CHAPITRE 10 : Action ou Vérité ?
Tenant d'une main le volant, j'avais l'autre collé contre mon oreille avec mon portable.
Les nuages gris dévoilaient lentement les fins rayons de soleil caché quelque part aux alentours.
− Rosalie, t'es à la villa ? Lançais-je.
La fenêtre ouverte envoya une bourrasque d'air frais, balayant mes cheveux auburn.
− Euh, oui, pourquoi ? S'enquit-elle.
− J'arrive, lui répondais-je, avant de raccrocher.
Je balançais mon portable sur le siège d'à côté. Reprenant ma cigarette, je montais le volume de la stéréo. Une musique envahissait l'habitacle de ma camionnette. Je la reconnaissais automatiquement. C'était une de mes chansons. Shut Up And Drive.
Je souriais en commençant à chanter le refrain de la chanson.
− Got you where you wanna go if you know what I mean, got a ride that smoother tan a limosine, can you handle the curves ?, can you run all the lights ?, if you can baby boy then we can go all night, cos I'm zero to sixty in three point five, baby you got the keys… Now shut up and drive, drive, drive, drive… Shut up and drive, drive, drive, drive…
Portant ma cigarette à ma bouche, je passais une main dans ma perruque. Je tirais dessus pour prendre une bouffée, et la rejetais en même temps que je refermais la fenêtre.
Ma tête bougea en rythme de la chanson. Quelques fois, je reprenais certaines phrases, en souriant et rigolant. J'avais fait ma décision. Et je savais que ça allait plaire à Alice. Enfin, du moins quand elle le lira dans les magazines, je suppose. Voilà, pourquoi je me trouvais sur la nationale en direction de chez les Cullen, pour l'annoncer à Rosalie.
Mon titre se termina, et la voix de l'animateur retentissait.
"− Allez, on vient de s'écouter Rihanna, Shut Up And Drive. Et on passe tout de suite au news people !"
Je montais soudainement un peu le son, voulant savoir de qui il allait parler.
"− De l'actu, des news, et aujourd'hui c'est Chris Brown !"
Mes yeux se baisèrent distinctement sur la stéréo.
"− Effectivement, on en aura entendu parler de lui, reprenait l'animateur. Et écoutez bien, c'est du lourd…"
Il prit un temps de pause, pour reprendre ensuite.
"− Il aurait été rejoindre la fille avec qui il a fricoté à l'aéroport chez elle ! S'exclama-t-il, alors que ma réaction à moi ce fut un juron qui sortait de mes lèvres. Et d'après une source proche, il serait resté une bonne partie de la soirée, là-bas. Un petit rappel, la jeune femme habiterait dans l'État de Washington, une petite bourgade nommée Forks… Mais l'adresse est encore jusque-là inconnue. Il y aurait seulement des photos du 4x4 de Chris allant là-bas."
Mes mains se resserrèrent contre le volant, alors que je pinçais mes lèvres.
"− Une chose est sûre, c'est qu'il y aurait bien une aventure cachée entre ses deux-là…"
Un grognement sortait de mes lèvres.
− Foutaises ! M'emportais-je. Sérieux, de nos jours ils ont que ça à raconter, putain ?
"− Allez, on passe tout de suite avec une des dernières de Nicki Minaj, Moment 4 Life, en featuring avec Drake, termina-t-il."
Les premières notes de Moment 4 Life envahissait l'habitacle. Je reprenais ma cigarette, en étant énervée.
Putain, comment avaient-ils fait pour être au courant en même pas à peine deux jours ?! Je sais qu'ils perdent pas leurs temps, eux les papzs, mais de là à aller jusque ici… c'est vraiment… à chier ! Pensais-je.
Je reprenais ma clope, en sortant de la nationale, furax. Le pied écrasait contre la pédale d'accélérateur, je rejetais la fumée. Je rouvrais quelque peu ma fenêtre pour balancer le reste de ma cigarette par-dessus la vitre, et la refermais.
