Bonjour à tous,
Voici le nouveau chapitre de la semaine !
Profitez en bien !
Chapitre 10 : La magie est puissance.
Dorea sortit précipitamment de la classe de Défense contre les forces du Mal.
Comment Harry avait-il pu se mettre dans une pareille situation ? Il était plus intelligent que ça. Si Ombrage venait du ministère, il était certain qu'elle allait faire des rapports sur la situation de l'école et de ses élèves, et cela ne jouait aucunement en la faveur d'Harry. Dorea espérait le trouver avant la fin du diner pour parler un peu avec lui.
La Serpentard traversa le hall d'entrée pour se diriger vers la Grande Salle quand une voix trainante, qu'elle commençait à détester, l'interpella.
- Hé, Potter ! Alors comme ça le balafré joue les héros ? C'est un menteur, méprisa Drago
Dorea choisit de ne pas lui porter la moindre attention et continua son chemin. Mais c'était sans compter l'obstination du jeune Malefoy.
- Je te parle Potty ! Et quand je te parle, tu dois m'écouter ! l'apostropha le blond.
Dorea serra ses livres contre sa poitrine sans se rendre compte qu'elle ralentissait le pas.
- Potter ! Réponds-moi ! Tu es pathétique comme ton frère. Tu n'as rien à faire chez les Serpentards.
Seul le silence lui répondit, ce qui ne l'empêcha pas de poursuivre sur sa lancée.
- Tu n'as pas à m'ignorer Potter, je vais te le faire payer !
Dorea, après une journée éreintante et un Malefoy qui la harcelait sans cesse, n'en pouvait plus. Il avait dépassé les limites … S'en était trop.
Elle jeta ses livres et son sac à dos à terre, et fit brusquement volte-face, fusillant le blond d'un regard glacial. C'est alors que le sourire goguenard du Serpentard s'évanouit de son visage.
L'adolescente s'avança vers lui à grande enjambé et le gifla de toute ses forces.
- Je te préviens Malefoy, ne me pousse pas à bout.
Elle reprit son chemin mais le blond la tira en arrière et elle tomba à terre. Il se jeta sur elle et la plaqua au sol avec son avant-bras sur sa gorge. Dorea se défendit en lui mettant un coup de genou entre les deux jambes. Drago, qui sentit soudainement une vive douleur, roula sur le côté et la Serpentard s'agenouilla à califourchon sur lui. Cependant, la douleur passant peu à peu, Malefoy, lui tira les cheveux en arrière.
- AAAaaaah ! Malefoy, tu me fais mal !
- Je vais te réduire en bouillit Potter ! cracha ce dernier
- T'es qu'un crétin congénital ! répliqua Dorea
- Je te hais, Potter !
- Et moi je te hais encore plus !
Dorea le griffa au visage mais avant d'aller plus loin, elle fut redressée en arrière de force par Théo et Blaise, Drago se relevant à l'aide de Pansy et Goyle.
Ils se rendirent compte qu'un groupe d'élèves s'était formé autour d'eux, tous déconcertés par ce qu'ils venaient d'apercevoir. Le professeur Rogue poussa les élèves, le regard enragé.
- Etes-vous-tous-les-deux-assez-barbares-pour-nous-faire-cette-démonstration-dénuée-de-toute-civilité ? dit-il sévèrement en observant tour à tour Drago et Dorea.
Puis il se tourna vers l'assemblé et tous se dispersèrent pressement pour retourner à leurs affaires. Blaise et Théo tenait toujours Dorea, mais elle se détacha d'eux violemment.
- Vous aurez tous les deux une retenue demain soir. Vous retrouverez Mr Rusard dans la salle des trophées à huit heure précise. Mr Malefoy je m'attendais à mieux venant de vous. Et vous, Miss Potter, vous ne valez pas mieux que votre père ou votre frère.
Puis il s'en alla dans un mouvement de cape. Drago partit en direction de la Grande Salle la poussant de son épaule à son passage.
- Dorea se baissa pour ramasser ses livres et son sac, Théo et Blaise venant à son aide.
- Je suis désolé, Dorea … Drago peut être abrupt de temps en temps, dit Théo en lui donnant son livre d'Arithmancie.
- Je n'en ai rien à faire de lui, je veux juste que l'on me laisse tranquille, répliqua-t-elle abruptement en se relevant et en se dirigeant expressément vers la salle commune de Serpentard.
