Toi mon garde-fou
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vague disclaimer :
Les personnages présents dans cette fanfiction, sont la propriété exclusive de J.K. Rolling, qui malheureusement pour mon portefeuille, ne fait pas partie de mon entourage !
Fleur d'orient yaoiste
RAR :
'Zoux ! Fleurdorient.
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Paroles entre {} : Fourchelang.
Chapitre 12 : s'entendre comme chiens et chats, ou plutôt chauve-souris...
Lorsque Harry pénétra dans la chambre, le soleil commençait juste à se lever, nimbant la pièce de ses rayons. Il laissa la porte ouverte derrière lui puis laissa entrer le chien noir qui le suivait. Il fit quelques pas dans la pièce, et s'approcha du lit, où une forme endormie reposait, plus pâle que d'habitude, les sourcils froncés sous l'apparent sommeil agité.
« - Sirius, tu m'as dit qu'il a du donner deux litres de son sang... Je présume que son parrain lui a donné quelque chose pour compenser, mais... pourquoi alors, il a cette sorte de barrière autour de lui ?
- Une barrière ?
- Oui, verte, elle l'entoure comme une coquille, et si je pousse un peu, je peux voir que son sang est comme figé...
- Mais Harry, je ne vois rien moi. Comment peux tu voir toutes ces choses ?
- Je ne pouvais pas combattre un puissant mage noir sans en retirer quelque chose, non ?
- En effet. Alors, disons que tu peux percevoir certains flux magiques...
- C'est un peu plus complexe que cela, mais c'est bien résumé. Je serais aussi sensible aux auras, et je suis capable d'empathie depuis quelques temps. Severus a du m'aider à cette période, car ça a été dur de se retrouver prisonnier de toutes les émotions environnantes, surtout dans un château rempli de jeunes gens...
- Je vois... Mais en ce qui te concerne Draco, je ne suis pas bien sûr de son état. Dans ma génération, seule Narcissa a hérité des gènes Veela. D'où sa blondeur, dans une famille qui comme son nom l'indique, possède des membres exclusivement bruns. Mais je ne doute pas que Servilo se sera renseigné sur le cas, étant donné qu'il est le parrain de ce jeune homme. Je pense que tu devrais le lui demander.
- Je suis d'accord avec toi. »
Le jeune homme, sans quitter le blond des yeux, agita un doigt, et fit apparaître son Patronus. Sirius eut un pincement au cœur, en revoyant Prongs. Le cerf de lumière partit en direction des couloirs, rechercher un certain potioniste, qui devait être en train de ruminer contre les chiens noirs bavant sur les robes des respectés sorciers.
« õ ~ 0 ~ õ »
Harry s'était assis au bord du lit, tenant la main de son compagnon qui commençait à être moins agité. Sirius s'était laissé choir avec élégance, dans un fauteuil proche. Il regardait la scène avec tendresse. Harry semblait se soucier réellement de l'état de santé du blond. Qui aurait pu penser que le fils de cette saleté de Lucius, aurait pu panser les plaies au cœur de son filleul ?
Severus et Cyz débarquèrent dans la pièce, et avisèrent le tableau. Le Serpentard renifla dédaigneusement, en voyant le dernier des Black. Sirius leva les yeux, et prit une mine mauvaise, rieuse, en un mot, Maraudeur.
« - Alors Servilo, content de me revoir ?
- En effet, tout comme la peste et le choléra...
- S'il vous plait ! Ce n'est pas le moment ! Severus, Cyz, il y a un problème avec Draco ! Son sang est figé et ne circule pas. Je dois lutter contre une barrière pour ne serait-ce que lui tenir la main ! Que se passe-t-il ?
- Attends, laisse moi regarder. Severus, pouvez vous récupérer les livres sur les Veelas dans la bibliothèque de Sahriz, elle m'a dit en posséder énormément et je sais que la bibliothèque est au bout du couloir, à droite en sortant de la pièce.
- D'accord. »
Le maitre de potions sortit, et la jeune Médicomage marmonna une incantation, tout en levant sa baguette. La barrière verte devint alors visible pour tous, et ils virent les fluctuations près des deux mains jointes, signe que l'énergie du blond et du brun s'affrontaient. Sirius eut une exclamation de surprise et sembla réaliser quelque chose. Il bondit de son fauteuil, et vint se poster près de Harry. Il lui prit sa baguette dans sa poche, et lui demanda du regard de lui faire confiance. Le jeune homme n'en savait pas plus, mais il lui sourit, lui accordant sa confiance absolue.
Il sépara les deux mains, et positionna celle de Harry au-dessus du cœur du blond. Il leva la baguette, et en posa la pointe contre la poitrine blanche.
« - Coupare ! »
Une incision vint marquer la peau blanche, et Sirius prit sans tarder le poignet de Harry, qu'il incisa de la même manière. Le sang du brun jaillit pour aller s'écouler directement dans la blessure du Veela. Quelques gouttes plus tard, la barrière verte sembla s'affaiblir, et diminua progressivement, jusqu'à disparaître complètement. Mais le brun écarquilla brusquement les yeux.
« - Ça y est, son sang circule ! »
Severus franchit le pas de la porte à cet instant et se rendit compte que Sirius avait fait quelque chose qui avait permis de sauver son filleul. Par Salazar ! Voilà qu'il lui devait quelque chose maintenant !
« - Monsieur Black ? Excusez moi, mais quel est au juste la méthode que vous avez utilisé ?
- Ah, oui, désolé, vous êtes Médicomage, c'est cela ? Je suis navré, je ne connais pas vraiment de nom à cette méthode, mais Draco tient ses gènes Veela de ma famille, de ma cousine pour être plus précis. Durant son enfance, Narcissa était tombée malade, très malade. Je me souviens d'avoir entendu ma père demander à rechercher le compagnon de celle ci afin de la sauver. C'est ainsi que le nom de Lucius vint à être prononcé. Il a du venir au chevet de la jeune femme, qui venait de lui être promise pour épouse, afin de coopérer à sa guérison. J'ai assisté à la scène, et je n'ai fait que la reproduire. Mes souvenirs de cette époque sont assez flous, mais il me semble que la condition de Narcissa était dû à un envoûtement très puissant.
- Je vois. Maintenant, il serait avisé de savoir ce qui a causé cet état au jeune Draco.
- Je pense que les livres que je viens de ramener vont nous être utiles. La seule potion qu'il a pris est celle de régénération sanguine. Une version classique.
- Effectivement... Severus, je ne pense pas que cette potion soit à l'origine de son mal, il en déjà pris, et jamais n'a montré ces réactions.
- Ce n'est pas ça...
- Harry ? Tu as dit quelque chose, bonhomme ?
- Sirius, il y a autre chose qui n'a pas disparu autour de Draco. Je ne le vois pas, mais j'arrive à le ressentir...
- Potter, voulez vous que je tente la Légilimencie sur Draco afin de voir ce que je peux trouver ?
- Non, merci Severus, je vais le faire. »
Harry monta sur le lit, et retira son poignet blessé qu'il soigna d'un sort. Il soigna aussi la poitrine de Draco. Il se positionna à quatre pattes au-dessus de Draco, et souleva ses paupières pour atteindre ses yeux. Il se plongea doucement, sans brutalité, dans l'esprit de Draco et commença à voyager dans ses pensés, cherchant la cause de son état. Et il vit. Mais ce qu'il vit lui fit crier d'horreur.