Seulement quelques minutes après, j'arrivais devant la villa des Cullen. Je me garais, et éteignais le contact. Prenant en main mon BlackBerry, je sortais de la voiture. Je me dirigeais lentement vers le perron. J'escaladais les marches, perchée sur mes dix centimètres d'escarpins, et rentrais à l'intérieur.
À mon entrée, il n'y avait personne dans l'immense salon.
− Rose ? L'appelais-je.
Cette dernière faisait quelques secondes après son apparition en haut des escaliers, le sourire aux lèvres. Elle descendait doucement les marches, pour venir ensuite me prendre dans ses bras.
− Tu es seule ? Lui demandais-je en la relâchant.
Elle m'hocha la tête, en me disant que le reste de la famille était parti en chasse, sauf Esmé qui était allée faire des courses, faisant croire aux autres habitants qu'ils remplissaient quand même eux aussi leurs frigos…
Nous allâmes ensuite s'installer sur le canapé. Une fois assise, une question lui brûlait les lèvres.
− Dis-moi, il y a bien une raison pour que tu me demandes ça ? Souria-t-elle.
Je souriais à mon tour en baisant mes yeux sur mes mains.
− Je sais qu'il y en aura une qui sera contente, marmonnais-je.
− Alice ? Comprenait-elle.
− Oui…
Je relevais mes yeux sur elle. Elle fronça ses sourcils, en réfléchissant pendant quelques secondes.
− Attends, tu veux dire que… que tu vas reprendre ta carrière ? Ahurissait-t-elle.
Un sourire se fendit aux coins de ses lèvres.
− Mais c'est génial ! Continua-t-elle. Je suis contente pour toi.
Je passais une main dans mes cheveux.
− Tu veux quelque chose à boire ? Un verre d'eau, un café… ? Lança-t-elle, en se relevant.
− Je veux bien une bière, si t'en a une, s'il te plaît, dis-je.
Rosalie me regarda en arquant un sourcil. Un petit sourire s'attarda contre mes lèvres, en la fixant.
Elle partait vers la cuisine, et revenait quelques secondes après en me donnant la bouteille en verre, qu'elle avait pris soin de décapsuler.
− Et tu sais comment tu vas faire maintenant ? Reprit-elle en se rasseyant, alors que je buvais quelques gorgées du breuvage. De ce que tu vas devoir leur dire…
− Honnêtement ? J'en sais rien, soupirais-je.
− Mais, pour la production d'un album, combien de temps cela dure ?
− Ça dépend si j'aurais déjà la maquette entière, et à enregistrer les chansons… Mais normalement deux ou trois semaines, pinçais-je mes lèvres.
− Ah ouais, quand même, s'étonna-t-elle.
Il fallait de toute façon que je vois avec mon manager si ça allait prendre réellement du temps ou pas. Et ainsi avec le label, Def Jam.
− Donc tu vas partir pendant trois semaines, mais… Tu n'as pas peur qu'ils se doutent de quelque chose, parce que c'est énorme !
− Si, j'ai vraiment peur. J'ai vraiment peur qu'Edward n'accepte pas qui je suis réellement… Je sais pas du tout quelle réaction il aura, s'il l'apprenait par quelqu'un d'autre, soufflais-je.
− Je pense qu'il ne réagira pas trop brusquement. Et puis, c'est qu'il n'aurait non plus pas vu tout l'effort que tu t'es donné pour arriver jusque ici, rajouta Rose.
La même chose que m'avait dit Charlie, pensais-je. Finalement, je me disais que j'avais peut-être ma chance de le prendre à la légère. Ils avaient peut-être raison, tous les deux.
Je reprenais trois gorgées de ma bière, alors qu'elle reprenait la parole.
− Comment ça s'est passé sinon ? Demanda-t-elle. T'as eu un appel… ?
− Ouais, enfin non, me reprenais-je. Le coup était déjà préparé depuis longtemps. Enfin, je veux dire que depuis le début, le producteur du label, m'avait dit qu'il n'y avait aucun problème, que je pouvais revenir à tout moment si je le voulais. En gros que j'étais toujours la bienvenue, rigolais-je.
