Je ne sais pas vraiment ce que je fais là et j'ai encore du mal à croire que je suis en train de le faire.
Je suis nu, sous la fenêtre du dortoir des jeunes filles, à Poudlard.
Quand la brume qui enveloppe mon esprit se dissipe, je me rappelle que cette nuit une pleine lune éclatante trônait majestueusement dans le ciel et constatant le soleil déjà haut à présent, je réalise soudain que je risque très rapidement de me retrouver nez à nez avec un élève, qui je pense, n'apprécierait que moyennement de me trouver dans cette tenu plus qu'inconvenante.
Bien entendu, je ne porte pas ma baguette sur moi. Ou aurai-je pu la mettre étant nu comme un ver ? Et attention, je vois déjà les esprits mal placés.
C'est étrange, je me sens fébrile et irrité. Ce n'est pas dans mon habitude.
Hier soir était la dernière lune du mois, je devrai me sentir soulagé d'en être débarrassé jusqu'à la prochaine, mais ce n'est pas le cas.
Je sens de drôles de chatouillis dans le creux de mon estomac et ils ne sont pas provoqués par la faim.
Je me sens tiraillé par une envie bizarre et je n'arrive pas à l'identifier.
J'ai peut-être avalé quelque chose de mauvais durant la nuit. Ca ne sera pas la première ni la dernière fois.
D'habitude, je pense à m'enfermer, à me protéger et surtout à protéger les autres de ma présence plus que dangereuse en ces nuits de pleine lune. Mais ce matin, je suis dehors. Qui a bien pu me laisser sortir ?
Bon. Ce n'est pas la peine que je me torture encore plus l'esprit avec ça, la première chose à faire c'est de regagner ma maison afin d'adopter une tenue plus descente et surtout remettre la main sur ma baguette.
Je me relève difficilement, époussetant mes fesses des quelques brindilles se plaisant à y rester coller et dans un « pop » je disparais.
La maison est vide.
Nymph n'est pas là.
C'est bien dommage car je viens clairement de comprendre ce qui provoquait ces chatouillis dans mon ventre.
C'est tout simplement une furieuse envie de câlin crapuleux. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas ressenti une telle pression, c'est étrange.
Lorsque je me trouve en présence de Nymphadora, j'ai envie de la cajoler, de la prendre dans mes bras et au fur et à mesure, l'envie de me montrer plus audacieux se précise, mais là, je serai prêt à sauter sur elle comme une bête féroce, la débarrassant de ses vêtements en les arrachant sans ménagement.
Ca y'est, voilà que plein d'images destinées à un public averti peuplent mon esprit torturé. Si je ne me dépêche pas de les disperser, je risque de devenir quelque peu frustré.
Vite Remus, pense à quelque chose d'autre !!!
Harry en train de faire de l'hypogriffe, Harry en train de faire de l'hypogriffe, Harry en train de faire de l'hypogriffe !!!!....
Non…ça ne marche pas. L'hypogriffe est rapidement remplacé par une petite demoiselle aux longs cheveux roux que je ne nommerai pas.
Mais quel pervers je deviens ! Qu'est-ce qu'il m'arrive ??
Soudain, j'entends du bruit à l'étage. Je tends un peu mieux l'oreille, aux aguets. Effectivement, il y a quelqu'un.
J'aurai pu jurer l'espace d'un instant que je m'étais mis à baver comme un chien face à un os. Baver c'est le rôle de Patmol, pas le mien !
Néanmoins, perdu dans mes pensées et reniflant l'odeur alléchante de la personne se trouvant à l'étage, je grimpe une a une les marches qui me séparent d'elle.
Dans mon esprit, je commence à imaginer ma chère métamorphomage dans des positions toutes plus intéressantes les unes que les autres et si je ne me dépêche pas à gravir ce satané escalier, je ne pourrai bientôt plus mettre un pied devant l'autre sans souffrir de martyre à cause d'une certaine protubérance à un endroit mal placé pour la circonstance.
Je suis enfin à l'étage. Le bruit s'est estompé mais la personne est toujours dans la pièce, je la sens.
J'avance à pas de loup (notez l'allusion) et colle mon oreille contre la porte, à l'affut.
C'est un bruit léger de vêtements que j'entends, comme lorsque l'on se retourne dans un lit inlassablement.
C'est effectivement une chambre qu'il y a derrière cette porte et je n'ai qu'une envie, surprendre ma douce.
Je rentre donc à pas de velours, faisant bien attention à ce qu'elle ne m'entende pas.
Je ne la remarque pas tout de suite, mais je finis par apercevoir une forme au fond de la pièce, emmitouflée sous une pile de draps, visiblement en train de rechercher consciencieusement quelque chose.
Je passe ma langue sur mes lèvres et je saute immédiatement sur la silhouette blanche, m'empressant de l'encercler fermement de mes bras.
Je colle étroitement mon bassin contre le bas de ses reins afin de clairement lui faire comprendre mes intentions mais quand elle pousse cri, je reste un instant interdit.
Je desserre doucement mon étreinte et m'écarte prudemment. Ce cri, cette voix, ce n'est pas celle de ma petite femme. Quand je me trouve suffisamment loin, la personne sous les draps en ressort toute essoufflée.
Une jolie brune que je reconnais immédiatement, me regarde d'un air furibond. Je déglutit avec difficulté et tente de me faire violence pour ne pas la trouver diablement désirable dans cet état complètement débraillé. Malheureusement, dans ces cas là, la raison n'est pas ce qui fonctionne le mieux dans le cerveau masculin et je ne peux m'empêcher de la dévisager de haut en bas en m'imaginant toutes sortes de choses pas forcément très recommandables.
- Professeur Lupin ? Mais ça ne va pas ? Qu'est-ce qu'il vous a prit ?
Cette réflexion de sa part me ramène tout de suite à la réalité dans un choc violent.
