Bonjour tout le monde ! =)

Voici le chapitre 11 de cette fiction, qui devrait finalement compter 32 chapitres, si je ne modifie rien entre deux. J'ai essayé d'équilibrer au niveau de la la longueur, même si certains seront plus longs et d'autres plus courts.

Celui-ci est relativement long (environ quinze pages word) et marque enfin un véritable rapprochement entre Drago et Hermione _ ça y est, on y arrive ! J'ai essayé de faire au mieux, parce que c'est quand même un passage délicat que vous attendez tous _ du moins je l'espère x) _ avec impatience. J'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'il me plait =)

Pour répondre à Anakin : Drago a été condamné à quatorze ans pour complicité de meurtre sur la personne de Dumbledore. Il ne l'a pas tué, mais il a fait entrer les mangemorts dans Poudlard et il a ainsi "participé" à sa mort. Sans compter qu'il avait quand même prévu de le tuer ;) Effectivement, je ne tiens pas compte du tome 7, seulement pour quelques éléments. Concernant Severus, l'explication apparaît normalement bien plus tard dans la fiction : Dumbledore avait laissé une lettre pour expliquer qu'il avait demandé à Severus de le tuer, et que celui-ci ne devait donc pas être condamné pour cet acte. Aucune accusation n'a donc été retenue contre Severus. En espérant avoir répondu à tes questions ;)

Merci à tous ceux qui laissent des reviews, en espérant ne pas vous décevoir avec ce chapitre ;)

Bonne lecture à tous =)


Toc toc toc… toc toc toc

Drago grogna, jura tout bas, et se leva pour aller ouvrir la fenêtre au hibou qui y attendait, où plutôt, aux hiboux.

Trois volatiles différents étaient perchés sur le rebord. Un hibou petit duc se prenait le bec avec une chouette hulotte, qui avait gonflé son plumage pour intimider son congénère. Perchée de l'autre coté du rebord de la fenêtre, une chouette effraie observait le spectacle, désapprobatrice. Il détacha le parchemin que chacun d'eux avait à la patte, et leur donna des friandises qu'il avait prises à la volière. Il observa un instant les trois missives, touché par l'intention des trois gamins qui lui avait écrit.

Cher Drago, commençait la lettre de la chouette effraie.

Je sais, la formule d'appel ne te plait pas, mais je ne vois pas vraiment quoi mettre d'autre. Bref, là n'est pas la question. Tu vas certainement penser, te connaissant, « elle ne peut pas se passer de moi 24h ma parole ! » et tu n'auras peut-être pas tout à fait tord. Mais en lisant l'article dans la Gazette du Sorcier, je me suis inquiétée (et oui, il m'arrive de m'inquiéter, inutile de me vanner avec ça quand je rentrerai) et j'ai donc décidé de t'écrire pour m'assurer que tu allais bien, même si je ne doute pas qu'Hermione s'est bien occupée de toi (je n'insinue rien du tout, des fois que tu te poserais la question…). Donc, tout ça pour te demander comment tu vas ? J'espère que tu n'es pas trop bouleversé par tout ça, et que tu n'as pas une fois de plus accusé Hermione à tord.

Ici, c'est comme d'habitude. Le directeur va encore instaurer une discipline plus strict (et j'espère bien que cette année, ça portera ses fruits et que Marvin et John écoperont de la retenue du siècle !). Mais alors, le truc qui me fou déjà le cafard rien que d'y penser, c'est le Bal de Noël ! Sérieux, quand tu le vois comme ça, le Rogue, tu ne t'imaginerais pas une seconde qu'il est du genre à organiser un bal de Noël ! Encore heureux, on n'est pas obligé d'y aller ! Y aurait-on été que j'aurai de toute manière séché la soirée !

Que te dire d'autre ? Je n'ai jamais autant parlé à quelqu'un que depuis que je te connais, aussi étrange cela puisse paraître. Je vais m'arrêter là, tout bien réfléchi.

Arya.

Drago éclata de rire en levant les yeux du parchemin. Un bal de Noël ! Et dire que quelques années plus tôt, son parrain se plaignait des idées tordues du vieux fou ! Il était maintenant devenu pire que lui dans le domaine ! Il ne manquait plus qu'il se laisse pousser la barbe et devienne accro aux sucreries au citron pour lui ressembler en tout point… Et qu'il aime Potter, bien évidemment.

Le jeune Malfoy se rassura en pensant que ce dernier point était tout bonnement irréalisable, et que donc, son parrain ne deviendrait jamais comme Dumbledore.

Il posa la lettre d'Arya et déroula le deuxième rouleau de parchemin.

Hey Mec !

Comment ça va la forme ? Pas trop sonné après le coup d'hier ? On a lu l'article de la Gazette ce matin avec Alec et John (d'ailleurs, je ne te décris pas la réaction de ce dernier, ça risquerait de ne pas te plaire), et avec notre athlète préf'(inutile de te préciser de qui il s'agit), on a décidé de t'écrire pour prendre des nouvelles. Bien-sûr, nous savons que tout ce que raconte l'article n'est pas vrai, mais on ne sait jamais.

Sinon, avec les gars, on va essayer de trouver la salle où se situait l'échiquier grandeur nature où Ron a joué en première année avec Harry et Hermione, histoire que l'on s'améliore aux échecs. Je compte bien prendre ma revanche sur la défaite de la dernière fois ! D'ailleurs, si tu savais à quel étage se trouve cette salle, on te serait très reconnaissant de nous l'indiquer. Mc Go n'a pas voulu nous le dire, et le directeur… n'en parlons pas. On aurait dit un poisson hors de l'eau quand on lui a dit qu'on voulait savoir où était cette salle ! Il ouvrait et refermer la bouche sans dire un mot ! En plus, ce crétin va encore renforcer la discipline ! Me demande bien comment il va s'y prendre ! Ca risque d'être… distrayant ! =)

Bon allez, à plus,

Marvin et Alec.

Le Serpentard, la surprise passée, secoua désespérément la tête de droite à gauche. Ces trois adolescents ne pouvaient vraisemblablement pas s'empêcher de désobéir ! Il se demanda un instant comment réagirait Granger si elle venait à apprendre le nouveau projet qu'avaient prévu d'accomplir les trois jeunes hommes.

Il se demanda également comment ces trois chenapans étaient au courant du coup que lui avait infligé l'homme sur le quai 9 ¾, oubliant momentanément l'article dont ils avaient parlé. Il haussa finalement les épaules, ré-enroula le parchemin qu'il posa à côté de celui d'Arya, et entreprit d'ouvrir le troisième.

Salut Drago !

Comment tu vas ? Avec Grég', on était inquiet pour toi quand on a lu l'article de la Gazette du sorcier, alors on a décidé de t'écrire ! Grégoire aurait bien rédigé la lettre, mais il est à fond dans ses devoirs là.

Dis, c'est vrai que Hermione t'as défendu devant tout le monde et à même menacé un homme de le faire arrêter par le ministère ? Et est-ce que vous vous êtes embrassés en revenant ?

Grég' tient à te dire qu'il a été envoyé à Gryffondor, malgré qu'il ait supplié le choixpeau de le mettre à Serpentard, comme toi. Il te demande également de ne pas lui en vouloir.