Rosalie ria à son tour.
− Tu comptes partir quand ? Lança-t-elle en reprenant son sérieux.
− Ce week-end, donc demain, que j'ai mon assistante personnelle qui m'attend là-bas.
Ses sourcils se froncèrent suite à ses mots.
− À Los Angeles, répondais-je à sa question muette.
J'entendais la porte d'entrée s'ouvrir subitement. Tenant ma bière d'une main, en ayant mes jambes croisées, je me retournais vers la porte. Un énorme sourire se scotcha sur ses lèvres en me voyant.
− Bella ! S'exclama Emmett.
− Salut, Em' ! Souriais-je.
Il venait me prendre dans ses bras.
− Tu ne m'avais pas dit que tu picolais ! Ricana-t-il en voyant ma bière.
Je lui tirais ma langue.
− Et ta femme, tu l'oublierais pas un peu ? Survenait Rosalie.
− Jamais je n'oublierais ma femme ! Que ce soit pour une partie de chasse, ou une simple partie de galipette… enjôla-t-il, en plaquant ses lèvres contre celles de Rose.
Quelques secondes après, un raclement de gorge se faisait entendre. Je me retournais et voyais Alice, accompagnée de Jasper. Un sourire se plaqua contre sa bouche, dès que j'avais retourné ma tête vers elle. Je me relevais et allais la prendre dans ses bras.
− Je savais que tu allais venir, souria-t-elle encore plus.
Je riais. Je lançais ensuite un sourire à Jasper en le saluant.
− Tu sais où est ton frère ? Reprenais-je à Alice.
Elle détourna sa tête vers la porte d'entrée.
− Juste là.
Seulement cinq secondes après, Edward faisait son apparition en entrant dans le salon. À première vue, il me lançait un de ses sourires craquants, mais en descendant ses yeux vers la bouteille en verre que je tenais dans ma main droite, son expression changea.
Ses sourcils se froncèrent alors qu'il relevait son regard vers mes yeux.
− Edward, c'est rien qu'une bière, c'est tout, levais-je mes yeux au ciel, tandis qu'il montrait du doigt la bouteille.
− Tu bois ? S'étonna-t-il.
Je m'avançais vers lui, lentement. J'arrivais à sa hauteur, le regardant dans ses prunelles dorées.
− Pourquoi, cela te dérange ? Murmurais-je.
− Tu sais que l'alcool est dangereux pour la santé, et que…
Mes lèvres s'écrasèrent contre les siennes ardemment. J'encerclais mes bras autour de sa nuque, en tenant toujours ma bière.
Edward rentama rapidement un second baiser, en déposant ses mains contre ma taille. Je me décollais ensuite de ses lèvres, et plaquais mon front au sien, en rouvrant mes yeux. Le fixant, un énorme sourire s'affichait sur mon visage. Je le relâchais, et me retournais vers les autres.
− Et si je restais ici, ce soir ?
− Ah ouais ! S'exclama Emmett.
Alice se mettait à sautiller. Normal, elle était toujours comme ça quand elle était contente…
Je me retournais vers Edward, il approuvait en souriant. Il me prenait par la suite, par ma taille.
− Il faut juste que je prévienne Charlie, et que je repasse à la maison, rajoutais-je.
− Mais non, laisse ! Je te prêterais quelque chose, ne t'inquiètes pas ! Intervenait Alice.
− Non, Alice, il faut vraiment que je passe là-bas, pour aller récupérer mes affaires, insistais-je.
− Mais pourquoi ?
J'échangeais rapidement un regard avec Rosalie.
− Parce que… je vais partir, avouais-je.
− Quoi ?! S'exclama Edward, en me regardant. Mais où ? Où ça, et quand ?!
− Non, ne vous inquiétez pas, je ne quitte pas Forks, lançais-je, devant leurs airs paniqués. Je vais juste, revoir une… amie d'enfance… mentais-je.
