Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

Un immense, un méga, un giga MERCI pour vos reviews et pour votre soutien ! Merci pour les mises en alerte ! Merci !

Je suis allée voir Eclipse que j'ai trouvé excellent ! Mon préféré des trois, même si le premier a une place particulière (et oui c'est la rencontre, lol).


Pour les anonymes :

Nat : Edward risque de faire des bêtises, mais ça ne sera pas forcément de sa faute… Cependant cela risque de débloquer certains malentendus. Merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !

Lovelynette : Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! Tout comme toi, je n'ai pas été déçue par Eclipse ! Vraiment génial ! Tu as raison d'avoir un mauvais pressentiment… Bonne semaine et à bientôt ! Bises.

Fanny : Je suis très heureuse que mon histoire te plaise ! Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! Bonne semaine et à bientôt !

Tifolitoi : Hello la miss ! J'espère que la suite te plaira, il risque de faire assez chaud… T'inquiète ta question concernant les poumons ne m'a pas dérangé, et ton idée n'est pas mauvaise. Je souhaite que tout se passe bien dans ta colo ! Comme à chaque fois, c'est une véritable joie de lire tes reviews ! Donc un immense, méga MERCI ! Bonne semaine et à bientôt ! Bises.


Sur ce :

Bonne lecture !


Chapitre 12 : Méli-mélo de corps

Carlisle s'éveilla en sursaut lorsqu'il entendit la sonnerie d'un téléphone portable. Il ouvrit péniblement un œil et se rendit compte qu'il était dans le salon d'Edward, avachit sur le canapé aux côtés d'Alice, une couverture les recouvrant, le film que la jeune femme avait mis à l'écran avait continué de défiler alors qu'ils s'étaient endormis. Le petit lutin avait fini par retrouver son téléphone et avait décroché. Carlisle se redressa dans le canapé au fur et à mesure que le visage de la jeune femme se décomposait. Alice raccrocha rapidement et commença à déambuler dans le salon plongé dans l'obscurité à la recherche de ses chaussures. Il se leva et trébucha sur l'un de ses escarpins qu'il lui tendit.

« -Tout va bien ? S'enquit-il.

-Non ! C'est la catastrophe ! Pour une raison inconnue, l'alarme incendie s'est déclenchée dans le magasin, mes esquisses, mes patrons et même des robes ont été mouillées ! Tout est fichu ! Il faut que j'aille voir ce qui peut être sauvé !

-Voulez-vous que je vous accompagne ? Proposa Carlisle.

-Non, ça va aller, mais vous ça ira ?

-Oui, ne vous inquiétez pas pour moi ! Filez à la boutique !

-Je ne ferais pas de bruit en rentrant, promit Alice. »

La jeune femme déposa un baiser sur sa joue avant de sortir précipitamment de l'appartement. Maintenant qu'il était réveillé, Carlisle décida de remettre un peu d'ordre dans l'appartement. Il ralluma les lumières et entreprit de ramasser les restes de leur repas. Une fois que ce fut fait, il rangea les couvertures qu'ils avaient utilisées avant d'arranger les coussins du canapé. Il finit par éteindre le lecteur de DVD et il se réinstalla dans le canapé pour zapper à la recherche d'un programme intéressant. Il jeta un coup d'œil à sa montre et vit qu'il n'était que 23 heures, il se demanda ce que faisait Edward. Même s'il aurait préféré garder le jeune homme auprès de lui, il espérait qu'il s'amuserait quand même. Ne trouvant rien à regarder, il décida d'éteindre la télé et d'aller se coucher. Il fit un détour par le bureau d'Edward pour prendre un livre dans sa bibliothèque qu'il fut agréablement surpris de trouver aussi bien fournie. Il allait franchir le seuil de sa chambre, un livre à la main, quand la sonnette de la porte d'entrée retentie, il se figea. La sonnette résonna une nouvelle fois dénotant de l'impatience de son visiteur.

Lentement, il revint dans le salon, il hésitait toujours à ouvrir. Son cœur battait la chamade et ses mains devinrent moites. Jusqu'à présent, quand il était seul, Edward et Alice avaient toujours prit le soin de le prévenir de la venue d'éventuels visiteurs. Tout en tentant de se rassurer, il ne cessait de se rappeler que Samuel et les gardiens avaient la consigne de filtrer les allées et venues pour l'appartement d'Edward. Inspirant profondément, il posa sa main sur la poignée qu'il tourna. Un soupir de soulagement lui échappa quand il vit Jasper. Sa quiétude fut de courte durée quand il vit les traits tirés du Docteur Whitlock qui le bouscula pour entrer dans l'appartement.

