Titre : Des « vacances » en famille…

Titre du chapitre : Séance de médiatation. (dans le jardin)

Auteur : Ashura-Kageboushi

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Maki Murakami, pas à moi ^^

Genre : Au début, c'était censé être une yaoific. Mais euh… j'ai lu tellement de trucs débiles ces temps-ci que ça a dû m'influencer, et du coup… c'est devenu du grand n'importe quoi… ^^ Désolée ! =3

Nombre de mots : 2460, environ. =)

Notes : Désolée du retard, mais j'étais en vacances. (et mon père était trop radin pour me prêter son ordi...)
Excusez moi aussi si ce chapitre ne bouge pas beaucoup... Je suis trop crevée pour enchaîner catastrophe sur catastrophe...
Cette fois, Tohma va être heureux : ce n'est pas sur lui que tombent tous les ennuis. Non, je vais plutôt me centrer sur Tatsuha... (nyark)
Et merci à Chawia pour sa correction et ses pertinentes reviews ! =D


~ ArTiChAuT~

Tatsuha, malgré son jeune âge, était un excellent moine bouddhiste. Il maîtrisait à la perfection la paix intérieure, si bien que, dans les moments où il entrait dans cette transe calme et profonde, même Ryûichi déboulant nu avec un slip léopard sur la tête dans la pièce où il se trouvait ne pouvait ébranler sa douce sérénité.

Mais là, il avait beaucoup de mal à se concentrer.

Et pour cause ! Tout d'abord, il avait entendu des bruits de verre qui se brise, de choses qui tombent. Et à présent, il venait d'entendre son beau-frère hurler à s'en briser la voix contre une personne qui, d'après les mugissement dudit beau-frère, avait fait exploser, on ne savait comment, le four. Mugissements auxquels virent bien vite se mêler un rire excentrique que Tatsuha connaissait bien : celui de K.

Pestant intérieurement contre le manque de calme, le jeune moine quitta sa position agenouillée pour celle du lotus. Là, il posa ses mains sur ses genoux, respira profondément et ferma les yeux.

Il s'efforçait de sentir l'odeur de sève des jeunes sapins, l'odeur de l'herbe fraîchement coupée, l'odeur des gouttes de rosée sur le gazon, l'odeur de la terre légèrement humidifiée, l'odeur de brûlé qui se dégageait de la cuisine… ...Comment cela, l'odeur de brûlé qui se dégageait de la cuisine ? Tatsuha ouvrit les yeux. Il secoua la tête. Comment pouvait-il se concentrer alors que ses joyeux colocataires prenaient plaisir à le tourmenter ? Ils ne faisaient sûrement pas exprès, certes. Il n'empêchait que, dans cette situation, Tatsuha aurait beaucoup de mal à atteindre le calme absolu.

Il inspira à fond, puis vida ses poumons de tout air.

Il referma ses yeux, et se concentra, cette fois, sur les bruits qui l'entouraient.

Il entendait… le bruit du vent dans les arbres, les trilles joyeuses des oiseaux paradant, le bruit de son ordinateur portable en veille, près de lui, les bruit du vent jouant avec les pages d'un livre ouvert, abandonné sur une chaise de jardin… Il faisait partie de la nature, il était la nature. Il pouvait sentir chaque chose, du nuage grincheux qui avançait dangereusement au-dessus du chalet jusqu'à la minuscule fourmi, qui ramenait son lourd chargement dans sa tanière. Il sourit. Il avait atteint cet état de paix qu'il affectionnait par-dessus tout – à l'exception de Ryûichi, bien sûr –, et se sentait comme dans un état second. Il lui semblait qu'il aurait pu quitter son corps et laisser son esprit se balader dans la nature. Certains moines affirmaient pouvoir réussir cet exploit. Tatsuha savait bien que c'était impossible. Il secoua la tête, presque inconsciemment. Quel bonheur que de pouvoir se plonger dans une mer de sérénité, sans les soucis du monde réel pour nous contrarier ! Ceux qui ne maîtrisaient pas la méditation étaient obligés de tremper dans la soupe des ennuis de la vraie vie, les pauvres ! Cette pensée lui arracha un nouveau sourire.

― Dis donc, Tat-chan, tu as l'air bien content !

Tatsuha sursauta. Devant lui, à quelques centimètres de son visage, se tenait une jolie petite bouille à l'air candide et aux grands yeux bleus écarquillés. Par réflexe, l'adolescent recula précipitamment, ce qui n'est guère faisable, en position du lotus. Il se prit les pieds dans son kimono, et se retrouva les quatre fers en l'air, sous les yeux ébahis de Ryûichi qui se tenait juste devant lui, son éternel Kumagorô à la main.