Sirius, le plus proche, se précipita sur Harry, et tenta de le faire revenir. Severus, toujours aussi prompt, sortit sa baguette rapidement et la pointa sur le Survivant. Il prononça une litanie de formule, pour l'aider à s'extraire de l'esprit du blond. Ses tentatives furent sans résultat. Cyz se concentra, et lança plusieurs formules. Faisant apparaître les liens entre le Gryffondor et le Serpentard. Puis, ressortant parmi tous les autres, un lien noir, venant de nulle part, enserrait les deux jeunes hommes ensemble, et les reliait par leurs esprits.
« - Severus, Sirius, coupez les liens noirs ! Mais ne toucher ni Harry, ni Draco ! »
Sans plus attendre, les deux parrains s'élancèrent, armés de baguettes, et jetèrent plusieurs sorts afin de libérer les deux adolescents. Les liens ne se défirent pas facilement, et il fallut recourir à la magie noire pour les faire voler en éclats.
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Severus et Sirius étaient essoufflés à présent. Ils étaient assis, l'un à coté de l'autre, sur des fauteuils près du lit, où reposaient leurs deux jeunes filleuls.
« - Par Merlin, mais que s'est-il donc passé ?
- Black, ne t'es tu pas dis que je pouvais moi aussi ignorer ce détail. Je te rappelle que tu étais là avant moi !
- Oh ça va ! Toujours aussi aimable à ce que je vois...
- Et il n'y a aucune raison pour que cela change !
- Bon, arrête de ruminer le vieille chauve-souris, et passes moi un de ces livres. Peut être qu'on pourra y dénicher quelque chose...
- Le chien ne sais donc plus faire un Accio ?
- La chauve-souris non plus ?
- Bon ! Ça suffit vous deux ! Je vous rappelle que vous avez tous les deux un certain age qui fait de vous des adultes. Bon sang ! Draco et Harry se comportent de manière plus civilisée. Alors vous prenez chacun un livre, et vous me faites le plaisir de vous y plonger pour trouver le rituel utilisé par Sirius, ainsi que des pistes sur l'origine de son état. Pour ce qui est de l'incident avec Harry, je préfère attendre leur réveil. Je pense qu'on en saura plus à ce moment. Exécution !
- Oui Madame !
- Oui Madame ! »
Les deux parrains, impressionnés par le ton employé par la jeune femme, ne brillèrent pas, ni se rebiffèrent, et plongèrent dans les ouvrages afin d'y commencer leurs recherches. Ils décidèrent, d'un commun accord, pour laisser les deux jeunes hommes se reposer, d'aller à la bibliothèque afin d'y continuer à compulser les livres, où ils furent rejoints par Hermione, qui fut chargée de les aider. Ron vint les rejoindre, tandis que la jeune Médicomage resta dans la chambre pour veiller ses deux patients.
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Lorsque Juliette et Sahriz se réveillèrent, elles furent mises au courant des évènements par Minerva et Rémus, qui sortaient de la bibliothèque afin d'aller chercher de quoi sustenter les appétits des personnes préposées aux recherches. La vampire fit appeler ses meilleurs chercheurs ainsi que ses médecins personnels. Juliette partit rechercher le serpent qu'elle avait offert à Harry. Elle le retrouva dans la cave, où il récupérait suite à l'effort fourni dans la production de sérum revitalisant pour Sirius. Elle invoqua Sliver, le grand serpent de glace, et lui demanda de soigner rapidement le jeune reptile. Une fois celui ci sur pied, il fut mis au courant de l'état de son maître. Il demanda à aller près de lui pour lui porter assistance. Sans plus réfléchir, la jeune mage le laissa s'enrouler autour de son bras, et le mena dans la chambre où dormait le jeune Gryffondor et son compagnon.
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Sahriz et les vampires médecins et chercheurs discutaient avec Cyz afin d'avoir le plus de précision sur ce qui avait bien pu se passer. Une fois satisfaits des détails, ils se mirent en route vers leurs laboratoires, et bibliothèques afin de commencer leurs recherches.
Juliette arriva à ce moment là, elle alla jusqu'au lit, et y fit glisser le petit serpent argenté. Il se coula jusqu'à Harry, et le mordit au poignet. Harry papillonna des yeux quelques secondes plus tard, et ouvrit ses émeraudes, au plus grand soulagement de la vampire et de la Médicomage. Il sembla perdu un instant, puis sursauta, et chercha quelque chose du regard. Ses yeux tombèrent sur Draco, allongé à ses cotés, et il se pencha au-dessus de lui. Le voyant faire, Cyz se précipité pour l'arrêter, pensant qu'il allait réitérer l'expérience de quelques heures auparavant.
« - Non, Harry, ne fais pas ça !
- Mais je ne peux pas le laisser ainsi !
- S'il te plait, dis nous ce que tu as vu, je pense qu'on pourra t'aider.
- Mais je...
- Harry, je n'ai pas tous les détails, mais il a fallut presque une heure à Severus et Sirius pour vous désengager. Et je ne parle pas de la dépense de magie noire qu'ils ont du mettre en œuvre pour cela. Alors, s'il te plait, ne fais rien d'inconsidéré. Je suis sûre que Draco ne voudrais pas que son compagnon se mette en danger, même si c'est pour lui sauver la vie !
- Je... D'accord...
- Attends, je vais appeler les autres. Ils sont tous en train d'effectuer des recherches, et je pense que ce que tu pourras nous apprendre, les aidera dans leur démarche. »
« õ ~ 0 ~ õ »
Tout le monde fut rassemblé dans le salon. Draco fut allongé sur le canapé, recouvert par une chaude couverture, et Harry, assis, portant la tête du blond sur ses genoux. Il pouvait voir que des fauteuils avaient été prévus, ou rajoutés pour que tout les personnes puissent s'y asseoir. Des elfes de maisons apportèrent divers plateaux repas, qu'ils posèrent sur les tables basses, à disposition de chacun. Harry attendit que tout le monde se fut servi en boissons et sandwichs avant de commencer.
« - Lorsqu'on est entré, avec Sirius, dans la chambre ce matin, on n'a rien senti de particulier au premier abord. C'est en m'approchant de Draco, que j'ai pu voir une barrière verte autour de lui. Assez fine, pas très opaque, mais elle m'empêchait d'approcher de Draco, de le toucher. J'ai du faire venir ma magie dans mes mains, et la concentrer suffisamment pour pouvoir saisir celles de Draco. Nos magies semblaient lutter entre elles. Et Draco devenait assez agité. De plus, je pouvais voir, que dans ses veines, son sang stagnait, ne circulait pas. Or le cœur, non alimenté à rythme régulier, peut stopper ses fonctions.
On a fait appeler Severus, qui est arrivé avec Cyz. Elle a lancé un sort qui a permis de rendre visible, aux autres, ce que je pouvais déjà voir. Ensuite c'est Sirius qui est intervenu. Il a pris ma baguette, et a incisé la poitrine de Draco, au niveau de son cœur, ainsi que mon poignet. Il a placé celui-ci au dessus du cœur de Draco, et y a fait goutter mon sang. Le résultat ne fut pas long à attendre. Presque aussitôt, la barrière tomba, et le sang de Draco circulait à nouveau normalement.
Mais malgré cela, je ressentait toujours quelque chose de malsain, quelque chose qui me faisait me rendre malade. Je pense à présent qu'il s'agissait en fait des sentiments de Draco que je ressentais alors. Severus a pensé aussi que quelque chose se passait dans l'esprit de Draco. Alors il a proposé de le légilimencier, mais j'ai préféré le faire, car je pensais que Draco ne voudrait peut être pas partager ses pensées intimes. Je me suis mis au dessus de lui, et j'ai pénétré son esprit...
- C'est à ce moment là que vous vous êtes mis à crier. »
Harry qui était perdu dans ses souvenirs, releva la tête en entendant la voix basse de Severus.
« - Oui. Car je vous assure, que ce que j'ai vu, c'était de l'horreur à l'état pur...