Le directeur va encore renforcer la discipline ! Il dit ça tous les ans depuis qu'il est directeur, et ça n'a jamais changé grand chose ! Marvin, Alec et John veulent trouver la salle de l'échiquier géant, mais ils ne veulent pas qu'on joue avec eux s'ils le trouvent ! Ils ont dit qu'ils nous laisseraient jouer que si on leur disait à quel étage se trouve la salle ! Mais personne ne sait, et McGonagall a frôlé la crise cardiaque quand on lui a demandé ! Elle a dit « Ah non, vous n'allez pas vous y mettre aussi ! Pas vous ? Mais qu'est-ce que vous avez tous cette année ? ». Elle est un peu parano, si tu veux notre avis !

C'est l'heure d'aller en cours (moi j'ai potions, et je compte bien demander au directeur s'il sait où se trouve cette fameuse salle !), on va te laisser !

A dans 8 semaines !

(Et entraîne-toi aux jeux vidéos d'ici là !)

Andy et Grég'

Drago manqua de s'étouffer avec sa propre salive. Andrew n'allait décidément pas bien pour l'imaginer, lui, Drago Malfoy, embrassant Hermione Granger !

Il ne comprenait toujours pas de quel article parlaient les cinq gamins, mais il était bien décidé à tirer ça au clair. En tout cas, et il en était très content, il avait de quoi charrier son parrain la prochaine fois qu'il le verrait !

- Un bal de Noël ! Mouaha ! Il n'a décidément plus toute ça tête ce bon vieux Severus ! s'exclama-t-il en passant dans la salle de bain pour prendre une douche.

Une bonne demi-heure plus tard, il descendit prendre son petit déjeuner. Pour la première fois depuis son arrivée, il mangea seul. Mais contrairement à ce qu'il avait pu croire, ce n'était pas aussi bien que ce qu'il avait imaginé.

C'était morne. Plat. Ennuyeux.

Il devait bien se l'avouer, voir la maison à moitié vide lui donnait le cafard. Les rires de Grégoire lui manquaient, les répliques narquoises et mystérieuses d'Arya également, et les blagues de Marvin et Alec aussi.

Il soupira et planta son couteau dans son beurre.

- Et bien, qu'est-ce que t'as fait ce pauvre morceau de beurre pour mériter un pareil traitement ? demanda la voix de Granger.

Drago leva des yeux surpris vers la jeune femme, qui lui adressa un timide sourire avant de s'asseoir en face de lui, une tasse de café noir serré à la main. Il lui rendit un sourire crispé, le premier qu'il esquissait à son attention depuis qu'il était arrivé. Mais à vrai dire, il lui était tellement reconnaissant des paroles de la veille qu'il lui paraissait normal de faire des efforts pour… être plus sociable.

- Rien, répondit-il en retirant son couvert du petit cube jaune avant d'en couper un bout pour le tartiner sur son pain. Ca va te surprendre, mais je trouve le manoir bien vide sans les gamins, avoua-t-il en mordant dans la tartine.

- A vrai dire, ce n'est pas si étonnant que ça. Même après cinq ans, ça fait toujours la même impression. D'habitude, j'oublie vite qu'ils ne sont plus là avec le travail, mais cette année… finit Hermione d'une voix sourde.

- Tu t'es faite virer ? interrogea narquoisement le Serpentard.

- Non, je suis en congés ! Josh a trouvé le moyen de me coller deux semaines sans me demander mon avis ! grogna-t-elle. M'enfin, ça me laisse le temps de faire autre chose.

- Quel genre de choses ?

La jeune femme hésita, déstabilisée par la conversation qu'avait aujourd'hui le Serpentard, lui qui habituellement ne pipait mot en sa présence.

- J'irai sûrement voir Ginny et Harry, dit-elle enfin. Depuis ton arrivée, je les ai un peu délaissés. Et puis, il faut que je fasse vacciner les chevaux et que je replace les sorts de désillusions sur les Hippogriffes. Et enfin, il faut que je m'occupe de toi.

- C'est à dire ? s'enquit Drago, surpris et inquiet.

- C'est à dire que tu es censé être ici pour une réinsertion, et que maintenant que tu es intégré dans la propriété, je pense qu'il serait bon de te faire sortir un peu.

- Parce que tu crois que je n'ai pas eu mon compte avec la sortie au Chemin de Traverse ? Franchement, avec la matinée d'hier en prime, je pense que je suis assez sorti pour les deux mois à venir ! répliqua-t-il sombrement.

La jeune femme se mordit les lèvres, gênée de ne pas y avoir pensé avant.

- On attendra que tu sois prêt, souffla-t-elle avec un regard compatissant.

Sans réfléchir, elle avança sa main pour frôler le bout des doigts du jeune homme afin de lui témoigner de son soutien. Il leva vivement les yeux vers elle, mais ne put faire la moindre remarque.

- Et regarde Drago, on parle de toi dans la Gazette, intervint Harry en dépliant le journal sur la table des deux sorciers.

Le Serpentard attrapa vivement le quotidien.

Une rentrée mouvementée

Hier matin, un peu après onze heures, Drago Malfoy, actuel prisonnier en réinsertion depuis maintenant plus de trois semaines chez Hermione Granger, a été l'objet d'insultes de la part de nombreux parents d'élèves se trouvant sur le quai du Poudlard Express. Il semblerait que ce soit l'ancien mangemort qui soit à l'origine de ce dérapage. Effectivement, une mère d'élève nous a affirmé « Il regardait mon fils d'une façon étrange, j'ai bien cru qu'il allait lui faire du mal ! ». S'en est alors suivit une joute verbale à laquelle ont pris part la plupart des gens présents sur le quai.

Bizarrement, Drago Malfoy n'a pas contre-attaqué et a encaissé insultes et coups sans rien dire. Il aurait bien failli finir à Azkaban si Hermione Granger n'était pas intervenue à temps. La jeune femme s'est interposée au milieu de l'attroupement et a été jusqu'à menacer un homme de le faire arrêter par le ministère grâce à sa profession d'auror et à son statut d'héroïne de guerre s'il n'arrêtait pas sur le champ de s'en prendre à l'héritier des Malfoy.

Bien évidemment, cette surprotection du jeune homme en a surpris plus d'un, et beaucoup se demandent si une quelconque relation amoureuse n'existerait pas entre les deux sorciers, qui, comme nous l'avions rappelé dans de notre article « Un dangereux prisonnier dans un orphelinat », étaient dans la même année lors de leurs études à Poudlard.

Le mystère est donc une fois de plus présent, même si pour le moment, l'hypothèse d'une relation est la plus probable, ce qui expliquerait également pourquoi Hermione Granger a tenu à garder Drago Malfoy chez elle. Sinon, quelle autre raison aurait pu la pousser à ne pas accepter la proposition de Mr Uitiosus, directeur d'Azkaban, de changer de détenu ? Sans compter que, d'après certains témoignages, Miss Granger aurait été vu en compagnie de Drago Malfoy sur le Chemin de Traverse il y a de cela deux semaines, se promenant avec lui entre les boutiques, en lui tenant la main. Preuve peut-être que leur relation va au delà du nécessaire autorisé dans le contrat signé par Miss Granger pour la réinsertion de Mr Malfoy. Nous tenteront d'éclaircir ce mystère bientôt.

