Miou tout le monde !
C'est bientôt la rentrée, même à la fac. Mais j'ai des copines merveilleuses qui m'ont offert des tournesols (merveilleuses je vous dit) du coup ben ça va quand même pour moi.
Bonne lecture !
Réponse à Kok Chu : Merci ! Je suis ravie qu'elle te plaise, j'espère que ça continuera. Et oui la FACE family sera présente dans cette fic (en petites touches toutefois). Je ne suis malheureusement pas sûre de pouvoir trouver un pot de glace XXL à envoyer à Tonio, mais je transmettrai l'intention, promis !
Disclaimer : J'ai un projet de domination du monde basé sur la possession d'Hetalia. Autant dire que c'est pas demain la veille que je serai maître du monde.
En rentrant dans leur chambre, Antonio avait d'office installé Lovino sur le lit. La figure pâle et l'allure tremblante de son mari l'inquiétaient au plus haut point. Comme la fois précédente, il envoya valser bonnes manières et vouvoiements.
- Mi amor, tout est terminé, il ne s'en prendra plus jamais à toi, tenta-t-il pour le rassurer.
L'italien remua vaguement les lèvres, mais il lui fallut une dizaine de secondes avant qu'un son réussisse à en sortir.
- Il... est... mort...
- Je n'aurais pas dû te laisser voir ça, s'excusa immédiatement l'espagnol. Je suis vraiment désolé, j'ai été incapable d'y penser sur l'instant.
Pendant un instant, Lovino l'espagnol regarda comme s'il était le dernier des imbéciles.
- Idiota ! cria-t-il finalement.
- Je sais, je suis désolé, je pensais que tu avais déjà vu des duels et...
- Évidemment que j'en ai déjà vu ! l'interrompit l'italien. Mais j'ai cru... j'ai cru...
- Que j'avais vraiment été blessé gravement ? Oh Lovino, je suis désolé mais c'était le seul moyen que j'avais pour lui faire baisser sa garde, je ne pensais pas que tu t'inquièterais autant.
- Stai zitto ! Je... j'étais pas inquiet !
- Mi amor... lui sourit Antonio en l'enlaçant.
Alors qu'il se laissait aller dans ses bras, Lovino remarqua que le bandage sommaire au bras de son mari se teintait de rouge.
- Tu saignes encore.
- Hum ? Oh, rien de bien méchant, minimisa Antonio. Dans quelques jours il n'y paraitra plus.
- Il a été fait n'importe comment.
- Possible, c'était un peu dans l'urgence.
- On dirait que je vais devoir m'y coller si on veut éviter l'infection, grommela le plus jeune.
- Ce n'est pas nécessaire, s'amusa l'espagnol, ça peut bien attendre demain...
- Non. Te voir frôler la mort, j'y ai déjà eu droit une fois aujourd'hui, alors tu vas faire un effort pour retarder la prochaine.
Le ton sérieux mal dissimulé sous l'ironie n'échappa pas à Antonio, qui en fut un peu surpris. Il laissa donc son mari défaire son bandage sommaire, puis en refaire – en râlant – un autre digne de ce nom après avoir désinfecté la plaie.
- Au moins ça n'a rien touché de trop grave, maugréa-t-il en finissant son oeuvre.
- Je te l'avais dit, mi corazon. Rien de grave.
- Je ne m'inquiétais pas ! C'était juste une question pratique pour le pansement !
- Pour quelqu'un qui ne s'inquiète pas, je te trouve plutôt prévenant ce soir...
Écarlate, Lovino lui tourna immédiatement le dos et alla se déshabiller pour dormir, le plus loin possible de l'espagnol qui l'avait imité. Ce dernier laissa passer quelques secondes avant de venir lui faire un nouveau câlin. L'italien manqua de s'étouffer en constatant la nudité complète de son mari.
- Qu'est-ce que tu fous !?
- Vu que même défier la mort ne suffit pas à te faire accepter que je tiens à toi, je tente une autre méthode radicale, répondit Antonio d'une voix suave.
- Tu... tu as fait une promesse, bégaya Lovino.
Il essayait vainement d'ignorer la chaleur que dégageait le corps de son mari collé contre le sien, sa voix trop sexy, et son sexe qui avait l'air de plutôt bien se réveiller à son contact.
- Exact. Je me suis engagé à ne pas te toucher sans ton accord. Mais je t'ai aussi dit que j'étais décidé à te conquérir et que je ne jouerai pas fair-play.
- Tu... Tu...
- Oui mi amor ? murmura l'espagnol.
