Chapitre 12
~Chez les Black~
Sirius se réveilla alors que Marlene sortait du lit, traversant la pièce avec de longues enjambées silencieuse. Il attendit que la porte se referme avant de se tourner sur le dos, les mains derrière la tête.
Regulus était revenu en fin de soirée avec Donna et Marcus. Draco s'était déjà endormi dans son lit, et Regulus avait galamment proposé qu'il le garde avec Narcissa. Regulus et Donna s'étaient donc endormis sur le canapé, étroitement enlacés dans une position qui n'avait visiblement rien de confortable, et Marcus dormait dans la chambre des futurs enfants Black. Sirius et Marlene s'étaient retirés tôt dans leur chambre, et s'étaient endormis presque aussitôt, tous deux épuisés de l'éreintante journée de la veille.
« À quoi tu penses, beau gosse ? »
Sirius eut un petit sursaut en voyant Marlene entrer dans la chambre et s'appuyer contre la porte qu'elle venait de fermer, vêtue uniquement d'un vieux chandail de Quidditch de Sirius.
« À plein de trucs. »
« Tu veux partager ce qui se passe dans ta tête avec moi ? »
Sirius sourit et se leva, s'approchant d'elle à pas lent.
« Déjà, que le lit est affreusement froid quand tu le quittes… »
Il la prit par les cuisses et l'embrassa longuement, l'appuyant contre le mur.
« Ensuite, que tu es diablement sexy quand tu portes mes chandails… »
Elle éclata de rire alors qu'il l'embrassait dans le cou et les faisait pivoter, avançant rapidement vers le lit sur lequel ils basculèrent, Sirius se retrouvant au-dessus d'elle. D'un mouvement nonchalant, il jeta un sortilège de silence sur la pièce.
« Et enfin, que je ne compte pas quitter ce lit avant la fin de la journée. Si tu es d'accord, bien sûr. » ajouta-t-il.
Elle sourit et l'embrassa langoureusement, sa main caressant son torse et passant sous l'élastique de son caleçon avant qu'il ne se détache d'elle.
« Oh non, Mrs. Black, ça ne se passera pas comme ça. »
Il se recula légèrement, embrassant au passage son sein gauche à travers le chandail.
« Je dois te remercier adéquatement de supporter cette incroyable famille de lourdingues qui m'appartient. »
Marlene haussa un sourcil alors qu'il lui enlevait rapidement sa culotte et embrassait l'intérieur de sa cuisse.
« Vraiment ? » demanda Marlene, visiblement excitée.
« Définitivement. Je dois pratiquer mon alphabet. Tu veux jouir sur quelle lettre ? » demanda-t-il en remontant doucement ses lèvres jusqu'à son genou. « M comme Marlene ? »
« Plutôt… I comme Incroyable. »
Sirius haussa un sourcil, un sourire taquin aux lèvres.
« C'est que vous êtes excitée, Mrs Black… »
« Notre dernière baise remonte à plus de quarante-huit heures, Mr. Black. J'espère que vous serez à la hauteur de mes souvenirs. »
Sirius sourit, et lui fit un salut militaire.
« À vos ordres, M'dame ! Vous m'aiderez à tenir le compte ? »
Elle éclata de rire alors qu'il se repositionnait entre ses jambes, remontant ses cuisses sur ses épaules. Il embrassa de nouveau l'intérieur de sa cuisse, qu'il caressa ensuite du bout du pouce, avant de plonger entre ses jambes et de tracer un A de sa langue contre elle.
« A… » gémit Marlene.
Il sourit en la sentant se tortiller sous lui, mais Sirius la retint par les hanches. Il posa doucement ses lèvres sur son clitoris, le suçotant doucement, puis, de sa langue, traça la lettre B.
« B… »
Sirius remarqua sa voix chevrotante et sourit contre elle. Il fit plusieurs fois le tour de son clitoris de sa langue avant de s'arrêter à mi-chemin, alors qu'elle laissait échapper un cri et serrait sa tête de ses jambes. Lorsqu'il la sentit s'arrêter de trembler, il releva la tête.
« C ? Sérieusement ? Tu as joui sur le C ? »
« Tais-toi tais-toi tais-toi ! » murmura-t-elle.
Sirius sourit et remonta jusqu'à ses lèvres pour l'embrasser.
« Tu es tellement sexy quand tu jouis. »
« C'est de la fierté mal placée, Black. Tu es simplement heureux de pouvoir te vanter d'avoir cet effet sur moi. »
« Chérie, tu as joui sur la lettre C. Il y a de quoi être fier, crois-moi. »
Elle sourit et l'embrassa de nouveau, plus longuement.
« Tu sais, je ne planifie pas quitter ce lit aujourd'hui… »
« Tu l'as déjà dit. » rétorqua-t-elle en l'embrassant sur le nez.
« Tu veux que je redescende ? »
Un sourire lubrique apparut sur les lèvres de Marlene.
« Je ne savais pas que tu étais aussi dévoué à mes orgasmes… » murmura-t-elle en l'embrassant.
« J'imagine que j'arriverai à te faire jouir encore deux fois, non ? Je parie sur M et S. »
« Je ferai tout ce que je peux pour ne pas jouir sur le S, sinon ta tête ne passera plus la porte. »
Sirius sourit, l'embrassa rapidement et redescendit entre ses jambes.
Quelques minutes plus tard, après l'avoir embrassé rapidement sur les lèvres, Sirius se coucha à ses côtés, la tête dans le creux de sa main, un sourire arrogant sur le visage.
« Six fois ? » la taquina-t-il.
« Tais-toi. »
« J'aurais dû te dire la même chose quand j'étais entre tes jambes… Si je n'avais pas jeté ce sortilège de silence… »
« Tais-toi. »
Sirius ricana doucement et l'embrassa sur le bout du nez.
« Alors, si vous êtes rassasiée, Mrs Black, je vais aller dans la salle de bain pour m'occuper de l'incroyable trique que vous m'avez donnée. »
Il fit mine de se lever, mais Marlene l'attira contre lui, les faisant éclater de rires tous les deux.
« Reste avec moi, je peux m'en occuper… »
« Ah oui ? » demanda Sirius en haussant un sourcil. « Et comment comptes-tu faire ça ? »
Marlene sourit, encerclant sa taille de ses jambes, et approcha ses lèvres de son oreille.
« En te laissant te vider au plus profond de moi. »
Un frisson parcourut l'échine de Sirius alors qu'elle l'embrassait longuement. Elle le renversa sur le dos, et commença un long mouvement de bassin, le sentant se durcir encore un peu plus contre elle à travers son caleçon.
« Tu en es sûre, Marlene ? Tu as déjà joui six fois, je veux dire… moi, déjà après une fois, je tombe dans les vapes… »
« S'il te plait, Sirius… » gémit-elle en mordillant sa lèvre inférieure.
Sirius sourit et la renversa sur le lit, lui arrachant un gloussement avant de l'embrasser à nouveau. Marlene tira rapidement son caleçon vers ses genoux, libérant son membre et lui permettant de s'enfoncer en elle, lui arrachant un gémissement. Sirius commença un rythme rapide alors que Marlene émettait de petits cris, et il se libéra en elle alors qu'il sentait ses muscles se resserrer sur son membre. Il se laissa tomber sur ses coudes, à bout de souffle.
Marlene lui sourit tendrement, enleva quelques mèches rebelles de son front et y déposa un baiser. Sirius sourit, et déposa ses lèvres sur les siennes en un baiser paresseux.
« Tu devrais enlever tes jambes, je suis trop lourd pour toi… » murmura-t-il en effleurant sa mâchoire du bout de son nez.
« Ça va. J'aime bien te sentir encore en moi… »
Sirius sourit et l'embrassa de nouveau. Marlene l'embrassa doucement le long de sa mâchoire, et se tortilla langoureusement sous lui.
« Dans combien de temps seras-tu près pour un deuxième round ? » murmura-t-elle.
« Tu vas avoir ma peau… » grogna Sirius en enlevant les jambes de sa femme de ses hanches.
Avec un dernier baiser, il se laissa tomber sur le dos. Marlene se lova au creux de son épaule, déposant un baiser sur son torse.
« Tu as dit que nous passerions la journée au lit… » murmura-t-elle en glissant sa main sous le drap, saisissant son membre dans sa main.
« Marlene… Tu as eu sept orgasmes en une heure et demie, merde, comment tu peux… »
« Je ne sais pas ce que j'ai, ces temps-ci… Je veux seulement te sentir en moi, tout le temps… »
Sirius grogna alors qu'elle poussait un cri de victoire en le sentant durcir sous ses caresses.
« Tu ne devrais pas te plaindre, pour une fois que je n'exige même pas de préliminaires interminables… » murmura-t-elle en s'asseyant sur ses hanches.
Elle se pencha sur lui et l'embrassa rapidement. Sirius soupira de plaisir alors qu'elle le guidait lentement en elle.
« Putain, Marl… »
« Tu as dit qu'on passerait la journée au lit… »
« Et je pensais bien pouvoir faire une sieste, ou manger entre chacune de nos baises… »
« Es-tu en train de te plaindre de notre vie sexuelle, Sirius ? »
« Définitivement pas. »
Il s'assit dans le lit et l'embrassa, passant ses mains dans ses cheveux. Il la sentit de nouveau convulser autour de son membre une première fois, puis il ralentit le rythme, en profitant pour explorer son corps, caressant ses côtes, ses seins et ses cuisses, l'embrassant passionnément alors que, à nouveau, il atteignait le point de non-retour.