Rita Skeeter,

Reporter pour la Gazette du Sorcier,

Le 5 Septembre 2005.

Le journal se froissa entre les mains de Drago qui leva les yeux vers Hermione.

- Tu l'as lu ?

- Oui, répondit-elle simplement avant d'avaler une gorgée de café.

- Et je suppose que tu ne vas rien faire, comme d'habitude.

- Hmmm… exact, acquiesça-t-elle encore.

Le jeune homme soupira et rendit son journal à Harry, qui alla rejoindre ses copains avec lesquels il entreprit de recycler la boule de papier qu'était devenu ledit journal en ballon de basket, puisqu'il en avait déjà la forme.

- Ils n'attendent que ça, de toute façon, lui expliqua-t-elle doucement en voyant qu'il semblait fâché. Réagi, et demain un autre texte de ce genre sera publié. Et encore, estime-toi heureux, elle s'en prend plus à moi qu'à toi dans ce texte !

- Et ça ne te fais rien ? demanda-t-il, ahuri.

- Non, je m'y suis habituée, depuis le temps, sourit-elle tranquillement. Et puis, c'est assez amusant comme situation.

Devant son regard interrogateur, elle ajouta :

- Et bien, depuis que je suis censée avoir une « liaison amoureuse avec toi », j'ai beaucoup moins de prétendants au ministère, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Elle porta sa tasse à ses lèvres sans quitter le jeune homme des yeux, se délectant de son air ahuri.

- Salut tout le monde ! s'exclama gaiement une voix masculine.

Drago se retourna alors qu'Hermione levait les yeux au ciel. Le sourire qui s'étira malgré tout sur ses lèvres trahit cependant le plaisir qui l'envahissait. Deux hommes que le Serpentard ne connaissait pas déboulèrent dans la pièce, arborant tous deux un air joyeux.

- Bonjour princesse ! salua le premier en embrassant Hermione sur le front.

- Quentin, combien de fois je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça ! soupira la jeune femme sous les yeux surpris de Drago.

- Une bonne centaine de fois !

- Et il en faudra encore une autre centaine pour qu'il comprenne va ! sourit le deuxième homme. Lut' Hermignonne.

- Hey ! Je ne te permets pas ! s'indigna son compagnon.

Quentin Garnier, jeune homme d'origine française de 25 ans, était un séducteur né ! Très tôt il avait pris conscience du pouvoir dévastateur qu'avait ses yeux noirs encadrés de cheveux blonds et avait vite appris à se servir de ce don de la nature pour ranger certaines personnes de son côté, ou pour s'amuser, tout simplement. Il adorait tout particulièrement embêter Hermione, pour qui il avait cependant un profond respect.

- Je ne dis que la vérité, répliqua l'autre.

- Laisse tomber Benjamin, il ne changera jamais ! Bon, je crois que des présentation s'imposent. Malfoy, je te présente Quentin et Benjamin, deux de mes collègues. Les gars, Malfoy, mais vous connaissez déjà il me semble.

- Qui ne connaît pas les Malfoy ? demanda Benjamin, en faisant un clin d'œil à un Drago abasourdi.

Benjamin Aline, s'il n'était pas aussi attirant que son meilleur ami et collègue, n'en restait pas moins beau garçon. Sans compter que son caractère amical et sa capacité à mettre à l'aise n'importe qui compensait entièrement la couleur marron commune de ses yeux et son visage ovale. Contrairement à Quentin, ses cheveux bruns étaient coupés courts.

- Sinon, ma petit lionne, ta mission s'est bien passée ? interrogea Quentin alors que Harry venait s'incruster autour de la table. Salut bonhomme.

Le garçon sourit et s'installa aussi confortablement qu'il put sur sa chaise.

- Géniale ! ironisa Hermione. Tout a foiré, je me suis faite touchée par un maléfice inconnu et Josh m'a mis quinze jours de congés !

- Nooooon ! Et ben, mon pauvre Drago _ je peux t'appeler Drago ? _ je te plains ! Quand Hermione est en congés, c'est une vraie lionne enragée ! le prévint Benjamin.

- C'était quand, l'année dernière ? Josh lui a collé une semaine d'arrêt, et bien, le pauvre Harry a failli faire une dépression tellement elle était insupportable ! renchérit Quentin en ébouriffant les cheveux du môme.

Drago était… effaré. C'était le mot. Jamais il n'aurait imaginé que Granger avait de tels amis ! L'idée qu'elle puisse fréquenter des garçons autre que Potter et Weasley ne lui avait d'ailleurs jamais effleuré l'esprit. Sans compter que ces deux là n'avaient pas du tout le même esprit que les deux Gryffondors.

Weasley, peu confiant et rougissant à chaque mot, était le total opposé de Quentin, tandis qu'Harry, que le Serpentard avait toujours trouvé trop sérieux, contrastait fort avec Benjamin.

- N'exagérez pas non plus ! soupira Hermione en souriant malgré elle. Et puis cette année, je dois m'occuper de sa réinsertion, dit-elle en désignant Drago d'un geste du menton. ! Je n'aurais pas le temps de m'ennuyer.

- Ah oui, c'est vrai ! se rappela Quentin.

- Benji, c'est quand que tu m'emmèneras au centre d'entraînement avec toi ? demanda soudainement Harry.

Le visage des deux hommes se décomposa, et Drago en déduisit qu'ils venaient certainement de se rappeler de quelque chose d'important.

- Et merde !

- La séance d'entraînement ! murmura Quentin.

- On l'a zappée ! grimacèrent-ils sous le regard narquois d'Hermione.

- Ca vous apprendra à faire le pitre !

- Je croyais qu'on avait le droit à un jour de repos après les missions ! gémit Benjamin.

- En parlant de pitre, John, Marvin et Alec vont bien ? On aurait aimé les voir, mais… commença Quentin.

- Quentin ! On a pas le temps ! La séance d'entraînement ! le pressa Benjamin en se levant.

Le regard du blond s'accrocha sur Harry, qu'il fixa quelques secondes, une idée germant visiblement dans son esprit.

- Harry, tu vas être content, tu vas venir avec nous à l'entraînement ! lui annonça-t-il.

- Quoi ? s'insurgea Hermione.

- C'est vrai ? demanda le garçon en même temps.

- Parfaitement ! Excuse-nous Mione, mais il nous servira de prétexte pour le retard. On dira à Lucien qu'il a mit du temps à se préparer, et qu'on est donc parti en retard !

Hermione soupira. Décidément, ces deux là ne changeraient jamais !

- Va pour cette fois, mais vous ne me l'épuisez pas trop ! Il faut qu'il soit en forme pour la rentrée Lundi !

- No problems princesse, on te le ramène en un seul morceau, et avec encore assez d'énergie pour monter dans sa chambre en revenant, ok ? A toute ma belle, lança Quentin en disparaissant dans un « pop ».

- Lut' Mione ! la saluèrent Harry et Benjamin avant que ce dernier n'attrape la main du garçon pour transplaner.

Un silence se fit puis…

- Ils débarquent comme ça souvent ?

- Régulièrement oui. D'après toi, pourquoi la moitié des enfants que je garde sont aussi farceurs ? Ces trois dernières semaines, ils étaient en mission, mais maintenant qu'ils sont revenus, attend-toi à les voir souvent !