Blaise et Théo se jetèrent un regard torve et entrèrent à leur tour dans la Grande Salle.
Dorea claqua furieusement la porte de la chambre et jeta ses affaires sur le lit avant de s'y jeter à son tour.
Elle était extenuée, totalement épuisée. Cette première journée avait été une des pires de toute sa vie. Elle ne pensait pas que ça allait être aussi difficile. Est-ce que Malefoy allait lui pourrir la vie comme cela toute l'année ? Peut-être bien … Avait-elle la force nécessaire de supporter ses perpétuelles insultes ? Harry le faisait bien depuis cinq ans maintenant …
Voulant se changer les idées, elle prit son sac et fouilla pour y trouver ses cours et faire ses devoirs. C'est alors qu'elle mit la main sur les deux missives qu'elle avait reçues le matin même. Dorea avait l'impression qu'une éternité s'était passée depuis.
La jeune Potter descendit dans la salle commune, complétement vide à cette heure de la journée, et s'installa sur le sofa, posant livres, parchemins, encre, et plume sur la petite table basse.
Elle s'avança devant la cheminée, les deux enveloppes à la main et contempla un instant le feu crépitant dans l'âtre.
Où était son père en ce moment même ? Pourquoi n'était-il pas au quartier général de l'Ordre ? Etait-ce sa décision ? Connaissant son paternel, il avait certainement voulu se débrouiller de lui-même … Mais pourquoi courir un tel risque ? Pourquoi ne pas être en sécurité au manoir des Black ?
Elle jeta les deux lettres dans l'âtre et retourna faire ses devoirs.
Une heure passa, durant laquelle Dorea avait accompli un bon nombre de tâches. Elle était en train de rédiger une composition pour le professeur Flitwick, quand Blaise Zabini entra dans la pièce.
Il s'approcha, d'un pas hésitant, vers elle.
- Euh … ça va mieux ?
La jeune fille dévia son attention vers le jeune homme, qui lui, prit place à ses côtés sur le sofa.
- Oui, je te remercie, répondit Dorea plus froidement qu'elle ne l'aurait voulu.
Puis elle se remit à écrire sur son parchemin, déjà bien rempli.
- Ecoute Drago est …
- Je me fous de ton plaidoyer sur ton pote, coupa-t-elle sèchement. Comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai juste envie que l'on me laisse tranquille. Je suis la sœur de Potter, donc persona non grata, ça, je l'ai bien compris. Pas besoin de retourner le couteau dans la plaie.
Blaise l'observa un long instant, puis expira, résigné par la réplique de la jeune fille. Il sortit de sa poche, la Gazette du Sorcier, édition du soir et posa un article devant le nez de la Serpentard.
« Dorea Potter, la sœur jumelle d'Harry Potter. »
- C'était juste pour te prévenir de faire attention à toi. Tu ne sais pas à qui tu as à faire.
Puis il se leva et partit en direction du dortoir des garçons. Dorea, elle, de son côté était restée bouche bée.
Sous le titre en gras, un petit article de quelques lignes était inscrit en bas de la première page.
« A l'heure où nous éditons notre édition du soir du 2 septembre, nous avons pris connaissance d'un fait qui peut retourner la communauté des sorciers. Nous avons beaucoup parlé d'Harry Potter durant ce dernier été, mais nous ne savions pas qu'il nous cachait un lourd secret : sa sœur jumelle, Dorea.
Cette dernière à fait hier sa rentrée à Poudlard. Nous ne savons rien pour le moment à son propos mais nous espérons avoir une interview de la jeune fille très rapidement. Malheureusement, Albus Dumbledore, actuel directeur de Poudlard, bloque tous contacts et tout accès que nous pourrions avoir avec cette dernière. Est-ce vraiment sa sœur jumelle ? Dans quelle circonstance a-t-elle vécue jusqu'ici ? Ou est-ce tout simplement une ruse d'Albus Dumbledore envers son protégé, Harry Potter ? »
- Ne t'inquiète pas, de toute manière, l'école n'avait pas besoin de ce genre d'article pour te montrer du doigt, ironisa Théo dans son dos.
- Tout le monde l'a lu, je suppose ?
- Exact …
- Excuse-moi ? Dorea … Potter ? interrompit un jeune garçon aux cheveux châtains.
- Quoi ? demanda la jeune fille rageusement.