« -Où est-il ? Demanda Jasper en posant un casque de moto sur le plan de travail.

-Où est qui ? Interrogea Carlisle perplexe.

-Edward ! Edward, tu es là ? Cria Jasper.

-Il n'est pas là, l'informa-t-il calmement, je croyais qu'il était à votre soirée ?

-Non ! Lâcha le psychiatre qui commença à tourner en rond dans l'appartement tout en sortant son téléphone pour pianoter nerveusement sur celui-ci.

-Que se passe-t-il ? Demanda le Chef des Urgences soucieux.

-Je… Alice… Je ne l'avais pas prévenu que la fête était maintenue à la date initiale, expliqua Jasper en passant une main nerveuse dans ses cheveux.

-Je ne vois pas où est le problème ? Avoua Carlisle.

-Le problème ? Le problème, c'est que j'ai bu et que j'ai perdu les pédales ! Grogna Jasper en se maudissant et en se laissant tomber sur le canapé.

-Qu'avez-vous fait ? Questionna-t-il soudain inquiet.

Carlisle observa le psychiatre qui jeta son téléphone sur la table basse dépité de ne pas avoir de réponses. Il lui lança un regard peu aimable, pressé d'entendre ses explications, mais le blond ne lui répondit pas, confirmant par son silence ses soupçons.

-Vous le lui avez dit ? Comprit Carlisle en s'asseyant dans un fauteuil face à lui.

-Comment… Vous êtes au courant ? Bégaya Jasper.

-Quand je suis arrivé au Memorial, j'ai cru, de part vos gestes, que vous étiez le compagnon d'Edward, avoua Carlisle.

-Apparemment, ça ne vous a pas dérangé de coucher avec lui alors que vous nous croyiez ensemble ! Cingla le psy.

-Etrange remarque de la part d'un type sur le point de se marier avec la meilleure amie de l'homme qu'il désire en secret ! Persifla-t-il.

Ils se défièrent pendant quelques secondes du regard avant que Jasper ne détourne la tête. Carlisle soupira, l'heure n'était pas à la dispute, le comportement du blond lui indiquait qu'il s'était passé quelque chose de grave.

-Qu'avez-vous fait ? Demanda sa voix glaciale.

-J'avais bu…

-Cela n'excuse rien ! Répliqua Carlisle nullement sensible à la détresse qui émanait du jeune homme. Qu'avez-vous fait ?

-Je lui ai tout dit ! Lâcha finalement Jasper dans un souffle. Je lui ai dit que je le voulais pour une nuit !

-Comment… Comment avez-vous pu ? S'énerva-t-il en se levant pour saisir le blond par le col de son blouson en cuir.

-Je… Je regrette, pourquoi croyez-vous que je le cherche en plein milieu de la nuit ? Je veux m'excuser ! Lui demander pardon, même si je sais que je n'en ai aucun droit.

-Vous n'avez aucune idée de là où il est ?

-Non, il ne répond pas au téléphone. Je suis passé dans un bar où on a l'habitude de traîner, mais il n'y était pas, ni au Memorial… J'ai déjà essayé, lui dit-il quand il le vit prendre son propre téléphone, il ne répond pas.

Carlisle passa une main dans ses cheveux quand il tomba sur la messagerie, il écouta la voix de son tendre amant sur le répondeur avant de lui laisser un message.

-Edward, c'est Carlisle. Ecoute, je suis inquiet, rappelle-moi juste pour me dire que tout va bien. »

Sur ces mots, il raccrocha et rejoignit sa place dans le fauteuil, gardant précieusement son téléphone à la main au cas où Edward le rappellerait. Les minutes passaient et plus il priait pour que le jeune homme ait son message et donne des signes de vie. Il ignorait pourquoi, mais il avait un mauvais pressentiment…


Edward regardait les corps se déhancher sur la piste de danse. Après un tour en moto, James l'avait entraîné dans une boîte de nuit dans un quartier qu'il ne connaissait pas trop en banlieue de New-York. L'extérieur ne payait pas de mine, mais l'intérieur était très design. Au premier abord, il avait été surpris lorsqu'il avait vu que la clientèle était presque exclusivement masculine. Les hommes dansaient ensemble et certains étaient déjà perdus dans des étreintes qu'il jugeait un peu déplacées dans un lieu public, mais il paraissait le seul à être gêné. Il soupira de soulagement quand James l'entraîna vers une table entourée d'une banquette qui était un peu à l'écart, il s'installa et James se glissa à ses côtés. Le blond passa un bras autour de ses épaules et aussitôt tout les regards qui pesaient sur lui depuis son entrée se détournèrent ce qui l'apaisa.

