Chapitre 11 Interdit

Hermione remonta dans la salle commune des Gryffondor. Ron et Harry l'attendaient de pied ferme. Elle les rejoignit, sachant pertinemment qu'elle aurait droit à un interrogatoire sur ses absences successives en cours de potions.

« Hermione, pourquoi tu ne viens plus en cours de potions ? Ça ne te ressemble pas de manquer un cours, déclara Ron dès qu'elle fut en face de lui.

-J'ai le droit d'être malade, non ?

-A chaque fois qu'on a potions ? demanda Harry d'un ton qui en disait long sur son incrédulité.

Elle soupira.

-C'est Malfoy ? ajouta l'élu.

-Non, mentit Hermione. Qu'est-ce qu'il vient faire là ?

-Vous êtes tous les deux bizarres depuis quelques jours. On dirait qu'il s'est passé quelque chose entre vous.

Hermione détourna le regard pour masquer ses joues rougissantes. Ni Harry, ni Ron, ne devait savoir ce qu'il s'était passé entre Draco et elle. Du moins, pour l'instant.

Draco lui descendit dans les cachots jusqu'à sa salle commune, l'air pensif. C'était rare qu'il s'affiche ainsi. Il était heureux. C'était une nouvelle sensation qu'il ne voulait pas voir disparaître. C'est pourquoi il devait protéger Hermione. C'était elle la raison de son bonheur. Il s'assit dans un des fauteuils de la salle sombre et Pansy ne tarda pas à le rejoindre. Il leva les yeux au ciel.

-Tu étais où ?

-J'étais allé voir Rogue.

Ce n'était qu'un demi-mensonge bien sûr mais le Serpentard espérait qu'il suffirait à convaincre Pansy.

-Pourquoi ?

-Ça ne te regarde pas.

-Je te signale que…

-Si tu es en train de faire allusion à ce qu'ont arrangé nos familles, je te signale que ça ne tient plus. C'est mon père qui a voulu nous rapprocher et là, il est en prison. Je ne le laisserai plus avoir d'influence sur ma vie et mon futur.

Pansy dévisagea Draco, n'osant pas croire ce qu'il lui disait.

-Tu plaisantes ? dit-elle enfin.

-Non. Je n'ai aucune envie de passer le reste de ma vie avec toi, Pansy.

Dans la salle commune, une jeune fille brune, Astoria Greengrass observait Draco avec intérêt. Elle avait toujours eu un penchant pour le beau blond. Et voilà qu'il refusait une relation avec Pansy, qui lui tournait autour depuis des années. Cette dernière fixait Draco, sidérée.

-Tu as besoin que je répète, Pansy ? fit Draco.

La sorcière se leva et partit d'un pas noble malgré sa déception. Draco eut un sourire satisfait. Ça faisait des années qu'il rêvait de faire ça. Alors qu'il songeait au moment où il rejoindrait Hermione ce soir, quelqu'un s'approcha de lui. Il releva la tête et vit Astoria. Il ne s'était jamais vraiment rapproché d'elle et il ne la connaissait pas plus que ça. Il savait juste qu'elle avait une sœur ainée qui avait quitté Poudlard cette année après avoir effectué sa septième année. Du reste, il ne savait rien d'elle. Astoria, elle, savait beaucoup de choses de Draco. Elle s'intéressait à lui.

-Qu'est-ce que tu veux, Astoria ? demanda Draco d'un ton poli.

-Pour la sortie à Pré-au-Lard, bientôt… ça te dira qu'on y aille ensemble pour disons… faire connaissance ?

La proposition de la jeune fille prit Draco de court. Il ne sut que répondre. Il n'avait pas l'habitude qu'on cherche à se rapprocher de lui. Il n'avait qu'un seul véritable ami et c'était Blaise, avec qui il avait noué une amitié grâce aux classes où ils étaient à côté. Draco n'allait pas vers les autres. Il était solitaire. C'est pourquoi il était étonné de voir que quelqu'un voulait faire sa connaissance.

-Euh… je ne sais pas. Il faut que je voie si j'y vais. Je te dirai ça demain.

Elle s'éloigna, peu convaincue que Draco accepterait.