- Comment ça bonhomme ? »
Sirius s'était levé et rapproché de son filleul. Il s'était accroupi au pied du canapé, et posa sa main sur l'épaule du fils de James et Lily.
« - C'est Lucius. Il semblerait qu'il a découvert que son fils est à l'origine du vol de la pierre de lune. Il a voulu se venger. À sa méthode... »
Tous se suspendirent aux lèvres de Harry. Connaissant l'esprit tordu de Lucius, personne n'ignorait que la torture choisie par le plus fidèle bras droit de Voldemort, serait à la hauteur de sa réputation. Sirius, sentant que ce qui allait suivre allait être dur à raconter comme dur à entendre, resserra sa prise sur l'épaule. Ron et Hermione, ayant senti,eux-aussi la portée de ce qui allait être révélé, se levèrent comme un seul homme, et vinrent derrière le canapé où était assis le brun pour lui apporter leur soutien.
« - Je savais que Narcissa était morte. Cependant, j'ignorais ce qui était devenu de son corps...
- Je l'ai faite enterrée dans les jardins de mon manoir.
- Severus ?
- Je voulais la mettre à un endroit où Draco pourrait aller la visiter sans problèmes. Il a toujours refusé de remettre les pieds au manoir. Et son père savait de quel coté il se trouvait durant la bataille finale...
- Elle n'y est plus...
- Je vous demande pardon ? » Severus s'était redressé brusquement dans son fauteuil. « Comment ça elle n'y est plus ?
- Lucius l'aura apparemment faite exhumer. J'ai vu le cadavre de Narcissa, à moitié décomposé... J'ai vu Lucius, lancer les sorts adéquats pour en faire une marionnette de chair... Et j'ai entendu, la voix de Narcissa, privée de son dernier repos, ramenée à une vie de chimère, pour souffrir sous les sorts de torture les plus noirs... »
Des exclamations d'horreur retentirent, Hermione versait quelques larmes pour la pauvre femme. Ron encercla les épaules de la jeune femme, pour la soutenir, tout en posant une main sur l'épaule vide de Harry. Rémus secoua la tête, les yeux écarquillés de stupeur. Cyz avait une main devant la bouche, ouverte sur un cri silencieux. Comment pouvait on être aussi cruel ? Juliette et Sahriz avaient le visage fermé. Elle repensaient à cet homme qu'elles avaient rencontré la veille, et que finalement, elles aurait du éliminer, comme la garce que Sahriz avait fait taire à jamais, au fond de ses cachots...
Minerva serra sa jupe aux tons écossais, de ses poings blancs. Elle avait toujours remarqué le sadisme de celui qui fut un jour l'un de ses élèves. Mais jamais elle l'avait imaginé aller aussi loin dans l'horreur...
Severus, avait le regard dans le vide, ainsi que Sirius. Ils savaient tous deux que la mère de Draco, avait été une femme privée de tout libre arbitre depuis son mariage avec le descendant des Malfoy. En tant que femme de Mangemort, elle en était devenue une sans que le choix lui fut donné. Elle avait tenté d'éviter ce sort à son fils, mais peine perdue. Voldemort l'avait voulu à sa solde, elle n'avait pu qu'assister, impuissante, à la suite des évènements, c'est à dire à l'intronisation de son fils. Elle avait toujours été tendre envers Draco, contrebalançant la dureté de Lucius. Elle payait régulièrement le prix de son insubordination. À coup de tortures, et de Doloris. Mais son fils, elle l'avait toujours aimé. Et ça, Draco l'avait toujours su. C'est pourquoi, être spectateur de cette scène macabre, ne faisait que le détruire de l'intérieur.
« - D'après ce que j'ai pu voir d'autre, Lucius a mélangé son sang, et un doigt de Narcissa, à une potion. Ensuite, il a ajouté un vêtement d'enfant de Draco à la mixture. Je pense que c'est ce rituel qui est à l'origine de la main mise sur son esprit. Mais il faut l'en sortir ! Il ne pourra pas résister longtemps à cela ! Il finira par en devenir fou !
- Calmez vous Potter, je vais voir ce que je pourrais trouver sur cette potion. Quoi qu'il en soit, on peut toujours chercher à diminuer, cesser, ou renverser ses effets. Ensuite, vous êtes son compagnon, donc je vous demanderais de rester près de lui. Il se pourrait que vous contribuiez à le stabiliser par votre présence. Je vous prierais de ne jamais sous-estimer la portée de votre lien Veela-compagnon. De plus, je vais vous demander de l'aider à installer ses barrières mentales. Il ne doit pas pouvoir le faire, pour le moment. Je vais vous indiquer les sorts en question, et vous allez lui les jeter toutes les deux heures. Il faut absolument protéger son esprit.
- Servilo, y a t-il quelque chose que je pourrais faire de mon coté ?
- Tu es le descendant des Black. Même si tu ne la pratique pas souvent, la magie noire et toi, vous êtes intimement liés. De part l'histoire de ta famille. Le rituel que tu as effectué plus tôt sur Harry et Draco, est un rite de magie noire à la base. Rien que cela, pourrait être utile. Ensuite, tu partages du sang avec cette pauvre Narcissa. Et désormais avec Draco. Si on arrive à faire basculer le lien Lucius-Narcissa-Draco, pour en faire un lien Black-Narcissa-Draco, je pense que cela nous laissera ensuite le temps de le défaire sans dommages. Et cela reposerait de manière conséquente l'esprit de ce jeune homme.
- Dans ce cas, je mets à ton service. J'ai une dette de vie, envers ce jeune homme. Ils est le Veela de mon filleul, et c'est tout ce que j'ai besoin de savoir. Je m'en remets à toi pour la suite des évènements.
- D'accord, dans ce cas, je te propose un trêve... Oh courte, rassures toi ! Juste le temps de passer au dessus de ces évènements. Ensuite, nous reprendrons là où nous en étions...
- Ça me va ! »
Et là, devant les yeux éberlués des autres personnes dans la pièce, Severus se leva, ainsi que Sirius, et ils se mirent face à face. Ils se serrèrent la main, faisant sourire Harry.
Puis sans perdre une minute, Severus se retourna vers Sahriz.
« - Puis-je emprunter vos laboratoires ?
- Bien entendu Severus. Je mets aussi à votre disposition mes chercheurs et médecins. Ils sont spécialistes en magie du sang et magie noire. Je vous laisse carte blanche, et vous dirigerez le groupe de recherches. Je viendrais également vous aider, si mes compétences peuvent vous être utiles.
- Je vous remercie. Juliette, je vais avoir besoin de certains ingrédients, que Mademoiselle Granger et Monsieur Weasley vont vous indiquer. Il paraît que vous êtes une pisteuse hors paire, et que vous pourrez nous fournir sans problème.
- Je n'ai aucun mérite. J'invoque juste les bons animaux, et leur flair, ou autres sens débusquent pour moi.
- Dans ce cas pouvons nous compter sur vous ?
- Bien sûr ! Je me tiens à votre disposition !
- Mademoiselle Granger, Monsieur Weasley ! Je vais vous confier des livres à étudier avec moi, et Rémus. Nous allons avoir besoin d'aller vite. Vous serez ensuite le lien entre Juliette et nous. Vous serez des nôtres ?
- Bien sûr professeur !
- Si c'est pour Harry, demandez nous n'importe quoi !
- Très bien. Minerva ! Je sais que vous devez retourner à Poudlard. Cependant, vu l'état actuel des choses, nous ne pouvons nous permettre de vous transmettre des informations. Rien ne doit transpirer d'ici. C'est crucial. Lucius pourrait en être averti. Il ne faut pas prendre de risque.
