendre une seconde et guidés par cette faim atroce et dévorante, la horde de zombies se précipita à l'intérieur des toilettes dans lesquelles Benikyogai, Tora et Retsu avaient réussit à se retrancher. Face à cette masse grouillante affamée et en voie de décomposition, les deux adolescentes raffermirent aussitôt leur prise sur leurs armes à feu respectives, Beretta et Desert Eagle .357 Magnum, prêtes à exploser des cervelles dans les règles de l'art. Mais, à leur grande surprise, Retsu, sabre en main et son sourire éternel sur les lèvres, fit un pas en avant.
- Eyh nan, revenez…! lâcha immédiatement Beni en tentant d'attraper la manche de l'adulte.
Mais avant qu'elle ne puisse ne serait-ce qu'effleurer le vêtement en question, Retsu leva sa main libre et la plaça face à elle, lâchant un tonitruant :
- STOP!
Et c'est à ce moment précis, face à cette femme digne et fière armée d'un long sabre que l'instinct de survie des zombies se mit à hurler un monumental «ALEEEEEEEEERTE ROUUUUUUUUGE!», de quoi leur griller le reste de cervelle encore présent. Jean-Noël ainsi que tous ses potes pilèrent net. À ce spectacle, Retsu Unohana fit doucement jouer l'acier de la lame du sabre dans sa main avec la lumière des néons dans la pièce et son sourire s'agrandit encore un peu plus.
– Bien. lâcha t-elle d'une voix sourde. Gentils zombies. Vous ne voudriez pas qu'il vous arrive quelque chose, n'est-ce pas…?
Tora et Benikyogai frissonnèrent de concert.
SOURIRE.
LE.
PLUS.
FLIPPANT.
AU.
MONDE.
FUCK YEAH.
Toujours aussi calme, Retsu Unohana fit une petite pause avant de reprendre la parole devant son auditoire claquant du fessier, aussi bien humain que zombifié. Putain, on vient de trouver la mère cachée de Yachiru! Cette nana fait trop peeeeur!
– Vous vouliez nous manger, n'est-ce pas?
Nouveaux claquements de dents. Dans le fond du groupe, un des zombies fit une crise cardiaque.
– Méchants zombies.
Et deux nouvelles crises cardiaques, deux.
– Zombies! Têtes dans les cuvettes!
Et, parce qu'on ne déconnait pas avec une femme aussi terrifiante que Retsu Unohana lorsqu'elle souriait ainsi, la totalité des zombies se précipita dans chacune des cabines de chiotte et enfonça sa tête dans la cuvette. Pis comme, même zombifié, on respire pas des masses avec la tête sous l'eau, ils crevèrent noyés, tout bêtement. Suicide collectif pour éviter la colère de Retsu Unohana. Pas si cons que ça au final ces zombies.
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Retsu Unohana fait peur. Si, si, si.
(BORDEL, OUI ELLE FAIT PEUR) (chapitre 523, 524 et 525 HOLY FUCKIN' SHIT!) (j'm'en remettrais jamais) (JAMAIS!) (RETSUUUUU...!)
Et ouais...! Uryuu sort avec Retsu...! Alors Luce? Contente ^^? (rappelez vous, je vous avais demandé ce que vous vouliez voir dans cet OS et Luce m'avais proposé, entre autres, 'le rendez-vous secret de Uryuu et Retsu Unohana') J'espère que ça te plaît... Les autres, no souci, vos demandes arrivent (presque) (ben ouais, malheureusement, je n'ai pas pu tout caser... déjolée)
En fait, j'avais cette scène des zombies tellement terrifiés par Unohana qu'ils préfèrent se suicider en se plongeant la tête dans la cuvette des chiottes depuis le touuuut début, au moment où j'ai commencé à cogiter comment j'allais caser Retsu au milieu de zombies... Le problème, c'est qu'il fallait passer du visuel, de l'image que j'en avais en tête au récit de cette scène (et c'était pas super simple, j'avoue que j'ai eut un peu de mal avant de me décider)
Héhé, j'ai pas pu m'empêcher de rebaptiser le sabre Onimaru récupéré par Tora en Shirotorakiba (les crocs du tigre blanc), juste pour faire une petite référence à l'aspect métamorphe de Tora...
Du coup, Yuni avait raison, elle s'est planquée dans les chiottes... et c'était pas l'idée du siècle.
Cette fois-ci, le titre vient de Le train sifflera trois fois, un putain de vieux western comme je les kiffe (1952... ouaaaais, c'est du noir et blanc) (mais eh! y'a Gary Cooper, Grace Kelly et Lee Van Cleef dans ce film!) (genre, y'a LEE! VAN! CLEEF! BORDEL!)
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Prochain chapitre: 13. La Horde sauvage.