« -Veux-tu que nous allions autre part ? Murmura James à son oreille. Je ne te sens pas à l'aise.

-Non, ça va. C'est juste que je n'étais jamais venu dans ce genre d'endroit.

-Je ne veux pas que tu sois mal à l'aise, partons.

-Non, protesta Edward, ça va aller.

-Veux-tu parler de ce qui te trouble ou aller danser ?

-J'ai envie de me changer les idées, allons danser, accepta-t-il. »

James se leva et lui tendit sa main qu'il prit, il l'attira à lui et Edward lui sourit. Ils se dirigèrent vers la piste de danse. Le blond posa ses mains sur ses hanches pour l'entraîner dans une danse collée serrée. Edward ferma les yeux et tenta de se détendre, mais il n'y parvint pas. James se faisait plus pressant, il ne pouvait pas le lui reprocher. Alors que le blond posait ses lèvres dans le creux de son cou, il avait tout oublié, il ne pensait plus à Jasper ou à Alice, non, il ne pensait qu'à retrouver Carlisle. Edward sursauta quand il sentit un homme se coller dans son dos, il se raidit lorsqu'il perçut l'érection de l'inconnu contre ses fesses. Le jeune homme se rapprocha de James espérant ainsi que l'intrus s'en irait ce qu'il fit une fois que James lui eut lancé un regard.

Edward n'était pas prude, il était déjà allé dans des boîtes gays, mais aucune d'entre elles ne ressemblait à celle-ci. En général, elles ressemblaient aux autres boîtes de nuit « normales », des gens draguaient, des couples s'y formaient, mais tout restait « gentil » comparé à ce qui se passait ici. Il avait entendu parler de ce genre de club et sur les mœurs un peu dissolus qui y régnaient. James resserra son étreinte sur sa taille quand d'autres hommes vinrent se frotter à lui, des mains baladeuses caressèrent ses fesses.

« -Allons, nous asseoir.

Il hocha la tête et se laissa entraîner par James hors de la piste de danse. Ils retrouvèrent la tranquillité de leur banquette et un serveur vint leur demander ce qu'ils souhaitaient boire.

-Apportez-nous deux coupes de champagne, commanda le blond.

-J'aimerais une boisson sans alcool, intervint Edward.

-Un soda ? Lui proposa James.

Edward acquiesça et le serveur partit chercher leur commande. James se rapprocha et passa à nouveau un bras autour de ses épaules.

-Je suis désolé, s'excusa James, un ami m'a parlé de cette boîte et c'est la première fois que je viens, je ne pensais pas que c'était… si … hot ? »

Le jeune homme lui fit un petit sourire tout en dissimulant son étonnement, il lui avait semblé que James était un habitué des lieux. Peut-être se trompait-il ? Le serveur revint avec leurs boissons alors qu'il se demandait comment partir sans blesser James, qui était quand même venu le réconforter, il prit son verre. Il décida de faire bonne figure et de lui accorder une heure avant de courir retrouver Carlisle. Le jeune homme prit une gorgée de sa boisson sous l'œil attentif de James.


Carlisle allait tenter de joindre pour la énième fois son subordonné quand il sursauta en entendant le téléphone fixe de l'appartement sonner. Les deux blonds se redressèrent dans leurs fauteuils, ils s'observèrent quelques secondes en se disant que ça ne pouvait pas être Edward, pourquoi appellerait-il sur son fixe ? Carlisle se leva et décrocha le téléphone sans fil.

« -Allo ?

Personne ne lui répondit si ce n'est une musique assourdissante et plusieurs voix qui étaient incompréhensibles.

-Allo ? Répéta-t-il en se demandant si c'était une erreur, il allait raccrocher quand il se figea.

-Carlisle ?

-Edward ? Edward où es-tu ? Se dépêcha-t-il de demander en entendant la voix étrange du jeune homme. Edward, tu vas bien ?

-Je… Je sais pas… C'est bizarre…

-Qu'est-ce qui est bizarre ? Où es-tu ?