Je passe nerveusement ma main derrière ma nuque et m'obstine à regarder le sol. Cette autorité qu'elle emploi dans ces mots me fait iriser les poils. Grrrrr ! Mais ressaisis toi Remus, elle a raison, qu'est-ce qu'il te prend ??
- Excuses moi Hermione, je pensais que…
- Vous pensiez que c'était Tonks, mais vous ne vous rappelez pas qu'elle est à Londres pour plusieurs jours ?
A Londres ? Certes, j'avais complètement oublié !
A l'approche de la pleine lune j'ai souvent tendance à perdre pied et il m'était complètement sortit de l'esprit qu'elle devait me quitter pour des affaires urgentes en rapport avec son poste d'auror.
Par Merlin ! Mais si elle n'est pas là, comment vais-je étancher ma soif lubrique ?
Je ne suis pas connu pour être un don juan et encore moins un tombeur de ces dames et tromper ma douce ne m'a jamais traversé l'esprit, alors pourquoi quand je regarde Hermione face à moi, les joues légèrement rosies par l'émotion, j'ai du mal à contenir mes pulsions ? Je pourrai être son père, c'est malsain d'avoir de telles pensées.
Néanmoins, comme tous les hommes, j'ai dans la tête de nombreux fantasmes refoulés et celui de courtiser une jolie jeune fille et surtout d'arriver au final à la posséder, reste dans le top ten parmi une copieuse diversité bien plus érotique.
Je serre nerveusement les poings en tentant de me contenir, je deviens quasiment intenable, il faut que je quitte cette pièce.
Au moment où je m'apprête à me retourner pour l'abandonner, je l'entends derrière moi.
- Oh ! Excusez moi aussi d'avoir fait irruption chez vous mais j'avais besoin de vieux vêtements sorciers et Tonks m'avait dit que je pouvais venir en chercher quand je voulais. J'aurai peut-être dû vous prévenir.
En effet, tu aurais du me prévenir mignonne, il va falloir que je te punisse pour cette audace !
Mais qu'est ce que je me mets à penser ???
J'enfoui ma tête dans mes mains et je cours me réfugier dans ma chambre.
Quand je claque la porte derrière moi, sans avoir donné plus d'explication à Hermione, je m'adosse contre le bois et glisse lourdement sur le sol.
Je n'arrive pas à comprendre ce qu'il m'arrive. Je n'ai jamais eu autant envie de toutes les femmes qui m'entourent. Une envie bestiale, insatiable. Une envie de dominer, de commander, d'ordonner, d'exiger, d'imposer !!
Je n'arrive même pas à décrire les choses que je fais subir à cette pauvre fille à l'instant même dans ma tête ! Même la pire des bêtes n'aurait pas idée de commettre de telles choses.
Durant ma métamorphose de cette nuit, il a dû se passer quelque chose. Quelque chose qui exacerbe ma libido et m'émancipe de façon significative. Je suis quelqu'un de doux et aimant et tout ce dont j'ai envie à l'instant même n'est que passion dévorante, sexe et expérience.
Tant que je ressentirai une telle chose, je ne bougerai pas d'ici. Il n'est pas question que je fasse du mal à qui que ce soit. Dans ces circonstances je suis capable de tout, comme lorsque je me transforme en loup garou et que je deviens incontrôlable.
Nymphadora ne tardera pas à revenir, elle saura quoi faire….
Les yeux plongés dans l'obscurité, je scrute l'horizon par la fenêtre.
Les heures semblent des jours, je commence à souffrir de cette situation. L'animal en moi réclame sa proie et si je ne le contente pas, je n'y survivrai pas.
Mais je suis fort, j'ai été habitué à des choses bien pires qu'une libido à fleur de peau, mais c'est étrange, ce n'est pas qu'une simple envie, il s'agit presque d'un manque. Hermione nous avait parlé de ces « héroïnomanes » qui agissent de la sorte lorsqu'ils n'ont pas eu leur dose depuis plusieurs jours. Je ne sais pas réellement de quoi je parle, mais je suis certain que ce que je ressens à l'instant même, il doit s'agir de cela.
Je ne sais même pas si une simple nuit avec une femme comblerait cet état. La seule chose que je sais, c'est que je ne peux plus tenir. L'envie est à présent plus forte que la raison et il est temps que j'assouvisse ce pourquoi je souffre.
Dans une sorte d'état second, je descends les marches qui me mènent au rez-de-chaussée et comme un robot, j'ouvre la porte.
Un vent glacé s'engouffre dans la pièce me faisant frissonner. Je tremble tel un fiévreux constatant avec effroi que la température de mon corps doit excéder la normale sans que je m'en sente affaibli.
J'ai les mains moites, le regard hagard. Je reste tout de même maître de mes pensées et de mes mouvements mais le contact avec une jolie demoiselle risquerait de réduire tout cela à néant en un quart de seconde.
Je déambule dans la rue, essayant au mieux de me calmer. Si je ne constate aucun changement, je prendrai sur moi et j'irai consulter Severus. Il doit bien avoir une ou deux potions qui calmeraient mes ardeurs.
Après tout, il ne fait pas parti de ces hommes au physique attrayant multipliant les maîtresses. Il doit avoir forcement sous le coude quelque chose pour résoudre le problème fâcheux du désir exacerbé.
Une image mêlant soudainement Severus et une jolie jeune fille m'aveugle. Je devrais avoir un haut le cœur et au lieu de ça, je me sens quelque peu excité.
La perversité devrait avoir des limites quand même !!!
L'idée de faire cela avec un homme ne m'était jamais venue en tête et maintenant, en y songeant, je commence à trouver cela intéressant.
Non. Ce n'est pas possible.
Je m'appuie contre le mur prés de moi, tentant de reprendre un souffle que j'ai soudainement perdu.
Serai-je en train de mettre à nu tous mes fantasmes les plus secrets ?
Je prends conscience que je vis au ralenti, que je ne prends pas assez le temps de profiter de ce dont j'ai envie.