- Super ! marmonna Drago. Sont tous comme ça, les aurors du ministère ?

- Oh, ce ne sont pas des aurors. Ils sont tireurs de baguette magique d'élite.

- Et ce Lucien, qui est-ce ?

- Le chef de la police magique. C'est dans son département que Logan suit sa formation.

- Et ben ça promet, si c'est par des gens comme eux qu'il est formé ! persifla le Serpentard tandis que les lèvres d'Hermione s'étiraient en un sourire.

- C'est eux qui forment Logan. C'est pour ça qu'il était absent lui aussi il y a trois semaines, il était parti les rejoindre pour assister au déroulement de la mission, afin d'avoir un aperçu du métier sur le terrain.

Drago s'abstint de tout commentaire, mais n'en pensa pas moins. Avec des enseignants comme les deux qu'ils venaient de rencontrer, la prochaine générations de policiers sorciers était mal partie pour défendre le pays si un second mage noir pointait le bout de son nez !

- Et ce môme, Harry ? demanda-t-il en arquant un sourcil. Me dit pas qu'il est l'enfant d'un fan de Potter.

Hermione ne put s'empêcher de sourire à nouveau.

- Et bien, peut-être, je ne peux pas te dire. Il est possible que ses parents l'aient baptisé ainsi en hommage à Harry, aucune idée.

- Mh-hmm.

« Faut vraiment pas être net pour nommer son fils d'après Potter ! » pensa-t-il avec dédain, oubliant momentanément que lui-même avait porté le deuxième prénom du Survivant durant une après-midi.


Cher Drago,

La formule d'appel ne te plait toujours pas, mais c'est mieux que le « Kikou Drago » qu'écrirait Apolline, ainsi je m'en tiens à cette formule.

Comment vas-tu depuis la dernière fois que je t'ai écris ? J'espère que tu vas bien, et que tu n'en fais pas trop baver à Hermione ! Ou le contraire, j'ai entendu dire qu'elle était horrible lorsqu'en congés !

Bref, ici, ce n'est pas la grande joie. Comme d'habitude. Ca va faire trois semaines qu'on est rentré, et trois semaines que les profs nous répètent heures après heures, jours après jours, qu'il faut qu'on travaille d'arrache-pied pour avoir nos BUSES ! Ce qui n'est pas vrai, étant donné que John, Marvin et Alec ont glandé tout l'an passé et les ont eues quand même !
Sinon, figure-toi que ces trois crétins se sont mis en tête l'idée de retrouver l'échiquier grandeur nature qui gardait la pierre philosophale ! Au départ, je pensais que ça allait leur passer, mais non ! Le pire, c'est qu'on leur a dit à quel étage il se trouve ! Et devine un peu qui les a mis au courant ? Grégoire et Andrew ! Et ne me demande pas pourquoi, mais j'ai comme une intuition qui me dit que tu n'y es pas pour rien !

Donc, tout ça pour dire que les professeurs sont débordés car ces cinq (parce que ces deux idiots s'y sont mis aussi, tant qu'à faire !) écervelés les harcèlent pour savoir derrière quelle porte l'échiquier se trouve, et à défaut de réponses, ils multiplient les rondes au troisième étage ! C'est fou d'être aussi borné ! T'imagine, ils demandent même au prof' de DCMF alors qu'il est arrivé il y a seulement deux ans et qu'il ne sait pas où se trouve cette fichue salle ! N'importe quoi !

A plus tard, Arya.

Wesch Mec !

Comment tu vas depuis le temps ? Pas encore réduit en morceau par dangereuse petite lionne Hermione ? On est franchement désolé, on a oublié de te prévenir qu'elle était horripilante lorsqu' en congés forcés ! Enfin, Alec et moi, on est désolé, parce que John… bref, tu as compris, c'est le principal. Ses congés ont pris fin depuis quelques jours de toute façon, non ?

Dis-donc mon pote, pourquoi as-tu dit où se trouvait l'échiquier à Grég et Andy et pas à nous ? Maintenant, on est obligé d'accepter leur aide ! Si tu continues à les influencer comme ça, ils vont rejoindre cette tendre et douce Arya à Serpentard (heureusement que Johnny n'est pas dans les parages, sinon je me ferais zigouillerer sur place !).

Toi qui sais à quel étage se trouve cet échiquier, tu ne saurais pas derrière quelle porte il est, par hasard ? Ca fait deux semaines qu'on cherche, et on ne trouve pas ! Sans compter que Rusard et sa boule de poils sont toujours dans nos pattes depuis qu'ils savent qu'on veut retrouver cette salle ! Mais ne t'inquiète pas pour nous, nous allons y arriver ! On a préparé un truc infaillible pour se débarrasser de ce chat un peu trop encombrant ! =)

Désolé, mais Rogue arrive (oui, on est en potion, j'avais oublié de préciser ! C'est d'ailleurs pour ça que John n'est pas là, étant donné que je suis à côté de Barbara !) et il n'a pas l'air content ! Faut dire aussi que s'il donnait des trucs intéressants et faciles à faire, on serait plus concentré !

Tchao, et à plus tard,

Marvin et Alec

(ce dernier étant présent par la pensée,

puisque ayant été placé au premier rang

après avoir jeté des yeux de tritons à Strongol)

Salut Dray !

Ca va ? Moi oui ! Marvin, John et Alec ont accepté qu'on les aide à chercher l'échiquier avec Andrew ! Heureusement que tu nous as dit à quel étage c'était. Sans toi, ils n'auraient jamais voulu ! Maintenant, il ne nous reste plus qu'à trouver la salle ! Tu ne saurais pas laquelle c'est par hasard ?

Sinon, est-ce que tu t'es entraîné aux jeux vidéos ? J' espère que oui ! Dès qu'on rentre au manoir, on se fait une petite soirée jeux, ok ?

Andrew a été très déçu que toi et Mione vous ne vous soyez pas embrassés après être revenus de la gare ! Il dit que vous feriez un très beau couple (en ce moment, il ne fait que ça, imaginer des couples ! Sérieux, tu vois McGo avec Rogue toi ? Et ben Andy voit ça très bien, soi-disant qu'ils ont tous les deux le même humour et la même conception d'un cours et de la discipline ! Faudrait d'ailleurs que tu demandes à Hermione qu'elle lui prépare quelque chose pour le soigner, parce que depuis qu'il est amoureux, il perd les pédales !)

Dis, tu ne m'en veux pas pour ma maison hein ? Je t'assure que j'ai demandé au choixpeau de m'envoyer à Serpentard, mais il m'a dit que je n'étais pas assez roublard ou je ne sais quoi !

Bon, ce n'est pas le tout, mais j'ai un cours de botanique qui m'attend,

A bientôt,

Grég'.

Drago sourit un peu en imaginant l'air dépité qu'avait du arborer le gamin lorsque le choixpeau lui avait refusé Serpentard. Puis, en relisant le début de la lettre, un rire moqueur lui échappa. Rogue et McGo ensembles ! Ah ça, ils avaient le même conception d'un cours et de la discipline, mais alors le même sens de l'humour… le jeune Malfoy en doutait sérieusement. Même si la professeur de métamorphose n'avait pas l'humour facile, elle était tout de même plus aimable, et surtout moins cynique que le Terrifiant Maître des Cachots. Même si ce dernier avait perdu de sa superbe avec l'instauration d'un bal de Noël annuel, Drago savait que ses répliques n'en étaient certainement pas moins restées acides !

