Chapitre 13 : Retour à Arendelle

Elsa sentait que ses forces l'abandonnaient, fuyant son corps qui se gelait inexorablement de l'intérieur. Elle constatait impuissante le geste fou que s'apprêtait à commettre le Prince Karl. Elle ne pourrait supporter de le voir se sacrifier pour les débarrasser du monstre responsable de tout. Mais alors que la main du prince entrait en contact avec le morceau de glace qui, en se déplaçant ferait tomber sur lui la structure gelée qui le menaçait elle s'écria en tendant ses bras de chagrin vers lui.

-NOOOOOOOOOOOOON !

Son cri résonna alors que le prince poussait le morceau de glace. Au même instant, un étrange filet gelé, qu'Elsa n'avait jamais fait apparaître jusqu'alors réussi à sortir de ses mains malgré son pouvoir perdu. Ce nouveau sortilège frappait le prince Karl qui semblait avoir comme une bulle de givre autours de lui, disloquant les massifs morceaux gelés du pilonne censés l'écraser. La corde, elle fut coupée et on entendit alors un cri, sans doute celui de Grand Pabby qui, n'étant plus retenu tombait dans les profondes crevasses gelées de la montagne du Nord. La corde coupée, la bulle de givre qui entourait le jeune prince put alors glisser sur le sol verglacé et jonché de débris du lustre et du pilonne détruit, faisant déraper le prince Karl qui, une fois immobilisé fut libéré de sa bulle de givre. Il restait alors couché sur le dos, inconscient, les cheveux et toute la moitié du corps en contact avec le sol givré.

-Anna ! Vite ! Donnez-moi votre main !

Quand Eugène et Raiponce ont basculé par-dessus la balustrade j'ai fermé les yeux pensant notre mort imminente, mais finalement, rien ne s'était passé et je n'avais pas l'impression de tomber. Non Anna ! Ne regarde pas ! Tu ne veux pas te voir mourir ! Penses juste que tu es avec ton mari ! « Jusqu'à ce que la mort vous sépare » avait dit l'évêque ! Mais je n'aurai jamais cru que cela serait si rapide ! Pourtant il m'avait semblé entendre une voix qui m'appelait !

-Anna ! Votre main vous dis-je !

Encore ?! Mon cerveau voulait-il être à ce point sadique avec moi ? Tant pis je me risquais et ouvrait les yeux, regardant en l'air vers ce qu'il restait du balcon ! Oh non ! C'était encore pire que ce que je pensais ! Aussitôt je refermais les yeux ! Plutôt mourir que de croire ça !

-Anna ! Je sais que je suis la dernière personne que vous voulez voir au monde mais je vous en conjure donnez moi votre main ! La corde se fragilise !

Je rouvris les yeux, fixant le Prince Hans, au bord du déséquilibre avant qui tendait à son maximum son bras dans ma direction. Tout c'était passé si vite ! Dois-je lui faire confiance ? Je ne savais pas, et mon bras libre ne bougeait pas

-Chérie fait ce qu'il dit ! On est perdus sinon !

-Anna ! Je sais le mal que je vous ai fait, si je pouvais changer le passé je le ferais ! Je sais que je vous demande un effort extrême mais vous devez me faire confiance !

-Anna ! Si tu ne lui donnes pas ton bras dans les deux secondes et qu'on tombe je te le dis tu es une greluche et je te promets que je te tue ! Me lança alors Raiponce paniquée, toujours accrochée à Eugène. Ils étaient suspendus juste en dessous de nous.

Je pris alors une grande inspiration, luttant contre l'image que voulait garder mon esprit à propos de celui qui me tendait la main, et au prix d'un effort je lui lançais mon bras. Je me sentis alors tirée vers le haut mais je gardais les yeux fermés. J'entendais Hans grogner face à l'effort qui consistait à remonter quatre personnes en même temps, quand finalement je sentais mon corps basculer sur une surface plane et gelée. Je rouvris alors les yeux, j'étais sur le balcon, toujours ligotée à mon époux. Hans continuait son effort remontant Raiponce et Eugène qui se tombèrent dans les bras. Puis Hans s'approcha de nous, prenant un morceau de glace pointu il planta son regard dans le mien. Son visage respirait le remords :

-Princesse Anna je voudrais que tout ceci n'ait jamais existé.

En disant ces mots, il réussit à couper les liens qui nous emprisonnaient Kristoff et moi. Je restais interdite, il venait de me sauver la vie. J'acceptais la main qu'il me tendait m'aidant ainsi à me relever.

-euh…m…merci. Bredouillais-je.