Pourtant, cela me fait peur. Il n'est pas question que pour que j'assouvisse cet état, je joue les serial lover avec un maître des potions !
Hors de question !
Avant même que je ne réalise ce qu'il se passe, je me retrouve devant l'entrée de Poudlard. Dans l'état où je suis, on mettrait un renard dans un poulailler qu'il ne ferait pas plus de dégâts.
Ce n'est pas grave, je rentre quand même, je sais que l'on pourra m'aider à l'intérieur.
Les couloirs sont vides et je remercie Merlin que ce soit le cas.
Seuls les fantômes des quatre maisons déambulent encore nonchalamment dans les couloirs, ne prêtant pas réellement attention à ma présence.
Je descends vers les cachots en espérant du fond du cœur pouvoir y trouver la chauve s…. euh… à force de côtoyer ces jeunes, je commence par prendre leurs sales habitudes, je veux bien sur parler de Severus.
J'entends quelqu'un approcher, à cette heure ci, à cet endroit précis, ça ne peut être que lui.
Malheur à moi… Ce qui s'approche ne ressemble en rien à ce que je pensais. Des jambes graciles, de jolies boucles ondulant sur de frêles épaules, un visage angélique, un…..bon, ce n'est pas en faisant l'inventaire des qualités physique d'Hermione que je vais réussir à me calmer.
Je n'ai qu'une envie, c'est la prendre sauvagement dans mes bras et parcourir son corps laiteux de mille baisers mais je doute qu'elle acquiesce aussi facilement à ma requête.
- Professeur Lupin ?
S'en est trop ! Si elle continu de m'appeler professeur je ne pourrai pas empêcher mon esprit pervers d'enclencher la première.
A présent mes gestes dépassent ma pensée et je la pousse contre le mur avant de l'encadrer de mes bras.
Elle reste un instant interdite et me scrute avec de grands yeux ronds. Je me mords la lèvre tentant de reprendre mes esprits, mais cette initiative de ma part ne fait que me faire prendre conscience que sous la douleur, je suis encore plus excité.
Mais pourquoi pose-t-elle ses mains sur ma poitrine ? Non ! Ne me touche pas innocente !
Son regard s'adoucit, elle a confiance en moi, pourquoi lui ferai-je du mal ?
- Professeur, ça n'a pas l'air d'aller ! Je pense que vous devriez vous allonger.
Elle a raison, je devrai m'allonger, mais si je m'exécute, je l'entraîne avec moi et ce que j'ai prévu de faire sur le sol n'est certainement pas ce qu'elle a en tête.
Je rapproche mes mains lentement jusqu'à ce que le bout de mes doigts effleure le sommet de ses épaules.
Je commence à doucement les caresser tout en ne quittant pas des yeux le regard noisette de la jeune fille. Elle ne devrait pas tarder à manifester de la réticence et je compte sur cela pour me faire regagner raison.
Son regard change. Il se pose un instant sur mes mains et revient rapidement sur mon visage. Le côté animal en moi commence à déceler de la peur et mes sens n'en sont que plus alertes.
Sans même avoir le temps de réaliser, je la saisit plus fermement et je colle son corps au mien.
- Pro….mais qu'est-ce que….
- Hermione….je ne peux pas m'arrêter….tu es si….si….
- Si opposée ! Se mit-elle presque à crier.
Elle se dégage rapidement de moi et s'éloigne quelque peu.
- Je ne sais pas vraiment ce qu'il vous arrive mais ça ne me plait pas du tout. Je crois qu'il faudrait vous calmer.
Elle essai de me passer sur le côté mais je l'en empêche en faisant un pas. Elle lève les yeux vers moi, me lançant un regard agacé. Mon sang ne fait qu'un tour, je crois que finalement les rapports de force ont toujours été quelque chose qui m'a plus ou moins intéressé.
Elle essaie de nouveau de me contourner et je renouvelle mon petit manège.
Ce que je risque de faire en jouant à ça, c'est de lui faire peur. Non de non ! Il s'agit d'Hermione quand même !!
- Lupin ! Je peux savoir ce que tu fais dans l'enceinte de l'école à cette heure-ci ?
Cette douce voix caverneuse que j'entends n'est autre que celle de Severus.
Douce voix caverneuse ? Mais qu'est-ce qu'il me prend d'employer de tels mots pour qualifier Rogue ??
Je me retourne pour vérifier, Hermione profitant de cet instant pour se faufiler hors de ma portée mais est bien vite rattrapée par son professeur de potions.
- Miss Granger, malgré vos directives de préfète en chef, j'estime qu'à cette heure-ci vous devriez être dans vos appartements. J'enlève dix points à Gryffondor.
La principale intéressée me jette un regard noir en râlant et disparaît dans l'obscurité.
Par Merlin qu'elle est belle en colère ! Si Severus ne se trouvait pas en train de me dévisager de haut en bas avec cet air suspicieux, il y aurait bien longtemps que je l'aurai rattrapé en jouant la carte de l'homme désolé et perdu qui cherche à se faire pardonner. Je suis certain que je peux me montrer très convaincant.
- Tu comptes me donner une réponse ou il faut que j'emploi la force pour te mettre dehors ?
Je rêve ou quoi !!! Servilus qui montre les crocs ? Il pense être le maître ici tout ça parce que je ne fais pas parti de l'établissement.
Je prends une position plus provocante en croisant les bras, devant lui. Je ne dois pas paraître très intimidant aux vues des tremblements qui me parcourent les bras. Il doit certainement penser que j'ai peur. Pas question que je laisse ce mal entendu s'installer.
- A vrai dire, je suis là parce que j'ai besoin d'aide.
Oh oui c'est sur, après cette réponse cinglante, je parais de suite beaucoup plus intimidant. Tssss....
Il hausse un sourcil de suspicion et je suis certain qu'à l'intérieur de son grand corps vide, il jubile.