Sirius se laissa à nouveau tomber sur le dos, l'entraînant avec elle.
« Je demande une trêve d'au moins une heure. Je ne te serai plus d'aucune utilité, peu importe ce que ta main ou ta bouche me feront. »
Marlene sourit et l'embrassa, posant ensuite son menton sur son torse.
« Ça va… Après neuf orgasmes, je devrais pouvoir attendre au moins quinze minutes… »
« Une heure. » grogna Sirius, les yeux mi-clos.
« Oh, allons… »
« Marlene, on ne demande pas à jouir à nouveau après neuf fois en moins de deux heures… »
« Je t'ai dit que j'avais simplement envie de te sentir… »
« Au plus profond de toi. » rétorqua Sirius en lui embrassant le bout du nez. « Crois-moi, ce sont des paroles qu'un homme n'oublie jamais. »
Marlene éclata de rire et monta un peu plus sur son torse pour l'embrasser plus longuement. Sirius redevint cependant un peu plus sérieux.
« Tu es certain que rien ne cloche ? Je… Peut-être que tu devrais parler du fait que tu es toujours excitée avec le Médicomage ? C'est peut-être hormonal… »
« Tu penses que je te demande trop souvent pour baiser ? »
« Marlene, une telle situation est impossible. »
Marlene sourit et l'embrassa de nouveau.
« C'est juste que neuf orgasmes… »
« Tu devrais être fier au lieu de… »
Sirius ricana doucement et la renversa sur le lit.
« Je suis fier, aucun doute là-dessus. Mais je veux aussi dormir. Et manger. En fait, je mangerais bien un peu des choux que Regulus avait fait hier, pas toi ? »
« Excellente idée. Tu vas les chercher ? Je pourrais te sucer pour te remercier… » suggéra-t-elle.
Sirius sourit et l'embrassa avant de se lever.
« Je t'ai demandé une heure, ce n'est pas la fin du monde… Et je dois reprendre des forces. J'ai un nouveau record personnel à battre pour cet après-midi, visiblement. »
Il enfila son caleçon alors qu'elle s'asseyait dans le lit, lui permettant d'admirer sa poitrine.
« Tu veux autre chose que des choux ? » demanda-t-il en se penchant sur elle pour l'embrasser.
« Il reste un peu des terrines de saumon de mardi ? »
« Je vais voir ce que je peux faire. »
Au même moment, on cogna doucement à la porte. Sirius soupira alors que Marlene remontait le drap autour d'elle.
« Entrez ! » fit Sirius.
La porte s'ouvrit lentement, et le visage rond de Draco passa dans la porte.
« Hey, bonhomme ! Bien dormi ? » demanda Sirius en s'asseyant sur le lit.
Draco hocha rapidement la tête. Sirius lui sourit.
« Est-ce que je peux te parler, Sirius ? » demanda-t-il en se tortillant d'un pied à l'autre.
Sirius et Marlene échangèrent un regard, puis Sirius se pencha et attrapa un pantalon, qu'il enfila rapidement.
« Tu veux qu'on aille discuter au salon, Draco ? » demanda-t-il.
« Je… Je ne veux pas que maman elle entende. »
Sirius hocha la tête alors que Marlene se levait, le drap fermement serré autour d'elle. Elle attrapa au passage des sous-vêtements et une robe qui trainaient sur le sol, et quitta la pièce après un dernier regard à Sirius. Celui-ci commença à rabattre les couvertures sur le lit, et s'assit sur le bout.
« Qu'y a-t-il, bonhomme ? » demanda-t-il.
Draco fit un pas dans la pièce et referma délicatement la porte derrière lui. Il jaugea Sirius du regard, puis soupira et s'approcha de lui. Il leva les bras dans les airs, et Sirius le prit sous les aisselles pour le monter sur ses genoux. Draco commença à se tortiller les mains, cherchant visiblement comment aborder le sujet.
« Maman, elle est partie et elle n'a pas dit à papa où nous allions. Tu crois qu'il est inquiet ? »
Sirius soupira : après avoir vu l'état de Draco et Narcissa la veille, les états d'âmes de son lointain cousin étaient le dernier de ses soucis. Mais il ne pouvait pas dire une telle chose à un petit garçon qui, visiblement, admirait énormément son père.
« Tu sais, Draco, quand on fait quelque chose de mal, on reçoit une punition. Ton papa a fait très mal à ta maman et à toi, et donc sa punition, c'est qu'il ne pourra pas vous voir pendant un petit moment. »
« Mais… mais moi, qu'est-ce que j'ai fait de mal pour ne pas le voir ? » demanda Draco, le menton tremblant.
« Tu n'as rien fait de mal, bonhomme. Malheureusement, ce que ton père a fait est tellement grave qu'on ne peut pas lui donner une autre punition, même si ça te rend triste. Tu comprends ? »
Draco hocha la tête, une larme coulant sur sa joue.
« Mais il me manque, mon papa… » murmura-t-il.
« Viens là. »
Sirius le serra contre lui, frottant doucement son petit dos alors que Draco pleurait tout son soûl. Il enleva délicatement ses larmes de ses yeux, et l'embrassa sur le front.
« Que dirais-tu si Harry venait jouer ici aujourd'hui ? Ce serait bien, non ? » demanda-t-il.
Draco hocha la tête et la posa ensuite sur l'épaule de Sirius, qui se leva et sortit de la pièce. Il vit Marlene, finalement habillée, qui sortit de la salle de bain.
« Regulus fait des pancakes, si ça vous intéresse… »
Draco hocha la tête mais ne quitta pas les bras de Sirius, même lorsque celui-ci se pencha pour déposer un rapide baiser sur les lèvres de Marlene. Il se retrouva à nouveau assis sur ses genoux pour manger les pancakes.
« Sirius, est-ce que le tonton d'Harry viendra aussi cet après-midi ? »
Sirius remarqua que Narcissa avait blêmi, mais retourna rapidement son attention sur Draco.
« Lequel des tontons, Draco ? »
« Celui qui donne des bonbons. »
« Peter ? Je ne crois pas, il est en voyage en ce moment… Pourquoi ? »
Draco regarda sa mère, puis Sirius.
« Bah, pour savoir si j'aurai des bonbons ! »
Sirius fronça les sourcils, visiblement étonné : il ne se rappelait pas que Peter ait jamais rencontré les Malefoy, et trouvait donc bizarre que Draco soit suffisamment familier avec son ami pour savoir que celui-ci avait toujours des bonbons dans ses poches pour les enfants.
« Comment tu sais qu'il a toujours des bonbons avec lui ? » demanda-t-il, l'air suspicieux.
Draco cligna des yeux et prit une bouchée de pancakes.
« C'est Harry qui me l'a dit. »
Sirius leva les yeux au ciel. Bien sûr qu'Harry lui avait parlé de Peter et de ses bonbons, cet estomac sur deux pattes…
Narcissa prit le pot de confiture de fraises, le faisant sortir de ses pensées.
« Alors, quand aurez-vous un héritier ? » demanda Narcissa.
Sirius soupira.
« Tu sais ce qui ne m'a pas manqué du tout depuis que je suis parti de chez mes parents : votre incapacité à parler comme des gens normaux. »
Narcissa lui jeta un regard noir et tourna son attention sur Marlene.
« Sirius est génial avec les enfants, non ? Alors qu'est-ce qui vous empêche de… »
« Cissy, et si tu te mêlais de ce qui te regarde ? » demanda Sirius, le ton légèrement agressif, ce qui fit rigoler Draco alors que le petit garçon essayait de lui enfoncer un morceau de pancake dans le nez, que Sirius évita de justesse.
« Tu n'avais pas réussi à mettre la cousine Anny Parkinson enceinte en sixième ? »
Sirius fut pris d'une sueur froide.
« Je n'ai pas… »
Au même instant, Marlene se leva et quitta la pièce. Sirius soupira, jeta un regard menaçant à sa cousine et déposa Draco sur sa chaise alors qu'il se levait à sa suite.
« Marlene ! MARLENE ! »
« Fous moi la paix ! » hurla-t-elle en s'enfermant dans la salle de bain.
Sirius grogna et donna un coup sur la porte.
« Marlene, laisse-moi entrer. C'est ridicule, on ne discutera pas de ça à travers la porte. »
Il ne pouvait pas discuter de ce sujet à travers la porte. Anny ne méritait pas ça, peu importe à quelle famille elle appartenait. Cissy non plus.
« Marlene, je t'en supplie… »
Il entendit un déclic et poussa la porte avant que Marlene ne change d'idée. Il entra et la referma aussitôt à clef, puis jeta un sortilège de silence à la pièce.
« Je n'ai pas mis Anny enceinte. »
Il posa ses yeux sur Marlene, qui était assise sur le bord du bain et pleurait silencieusement, essuyant de temps en temps une larme ou son nez du revers de la manche. Il s'agenouilla face à elle et caressa doucement ses joues de ses pouces.
« Ce n'est pas moi qui ait mis Anny Parkinson enceinte. »
Elle renifla doucement et essuya son nez à nouveau.
« C'est toi-même qui m'a dit chez tes parents que tu l'avais fait monter dans ta chambre… »
« Oui. Elle était complètement ivre, et quelqu'un avait glissé quelque chose dans son verre. Je l'ai fait monter pour éviter qu'elle ne se fasse violer. »
« Mais… Mais c'est affreux… » murmura Marlene.
Sirius hocha la tête.