Je ne sus trop quoi dire au prince Hans. A vrai dire, je ne pouvais en cet instant plus rien penser à propos des îles du sud, tant les événements m'ont montré à quel point j'avais fait fausse route sur eux. Puis, en regardant la pièce, je vis ma sœur, qui se déplaçait péniblement à quatre pattes vers le corps apparemment inconscient et gelé du prince Karl ? Qu'avait-il bien pu se passer ? Et mon Dieu Elsa ! Elle frissonnait toujours ! Son cœur ! Non ma sœur ! Je n'engageais pas la conversation avec Hans, m'avançant prudemment vers Elsa que j'entendais pleurer, elle regardait le pauvre prince Karl inconscient. « Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse La froide cruauté de ce soleil de glace Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos » Ces vers trottaient dans ma tête face à cette situation. C'est curieux, quelques heures plus tôt, j'étais invitée au voyage, et voila que le spleen qui caractérise ce poète à la si belle plume, dont j'avais dévoré son recueil au titre quelque peu provocateur se prêtait au drame que vivait ma sœur. Je restais, comme les autres, figée, incapable de m'approcher davantage, je les observais tout deux, au milieu des débris de glace. J'avais l'impression de voir deux amants naufragés, luttant au milieu des icebergs une fois leur navire sombré, luttant contre le froid qui les gagne, espérant voir un canot les sauver. Ma sœur avait pris les mains du prince dans les siennes je l'entendais supplier :

-Karl ! Karl ! Kaaaarl ! J't'abandonnerais jamais ! Je te le promets !

Je vis alors ma chère sœur lâcher les mains du prince qui, retombèrent inertes, alors qu'Elsa se remettait à frissonner, et que des petits morceaux de givre perlaient de ses doigts.

-Non Elsa !

Je courus vers ma sœur, me blottir contre elle, tenter de la réchauffer, son cœur ne devait pas se transformer en glace ! Elle ne pouvait pas nous abandonner ! Alors que j'arrivais à la hauteur de ma sœur, la prenant dans mes bras pour l'étreindre le pendentif que m'avait offert Raiponce tout à l'heure se détacha de mon cou et tomba, ouvert, à côté de la main de ma sœur. Dans sa chute, le pendentif avait laissé apparaître comme un double fond, ou plutôt, on eut dit qu'il y avait comme une double épaisseur sous les portraits en cœur qui nous représentait Kristoff et moi. Ma sœur, que je sentais glacé avait ramassé le bijou, et, me repoussant délicatement me demanda.

-Qu'est ce que c'est ?

-C'est…C'est Raiponce qui me l'a offert en cadeau de mariage, c'est elle qui a réalisé les portraits répondis-je ne comprenant pas trop pourquoi ma sœur posait cette question, surtout en ce moment.

Elle observait le bijou, lisant l'inscription que l'on pouvait voir sur le pendentif ouvert sur les deux portraits « Chéries ceux que tu aimes ». Puis, du bout des doigts elle tira sur ce qui semblait être la deuxième épaisseur, laissant apparaître deux autres portraits avec cette même inscription. Ou plutôt un seul portrait. Dans le premier cœur, il y avait le portrait de ma très chère sœur, et dans le second, rien.

-Chéries ceux que tu aimes ! Chéries ceux que tu aimes ! murmura ma sœur.

En prononçant ses mots, elle regardait le visage gelé et paisible du prince Karl, puis elle s'approcha, et déposa sur ses lèvres un baiser. Jamais je n'avais imaginé que ma sœur puisse avoir un quelconque contact physique avec un homme mais je n'en étais pas le moins gênée du monde. Mais, je sentais que sa main que je tenais toujours dans la mienne, semblait un peu moins glacée. En regardant le prince Karl, ses cheveux, ses épaules…tout son corps semblaient se dégivrer. Elsa avait lâché ma main qui semblait avoir repris une température normale, étreignant ce prince qu'elle aimait alors qu'elle avait arrêté de trembler :

-L'amour guérit tout ! Dis-je entre mes dents à la fois fascinée et heureuse. Je sentais au fond de moi que ma sœur avait vaincu son cœur de glace.

Le prince Karl avait repris conscience, s'étant quelque peu relevé ils avaient arrêté leur baiser et se fixaient l'un l'autre sans parler. Elsa baissa son regard, fixant ses mains, comme si elle se posait des questions. Tout deux se relevèrent, puis, ma sœur, d'un mouvement de ses mains fit apparaître un flocon de neige dans un cœur qu'elle cristallisa, puis l'accrocha au pan du manteau quelque peu abimé par les événements du prince Karl.

-Elsa ! Tu as de nouveau des pouvoirs ?

Je m'en voulais d'avoir posé cette question, gâchant l'instant romantique que vivait ma sœur et aussitôt je me cachais derrière Kristoff qui était arrivé à ma hauteur tandis qu'Elsa détourna son regard dans ma direction. Un sourire se dessinait sur son visage, je la vis rayonnante toujours enveloppée dans sa cape de sacre, son visage illuminée par l'aurore qui pointait à travers les montagnes. Hans passait alors devant moi puis, se postant devant ma sœur, il mit un genou à terre, et, tout en fixant le sol déclara :

-Majesté ! Je me livre devant vous au titre de prisonnier et suis prêt à répondre devant votre justice de mes actes et d'en accepter la sentence. J'ose cependant vous faire une injonction. Vous devez au plus vite rejoindre Arendelle. Ce troll qui contrôlait mon esprit m'a fait envoyer au royaume un messager dans le but de pouvoir vous écarter du trône. Il vous faut rentrer impérativement pour stopper cela, je suis à votre entière disposition. Déclara Hans qui semblait tenir un petit flacon en main et le glissait dans sa poche, à moins que je n' lai rêvé !