Une chose était sûre, la nouvelle génération de Poudlard donnait du fil à retordre aux professeurs, et surtout, au directeur. La froideur, le sadisme, et le mouvement de cape légendaire de ce dernier ne terrifiaient plus autant ses nouveaux élèves.

Durant ces derniers jours, Drago avait évité de sortir de la propriété, ne voulant pas essuyer une autre pluie d'insultes et d'injures de la part des sorciers qui lui en voulaient. Granger, respectant ce qu'elle avait dit, ne l'avait pas obligé à sortir.

Blaise, avec qui il avait finalement fait la paix, venait le voir deux fois par semaines, mais cela n'occupait pas assez le blond qui s'ennuyait ferme. L'été était à présent fini, et le temps se dégradait jour après jour, refroidissant son envie d'aller voler. Harry et Mathieu, qui n'allaient pas encore à Poudlard, l'avaient initié à la télévision le premier week-end de la rentrée, et même s'il passait à présent plusieurs heures devant l'écran par jour, cela ne comblait pas tout son temps. Maintenant que la dizaine d'élève qui n'allaient pas à Poudlard avaient fait leur rentrée, il se retrouvait seul dans la vaste maison de huit heures du matin à cinq heure et demi du soir, ce qui lui donnait parfois le cafard car sans magie, il ne savait pas s'occuper.

Contrairement à ce que pensaient ses cinq correspondants _ à qui il avait répondu pour s'occuper _ Granger n'avait pas été exécrable durant ses congés. Elle était allée deux jours chez Potter _ lui laissant cette fois la responsabilité des enfants _ puis avait rendue visite à Loufoca, avant de préparer la venue du vétérinaire pour les chevaux après avoir remis le sort de désillusion sur les hippogriffes. Enfin, elle avait passé énormément de temps dans la bibliothèque, toujours aussi sacrée à ses yeux.

Drago rangea les missives qu'il avait reçu la veille dans sa table de chevet. Il y répondrait plus tard. Ca pouvait encore attendre trois jours.

Alors qu'il descendait dans le salon où il s'apprêtait à passer quelques heures devant la télévision, on frappa à la porte d'entrée. Avant que Kazumi ait pu ouvrir, Drago avait déjà la main sur le cliché.

Il ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec une Granger pâle comme un mort et tremblante comme une feuille.

Cela faisait trois semaines et demi que Drago ne l'avait pas vu dans cet état, aussi ne put-il s'empêcher d'être inquiet. Si elle commençait à rechuter, c'est que le sortilège gagnait sur elle, ce qui était plutôt mauvais signe.

- Ton patron sait que tu as fait une rechute ? lui demanda-t-il plus tard, après qu'elle eut avalé une potion revigorante.

Il l'avait accompagnée jusqu'à l'infirmerie, où sans attendre, elle avait sorti une fiole pleine de cette potion avant de la vider d'un trait.

- Josh ? Non ! Et il ne faut surtout pas qu'il le sache ! répondit-elle en se tournant vers Drago, comme si elle le soupçonnait d'aller tout balancer à son supérieur.

- Me regarde pas comme ça, je ne vais pas aller le mettre au courant. Je trouve seulement bizarre que tu fasses une rechute après plus de trois semaines sans avoir montré le moindre signe de faiblesse.

- Ce n'est pas forcément une rechute due à ce sortilège. Comme tu le dis, ça serait étrange après autant de temps.

Le regard orageux du jeune homme se posa alors sur la porte d'un placard mal fermée. Il fronça les sourcils et, lançant un regard à la Gryffondor qui pâlit légèrement, se dirigea à grandes enjambées vers ledit placard.

Il ouvrit violemment la porte. Sur les étagères étaient alignés une vingtaine, voire plus, de flacons vides identiques à celui que la jeune femme venait de vider.

- Ca tu l'as dit, ce n'est pas une rechute, grinça Drago en se retournant vers elle. C'est simplement que tu n'as pas pris ta dose de potion !

Hermione pâlit d'avantage et se recula contre le mur alors que le jeune homme avançait vers elle, un flacon vide à la main, les yeux étincelants.

- Tu n'es jamais allée mieux, pas vrai ? Tu as juste évité les crises en te droguant avec de la potion de force ! Et tu comptais te voiler la face combien de temps comme ça ? s'écria-t-il, furieux qu'elle lui ait une fois de plus menti.

- Ecoute Malfoy, je…

- Non ! J'en ai marre que tu ne me dises jamais rien ! Est-ce que tu as cherché le nom et les effets de ce maléfice Granger ? demanda-t-il alors d'une voix doucereuse.

Son brusque changement de ton effraya la jeune femme.

- Je n'ai rien trouvé dessus, je te l'ai déjà dit !

- Oui, et c'est bien la seule chose que tu m'aies dite ! Et bien je vais te dire ce que tu as, Granger. Tu as été touché par le maléfice du Dempsivigoris, qui est, je crois utile de te le préciser, un sortilège de magie noire ! Et je pense que tu t'y connais un peu en latin non ? Dempsi, tu sais que ça vient demere, qui signifie « ôter », je présume ?

La jeune femme acquiesça timidement.

- Et vigoris est une des déclinaisons de vigor, la vitalité, l'énergie. Ce sortilège draine l'énergie de la personne touchée Granger ! Au départ, ce qu'on pourrait appeler les crises sont assez espacées les unes des autres, mais après, tu te vides de ton énergie de plus en plus régulièrement, jusqu'à en mourir ! Et oui, Granger, ce sortilège est mortel à long terme ! s'exclama-t-il, sarcastique. Si tu ne te soignes pas, ce maléfice te rongera et tu y laisseras ta vie ! Et si tu veux mon avis, ce n'est pas les potions de force qui vont faire en sorte que tu survives ! Ni elles qui s'occuperont des gosses quand tu trépasseras.

Étourdie et horrifiée par ce qu'elle venait d'entendre, Hermione s'appuya sur le lit de l'infirmerie avant de s'y asseoir, prise de vertiges. Évidemment, il y avait des façons plus douce d'apprendre sa potentielle mort à venir…

- Et qu'est-ce que je peux faire, toi qui a l'air de connaître si bien ce sort, demanda-t-elle, sardonique, après avoir avalé les informations. Je ne suis pas calée en magie noire, moi !

- Moi non plus, contrairement à ce que tu peux croire ! C'est pourquoi j'ai demandé à quelqu'un qui s'y connaissait ! répondit-il d'un ton cassant, vexé par son sous-entendu.

- Comment ça tu as demandé à « quelqu'un qui s'y connaissait » ? A qui as-tu demandé ! Et Quand ? Et Comment ? interrogea-t-elle vivement, soudain énervée.

- Si tu me laissais en placer une, je pourrais peut-être te répondre, rétorqua-t-il. J'ai demandé au directeur de tes chers protégés, le jour de la rentrée, cinq minutes avant que le train ne parte, ajouta-t-il alors.

- Tu as demandé… à Rogue ? s'étonna Hermione, incrédule.

- Autant que je sache, c'est lui le directeur de Poudlard non ?