« Marlene, je n'ai pas couché avec Anny. Jamais. Tu te rappelles de ce qui s'est passé dans le PoudlardExpress, avant les vacances, cette année-là ? »
« N'essaie pas de détourner mon attention en me parlant de cette pipe, Sirius. »
Sirius sourit et se contenta de continuer à caresser sa joue.
« J'ai peut-être plusieurs défauts, mais je ne suis pas infidèle, Marlene. Tu es la seule dans ma vie depuis ce moment. »
Marlene soupira.
« Je ne… Nous n'avions rien décidé, ce… ce n'était qu'une pipe dans les toilettes du PoudlardExpress, ça n'engageait à rien, tu ne me devais… »
« Marlene, tu as fait quelque chose avec d'autres, cet été-là ? »
Elle secoua la tête. Sirius sourit.
« Moi non plus. Tu as eu mon cœur et ma queue à la seconde où tu m'as demandé de te suivre dans la toilette. »
Elle sourit doucement. Sirius en profita pour l'embrasser sur les lèvres avec délicatesse.
« Mais… tout le monde à Poudlard disait… »
Sirius soupira et s'assit sur le sol, à côté d'elle.
« Je ne pensais pas que ces rumeurs t'étaient parvenues… Si j'avais su, j'en aurais discuté avec toi… »
« Tu m'as vraiment crue quand je t'ai dit que je m'étais battue avec Rita Skeeter parce qu'elle avait dit que les Serdaigles remporteraient la coupe cette année-là ? »
Il ricana doucement.
« Tu étais à moitié nue quand tu m'as dit ça, je t'aurais cru si tu m'avais dit que tu t'étais pris les pieds en dansant la farandole avec les elfes de maison… »
Marlene sourit et se laissa glisser sur le sol à son tour.
« Et si tu me racontais, maintenant ? »
Sirius soupira.
« À partir de quand ? » demanda-t-il.
Elle haussa les épaules.
« D'où tu veux. »
Il hocha la tête et ramena ses jambes sous son menton.
« Mes parents avaient fait cette… cette immense réunion de famille. Tu vois, on voyait souvent les membres de ma famille, mais tous séparément. On allait voir les parents de Cissy un week-end, et ceux des Malefoy l'autre, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'été se termine. Et… Cet été-là… je crois qu'on était à la fin du mois de juillet. Cissy et Malefoy s'étaient mariés à la fin du mois de juin, et ma mère trouvait honteux que je ne sois pas encore présenté à la société… parce que j'étais l'héritier du nom des Black, et que j'avais déjà seize ans, et que mon comportement n'était pas suffisamment honorable pour que je sois présenté… »
Il prit un instant de silence, se rappelant chaque moment.
« Alors ma mère a décidé de faire cette réunion à la fin du mois de juillet, et mes parents ont tout fait pour me faire briser mon caractère. Mon père a essayé de m'acheter. J'ai eu… une superbe robe de soirée, pourpre, en velours, et… une chemise pour mettre en dessous aussi, en soie, que tu as fini par m'arracher à Halloween. »
Marlene sourit doucement.
« Je me rappelle de cette chemise… Tu disais que tu aimais bien la voir en contact avec mes seins, non ? » murmura-t-elle.
Sirius sourit.
« C'est celle-là, oui. »
Marlene posa sa main sur sa cuisse, et Sirius continua.
« Puis quand il a vu que ça ne marchait pas… Que je continuais à écrire à James et Remus, et que je n'avais absolument aucune intention d'amender mon caractère, il a remis la situation entre les mains de ma mère. »
Sirius frissonna doucement. Marlene prit sa main dans la sienne et la serra.
« Elle m'a assis devant la tapisserie où se trouvait notre arbre généalogique et m'a forcé à en apprendre chacune des branches. Je m'entêtais à ne mentionner que ceux qui avaient été reniés. Andy, qui avait marié un Né-Moldu… Gérald le Fou, un ancêtre français qui s'était enfui pour baiser avec un peintre italien… Puis les châtiments corporels ont commencé. »
Sirius soupira et Marlene l'embrassa sur la joue.
« Tu n'as pas… »
Il secoua la tête.
« Ça va. Ils ne sont plus là, ils ne peuvent plus m'atteindre. Elle a… Elle me tenait la tête sous l'eau du bain jusqu'à ce que je m'évanouisse. J'ai eu… deux ou trois cicatrices qui sont la faute de ce bon vieux Gérald, je ne me rappelle plus du nombre exact. Et les Doloris. »
Il ferma les yeux, et les rouvrit.
« Ça a continué… jusqu'à la toute dernière minute. Puis, il y a eu la soirée. Tout se passait… plutôt bien, en fait. Il y avait quelques Serdaigle ou Serpentard, donc j'ai pu parler un peu Quidditch avec eux. »
« Il y avait Anny, avec eux, non ? »
Sirius sourit, et secoua la tête.
« Non, Anny discutait avec ma grand-mère… Elle a toujours fait exactement tout ce qu'on attendait d'elle. Elle avait… un verre de vin. Blanc, je crois. Elle n'y portait pas vraiment attention, et j'ai vu Malefoy s'en approcher. Il s'est penché par-dessus elle pour saluer ma grand-mère, et Anny était… absolument terrorisée. Je ne sais pas pourquoi. Et ensuite, Malefoy est passé devant moi, et je l'ai vu ranger une fiole dans une poche… Et… Anny s'est levée et s'est approché de lui, mais… quand elle est arrivée à ma hauteur, elle s'est… affaissée dans le canapé. Elle n'arrivait pas à parler et tout et… »
« Malefoy l'avait droguée ? » demanda Marlene.
« Je ne l'ai pas vu mettre la drogue. Mais j'en suis persuadé. Ensuite… Il n'arrêtait pas de tourner autour d'elle, donc je l'ai fait monter, pour qu'elle soit en sécurité. Et elle est redescendue après avoir pris une tonne de café, et elle est restée près de moi jusqu'à ce que ses parents quittent et la ramène chez elle. »
Elle hocha la tête.
« Le soir même, je m'enfuyais chez les Potter. C'est de là que je t'ai écrit. »
Elle sourit et l'embrassa rapidement.
« Une semaine avant la rentrée, je suis allé sur le Chemin de Traverse pour faire quelques achats. James visitait une vieille tante avec ses parents, et comme c'était une tante qui était près de ma famille, je préférais ne pas y aller. J'ai vu Anny chez Florian Fortarôme. Elle était seule, et elle pleurait. Donc… Je suis allé m'asseoir avec elle. »
Son regard s'assombrit en se remémorant l'après-midi.
« Elle… elle m'a dit qu'elle était inquiète. Qu'elle ne voulait pas qu'on se voit parce que ses parents l'apprendraient, et qu'elle serait dans le pétrin, qu'ils la battraient probablement ou pire. Donc… J'ai loué une chambre au Chaudron Baveur à mon nom pour que nous puissions discuter… »
« Sirius, je te l'ai déjà dit : nous n'avions rien convenu, ça ne me dérange pas si… »
« Je n'ai pas couché avec Anny. Ni avec personne d'autre que toi depuis le PoudlardExpress avant cet été-là. »
Il soupira.
« Elle… Après la fête, Malefoy s'est présenté chez elle pour savoir si elle allait bien. Il disait que son état lors de la réception l'avait inquiété… Inquiété mon cul, oui. »
« Sirius, surveille ton langage… »
Il lui jeta un regard noir, mais continua.
« Ses parents l'ont fait monter à sa chambre et… il l'a violée. »
« Quoi ? »
Marlene se leva. Sirius fit de même.
« Calme-toi. » murmura Sirius.
« Me calmer ? Tu viens de me dire que… que… que ce putain d'enfoiré avait violé une adolescente ! Qu'est-ce qui nous dit qu'il n'a pas violé Narcissa aussi ? Elle a peut-être besoin… »
« Il n'a pas violé Narcissa. »
Marlene le dévisagea.
« Comment peux-tu en être aussi sûr ? »
Sirius soupira.
« Ce qui… Ce qui intéresse Malefoy, ce sont… ce sont les adolescentes. À la limite de la légalité. »
« Ta famille est dégueulasse… »
Sirius lui sourit doucement et lui caressa la joue.
« Je ne te le fais pas dire, ma chérie. »
Elle leva les yeux au ciel.
« J'ai prolongé la location de la chambre à sa demande parce qu'elle avait peur de se rendre chez elle. Elle avait peur… je crois qu'elle avait peur qu'il ne revienne. Puis on est retourné à Poudlard et… Et au début du mois d'octobre, elle m'a coincé dans un corridor après un cours de potion. »
« Je me rappelle qu'elle t'avait demandé de lui parler… »
Il hocha la tête.
« Elle… Elle était enceinte. Elle avait un rendez-vous dans une clinique d'avortement, et me demandait de l'accompagner pour ne pas être seule. »
« C'est pour ça qu'elle a passé le mois d'octobre à pleurer… Elle était… Elle était tellement joviale, avant tout ça… »
« Il y a de quoi plomber l'ambiance, effectivement. »
Marlene lui jeta un regard noir. Sirius soupira.
« J'ai dit à McGonnagall que j'étais le père et que je l'accompagnais pour la soutenir. Je ne pense pas qu'elle m'ait cru, mais… Il y avait un préfet de Poufsouffle qui attendait et qui m'a entendu, donc la rumeur a commencé à se propager. Je l'ai accompagné à son rendez-vous, et… »
Il enfouit sa tête entre ses mains.