― Oh, Kumagorô, s'exclama Ryûichi en portant la peluche à son visage. On a fait peur à Tat-chan !

Il approcha le lapin de Tatsuha, toujours sous le choc, et continua d'une voix plus aiguë :

― Tu vas bien ? On est désolés de t'avoir fait tomber.

― Vous m'avez flanqué une de ces trouilles, Sakuma-san ! articula péniblement le moine bouddhiste en portant la main à son cœur. Devant l'air perplexe de Ryûichi, il expliqua : J'étais en pleine méditation.

― Aaaaah, d'accooooord…répondit le chanteur.

― Sinon, à part pour me dire que j'avais l'air content, pourquoi m'avez-vous arraché à mes exercices de paix intérieure ?

Ryûichi eut l'air véritablement gêné. Il se leva et s'inclina.

― Je suis vraiment désolé de t'avoir dérangé, Tatsuha. Je te promets que je ne te ferais plus peur… Enfin, que Kumagorô ne te fera plus peur – n'est-ce pas Kumagorô ? reprit-il en s'adressant à la peluche. C'est très vilain de faire peur à Tat-chan ! Tu lui promets que tu ne le feras plus ?

Sous le regard interdit de l'adolescent, Ryûichi approcha son lapin de son oreille, fit un grand sourire et enlaça ledit lapin, en le serrant très fort contre sa poitrine.

― Euh… Excusez-moi, Sakuma-san, mais puis-je vous demander ce que vous êtes en train de faire ?

Le sourire du chanteur s'élargit.

― Kumagorô a promis qu'il ne te fera plus peur ! Et pour se faire pardonner…– Il tendit le lapin en peluche en direction de Tatsuha, si près de son visage qu'il loucha à moitié dessus – il te propose de venir avec nous au restaurant, et après d'aller se balader en forêt ! Na no da !

Les mots « restaurant » et « balade » éveillèrent le côté pervers du jeune moine. Un tête-à-tête au restaurant avec Ryûichi Sakuma puis une balade à ses côtés… Un sourire inquiétant se dessina sur ses lèvres. Il se leva d'un bond.

― Quand partons-nous, Ryûichi-sama ?

― Ben, tout de suite, si tu es prêt.

― Je suis prêt ! s'exclama Tatsuha.

― Alors attends-moi, je reviens tout de suite ! cria le chanteur par-dessus son épaule, pendant qu'il courait en direction du chalet.

Tatsuha se laissa choir au sol, les yeux brillants d'excitation.

« Je vais aller au restau avec Ryûichi Sakuma en personne et ensuite, on va se balader dans la forêt… Seuls… »

Il éclata d'un rire jubilatoire.

Une ombre se profila derrière lui, et son rire s'étrangla dans sa gorge.

― Ben, qu'est-ce que tu fabriques ?

― Euh, je… bafouilla l'adolescent.

― Dépêche toi ! On prend la voiture de Tohma.

Tatsuha suivit son aîné à l'intérieur du chalet. Ils s'arrêtèrent devant la porte.

― Dis, Tatsuha…

― Quoi ?

― Tu vas vraiment aller faire la balade en kimono ?

Il baissa les yeux vers ses vêtements. Effectivement, Ryûichi avait parfaitement raison : à moins de vouloir trébucher tous les dix pas, un kimono n'était pas l'habit idéal pour se promener. Tatsuha se précipita dans sa chambre, enfila les premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main – à savoir, un jean noir et un T-shirt de la même couleur, avec un oiseau vert dessiné au dos – et redescendit les escaliers en faisant un vacarme qui aurait pu rivaliser avec celui qu'aurait fait un troupeau d'hippopotames enlisés dans un marais.

― Je suis prêt !

― Bon, alors on y va.

Ryûichi franchit la porte d'entrée et s'arrêta devant les voitures. La Lamborghini de Tohma était vide. La Porsche d'Eiri aussi. Il se retourna et hurla, de sa voix puissante(1) :

― Bon alors ? Qu'est-ce que vous fichez ?

Un bruit de cavalcade se fit entendre, et K, Eiri, auquel était agrippé Shûichi, Hiroshi, Suguru et Tohma arrivèrent devant le chalet. Tohma se glissa à la place conducteur de sa voiture. Ryûichi eut l'air déçu.

― Tohma… je ne peux pas conduire ?