Le soir, Hermione et Draco se rejoignirent devant la Salle sur Demande. Draco enlaça Hermione et il l'embrassa.

-Pas ici. On pourrait nous voir, dit Hermione en enfouissant son visage dans le cou de Draco.

Celui-ci émit un grognement de plaisir en sentant le corps d'Hermione contre le sien puis ils pénétrèrent dans la Salle sur Demande. Dès qu'ils y furent, ils échangèrent un nouveau baiser puis plongèrent leurs regards dans celui de l'autre.

-On était pas là pour ça, fit Hermione, faussement réprobatrice.

-Oh, Hermione, arrête d'être sérieuse deux secondes, s'il te plait, dit Draco en tripotant une des mèches de cheveux de la Gryffondor.

-Je te signale que ta vie est en danger, répliqua Hermione.

-On est tous les deux en danger. Et si on échoue, on mourra tous les deux. Autant en profiter tant qu'il est encore temps. Au cas où, ajouta-t-il.

Hermione réfléchit un instant et l'embrassa à son tour, estimant qu'il avait raison. Ils restèrent un long moment enlacés sans rien dire. Puis Draco déclara soudainement :

-Tu sais ce que m'a demandé Astoria Greengrass ?

Hermione releva la tête et hasarda :

-De faire connaissance ?

-En quelque sorte. Elle veut qu'on aille à Pré-au-Lard ensemble. Je ne comprends pas vraiment pourquoi mais…

Hermione leva les yeux au ciel.

-Tu es aveugle ou quoi ? Tu n'as jamais fait attention à sa manière de te regarder ? Elle est dingue de toi, Draco !

-Tu es sûre ?

-Quasiment certaine. Peut-être que j'ai mis du temps à comprendre mes propres sentiments, mais j'arrive plutôt bien à connaître ceux des autres.

-Tu as mis du temps à comprendre ce que tu ressentais ?

-J'avais peur, Draco. Peur de choisir de te faire confiance et que tu me trahisses. Alors je me protégeai. J'ignorai ce que pouvait me dire mon cœur. Je sais, c'est idiot et indigne d'un Gryffondor, mais j'ai trop souvent été trahie par les autres. J'ai beaucoup de mal à faire confiance.

-On t'a fait du mal ?

Hermione s'assit dans la Salle sur Demande et Draco l'imita.

-Dans le monde moldu, on me méprisait parce que j'avais de bons résultats, que je donnais le meilleur de moi-même pour réussir. On m'insultait et on me faisait mal physiquement.

Hermione n'avait jamais confié ces choses-là à qui que ce soit. Mais avec Draco, les voiles étaient tombés et elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance.

-Alors tu comprends… quand toi, tu t'es mis à me traiter de Sang-de-Bourbe, je pensais que je revivrais la même chose. Que tout serait comme avant. Quand tu m'as avoué que tu m'aimais, j'avais peur. Peur qu'on se fiche encore de moi.

-Je ne savais pas. Mais tu sais… ces choses-là que je t'ai dites… je ne les pensais pas. Je le faisais pour que mon père soit fier de moi. Un jour j'ai surpris une conversation qu'il avait avec ma mère. Il voulait que je sois digne des Malfoy. Il disait qu'il n'accepterait que le meilleur de moi. Alors j'ai commencé à faire comme lui. Tout ça parce que j'avais peur qu'il ne m'aime pas. Je sais, c'est idiot, mais un fils que son père ignore… On dit que l'ignorance est le meilleur des mépris mais c'est vrai. C'est aussi la pire chose que l'on puisse subir. Et ce que j'ai fait pour l'éviter n'a servi à rien. Mon père n'a jamais vraiment fait attention à moi. Il comblait son absence par des cadeaux. Je pensais qu'un jour il remarquerait que je faisais tout pour lui ressembler mais j'avais l'impression qu'il s'obstinait à m'ignorer. Je suis même allé jusqu'à demander au Choixpeau de me mettre à Serpentard. Il voulait m'envoyer à Serdaigle. Je l'ai supplié de me mettre à Serpentard parce que je savais que mon père voulait que j'y sois.