Elsa regardait un temps incrédule le prince Hans, avant que son sourire ne s'efface. Karl s'approchait, lui conseillant de suivre les dires de son jeune frère. Raiponce, Eugène et Kristoff eux avaient déjà commencé à quitter les lieux, Karl tapota l'épaule de son frère lui sommant de se relever puis d'un geste de la main, m'invita à prendre sa suite et moi aussi quitter les lieux ce que je fis, suivant celui que ma sœur aimait qui s'appuyait sur l'épaule d'Hans pour marcher. En l'observant je vis que sa cheville faisait un angle un peu bizarre. Les derniers événements lui avaient sans doute brisé l'articulation, en plus de son bras, néanmoins il restait digne face à la douleur, pas comme moi qui avait manqué de fondre en larmes l'autre jour pour une petite entorse sur la glace ! Ma sœur fermait la marche. Je remarquais néanmoins qu'elle ramassait quelque chose.

-Qu'est ce que c'est ? Demandais-je ?

-Oh rien du tout ! Dépêchons nous Anna ! Ne les faisons pas attendre !

Ma sœur me prit mon bras dans un sourire, je ne savais pas ce qu'elle avait dans la main, l'unique gant qu'elle portait me le cachait et je la voyais cacher ce mystérieux objet dans un des pans de sa cape. Qu'importe, il nous fallait retourner à Arendelle ! Les autres nous attendaient dans le hall avant de sortir, une fois réuni, nous entendions alors derrière nous :

-Euh…Un petit coup de main ? Quelqu'un peut attraper mon derrière ?

Nous nous retournâmes tous, et stupéfaite je vis Olaf, la tête coincée au bas de l'escalier. Le reste de son corps un peu plus loin. Raiponce me rejoignit immédiatement inquiète. A nous deux nous aidions le bonhomme de neige à remettre ses parties en état avant que ma cousine lui demande inquiète :

-Olaf que s'est il passé ?

-Les gardes m'ont eu, ils cherchaient le bébé, et comme je ne l'avais pas, ils se sont énervés et sont partis dans la montagne.

-Ils cherchent encore mon fils ?

-Oui pourquoi ?

-Olaf, tu as laissé mon fils ?

-Oui pourquoi ?

-Tu l'as caché aux soldats ? Demanda ma cousine, soudain inquiète.

-Oui pourquoi ?

-Olaf, je crois que Raiponce veut récupérer son bébé maintenant ! Dis-je gentiment au bonhomme de neige.

-Oh oui je sais pourquoi ! Venez Pascal est par là ! Lança tout à coup joyeux le petit bonhomme de neige.

Aussitôt ma cousine et moi suivions le petit bonhomme de neige qui nous disait l'avoir caché exactement là où il l'avait trouvé tout à l'heure, et que les gardes n'avaient absolument rien vus. Tournant derrière l'escalier, enfin nous vîmes le petit ange, posé délicatement sur un coussin, à l'abri des regards. Je restais attendrie devant ce petit être si paisible, si innocent, n'ayant pas pris conscience des dangers qui avaient pesé sur sa vie. Elsa nous avait rejoints également alors qu'Olaf prenait doucement le petit Pascal dans ses bras. Raiponce tendait ses bras vers Olaf, qui marqua un petit temps d'arrêt. Il regardait ému ce petit être paisible qui se réveillait, et voulait attraper le nez du bonhomme de neige. Raiponce avait replié ses bras, cherchant dans sa poche, elle ressorti la petite boule neige qu'elle tendait à Olaf.

-Olaf, tu veux bien lui donner son jouet ?

Le visage du petit bonhomme de neige rayonna. Attrapant la petite boule neige, il l'a posa délicatement dans les mains du petit Pascal, avant qu'il ne tende ses bras vers ma cousine qui récupérait, heureuse et soulagée son fils, écrasant au passage une petite larme de joie. Puis, sans dire un mot, elle s'en retourna vers ses messieurs qui ne nous avaient pas attendus. Olaf tira alors doucement sur la cape de ma sœur alors que nous aussi nous nous en retournions vers le hall.

-Elsa ! Je pourrais avoir une petite sœur bonhomme de neige ?

-Nous verrons Olaf ! Nous verrons ! Je te promets en tout cas un gros câlin quand nous serons rentrés. Répondit ma sœur amusée.

Les hommes avaient profité de notre léger retard maternel pour récupérer au dehors des montures ainsi que le traineau dérobé de Kristoff afin de pouvoir rentrer au plus vite à Arendelle. Ils formaient tous un attroupement, sauf mon cher et tendre qui était à l'écart, fixant la crevasse de la montagne du Nord. Dans ses mains, il tenait un petit objet brillant qu'il venait de trouver dans la neige. Je reconnus immédiatement cet objet : la tiare de ma sœur que l'évêque a déposée sur sa tête le jour de son couronnement ! Elle m'avait dit l'avoir laissé à la Guimauve, mais impossible de savoir où il était passé. J'entendais derrière moi la douce mélodie de Raiponce. Elle devait la chanter pour son fils retrouvé, ou pour soigner le prince Karl peut être. Mais c'était le cadet de mes soucis, arrivée au niveau de Kristoff, je voulus lui prendre la main, mais il m'en empêcha.