« Le… À Halloween, avant qu'elle ne… Elle est venue me voir. Elle m'a dit… Elle m'a dit qu'elle me remerciait. Qu'elle était désolée que… que toute cette histoire d'isolement dans des chambres… »
Il ricana doucement, mais réalisa soudainement que des larmes coulaient sur ses joues, et Sirius ferma les yeux alors que Marlene les essuyait de ses mains.
« Elle était désolée que toutes ces rumeurs circulaient au sujet de nous deux… Et elle espérait que… que ça ne t'affectait pas trop. Elle m'a dit qu'elle était heureuse de me voir amoureux, et que tu étais une fille bien. Qu'elle voulait que je prenne soin de toi comme j'avais pris soin d'elle. »
Sirius soupira et tenta de reprendre le contrôle sur sa respiration, mais ne réussit qu'à sangloter un peu plus. Marlene soupira.
« J'ai cru… j'ai seulement cru qu'elle avait fait son deuil de son enfant, et qu'elle… qu'elle avait enfin la force de… de venir me voir… Je lui ai dit que si… que si elle voulait m'en parler… Elle a dit que non et… et le soir même… »
« Sirius, ce n'est pas de ta faute si elle s'est suicidée… »
« Mais j'aurais dû… J'aurais dû voir… »
« Ce n'est pas de ta faute… »
Marlene se laissa tomber sur le sol, la tête de Sirius contre son ventre alors que celui-ci sanglotait. Elle lui caressa longuement les cheveux, entremêlant ses doigts dans sa tignasse alors que Sirius s'accrochait désespérément à elle.
« Tu ne pouvais pas savoir. Son choix était fait, tu n'aurais pas pu la faire changer d'idée. Elle savait que tu étais là pour elle si elle avait voulu te parler. Le seul fautif dans toute cette histoire, c'est Malefoy… Ce mec est un véritable salaud. La prochaine fois que je le vois… »
Sirius releva la tête.
« Je dois te raconter un truc énormissime, mais il faut que tu me promettes de ne pas en parler à Narcissa, ni à Regulus. »
Marlene fronça les sourcils alors que Sirius se relevait totalement, lui faisant face, l'air sérieux.
« Oui, bien sûr, promis… »
« Marcus est le fils de Malefoy. »
~À Sainte-Mangouste~
Sirius essuya rapidement ses mains sur ses jeans, tant il était stressé. La salle d'attente était petite, sans fenêtre, et décorée dans des teintes de blancs tirant sur le vert, ce qui le rendait franchement malade. Marlene était à ses côtés, d'un calme olympien, et feuilletait le dernier numéro du Sorcière Hebdo.
« Marlene, je vais être malade… » grogna-t-il.
La sorcière de l'autre côté de la salle eut un petit rictus, et Sirius décida de ne pas lui envoyer un regard noir alors qu'il se prenait la tête dans les mains. Marlene tapota gentiment son genou.
« Tout va bien se passer… »
La porte du bureau qui indiquait « Andrew Titus, Médicomage » s'ouvrit devant eux, et un vieil homme apparut dans l'embrasure. Il avait le dos arqué et le crâne chauve : Sirius se dit que jamais aucune personne ne lui avait jamais aussi peu donner envie de se reproduire.
« Mr. et Mrs. Black ? »
Sirius et Marlene se levèrent d'un bond. Marlene lui prit le bras et l'embrassa sur la joue, puis, tous deux entrèrent dans la pièce. Sirius lui tira un fauteuil avant de prendre place à côté d'elle. Le Médicomage s'assit en face d'eux, posa ses coudes sur la table, croisant ses mains au niveau de son menton et leur sourit. Sirius espérait désespérément qu'il n'aille pas à tester sa virilité : l'homme ressemblait tellement à son oncle Alphard qu'il lui serait difficile de parvenir à quoique ce soit.
« Alors, que me vaut votre visite ? »
Les deux amants échangèrent un regard. Marlene sourit, déposa à nouveau sa main sur la cuisse de Sirius et retourna son attention sur le vieil homme.
« Sirius et moi essayons d'avoir un enfant depuis cinq ans, et je n'arrive pas à tomber enceinte. »
« Bien. Nous trouverons sans doute la raison pour laquelle vous n'arrivez pas à vivre de grossesse. Vous permettez que je vous examine, d'abord ? »
« Bien sûr. »
Le vieil homme sourit, sortit une feuille et cliqua un crayon.
« Vous utilisez un stylo moldu ? » demanda Sirius.
« Oui, c'est beaucoup plus propre que les plumes. C'est cette nouvelle Médicomage en trauma qui m'a converti… Lily Potter, vous connaissez ? »
Marlene sourit.
« Nous sommes les parrains de son fils. »
« Un charmant jeune garçon, très bien élevé… Alors… Si vous voulez bien passer dans la salle d'examen ? »
Marlene fit une légère pression sur la cuisse de Sirius. Celui-ci sourit et leva la tête.
« Ça vous dérange si je vous accompagne ? »
Le Médicomage sourit.
« Bien sûr que non. Au contraire. Nous avons rarement la chance d'avoir de futurs papas aussi impliqués que vous. »
Sirius lui rendit son sourire et, sa main dans celle de Marlene, ils entrèrent dans la salle d'examen. Marlene s'assit sur la table.
« Vous avez ce gonflement au ventre depuis longtemps, Mrs. Black ? » demanda-t-il, l'air suspicieux.
« Euh… je… Le week-end passé, je crois… » commença Marlene.
Sirius hocha la tête, confirmant le délai, l'air inquiet.
« Vous croyez que c'est quelque chose de grave, docteur ? » demanda-t-il.
Le docteur lui sourit.
« Nous ajouterons cela à l'examen, si vous le voulez bien. »
Il posa ses mains sur son ventre, et le palpa doucement.
« Vous avez été malade récemment ? Nausée, haut-le-cœur… »
« Je crois que j'ai vomi la dernière fois quand… On avait beaucoup trop bu, et même Sirius a été malade, et son frère aussi, alors… Ce n'était pas un virus non plus, donc je devrais être au top pour mes injections. » répondit Marlene d'une traite.
Le vieil homme lui sourit et hocha la tête.
« Je n'en ai aucun doute. L'amour fait parfois bien plus que la magie ou les injections Mrs. Black… » rétorqua-t-il en tâtant son cou. « Mr. Black, avez-vous remarqué une légère augmentation de la poitrine de Mrs. Black, par le plus grand des hasards ? »
Sirius eut un sourire goguenard en direction de Marlene.
« Je te l'avais dit, ma chérie… »
« Tu es con, Sirius. » rétorqua sèchement Marlene.
Elle retourna son attention vers le docteur, lui souriant.
« Mes règles se sont terminées la semaine passée, donc c'est seulement à cause de ça. »
Le médecin hocha la tête.
« Et vos règles semblaient-elles normales ? »
« Elles étaient plus courte et moins abondantes que d'habitude, mais… »
« Hmmm… »
Marlene et Sirius échangèrent un regard inquiet.
« Vous… vous pensez que quelque chose cloche ? » demanda Marlene.
« Me permettez-vous de faire une prise de sang, Mrs. Black ? »
La jeune femme hocha la tête et lui tendit son bras. D'un mouvement de baguette, il remplit de sang une fiole qui se trouvait sur le côté de la table d'examen. Aussitôt, un elfe de maison apparut à côté de lui.
« Dobby, fais passer à cette fiole le test D36-C, s'il te plait. » demanda le docteur en la lui tendant.
« Mr. et Mrs Black ne venaient pas pour un C23-B, Monsieur Andrew ? »
« Changement de plan, Dobby. »
Sirius fronça les sourcils alors que l'elfe disparaissait.
« C'est plutôt rare de voir un elfe de maison dans un hôpital, non ? » demanda-t-il.
« Oh, c'est l'ancien elfe de Lucius Malefoy. Je crois que sa femme l'a quitté, d'après les rumeurs, et il a dû le libérer par erreur alors qu'il était complètement ivre. Dobby est arrivé aux urgences pendant ma nuit de garde à la recherche de leur gamin… C'est une bonne âme, cet elfe, alors je l'ai pris à mon service. »
Sirius hocha la tête alors que le docteur leur faisait signe de retourner au bureau et de se rassoir. Il fit ensuite un clin d'œil à Marlene, ce que Sirius trouva légèrement déplacé, et se tourna vers lui.
« Alors, Mr Black, à quel intervalle décririez-vous la fréquence de vos rapports sexuels ? » demanda-t-il.
Marlene pouffa alors que les joues de Sirius devenaient écarlates.
« Euh… je… une… parfois deux fois par… »
« Pour un couple qui essaie activement de faire un enfant… » fit le médecin en haussant les sourcils.
« Sirius veut dire par jour. Nous… nous avons des rapports sexuels environ une ou deux fois par jour. » rétorqua Marlene.
Sirius se tourna vers Marlene, les yeux agrandis.
« D'ailleurs, docteur, je dois vous avouer que la libido de ma femme m'inquiète énormément ces temps-ci. » rétorqua Sirius.
« Sirius… » se plaignit Marlene. « On n'est pas obligé de parler à… »
« Pourquoi dites-vous une telle chose, Mr. Black ? »
« Je… C'est seulement que j'ai envie d'avoir des rapports plus souvent que d'habitude… »
« Docteur, dites à ma femme qu'elle exagère, je suis totalement épuisé… »
« Et que considérez-vous comme exagéré, Mr. Black ? » interrompit le médecin.