- Et comment tu as fait pour fixer un rendez-vous avec lui en si peu de temps ?

- Figure-toi que je lui ai envoyé un hibou le jour où ton patron est venu, et qu'il m'a répondu le jour de la rentrée.

- Et je suppose qu'il connaît l'antidote, soupira la jeune femme.

- Naturellement. Et je ne te surprends pas en t'apprenant que le seul antidote existant est une potion, qu'il est quasi le seul à pouvoir préparer ! lui apprit Drago, narquois.

- Le contraire m'aurait étonnée… marmonna-t-elle.

- Il est censé faire des recherches sur cette potion depuis la rentrée, continua le jeune Malfoy.

- Oui, il est censé.

Hermione soupira et se prit la tête entre les mains. Jamais elle n'aurait pensé que son état était si grave. Elle réalisa alors que si le jeune homme face à elle n'avait pas fait en sorte d'en apprendre plus sur ce sort, elle aurait certainement continué à prendre des potions et serait morte dans quelques semaines.

- Je suppose que je dois te remercier, murmura-t-elle sans le regarder, gênée.

- C'est la moindre des choses, il me semble.

Il éprouvait un sadique plaisir à l'entendre lui dire merci. Il se doutait bien que ça lui écorchait la gorge.

- Je ne t'embrasse pas, je ne pense pas que tu apprécierais, sourit-elle à moitié. Alors euh… merci.

Drago n'entendit même pas le dernier mot tant désiré, le début de la phrase lui ayant rappelé ce que Grégoire lui avait écrit, à savoir que son frère avait été déçu qu'il n'embrasse pas la Gryffondor.

Il regarda un instant la jeune femme et déglutit en se rappelant ses sept dernières années d'abstinence. Son regard descendit alors sur les mains de la jeune femme, et il retint un frisson en se rappelant la douceur de sa peau.

Différentes scènes lui traversèrent alors l'esprit : le lendemain de son arrivée, où elle avait posé sa main sur son épaule ; le jour du cinéma, quand elle avait enfoui son visage dans son T-shirt la rentrée, sa main frôlant son cou, puis sa paume sur sa joue le jour suivant, alors qu'elle avait effleuré le bout de ses doigts de sa main.

Drago déglutit. L'envie de la toucher, de sentir à nouveau sa peau sur la sienne l'envahit soudainement et il fit un pas vers elle.

En face de lui, la jeune femme fronça les sourcils en constatant qu'il ne disait plus rien, et qu'il la regardait… de façon étrange. Elle se raidit en réalisant qu'il s'avançait vers elle à n'être bientôt plus qu'à un pauvre petit mètre d'elle.

Pétrifiée, elle n'osa pas bouger d'un pouce lorsqu'il tendit lentement son bras vers son visage jusqu'à poser sa main sur sa joue.

Le jeune homme frémit et, ses yeux rivés à ceux de la Gryffondor, il dessina doucement le contour de sa mâchoire du bout des doigts.

Hermione déglutit. Elle ne savait pas pourquoi il agissait ainsi, tant le changement était radical avec les minutes qui avait précédé. Sans compter qu'elle n'avait jamais soupçonné Drago Malfoy de pouvoir se montrer… si doux.

Elle commença sérieusement à paniquer lorsqu'il approcha son visage du sien sans jamais cesser de caresser sa joue. Il allait l'embrasser, réalisa-t-elle avec effroi. Merlin, il n'allait tout de même pas faire ça ! Le cœur battant, elle ne put s'empêcher de retenir un frisson d'appréhension. Que Merlin lui vienne en aide, par pitié !

- Hermione ! appela une voix masculine.

Drago sursauta et revint brusquement à lui. Réalisant ce qu'il s'apprêtait à faire, il se recula précipitamment. En face de lui, la jeune femme arborait un visage troublée. Elle le regarda avec confusion sans toutefois bouger, de peur de faire exploser la tension qui régnait dans la pièce.

- Je… commença Drago, complètement paniqué à présent.

Merlin, et si elle le renvoyait à Azkaban en pensant qu'il avait voulu l'agresser ! Le jeune homme pâlit et son cœur s'emballa.

- J'ai… Désolé, s'excusa-t-il alors avant de se précipiter hors de la pièce.

Quentin se trouvait dans le hall. Il arqua un sourcil surpris lorsque Drago traversa la pièce en coup de vent.

- Drago ! Tu n'aurais pas… commença-t-il, mais le jeune homme était déjà monté à l'étage.

Intrigué, le jeune Français se dirigea vers l'infirmerie, d'où le Serpentard était sorti.

- Ah, tu es là ! dit-il en apercevant Hermione. Dis-moi, qu'est-ce qu'il a ton pensionnaire aujourd'hui ?

Perdue dans ses pensées et toujours sous le choc de ce qui avait failli se produire, la jeune femme ne se rendit compte de la présence de son ami que lorsqu'il agita sa main devant ses yeux.

- Hein ? Oh Quentin ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Okay, merci de me confirmer que je parlais dans le vent ! soupira le jeune homme en levant les yeux au ciel.

- Désolée, s'excusa-t-elle en rougissant.

- On se demandait si ça te disait d'aller faire un tour au Chemin de Traverse avec Benjamin ? On ne te voit plus beaucoup ces derniers temps, alors on pourrait aller boire un verre au Chaudron Baveur, qu'est-ce que tu en dis ?

- Avec plaisir, accepta-t-elle, plus par envie de sortir du manoir que pour le verre en lui-même.

Drago entendit la porte de la maison se refermer et en déduisit que Granger était partie avec Quentin. Ce qui n'était pas pour lui déplaire.

Allongé sur son lit, il se repassait en boucle la scène de l'infirmerie en cherchant vainement à comprendre pourquoi il avait agit ainsi. Mais il ne trouvait pas. Certes, il n'avait pas touché à une fille depuis Poudlard, alors oui, il était incontestablement en manque d'affection, et Granger était indéniablement une femme séduisante. Mais cela n'expliquait pas son attitude ! Il savait se contrôler, par Merlin ! Dès son plus jeune âge il avait du apprendre à masquer ses émotions, à jouer la comédie et à mesurer tous ses gestes ! Mais là… devant Granger en plus ! Il ne se le pardonnait pas, sans compter que cette envie de toucher son visage persistait au fond de lui. Et si elle le renvoyait à Azkaban pour ça… il préférait ne pas y penser…

A présent certain qu'il ne la croiserait pas s'il se risquait à descendre, il quitta sa chambre pour se rentre dans le hangar à balai. Une petite heure de vol, même sous la pluie, ou surtout sous la pluie, lui ferait certainement le plus grand et lui permettrait de s'aérer le cerveau.


- A plus Mione !

Benjamin et Quentin lui firent la bise chacun leur tour puis transplanèrent chez leur chez-eux respectifs

Hermione eut un sourire avant de se retourner pour remonter lentement l'allée de graviers menant jusqu'au manoir. Il était aux environs de vingt heures.

Elle, Quentin et Benjamin s'étaient rendus sur le Chemin de Traverse où ils avaient passés une bonne partie de l'après-midi, avant d'aller boire une bièraubeurre au Chaudron Baveur. Ils y avaient rencontré Rémus et Tonks, avec qui ils avaient parlé environ deux heures.

