Coucou tout le monde !
Encore merci pour vos reviews ! Voici un nouveau chapitre, beaucoup plus court que prévu car en fait je l'ai scindé en deux !
Bonne lecture !
Chapitre 12 :
- Je suis désolée, s'excusa Bella.
- Ce n'est pas grave, finis-je par lui répondre. Je le savais dès le début ... C'était inévitable !
- Oui mais quand même ! Insista-t-elle.
Je ne répondis rien, il n'y avait plus rien à dire. Je jetai un coup d'oeil résigné par la fenêtre. Un épais manteau neigeux recouvrait tout le parc. L'épaisse couche blanche avait tout figé dans une immobilité immaculée. Je réprimai avec peine un énorme bâillement. J'étais crevée. Entre le boulot et les retenues avec Rusard qui duraient jusque très tard dans la nuit, je n'avais plus beaucoup de temps pour dormir. Mais bon, les vacances de Noël approchaient à grand pas. Et chose exceptionnelle, ce soir nous étions tous exempts de retenue. Slughorn avait fait en sorte que nous puissions assister à sa petite fête de Noël. Cela faisait maintenant deux ans que j'avais plus été conviée à ses petites soirées privées, depuis la mort de mon père ... Je n'intéressai plus le prof de potions.
- Par Merlin, lança alors Bella qui me tira de mes rêveries. On va être en retard pour le cours.
En courant, nous sortîmes de notre Salle Commune, livres et affaires sous le bras. Heureusement que nous avions potions, ce n'était pas loin et nous arrivâmes juste à temps. Comme à notre habitude, nous occupâmes le fond de la salle. Juste devant nous s'étaient installés Lucius, Rodolphus et son frangin. Nous eûmes tout juste le temps de nous saluer avant que le morse fasse son entrée. Il déposa sur son bureau nos rouleaux de parchemin.
- Bonjour à tous, commença-t-il d'une voix éteinte. J'ai là vos devoirs ... Comme d'habitude, il y a de très bonnes choses comme d'autres catastrophiques ...
Il agita sa baguette et les devoirs vinrent se poser devant nous. Cela faisait quelques semaines maintenant qu'il avait abandonné son petit plaisir de les distribuer lui-même en faisant part à haute voix de ses impressions.
Je jetai un coup d'oeil rapide à ma note. Un optimal, comme à mon habitude. Bella me sourit, elle aussi avait obtenu un O.
Debout sur son estrade, Slughy commença à parler de la leçon du jour, la confection d'une potion de sommeil. Chez les Serpentards, personne n'écoutait vraiment les recommandations. Rodolphus s'était retourné pour nous demander nos notes. Bellatrix se mit à le provoquer, elle déroula son rouleau sous son nez.
- Tiens, regarde Rodolphus ! Un O comme toi, tu n'en auras jamais sur ta copie, profite bien du spectacle ! Observe bien la courbe magnifique de cette lettre !
Je mis ma main devant ma bouche pour étouffer mon rire. Rodolphus me lança un regard noir.
- Tu pourrais au moins prendre ma défense, Caly ! Râla-t-il.
Je levai les yeux au ciel puis je me tournai vers mon amie.
- Bella ! Tu sais très bien que ce n'est pas bien de se moquer des autres ! La grondai-je en riant tout bas.
- Vous êtes vraiment ...
- Eh là-bas dans le fond ! Nous rappela à l'ordre Slughy.
Le silence se fit de nouveau. Le prof poursuivit son cours. Il tapota le tableau noir qui se couvrit aussitôt de sa fine écriture tremblotante.
- Voilà la préparation que vous devrez suivre à la lettre ! Les ingrédients sont dans l'armoire et sur mon bureau ! Vous avez deux heures !
Bella et moi nous nous levâmes.
- Les filles, chuchota alors Lucius. N'oubliez pas nos ingrédients !
Nous lui grommelâmes une réponse inintelligibles. Les trois sorciers nous regardèrent en riant, fiers d'eux.
- Vous perdez rien pour attendre, les gars !
Suite à un stupide pari que Bella et moi avions perdu, pendant une semaine, nous devions faire les quatre volontés de ces messieurs ...