- Un mot … pour toi, lui dit-il la mine apeurée en lui tendant un bout de parchemin.
Puis le jeune garçon partit sans demander son reste.
- Tu pourrais presque rivaliser avec Drago, murmura Théo.
Dorea lui jeta un coup d'œil glacial et reporta son attention sur le bout de papier : c'était l'écriture de Dumbledore.
« Chère Dorea, je te donne rendez-vous dans mon bureau ce soir à 9 heure. J'aime beaucoup les Fizwibiz »
Dorea regarda sa montre, il était neuf heure moins vingt. Elle rangea ses livres dans son sac et commença à s'avancer vers la sortie, quand Théo l'interrompit dans son action.
- Qui es-tu vraiment, Dorea ?
La jeune Potter se figea sur place. Elle avait été étonnée d'éviter ce genre de question durant toute la journée.
Elle se retourna et regarda fixement le vert et argent. Sans vraiment comprendre, le jeune homme lui avait inspirait de la sympathie et même de la confiance dès l'instant où elle l'avait rencontré. Mais après tout elle ne le connaissait que puis une journée … Qui était-il, lui, réellement ?
- Je pense que tout ceci ne te regarde pas. Je ne te connais pas Nott et je ne sais pas qui tu es. Tu es sympa, mais je ne te connais pas. Alors … évite de poser ce genre de question.
Puis elle sortit de la salle commune laissant Théodore quelque peu hébété.
Elle arriva devant un aigle en bronze une vingtaine de minute plus tard, après avoir demandé plusieurs fois son chemin.
Dorea observa à nouveau le mot et se demanda seulement à cet instant pourquoi Dumbledore lui avait précisé ses préférences en matière de sucrerie ?
Elle regarda à nouveau l'aigle en bronze et compris qu'il y avait certainement un lien. Peut-être était-ce son mot de passe ?
- Fizwibiz, annonça-t-elle sans conviction.
L'aigle bougea alors laissant apparaitre un escalier en pierre, en colimaçon, qui se déroulait autour de son centre. Elle monta le fameux escalier pour arriver devant une porte en chêne. Elle toqua et une voix grave lui intima d'entrée.
Quand elle pénétra dans la pièce, elle ne vit pas de suite le professeur. Elle était trop subjuguée par ce qu'il se passait autour d'elle.
Le bureau était circulaire, où une petite tribune entourée de colonne hellène était disposée au fond de la pièce. Sur l'estrade un grand et magnifique bureau régnait au milieu. A côté un perchoir en or était placé où un bel oiseau rouge flamme la fixait de ses yeux perçant.
Sur les murs, une multitude de tableaux, représentait hommes et femmes, dormant et ronflant contre le cadre de la peinture.
Plusieurs vitrine était mises en évidence tout autour de l'endroit. Dorea remarqua en particulière une où un halo de lumière bleu reflétait sur les murs de pierre. De ci et de là plusieurs objets étranges était disposés dans le cabinet.
- Dorea, tu es à l'heure à ce que je vois, dit Dumbeldore assit derrière sa table de travail sur un fauteuil de cuir noir.
- Professeur, salua la jeune fille.
Ce dernier se leva et s'approcha de la Serpentard.
- Alors cette première journée ?
- J'aurais pu rêver mieux …
- Je comprends. Peut-être aurais-tu été chez les Gryffondors, cela aurait été plus facile.
Dorea baissa la tête, l'air penaude. Elle sentit une main rassurante se poser sur son épaule.
- Mais si le Choixpeau a décidé de t'envoyer à Serpentard, c'est qu'il y a une bonne raison et sincèrement tu portes les couleurs de cette maison très bien.
- Merci professeur.
- Comme je te l'ai dit cet été, cette année je vais te donner des cours particuliers pour développer et contrôler tes pouvoirs, dit-il en retournant derrière son bureau, assied-toi, je te prie, lui enjoignit le professeur en lui indiquant une chaise recouverte de chintz qu'il venait de faire apparaitre de sa baguette.
Dorea s'installa sur la chaise et posa ses affaires à côté d'elle.
- Bien Dorea, j'ai fait des recherches concernant cette particularité avec laquelle tu es née. Comme tu le sais, tu peux contrôler tout ce qui substantiel par la pensée. Tu peux également t'introduire dans l'esprit d'une tierce personne et le dominer, où même lui parler sans avoir recourt à la parole. Mais ces pouvoirs Dorea sont trop peu développés pour que tu puisses maitriser quoique ce soit. Des fois, par des émotions trop fortes venant d'un événement quelconque, ta magie te submerge.