− Mais où ? Répéta Alice.
− À L.A…
Emmett paraissait étonné, et lançait une blague comme quoi elle devait vraiment être bien payée pour vivre là-bas.
− Tu comptes y aller pour combien de temps ? Me questionna Edward.
Je me dégageais de son étreinte, en pinçant mes lèvres.
− Une semaine… chuchotais-je.
− Mais c'est qui cette "amie d'enfance" ? Tu ne nous en as jamais parlé d'elle ! S'enquit Alice.
Mes yeux se tournèrent pendant quelques instants vers Rosalie.
− Écoute, il faut que j'aille appeler Charlie. Je pars demain soir… me pressais-je.
Je me détournais rapidement d'eux, et m'avançais vers la porte. Je l'ouvrais en tenant toujours ma bière, et sortais dehors. J'entendais Alice m'appeler, mais je n'en faisais rien. À vrai dire, je ne savais pas si je devais lui dire le vrai prénom de cette personne, ou au contraire un inventer un. Mes talons claquèrent contre le perron de la villa. Je m'asseyais sur les premières marches en déposant ma bouteille par côté. Prenant juste avant mon BlackBerry de la poche arrière de mon jean, je composais le numéro de Charlie, pour lui annoncer la nouvelle.
Il était déjà au courant que je quittais Forks pour aller produire mon nouvel album. Je lui avais dit, dès que j'étais rentrée de la Barbade. Et il était content pour moi. En fait, j'avais déjà tout prévu dès mon retour. J'avais aussi déjà réservé un billet pour Los Angeles, et ma valise était également faîte. Même s'il n'y avait pratiquement rien à l'intérieur…
Je raccrochais quelques minutes si de suite, en ayant la réponse positive de Charlie.
Reprenant une gorgée de ma bière, un rire sortait de mes lèvres, entendant la réponse de Rosalie.
− Wow, par derrière ! Je te savais pas si… cochonne… m'étonnais-je, avant d'éclater une nouvelle fois de rire. Emmett, tu sais ce qui te reste à faire ce soir… regardais-je ce dernier.
− Allez à toi ! S'exclama Alice, m'interrompant dans mes rires.
Rosalie me regarda avant de prendre la parole.
− Action ou vérité ?
M'accoudant contre l'accoudoir du canapé, je pinçais mes lèvres.
− Vérité ! Lançais-je.
Elle réfléchissait pendant quelques secondes, et releva ensuite ses yeux vers moi.
− Ton premier baiser ? Questionna-t-elle.
Je grimaçais en y repensant distinctement.
− Mon premier baiser ? Un désastre ! Révélais-je.
Et là, c'était pas mon faux personnage qui était en train de parler, mais le vrai.
− Le mec, il me déversait des tonnes de salive dans la bouche ! Continuais-je, en étant morte de rire.
Tout le monde se mettait à rigoler à leur tour. Edward se trouvait à côté de moi, alors que j'étais allongé sur le canapé, mes jambes contre ses cuisses. Rosalie était en face de moi, assise sur l'autre canapé. Alice était à sa gauche, à côté d'elle. Et Emmett et Jasper étaient chacun dans un fauteuil, à l'opposé l'un de l'autre, dont Emmett à ma droite, et Jasper à celle de ma gauche. Nous étions en train de faire une action/vérité, mais en version beaucoup plus censurée…
Je retournais mon regard sur Jasper, le sourire aux lèvres.
− Action ou vérité ?
− Action, répondait-il, l'obligeant à changer, vu que Rose et moi avions choisi vérité auparavant.
− Ok… euh… réfléchissais-je, Jazz, tu vas devoir faire la positon de la levrette à… Emmett ! Souriais-je en regardant l'intéresser.
Emmett me fixa, vexé. Je lui tirais ma langue avant de prendre une gorgée de ma bière. Il se releva du fauteuil en même temps que Jasper. Emmett se mettait à quatre pattes par terre, alors que Jasper se positionna derrière.