« Sirius, on n'est pas dans une thérapie de couple non plus… »
« Marlene, je considère que quatorze orgasmes avant d'aller te coucher mercredi est exagéré. »
« Donc, Mrs. Black, diriez-vous que votre désir sexuel est exacerbé ? »
Marlene se tourna vers le médecin après un dernier regard noir à Sirius.
« Je suis simplement un peu plus excitée que d'habitude, c'est tout. »
« Un peu plus ? » rétorqua Sirius en haussant les sourcils.
Au même moment, Dobby arriva dans la pièce.
« Les résultats, Monsieur Andrew. »
« Merci, Dobby. »
Le Médicomage prit l'enveloppe que lui tendait l'elfe avant que celui-ci ne disparaisse. Sirius lui jeta un regard inquiet.
« Alors ? » demanda-t-il.
« Un peu de patience, Mr. Black. »
« Vous ne connaissez visiblement pas mon mari, si vous pensez que la patience est une de ses qualités… » grogna Marlene.
Le vieil homme sourit et ouvrit l'enveloppe, qu'il parcourut des yeux en marmonnant des incohérences et en griffonnant sur le papier. Il leva ensuite les yeux vers Sirius, et tous deux échangèrent un regard lourd de sens.
« Je préfère que ce soit Mr. Black qui vous annonce la nouvelle, puisqu'elle est gravissime. »
Sirius blêmit. Marlene lui prit la main, alors que Sirius tendait l'autre pour prendre le papier. Sirius parcourut le papier des yeux.
Mon fils était à Poudlard en même temps que vous et me disait que vous étiez un farceur. À farceur, farceur et demi. Toutes mes félicitations, vous serez bientôt père.
« Oh putain de connard… » marmonna Sirius.
« Sirius ! »
Sirius saisit le visage de Marlene entre ses mains et déposa une série de baisers sur ses lèvres.
« Tu es enceinte, ma chérie. »
« Quoi ? »
« Tu vas être maman ! »
« Je… Je vais… »
Une larme coula sur la joue de Marlene, que Sirius embrassa immédiatement.
« Je… »
« J'ai eu des doutes en voyant votre ventre et en le palpant, et votre analyse sanguine a confirmé ce que je pensais. Vous êtes enceinte de deux mois et demi, Mrs. Black. » expliqua le médecin.
Sirius sourit.
« Je savais que ce serait un bon mois. » murmura-t-il en embrassant les cheveux de Marlene.
~Chez les Black~
Sirius et Marlene avaient pu, somme toute, se retrouver complètement seuls dans leur chambre pour le reste de la journée, et profitaient maintenant de leur intimité. Leurs jambes emmêlées les unes aux autres, ils se faisaient maintenant face, coucher sur le lit, s'embrassant et se caressant doucement.
« Il faudra bien sortir un jour… » murmura Marlene en gloussant alors que Sirius lui embrassait le nez.
« On n'est pas obligé. Je dis qu'on reste ici jusqu'à ce que tu accouches, et encore un peu pour qu'on puisse profiter du bébé. Tu sais bien que, à la seconde où il va pointer le bout de son nez, Peter va le kidnapper et le garder pour lui… C'est ce qu'il a fait avec Harry. »
Marlene ricana doucement, puis soupira alors que des coups se faisaient entendre à la porte de l'appartement.
« Ils ne savent pas qu'on est occupé ? » grogna Sirius.
Marlene sourit et l'embrassa sur le front.
« Ce doit être urgent, il est vingt-trois heures… »
Sirius soupira et se leva, puis quitta la chambre pour le corridor. Il ouvrit la porte et vit Lily, qui tenait Harry contre elle.
« Lily, Prongs Junior. Qu'est-ce qui vous amène dans notre humble demeure ? » demanda-t-il en prenant Harry dans ses bras.
« Maman, pourquoi on n'est pas à la maison ? » demanda Harry en se frottant les yeux.
Sirius jeta également un regard interrogateur à la jeune femme, qui secoua la tête. Regulus sortit au même instant du salon, le regard inquiet.
« Lily ? Que se passe-t-il ? » demanda-t-il en s'approchant.
« Il y a eu une attaque plus tôt, et James a été appelé en renfort… Il nous a dit de venir ici, et de ne prévenir personne. »
Sirius fronça les sourcils : une attitude aussi méfiante n'était pas dans les habitudes de son meilleur ami. Il échangea un regard avec Regulus alors que Lily se dirigeait dans le salon et que Harry posait la tête sur son épaule.
« Sirius, il faut que tu te méfies de tout le monde. Tu ne sais jamais quel rat peut se promener… » murmura Regulus en s'approchant de lui.
Sirius fronça les sourcils.
« Mais qu'est-ce que tu… »
« Passe-moi Harry, je vais aller le mettre avec Cissy et Draco. Il sera plus confortable pour dormir. » déclara Regulus d'une voix forte.
Sirius hocha la tête et Harry se laissa tomber dans les bras du jeune homme, qui disparut dans sa chambre. Au même instant, de nouveaux coups retentirent à la porte, et Sirius ouvrit à Remus et Nymphadora, qui tenaient Neville Longdubat dans ses bras. Sirius haussa un sourcil.
« Alice était là, mais Dumbledore l'a appelée… Elle a laissé Neville, le plus jeune est chez la mère de Frank… » murmura Nymphadora.
« Et vous ? »
« James nous a appelé… » grommela Remus.
Sirius hocha la tête, l'air grave alors qu'eux aussi passaient au salon.
« Peter ne devrait pas tarder, alors… » marmonna Sirius en les suivant.
Narcissa le bouscula en sortant de la chambre de Regulus, finissant d'enfiler sa robe de chambre.
« Tout le monde va bien ? » demanda-t-elle.
Lily haussa les épaules.
« Sainte-Mangouste ne devrait pas tarder à m'appeler, si c'est une attaque… »
Sirius posa sa main sur son épaule.
« Ne t'inquiète pas, James ne prend jamais de risque inutile au boulot. Il a trois raisons de revenir à la maison. »
Lily lui lança un sourire triste. Marlene arriva à ce moment en souriant.
« Je ne savais pas qu'il y avait tant de monde de convier pour notre grignotine du soir… »
Elle alla s'asseoir sur les genoux de Sirius, en profitant pour s'affaisser contre son torse alors qu'il l'encerclait de ses bras et l'embrassait sur le dessus de la tête.
« Il y a eu une attaque. James les a prévenus et a demandé à ce qu'ils viennent ici… » expliqua-t-il rapidement.
Marlene hocha la tête et posa les yeux sur Lily, qui s'était levée alors que Regulus entrait dans la pièce, suivi de Narcissa.
« Harry te réclame, il veut que tu lui chantes une berceuse. Tonks, si tu veux aller porter Neville avec Harry et Draco… »
Tonks se leva et suivit Lily hors de la pièce. L'atmosphère était incroyablement tendue alors que Peter arrivait par la cheminée, se tenant le bras.
« Putain de réseau de… »
« Peter ! »
Sirius et Marlene s'étaient levés, et Remus s'était littéralement jeté sur lui pour l'aider à se déplacer jusqu'au canapé. Regulus resta sur place, blême, le dévisageant.
« Je faisais la surveillance de la troupe et les Aurors sont arrivés… »
En un seul mouvement, Tonks était face à lui et avait ouvert la manche malgré ses protestations.
« Ça pourrit déjà… » murmura Sirius en regardant la plaie, dont les contours étaient mauves.
Tonks se leva, blême.
« Je vais chercher Lily, elle saura quoi faire. » annonça-t-elle, aucune émotion ne perçant sa voix.
« Je vais aller… je vais aller demander à Kreacher de faire du… du thé. Vous… vous voudrez du thé. » fit Regulus d'un ton nerveux, quittant la pièce à la suite de sa cousine.
Sirius s'approcha de Peter et posa sa main sur son épaule.
« T'inquiète, Wormtail. Tu vas t'en sortir. »
« Qu'est-ce que vous faites tous ici ? » demanda Peter.
Remus et Sirius échangèrent un regard surpris.
« C'est James qui nous a appelé. » fit Remus, le ton prudent.
« Bien sûr… Je l'ai croisé en sortant de ma planque et c'est lui qui m'a dit… Si Lily et Harry n'étaient pas à la maison, ils seraient évidemment ici… »
Lily arriva à ce moment, un linge dans la main.
« Tonks dit que tu es blessé ? »
Sirius fronça les sourcils : le ton de la jeune femme était froid et impersonnel. Jamais elle n'avait utilisé une telle voix avec eux…
« Je me suis pris un sort quand les Aurors sont arrivés… bande de connards… »
« Tu leur as dit que tu étais avec l'Ordre ? » demanda Remus.
Peter se contenta de grogner en se tenant le bras droit. Regulus arriva au même moment, visiblement paniqué.
« Sirius ! »
Sirius, Remus et Lily sursautèrent et se tournèrent vers le nouvel arrivant. Peter se contenta de froncer les sourcils.
« Que fais-tu ici ? » siffla Peter.
Les yeux de Regulus s'ancrèrent dans ceux de Sirius. L'adolescent semblait incapable de parler, et était visiblement inquiet.
« Reg, tout va bien ? » demanda Sirius en s'approchant de lui.
Lily retourna à son examen de Peter, le regard de nouveau froid.
« Les Aurors sont arrivés derrière toi ? » demanda-t-elle.
« Bien évidemment, s'ils… » commença Peter.
« Les planques ne sont-elles pas supposées être derrière les zones de transplanage ? »
Il y eut un instant de silence.