-Tu dois me détester ! Il, il a failli tout détruire, vous tuer, ta sœur et toi ! Et moi, moi j'ai été élevé par Gr…par lui ! Et je n'ai pas compris que pendant tant de temps il complotait ! Je…

Il ne termina pas sa phrase, je ne lui ai pas laissé le temps, j'avais déposé un baiser tendre sur sa joue, puis, je me retrouvais face à lui, plantant mon regard dans le sien qui respirait la tristesse et la culpabilité.

-Kristoff, tu n'es pas lui ! Ta famille n'est pas lui ! Tu es l'homme que j'aime ! L'homme qui m'a sauvé ! L'homme que j'ai épousé ! Et l'homme qui va me donner un enfant !

Sur ce je me mis sur la pointe des pieds, atteignant ses lèvres et l'embrassais fougueusement. Je serrais mes bras autours de son cou puis je sentis ses défenses tomber en même temps que sa culpabilité alors que ses mains se posèrent à leur tour dans mon dos. Du coin de l'œil, bien que concentrée à apprécier ce baiser avec mon époux je ne pus m'empêcher de voir que ma sœur nous imitait avec le prince Karl. Combien de temps a duré ce baiser ? Oh peu importe quand on aime on ne compte pas ! Quoi qu'il en soit nous avons fini par séparer nos lèvres, mais, main dans la main nous rejoignions le reste du cortège qui nous attendait de pied ferme.

- Ah bah ce n'est pas trop tôt, on a failli vous laisser là ! Plaisanta Eugène

-Kristoff, on a besoin du traineau pour le bébé, ça ne te dérange pas qu'on le prenne ?! Demanda Raiponce, qui, déjà assise, ne laissait pas d'alternative à la réponse positive puis ajouta : Mais t'en fais pas, on t'a laissé Maximus, tu verras tu vas l'adorer !

Je vis mon beau montagnard blêmir quelque peu, regardant Maximus qui, je ne sais pourquoi semblait lui aussi s'amuser de cette situation. Personne ne bougeait, pour rien au monde nous ne voulions rater la première montée à cheval du livreur de glaçons officiel d'Arendelle ! Je savais Maximus un cheval intelligent, il se laissa monter de manière peu académique par mon beau montagnard qui était on ne peut plus maladroit. Une fois à peu près installé, Maximus donnait un petit coup de rein ce qui failli faire tomber mon cher époux sous nos rires moqueurs. Eugène, me donna un petit coup d'épaule :

-Bah dis donc, il monte mal ton mari ! J'espère que…

-Eugène ! Coupa Raiponce

Je souris à cette réflexion, me doutant de la blague que voulait faire Eugène.

-Allons pressons ! Kristoff, il faut tenir les rennes si tu ne veux pas tomber ! Si le prince Hans a dit vrai, il nous faut nous retourner à Arendelle au plus vite. Nous dit ma chère sœur.

Elle avait raison, et je pense que les craintes du prince Hans étaient fondées, la tempête en effet ne s'était toujours pas arrêté. Il fallait qu'Elsa revienne pour arrêter une nouvelle fois l'hiver. Je montais à mon tour, avec, sans modestie infiniment plus de grâce que Kristoff et nous nous mettions en route. Alors que nous redescendions, je voulais discuter avec le prince Karl. Je me sentais quelque peu bête du comportement si détestable que j'avais eu à son sujet, je devais m'en expliquer, mais, poliment je ne voulais pas l'interrompre alors qu'il discutait avec son frère. Malgré moi j'entendais la conversation

-Je suis désolé Hans ! Je n'ai pas été digne de mon rang d'ainé et premier héritier. Jamais je n'aurais dû permettre à nos frères de te rejeter et encore moins être le responsable de nombreuses brimades à ton encontre. Je…

Oups ! Il m'avait vu ! Le prince Karl arrêta son propos, Hans me voyant se déplaça me laissant la place et sans mot dire s'éloigna.

-Je…Pardon, je ne voulais pas vous espionner et…

-Ne vous excusez pas Princesse ! C'est mieux ainsi que vous ayez entendue. Quand il était sous l'emprise du troll il vous a menti malgré lui sur beaucoup de choses, mais s'il y a bien un point où il ne vous a pas menti c'est à propos de sa situation dans la famille. Et je suis loin d'être exempt de tout reproche, c'est même le contraire.

-Euh, Prince, je euh, je vous dois des excuses officielles pour euh, les désagréments de diplomatie et enfin euh…Qu'est ce que je dis moi

-Faîtes fi des convenances Madame ! Ca ne vous sied guère, mais au nom de quoi me devriez vous des excuses ? C'est bien la votre propos ?

-Je, oui c'est ça ! J'ai eu, un comportement fort désagréable à votre sujet. A vous couper sans cesse, vous dénigrer, et vous éloigner de ma sœur.