Je ne pus m'empêcher de rire dès qu'ils commencèrent à bouger en rythme.
− C'est bien Em', comme ça t'auras vu ce que ça fait de se faire enculer par derrière, explosais-je encore plus, tellement que je faisais secouer le canapé.
Il soupira fortement, en levant ses yeux au ciel. J'entendais Alice éclater de rire.
− Je crois que tu as assez bu comme ça, intervenait Edward, en me prenant la bouteille de ma main.
− Hé, non rend-moi ça ! M'exclamais-je, en la reprenant. Et puis, j'ai toujours soif, rajoutais-je, avant de reprendre deux gorgés en le regardant.
Emmett et Jasper se relevèrent ensuite, et allèrent se rasseoir à leur place initiale.
− T'inquiète pas ma belle, je vais pas te rater, me lança Emmett accompagné d'un clin d'œil avec un sourire narquois.
− J'attends que ça !
Et maintenant c'était au tour d'Edward. Jasper lui posa la question, et ce dernier lui répondait action. Un sourire moqueur s'étirait sur les lèvres de Jazz, alors qu'Edward le regardait en tournant sa tête de droite à gauche.
− Ah non, ne compte pas sur moi pour faire ça ! Rétorqua-t-il.
− Et pourtant t'es obligé ! Le nargua-t-il.
− Jasper…
− Il doit faire quoi ? Sourcilla Emmett.
− Un strip-tease à Bella, souria-t-il en posant son regard sur moi.
Mon cœur faisait un bond dans ma poitrine en entendant ceci. Oh Gosh… Dites-moi que je rêve ou… ? Pensais-je.
− Oh putain ! M'égosillais-je.
Je tournais mes yeux, vers Edward, et lui lançais un regard coquin.
− Moi je veux bien… enjôlais-je, d'une voix sensuelle.
− Ah ! Ah ! La demoiselle est désireuse ! S'écria Emmett.
− Allez, lève-toi, et fous-toi à poil ! Je veux voir ce qu'il y a en dessous…
Même si j'en sais à peu près ce qu'il y a, d'après Alice… Cette dernière se releva, et alla vers l'énorme chaîne qu'ils avaient, pour mettre la musique. Edward se leva à son tour, en se postant en face de moi. Je me remettais correctement sur le canapé, appréhendant ce qu'il allait faire.
Alice démarra la musique, et Fingers de Pink retentissait dans le salon. Il commençait à se dandiner devant moi, alors que je le regardais prête à exploser de rire. Ce que faisait son frère, Emmett.
− Allez, c'est du mou tout ça ! S'exclama-t-il.
Et comme si Emmett l'avait irrité, il me prenait automatiquement par ma main, et me plaqua contre son torse marmoréen. Il colla son front contre le mien. Il descendait en même temps ses mains le long de mon dos jusqu'à ma chute de reins. Ses doigts glacés glissèrent sur le fin tissus de mon pull, me prodiguant plusieurs frissons. Puis, Edward me faisait basculer en arrière, me retenant par ma taille. La tête à l'envers, je fermais mes yeux en sentant son souffle glacé contre la naissance de ma poitrine.
Mon cœur battait la chamade rien qu'à la sensation que je ressentais. Edward me releva doucement, en plaquant une fois encore son front au mien. J'encerclais mes bras autour de sa nuque. Mais ils furent détachés, car il me déposa délicatement sur le canapé. Il se releva ensuite, et commença à effleurer les boutons de sa chemise. Un sourire s'étirait contre mes lèvres, en le voyant débuter sa tâche. Il les déboutonna lentement, très lentement, un par un, faisant durer le suspense. Et tout ça, en me regardant droit dans les yeux.
− Allez, à poil ! M'écriais-je, en levant mes mains.
Tout le monde éclatait de rire. Edward enleva délicatement sa chemise, me faisant envahir d'une chaleur imminente, rien qu'à la vue que je m'offrais. Son torse entièrement dénudé, me donnait l'envie de le caresser. Mais Alice coupa soudainement la musique.