- Je comprends Severus. J'essaierais de revenir régulièrement, afin de voir l'évolution de vos recherches.
- Je vous remercie de votre compréhension.
- C'est tout à fait naturel.
- Merci tout de même. Cyzia. J'aurais besoin que vous veillez sur Draco et Harry.
- Je le ferais !
- Dans ce cas, comme tout le monde sait ce qu'il doit faire. Dispersons-nous, et au boulot ! Chaque minute peut s'avérer précieuse ! »
Tout le monde réaffirma son accord avec fermeté.
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Le manoir devint très rapidement une vraie fourmilière en pleine effervescence. Chacun à sa tâche, faisait le maximum. Les elfes de maisons ne cessaient de servir rafraichissements et nourriture afin de sustenter tout le monde. Dans la bibliothèque, Hermione commença par faire un tri efficace des ouvrages que lu apportait Ron, sur sa demande. Elle cherchait les chapitres importants, les marquait magiquement, et noircissait des mètres de parchemins, avec les notes qu'elle pouvait recueillir. Ron fut ensuite chargé d'apporter au laboratoire les ouvrages indispensables, ainsi que les notes prises par la Gryffondor. Il remettait le tout à Severus, qui les examinait avec les chercheurs vampires. Ils ne furent pas long à faire les premières expérimentations.
Sahriz les assistait grandement. Il lui fut remis une liste d'ingrédients à remettre à Juliette. Elle la trouva dans le hall d'entrée, prête à partir, équipée de sacoches de récupération, et de divers outils d'extraction. Elle prit le parchemin, et sortit, invoqua divers créatures, qu'elle laissa s'envoler, marcher, ramper, et sauter, en direction des premiers mots de la liste. Dès que les premier signaux de trouvailles affluèrent en elle, elle se précipita pour la récupération.
De retour dans la chambre, Harry veillait sur Draco. Le blond semblait s'agiter, mais à chaque fois que le brun effectuait le sort après par Severus, et remontait un peu les barrières mentales du Veela, le calme revenait. Seulement, pour éviter de fatiguer l'esprit de Draco, le sort ne devait être effectué à moins de deux heures d'intervalle. Or les attaques dont il était victime, avait une fréquence plus rapide. Le Gryffondor assistait alors, impuissant, à presque une heure de torture avant de pouvoir enfin le libérer un peu.
Cyz et Sirius, assistaient impuissants à la détresse de Harry. La Médicomage eut alors l'idée, le lier les auras des deux jeunes hommes, dans une bulle protectrice, pour que celle du brun, réconforte un peu celle du blond. Elle soumit le projet à Sirius, qui alla en demander l'avis à Severus. N'y voyant aucun inconvénient, celui-ci donna son aval. La bulle fut donc mise en place, et Draco devint rapidement un peu plus serein.
Sirius fut rapidement appelé vers le laboratoire pour effectuer les premiers tests des produits obtenus. Les premiers échecs furent décevant. Puis rapidement, ils devinrent épuisants, et pour finir frustrants.
Il devint vite évident, que sans une partie du corps de Narcissa, les expériences n'aboutiraient pas.
« - Laisses-moi y aller dans ce cas ! Je fais un aller-retour et je ramène ça !
- Ne sois pas stupide Black ! Tu sors à peine du voile, tu n'as pas encore dormis depuis, et tu vas me faire croire que tu tiendras deux secondes face à Lucius ! Laisses moi rire !
- J'irais moi ! »
La voix qui venait de l'entrée du laboratoire les fit sursauter tout deux.
- Harry ! Mais Draco...
- ...Va bien. J'ai eu besoin de me dégourdir les jambes selon Cyz. C'est en descendant que je vous ai entendu.
- Potter, pour en revenir au sujet de cette dispute, je ne peux pas vous laisser non plus y aller.
- Je ne vous en demandais pas vraiment la permission à vrai dire Severus. J'irais. Libre à vous de m'accompagner si vous le jugez nécessaire.
- Draco s'opposerait à cela.
- Ce que Draco ignore ne peut pas lui faire de mal...
- Monsieur Potter... » Severus plissa les paupières, et eut un rictus carnassier. « Seriez vous donc plus Serpentard que Gryffondor ?
- Comme je vous l'ai dit une fois, Severus, ce n'est pas à Gryffondor que le choixpeau voulait me placer lors de ma répartition. Il a réaffirmé cette décision l'année suivante. Tout ceci n'est pas pour rien.
- Oui, mais tu est allé à Gryffondor ! Tu es courageux comme nous ! Et qui plus est, tu est un Maraudeur, comme nous ! »
Dès que le mot fut prononcé, Harry regarda son parrain, avec justement, le sourire maraudeur, qui lui rappela tant James. Severus reconnut aussi ce rictus, cet air canaille, et il réalisa ce que cela voulait dire. Il leva un sourcil intéressé, suspendu aux explications qui allaient venir.
« - Tu viens juste de dire le bon mot Sirius ! Maraudeurs, car c'est là qu'est la clé. Il existe une seconde version de ta carte. Faite avec les consignes que tu m'a données... » Sirius écarquilla les yeux, et se redressa fièrement, devant son filleul.
« - Tu as fait une deuxième carte de Poudlard ?
- Du manoir Malfoy, plus exactement...
- Nom d'un chien ! Mais alors...
- En effet, je récapitule. Une carte de Maraudeur, une cape d'invisibilité de Maraudeur, un Fourchelang hautement Serpentard, et un serpent au venin pratique, comme familier très Serpentard...
- Je vois... En effet, vous êtes le mieux placé dans ce cas. Mais vous avez l'obligation de préparer un plan pour cette « sortie », un plan fiable j'entends ! Et bien évidement celle de revenir vivant. Je vous jure que si je dois annoncer votre mort à mon filleul à son réveil, l'enfer vous paraitra bien doux, à coté de ce qu'il deviendra lorsque je viendrais vous y rejoindre !
- J'ai toujours su que vous ne pouviez pas vous passer de moi. Je plaisantes Severus, ne vous fâchez pas. Je mettrais un plan en place que je ferais vérifier par Sahriz, et Juliette à son retour. Donnez moi une heure. Je rassemblerais ensuite ce dont j'ai besoin, et je pourrais partir.
- Mais Harry, laisses moi au moins y aller avec toi... »
Voyant la triste mine de son parrain, Harry ne put s'empêcher d'aller le réconforter.
« - Sirius. Je t'ai déjà perdu une fois, je refuse de vivre cette expérience une seconde fois. Je serais bien préparé, ne t'inquiètes pas, tu me connais, je suis le Survivant, je survis toujours. »
Il adressa un sourire à son parrain qui rit bien amèrement à la blague.
- Harry. Tu es le dernier des Maraudeurs. Le seul. Tu étais le fils de James et Lily, mais tu étais aussi un peu celui de Rémus et le mien par la même occasion. Voldemort m'a volé James et Lily, Azkaban, m'a volé ma jeunesse. Et ainsi, j'ai été privé de toi durant tant d'années. Bellatrix m'a volé encore deux années de vie à tes cotés. Maintenant, je suis là, mais j'ai un peu l'impression d'avoir loupé le coche... Tu es grand à présent, on dirait que tu n'as plus besoin de moi... »
Harry fut touché par les paroles de Sirius. Même Severus avait détourné la tête, cachant ses yeux humides. Ils avait beau prétendre avoir un cœur de pierre, il n'en restait pas moins parrain lui-même. Il savait ce que cela faisait d'avoir un filleul. Il pouvait imaginer, la souffrance de Sirius, qui comme lui, n'avait pas eu la chance d'avoir des enfants, pour leur transmettre une peu de vécu...