La Gryffondor ferma la porte du manoir à clé derrière elle. Même si elle savait que n'importe quel sorcier aurait pu l'ouvrir à l'aide d'un sort anodin, elle prenait toujours soin de la fermer de façon moldue. On n'était jamais trop prudent.

Elle posa son sac et son manteau avant de passer par le salon, où la plupart des enfants qui n'allaient pas à Poudlard se trouvaient. Elle s'installa un instant avec eux, le temps qu'ils lui racontent leurs journées respectives.

- … Et j'ai encore eut une image ! conclut fièrement Harry en sortant de sa poche un carton imagé. Encore deux et je pourrais en avoir une grande !

- Whaa, mais c'est super ça ! sourit Hermione. Tu ne vas plus savoir où les mettre à force !

- Je prendrai un autre album, dit-il en se tournant vers télévision.

La jeune femme lui ébouriffa gentiment les cheveux et les laissa à leurs occupations. Elle s'apprêtait à gagner son bureau quand elle se ravisa.

- Où est Malfoy ? s'enquit-elle auprès du petit groupe.

- Euh…

- Je sais pas, répondit une fillette.

- Moi non plus.

- On l'a pas vu de la soirée.

- Ah… d'accord. Merci quand même.

- Hermione ! l'appelèrent deux garçons de huit ans environ. Il est où le dernier livre de Tintin que t'as acheté ? Il est plus dans la salle de jeu !

- Je l'ai rangé dans la bibliothèque avec les autres.

Les gamins firent la grimace. Ils détestaient aller chercher un livre dans la bibliothèque, où ils ne s'y retrouvaient jamais dans le classement des livres. La plupart du temps, ils perdaient un temps fou à enlever des dizaines de livres des étagères, avant de ressortir bredouille, n'ayant pas réussi à trouver l'ouvrage qui les intéressait.

- Euh… tu nous aides à le trouver ? demanda l'un d'eux avec un sourire contrit.

Hermione sourit à moitié et les accompagna jusqu'à l'étagère où étaient rangées les bandes dessinées, près du centre de la pièce. Elle se stoppa nette en apercevant Malfoy assis sur l'un des fauteuils colorés, en pleine lecture. Il leva les yeux en les entendant approcher et se figea à son tour.

- Ah bha il est là Drago ! s'exclama Warren avant de se diriger vers les bandes dessinées. Ah bha le livre aussi ! ajouta-t-il en s'emparant de l'album.

- Vous le rangez quand vous avez fini, les prévint Hermione.

- Oui, oui.

Le silence retomba sur la pièce. Les yeux baissés sur les pages de son livre, Drago n'osait pas les relever, pas plus qu'il ne parvint à se re-concentrer sur le texte qu'il lisait.

- Tu lis des livres moldus maintenant, ne put s'empêcher de remarquer Hermione.

- Euh… non. Enfin… j'ai vu Arya le lire l'autre soir et comme je ne savais pas quoi lire alors… Mais ce n'est pas moldu, ajouta-t-il en feuilletant distraitement le livre. Les moldus ignorent l'existence des dragons.

- Tu les sous-estimes un peu trop, si tu veux mon avis, rétorqua Hermione.

Drago tiqua et ne répliqua pas. Elle avait été assez claire sur le sujet : s'il faisait référence à ses origines moldus en de mauvais termes, son avenir serait vite réglé. Ce n'est que lorsqu'il prit conscience du demi-sourire que la jeune femme avait au lèvres qu'il comprit qu'elle ne l'avait pas mal pris.

- Tu sais, les sorciers n'ont pas toujours pu protéger leur existence ni les créatures de leur monde, dit-elle en parcourant les étagères des yeux. Les dragons, les centaures, les licornes, et même les vampires et les loups-garous. Les moldus connaissent toutes ces créatures, mais sans avoir conscience de leur existence. Maintenant, elles sont associées aux contes et aux légendes, et beaucoup de metteurs en scène et d'auteurs les intègrent dans des mondes qu'ils façonnent autour d'eux. Eragon constitue… une porte vers l'un de ces mondes. Du moins c'est ce que te dirait Arya, ajouta-t-elle avec un sourire.

- Ca m'étonnerait. Elle ne parle quasiment pas, dit-il en posant le livre sur la table avec l'intention d'aller manger.

- Elle te ressemble là-dessus, répliqua la jeune femme. On ne peut pas dire que tu sois des plus bavards.

- Non, admit-il. Ma mère… s'en est souvent plainte, ces dernières années, répondit-il en laissant son regard divaguer sur les larges fenêtre de la pièce.

Hermione se mordit les lèvres, mal à l'aise, comme à chaque fois qu'il mentionnait ses années d'enfermement.

- Ecoute Granger, pour cet après-midi, je suis désolé, dit-il alors sans la regarder, gêné par ces excuses. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit je…

- C'est déjà oublié, lui assura-t-elle avec un sourire mi-figue mi-raisin.

Drago s'autorisa à soupirer de soulagement en réalisant qu'il ne retournerait pas à Azkaban pour ça. Cette réaction n'échappa pas à la jeune femme qui secoua désespérément la tête.

- Malfoy, je sais que c'est dur pour toi mais… essaie de ne pas croire que je vais te renvoyer à Azkaban au moindre de tes gestes, okay ? Je veux dire… tu ne me gènes pas ici alors, je ne vais pas chercher à me débarrasser de toi au moindre prétexte, d'accord ? Et même si tu étais horripilant à une époque… je sais que tu n'es pas foncièrement mauvais, ajouta-t-elle en cherchant son regard pour qu'il comprenne une bonne fois pour toute.

Elle se retint bien de lui dire que Harry, qui avait assisté à la mort de Dumbledore, leur avait expliqué sa réaction et son incapacité à passer à l'acte et à tuer le vieux sorcier, sachant que ça ne lui aurait pas plu.

A la fois troublé et touché par ces quelques phrases, Drago accrocha son regard au sien pour ne plus s'en défaire. Merlin que s'était réconfortant d'entendre de telles paroles après toutes les insultes et les accusations qu'il avait enduré. Et les yeux noisettes de la jeune femme étaient si sincères à ce moment là… Merlin, pourquoi était-ce si dur que de dire un merci aussi franc que ce qui se reflétait dans ces yeux là ?

Il ne prit conscience de la dangerosité de la situation que bien trop tard, alors que le sentiment qui l'avait envahi plus tôt dans l'après-midi refaisait déjà surface et que son cœur battait déjà anormalement vite

- Granger, commença-t-il d'une voix qui lui sembla étrangement rauque.

Comme il marquait un temps d'arrêt, la jeune femme l'encouragea, à moitié rassurée seulement.

- Oui ? demanda-t-elle.

Il déglutit.

- Je ne sais pas ce que… je crois que je vais…


A des dizaines de centaines de kilomètres de là, dans l'ancestrale école qu'était le château de Poudlard, l'ambiance était tout autre…

- DAWLISH ! JEFFERSON ! MCKINNON ! vociféra la voix du directeur, couvrant toutes les discussions animées qui flottaient dans la Grande Salle.

Un silence de plomb s'abattit dans l'immense pièce, et il sembla même à certains élèves que le plafond magique s'était légèrement assombri.