− Quoi ?! Pourquoi t'as arrêté la musique ? Me plaignais-je.
− Bah, tu l'as eu ton strip-tease, répondit à sa place Jasper.
Je tournais mes yeux vers ce dernier, en le foudroyant du regard.
− Je rêve ou c'est que t'en voulais plus ? Souria Alice.
− Bah, ouais, bien sûr, attends… soupirais-je.
− Je sens que ce soir, ça va être chaud ! S'exclama Emmett.
Il haussa ses sourcils, en me regardant, ayant en plus un sourire au coin de sa bouche. Passant une main dans mes cheveux, j'admirais Edward remettre sa chemise rapidement. Il releva ensuite ses prunelles sur moi. Il me lança un sourire, avant de déposer ses lèvres sur les miennes. Il se rasseyait ensuite sur le canapé.
− Bon, à toi Emmett, reprit Edward. On va voir si t'es si malin que ça !
Emmett choisissait vérité. Et évidemment, Edward lui posa une question qui ne passa pas inaperçu à tout le monde, surtout sa réponse…
− Oui, je l'ai fait…
− Wow, toi bécoter un mec ! M'étonnais-je. Eh bah, j'en apprends ce soir des choses.
− Tu ne me l'as jamais dit ! S'écria Rosalie. Et puis, c'était quand ?!
Ça y est, Emmett et Rosalie commençaient à se chicaner dessus… Je me demandais si ce jeu était vraiment bien à ce moment même. Edward n'aurait pas dû poser cette question. Et vu à la tête que faisait ce dernier, je jugeais qu'il pensait à la même chose que moi.
− Wow wow wow ! Bon, ok, c'est bon on a compris ! Commença Jasper. Oh, STOP ! Leva-t-il encore plus le ton alors qu'ils avaient toujours continué.
Ils s'arrêtèrent directement, en se rasseyant. Alice disait à Emmett que c'était à lui de poser la question. C'était mon tour encore une fois, et vu que la première fois j'avais dit la vérité, il fallait que cette fois-ci je choisisse action.
− Vu qu'il t'a fait un strip-tease… Tu vas devoir lui faire… une lap dance ! Rigola-t-il.
Je me mordillais ma lèvre inférieure. Une chose est sûre, c'est qu'Edward n'allait pas l'oublier celle-là… pensais-je, en ayant un petit sourire en coin.
Ce n'était pas la première fois que je faisais une lap dance, au contraire même… J'en avais déjà fait une à Melissa, parce que Rorrey m'avait lancé une connerie un soir en club, alors que je n'étais même pas capable de le faire… Eh bah, il avait eu bien tord, car seulement quelques minutes après, je l'avais fait à Mel, sous ses yeux stupéfait.
Je me relevais d'un bond du canapé, toute souriante.
− Préparez-vous, parce que ça va grave chauffer dans cette pièce ! Lançais-je, en gardant mon sourire en coin.
Alice allait mettre la musique. Naughty Girl de Beyoncé envahissait le salon. Effectivement, Alice avait fait le bon choix de chanson. Parce que c'était sur cette même chanson que je l'avais fait à Mel. Un petit rire sortait de mes lèvres en y pensant.
Pendant quelques secondes, je restais à ma place initiale en dansant sur moi-même. Mes hanches bougèrent au rythme de la musique. Je glissais mes mains le long de mon corps, d'une lenteur exagérée, voulant paraître le plus sensuel possible. Voulant être le plus sexy, à ses yeux. Ce qui pour preuve marcha, vu au regard d'Edward.
Après mes déhanchements, je me retournais vers lui, et m'avançais lentement. Très lentement. Une fois arrivée près de lui, je montais contre ses cuisses, mes jambes de chaque côté de ses hanches. Je déposais mes mains sur son torse au-dessus de sa chemise, le caressant délicatement. Le regardant dans les yeux, je me mordillais ma lèvre. Je me relevais ensuite, et recommençais à bouger mes hanches en ayant toujours des gestes lents. Quand le refrain retentissait, je déposais mon genou gauche contre le canapé, à côté de sa hanche, et faisais basculer ma jambe de droite pour la déposé de l'autre côté, commençant à rouler des hanches.