-Comme je le dis, vous n'avez pas à vous excuser ! Vous avez raison de vous méfier ! Hans, quand il m'a été remis aux îles du sud il y a encore de cela peu de temps vous en convenez, il était encore sous l'emprise du troll, ça ne fait aucun doute dans mon esprit vu les événements de cette nuit, mais il m'avait dépeint votre portrait comme une petite fille crédule. Je dois avouer qu'il avait tord bien au contraire. Arendelle a beaucoup de chance d'avoir une princesse telle que vous pour seconder la souveraine ! Je dois avouer, si vous me le permettez, vous avez une famille exceptionnelle, entre les pouvoirs de votre sœur, la pureté de votre cœur et les pouvoirs guérisseurs de votre cousine ! Ma cheville est intacte !

- Oh !...Dites-moi Prince…

-Je vous en prie, votre sœur, la souveraine m'appelle Karl, faites en autant je vous en prie.

-Karl ! Euh, j'ai une question, comment vous êtes vous libéré du sortilège du troll ?

-Je ne suis pas certain que la réponse vous plaise Anna ! J'ai embrassé votre sœur ! Je l'aime vous savez, alors cela m'a ouvert l'esprit ! Hans, qui était toujours envouté ne le savait pas ! Votre sœur non plus d'ailleurs. Elle m'a fracassé le crane avec une poêle me promettant justice. D'ailleurs je dois passer en jugement une fois revenu à Arendelle savez vous !

-Oh, ne vous en faîtes pas, je suis sure qu'Elsa ne pensait pas ce qu'elle disait ! Quand à la poêle, ma foi je crois que ça aussi c'est de famille, ma cousine Raiponce, en est une fervente adepte ! Répondis-je d'un ton léger.

-Peu importe ! Nous ferons ça dans les règles ma chère, la reine rendra justice !

-Mais alors pourquoi êtes vous venu nous aider ?

-J'aime votre sœur ! C'est une raison évidente ! Néanmoins, une fois revenu à moi, je vous ai vu entrer dans le palais, et le troll qui faisait signe aux gardes de venir vous chercher. J'ai donc compris qui il était et je me devais d'intervenir. J'ai donc fait croire aux gardes que j'étais des leurs ! Ensuite, mon statut m'a permis de prendre aisément leur tête. La suite vous la connaissez !

-Vous êtes très habile pri…pardon Karl, je sens qu'Elsa va vous adorer. Répondis je en m'éloignant quelque peu, Karl paraissait pensif dès lors où j'ai prononcé le prénom de ma sœur, je ne su s'il parlait pour lui seul ou pour moi, mais je l'entendis déclamer :

-ô femme dangereuse, ô séduisant climats ! Adorerais-je aussi ta neige et vos frimas, et saurais-je tirer de l'implacable hiver, des plaisirs plus aigus que la glace et le fer.

Je prenais congé du prince charmant en tout point de ma sœur. Méditant, sur ces vers que j'avais l'impression d'avoir lu, toujours de la plume de ce poète de génie. Aurions-nous donc les mêmes lectures ?! Elle avait dénichée la perle rare il n'y avait aucune doute, laissant à nouveau les deux frères en grande discussion visiblement essayant de rattraper le temps perdu, ils me faisaient un peu penser à Elsa et moi quand nous avions pu ramener l'été et ces trois semaines nécessaire à Elsa pour reprendre son pouvoir et cette fameuse soirée où Kristoff m'a demandé en mariage ! Kristoff avait fini par prendre la mesure de Maximus mais restait auprès de Sven qui était visiblement perturbé de ne pas être avec son acolyte de toujours. Raiponce et Eugène restaient dans le traineau collés l'un à l'autre, essayant de récupérer de cette journée et nuit éprouvante, tenant à deux leur petite merveille. En les regardant, je sentis que moi aussi la fatigue me gagnait après plus de vingt quatre heures sans sommeil. Normal pour une mariée de ne pas avoir dormi la nuit de ses noces, mais pas forcément dans ces conditions. Je rejoignais en tête de cortège Elsa, qui à mon arrivée remis encore sa main dans sa poche. J'étais persuadée qu'elle tenait quelque chose. Je ne pus lui demander car Olaf réclamait encore une petite sœur ce qui nous fit sourire toutes les deux. Je pris alors la main de ma sœur, et nous avons regagné ainsi Arendelle. Le trajet du retour me parut étonnamment court et nous arrivions au château alors qu'il n'était pas encore le milieu de la matinée. Elsa, à peine la grille du château passé avait levé le sortilège ramenant l'été pour le plus grand bonheur des quelques Arendelliens que nous croisions dans les rues. L'arrivée royale se faisait pour le coup sous les ovations malgré quelques étonnements. La nouvelle de la disparition de la reine avait sans doute déjà fuité. Qu'importe, par son simple retour Elsa reprendra sans problème son trône. Le château nous fut d'ailleurs ouvert rapidement. Elsa avait alors repris son air sérieux et lâché ma main. Approchant de la salle du trône, nous entendions une voix qui me paraissait vaguement familière :

-Mais tu vas me lâcher espèce de salle bête ! C'est à moi !