Néanmoins, il faut que je lui explique ce qu'il se passe, sinon je ne réponds plus de moi et de ce que je suis capable de faire à cette pauvre Hermione et à l'instant même à celui qui se trouve en face de moi.
......Je me rappellerai toute ma vie de cette pensée horrible que je viens d'avoir entre Severus et moi.
Ca tourne vraiment pas rond dans ma tête...
Un frisson me parcoure l'échine à cette pensée et pourtant, je suis certain que j'en serai fort satisfait.
Merlin aidez-moi !!!!
Cela va faire deux heures que je suis dans les appartements de Servilus.
Il s'est assit sur un lourd fauteuil, qu'il a prit soin d'éloigner de moi au possible après que je lui ai exposé les faits de ma présence en ces lieux.
Ce n'est pas plus mal comme ça. Je ne suis pas tenté de glisser quelques doigts sur sa personne.
- J'ai déjà entendu parler d'une telle chose il y a longtemps. Lorsque les sorciers sont oppressés par une vie monotone et sans saveur, leurs désirs les plus secrets ont tendance à réclamer satisfaction en prenant possession plus ou moins flagrante, des agissements du sorcier en question.
Je n'ai pas voulu répondre tout de suite. A vrai dire, je ne savais pas vraiment ce qu'il fallait que je réponde.
- Il semblerait que tu ne contente pas vraiment tes envies, me dit-il d'un ton suffisant.
A la façon dont il me parle, on dirait qu'il est un maître dans la matière. Qu'il ne me fasse pas croire que de ce côté-là son esprit obscur n'est pas torturé tout de même ???
Pourquoi est-ce qu'il me sourit de cette façon ? Il sait que je me pose des questions, j'en sur ! Hummmm….son sourire mauvais éveille en moi quelques….
Je me relève d'un bond en m'empressant de me tourner vers le mur pour ne pas regarder Severus en face.
- Ne te pose pas autant de questions sur moi Lupin. Je te rassure, de ce côté-là, j'ai tout ce qu'il faut quand il faut.
Qu'est-ce qu'il veut dire par là ? Noooon. Pas les étudiantes quand même ? Il faut que je sache, alors, d'une voix tremblante, je lui pose la question et encore une fois, pour toute réponse, il sourit.
L'ordure ! Je suis certain qu'il utilise des sortilèges pour les attirer dans ses filets. C'est pas possible que de telles jeunes filles soient attirées par un être si vil, si noir, si ténébreux, si sexy….
Ouh là ! ça devient très dur de garder l'esprit clair, il faut que je parte mais avant…
- Bon. Dis moi maintenant comment faire pour que ça s'arrête !
Il se lève et fouille dans ses fioles disposées bien en ordre sur une étagère. Il a un remède ! Gloire à la chauve souris !
Il en sort une petite bouteille bleue, s'approche de moi et me regarde dans les yeux. Je ne peux pas décoller mon regard de ce petit flacon qui bientôt me délivrera de ma souffrance.
Mais Severus la décapsule et très lentement la porte à ses lèvres tout en continuant de me fixer.
Il avale plusieurs gorgées et je suis hypnotisée par les mouvements que font sa gorge en avalant le liquide.
- Il n'y a pas de remède à proprement parler. La seule chose à faire c'est de soulager ton esprit en lui offrant ce qu'il demande. Une fois cela accomplie, a toi d'entretenir ta vie pour que cela ne se reproduise plus.
Sale cafard ! Me faire languir pendant des heures pour finalement m'avouer que la solution je l'ai à l'intérieur de moi-même.
Il mériterait que je lui rentre dedans ! Dans tous les sens du terme.....
D'un pas résolu, je décide de rentrer chez moi.
Toutes les idées farfelues qui embrument mon esprit ne seront pas réalisables avec Nymphadora. Ce que mon envie réclame c'est du sang frais, de la provocation, de la perversion et d'après ce que Sirius m'a un jour dis à propos d'une certaine petite brunette aux boucles bien rebondies, elle serait capable de m'apporter satisfaction.
Bien qu'elle n'avait pas l'air d'apprécier particulièrement le contact avec moi, c'est à ma personne de faire en sorte qu'elle y prenne goût.
Le soleil balaye ma chambre de ses rayons matinaux et je m'étire longuement dans mon lit. Je pensais qu'une bonne nuit de sommeil calmerait un peu mes ardeurs mais je constate avec dépit que mon corps est loin d'être de cet avis.
Je me lève difficilement, trébuchant dans une pile de bouquins que j'ai tenté d'assimiler pendant la nuit et descends au rez-de-chaussée.
J'ai rendez-vous avec Harry aujourd'hui, je dois le retrouver à l'orée de la forêt interdite. Même si la veille j'étais fermement déterminé à calmer ce qui me consumait de l'intérieur, j'ai décidé, dans mon infini sagesse, de rester calme et serein. Je suis certain que le résultat ne sera que meilleur et surtout beaucoup moins répréhensible.
Je m'empresse de me rendre à Poudlard, cela ne me prend que quelques minutes. Le matin est encore tôt, très peu d'étudiants doivent être debout.
En effet, le château brille par son silence et je respire un grand coup pour me donner du courage. J'attendrai bien sagement contre un arbre qu'Harry me rejoigne.
Je dois me dépêcher si je veux m'assurer de ne croiser personne.
L'excitation d'avancer à tâtons tel un voleur provoque chez moi une montée d'adrénaline soudaine.
- Ah non ! Ce n'est pas le moment ! M'écriai-je à voix haute.
- Pas le moment de quoi ? Résonne une petite voix derrière moi.
Surpris, je me retourne en un éclair pour apercevoir Hermione Granger, me fixant d'un regard attendrissant en serrant contre elle une pile de gros livres.
Apparemment, elle ne me tient pas rigueur de ce qu'il s'est passé la nuit dernière.
- Qu'est ce que tu fais déjà debout Hermione ? Lui demandais-je pas très rassuré.
