Bonjour bonjour !

Dernier chapitre des grandes vacances - oui, je suis en vacances jusqu'à la rentrée, donc pas de nouveau chapitre d'ici là - et on repasse à un chapitre par mois ensuite. Le prochain devrait arriver fin septembre, mais comme je ne connais pas encore mon emploi du temps, je ne peux pas vous donner de date précise, mais je le mettrai sur mon profil dès que je le saurai.

Disclaimer : Rien à moi, sauf les OCs qui traînent.


Lisbeth regarda tout autour d'elle avec émerveillement, avant de se tourner vers son père :

- C'est toi qui a créé ça ? Tout seul ?

Urahara lui fit un sourire fière, et elle laissa échapper un sifflement admiratif qui, bien qu'il ne le montra pas, lui fit extrêmement plaisir. Elle commença à jeter un œil à ses installations, bien qu'il veillait à ce qu'elle ne touche à rien de dangereux, puis elle tomba sur un dossier qu'il reconnut immédiatement. Blêmissant soudain en reconnaissant la couverture orange, il tenta de le prendre avant elle, mais sa fille fut plus rapide que lui. Elle haussa un sourcil, étonnée, et sa surprise ne cessa de croître quand le blond essaya de lui reprendre le dossier. Elle le mit derrière elle alors qu'il se rapprochait dangereusement.

- Kisuke... Y'a quoi exactement dedans pour que tu ne veuilles pas que je le vois ?

- Ça ne te concerne pas ? essaya-t-il vainement.

Il avait oublié que sa fille était un être humain avant tout. Dites-lui que cela ne la concernait en rien et la curiosité la rongera jusqu'à ce qu'elle soit rassasiée...

Il s'avança néanmoins jusqu'à la bloquer contre l'une de ses machines, les deux bras croisés contre sa poitrine, et fit plus sérieusement :

- Lisbeth, donne-moi ce dossier.

La brune n'en avait aucunement envie, titillée par une irrésistible curiosité, et surtout certaine que ce qu'il voulait garder secret était soit la concernant, soit concernant la Soul Society... Donc d'une certaine façon elle était en droit de connaître le contenu du dossier. Mais... Son père lui montrait une facette de lui qu'elle n'avait encore jamais vue, et il lui faisait presque peur, à cet instant précis. Comme quand sa mère se mettait en colère contre elle, ç'avait été rare mais impressionnant. Repenser à sa mère lui fit un petit pincement au cœur, et elle retint les quelques larmes qui voulaient sortir. Elle lui manquait, vraiment.

- Lisbeth ? Tout va bien ?

Urahara avait senti un changement chez sa fille, une lueur qu'il n'arrivait pas à décrypter dans son regard gris, si semblable au sien, et son cœur se serra, il eut peur pendant un bref instant d'avoir à nouveau merdé.

- Non, non, ce n'est rien, fit-elle doucement. C'est juste... C'est juste que tu m'as rappelé maman pendant un court moment. Elle... Elle me manque, avoua-t-elle du bout des lèvres en détournant les yeux, n'osant pas affronter le regard de son père.

Le blond hésita un instant, avant de se rappeler les conseils qu'il avait demandé à – argh, rien que d'y penser lui faisait bizarre – Ryuken et Isshin sur la façon dont il devait se comporter avec sa fille. Ils étaient plus ou moins loufoques, mais il en déduisait qu'il ne pouvait pas rester sans rien faire après qu'elle lui ait dit ça. Il hésita encore avant d'ouvrir les bras et de venir la serrer maladroitement contre lui.

Cependant l'attention fit chaud au cœur de Lisbeth, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive qu'il en avait profité pour lui reprendre le dossier. Elle fit la moue, et tenta de lui reprendre, dévorée par la curiosité. Cependant son père était bien plus grand qu'elle, et même sur la pointe des pieds, elle n'arrivait pas à atteindre le bras levé qui tenait le dossier.

- Pourquoi ne veux-tu pas que je le consulte ? finit-elle par lui demander, soupçonneuse, en arrêtant d'essayer de le reprendre.

Kisuke ne pouvait décemment lui confier que c'était le résumé de ses recherches pour redonner ses pouvoirs au jeune Kurosaki. Quoique, il lui semblait bien mince, tout de même... Non, il ne se serait tout de même pas trompé avec ce dossier ? Sinon, là il était dans les emmerdes... Il serait impossible de se justifier auprès de sa fille, et mentalement il nota de ne plus jamais boire avec Yoruichi et de faire des paris alors qu'il était soûl, car ce dossier n'aurait jamais vu le jour sans ça.

- Parce que ça ne te concerne pas, lâcha-t-il sévèrement, en espérant qu'elle s'en désintéresse.

Sauf qu'une feuille glissa du dossier, et tomba sur le sol. Enfin une feuille... Un croquis plutôt. Lisbeth en le voyant se mit à rougir et mit sa main devant ses yeux.

- D'accord. Je ne veux surtout pas savoir. Je n'ai absolument rien vu.