- Ils nous le paieront, me murmura Bellatrix tandis que nous prenions les fioles remplies de pus de cafards.
Nous entassions dans nos chaudrons tous les ingrédients nécessaires à la potion de sommeil.
- C'est drôle, me lança Bella alors qu'elle récupérait les feuilles d'asphodèle.
- De quoi ?
- Rodolphus et toi ! Vous vous parlez toujours comme si de rien n'était.
Je suspendis mon geste et la dévisageais.
- Je ne vois pas où est le problème ? Je trouve ça débile de ne plus se parler tout ça parce qu'on a rompu.
- C'est pas faux ...
Notre moisson terminée, nous retournâmes nos places. Ce fut avec une certaine violence que je posai le chaudron des garçons sur leur plan de travail.
- Avec un sourire, ça aurait été parfait, se moqua Lucius.
J'esquissai une grimace qui ressemblait à tout sauf à un sourire.
Pendant un long moment, il n'y eut aucun bruit. Nous étions tous penchés sur nos chaudrons à préparer la potion. De temps en temps, je relevai la tête pour voir où en étaient les autres. Au niveau du premier rang, un gros nuage de fumée puant s'élevait d'un chaudron : les Poufsouffles venaient encore une fois de démontrer leur talent ! J'aperçus du coin de l'oeil Severus se lever et apporter son flacon au prof. Il avait déjà terminé ? J'entendis vaguement Slughy le féliciter de sa potion, encore une fois parfaite. Puis le morse dirigea son attention ailleurs.
- Messieurs Potter et Black, au lieu de rire bêtement, vous devriez surveiller cette potion qui ressemble à tout sauf à ce que j'ai demandé !
Le morse prit une louche et versa dans une fiole quelques gouttes du contenu de leur chaudron. Il montra à tous l'espèce de boue verdâtre.
Des moqueries fusèrent de nos tables.
Enfin le cours prit fin. La sonnerie nous libéra de cachots. J'étais en train de ranger mes affaires quand la voix du prof m'interpela.
- Miss Kered-Ann, j'aimerai vous voir ...
Génial, à quoi allai-je encore avoir droit. Bella et les autres me regardèrent avec étonnement, mais je n'en savais pas plus qu'eux.
- Je t'attends dans le couloir, me lança Bella avant de quitter la salle.
Bientôt, le cachot fut vide. Je m'approchais du bureau de Slughorn.
- Vous vouliez me voir ?
Il ne me répondit rien mais me tendit une feuille.
- Puis-je savoir ce que c'est, Miss Kered-Ann ?
Je pris ce qu'il me tendit et l'observait avant de sourire.
- C'est une facture, Professeur ! M'exclamai-je.
- Je le vois bien, Miss Kered-Ann. Mais ce que j'aimerai savoir c'est pourquoi Monsieur Rusard l'a reçue.
J'offris au morse mon plus beau sourire innocent.
- C'est la facture pour ma robe de soirée, expliquai-je. La robe que son chat a déchiquetée !
Il me reprit la facture des mains.
- N'est-ce pas un peu excessif ?
Je souris de nouveau.
- C'est vrai, avouai-je. Trois cent vingt-sept gallions pour une robe, c'est très cher ... Mais c'était une robe vraiment magnifique !
- Miss Kered-Ann ! Je ne parlais pas du prix de cette robe mais du fait d'envoyer ceci à Monsieur Rusard !
- Je croyais ...
Il ne me laissa pas finir mais me chassa de la classe. J'en déduisis que pour récupérer mes gallions, ce n'était plus la peine d'espérer ...
Dans le couloir, je fus surprise de trouver non pas Bella mais Lucius.
- Alors ? Me demanda-t-il. Que te voulait Slughy ?
Je le regardai avec suspicion.
- Où est Bella ?
J'éludai volontairement sa question. Il me sourit.
- Je crois que Rabastan lui a demandé je ne sais quoi ... Tu sais ... Votre gage !
- Tu es là pour ça, je suppose !
Il éclata de rire.
- Ne me tente pas ! Je n'y avais même pas songé ...
Ses yeux gris me dévisageaient avec insistance, j'avais horreur de ça.