Voilà ce que j'ai entendu, quand, pénétrant dans la pièce avec les autres je vis le duc de Weselton qui essayait d'arracher un chandelier que retenait Pascal, le caméléon de Raiponce avec sa langue. Visiblement, le petit caméléon que Raiponce avait jugé préférable de laisser au château du fait de la tempête, étant un animal à sang froid il aurait eu à souffrir des températures glaciales s'était fait un nouvel « ami ». Il avait finalement réussi à passer son temps en défenseur du château. La scène m'amusait beaucoup de voir le vieux duc gesticuler, cela me remémora cette immonde danse du coq qu'il avait faite devant moi, quand j'étais obligée d'être sa cavalière par la volonté Elsa ! Tiens d'ailleurs ça me fait penser que je ne lui ai jamais fait payer cette petite blague ! Faudra que je me penche sur la question à l'occasion ! Elsa se contenta d'un petit éclaircissement de voix pour signaler sa présence. Le duc se stoppa immédiatement, reposant la couronne de mon père qu'il avait sur la tête et cachant le chandelier maladroitement derrière son dos alors que Pascal, ayant vu sa maîtresse, monta instantanément sur l'épaule de Raiponce, fixant Eugène du regard qui semblait mal à l'aise à la vue du petit reptile.

-Oh ! Majesté ! Quelle bonne surprise et quelle joie de vous savoir saine et sauve ! Je…hum j'étais là pour euh…pour protéger vos biens de la…la trahison !

-La trahison ?

-Oui Majesté ! On a colporté des rumeurs…que vous aviez abandonné votre royaume ! Alors je…je protège ! Une souveraine telle que vous…je, euh…je ne pouvais pas vous laisser euh…à l'abandon ! Et…C'est lui ! Oui c'est lui l'infâme qui colporte la rumeur !

Le duc s'excitait sur sa dernière phrase, sautant comme un cabri, il désignait un militaire, dont le packtage réglementaire était à moitié éventré et qui boitait, la chaussure droite trouée comme s'il avait eu une arme plantée dans le pied, une tache de sang coagulée restait d'ailleurs visible. Ce dernier paraissait nerveux de voir la souveraine d'Arendelle paraître devant lui mais j'ai cru un instant qu'il allait faire une attaque quand il vit le prince Hans passer devant lui. La surprise passée, il écouta les quelques mots que le prince Karl lui glissait en privé puis nous dit.

-Majesté, je vous présente mes plus plates d'excuses d'officier d'avoir transmis une information erronée et…

Tout à coup il avait les yeux rouges, comme s'il allait nous avouer le pire crime au monde, puis, alors que Raiponce fit à son tour son apparition, le visage fatiguée, le petit prince dans les bras, le militaire poussait un soupir de soulagement.

-C'est vous qui aviez l'ordre d'exécution n'est ce pas ? demanda ma cousine d'une voix très douce.

-Oui Votre Majesté ! Mais je n'ai pas pu, c'était au dessus de mes forces alors j'ai trahi mon serment d'allégeance et j'ai caché le petit. Puis, je me suis blessé au pied pour laisser des traces de sang et ai déposé une partie de mon équipement sous les draps du berceau pour faire croire que l'ordre avait été exécuté.

-Soldat ! Arendelle vous remercie de votre initiative. Votre cas sera jugé en même temps que celui des îles du sud par communiqué royal dès cet après midi. Vous êtes libre pour l'heure, mes serviteurs vont tacher de s'occuper de vos blessures. Coupa ma sœur d'une voix autoritaire avec toute sa prestance de reine.

Le soldat ne préférait pas demander son reste mais, alors qu'il quittait la pièce, je vis ma cousine le retenir

-Attendez ! Pour mon fils, je vous remercie, en tant que mère, vous avez fait une chose magnifique. Un acte d'une grande bravoure !

-Euh de…de rien Mad, euh de rien. Répondit le pauvre capitaine qui ne savait plus très bien quoi faire.

-A nous désormais cher duc ! Reprit Elsa en fronçant quelque peu les sourcils et se tournant vers Weselton.

-Majesté ?! Reprit le duc, surpris qu'on repense à lui, le chandelier toujours maladroitement caché.

-Ainsi, vous êtes venu malgré votre condamnation pour me venir en aide et en aucun cas profiter de la situation ? Commença Elsa d'un ton très ironique.

-Majesté ! Voyons ! Loin de moi cette pensée ! Si vous saviez comme j'ai dû souffrir pour…

-Oh je n'en doute pas mon cher duc, c'est pour ça que je ne vous fais pas immédiatement arrêter ! Mais il me semble que vous devez vous en retourner chez vous pour de très longues et très importantes affaires ?! Continua Elsa toujours sur le même ton.

-Je…euh oui tout à fait Majesté ! J'aurai adoré rester avec vous pour papoter un peu mais on m'attend et…

Le duc, finalement trop heureux de pouvoir s'en tirer à si bon compte ne demandait pas son reste et s'approchait de la sortie le chandelier toujours en main alors que les gardes royaux arrivaient à leur tour dans la pièce.

-Monseigneur…

-Majesté ? Demanda le duc d'une voix innocente en se retournant

-Le chandelier s'il vous plait !