-Vraiment ?

-Oui.

-Je suis désolée. Je ne sais pas ce que ça fait que de vivre l'ignorance de ses parents.

-Je ne le souhaite à personne. Mais maintenant je me rends compte que ce qu'il a fait est horrible et que je n'ai plus à suivre ses pas. Je veux faire ma vie comme je l'entends et être un Malfoy à ma façon. Et ma vie je la vois avec toi, Hermione. Je sais que notre relation ne lui plaira pas mais tant pis. Je ne renoncerai à rien. Je me suis souvent demandé où pouvait être ma détermination de Serpentard, même si je lui avais demandé d'aller dans cette maison, je sens que je suis à ma place parmi eux, maintenant je sais. Et c'est grâce à toi.

Hermione lui prit la main en souriant. Il lui rendit son sourire et entrelaça ses doigts à ceux d'Hermione. Quelques minutes plus tard, la jeune fille se leva se leva et dit :

-Bon. Elle est où cette armoire ?

Draco désigna le meuble du doigt. Hermione l'ouvrit et fixa les planches cassées quelques instants avant de déclarer en pointant sa baguette dans les étagères de la Salle sur Demande :

-Accio planches ! Accio clous ! Accio marteau !

Aussitôt, ce qu'elle avait demandé se posa devant elle. Elle s'affaira à remettre des planches pour réparer l'armoire. Ça lui prit un quart d'heure.

-Maintenant il faudrait un sortilège qui permette de faire disparaître les objets.

-J'ai cherché mais… je n'ai rien trouvé.

-Peut-être que la Réserve de la bibliothèque…

-Comment tu veux y aller ?

-Harry l'a déjà fait. Bon il n'était pas trop discret mais je pense que je peux lui substituer sa cape d'invisibilité pour aller faire des recherches.

Draco hocha la tête. Alors qu'ils allaient sortir, il demanda :

-Et pour Astoria ? Qu'est-ce que je lui dis ?

-Si tu ne lui donnes pas de faux espoirs et que tu te contentes juste de discuter avec elle, je pense que tu peux accepter.

Il hocha à nouveau la tête puis ils sortirent de la Salle sur Demande. Ils rejoignirent ensuite leurs dortoirs. Hermione réfléchit un long moment. Comment lui dirait-elle qu'elle n'irait pas à Poudlard l'année prochaine ? Elle doutait que Draco y retourne, s'il venait à accomplir sa mission. Mais elle savait également que Draco ne la tuerait pas, il le lui avait dit… Et s'il ne le faisait pas, c'était lui que Voldemort supprimerait. A moins de prétexter la mort en disparaissant, elle ne voyait aucune solution pour le sauver. Et si elle devait disparaître et revenir aider Harry, Draco ne devait pas le savoir. Même en sachant l'occlumancie, il avait une chance sur deux de se trahir et alors il mourrait. Le seul moyen qu'ils avaient pour leur éviter la mort à tous les deux, c'est qu'elle lui explique qu'elle disparaîtrait, qu'officiellement, il l'aurait tuée et qu'elle lui efface la mémoire ensuite. Qu'il oublie ses sentiments pour elle. Et qu'elle fasse semblant d'être morte pendant quelques jours. Comme ça il ne pourrait pas se trahir, tant par ses sentiments que par la fausse mort d'Hermione. Ça la rendait malade. Elle ne voulait pas qu'il l'oublie, mais elle ne voulait pas qu'il meure. Et sa mort serait pire que de ne plus faire partie de la vie du Serpentard. Elle devrait également prévenir Harry de cela. Il ne devait pas croire qu'elle était morte, mais c'était également informer son frère de la relation qu'elle avait avec Draco. Et ça, elle le redoutait. Comment réagirait-il ? Pourtant, là encore, c'était sa seule solution. Elle se promit de mettre en place son stratagème et ensuite d'en parler à Draco et Harry. Bien sûr, elle ne dirait rien de ses intentions de lancer un Oubliettes. Sinon ils n'accepteront jamais. Oui c'est ce qu'elle ferait. A un moment ou à un autre. Ni Draco, ni elle ne mourrait. Ils vivraient et peut-être qu'un jour elle lui dirait ce qu'elle avait fait pour le protéger. Alors il la croirait ou non. Ils feraient leur vie ensemble ou non. « Et ma vie, je la vois avec toi, Hermione. » C'est ce qu'il lui avait dit. Et pourtant, quelqu'un allait encore se mettre en travers de sa route et c'était elle. Mais elle n'avait pas le choix. C'est ce qu'Hermione se répétait pour justifier son plan. Elle ne savait pas si ça marcherait mais elle devait tenter. Pour Draco.