- C'est de la faute de Yoruichi ! se défendit-il. Je n'aurai jamais travaillé sur un... sujet aussi... aussi pervers si ce n'était pour un pari !

- J'avais dit que je ne voulais pas savoir Kisuke, râla doucement la brune. Et je ne veux même pas imaginer quel pari a pu aboutir à un truc pareil. Fais comme tous les pères, essaye de sauvegarder l'innocence de ta fille.

- Pas si innocente que ça si tu as reconnu ce que c'était, contra-t-il en ramassant la feuille et en la rangeant, avant de poser le dossier à un endroit libre. C'est Uryu qui t'a pervertie ainsi ? lança-t-il sur le ton de la plaisanterie, se doutant que ce n'était pas le genre du Quincy, mais il ne pensait pas que l'évocation du garçon rendrait sa fille rouge comme une tomate.

- Pas... Pas du tout, bégaya-t-elle, qu'est... qu'est-ce qui te fais... fais penser ça ?

- Oh, tu aurais quelque chose à avouer à ton vieux père ? l'interrogea-t-il, soudainement intéressé et un peu anxieux par ce qu'il pourrait apprendre.

- Oh vieux, tu l'es ! rétorqua-t-elle. Ça ne te donne pas pour autant le droit de tout savoir !

- Donc il n'y a rien que je saurai pour ta relation avec Uryu ? tenta-t-il, ne s'attendant pas à ce qu'elle rougisse encore plus, et ne se renfrogne après lui avoir donné un léger coup de poing dans l'épaule tout en le traitant d'idiot.

Il y avait anguille sous roche, mais Lisbeth ne semblait pas prête à lui en parler, alors il n'insista pas, même s'il nota mentalement de garder un œil sur le Quincy... S'il faisait du mal à sa fille, il lui ferait payer, quoi qu'en dise Ichida père.

- D'accord, d'accord, je me tais, fit-il en levant les mains, je ne t'embête plus.

- Pour le moment hélas, seulement pour le moment, je commence à bien te connaître, ne me fais pas croire que tu lâchera aussi facilement l'affaire... soupira Lisbeth, soulevant sa mèche.

Urahara eut un léger sourire, effectivement, elle commençait à le cerner... mais un tout petit peu. Il lui ébouriffa affectueusement les cheveux de façon spontanée, et elle leva simplement les yeux au ciel avant de se recoiffer en passant sa main sur ses cheveux bruns.

- Sinon, tu travailles sur quoi de sérieux ? lui demanda-t-elle, essayant de s'intéresser à l'une des passions de son père. À part... Le truc pour moi.

Le blond hésita un instant, avant de se dire qu'elle n'était pas du genre à crier sur tous les toits ce qu'elle voyait et entendait, et qu'il pouvait donc bien lui montrer ce qu'Akon lui avait donné.

- Une vieille connaissance m'a donné quelque chose aujourd'hui pour que je l'aide, il était bloqué...

- Tu parles de lui avec affection, nota Lisbeth. Qui est-ce ?

- Un des premiers scientifiques de la douzième division, au début du Bureau de Recherches... Il n'était qu'un gamin quand je l'ai ramassé dans le Rukongai. Son évolution a été stupéfiante...

La lycéenne sentit comme une pointe aiguisée lui transpercer le cœur en entendant son père parler de l'inconnu avec une étincelle d'approbation dans ses yeux gris, avant de comprendre qu'elle ressentait de la jalousie. Il était normal que Kisuke soit heureux de la réussite de quelqu'un qu'il devait considérer comme son élève, elle ne devrait pas être jalouse pour si peu... Et d'abord, pourquoi serait-elle jalouse ? Ce n'était pas comme si recevoir l'approbation de son père lui importait tellement, non ? Elle essayait simplement d'avoir une relation le moins conflictuelle possible, espérant même pouvoir réellement établir un lien père/fille...

En fait si, elle était jalouse, un peu.

- Et il t'a demandé de l'aide pour quoi ?

- Un tissu qui dissimulait et réduisait le reaitsu. Il n'arrive pas à étendre le principe sur une grande surface sans que cela n'en diminue l'efficacité. J'ai accepté parce que je me suis dit que ça pourrait t'être utile pour retourner au lycée...

Lisbeth cligna des yeux, surprise. Il avait pensé à elle en acceptant d'aider son élève ? Elle se sentit un peu embarrassée, et le remercia timidement, une main derrière la nuque, un peu gênée d'avoir été bêtement jalouse quelques secondes plus tôt. Une main passa à nouveau dans ses cheveux.

- Sois pas gênée, c'est normal non ? Enfin je crois... fit Kisuke en se grattant la tête, pas sûr que son geste ait été finalement une bonne idée.

- Si... si, c'est normal, murmura-t-elle rapidement.

Lisbeth jeta un regard à la pendule sur le mur, et sursauta en voyant l'heure.

- Il est tard, je devrais rentrer. Je vais te laisser à tes expériences, d'accord ? Je vais appeler Hiyori pour... commença-t-elle en tirant son portable de sa poche avant que l'adulte ne l'interrompe.