- Oh ! Je n'arrivais plus à dormir alors j'en ai profité pour me rendre à la bibliothèque. Vous m'accompagnez ?
NON ! Aurait été ce que j'aurai voulu répondre de tout mon cœur, mais il semblerait que mon esprit est préféré formulé « Avec plaisir » d'un ton mielleux à vomir.
Nous voilà donc en route vers la bibliothèque, elle, trottinant devant moi et ma pauvre personne ne pouvant décoller mes yeux de sa jupette qui virevolte à chacun de ses pas, la suivant comme un vulgaire chien de garde.
Par Merlin, calmes toi Remus ! Ca va mal finir !
Nous entrons dans la grande salle où des milliers de livres se classent de par eux-mêmes et je suis la demoiselle jusque dans un rayon qu'elle semble déjà connaître par cœur.
Je la regarde s'affairait à remettre les livres à leur place et je croise les bras nerveusement derrière mon dos pour ne pas la serrer par la taille.
Au bout de quelques minutes, elle termine ce pour quoi elle était venu et se tourne vers moi tout sourire aux lèvres.
- Bien, nous pouvons y aller.
Les dernières barrières de ma volonté viennent de voler en éclat lorsque les mots qu'elle prononce atteignent mes tympans.
Je baisse la tête vers le sol et la secoue négligemment comme un enfant qui refuse de quitter un magasin de jouet.
Et quel jouet par Merlin !
- Vous avez quelque chose à faire ici ? Me demande-t-elle innocente.
J'ai certes quelque chose à faire ici, mais ça n'a rien à voir avec les livres…
Je m'approche doucement d'elle, n'étant pas vraiment sur de contrôler chacun de mes pas et je me constate qu'elle ne recule pas.
Lorsque je m'arrête à peine dix centimètres d'elle, que je peux sentir le doux parfum naturel de sa peau, que je sens presque son souffle chaud sur ma poitrine, elle murmure quelque chose que j'ai du mal à comprendre.
Je lève les yeux pour les plonger dans les siens et elle comprend que les mots qu'elle vient de prononcer ne sont malheureusement pas arrivés jusqu'à mon cerveau.
- Vous êtes comme hier soir….
Si je réponds « Exact ! Et je compte terminer ce que j'avais commencé. », je pense qu'elle risque de très mal réagir.
Je préfère ne rien dire et me contenter d'agir.
Je sens des sueurs froide couler le long de ma nuque tellement je suis nerveux mais je sais que cela ne m'arrêtera pas.
Je sens à présent le tissu de sa veste dans le creux de mes mains et Hermione ne bouge pas.
Serait-elle consciente de ce que j'endure et prête à me délivrer de ma souffrance en bonne élève ?
Encore une phrase qui sonne dans ma tête comme le summum de la perversité !
Je n'attends pas d'avoir la réponse et l'attire ardemment contre moi. Elle hoquette de surprise, disposant ses mains sur mon torse comme pour séparer nos deux corps et je n'ose pas la regarder dans les yeux.
Ce corps si jeune et si chaud contre le mien réveille toutes les parties de mon corps qui n'avaient pas encore réalisées que j'étais debout. Je découvre même certains muscles insoupçonnés. Cette gamine a l'effet d'un détonateur sur moi et je sens que je ne vais pas tarder à exploser.
Quand je jette un regard sur son visage, je constate qu'elle s'apprête à parler mais mes lèvres ont tôt fait de se joindre aux siennes pour la contraindre à un mutisme total.
Elle gémit, de contentement ou de protestation, je ne le saurai que lorsque j'aurai terminé ce baiser enfiévré.
Mais ma peau refuse de lâcher la sienne. Mon baiser se prolonge, je plonge mes doigts dans sa chevelure avant d'appuyer sa tête plus profondément et bientôt ma langue force timidement l'entrée de l'antre de sa semblable.
Les mains d'Hermione se resserre sur ma poitrine et je grimace en sentant ses ongles à travers mes vêtements. Elle ne semble pas vouloir que je m'immisce dans sa bouche mais je suis bien déterminé à le faire.
Je descends ma mais valide le long de ses courbes gracieuses et exerce une légère pression sur ses fesses.
Surprise, elle ouvre instinctivement la bouche et il n'en faut pas plus à mon corps pour considérer ça comme une ouverture.
Ma langue caresse la sienne dans une danse du diable et ma main qui s'était légèrement égarée au sud, a une fâcheuse tendance à vouloir y rester afin de tâter le terrain dans son intégralité.
La demoiselle gesticule contre moi. Ses gémissements ne sont plus plaintifs mais quémandeurs. Je détache légèrement mon baiser et m'amuse à glisser ma langue sur le pourtour de ses lèvres, comme si ceux-ci avaient été couverts d'un doux glaçage que je dégustais avec délice.
Une fois mon appétit ouvert, je colle mon front au sien et plonge mon regard dans ses yeux noisettes.
Ils brillent. Sirius avait donc raison. Hermione ressemble à un ange tombé du ciel lorsqu'elle est troublée. On a envie de la protéger, de la serrer contre soi mais malheureusement le démon que l'on porte en chacun de nous à tôt fait de nous mettre quelques autres idées en tête bien plus crapuleuses.
Attendant quelques instants qu'elle formule quelques protestations, dont je n'aurai de toute façon pas tenu compte, je fini par enfouir mon visage dans sa nuque. Je la sens tendre la tête en arrière afin d'accueillir au mieux mes baisers et j'en suis plus que satisfait.
Sa peau est sucrée, légèrement musquée. Son parfum m'enivre, éveillant mes sens à leur paroxysme.
Mes deux mains sont à présent sur sa taille, fort fine d'ailleurs, que je serre de toutes mes forces, comme si j'avais peur qu'elle ne s'échappe.
Elle, elle garde ses bras le long de son corps, comme une poupée de chiffon ou une quelconque marionnette.
J'apprécie énormément cela. J'ai de ce fait l'impression d'avoir un pouvoir sur elle, une domination, du fait qu'elle ne me touche pas.