« Et pourquoi t'auraient-ils lancé un sortilège de Traçabilité s'ils t'avaient pris pour un membre de l'Ordre en observation ? Ce genre de sort est réservé pour identifier les Mangemorts, non ? » questionna-t-elle.
« Lily, ne… » prévint Regulus.
Puis, tout se passa très vite : Lily déchira la manche de Peter, révélant la Marque des Ténèbres sur son avant-bras. Sirius fit un pas vers l'avant, baguette en main, alors que Peter faisait se retourner Lily et coinçait sa tête dans son avant-bras.
« Pose ta baguette, Sirius. Ou tu devras expliquer à James pourquoi il est veuf à son retour de mission. »
« Sirius, s'il te plait… » supplia Lily.
Sirius grogna, la baguette toujours en l'air.
« Sirius… » fit Lily, plus fort cette fois.
Sirius grogna à nouveau, déposant sa baguette sur le sol alors que Marlene entrait dans la pièce.
« Que se… Lily ! »
Sirius se tourna vers elle, le regard inquiet.
« Marlene, sors d'ici ! »
« Mais… »
« Tout va bien se passer, Marlene, mais je ne peux pas… Je ne peux pas gérer si tu es dans la pièce… » murmura Sirius.
« Quoi ? » se moqua Peter. « Tu ne peux pas te sortir la tête de la queue quand ta femme est là ? »
Sirius jeta un regard suppliant à la jeune femme.
« Marlene, je ne peux pas me concentrer si je m'inquiète toujours pour ta sécurité et celle du bébé… »
Marlene hocha la tête et ouvrit la porte du salon, échappant un cri de surprise alors qu'Harry entrait dans la pièce en courant.
« Maman ! »
Sirius réussit à le retenir au moment où il passait à côté de lui.
« Harry ! » fit Lily d'un ton ferme. « Harry, mon chéri, maman aimerait que tu ailles avec tata Marlene, d'accord ? »
« Mais… Pourquoi tonton Peter il a sa baguette sur ta tête ? »
« Harry, s'il te plait… »
Au même moment, le bruit caractéristique du transplanage se fit entendre dans le corridor. James et Frank entrèrent dans la pièce, vêtus de leur uniforme d'Auror, leur baguette en position.
« Pettigrew, ne fais pas le con » prévint Frank.
« Reculez… »
« Tu as été marqué, Wormtail, dans deux minutes, cinquante Aurors seront dans cet appartement et réagiront en fonction de ton attitude. » annonça James.
« Reculez ! »
James et Frank arrêtèrent d'avancer.
« Vous pensez vraiment qu'ils essaieront de me tuer, alors que j'ai la femme enceinte d'un de leur collègue comme bouclier humain ? »
« James… James, s'il te plait, mets Harry en sécurité, je t'en supplie… » demanda Lily.
« Papa, c'est quoi le jeu ? » demanda Harry en se tournant vers James.
Marlene s'était approchée de lui et avait posé ses mains sur ses petites épaules.
« Ce n'est pas un jeu, Harry. Écoute-moi bien, je veux que tu ailles avec tata Marlene et que tu ailles te cacher, et que tu restes cacher jusqu'à ce que moi ou maman ou tonton Sirius aille te chercher, d'accord ? » fit James d'un ton ferme.
Harry hocha la tête et tendit la main vers Marlene.
« Allons, James, ce jeu est beaucoup trop amusant pour empêcher Harry d'y jouer ! » fit Peter d'un ton enjoué.
« Vraiment ? » s'écria Harry.
Il s'approcha en courant de Peter, évitant les mains de son oncle et de sa tante qui tentaient de l'arrêter. Peter poussa Lily hors de sa portée, et Sirius attrapa la jeune femme de justesse avant qu'elle ne s'effondre au sol.
« Harry ! »
« Maman, tu veux jouer avec nous ? » demanda Harry alors qu'il glissait sa main dans celle de Peter.
« Harry, s'il te plait… »
« Peter, il n'y a plus d'issue. Fol Œil a tué Voldemort, il… » commença Frank.
« IL NE PEUT PAS AVOIR TUÉ LE SEIGNEUR DES TÉNÈBRES ! »
Tous sursautèrent devant l'excès de colère de Peter.
« La prophétie dit que ce sera un enfant né à la fin du mois de juillet. Vous imaginez quel héro je serai… Comment il va m'accueillir si je lui amène Harry ? »
« Tonton Peter, tu me fais mal à ma main… » geignit Harry en tentant de se défaire de l'emprise du jeune homme.
Regulus fit un pas vers l'avant, sous le regard meurtrier de Sirius.
« Peter, tu n'es rien pour lui. Tu n'es qu'un numéro. De lui donner Harry ne fera rien de plus pour toi… » fit Regulus, s'avançant toujours à pas feutrer.
« Peter, si jamais tu touches à ne serait-ce qu'un cheveu de mon fils… » menaça James.
Mais l'attention de Peter était maintenant portée sur Regulus, qui s'avança à pas mesurés jusqu'à lui.
« Reg, ne t'approche pas… » commença Sirius.
« Tu crois que c'est facile ? » s'écria Peter. « Une petite rencontre et le nouvel héritier des Black est accueilli avec les honneurs ! DES ANNÉES QUE J'AI PASSÉ À SON SERVICE ! »
Sirius se demanda si c'était le bon moment de demander à Regulus des détails au sujet de cette rencontre, mais décida de se taire.
À ce moment, Kreacher apparut dans la pièce, un plateau de thé dans les bras.
« Maître Regulus, dois-je commencer à infuser la camomille ? » demanda l'Elfe.
« Pas tout de suite, Kreacher, mais bientôt. » répondit Regulus, sans pour autant détourner son attention de Peter.
Regulus fit un pas vers l'avant, alors que Peter entraînait Harry vers l'arrière.
« Tu crois vraiment qu'il te remarquera si tu lui amènes cet enfant ? Sait-il seulement ton nom ? À quelle famille tu appartiens ? »
Peter se tut, faisant encore une fois un pas vers l'arrière, se retrouvant cette fois-ci dos au mur.
« Si tu me donnes l'enfant, il saura de qui ça vient. Et je n'oublierai pas de mentionner ton nom. Et crois-moi, quand un Black s'associe avec quelqu'un, la gloire le suit dans toutes les sphères de sa vie. »
« Et tu penses que je vais te croire ? On ne m'a accordé aucune gloire depuis que je suis ami avec Sirius ! »
Regulus eut un petit ricanement. Il se tourna vers Sirius, lui adressant un regard dédaigneux.
« Sal petit… » commença l'aîné.
Peut-être était-ce son imagination, mais il lui semblait que Regulus venait de lui faire un clin d'œil. Il décida d'arrêter là sa phrase, au cas où son frère ferait quelque chose qui lui ferait regretter ce qu'il pourrait lui dire sous l'effet de la colère.
Regulus retourna son attention vers Peter.
« Sirius n'a jamais été l'héritier que mes parents espéraient. Je le suis. Je l'ai été à la seconde où il est parti. J'ai fait tout ce qu'on attendait de moi, et même plus. Et je n'ai pas peur de revoir les alliances de ma famille. »
« Maître Regulus, la camomille… » couina l'elfe.
« Pas maintenant, Kreacher. Je n'ai pas oublié votre arrière-grand-oncle Tiberius, qui a sauvé la vie de mon grand-père Odon, pendant la grande guerre des gobelins… »
Regulus était maintenant face à lui.
« Donne-moi l'enfant, Peter, et tous tes souhaits seront réalité. »
Peter hocha la tête, visiblement obnubilé par le discours de Regulus, et força Harry à faire un pas vers l'avant. Regulus s'agenouilla pour être au niveau du petit garçon, et lui sourit.
« Tout va bien, bonhomme ? »
Harry hocha la tête et jeta un regard par-dessus son épaule à Peter.
« Oui, mais il est nul, le jeu de tonton Peter, et j'ai très mal à ma main. »
Regulus sourit, prit la petite main potelée de l'enfant et y déposa un baiser.
« Ça va mieux ? »
Harry hocha la tête, et Regulus tapota doucement son épaule.
« Va rejoindre ta maman, tu veux bien ? »
« QUOI ? »
Peter attrapa Regulus par les cheveux, lui arrachant un cri de surprise alors qu'il pointait sa baguette sur sa gorge. Regulus poussa Harry, qui atterrit quelques pas plus loin. James se jeta sur son fils et le prit dans ses bras.
« Harry, je veux que tu fermes tes yeux, d'accord ? » demanda Regulus.
« Mais… »
« Fais ce que tonton Regulus te dit, Harry. » ordonna Sirius.
Harry soupira et ferma les yeux, enfonçant sa tête dans le cou de James.
« Sirius… »
« Ne dis rien que tu pourrais regretter plus tard, Reg. »
« Je… Je suis désolé… »
« Maître Regulus, cette infusion… »
« Maintenant, Kreacher ! »
Et aussitôt, Peter explosa, couvrant le salon d'un mélange de chair et de sang, ne laissant en tout et pour tout qu'un gros doigt près de la cheminée. Regulus tomba sur le sol, tremblant de tous ses membres.
« Reg ! »
Sirius se jeta sur lui, le prenant dans ses bras.
« Je… je suis désolé…. Je suis… »
« C'est fini. Ça va aller. »
« Je… Je ne voulais pas… Je… »
« Ça va aller. »
Regulus éclata en sanglot.
« Je… »
« Ça va aller. »
James fit passer Harry à Lily et s'approcha d'eux. Il se laissa tomber à côté de Sirius.