-…

-Edward, je t'en prie parle-moi, on va venir te chercher !

-En boîte…

-Quelle boîte ? Edward, donne-moi un nom !

-Je… Je sais plus… Je me sens… J'ai chaud, Carlisle… viens…

-Je vais venir ! Je te promets que j'arrive, mais dis-moi où tu es ! Implora Carlisle, Jasper s'était mis face à lui et griffonnait des noms sur un bout de papier. Le Blue Lagon ?... La Bodega ? … Le Cristal ?... L'Ambroisie ?... L'Immortal ?...

Carlisle sentit sa peur s'accroître au fur et à mesure qu'il n'avait pas de réponse, Jasper souffla, visiblement, il avait énuméré toutes les boîtes qu'ils fréquentaient.

-Edward ! Edward décris-moi ce qui est autour de toi ? Que vois-tu ?

-Des hommes… Plein d'hommes et oh ! Qu'est-ce qu'ils font ces deux ?... Ils sont souples ! Ca me donne envie de toi…

-Qu'est-ce que tu racontes ? Edward, je comprends rien !

-Pose ce téléphone et viens t'amuser beau gosse !

Carlisle frémit quand il entendit cette voix puis l'étrange rire d'Edward que l'homme dut prendre pour une invitation.

-Edward ? Edward ? Cria-t-il, mais c'était trop tard, il avait raccroché. Merde !

-Qu'est-ce qui se passe ?

-J'en sais rien ! Je crois qu'il a bu ! Il est en train de faire n'importe quoi !

-Qu'a-t-il dit ?

-Rien qui n'avait de sens, qu'il y avait des hommes partout et apparemment certains dans une position qui l'a interpellé !

-Le Volterra ! S'écria Jasper en prenant son casque.

-Le quoi ?

-C'est un club gay pas fréquentable. Il s'y passe des trucs pas nets ! Pas besoin de vous faire un dessin sur ce qui risque d'arriver entre son état d'ébriété et son corps d'Apollon !

-Il faut le retrouver !

-J'espère que vous appréciez les virées en moto, Docteur Cullen, car j'aurais besoin de vous pour le ramener. On prendra un taxi pour le retour, dit Jasper face à sa question muette.

-Allons-y ! »

Ils descendirent rapidement dans la rue où il termina de fermer son manteau puis il enfila son casque et monta à l'arrière de la moto que Jasper venait de démarrer. Alors qu'il hésitait à poser ses mains sur la taille du psy, celui-ci laissa échapper un soupir d'exaspération avant de prendre ses mains pour les poser fermement sur ses hanches tout en lui ordonnant de bien s'accrocher. Carlisle ne se fit pas prier, à peine le blond s'était-il inséré dans la circulation qu'il s'agrippa fermement à lui ! Il ne fit aucun commentaire sur sa conduite rapide et dangereuse, il était lui aussi pressé d'arriver, mais il adressa tout de même une prière muette pour ne pas finir dans son service au Memorial !

Au fur et à mesure qu'ils quittaient le centre agité de New-York, Carlisle fronça les sourcils quand ils atteignirent des quartiers qui lui paraissaient plutôt mal famés. Jasper finit par ralentir et ils se garèrent devant un entrepôt qu'il aurait pu croire désaffecté s'il n'y avait pas eu plusieurs couples étroitement enlacés et un bruit de musique. Il descendit de la moto et tendit son casque à Jasper après que celui-ci ait mis un antivol à son engin, le psy le rangea avec le sien dans une sacoche qu'il ferma. Carlisle fit quelques pas vers la boîte avant de se rendre compte que le blond ne le suivait pas, Jasper hésitait à laisser sa moto là et il le comprenait.

« -Ecoutez, je rentrerais avec Edward en taxi et vous nous suivrez en moto.

Jasper hocha la tête tout en lui murmurant qu'ils verraient bien dans quel état serait Edward et qu'ils prendraient une décision à ce moment-là. Carlisle allait franchir la porte de la boîte quand le videur lui barra le passage.

-Plutôt pas mal, déclara l'homme en le détaillant, mais je pense pas que tu sois le genre de la boîte. Tu risques d'être choqué, petit ange.

Carlisle ne put s'empêcher de s'empourprer face au regard de l'homme et à ses propos. Il allait ouvrir la bouche, mais les mots lui manquèrent.

-Arrête immédiatement de mater mon mec ! Grogna Jasper en passant une main autour de la taille du blond, glissant par la même occasion sa main dans la poche arrière de son jean.