Avec Nymphadora, j'ai rarement l'occasion de jouer les maîtres, mais là, je sens bien que je pourrai exercer mes talents sans parcimonie.
J'aimerai lui dire tout ce que je ressens à ce moment même, mais toutes mes neurones se concentrent dans une partie bien plus excentrée de mon cerveau pour l'heure et refusent de regagner le vaisseau mère avant d'avoir terminées leur mission.
Tout en continuant de jouer les vampires assoiffés de sang contre sa jugulaire, j'avance de quelques pas jusqu'à ce que les fesses rebondies de ma victime, heurtent une table.
Celle-ci ce trouve là comme si j'avais tout prémédité.
Hermione se glisse légèrement sur la pointe des pieds afin de pouvoir tranquillement s'asseoir sur la table sans que je ne desserre pour autant mon étreinte.
Elle est entièrement à ma merci et la perspective de découvrir toutes les parcelles de son corps, me donne la fièvre.
Je désire un instant contempler ma prise et me recule d'un pas, juste assez pour pouvoir la rattraper si elle décide de prendre la poudre d'escampette. Ce qu'elle n'a d'ailleurs, pas du tout l'intention de faire.
Elle me regarde avec des yeux brûlants, les lèvres encore humides de mon baiser, les joues arborant un joli rose causé par l'émoi significatif.
Effectivement, c'est un ange.
Je pousse un grognement d'impatience et me jette à nouveau sur elle. Sous l'effet de surprise, elle bascule sur la table, et je savoure avec délice, le contact de ses formes sous mon poids.
J'entreprends d'une main habile, de déboutonner les premiers boutons de son chemisier et je sens qu'elle pose sa main sur la mienne.
Je relève les yeux vers elle, elle a perdu son sourire.
- Je….
Elle hésite, il est temps que mon cerveau fasse appel au générateur de secours.
- Tu vas te laisser faire et tout se passera bien.
Soit elle prends ça pour un ordre et risque de me flanquer une gifle magistrale ou ça l'apaise.
Au regard courroucé qu'elle me lance, elle ne semble pas du tout s'apaiser, néanmoins, le sourire coquin que je peux voir apparaître sur le coin de ses lèvres, me démontre clairement qu'elle cherche à me provoquer.
Très bien ! C'est ce que je souhaitais. Répondre à la provocation est un domaine dans lequel je suis certain d'avoir de nombreuses qualités.
- Cet habit d'écolière est si….hummmm….
Je ne sais vraiment pas pourquoi je viens de sortir cette phrase complètement stupide mais ce qu'elle répond me donne envie d'en sortir tout un panel.
- Je trouve ça quelque peu pervers quand même….j'adore.
S'en ai trop pour mon cerveau qui sort désormais le panneau « je reviens dans une heure » et je replonge sur l'effeuillage de sa veste.
Les boutons se défont rapidement et lorsque les deux pommes d'amour apparaissent, revêtu d'une douce protection de soie, je sens mon cœur ne faire qu'un bond dans ma poitrine et mon pantalon étrangement se rétrécir.
Ils sont si beaux, après les avoir touché je constate également qu'ils sont extrêmement fermes, ce dont je ne doutais pas de toute façon.
Je fais couler la veste et le chemisier le long de ses épaules et elle se relève légèrement afin que je puisse les lui ôter complètement.
Je glisse mes doigts le long de sa nuque, de ses épaules et de ses bras, comme si je m'apprêtais à la reproduire sur une feuille de dessin et qu'il fallait que pour cela, ses formes soient bien ancrées dans ma mémoire.
Je saisis fermement ses deux rondeurs qui me narguent à présent et elle gémit en rejetant sa tête en arrière.
Je m'empresse de dégrafer cet étau de tissu d'une main exercée et l'envoi valdinguer à travers la pièce. Cette peau si blanche et sans imperfection m'aveugle presque de part sa pureté. Si pour l'heure mon cœur ne s'activait pas à garder un rythme constant, il commanderait à mon cerveau de me faire pleurer.
Je passe une langue gourmande sur les pourtours du premier et j'apprécie de voir que ma caresse la contente grandement en sentant ses doigts se faufiler dans ma chevelure afin que je me montre plus ardents, ce que je m'empresse de faire sur l'instant.
D'une main je modèle la peau ferme et douce de son jumeau et de l'autre j'arpente une descente en rappel vers une contrée encore plus reculée.
J'accède rapidement à l' agrafe maintenant la jupe en place et elle ne résiste pas longtemps à la dextérité de mes doigts.
Je lève le bassin et le sien par la même occasion, pour faire glisser le vêtement à même le sol et il s'étale dans un bruit léger.
Je suis à présent à califourchon au dessus d'elle et commence à retirer mon pull. Je sens rapidement les mains de mon amante parcourir mon torse alors que le tissu n'est encore qu'au dessus de ma tête.
Quand je l'envoi au sol et que je pose à nouveau mon regard sur elle, je la vois rapidement passer sa langue sur ses lèvres en signe d'appréciation.
Dans cette position, je suis tout puissant au dessus d'elle et j'ai presque envie de la maintenir en place par quelques liens solides, histoire de pousser le fantasme à son summum.
J'attrape ma baguette qui reste encore bien en place dans la poche arrière de mon pantalon et dessine quelques glyphes dans les airs.
Aussitôt, deux cordelettes de la même couleur que les yeux de ma belle apparaissent et s'activent déjà à s'entortiller autour de ses poignets, que je m'empresse de joindre au dessus de sa tête.
Elle tente un petit mouvement de recul que j'ai tôt fait d'intercepter en resserrant mes genoux autour de ses hanches.
Une fois qu'elles eurent fini leur travail, les deux cordes retombèrent de tout leur long sur le sol.
Cette situation me rendait incroyablement fou de désir et je pu rapidement constater qu'Hermione appréciait également de se sentir ainsi malmenée.