J'entendais Emmett s'exclamer. Rosalie m'encourageait. Je regardais Edward, en ayant un regard à la fois joueur. Je continuais mon traitement pendant plusieurs secondes, pour ensuite me relever juste après avoir déposer un baiser furtif contres les lèvres d'Edward.
Environ une heure après, nous étions toujours dans le salon en train de discuter cette fois-ci. Je présumais qu'il devait être plus de trois heures du matin. Et je l'avoue, j'étais un peu pompette…
− Bon, allez, dodo maintenant ! S'exclama Edward en se relevant. Tu as assez bu comme ça, Bella.
− Quoi ?! M'étonnais-je. C'est pas vrai. J'ai juste bu… deux bouteilles ? Reprenais-je en montrant avec mes doigts le nombre, qui tout au plus je lui montrais quatre, et non deux, étant l'effet de l'alcool.
Edward me prenait dans ses bras, et me souleva pour me porter. Je me mettais à rire. Alors qu'il montait les escaliers, je disais "bonne nuit" à tout le monde, en étant toujours morte de rire. Une fois arriver dans sa chambre, il me déposa contre le lit en m'allongeant. Un rire sortait de mes lèvres, en même temps qu'il m'enlevait mes escarpins. Edward se positionna ensuite au-dessus de moi. Je l'attirais par le col de sa chemise, et plaquais mes lèvres contre les siennes. Son torse se plaquait contre ma poitrine, je le faisais basculer par côté pour me positionner au-dessus de lui. Je déboutonnais rapidement sa chemise, l'embrassant toujours. J'admirais une nouvelle fois son torse, en baladant mes mains contre celui-ci. Edward se releva pour s'attaquer à mes lèvres en me faisant basculer, de façon à ce que ce soit lui, au-dessus de moi. Nos respirations s'entremêlèrent.
Même si c'était l'effet de l'alcool qui me faisait ressentir cette sensation, je savais que j'en voulais plus. Edward m'aida à enlever mon pull, me retrouvant en soutien-gorge, et le balança à l'autre bout de la pièce. Il colla ses lèvres ensuite contre la naissance de ma poitrine en déposant ses mains glacées contre ma taille. Je fourrageais mes mains dans sa chevelure grâce à la sensation de son souffle contre ma peau, me prodiguant un effet alléchant. Il ramena ensuite ses mains vers l'avant contre mon ventre, en descendant ses baisers, tandis que je fermais mes yeux. Je le sentais soudainement s'arrêter pendant quelques instants.
− C'est quoi ça ? Souffla-t-il.
Son pouce traça l'endroit, juste en dessous de mon sein gauche sur mes côtes. Je savais ce que c'était. Mon tatouage. L'inscription en arabe.
Je rouvrais mes yeux subitement, et me relevais. J'attrapais mon pull par terre, et me cachais avec.
− C'est rien… marmonnais-je.
Je m'avançais rapidement jusqu'à sa salle de bains, et m'enfermais à l'intérieur. Je balançais mon pull par terre. Mon cœur battait à la chamade. Je m'appuyais contre le lavabo, me regardant dans le miroir. Je soupirais.
J'avais encore foiré. Et vraiment comme une merde. Si je l'avais caché, il n'aurait rien vu. Mais j'avais pourtant l'habitude de ne pas le cacher celui-là, vu qu'il n'était pas visible, seulement sous un vêtement.
Je passais une main dans mes cheveux, en me disant que c'était la dernière fois ; la dernière fois qu'il verrait un de mes tatouages jusqu'à ce qu'il apprenne ma véritable apparence.
THIS IS THE END !
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Guest : Merci !
See you nigga at the next chapter...
Kisses !
NFL.