Tous les regards convergèrent vers le Maître des cachots, qui écumait littéralement de rage à la table de ses collègues. A côté de lui se tenait Argus Rusard, les mains tremblantes, les yeux humides. On aurait cru qu'il allait éclater en sanglots d'une seconde à l'autre.

Les élèves, curieux de savoir ce qui avait mis leur tendre et adoré professeur de potions dans cet état, se mirent à chuchoter tout bas, de peur de l'énerver encore plus.

Encore aurait-il fallu que cela soit possible, car Severus Rogue était hors de lui. Longtemps, des années durant, il avait cru que jamais personne ne lui pourrirait la vie plus que ses anciens « camarades de classe », James Potter et Sirius Black. Il lui avait fallu admettre, douze ans plus tôt, qu'il s'était trompé. Du moins en partie. James Potter et Sirius Black étaient les persécuteurs de son enfance, mais pas de son existence.

Lorsque les jumeaux Weasley avaient débarqué à Poudlard, il les avait nommé, sans hésitation, persécuteurs de sa carrière d'enseignant. Le doute qu'il puisse être détrônés ne l'avait jamais effleuré… jusqu'à l'arrivée du « Trio d'Or » comme les appelaient encore les professeurs de Poudlard. Harry James Potter, Ronald Billius Weasley et Hermione Jean Granger. Ces trois là étaient les pires élèves qu'il avait jamais eu en classe ! Et ils le resteraient à jamais ! Là encore, Severus Rogue en avait été convaincu pendant un certain temps…

Voldemort n'étant plus, il avait laissé sa fonction de directeur à Minerva McGonagall, qui l'avait assurée pendant quatre ans, avant de le rappeler en lui expliquant qu'elle était bien incapable de mener à bien cette mission, et que cela lui rappelait trop le défunt Dumbledore. Severus Rogue avait donc de nouveau était nommé directeur de Poudlard, s'étonnant tout de même de la soudaine défaillance de la professeur de Métamorphose, qui de son côté avait repris son ancien poste.

C'est ainsi qu'il les avait rencontré, alors qu'ils entraient en 3ème année. Et là, il avait compris. Il avait compris que ce n'était pas à cause des souvenirs de Dumbledore que Minerva avait abandonné son poste, mais à cause d'eux. Il avait su, dès la fin de la première semaine, qu'Ils étaient les pires élèves qu'il aurait jamais dans toute sa carrière.

Et cette fois, il ne s'était pas trompé. John Dawlish, Marvin Jefferson et Alec McKinnon étaient bien les pires élèves qu'il avait jamais connu. Ils étaient comme les Maraudeurs, en plus rieurs, en plus farceurs, en plus insouciants. Il étaient semblables à Potter, Weasley et Granger, mais en plus téméraires, en plus roublards, en plus énervants !

Ils étaient tout simplement horribles, plus infernaux que tous les élèves que le Grand Severus Rogue avait connu jusqu'ici.

- Oui, professeur Rogue ? demandèrent innocemment les trois concernés en levant le nez vers lui.

Severus frémit de rage. Au départ, le terrifiant maître des cachots ne s'était pas inquiété, certains qu'en deux mois, il les aurait « mâtés ». Mais il s'était, une fois de plus, lourdement trompé sur leur compte. John, Marvin et Alec n'en faisaient toujours qu'à leur tête. Et pourtant, Merlin savait à quel point Severus les avait combattu !

Il les avait collés, les trois, tous les soirs pendant trois mois, et avec des professeurs différents afin d'être sûr qu'il ne manigancent rien ensemble il leur avait interdit de participer à la coupe de Quidditch des 4 maisons toute une année, leur avait donné des mètres de parchemins à remplir, les avait envoyé aider Hagrid dans la forêt Interdite chaque soir et chaque samedi un mois durant, obligés à nettoyer une demi-dizaine de salles de fond en comble sans utiliser la magie, privés de sorties à Pré-Au-Lard, fait trier toute sorte d'ingrédients visqueux et gluants… mais rien n'y avait fait. Les trois Gryffondor se souciaient peu des punitions, pire, ils en plaisantaient une fois faîtes !

- QU'EST-CE QUE VOUS VOULEZ, A LA FIN ? s'époumona Rogue. ETRE RENVOYES ? PARCE QUE C'EST CE QUI NE VA PAS TARDER A VOUS ARRIVER ! ET SACHEZ QUE JE FERAI EN SORTE QU'AUCUNE AUTRE ECOLE NE VOUS ACCEPTE ! rugit-il.

- En ce qui concerne Marvin et Alec, je ne sais pas, intervint John avec un air sérieux qu'on ne lui connaissait pas. Mais pour ma part, je voudrais juste redoubler, afin d'être dans la même année que ma douce Arya.

Plusieurs réactions différentes suivirent ces quelques mots. Marvin et Alec éclatèrent de rire, bientôt suivi par leur meilleur ami et une bonne partie des élèves présents dans la Grande Salle. Severus, lui, prit beaucoup sur lui-même pour ne pas lui sauter à la gorge et l'étrangler de ses propres mains. Plus de la moitié de la gente féminine de l'école émit des exclamations outrées, tandis que leurs homologues masculins se répandaient en sifflements joyeux et complices. Une jeune fille aux long cheveux bruns, qui se vantait du courage de son petit ami, se leva subitement de la table des Gryffondor en poussant un cri hystérique et s'enfuit en courant, semant de grosses larmes sur son passage. Et au bout de la table des verts et argents, Arya, plus furieuse que jamais, planta si fort sa fourchette dans sa pomme de terre que les piquants se tordirent dans un horrible crissement.

- Arya, calme-toi, tu sais bien que… essaya de la raisonner une des préfètes de sa maison, voulant à tout prix éviter une nouvelle perte de points à cause de la rouquine.

- Cet abruti, qu'il continue à m'énerver comme ça, et je lui réserve le même sort qu'à cette fourchette ! fulmina-t-elle avant de sortir de la Grande Salle.

- T'aurais quand même pu t'assurer que ta copine était sortie ! fit remarquer Marvin à son meilleur ami avec un sourire moqueur, une fois calmé.

John haussa les épaules.

- Elle m'énervait de toute façon. Tu te rends compte qu'elle voulait que j'arrête de faire des conneries avec vous pour passer plus de temps avec elle ! Non mais franch…

- DANS MON BUREAU ! TOUT DE SUIIIIIIITE ! s'égosilla alors Rogue, qui sentait ses mains le titiller dangereusement.

Le pire, c'est qu'il ne savait même pas lequel il voulait étrangler en premier, et il n'avait malheureusement pas assez de mains pour les tuer tous en même temps !


Un léger « plop » raisonna doucement dans la pièce. Personne ne vit le nouveau venu. Lui, par contre, ne manqua pas de remarquer la scène qui se déroulait sous ses yeux, et il crut mourir de stupeur.

- Mr Malfoy !

A quelques mètres de lui, le Serpentard embrassait passionnément la jeune femme qu'il était venu chercher. Une main perdue dans ses cheveux, l'autre posée dans le creux de ses hanches, il la serrait contre lui comme s'il avait peur qu'elle ne s'échappe, ce qui ne semblait pas être dans les intentions de la jeune sorcière, qui lui rendait son baiser avec ferveur.

Les deux jeunes gens se séparèrent vivement, comme des enfants pris en faute.