Je suis un homme, certes, la perversité c'est dans mes gènes mais je ne serai pas pour autant discourtois ou même méchant. Le respect est la base de tout. Si elle s'était sentie humiliée et qu'elle n'avait pas aimé ça, j'aurai immédiatement arrêté.
Grâce à Dieu, ce n'était pas le cas.
Je descends de la table un instant, juste le temps de retirer ce pantalon de malheur qui commence sérieusement à me couper la circulation du sang et je remonte en scène.
La respiration de ma petite poupée s'est accéléré en me regardant ôter les dernières barrières cachant ma virilité et appréhende, je le vois et le ressens, de passer enfin à l'action.
Mais je ne ferai pas en sorte que ça se passe aussi vite. J'ai besoin de faire durer le supplice. Mais autant le dire tout de suite, ce sera autant une torture pour moi que pour elle de nous faire languir de la sorte.
Mais cela ne rendra les choses que meilleures.
J'entreprends maintenant de dessiner quelques bizarreries avec ma langue sur le ventre plat de la belle. Titillant par moment le nombril, je l'entends rire doucement. Le ventre devient rapidement un terrain de jeux bien ennuyeux et je décide de terminer ma progression vers le sud.
Une petite culotte de soie me rappelle que je n'ai pas encore eu le plaisir de fréquenter cette partie de cette charmante visite et ma virilité tente à me le faire également savoir en pointant son nez de plus en plus haut.
Je glisse deux doigts de chaque côté de son bassin et elle m'aide en se relevant légèrement, à la lui ôter.
Ceci fait, je passe une main entre ses deux cuisses et je les ouvre doucement.
Je sens qu'elle me résiste. Je jette un rapide coup d'œil vers elle pour me rendre compte que ce n'est qu'un jeu de sa part, en voyant qu'elle a la tête rejetée arrière.
Je force donc un peu la main et elle fini par se laisser faire.
Je passe une langue gourmande sur mes lèvres en pensant déjà à la formidable friandise que je m'apprête à déguster.
Je commence d'abord par jouer du bout de mes doigts sur les abords de sa peau et elle gémit d'impatience.
Je souris machiavéliquement et me décide tout de même à la contenter du bout de ma langue.
Je me prépare donc à l'entrée et la voyant se cambrer un peu plus à la recherche de ma bouche, je commence par donner un premier coup de langue qui lui fait pousser un lourd soupir.
Je commence quelques allées et venues entre les deux parois douces et chaudes, en ne manquant pas de joindre mes doigts à la partie.
Hermione gémit et tire sur ses cordes et je jubile de la savoir ainsi à ma merci.
Elle serre les dents pour ne pas prononcer des mots incompréhensibles et je me montre plus ardents dans mes immixtions afin de la contenter au maximum.
Quel divin nectar dont je suis en train de me repaître là, si ma masculinité ne me criait pas famine, je m'activerai à jouer l'explorateur le plus longtemps possible.
Mais ce jeu se joue à deux, j'apprécierai donc qu'elle me gratifie également de quelques gâteries.
Lorsque je me retire de l'emplacement le plus accueillant que je n'ai jamais connu jusqu'alors, je la vois relever la tête.
Je me repositionne au dessus d'elle sur la table et m'agenouille.
Elle jette un oeil à la sucette d'un autre genre qui pointe devant elle et je n'ose pas m'approcher de peur qu'elle trouve cela vulgaire.
Mais elle me sourit et je comprends qu'elle m'autorise à poursuivre.
Dans cette position, c'est moi qui mène la danse, j'imposerai mon rythme et la fréquence des immixtions.
Je m'approche doucement de ses lèvres, qu'elle humecte rapidement d'un coup de langue et j'essai de prendre une position des plus confortable.
Je n'ai jamais connu une gâterie dans une telle position mais à l'adresse dont elle fait preuve, je comprends qu'elle a déjà testé.
Elle commence par jouer par de petits coups de langue le long de ma turgescente virilité et je ne peux m'empêcher de me contenir pour ne pas pousser des gémissements trop forts, mais lorsqu'elle l'engouffre d'un coup et commence quelques va-et-vient avec la tête, j'allège sa besogne en donnant moi-même quelques lents coup de rein.
Je tente de ne pas m'insérer trop profondément afin de ne pas l'incommoder et je sens qu'elle apprécie car sa langue se montre plus vicieuse et ses succions plus puissantes.
Elle bénéficie de toute évidence d'incroyables qualités dans ce domaine là.
Je concentre mon esprit au maximum pour ne pas terminer trop rapidement cette escapade et quand je sens qu'elle ralenti sa cadence et que moi-même j'entame un rythme moins soutenu, je comprends qu'il est temps de passer à autre chose.
Je me retire doucement, l'apercevant s'humecter à nouveau les lèvres en me jetant un regard concupiscent et je tente de reprendre mon souffle en avalant avec difficulté.
Mes genoux tremblent tellement je suis excitée et mon esprit est complètement embrumé.
Je descends avec difficulté de la table et me rattrape de justesse a ses jambes pour ne pas m'écrouler sur le sol.
Je pensais être celui qui menait le jeu et je me rends malheureusement compte que c'est elle qui exerce une autorité sur moi. Elle me manipule par ses charmes et sa beauté. Par ce qu'elle dégage, par ses phéromones.
J'ai après tout des gènes plus totalement humain et ce genre de signes, je les perçois au centuple.
Je dois reprendre le dessus, faire sortir la bête qui est en moi, celle qui ne demande qu'à sortir depuis le début et que je contiens malgré moi.
Je saisis donc fermement les hanches de mon étudiante et je me rapproche en lui jetant un regard résolument provocateur.
Je me penche pour l'embrasser et lui mords la lèvre inférieure, lui faisant de ce fait pousser un petit cri de surprise.
Tout en restant tout près de son visage, j'amorce mon entrée. Elle comprend dans mon regard que je vais laisser exprimer mon côté le plus bestial et elle semble plutôt inquiète. Je déborde de pouvoir.