L'italien tourna sa tête vers le visage de son mari et le regretta immédiatement. Le plafond était nettement moins tentateur que les lèvres entrouvertes et les émeraudes qui lui faisaient face. Avec un temps de retard conséquent, certaines paroles d'Antonio parvinrent enfin jusqu'à son cerveau. Il avait défié la mort pour lui. Depuis leur mariage forcé, il l'avait protégé et respecté, s'était montré attentionné et patient. Autant d'efforts qui étaient assez inutiles s'il souhaitait juste avoir des héritiers et maintenir quelques vagues apparences.
Imperceptiblement, sa tête se rapprochait de celle de son mari. Antonio l'attendait tranquillement, le laissant venir à son rythme. Quand enfin Lovino sembla prendre conscience de leur proximité, trop de tension s'était installée entre eux pour qu'il soit capable de rompre l'instant. Leurs lèvres se touchèrent. S'apprivoisèrent. S'ouvrirent.
Et tout le reste devint flou.
-oOo-
Le lendemain matin, la table du petit déjeuner fut le théâtre d'un certain nombre de révélations et d'évènements. Francis et Arthur, descendus en derniers, durent subir quelques moqueries.
- Vous avez eu du mal à vous lever ? sourit Antonio.
- Stupid frog a presque refusé de me laisser sortir du lit, maugréa Arthur.
- Mon lapin, tu sais très bien que les six prochains mois seront importants et je tiens à ce que tu sois en parfaite santé et que tu ne prennes aucun risque jusque-là.
L'anglais leva les yeux au ciel et continua à râler à voix plus ou moins basse, en ignorant complètement les regards ahuris du deuxième couple qui n'était pas encore informé de l'heureuse nouvelle.
- Je vais être papa ! s'exclama Francis en sautillant presque pour répondre au regard d'Antonio.
L'espagnol bloqua un instant devant l'annonce, puis sourit d'une oreille à l'autre.
- C'est formidable ! Mes félicitations à vous deux ! Vous savez déjà la date ? Ou le sexe du bébé ? Je tiens à être parrain !
- Ah non ! protesta Gilbert. Le parrain du bébé de Franny, ce sera forcément moi !
Alors que les trois amis s'extasiaient en se chamaillant – ou l'inverse – Lovino fixait Arthur intensément. Celui-ci le regarda, conserva une mine renfrognée quelques instants et finalement soupira avant de s'asseoir à côté de lui.
- Désolé de ne pas vous en avoir parlé plus tôt.
- Le contraire m'aurait étonné, ironisa l'italien. Ce n'est pas le genre de nouvelle qu'on cache à son mari pour la confier à un quasi-inconnu.
- Ravi que vous suiviez le même raisonnement que moi.
- Vous êtes à ce point entouré de poissons rouges ?
Pour toute réponse, l'anglais le regarda avant de tourner la tête vers les trois autres, à présent en train de débattre des différentes possibilités entre vrais ou faux jumeaux.
- Je vois, répondit Lovino en esquissant un sourire moqueur. Bon courage pour supporter les prochains mois.
- Il va m'en falloir, soupira Arthur. Francis est déjà protecteur en temps normal, alors je ne veux même pas imaginer ce que ça va être vers l'accouchement.
- Oubliez l'idée de sortir de votre chambre, ricana l'italien. Vous en avez pour combien de temps encore ?
- J'en suis à trois mois d'après ma soeur, mais ce sont des jumeaux donc je ne vais peut-être pas aller jusqu'au bout de la grossesse.
- Des jumeaux ? s'étonna le brun.
- Oui. Parce qu'évidemment, mon mari ne peut pas faire comme tout le monde, râla l'anglais.
- J'imagine que je dois vous féliciter.
- Ne vous sentez pas obligé, je vais passer les prochains mois dans un enfer surprotégé à supporter des modifications physiques et hormonales avant d'être à moitié déchiré par deux êtres humains qui sortiront de mon corps.
- Vous êtes cynique.
- Je sais, sourit Arthur. De nous deux, je crois que c'est plutôt vous qui devrait recevoir des félicitations.
- Comment ça ?
Les yeux verts de l'anglais se chargèrent d'ironie avant de fixer un point sur son cou. Lovino porta sa main à l'endroit en question par réflexe et ses joues prirent aussitôt une couleur pivoine.
- Ce genre de marque se repère à des kilomètres, expliqua-t-il. Vous avez de la chance que mon mari soit trop occupé avec les bébés pour l'avoir remarqué.
- Pour que j'ai remarqué quoi, mon lapin ? intervint Francis.
- Rien du tout ! coupa Lovino en rougissant.
- Charmante marque, dites-moi, sourit le français. Tonio, tu n'aurais pas essayé de nous cacher quelque chose ?