- Attends, je vais te raccompagner, ne la dérange pas pour ça.

- Tu es sûr ? l'interrogea-t-elle.

Elle eut un sourire pour toute réponse, et il lui tourna le dos pour se diriger vers les escaliers. Elle se hâta de le suivre, et il referma l'entrée de son laboratoire derrière eux. Elle alla récupérer sa veste, puis rejoignit son père qui l'avait prévenue qu'il l'attendrait à l'entrée du magasin. Ils prirent la route sous le ciel étoilé, se rendant au QG des Vizards en silence, jusqu'à ce que la brune ne demande :

- Pourquoi dissimules-tu ton labo ?

Le blond baissa son bob sur ses yeux, réfléchissant rapidement à sa réponse, avant de lâcher :

- Déjà, pour éviter qu'Ururu et Jinta ne viennent y fourrer leur nez par inadvertance, ensuite parce que depuis un an environ, j'ai de plus en plus de Shinigamis et assimilés qui s'incrustent chez moi, et c'est un peu comme mon jardin secret, je n'ai pas envie que n'importe qui y rentre. De tous ceux qui sont passés chez, tu es la seule, après Tessai, à qui je l'ai montré.

Il croisa le regard surpris de sa fille, et il lui sourit. Il savait qu'elle ne dirait rien et n'abîmerait rien, au contraire des autres... Rien qu'imaginer le jeune Kurosaki dans son labo lui fila des frissons. Ce serait l'Apocalypse.

Ils étaient à mi-chemin du QG des Vizards quand une perturbation dans le reaitsu ambiant leur fit lever la tête.

- Non, pas maintenant, souffla Urahara, avant de se tourner vers sa fille.

Il mit une main sur son épaule et la fixa avec sérieux.

- Lisbeth, tu vas courir jusqu'au QG sans te retourner, quoi qu'il arrive et quoi que tu ressentes, d'accord ?

- Oui, je veux bien, acquiesça-t-elle, mais pourquoi ?

- Je t'expliquerai, plus tard, mais disons que la Soul Society est mêlée à ce qu'il va se passer maintenant, et je ne veux pas qu'on apprenne pour toi, alors s'il te plaît, va te mettre à l'abri maintenant !

Elle hocha la tête, comprenant que son père s'inquiétait pour sa sécurité, et commença à partir, avant de se retourner. Les mots passèrent ses lèvres sans qu'elle ne puisse les retenir, venant du plus profond de son cœur, et elle nierait après coup les avoir prononcés :

- Fais attention à toi aussi... Père.

Elle s'enfonça dans la nuit rapidement, et Kisuke crut avoir rêvé le dernier mot, tant il avait été chuchoté. Il secoua la tête, puis alla rejoindre Isshin à grand renfort de shunpô.

Cette nuit, Ichigo allait retrouver ses pouvoirs... La question était de savoir s'il se retournerait contre la Soul Society ou non.


Le lendemain matin

Urahara ne s'attendait pas à ce que Uryu vienne lui parler, au lieu de rester avec Ichigo au chevet d'Orihime, de Chad, et de la Fullbringer Riruka. La bataille contre l'ancien Shinigami suppléant ne l'avait pourtant pas épargné.

- Que me veux-tu, petit Quincy ? fit-il en souriant.

- Est-ce qu'elle va bien ?

Il comprit immédiatement de qui le brun voulait parler, et baissa son chapeau sur ses yeux.

– Je ne vois pas pourquoi tu t'adresses à moi, je suis en mauvais termes avec elle.

Ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance en le discret lycéen, mais il devait maintenir son mensonge, surtout envers les camarades de sa filles. Un mot de trop et la Soul Society pouvait rapidement être mise au courant.

- Elle m'a dit, pour les Vizards. Je sais que vous êtes proches d'eux, d'après Kurosaki. Ne me mentez pas, s'il vous plaît Urahara-san.

Il soupira, il ne pouvait pas lui débiter le même boniment qu'à Kurosaki père, cela l'embêtait un peu... Il le cacha néanmoins, avant d'ajouter dans un grand sourire :

- J'en ai aucune idée, Hiyori ne veut pas répondre à mes messages, enfin je suis sûr qu'elle va bien !

Le brun lui adressa un regard sceptique, comme s'il se doutait qu'il ne lui disait pas la vérité, enfin, il avait toujours été plus réfléchi que ses amis, alors cela ne l'étonnait guère. Il s'éloigna sans rien demander de plus et rejoignit ses amis, qui d'après ce qu'il ressentait venaient de se réveiller. Il les rejoignit pour leur signaler que Tessai avait préparé un petit-déjeuner, puis alors que les adolescents sortaient de la pièce pour aller manger, il glissa une petite carte à côté de l'oreiller de la Fullbringer qui était toujours en train de dormir.

Quand il revint un peu plus tard, la jeune fille avait disparu, et la carte aussi. Il esquissa un bref sourire, Devil's Game allait sans doute sous peu la voir arriver...


Moi j'aime beaucoup ce chapitre, et vous ?

Donc à dans un peu plus d'un mois pour la suite, et une petite review ?