« - C'est pas vrai Sirius ! J'aurais toujours besoin de mon parrain, besoin de toi ! Tu es avec Rémus, tout ce qu'il me reste de mes parents. Le passé, on s'en fiche ! Ce qui compte, c'est le présent, et le futur. J'aurais toujours besoin de vous. Toujours ! De plus, tu n'es pas responsable de tout ce qui s'est passé ! Bon sang Sirius ! Tu as plus souffert que moi dans la balance ! Je sais que tu voyais James comme ton frère, et que tu avais beaucoup d'affection pour Lily !
- Je sais, mais...
- Il n'y a pas de mais ! En plus, j'ai besoin de te confier quelqu'un qui m'est précieux, j'ai besoin de toi pour veiller sur Draco. Il t'a rendu à moi, et parce qu'il se trouvait affaibli physiquement, son père en a profité. Maintenant il est vulnérable. Je t'en prie, prends soin de lui en attendant mon retour. Je t'en supplie Patmol. »
Sirius se su perdu, quand son filleul usa du surnom que lui avait donné James. Il sourit, nostalgique, et opina du chef pour montrer sa défaite. Harry se précipita dans son étreinte, et prit plaisir à y rester quelques instants. En fait, jusqu'à ce qu'un toussotement agacé ne leur parvienne...
« - Quand cette scène de mièvrerie tout bonnement Gryffondoresque aura cessé, j'espère qu'on pourra à nouveau parler de ce plan.
- Oh c'est bon le bâtard graisseux ! C'est pas parce que vous êtes frigides, vous les serpents, que... »
Sirius réalisa son erreur, lorsqu'il sentit Harry lui tirer la manche. Il vit alors le regard furieusement noir que lui réservait Severus. Il soupira, et claqua sa main sur son front.
« - Désolé Severus, ça m'a échappé. Tu sais les habitudes... En tout cas, j'essaierais de faire plus attention la prochaine fois.
- Avant de passer l'éponge, je tiens à te dire une chose, le chien galeux ! Ne t'avise plus de me traiter de frigide, ou sinon je me verrais obligé de te prouver le contraire. Seulement, ne viens pas te plaindre si, durant une semaine, tu ne pourras ni marcher ni t'asseoir. »
Sirius et Harry rougirent violemment sous la menace du Serpentard. Puis, satisfait de son effet, Severus retourna à ses fioles et chaudrons. Il ne remarqua pas le sourire, quelque peu Maraudeurs, qu'arborait désormais l'animagus.
« - Potter, j'attends les précisions pour votre plan pour l'heure du diner. Nous nous limiterons aux recherches théoriques pour le moment. La mission devra être effectuée cette nuit. Je n'ai rien à ajouter, vous pouvez y aller.
- Merci Severus. Je vous vois toute à l'heure.
« õ ~ 0 ~ õ »
Dans les cachots du manoir Malfoy, Lucius était furieux. Mais il savourait sa vengeance. Son traite de fils l'avait floué, qu'à cela ne tienne, il en subirait les conséquences ! C'est ainsi qu'il déchaînait sa haine sur le corps de celle qui fut une épouse incapable. Enfin, elle avait rempli son rôle en enfantant un héritier mâle pour perpétuer le nom des Malfoy. Encore s'en serait elle tenue là, tout irait bien. Mais non, il a fallu que la bougresse distille le poison de la faiblesse chez son fils. Et voilà le résultat !
Il hurlait sa fureur, lançant maléfices vicieux, après sorts de tortures sur un cadavre, dont l'âme avait été rappelée pour l'occasion. Quelle bonne idée avait il eue de fournir à son fils une place aux premières loges. Ainsi, il pourrait assister au spectacle !
Tout à ses préoccupations, Lucius ne fit attention aux deux ombres invisibles qui entrèrent dans la pièce. L'une rampante, l'autre, à deux pattes, frôlant le mur. Une brève sensation de piqure, suivit d'une brûlure à son mollet, mais qu'importe, rien de gênant.
Ce n'est que lorsqu'il fut pris d'étourdissements, de bouffées de chaleurs, qu'il se dit qu'il devait être fatigué. Il passa le revers de sa main gantée sur son front, et, voyant qu'il transpirait, décida de prendre une pause ainsi qu'une bonne douche. Il laissa le cadavre haletant, la voix brisée, mais bon, il fallait dire que depuis qu'il lui avait sectionné les cordes vocales, il trouvait dommage de ne pas entendre son comptant de cris de souffrance.
Lucius sortit de la pièce, et prit les escaliers pour monter aux étages. Il gagna sa chambre, et semant ses vêtements derrière lui, il se glissa sous une douche chaude magiquement allumée.
« õ ~ 0 ~ õ »
Harry découvrit le haut de sa tête, la cape argentée glissa un peu. Il se rapprocha du corps tremblant, et plongea ses émeraudes dans les yeux affolés de la victime. Elle n'avait plus rien d'humain, ses chairs se décomposaient, et Lucius avait tant pratiqué de sorts de découpe que certains membres gisaient en bas de la table où était disposé le corps. Les yeux bleus semblaient l'avoir reconnu, et le priaient de mettre fin à ce cauchemar. Il passa une main réconfortante sur ce qui restait d'un front autrefois lisse et blanc, et murmura pour la créature.
« - Je suis désolé Narcissa. Je vais vous sortir d'ici. Vous ne souffrirez plus inutilement. Vous allez enfin vous reposer. Je vais vous tuer pour abréger tout ceci. Rassurez vous, tout va bien pour Draco, nous faisons le nécessaire, et j'aime votre fils. Lucius ne pourra plus jamais lui faire de mal, je m'en assurerais. »
le regard semblait le remercier. Un sourire doux y flottait. Alors Harry, agita la main, et l'Avada Kedavra fut exécute. Ce fut enfin rapide et sans douleur. Les larmes silencieuses dévalaient les joues caramel. Draco irait mieux à présent, nul besoin de potion, de sorts, tout s'arrêtait là. Il rassembla les lambeaux de corps, toujours en silence, et s'assura de sentir son familier blotti autour de son cou. Il activa son portoloin, quittant la pièce maudite, pour un laboratoire, situé dans un autre manoir.
« õ ~ 0 ~ õ »
Sirius et Severus étaient en pleine conversation avec Sahriz et Juliette sur les propriétés du sang vampire dans les potions, lorsque le bruit de l'arrivée d'un portoloin les fit se retourner brusquement, baguette en main.
Le groupe eut la vision macabre d'un corps en décomposition, au pieds d'un jeune homme, qui, la tête baissée, avait le visage partiellement masqué par des mèches de cheveux. Une odeur putride agressa les narines de la vampire, qui porta la main à son nez, et d'un geste de son autre main, enveloppa la carcasse indéfinissable, dans une bulle pour en limiter les émanations.
Severus, conscient de l'était du garçon, invoqua un cercueil, et y enferma rapidement, mais avec douceur, le corps. Quel dommage, décidément, une femme autrefois si belle...
Sirius n'attendit pas plus, et se rua sur son filleul, pour le prendre dans ses bras. Il sentit le petit serpent argent ramper autour de son bras pour venir se nicher autour de son cou. Sa chemise fut vite imbibée de larmes. Celles de Harry.
« - Laisse toi aller bonhomme... C'est fini... Tu as fait ce qu'il fallait... Crois moi, elle doit t'en être reconnaissante... »
Ce fut comme si Harry n'attendait que ces mots. Le barrage céda, et Harry fut prit de violents sanglots. Plusieurs flacons se brisèrent, sur les étagères. L'air semblait se saturer de magie, et Severus dut dresser un bouclier autour des quatre personnes de la pièce. Sirius et son filleul tombèrent à genoux, entrainés par les jambes tremblantes du plus jeune. L'animagus tentait de le réconforter le mieux qu'il pouvait, resserrant ses bras, mais la magie crépitante autour d'eux devenait dangereuse.