- Moi ? Jamais de la vie, mais ton annonce était bien plus intéressante.
- Quoi qu'il en soit, je suis ravi pour toi également.
- Kesesese, tu as enfin réussi à avoir ton italien dans les règles de l'art ? rigola Gilbert.
Très rouge, Lovino lança un regard furieux à Antonio qui comprit le message et se leva aussitôt pour le prendre dans ses bras. En souriant, il écourta les explications.
- Mon mari adoré a simplement accepté l'idée que j'étais fou de lui.
- Visiblement, ironisa Francis à voix basse, il n'a pas accepté que ça.
Seul l'albinos l'entendit et se retint à grand-peine de rire. Lovino grommela une ou deux minutes puis se calma un peu et proposa à Arthur de retourner passer la journée à la bibliothèque, ce que l'anglais accepta immédiatement. Toutefois, il dut supporter cinq bonnes minutes de recommandations de son français avant de pouvoir effectivement sortir de la pièce.
-oOo-
Trois jours s'écoulèrent de la même façon avant que les invités repartent. Lovino et Arthur avaient développé une forme d'amitié un peu particulière, et s'étaient arrangés pour échanger des lettres de temps en temps une fois que l'anglais serait rentré en France. Quant à Antonio, il avait reçu une missive royale lui annonçant le regret d'apprendre la mort de Don Juan, mais la compréhension des raisons qui avaient entrainé son décès. En d'autres termes, l'espagnol était lavé de toute accusation et personne ne songeait à lui reprocher d'avoir mis un terme aux divers chantages et pressions que le duc andalou exerçait sur la noblesse madrilène.
-oOo-
Une semaine passa, pendant laquelle Lovino et Antonio prirent le temps d'enfin se découvrir. L'italien acceptait de s'ouvrir un peu plus, et même s'il râlait toujours beaucoup, l'espagnol savait désormais parfaitement lire entre les lignes pour comprendre les messages cachés derrière le caractère bien trempé. D'une certaine façon, le couple avait trouvé un équilibre et une forme de stabilité qui convenait aux deux méditerranéens. Lovino apprenait progressivement à gérer le domaine avec Antonio et se révélait plutôt doué sur certains points, récoltant ainsi une myriade de compliments de son mari qui semblait décidé à voir en lui la huitième merveille du monde.
Arthur et Lovino s'était mis à correspondre régulièrement et s'entendaient étonnamment bien, se trouvant des points communs et ayant ainsi le moyen de se plaindre en toute mauvaise foi de leurs époux respectifs. La seule ombre au tableau pour l'italien était l'absence de nouvelles de son frère. Il s'en était ouvert une fois à Antonio, qui s'en était étonné également mais l'avait rassuré de son mieux en suggérant que son cadet devait être occupé à préparer ses fiançailles, et ne lui en parlerait qu'une fois les préparatifs achevés et l'accord trouvé. Lovino s'était rangé de mauvaise grâce à cette possibilité, et avait donc entrepris d'écrire à Feliciano, de façon assez neutre au cas où la lettre tombe entre les mains de son grand-père.
Une semaine passa, puis deux, puis trois sans la moindre réponse et l'italien commença à s'inquiéter. Jamais son frère n'aurait laissé une lettre sans réponse aussi longtemps. Dans le même temps, Antonio reçut un message sombre de Gilbert, qui le pressait de venir le voir en tant qu'ami pour une affaire familiale urgente. Hésitant, il en parla à Lovino le soir même de la réception.
- Je sais que tu attends la réponse de ton frère, je ne t'oblige pas à m'accompagner. Mais Gilbert est rarement aussi négatif dans ses lettres et son attitude m'inquiète.
Le plus jeune hésita un instant, réfléchit et se décida finalement.
- Je viens avec toi. J'ai aussi quelque chose à vérifier en Allemagne et ton albinos pourra peut-être m'aider.
- Tu es sûr ? demanda doucement Antonio.
- Oui. On laisse juste pour consigne ici de transmettre si jamais une lettre de Feliciano Vargas pour moi devait arriver en notre absence.
- Très bien. On part demain après-midi alors.
Toutes mes excuses pour celleux qui attendaient plus, mais je n'ai pas eu le courage de me lancer dans un lemon Spamano. Je fais confiance à votre imagination pour deviner comment s'est passée la nuit.
Pour le reste, on reprend une intrigue ! A votre avis, qu'est-ce que Gil peut bien avoir de si urgent à demander à Tonio ? La réponse au prochain épisode ! (lancement du générique d'Hetalia)
Plein de fraisiers de non-anniversaire pour vous ! (demande de yukiame22)