Il marqua une pause durant une minute ce qui intrigua l'adolescente.
- Professeur ?
- Dorea, continua ce dernier sur un ton soudainement grave, il faut que tu puisses obligatoirement contenir … vaincre tes émotions et ta magie. Ça pourrait coûter bien plus cher que des couteaux volant à travers la cuisine des Blacks.
- Que voulez-vous dire ?
- Il y a plusieurs siècles, les sorciers étaient des hérétiques aux yeux du monde moldu. Comme tu le sais, plusieurs ont dépéri au buché mais d'autres, et surtout des enfants, ont essayé de dissimuler leur pouvoir pour éviter ce destin funeste et il est apparu une forme très rare que l'on nomme Obscurial. Ils étaient nés avec cette particularité. Généralement ils ne pouvaient vivre plus de huit ou dix ans. En ce qui te concerne, c'est sensiblement la même chose.
- Je suis un …
- Non, tu n'es pas un Obscurus, mais tu peux le devenir si tu cherches à cacher tes pouvoirs, qui grandissent avec toi.
- C'est-à-dire que je pourrais mourir si …
- Effectivement Dorea, si tu n'arrives pas à contrôler tes émotions ou même tes pouvoirs, ta vie sera en jeu.
Dorea s'affala contre le dossier de la chaise, et soupira d'exaspération.
- Mais pour le moment, il n'y a pas de grands risques, ajouta Dumbledore, rassurant.
- Bien … et qu'est-ce que je dois faire pour prédominer ce … trop plein de magie ? questionna la jeune fille d'un ton flegmatique.
Dumbledore prit une boule en acier sur une étagère derrière lui et la posa au milieu de la table.
- Dorea, j'aimerai que tu transforme cette boule en un bloc carré.
Dorea se redressa sur sa chaise, et fixa la boule de ses yeux vert amande. Son corps se tendit petit à petit des pieds jusqu'aux mains, puis son cœur commença à battre plus vite et plus irrégulièrement. La boule commença à bouger mais éclata en mille morceaux.
- Encore Dorea, dit Dumbledore en réformant l'acier en sphère ronde. Il faut que tu te détendes et que tu reflète l'image de la boule se transformant en un bloc carré dans ton esprit.
La jeune fille fixa à nouveau la boule. Son corps commença à se tendre mais elle se souvint du conseil de Dumbledore. Elle détendit ses épaules, prit une grande inspiration, et ferma les pupilles. Elle imagina la sphère se transformer et un bruit d'acier fendit l'air.
Elle ouvrit de suite ses pupilles et vit un bloc carré, posé à la place de la sphère.
- J'ai réussi ! s'exclama Dorea, un grand sourire se dessinant sur son visage opalin.
- Bien Dorea, bien … dit Dumbledore en se levant de son fauteuil, la mine satisfaite.
Il commença à faire les cent pas autour du bureau.
- Maintenant essaye de fondre l'acier.
Une heure passa durant laquelle la jeune fille se concentra sur la sphère argentée, la transformant, la fondant en liquide, la faisant voler à travers la pièce.
C'est donc épuisé, que l'adolescente prit congé. Mais avant de sortir du bureau, une question lui vint en tête. La main posée sur la poignée, elle prit le temps de réfléchir comment elle allait aborder le sujet.
- Oui Dorea ? demanda le mage en voyant que la jeune fille s'était stoppée près de la porte de d'entrée.
Dorea fit volte-face et observa dans les yeux le directeur de Poudlard.
- J'ai reçu une lettre de mon père ce matin.
Dumbledore, qui l'écoutait attentivement, opina du chef, comme s'il savait de quel sujet la jeune fille allait lui parler.
- Je suppose qu'il t'a mise au courant de sa nouvelle situation.
- Effectivement … mais pourquoi n'est-il pas en sécurité au Quartier Général ?
- Il a refusé notre aide Dorea.
- Mais …
- Je ne peux le forcer à accepter notre aide. Cependant, il fait dorénavant parti de l'Ordre et nous avons un œil sur sa protection.
Dorea jaugea son professeur un instant puis se tourna vers la porte sans un mot.