-Oh oui bien sur ! C'était pour…pour l'épousseter !

-Je n'en doute pas, et pour vous en remercier, mes gardes vous feront une escorte jusqu'à votre navire, en vous souhaitant un agréable retour ! Conclut ma sœur, toujours une pointe d'ironie dans la voix.

Le duc parti, c'est alors que je sentais la fatigue me gagner et titubais, heureusement pour moi, j'avais mon chevalier servant qui veillait sur moi et me maintenait. Elsa, me sourit, et me câlinant comme si j'étais une petite fille qui refusait d'aller se coucher malgré le sommeil, m'invita à prendre du repos ainsi que les autres. Ce que nous fîmes sans hésitation. Quelques minutes plus tard, je me retrouvais à nouveau dans le lit conjugal avec mon beau Kristoff, mais ces retrouvailles furent anormalement chastes pour un couple tout juste marié et tous deux nous nous étions endormis dans les bras l'un de l'autre pour nous réveiller que le soir venu. Mais, plutôt que de rejoindre la table royale, nous avons choisi de nous faire excuser la nuit commençant à tomber, nous étions reposés, nous avions dès lors l'occasion de commencer une véritable et grandiose nuit de noces ! La nuit a été longue et divine, mais pas en terme de sommeil ! Aussi après une grasse matinée nous nous préparâmes après que Kay, qui avait récupéré de son coup sur la tête nous ait informé que nous étions attendus au port pour les départs officiels. J'avais appris que ma sœur avait rendue son jugement. Elle avait acquitté tout naturellement les deux princes des îles du sud ainsi que le courageux capitaine, et amnistié les militaires qui avaient en suivant les ordres servi les desseins du troll. Le capitaine qui avait refusé l'ordre d'exécution avait par ailleurs été promu au grade supérieur et décoré par la Princesse de Coronna, pour acte de bravoure au service de la couronne. Nous arrivions malheureusement en retard, mais le départ du navire pour les îles du sud était apparemment retardé étant donné qu'il était encore à quai. Nous arrivions Kristoff et moi, alors que les deux frères et Elsa étaient en grande discussion, accompagnés de Raiponce, Eugène, et mon petit trésor de filleul !

-Ah vous voilà enfin ! Une princesse et un prince consort doivent être ponctuels. Mais venant de toi Anna, je crois que jamais cette injonction sera respectée… Nous dit Elsa davantage amusée de notre apparence quelque peu débraillée ne laissant que peu de doutes sur nos activités récentes qu'énervée de ce retard. Cela me fit d'ailleurs penser, que jamais elle n'avait effectué sa vérification au sujet de la tradition du mariage. Les événements nous en avait empêché, mais qui sait, peut être que cela va amener un courant de modernité au Royaume avec l'abrogation de cette tradition réactionnaire ?!

-Hum…Je disais à sa Majesté, princesse Anna que j'acceptais son invitation à rester quelque temps afin de renouer les liens entre nos royaumes que nous avons stoppé de manière quelque peu brutal le mois dernier.

-Voilà une très bonne nouvelle, Prince Karl, je suis ravie que nous soyons amenés à continuer à nous voir.

-Quand à toi mon frère, puisque tu as choisi de rentrer au pays, donnes ce pli à notre père. Il s'agit d'un message de ma part lui disant que je l'invite à te nommer au gouvernement, tu commenceras par le commerce de nos chères plantes aquatiques. Cela te permettra de vanter les effets de notre corail orange sur les trolls ! Ajouta Karl dans un clin d'œil.

Hans ne pipa mot de cette petite boutade de son ainé, somme toute beaucoup plus gentille et amusante que toutes celle qu'il avait eu à subir dans sa jeunesse et me fit une révérence.

-Princesse, au vu de tous les événements passés, je pense qu'il est plus que préférable que je m'éloigne d'Arendelle, je suppose que nous ne serons pas amenés à nous revoir alors permettez moi simplement de vous souhaiter tous mes vœux à vous et au Prince Bjorgman !

-Je vous remercie. Mais sait-on jamais, Votre frère nous a conseillé vos îles, et nous avons un voyage de noces en retard ! Nous avons quelques projets ici et à Coronna mais si la souveraine nous permet de prolonger…

-Depuis quand t'ai-je refusé quelque chose Anna ?...Enfin, depuis que le château est de nouveau ouvert ?! Plaisanta ma sœur

-Hum, et Hans, puisque la princesse l'a refusé de manière…euh, toute diplomatique le jour de ses fiançailles, portes le toi ! L'insigne des Iles du Sud, que seul les invités d'honneur et les héritiers peuvent porter. Ainsi, plus aucun de nous ne pourra jamais avoir le comportement déplorable dont tu as été victime.

Je regardais Karl accrocher ce fameux symbole des îles du sud. J'avais quelque peu rougi quand il avait fait mention de mon refus on ne peut plus indélicat il est vrai. Je regardais ce petit symbole que je trouvais fort élégant. Il ressemblait étrangement à un flocon de neige rouge, où l'on pouvait lire « IS ». Hans semblait ému de cette marque d'attention de son frère mais tacha de masquer sa joie et son expression auprès de Karl se limita à une stricte et protocolaire poignée de main, là où j'aurais surement sauté dans les bras d'Elsa s'il avait été question de nous deux !