« Tu as sauvé la vie de mon fils, je ne pourrai jamais assez te remercier… » murmura-t-il.
« Mais… mais votre ami… »
« Avec des amis comme ça, qui a besoin d'ennemis… » grogna Sirius.
Regulus renifla bruyamment. Sirius tapota son épaule.
« Tu es couvert de sang. Tu devrais aller prendre une douche. Je vais te passer un sac de poubelle pour tes vêtements, on t'en achètera d'autres demain… »
Regulus hocha la tête et se leva, supporté par James et Sirius.
« Le… le tapis… il est sal… Tu crois que Marlene… »
« Reg, au point où on en est, je crois que Marlene s'en contrefout, du tapis. » rétorqua Sirius en le guidant vers la salle de bain.
Il profita de son passage à côté de Marlene pour l'embrasser rapidement.
« Je… je vais le remplacer, Marlene… »
« On en rediscutera. » assura Marlene, un sourire encourageant sur les lèvres.
Il hocha frénétiquement la tête alors qu'ils passaient dans le corridor. Sirius ouvrit la porte de la salle de bain et le fit entrer.
« Je reviens dans une minute. »
Il referma la porte derrière lui et alla dans la cuisine chercher un sac de plastique avant de retourner à la salle de bain.
« Reg, c'est Sirius. Je peux entrer ? »
N'ayant pas de réponse, Sirius ouvrit la porte. Il retrouva Regulus, assis sur le couvercle de la toilette, le regard fixe. Sirius soupira.
« Ce n'est pas comme ça que tu pourras prendre ta douche. »
« Sirius, je suis désolé… »
« Tu n'as pas à être désolé de quoique ce soit. Tu as sauvé la vie d'Harry aujourd'hui. C'était très courageux. »
Sirius posa sa main sur sa joue.
« Je suis extrêmement fier d'être ton frère. »
Soudain, les épaules de Regulus furent prises de soubresauts, et le jeune homme éclata en sanglot.
« Ça va aller, Reg. Ça va aller. »
Il frotta doucement le dos de son frère, puis se détacha de lui et lui enleva sa chemise pour la mettre dans le sac. Il détacha rapidement ses chaussures, puis lui fit un sourire encourageant.
« Tu veux peut-être que je sorte, le temps que tu enlèves ton pantalon ? »
Regulus secoua la tête et se leva, puis entra dans la douche et tira le rideau. Il jeta son pantalon et son caleçon hors de la douche, et le son de l'eau sur le carrelage se fit entendre.
« Quand as-tu su ? » demanda Sirius en s'asseyant sur le sol.
Il soupira en voyant que, suite à son accolade avec Regulus, sa propre chemise était pleine de sang. Il l'enleva et la jeta dans le sac.
« Peter n'est pas encore un membre assez important pour avoir un masque. Je l'ai vu à une rencontre à Noël. Je l'avais remarqué parce que je savais qu'il était ton ami, et je me demandais… je me demandais ce qui s'était passé pour qu'il soit là, parce que clairement, il ne pouvait pas être ton ami s'il était à une rencontre de Mangemort. »
« Et que faisais-tu, à cette rencontre ? » ne put s'empêcher de questionner Sirius.
Il entendit Regulus soupirer.
« La plupart de mes amis en avait déjà eu une. Maman et papa me mettaient la pression, alors… »
« Tu ne pouvais pas faire comme les ados normaux et succomber à la pression de fumer un joint ou de baiser sans capote ? »
Regulus ricana.
« Tu étais aussi un peu con quand tu étais un ado. Marlene m'a raconté certain des trucs que tu faisais pour attirer son attention… »
Sirius soupira. L'eau arrêta de couler, et il tendit une serviette à son frère.
« C'est la seule rencontre à laquelle j'ai assistée. »
Regulus tira le rideau, la serviette enroulée autour de sa taille.
« Je… Je n'arrivais pas… Il y avait ces trucs que Papa et Maman nous racontaient depuis qu'on était gamin, mais il y avait aussi… Des trucs tellement pires, des idées… »
Regulus secoua rapidement la tête, comme pour s'en débarrasser.
« Quand… quand j'ai revu Peter, cet été… Il a essayé de me convaincre à nouveau d'y assister. C'est là que j'ai compris qu'il était un agent double. Je… Je ne savais pas comment te le dire, je ne savais pas si tu me croirais plutôt que lui, alors… Je suis désolé d'avoir attendu que la situation dégénère pour te laisser savoir. »
« Ce n'est pas grave. Je n'ai jamais vu un plan aussi bien exécuter. J'ai bien cru que James allait te tuer tellement tu étais bon acteur. »
Regulus sourit tristement.
« Je suis désolé que ton ami soit mort. »
Sirius eut un sourire triste et posa sa main sur son épaule.
« Je n'ai pas besoin d'un ami comme lui. Mais j'ai besoin d'un frère comme toi. »
À ce moment, des coups retentirent à la porte, et la voix de Marlene se fit entendre.
« Je peux entrer ? »
Sirius s'éloigna après un dernier sourire et ouvrit la porte. Il embrassa rapidement Marlene alors qu'elle entrait dans la pièce, le regard sombre malgré un sourire encourageant.
« James tenait absolument à te donner un de ses pyjamas pour te remercier d'avoir sauvé Harry… Lily s'excuse des Vifs d'Or. »
Sirius eut un petit rire alors que Regulus prenait délicatement le pyjama.
« Ça va, je… Je suis attrapeur, donc… »
« Tu ne me l'avais jamais dit… » s'étonna Sirius.
Regulus sourit.
« Je ne te dis pas tout. Ça vous dérangerait de… »
Sirius et Marlene lui firent dos le temps qu'il se change.
« C'est la bonne taille. » annonça-t-il alors qu'ils se retournaient.
Sirius sourit en voyant sa chemise de nuit si grande que ses mains disparaissaient dans ses manches, et le pantalon sur lequel il marchait. Regulus lui rendit son sourire.
« Je… Sirius a parlé du bébé, tout à l'heure ? » demanda-t-il en se tournant vers Marlene.
Sirius sourit, passant son bras autour de son épouse. Marlene eut un petit rire.
« Je suis enceinte. » murmura-t-elle.
Regulus leur sourit.
« Félicitations… »
« On aurait préféré te le dire dans des circonstances moins… boom ! »
Regulus eut un petit rire.
« Je suis content pour vous. »
Sirius lui rendit son sourire et ouvrit la porte.
« Je crois qu'on devrait tous prendre une tasse de chocolat pour se calmer des événements… »
Regulus hocha la tête et sortit de la pièce. Ils se retrouvèrent dans la salle à manger, où les Potter, les Lupin et Narcissa et Draco les attendaient déjà.
« Frank et Alice ne sont pas là ? » interrogea Sirius.
« Frank voulait aller voir le plus jeune chez sa mère et y passer la nuit, après l'attaque… »
« Pourquoi ? » demanda Regulus.
James lui jeta un regard étonné.
« Et bien, il y a des Mangemorts qui ont réussi à nous échapper, il veut simplement s'assurer que personne n'aille chercher vengeance en… »
« Est-ce que Lucius Malefoy vous a échappé ? » demanda Regulus, légèrement paniqué.
Les yeux de James s'assombrirent.
« Oui, il a transplané et… »
Sirius et Regulus se jetèrent un regard.
« Sirius, il faut… »
« Que se passe-t-il ? » demanda Narcissa en se levant.
Sirius la regarda longuement et soupira.
« Ce n'est pas le genre de discussion que tu veux avoir devant Draco. »
Elle fronça les sourcils, mais hocha la tête. Sirius posa sa main sur l'épaule de son frère et transplana.
~Près de Twickenham~
Ils arrivèrent sur le palier et Sirius cogna à la porte.
« Donna ? Donna, c'est Sirius et Regulus ! »
Ils entendirent des pas dans l'appartement.
« Allez-vous-en ! » s'exclama la voix étouffée de Donna derrière la porte.
Les deux frères échangèrent un regard.
« Donna, si tu n'ouvres pas la porte, je m'arrange pour l'ouvrir moi-même, et ça pourrait effrayer Marcus… » hurla Sirius.
« Foutez le camp ! »
« Donna, s'il te plait… » murmura Regulus.
Collant son oreille sur la porte, Sirius entendit le sanglot de Donna à travers la porte, et les cris de Marcus un peu plus loin. Il émit un grognement et se tourna vers Regulus.
« Sors ta baguette. » murmura-t-il.
Regulus hocha la tête et mit sa baguette devant lui, suivi de Sirius.
« Alohomora » murmura l'aîné.
Sirius prit la poignée et poussa la porte de son pied.
« Donna ! » s'écria Regulus.
La jeune femme peinait à se tenir debout, tirée par les cheveux par Lucius Malefoy, qui avait sa baguette contre sa jugulaire. Sirius retint rapidement Regulus par le bras, lui faisant signe de la tête de se calmer.
Sirius fit un pas vers l'avant, alors que Malefoy resserrait son emprise sur la jeune fille.
« Ne t'approche pas, Black, ou je la découpe en morceaux. Beau pyjama, Regulus. »
« Nous n'avons pas besoin d'en arriver à cette extrémité, Malefoy. » tenta de le raisonner Sirius. « Il y a un bébé dans cet appartement, je veux seulement m'assurer que l'enfant est en sécurité. Je suis persuadé que c'est aussi le seul souhait de Donna. »
« Ce sal bâtard mourra dès que je me serai occupé de sa mère… »
« Putain d'enfoiré… » grogna Regulus.