*

Draco resta longtemps éveillé dans son lit, songeant à Hermione. Il se remémorait ses traits, son corps contre le sien, ses lèvres qui effleuraient les siennes. Draco avait l'impression de rêver. Il n'avait jamais vraiment été heureux et juste un petit rien, juste elle, avait changé sa vie. Maintenant qu'il avait envisagé sa vie avec Hermione, il ne la voyait pas autrement. Dans n'importe quel monde. Celui où Voldemort survivrait, celui où il ne survivrait pas. Il ne savait pas comment ça serait, mais ce qu'il savait, c'est qu'Hermione y serait. Avec lui. Il se le jura. Quitte à partir de Londres et vivre ailleurs. Quitte à s'enfuir loin de l'Europe. Hermione était sa seule constante dans sa vie et la seule branche à laquelle il pouvait se raccrocher. C'est en songeant à cela que Draco s'endormit. Au petit-déjeuner, il reçut un billet.

Retrouve-moi ce soir à 20h dans mon bureau pour ta première leçon.

Severus Rogue.

Draco plia le papier et le rangea dans sa poche. Après le repas, il rejoignit son cours de potions. Slughorn fit entrer les élèves dans la salle qui s'installèrent et sortirent leurs livres.

-Bien. Aujourd'hui nous allons préparer une potion très particulière. Elle s'appelle l'Inimitias Interficia. Quelqu'un sait-il ce qu'est cette mixture ? Oui miss Granger ?

-Elle permet d'imiter la mort pendant quelques jours ou heures selon la dose. Néanmoins, si on en boit trop, c'est mortel.

Draco remarqua qu'Hermione semblait très intéressée par cette potion. Elle s'intéressait à beaucoup de choses mais ce sujet semblait provoquer un élan de désir de savoir chez elle. En vérité, même s'il l'ignorait, cette potion intéressait Hermione car elle pensait l'utiliser pour stimuler la mort après avoir effacé la mémoire de Draco.

-Exact, 5 points pour Gryffondor. Je suis sûr que vous avez tous entendu parler de cette potion quelque part. Dans un livre publié dans le monde moldu pour être exact.

Draco leva la main.

-Oui mister Malfoy ?

-Dans la pièce de théâtre Roméo et Juliette. Juliette l'utilise pour faire croire à sa mort.

-Exact, 5 points pour Serpentard également.

-William Shakespeare était sorcier ? demanda quelqu'un.

-Il était Cracmol. Bien ! Ouvrez vos livres page 143 et à vos chaudrons. Préparez-moi une Inimitias Interficia. En binôme. Vous avez une heure et demi.

Hermione et Draco ouvrirent leurs livres et se partagèrent leurs ingrédients. Alors qu'Hermione déposait des griffes de dragon dans la mixture, Draco demanda :

-Pourquoi on fait ça à ton avis

-C'est peut-être utile. Tu sais les Aurors doivent savoir préparer toutes sortes de potions alors… répondit Hermione en haussant les épaules.

Draco ajouta une demi-aile de chauve-souris dans le chaudron et se mit à touiller. La potion prit une teinte gris anthracite, comme ses yeux. Peu de temps après, Slughorn déclara :

-Votre temps est bientôt écoulé. Veuillez mettre vos mixtures dans un tube avec vos noms et je relèverai vos travaux.