Soudain, quelqu'un arriva en courant dans le laboratoire, et se jeta sur le dos du jeune Gryffondor. Il sentit une deuxième étreinte dans son dos, un visage enfouis dans son cou, des larmes y mouiller sa peau.
« - Merci Harry... Merci pour ce que tu as fait pour elle...
- Dray...
- C'est bon, je suis là, calmes toi... Doucement, fais redescendre ta magie... Voilà comme ça... »
Le blond resserra son étreinte, et Harry se senti à nouveau bien, entouré. Il se concentra pour exaucer son ange, et reprit, difficilement, le contrôle de sa magie. Il fallut presque une heure, mais ce fut un Gryffondor endormi, que Sirius vit, lorsqu'il s'écarta un peu, pour regarder son filleul. Il vit au passage la tendresse dans le visage du Serpentard.
« - Alors c'est donc toi. Oui, tu as le regard gris caractéristique des Blacks. Sirius, dernier représentant d'une famille de fêlés ! Heureux de te rencontrer cher cousin !
- Heu... On peut dire que vous êtes pas banal vous...
- Je préfères que tu me tutoies, surtout si tu fréquentes mon filleul.
- Ah. Oui, en effet, ça paraît logique. Draco, bientôt dernier membre d'une famille bouffée par l'orgueil et la haine.
- Fantastique ! Je l'adore déjà ! Appelles moi Sirius ou Patmol, cousin !
- Et moi... Euh... Draco !
- Bon une fois les présentations finies, peut être pourriez vous monter Harry dans une chambre, histoire qu'il ne repose pas inutilement sur des dalles dures et froides... »
Draco et Sirius s'entre-regardèrent, et se sourirent. L'animagus prit Harry dans ses bras, et le monta dans la chambre que Draco venait juste de quitter. Cyz y était toujours, et attendait de savoir pourquoi son patient s'était brusquement levé pour courir hors de la chambre. Lorsqu'elle vit Harry, dans les bras de Sirius, elle prit peur, mais Draco la rassura rapidement, en lui expliquant que le jeune homme était juste épuisé moralement et qu'il s'était endormi. Elle lui jeta néanmoins quelques sorts de diagnostiques, et, rassurée sur son état, elle le borda, et lui embrassa le front. Draco se souvint alors de paroles de la Médicomage sur ce geste. Mais il se doutait, que cette fois ci, seul l'instinct maternel de la jeune femme, avait motivé ce geste.
« õ ~ 0 ~ õ »
La journée se termina calmement, et ce fut le lendemain, au petit déjeuner, que Harry fit un compte rendu sobre de son intervention au manoir. Il expliqua à chacun que le léger poison injecté par Sly, visait à affaiblir Lucius, symptôme d'une simple fatigue magique, afin de lui permettre d'agir en son absence. Sahriz en profita pour les informer de la capture « accidentelle » de Bellatrix Lestranges, ainsi que de son exécution. Harry et Sirius lui en furent reconnaissants.
Draco expliqua les conditions de son réveil. Il avait pu sortir de l'emprise de Lucius, au moment où Harry avait prononcé le sort de mort sur Narcissa. Cependant, sa fatigue physique momentanée avait freiné et décalé son réveil. C'est la magie de Harry qui avait fini le travail, en appelant le Veela en lui.
Severus et Sahriz en conclurent que désormais, ils pouvaient abandonner les recherches de transfert de lien, étant donné que ce même lien, était à présent brisé. Cependant, il fallut aborder le sujet du corps de Narcissa. Harry, Draco, Sirius et Harry tombèrent vite d'accord sur le fait que d'enterrer le corps une nouvelle fois, pourrait permettre à ces malheureux incidents de se reproduire. Il fut donc décidé d'incinérer le corps. Les cendres seraient dispersées dans la forêt, à l'arrière du domaine de la vampire. Cette même forêt, recelait des sites magiques puissants, catalyseurs de magie primaire et brute, et possédait des autels de rites, oubliés depuis longtemps des sorciers, mais encore présents dans la mémoire des vampires. L'endroit serait scellé par plusieurs techniques. Celles particulières de Juliette, et celles issues de magie noire de Severus et Sirius. Harry tint à y apporter sa contribution. Il avait en effet promis à Narcissa un repos éternel, il veillerait à ce que ce soit le cas. Il avait encore le souvenir de Voldemort saccageant la tombe de ses parents, la veille de la bataille finale. Il ne voulait pas que Draco ressente la même chose. Encore une fois.
« - {Tu semble soucieux jeune maître ?}
- {Sly ? }
- {Que puis-je faire pour t'aider ?}
- {C'est assez difficile à dire... Admettons que je veuilles transformer un objet en autre chose, mais que je veuille qu'il devienne impossible de revenir à la chose première en inversant le processus. Comment pourrais-je faire à ton avis ?}
- {Cela dépend de la taille de l'objet que tu souhaites transformer. J'aurais besoin que tu m'en dises un peu plus.}
- {Il s'agit des cendres de Narcissa. Les disperser ne découragerait pas Lucius je pense. Je veux la mettre définitivement hors d'atteinte de ce malade.}
- {Dans ce cas, utilises l'alchimie. C'est encore le meilleur moyen. Transforme les cendres en terre, puis la terre en plante, en y ajoutant l'eau dans la transformation. Le fait de rajouter quelque chose, rend le procédé irréversible.}
- {Je vois. Mais je n'ai jamais pratiqué l'alchimie, comment pourrais-je ? Ça m'a l'air assez ardu.}
- {Juliette connait l'alchimie, c'est une connaissance dont j'ai hérité à ma création. Je pourrais t'aider, de façon à ce que tu n'aies qu'à insuffler ta magie à l'œuvre, au lieu de l'énergie vitale. Une nouvelle forme d'alchimie si tu veux.}
- {Je te remercie Sly, tu m'aides vraiment. Dans ce cas, je m'en remets à toi.}
- Harry ? »
Harry se tourna vers Draco qui le dévisageait, sachant très bien qu'une discussion importante devait avoir eu lieu entre le jeune homme et son serpent, même si celui ci n'était pas visible, le fait que Harry utilisait le Fourchelang était un indice assez révélateur.
« - Oh, excuses moi Dray, je parlais avec Sly.
- Et on peut savoir de quoi exactement, cela fait au moins une demi-heure que nous tentons de t'appeler pour te demander ce que tu ferais, au sujet de ma mère.
- En fait, c'est de cela que je parlais justement avec lui. Je ne peux pas t'en dire plus pour le moment, mais une fois que j'aurais vérifié les possibilités de son plan, tu en seras le premier averti. J'aurais juste besoin d'une journée au moins, pour faire les vérifications.
- Vous avez conscience que retarder l'échéance, pourrait permettre à Lucius de se rapproprier le corps. Je veux bien vous accorder un jour, mais on ne peut pas se permettre d'attendre plus.
- Je vous remercie professeur. Tout le monde est il d'accord avec cela ? »
Tous acquiescèrent, d'accord avec le jeune brun.
« õ ~ 0 ~ õ »
Minerva arriva dans l'après-midi, alors que tout le monde était installé pour prendre le thé. Harry était manquant, il s'entrainait dans sa chambre avec son serpent.
« - Bonjour à tous. J'espère que tout se passe bien. Comment va le jeune Draco ?
- Rassurez vous Minerva, son état s'est grandement amélioré. Il n'est plus sous l'emprise du sortilège depuis hier soir. C'est Harry qui est la source de cette bonne nouvelle.
- Ah, vous me rassurez, Cyz. Tant mieux alors. Je vous avoue que vous nous avez fait craindre le pire Draco.