- Alors ? Répéta-t-il. Que te voulait Slughy ?
Ce fut à mon tour de rire.
- J'ai envoyé à Rusard la facture de ma robe que sa saleté de chat avait déchiquetée ...
- Tu as fait ça ? S'étonna-t-il.
Je haussai les épaules fière de moi.
- Bah oui !
- Et alors ?
Je souris.
- - C'était prévisible ... Je ne verrai jamais la couleur d'un seul gallion. Mais rien que voir la tête de Slughy, ça valait le coup !
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Lucius et moi retournâmes dans notre salle commune en discutant de tout et de rien. Lorsque je retrouvai Bellatrix, elle était en colère. Elle me vit et se jeta sur moi.
- Il faut qu'on se venge ! Ca ne peut plus durer comme ça !
Je ne dis rien. Après tout, c'était elle qui avait lancé cette idée stupide de pari ...
- Rabastan est un bon à rien !
- Que s'est -il passé ? Lui demandai-je.
- Il m'a envoyée un peu partout : à la volière, aux cuisines ... J'en peux plus !
Elle se laissa tomber sur le lit.
- Je sais même pas si j'aurai la force de venir ce soir ...
- Ah non ! Ne me laisse pas toute seule ...
- T'inquiète ... En plus, je suis certaine que si on n'y va pas, on serait bon pour aller passer la soirée avec Rusard ...
Elle soupira. Soudain, elle se redressa sur un coude et me regarda.
- Et le gros Slughy ? Que te voulait-il ?
Je souris.
- Rien de bien méchant ... Tu te souviens ? J'avais envoyé la facture de ma robe à Rusard !
- Il voulait te voir pour cela ?
- Oui ... Il a un peu râlé, plus pour la forme que pour autre chose et m'a laissé partir ...
- Il joue à quoi, Slughorn ?
- Je sais pas ...
- Il nous convoque, râle et au final à part nos soirées avec Rusard, ça va pas plus loin et pire, on se retrouve tous à sa p'tite soirée ... C'est bizarre ...
J'avais ma petite idée sur la question, mais je n'en parlai pas à Bella. De toute façon, elle changea de sujet.
- Tu y vas avec qui ce soir ?
- Bonne question, répondis-je. Avec moi-même sans doute ! Pourquoi tu as un cavalier ?
- Nonnnnnn, soupira-t-elle. J'ai personne ...
Je dévisageai Bella.
- Rhooooo, t'en fais pas, tu finiras bien par trouver quelqu'un ... Ce n'est quand même pas ce qui manque les charmants sorciers ...
- Comment tu fais toi ?
- Moi ? M'étonnai-je.
- Tu les as tous à tes pieds ...
Je ne pus m'empêcher de rigoler.
- Tu délires là, Bella !
- Non ! Regarde : y a Rodolphus.
Je la coupai. J'eus l'impression de revivre une ancienne conversation.
- C'est terminé, je te rappelle !
- Ouais mais n'empêche ... Il en pince encore pour toi, ça se voit ...
- Hum, si tu le dis ...
- Et puis à mon avis, tu vas pas tarder à avoir de nouveau Malefoy sur le dos ...
- Hein ?
- Disons que j'ai pu comprendre qu'il n'avait pas été très ravi de voir que Rodolphus et toi vous vous étiez remis ensemble, par contre, il était content quand vous vous êtes séparés ...
- Tu dis n'importe quoi ...
Je m'interrompis soudain.
- Quoi ? Me demanda Bella.
- Par Merlin, je crois qu'en fait t'as raison ...
- Ah ah ! Triompha-t-elle.
Puis elle m'observa avec attention.
- Et pourquoi dis-tu cela tout à coup ?
- Il m'a attendu tout à l'heure à la sortie des potions ...
Je me pris la tête dans les mains ...
- Génial, marmonnai-je.
- Je vois pas où est le problème ? Tu vas faire quoi ?
- Moi ? Rien du tout !
- Arrête, Caly ! C'est quand même Malefoy ! Pas le premier venu ...
- Je sais mais non ...
- Pffffffffff, soupira-t-elle.
Et la conversation s'arrêta là.