-Prince Hans, j'ai moi aussi quelque chose pour vous avant que vous ne vous en retourniez dans votre pays.

Alors que le prince se tournait vers ma sœur, cette dernière agita sa main droite qui ne portait grâce à la magie de Raiponce pas la moindre trace de la blessure que lui avait infligée Hans et fit rapidement apparaître un petit morceau de glace taillé. En fait, il s'agissait d'une pièce d'échecs ! Une reine blanche ! La même que celle qui se trouvait brisée devant ma sœur quand je l'ai rejoint hier dans le palais, alors qu'elle était soumise à la volonté du prince. Je vis ma sœur alors lui tendre la pièce puis lui dire quelque peu amusée.

-Il fallait bien terminer cette partie, alors, Echecs et mat !

Hans sourit à ma sœur, pour la première fois je lisais un sentiment de bonheur sur son visage, même quand il jouait la comédie avec moi pour pouvoir m'épouser, il n'avait pas cette lueur dans les yeux. Puis prenant la reine blanche tendue par ma sœur il ajouta :

-En effet votre Majesté. Mais sachez que cette défaite me remplit de joie. Peut être aurons nous l'occasion d'une petite revanche…sur un vrai plateau cette fois !

Ma sœur eut son petit rire si caractéristique, digne avec la main devant la bouche qui lui faisait conserver toute sa prestance, d'un léger hochement de tête, elle semblait accepter cette dernière réflexion alors que le prince Hans, après une dernière révérence royale embarquait. Alors que nous regardions le prince Hans s'en retourner chez lui, cette fois-ci pas depuis la cellule du navire au pain sec et à l'eau. Je donnais un léger coup d'épaule à Karl que j'appréciais grandement finalement.

-Vous faîtes preuve d'une grande sagesse prince Karl ! Vous m'avez flatté hier me disant qu'Arendelle avait la chance de m'avoir comme princesse, mais le royaume n'a que davantage de chance d'avoir un prince consort comme vous !

-Anna voyons ! Me houspilla Elsa qui était devenue écarlate !

-héhé ! Mais ma « greluche » de cousine a raison ! Reprit Raiponce dans un sourire, m'appelant désormais affectueusement de ce surnom qui avait été une insulte si blessante il y a peu et nous en sourions chacune désormais. Puis elle ajouta faisant un clin d'œil : De toute façon, comparé à un vendeur de glaçons et un bandit retraité il n'y a pas photo ! Enfin un peu de noblesse !

-Hey ! Firent ensemble Kristoff et Eugène quelque peu frustrés de cette pique de ma cousine, alors qu'Elsa virait au cramoisie.

-Mais, qui vous êtes pour décider ? Je suis la souveraine ici ! Je décide qui est prince consort ! Répondit ma sœur dont les joues ressemblait à des tomates tellement elle rougissait et ne pouvait détacher ses yeux de son beau prince qui lui aussi avait des joues qui avaient changé de couleur.

Raiponce fut la première à réagir face aux deux tourtereaux qui se tournaient autours.

-Bon, on va se préparer, et ensuite on rentre, après tout, on a un petit prince à présenter à Coronna ! Et si on continue Elsa va vouloir nous congeler ! Anna si j'ai bien compris, vous partez avec nous pour commencer votre lune de miel ? Le royaume pourra alors acclamer les parrains de leur petit héritier ! Vous verrez Coronna est le royaume de l'été, vous allez adorer !

-Euh oui, mais pourrais tu décaler le départ de vingt quatre heures ? Je ne veux surtout pas manquer la présentation de mon petit filleul, mais nous avons une affaire importante avant ! Je m'approchais à l'oreille de ma cousine pour lui donner ma raison. Celle-ci m'échangea un sourire complice et dit alors d'une manière tout aussi cérémonieuse et digne qu'Elsa :

-Oh en effet, les courses urgentes, il ne faut pas attendre ! Vous devriez déjà être parti !

Elle avait raison, sans plus de politesse j'entrainais mon époux, après une rapide étreinte à ma chère sœur qui…m'a fait un clin d'œil ?! Elsa d'Arendelle qui me fait un clin d'œil par rapport à mes projets avec Kristoff qui je dois l'avouer ne sont absolument pas discrets vu nos regards assez explicites ?! Eh bien, c'est Karl qui allait être content si mes soupçons se confirment ! Je tachais d'ailleurs de saluer de manière courtoise le prince Karl avant de nous éloigner, entendant au loin leurs ricanements. Nous nous dirigions vers le traineau où Sven était attelé, et de suite je le fis partir au triple galop, direction les montagnes !

-Te souviens tu de ta promesse mon chéri ? Plaisantais-je

Kristoff eut un petit temps d'arrêt, mais voyant le chemin que nous empruntions et que désormais nous connaissions fort bien, un sourire malicieux se dessina sur son visage.

-Oh, visite champêtre ?! C'est vrai !

-Oui ! Et n'oublie pas ce que tu m'as dit pour les carottes ! J'espère que tu as du liquide !