Sirius lui jeta un regard noir.
« Malefoy, cet enfant est le tien. Il partage ton sang, tu ne peux pas vouloir sa mort… »
« NOUS NE PARTAGEONS RIEN DU TOUT, LUI ET MOI ! »
Perdant toute patience, Malefoy resserra son emprise sur la jeune fille, lui arrachant un cri. Regulus fit un pas vers l'avant, mais Sirius le retint à nouveau : il devait le mettre à l'abri, et s'assurer que rien n'était arrivé à Marcus.
« Malefoy, Regulus est un des tiens. Laisse-le aller voir le gamin. Il doit être terrorisé. S'il continue de pleurer comme ça, il va alerter les voisins. Tu ne veux pas voir arriver les Aurors ici, non ? »
Malefoy grogna et hocha la tête. Regulus jeta un regard à Sirius, qui hocha la tête, et quitta ensuite rapidement la pièce pour la chambre de Marcus. Sirius planta son regard dans celui de Donna, et lui sourit discrètement.
« Tu-Sais-Qui est mort… »
« Il n'est pas mort ! » hurla Malefoy.
« Les Aurors l'ont tué. Il a complètement disparu, il ne reviendra pas. »
« Le Seigneur des Ténèbres n'est pas mort ! Il ne peut pas ! Les Sangs-de-Bourbe sont toujours… »
À ce moment, Regulus sortit discrètement de la chambre, Marcus contre lui, maintenant endormi. Il posa son doigt sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire. Sirius retourna son attention vers Malefoy, et Regulus posa le bébé sur le sol aussi silencieusement qu'il le pouvait.
« Tu ne peux pas gagner, Malefoy. Ils vont… »
« IL NE PEUT PAS MOURIR ! Il a utilisé des Horcruxes ! Il va retrouver les traîtres ! »
« Petrificus totalus ! » hurla Regulus.
Lucius tomba sur le sol, figé. Regulus se jeta sur Donna, défaisant la poigne que Malefoy avait gardée sur ses cheveux.
« Ça va aller… » murmura-t-il. « Marcus est en sécurité… »
Elle hocha la tête alors que Regulus l'aidait à se mettre debout, puis prit Marcus dans ses bras. Presque aussitôt, la porte s'ouvrit avec grand fracas, les faisant sursauter. Fol Œil et les frères Prewett venaient d'entrer, baguette en main. Gideon soupira.
« La situation semble sous contrôle, Maugrey. »
Le vieil homme grogna.
« Évidemment pas grâce à vous. Rapport, Black ! »
Sirius s'approcha de lui et soupira.
« Le bébé est celui de Malefoy et de mademoiselle. Malefoy revenait d'une réunion avec Vous-Savez-Qui et a menacé la vie de mademoiselle et de l'enfant. »
Il adressa un sourire empli de fierté à Regulus.
« C'est mon frère qui l'a maîtrisé. »
« Et il veut quoi, une médaille ? »
Sirius jeta un regard noir à Maugrey, qui soupira.
« Bien joué, fiston. »
« Merci, M'sieur. »
Fabian et Gideon venaient de relever Malefoy, sans pour autant le réanimer. Maugrey leur adressa un dernier regard.
« On doit retourner au Ministère. Il sera derrière les barreaux, sous surveillance constante. Ne vous inquiétez pas, mamzelle. »
Donna hocha la tête, tremblant légèrement. Les Prewett passèrent devant lui et il passa à son tour la porte avant de se retourner.
« Fiston, tu entres en septième année, non ? » demanda Fol Œil.
« Oui, monsieur. » annonça Regulus.
« Bien. Si tu continues à te comporter comme ça, tu viendras me voir en sortant. J'aurai une place pour toi. »
« Merci, monsieur. »
Sirius sourit et posa sa main sur l'épaule de son frère. Regulus se tourna vers lui et lui sourit.
« Tu crois que je pourrai bosser dès l'été prochain ? » murmura-t-il, visiblement plein d'espoirs.
« Je te passerai ma moto pour aller travailler. »
Les deux frères échangèrent un sourire alors que Donna s'approchait d'eux. Regulus passa sa main dans la sienne et se pencha pour l'embrasser.
« Je pense que toi et Marcus devriez dormir à la maison, cette nuit. » annonça Sirius.
Donna hocha la tête.
« Je vais faire un sac pour Marcus. J'arrive tout de suite.
~Chez les Black~
Sirius les fit transplaner dans le salon. Il soupira en sentant Marlene se jeter contre lui pour le serrer dans ses bras.
« Tout va bien ? » demanda-t-elle en prenant son visage entre ses mains.
Il hocha la tête et l'embrassa rapidement. Il leva les yeux en se tourna vers Narcissa, qui venait d'entrer dans la pièce, Draco à moitié endormi dans ses bras.
« Tout le monde va bien ? » demanda-t-il.
Il soupira et se tourna vers elle.
« Tu devrais t'asseoir. Peut-être préférerais-tu que Marlene s'occupe de Draco ? »
Narcissa échangea un regard avec lui, et soupira. Elle tourna le regard vers Donna et lui sourit.
« Se pourrait-il que l'incroyable ressemblance de votre fils avec l'oncle Alfred soit due au fait que mon fils et le vôtre partage le même père ? »
Donna baissa les yeux, visiblement honteuse. Sirius posa sa main sur l'épaule de sa belle-sœur.
« Elle n'a rien à se reprocher. »
Narcissa adressa un sourire triste à la jeune femme.
« Crois-tu que je ne le sache pas ? »
Sirius fronça les sourcils. Narcissa s'approcha d'elle, posant Draco sur sa hanche. Le petit garçon regarda la jeune femme.
« Si le papa de Marcus est mon papa à moi aussi, est-ce que ça veut dire que Marcus est mon petit frère ? » demanda-t-il.
Narcissa tourna son visage vers le sien et lui sourit, déposant un baiser sur sa joue.
« Marcus est ton petit frère. Ce sera bien de jouer avec lui dans quelques années, non ? Tu crois qu'on pourrait lui acheter un balai pour son anniversaire ? » demanda-t-elle.
« Mrs Malefoy, vous n'avez pas… »
« Appelle-moi Cissy, tu veux bien ? Je crois que nous avons déjà trop partagé pour utiliser toutes ces formalités. »
La jeune fille hocha la tête. Draco enfonça son index dans la joue de sa mère pour attirer l'attention de celle-ci.
« Mais si Marcus est mon frère, Donna, elle est quoi ? Elle ne peut pas être ma maman puisque c'est toi ma maman. »
Narcissa lui sourit et échangea un sourire avec la jeune fille, avant de retourner son regard vers son fils.
« Elle est ta belle-maman. Et moi, je suis la belle-maman de Marcus. »
« D'accord. Je peux donner un bisou sur le front de Marcus, belle-maman ? »
Donna hocha la tête et approcha Marcus de Draco, qui posa un baiser sonore sur son front.
« Cissy, des Aurors ont pris Lucius. Il voulait tuer Donna et Marcus. »
Narcissa jeta un regard noir à Sirius.
« Si ce salopard touche à un seul cheveu de ma famille, Sirius… »
« Nous n'avons rien, Mrs… Cissy. » commenta Donna.
« Bien. Nous ferons des arrangements pour que vous ayez des appartements dans notre prochain logement, Marcus et toi. »
« Oh, j'ai… j'ai déjà un appartement, Cissy. »
« Un appartement ? Où ça ? »
« Près de Twickenham. C'est très pratique, Londres est accessible en moins d'une heure en métro… »
« Oh, ma chérie, il est hors de question que tu y restes. Sirius, qu'as-tu fait de la maison de ville de l'oncle Alphard ? »
« C'est moi qui en ait hérité… » murmura Regulus.
Narcissa se tourna vers lui.
« Verrais-tu un quelconque inconvénient à ce que nous la louions ? Je crois que tu fréquentes Donna, donc naturellement, tu pourras passer quand tu voudras. Ne t'inquiète pas, Sirius, j'agirai comme chaperon. »
Regulus grogna alors que Sirius attirait son frère dans une étreinte, lui ébouriffant les cheveux.
D'une manière ou d'une autre, après un rapide sortilège d'agrandissement à leur lit, tous se retrouvèrent à tenter de trouver une position plus ou moins confortable dans le lit de Sirius et Marlene, essayant tant bien que mal de ne pas écraser les enfants. Sirius sourit en serrant Marlene un peu plus contre lui.
« Harry, laisse Draco dormir. » marmonna James, le nez dans les cheveux de Lily.
« Mais papa, on parle des balais de l'équipe nationale… »
Sirius eut un petit rire alors qu'il embrassait le cou de Marlene.
« Sirius, tu veux bien ne pas transformer tout ça en orgie ? » implora Narcissa.
« Maman, c'est quoi une orgie ? » demanda Draco.
« Cissy, j'ai embrassé mon épouse dans le cou, on est loin d'une grossière indécence… Regulus, je veux voir tes mains en tout temps ! »
« Mais Sirius… »
« Pas de mais… »
« Qui a pété ? » soupira Remus
« Vous êtes tous dégueulasse… » marmonna Lily.
Sirius sourit et déposa un nouveau baiser dans le cou de Marlene, les yeux plantés avec défi dans ceux de Narcissa, qui eut un soupir fâché.
« Ta famille est complètement dingue… » murmura Tonks en direction de Remus.
Sirius eut un sourire.
« Peut-être. Mais on ne peut pas demander mieux. » rétorqua l'Animagus.