Le visage du blond prit une teinte violette, et sa bouche se transforma en un rictus horrifié :

― Ecoute, Ryûichi. A cause de toi et cet imbécile de Shindô, mon salon s'est transformé en une véritable poubelle. Du moins, près de l'escalier…

― Ce n'était pas moi, c'était une basket… coupa le chanteur.

Tohma soupira.

― Ryûichi, c'est toi qui a lancé cette basket…

― Peut-être, mais il n'empêche que c'est la basket qui a atterri sur ton porte-parapluies, protesta l'intéressé.

― Bref. Et K a fait brûler ma cuisine. Donc…

― Je ne l'ai pas faite brûler, j'ai simplement fait exploser le four…

― Mais vous allez me laisser en placer une, oui ? s'exclama Tohma. Comme je le disais, ma maison est bien partie pour finir en ruines avant la fin de la journée, et si jamais ce devait être le cas, je serais bien heureux d'avoir une voiture pour aller à l'aéroport et me faire rapatrier au Japon !

― Quel est le rapport avec moi ? s'étonna Ryûichi.

― Sans vouloir te vexer, je n'ai pas totalement confiance en ta conduite.

― Oh.

Tohma regarda ses amis et employés et s'impatienta.

― Vous m'excuserez, mais je suis assez pressé, alors pour la première et dernière fois : vous venez ou pas ?

Tous acquiescèrent d'un même mouvement, et Eiri, Shûichi, Hiroshi et Suguru se dirigèrent vers la Porsche, tandis que K montait à côté de Tohma, dans sa luxueuse Lamborghini.

― S'il vous plaît, K… Je préfèrerais que vous montiez à l'arrière…

Intérieurement, il n'osait même pas imaginer de quoi était capable son jeune beau-frère en présence de Ryûichi. Eux deux côte à côte à l'arrière de la voiture… Cela suffisait à lui donner des frissons dans le dos. Déjà que Eiri et Shûichi, il n'arrivait pas à s'y faire, alors son meilleur ami et un moine bouddhiste de quinze ans son cadet et sadique sur les bords… il ne voulait même pas y penser. K, sentant sûrement les pensées de son directeur, obtempéra, et s'assit à l'arrière, derrière la place passager avant.

A l'extérieur de la voiture, Tatsuha retint Ryûichi par le bras. Celui-ci se retourna et s'aperçut que l'adolescent avait blêmit, depuis l'arrivée de Tohma et des autres.

― Sakuma-san…

― Oui ?

― On va au restau tous ensemble ?

― Ben oui.

Ryûichi pencha la tête sur le côté, observant Tatsuha, dont le visage avait encore pâlit.

Tohma, las d'attendre, klaxonna. Les deux garçons se précipitèrent à l'intérieur de la voiture.

Intérieurement, le directeur de NG Productions sourit. Ce n'était pas encore cette fois que Tatsuha se retrouverait seul à seul avec Ryûichi…

~ ArTiChAuT ~


(1) Ce dont Tatsuha ce souviendra toute sa vie… N'oubliez pas que Ryûichi a une voix tellement puissante qu'il est capable de péter un micro ! (alors imaginez si vous vous trouvez à deux pas de lui, à peine… Ouille !)

oOo

Voilà, c'est la fin de ce 12ème (déjà ? O.o) chapitre... J'espère qu'il vous a plu, même si il bouge moins que ce que j'écris d'habitude... Ne m'en voulez pas, ce doit être à cause de la fatigue ! =D

Bon, j'espère que Tohma est content, car ce n'est pas à lui que je m'en prend cette fois.

Tatsuha : Effectivement, c'est pas à lui, c'est à moi !

Tohma : Arrête de râler, ce n'est pas ton chalet qui va sans doute être détruit à cause de Shindô, Ryûichi et K...

Ashura : Je ne suis pas méchante à ce point, tout de même...

Tatsuha et Tohma : ...

Ashura : Quoi ? Vous trouvez vraiment ?

Tohma : Ben... Quand même, mon chalet, je l'ai payé assez cher...

Tatsuha : Quand je pense que j'aurais pu passer une journée seul avec RYÛICHI !

Ashura : Rêve pas, je t'aurais jamais laissé faire ça, je ne suis pas folle...

Tatsuha : Raitooooo ? Où est ton Death Note ? Raitoooo !

Ashura : Argh. *s'enfuit*

Bref, j'espère que vous avez apprécié ! Je me suis dépêchée de l'écrire (oui, je finissais un truc sur un site), donc j'espère que ça ne fait pas trop bordel...

Merci à vous d'avoir lu !