- Je suis navré.
- Oh, ne vous excusez pas ! Nous n'êtes en rien coupable. »
Severus prit le temps de lui faire un compte rendu des récents évènements. Sa mine s'assombrit perceptiblement.
« - Severus, je dois vous faire part de quelque chose. En fait, je dois vous en faire part à tous, et avoir vos avis avant d'en parler à Harry. Il est clair, que lui cacher des choses pourrait nuire à la confiance qu'il nous accorde, mais certains évènements troublants requièrent votre attention.
- Nous vous écoutons.
- Depuis trois jours environ, le ministère, et plus particulièrement le service des Aurors, dirigé par ce cher Kingsley, reçoivent des avis de disparition. Les personnes disparues sont des sorciers, dits en relation avec la magie noire, et qui avaient déjà fait l'objet d'arrestations, pour trafic de potions, utilisation de sorts noirs, impardonnables ou suspicion de collaboration avec Voldemort. Ils ont tous été relâchés, faute de preuves suffisantes à leur emprisonnement. Mais depuis que la situation a alerté Kingsley, on compte pas moins de quarante-cinq personnes manquantes. Il m'a fourni une liste afin de vous la soumettre. Peut être y reconnaitrez vous d'anciens Mangemorts, pas nécessairement actifs, mais Mangemorts tout de même. »
Severus prit la liste et commençait à l'examiner, lorsque Draco, qui s'était penché par dessus son épaule écarquilla les yeux.
« - Par Salazar !
- Pardon Draco ?
- Severus ! Ce n'est pas normal ! Madame la Directrice, de quand date la disparition de ces personnes ?
- Kingsley m'a précisé que les disparitions datent de trois jours, voire une semaine pour certains, mais pas plus. Les témoignages semblent corroborer ce fait et sont catégoriques.
- Dans ce cas, il y a forcément une erreur quelque part ! Ce n'est humainement pas possible autrement !
- Draco, peux tu développer ?
- Severus, je suis sûr que comme moi, tu as reconnu ces noms. Il s'agit des membres de la milice de Lucius. Des larbins qui étaient chargés de traquer et dénicher des cobayes pour ses expériences, sur des moldus ou des sorciers. Lors de la chasse aux Horcruxes, nous avons du partir à la recherche de Mondingus Fletcher, qui avait volé le médaillon de Serpentard. Ron faisait équipe avec moi. Notre piste nous avait mené à une auberge sorcière des bas fonds de Londres. C'est par hasard que nous avons croisé leur route, et dans une bagarre générale, nos capes ont glissé. Ils m'avaient reconnus. On n'a pas eu d'autre choix que de les maitriser. Ron voulait qu'on les mette sous Oubliettes, mais Lucius savait comment détecter ce sort, et le renverser. Ces souvenirs auraient signé mon arrêt de mort, étant donné que j'étais un espion à l'époque. On aurait découvert ma traitrise.
- Effectivement, je confirme. Il les a tous tués devant moi. On peut mettre nos souvenirs dans une Pensine, ainsi vous verrez de vous-même. »
Severus et Minerva saluèrent la bonne initiative du rouquin rougissant. Hermione le regardait fièrement. Sahriz mit à leur disposition une Pensine, et Rémus supervisa l'extraction de souvenirs avec Severus. Les deux jeunes hommes mirent plus de vingt minutes à remplir la vasque. Cyz leur fourni de la potion anti-migraine, qui soulagea efficacement leurs élancements crâniens.
Chacun plongea à tour de rôle, par groupes de deux ou trois, dans la Pensine pour prendre connaissance des souvenirs, et donner leur avis. Tous furent catégoriques sur le fait qu'aucun des sorciers de la milice ait pu avoir survécu, privilège déjà octroyé à un certain Gryffondor.
« - Finalement, cela ne m'arrange guère. Je viens avec une interrogation et je repars avec une réelle énigme. Je vais demander à Kingsley de me rendre visite à Poudlard. Nous en parlerons. Pouvez vous mettre Harry au courant des évènements ?
- Nous le feront avec Sirius et Severus. Je pense que Draco sera avec nous.
- D'accord Rémus. Je vous remercie. Je n'avais déjà pas prévu de rester aussi longtemps, Filius doit s'inquiéter de mon retard.
- Faites nous connaître l'avis de Kingsley, Minerva.
- Je n'y manquerais pas Severus. »
La sorcière écossaise les laissa sur ces paroles, et prit la direction de la porte, pour gagner le jardin, et le passage ouvert pour l'occasion par Juliette et son serpent.
« õ ~ 0 ~ õ »
Harry fut mis au courant des disparitions de sorciers noirs, et des faits troublants les concernant. N'ayant pas d'idée non plus sur ce qui s'est passé, il décida d'attendre d'avoir plus d'information. Avec Draco, ils avaient projeté de faire une ballade, dans les jardins, dans la roseraie plus précisément, et le blond fut attiré sous le saule pleureur, où Harry avait eu la surprise de voir Sirius le réveiller. Harry s'assit contre le tronc, jambes écartées, et attira Draco entre elles, le dos contre son torse. Il enlaça le blond, le gardant dans une tendre étreinte. Ils parlèrent beaucoup de leur ancienne haine, de la réaction du blond face à la révélation de son compagnon.
Harry repensa à leur catastrophique union. Il avait eu tellement peur. À cette pensé, il prit le poignet de Draco, et le retourna de façon à voir l'Ouroboros qui ornait la peau translucide. Il sourit et approcha la marque de ses lèvres, afin d'y déposer un baiser. Touché, Draco se laissa aller, et s'affaissa contre le torse chaud de son compagnon. Ils passèrent une bonne partie de la fin d'après midi ainsi. La nuit n'allait pas tarder à tomber lorsqu'ils décidèrent de se relever et de regagner le manoir, main dans la main, pour le dîner.
Le repas de passa dans une bonne ambiance. Sirius racontait avec plaisir, certains épisodes de sa vie de Maraudeur, avec Rémus, mais en occultant les passages liés à Severus. Il tenait à faire un effort dans cette trêve, et prouver à Severus qu'il souhaitait que la situation perdure. Ron était mort de rire, Hermione cachait son sourire derrière sa main, envoyant des regards désapprobateurs de temps en temps. Juliette était fascinée par l'esprit farceur du groupe. Il faut dire que la difficulté, était de lier magie et farce, mais en étant inventif, et suffisamment marquant pour laisser sa place dans l'histoire. Harry souriait avec Draco, leurs mains liées sous la table.
Severus émettait régulièrement des reniflement de dédain, mais devait reconnaître que certaines farces faisaient preuve d'ingéniosité.
Sahriz souriait, repensant aux souvenirs d'une Lily, lui racontant les mêmes histoires, mais avec un ton beaucoup plus moralisateur. Elle désapprouvait certaines de leurs blagues, mais elle était quand même, ironiquement, tombée amoureuse de l'un des leaders du groupe. La vampire se mit aussi à profiter pleinement de ce moment de calme et de joie. Il ne faut pas oublier la situation dehors, et ses espions lui avaient rapporté ce soir une information qu'elle devait vérifier avant d'en faire part aux autres.
« õ ~ 0 ~ õ »
Severus parcourait les couloirs du manoir, jusqu'à arriver dans le bureau de travail de la vampire. Un elfe de maison lui avait délivré un message plus tôt, l'invitant à s'y rendre aux alentours de vingt-deux heures, afin d'y avoir un entretien privé avec Sahriz et Juliette. Arrivé devant la porte, il frappa deux coups.