Draco transvasa un peu du liquide gris dans une fiole et l'apporta au professeur. Alors qu'il faisait cela, Hermione sortit un de ses tubes et préleva un peu du liquide qu'elle mit dans sa poche. Personne ne l'avait vue. Elle espérait que leur potion serait réussie, car ce qu'elle voulait faire et donc la vie de Draco en dépendait. Dès que le cours fut terminé, Hermione sortit de la salle de cours et se rendit en métamorphoses. A midi, après le repas elle se rendit à la bibliothèque pour chercher des livres sur la manière de réactiver les propriétés d'une armoire à disparaître. Elle était assise à une table, entourée de dizaines de livres, plongée dans la lecture de chacun d'eux et commençant à désespérer sur ses chances de trouver des livres comme cela hors de la Réserve. Hermione soupira et referma le livre. C'était le dernier et elle ne trouverait rien qui l'aiderait. Elle alla reposer les ouvrages dans les rayonnages correspondants et rassembla ses affaires avant de rejoindre ses autres cours.

Le soir, après le repas, Draco rejoignit le bureau de Rogue où il devait apprendre l'occlumancie. Il toqua à la porte.

-Entre Draco, entendit le jeune Serpentard à travers la porte.

Il ouvrit la porte et rejoignit Rogue.

-Assieds-toi. J'espère que tu seras plus doué que ce Potter.

Draco ne dit rien.

-Bien. L'occlumancie réside dans un seul point. Le vide. Un legilimens peut connaître tes pensées et tes sentiments les plus profonds seulement s'ils sont dans la partie supérieure de ton crâne. Bien sûr si tu ne te rends pas compte que l'on a pénétré ton esprit, le legilimens pourra entrer plus loin dans tes souvenirs mais si tu le repousses avant qu'il n'y parvienne, tu seras protégé.

-Alors tout ce que j'ai à faire, c'est vider mon esprit ?

-Pour l'instant, oui. Ensuite je t'expliquerai comment repousser une attaque sans sortilège. Lève-toi et prends ta baguette.

Draco obéit et Rogue pointa sa baguette sur lui.

-Prêt ?

Le jeune homme ne pensa à rien et hocha la tête.

-Legilimens !

Aussitôt Draco sentit comme si on lui tirait les cheveux et des images affluèrent à son esprit. Des images de son père l'ignorant, des images de son père le réprimandant. Il ferma les yeux. Il ne voulait plus voir ces images. Il avait tenté de les oublier parce que c'était les pires moments de sa vie.

-Défends-toi, Draco !

-Expelliarmus !

La baguette de Rogue vola plus loin et la pression sur les pensées de Draco disparut. Il tomba à genoux, luttant contre l'affluence des mauvais souvenirs.

-Tu dois te vider la tête, Draco. Tu n'as pas assez refoulé tes pensées.

-Mais…

-C'est primordial. Sans te vider la tête, tu n'arriveras à rien.

Draco hocha la tête, toujours par terre.

-Prends ton temps. Quand tu es prêt, on recommence.

Pendant ce temps-là, Hermione était sous la cape d'invisibilité d'Harry, dans la Réserve. Elle s'éclaira à l'aide de sa baguette. Elle ne savait où chercher. La Réserve contenait des centaines de livres. Elle chercha pendant plusieurs heures. Puis soudain, un bruit. Hermione se raidit.

-Nox.

Sa baguette s'éteignit et elle se plaqua contre un mur. Dès que les pas s'éloignèrent, elle jugea préférable de rentrer à son dortoir.

Hermione revint tous les soirs dans la Réserve. Au bout d'un mois, elle trouva enfin le rayon qu'elle cherchait et un livre sur les armoires à disparaître. Pendant ce temps-là, Draco s'était amélioré et repoussait toutes les attaques de legilimancie de Rogue. Hermione et Draco se voyaient souvent le week-end. C'est ainsi que s'installa une routine. Dès qu'Hermione eût trouvé le sortilège, elle programma un rendez-vous avec Draco et ensemble, ils réparèrent l'armoire. Durant le mois, Draco avait fait la connaissance d'Astoria. C'était une fille plutôt intelligente à la santé fragile et Draco avait ressenti de l'empathie pour elle. Elle pourrait être une amie. Pendant ce temps, Hermione avait affiné son plan. Elle était prête à en parler avec Draco et Harry. Elle leur envoya une lettre à tous les deux.