Le lendemain soir, Malefoy et elle marchaient côtes à côtes en direction de la salle des trophées, Rogue les devançant de quelques pas.
La journée avait été aussi harassante que la veille. Les chuchotements à son encontre et les questions indiscrètes de certains élèves était intenable. De plus, elle n'avait aperçu son frère qu'une heure durant, au cours de métamorphose.
Elle avait été ignorée de tous les Serpentards depuis la veille, depuis que Malefoy et elle s'était battu à vrai dire. En vérité, cela l'arrangeait bien. Théodore Nott ou même Daphné Greengrass avaient tentés une approche mais la jeune fille s'était braquée.
C'est donc le cœur meurtri par ces deux dernières journées difficiles que Dorea pénétra dans la salle des trophées derrière la Grande Salle. Une porte derrière la table des professeurs et un escalier de pierre les menaient sous terre.
L'or, le bronze ou l'argent illuminaient la pièce. Des vitrines, où trophées, médailles, insignes, étaient disposés partout dans la salle. Argus Rusard, le concierge de l'école les attendait au milieu de l'endroit, un rictus mauvais se dessinant sur son visage.
- Ah, Mr Rusard, dit le professeur Rogue dans un demi murmure, je vous amène deux élèves qui aiment particulièrement la bagarre. Je vous serai gré de leur faire comprendre les civilités en société, plus particulièrement dans cette école.
- Ne vous faites aucun souci professeur, je m'en charge, fit Rusard d'un ton perfide.
Miss Teigne, qui était à ses pieds, miaula comme pour appuyer les promesses de son maitre.
Rogue, lui, s'en alla sans un regard pour les deux Serpentards. Dorea se demanda ce qui pouvait bien leur arriver de pire durant une retenue avec Rusard.
- Vous allez nettoyer les trophées, les coupes, les plaques et toutes les médailles qui se trouvent dans cette pièce, expliqua le concierge en montrant les vitrines.
- C'est tout ? demanda le jeune Malefoy.
Il sortit sa baguette et entreprit de se diriger vers une vitrine.
- Ne soyez pas stupide Mr Malefoy, vous allez faire ça sans magie, avec de l'huile de coude, dit Rusard montrant du doigt une petite table où un récipient était posé, avec deux chiffons blancs sur le côté.
Depuis plus de trente minutes déjà, les deux camarades astiquaient l'argenterie de la salle sans l'échange du moindre mot. Tous deux s'ignoraient royalement.
- Tu n'as pas fait ces plaques Potter ? dit Malefoy, rompant le silence conflictuel.
- Non, j'ai pensé que ça te ferait plaisir de le faire, répliqua Dorea d'un ton perfide.
Drago se retourna vers les deux attributs et vit les noms de ses deux pires ennemis à Poudlard.
« Harry Potter, pour service rendu à l'école »
« Ronald Wealsey, pour service rendu à l'école »
Le jeune homme, même pour lui, trouvait ça vicieux venant de la jeune fille. Il se retourna vivement vers elle, le visage déformé par la colère.
- Espèce de …
- Attention Malefoy, tu ne voudrais pas écoper d'une autre retenue cette semaine. Ce n'est pas digne d'un préfet, se moqua Dorea.
- Tu ne perds rien pour attendre Potter, je me vengerai !
Puis le silence revint entre les deux élèves.
Dorea se délecta intérieurement : Potter 1 – 0 Malefoy. Elle se promit de raconter cette anecdote à Harry et Ron.
Elle se dirigea vers une étagère où un grand insigne en argent régnait au cœur d'une multitude de médaillons, disposés sur du velours rouge. Elle vit le nom de Potter gravé, ce qui l'intrigua. Plus elle s'approchait, plus elle discernait le nom de son père : James Potter.
- Papa, murmura la jeune fille.
Drago dévia son attention vers sa camarade et la vit, dos à lui, les épaules voutées, la tête baissée et la mine penaude effleurer du doigt un emblème argenté. Drago s'approcha doucement et distingua l'inscription de James Potter.
Drago observa un long moment la jeune fille, fragile et sans défense. Elle était radicalement différente de l'adolescente forte et insoumise. Ce qui au fond de lui, le stimulait au plus haut point. C'était comme un nouveau souffle.
Cependant un sentiment nouveau le submergea comme un raz de marée. De la tristesse ? De la compassion ? Il ne sut dire et préféra ne pas porter plus d'attention à ses émotions.