Je plisse légèrement les yeux, fais grincer mes dents et m'engouffre en elle d'un coup sec, la faisant pousser un râle de plaisir.
Je me relève pour prendre de l'appui et j'engendre de puissants coups de rein que je ponctue par des pressions agressives sur ses hanches.
Elle tire inlassablement sur ses cordes pour tenter de se détacher mais il n'est pas question que je la libère. Elle est parfaite dans cet état mêlé entre le plaisir et la soumission.
Je passe mes mains sous ses fesses afin de pouvoir les relever et ainsi produire des poussées plus profondes en elle.
Elle m'appelle inlassablement professeur en ne cessant de rejeter sa tête en arrière. Même si je n'ai plus de raison de porter ce titre depuis longtemps, j'aime toujours autant l'entendre le prononcer.
Bientôt, je me rends compte que les cordes provoquent de grosses marques rouges sur ses poignets et même si elle ne dit rien, je ne peux pas la laisser comme ça. Je prononce une formule dans ma barbe tout en continuant mes coups de rein sans perdre ma cadence.
Des que les liens se délivrent, elle s'apprête à se relever d'un coup de rein. Je me sépare d'elle un instant pour ne pas me blesser et elle s'accroche à mon cou, s'empressant d'enrouler ses jambes autour de ma taille.
D'une petite flexion des genoux, je me réinsère en elle en poussant un râle de plaisir et la colle brusquement contre la bibliothèque, faisant tomber quelques livres des tablettes.
Je prends appui sur l'étagère derrière elle et continu mes coups de reins en suçant la base de cou avec passion.
Elle plante ses ongles dans mon dos et au moment où elle s'apprête à griffer, je lui rappelle gentiment à l'oreille en ralentissant mon rythme pour paraître plus attentionné, qu'une certaine métamorphomage ferait rapidement la différence entre des griffures dû à une bagarre en étant loup garou et les griffures d'ébats amoureux.
Elle se ravise tout de suite et plaque ses mains sur mes fesses en les poussant à accentuer la cadence.
Je sens la chaleur monter à l'intérieur de mes entrailles et le désir me monter à la tête. Mes coups deviennent irréfléchis, je la maintient fermement en place pour ne pas qu'elle glisse, mais il devient difficile de faire plusieurs chose à la fois.
Elle est si désirable, si chaude….
Elle murmure à présent mon prénom et dépose des milliers de baisers papillon sur mon visage.
Je sens qu'elle-même commence à atteindre les sommets de la jouissance. Je la serre plus confortablement contre moi et elle tente de prendre un appui plus solide pour que je puisse terminer notre jeu en beauté.
Elle hoquette maintenant sous mes coups de bassin, je respire de plus en plus vite, je sens mon cœur s'unir au sien dans un rythme endiablé et quand enfin je sens la délivrance approcher, j'enfoui rapidement mon visage dans sa nuque pour masquer un râle qui se veut bien trop bruyant.
Je sens déjà que je suis bien mieux.
A l'intérieur de moi, ce feu qui me consumait s'éteint lentement. Ce vieux Servilus avait donc raison. Il fallait que j'assouvisse mes fantasmes pour que ceux-ci cesse d'atteindre à mon comportement.
Hermione est à présent derrière la grande étagère, elle ramasse les quelques livres qui sont tombés durant nos quelques minutes d'égarement.
Je me baisse à mon tour pour ramasser celui que se trouve à mes pieds et juste à côtés de celui-ci, deux pieds attendent en tapotant le sol.
Je remonte le long des deux jambes qui les accompagnent et tombe nez à nez avec Severus.
Il me regarde avec un mauvais sourire au coin des lèvres, les mains croisées dans le dos.
Subitement, je me sens comme un gamin ayant commis une faute.
Je ne suis, certes, pas un enfant, mais la faute je l'ai belle et bien commise et cet homme le sais
- Alors Lupin, on a passé une bonne matinée ?
Que répondre à ça ? Hermione est juste derrière, il n'est pas question que je la mette dans l'embarras.
- Miss Granger, Mr Potter vous demande dehors, je pense que vous pouvez le rejoindre sans Mr Lupin non ?
Hermione soupira en lui jetant un regard noir et disparut sans même me regarder.
Severus s'approche un peu plus près de moi et je dû quand même me reculer un peu, le trouvant beaucoup trop près à mon goût.
Il sourit et reprit sa place.
- Je constate que vos mœurs sont redevenues normales. Sinon je pense que vous auriez déjà tenté quelque chose. J'en déduis donc que Miss Granger n'a pas fait que chercher des livres.
Je me répète mais….que répondre à ça ?
- Bien, j'ai maintenant, REMUS, quelque chose qui pourrait me permettre de faire de ta vie un enfer comme tu as fais avec la mienne du temps de votre charmante petite bande.
Et il s'adossa contre la bibliothèque avec l'air encore plus désinvolte que pouvait l'avoir autrefois Sirius.
Tout ce qui m'est arrivé, c'était donc lui. Lorsque j'étais loup garou, il a du me faire avaler une quelconque substance qui a eu cet effet dévastateur sur moi, maintenant, il réclame vengeance pour les années passées.
Je me retrouve maintenant dans une drôle de situation.
Le chantage n'est pas forcement la meilleure chose sur terre et pour que cela ne se produise pas, il faut toujours faire en sorte d'agir en conséquence.
Hermione ne s'approche plus de la maison et Severus m'interdit de m'approcher du château. De plus, lorsque je regarde Nymphadora dans les yeux, je revois tout ce que j'ai fais. Elle n'a pas changé à mon égard mais je suis certaine qu'elle se doute de quelque chose.
Et pourtant, ce que j'ai fait, j'ai du mal à le regretter…
Morale : On passe tellement de temps à regretter ce que l'on a fait, qu'il devient impossible de regretter ce que l'on a pas fait.
Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais....