« - Entrez ! »
Severus s'exécuta, et s'avança vers le fauteuil qui lui était montré. Il s'assit, et accepta le verre de vieux cognac que la vampire lui proposa. Sahriz se rassit derrière son imposant bureau, face à lui. Juliette, était debout, derrière Sahriz, et postée près de la fenêtre, au delà de laquelle elle regardait, mais à la raideur de ses épaules, Severus la devina tendue.
« - Vous m'avez fait demander...
- En effet. J'ai mis cette pièce sous sort de silence, et je voudrais que vous me donniez votre paroles de ne de pas éventer, ce qui va être dit à présent...
- Vous connaissez l'avis de Harry sur les secrets...
- Détrompez vous Severus, ce n'en sera pas un très longtemps. J'ai besoin de votre avis, et de faire des vérification d'abord. Mais je compte bien évidemment révéler la teneur de cet entretien à tout le monde en temps voulu.
- D'accord, dans ce cas, je vous écoute.
- Juliette ? »
La jeune blonde se retourna, et s'approcha de la vampire. Elle s'assit sur un coin du bureau, près de Severus.
« - Merci Sahriz. Severus, lorsque Draco nous a dit tout à l'heure, avoir avec Ron, tué les sbires de Lucius, il nous a montré des souvenirs de l'évènement. Or, l'un des visages de ces personnes m'a paru familier. J'ai mis un moment avant de me rappeler les circonstances où je l'aurais croisé. Et ça m'est revenu....
- Mais comment ?
- Au bal, au manoir Malfoy. Je me suis rappelé une scène de la soirée. L'un des hommes présents avait tendance à un peu trop me reluquer. Alors son visage m'a marqué. Et lorsque je l'ai vu dans la pensine, j'ai remarqué un détail troublant. Dans la pensine il boitait, à la soirée, il valsait sans difficulté. C'est là que je me suis dit qu'il y avait quelque chose à creuser.
- En effet...
- J'ai laissé des insectes au manoir Malfoy. En fait, je m'étais dit qu'il serait bon de les avoir sous la main au cas où. Ils ont pondu, et leur mémoire s'est ainsi transmise, si vous voulez. Après le dîner, je suis aller méditer pour recueillir des informations. J'ai appris ainsi que des cadavres étaient entreposés dans une des dépendances du manoir, dont une partie était transformée en laboratoire. Des sorciers étaient en train de fabriquer deux potions. La première, violette, et extrêmement boueuse. Elle émet apparemment une odeur forte, car les potionistes sont masqués. Et pour finaliser la potion, ils la mettent dans des fioles, et y rajoutent des ingrédients répugnants. De la chair, du sang, des tissus organiques, prélevés sur les cadavres entreposés. Les fioles sont ensuite étiquetées, à ce que j'ai pu comprendre, par ordre de corps sur lequel le prélèvement a été fait. J'ai pensé au polynectar mais...
- L'enfoiré...
- Pardon ?
- C'est une de mes potions. Une que j'avais créée pour Voldemort, avant la mort des parents de Harry. C'est en fait bien un polynectar, mais en version améliorée. La durée de son effet n'est pas de quelques heures, mais jours. Un mois en fait.
- Je comprends mieux alors. Donc la personne vue au manoir, et un sorcier polynectarisé. Et donc les sorciers soi-disant disparus, sont en fait sous potion, et sont tout simplement retournés près de leur chef, Lucius en l'occurrence.
- Cela se tient. Mais vous parliez de deux potions, quelle est la deuxième ?
- Oh, je vais vous donner quatre de ses ingrédients, et vous me direz vous même. Valériane, Belladone, Datura, Pied d'Alouette.
- Par Salazar !
- Vous voyez Severus, pourquoi je vous ai fait appelé ? Lorsque Juliette m'a dit cela, j'ai tout de suite pensé que vous deviez le savoir au plus vite. Vous ajoutez quelques autres ingrédients, le sang d'une certaine personne de notre connaissance, la dépouille d'un certain mage noire, un rituel exécuté par notre cher Lucius et vous avez...
- Voldemort...
- Vous avez tout compris. Il ne bénéficiera que d'une enveloppe charnelle, mais en tuant Harry et en libérant l'Horcruxe, il finira par ramener son âme, et cette fois ci, pour de vrai.
- Alors il n'a pas laissé tomber. J'ai cru que le fait de le priver de la pierre de lune l'empêcherait...
- Il semblerait que nous ayons sous-estimé l'oiseau... Lucius semble des plus coriace, et apparemment, il avait un autre atout dans sa manche.
- Je vois. Le temps presse alors. Il faut exécuter le rituel pour détruire l'Horcruxe. Nous ne devons pas perdre de temps. Et je pense qu'il faut mettre Harry au courant le plus vite possible. Cela nous permettra de mieux appréhender la situation.
- Très bien. J'envoie mes elfes chercher tout le monde. Rendez-vous dans le salon du premier étage.
- D'accord. Je vais chercher quelques notes auparavant, ainsi que deux-trois livres. Je vous y rejoins dès que possible.
« õ ~ 0 ~ õ »
Harry s'était encore isolé un moment, dans une des pièces libres du sous-sol, afin de parfaire ses connaissances en alchimie avec Sly. Pour aller plus vite, il avait intégré les connaissances par Légilimencie sur le serpent. Restait la pratique des techniques et rituels. Il s'y exerçait depuis presque une heure. Il ne pensait pas que cela lui demanderait autant d'énergie de répéter la manipulation visant à rendre le corps de Narcissa non-restituable. Mais Sly lui avait assuré, qu'à force de répéter, il pourrait mieux doser sa magie, et ainsi, cela lui demanderait moins d'effort. Juliette était passée par là aussi. Souvent, les jours d'entrainements l'avaient laissée évanouie, vidée de magie. Harry s'en sortait pas vraiment mieux, malgré son potentiel magique énormément plus élevé que celui de la mage de combat. Souvent, pour palier à ces moments de faiblesse, le serpent avait du le mordre, et lui injecter ainsi de quoi se remettre rapidement.
« - {Je pense que cela suffira jeune Harry, vous maîtrisez à présent la manipulation. Reposez vous un peu, regagnez un peu de forces, ainsi, vous pourrez l'exécuter ce soir.}
- {Merci Sly. Je te suis reconnaissant pour tout. Tu as raison, je suis un peu à plat. Un peu de chocolat et ça ira mieux. Sly ? Il y a un problème ?}
- {Non, jeune Harry. Sliver me fait savoir que tout le monde est attendu dans le salon du premier étage maintenant. Personne n'a été capable de vous retrouver, malgré leurs recherches. Avez-vous lancé un sort à cet effet ?}
- {Oui. Je ne voulais pas être dérangé. Mais je vais m'y rendre. Je ferais un détour en cuisine pour prendre un peu de chocolat. Allez, grimpe, nous partons !} »
Le serpent ne se fit pas prier, et rampa le long du bras que lui tendait Harry, il finit sa course autour de son cou, sa queue reposant sur le torse du jeune homme, captant ainsi le maximum de chaleur. Harry annula le sort lancé sur la pièce, et sortit. Un bref passage aux cuisines plus tard, il entra dans le salon du premier étage, où déjà tout le monde était rassemblé, y compris Minerva, qui avait été appelée compte tenu de l'importance des renseignements récemment découverts.
À suivre...
« õ ~ 0 ~ õ »
Ouf ! Encore un chapitre pour vous ! J'espère qu'il vous plaira. Comme vous pouvez le voir, l'ambiance devient un peu plus noire. Lucius n'est pas à prendre à la légère. Que va t'il arriver à notre jeune héros ? Et quels sont les grandes lignes du plan de Lucius ? Vous le saurez au prochain chapitre !
J'ai mérité une petite review vous croyez ?
Zoux' ! Fleurdorient.