Le videur les dévisagea, son regard s'assombrit quelque peu face au comportement de Jasper et Carlisle fit son possible pour garder un visage neutre quand il comprit que c'était du désir. Jasper se rapprocha de lui, les lèvres du psy se posèrent sur le lobe de son oreille qu'il suça avant de caresser la peau de son cou avec le bout de son nez.

-Bon, tu nous laisses passer ? Maugréa Jasper. Et arrête de le mater !

-Fais gaffe de ne pas te le faire piquer, lui lança le videur en les laissant entrer, quoique il est pas aussi sexy que l'autre… »

Carlisle ne put retenir un grognement en entendant la fin de la phrase de l'homme, ce dernier parut surpris par son comportement et son regard noir, un sourire se dessina sur le visage du videur alors qu'il l'observait avec encore plus de convoitise. Jasper le poussa à l'intérieur. Une fois qu'ils furent dans la boîte elle-même, ils se figèrent. Les deux hommes échangèrent un regard inquiet quand ils virent leurs craintes se confirmer. Jasper prit sa main et Carlisle ne s'en offusqua pas quand il vit les regards qui pesaient sur eux. Soudain leur attention fut attirée par plusieurs corps qui se déhanchaient sur une estrade. Ils s'approchèrent vivement, bousculant des couples sur leur passage. Au milieu de ses hommes qui se déhanchaient se tenait Edward, son jean tombait bas sur ses hanches laissant entrevoir la bordure de son boxer, sa chemise était entrouverte. Carlisle commença à voir rouge quand il vit plusieurs mains d'inconnus se balader sur le corps de celui qu'il aimait.

Jasper fut le premier à réagir. Il lâcha sa main pour lui permettre de grimper sur l'estrade. Des cris de protestations s'élevèrent quand le psy força le passage jusqu'à Edward qui ne sembla même pas se rendre compte de la présence de son ami. Jasper posa ses mains sur les hanches de leur collègue pour le forcer à aller vers le rebord de l'estrade. Carlisle prit le relai et posa ses mains à la place de celles du psy pour aider Edward à descendre. Dès qu'il fut près de lui, il le prit dans ses bras, défiant quiconque de les approcher. Jasper sauta de sur la scène pour les rejoindre et éloigner les hommes éconduits. Voyant qu'ils auraient dû mal à atteindre la sortie, Carlisle chercha un endroit calme où ils pourraient tenter de faire reprendre ses esprits au jeune homme. A sa grande surprise, Edward les conduisit à une table un peu à l'écart où il se laissa tomber avant de boire quelques gorgées. Carlisle fronça les sourcils quand il vit les nombreux verres vides et Jasper arracha celui qu'Edward tenait entre ses mains.

« -Je pense que tu as assez bu, répliqua le psy face au regard furieux d'Edward.

-J'ai pas bu ! Protesta ce dernier en tentant de récupérer son verre.

-C'est ça ! Railla Jasper. Et ça, c'est juste du Coca ?

Sur ces mots, le blond porta le verre à ses lèvres avant de froncer les sourcils.

-C'est du Coca, s'étonna Jasper alors qu'Edward affichait un air victorieux.

Carlisle prit le verre que lui tendait le psy et il goûta la boisson, c'était effectivement un simple soda.

-Ok, pour ce verre, mais je pense que ce n'était pas le cas de ceux-là ! Lui reprocha-t-il en désignant les verres vides.

Sans qu'il ne comprenne pourquoi, Edward laissa échapper un léger rire avant qu'il ne l'attrape par la ceinture de son pantalon pour l'attirer à lui. A peine avait-il touché la banquette que le jeune homme s'installait à califourchon sur ses genoux pour presser son bassin contre le sien. Carlisle serra les dents pour contrôler son corps qui réagissait au contact de celui de son subordonné.

-Hum ! Hum ! Toussota Jasper pour les ramener à la réalité.

-Oh, ne te sens pas seul… Viens, on va s'amuser !

Les deux blonds furent surpris par les paroles d'Edward et encore plus quand celui-ci attira Jasper à eux. Carlisle fusilla le psy du regard quand il vit la lueur de désir s'allumer dans son regard.

-Si vous alliez chercher un peu d'eau ! Lui ordonna Carlisle d'un ton sans appel.

Jasper hocha doucement la tête avant de partir vers le bar, ôtant à regret la main qu'Edward avait posé sur sa hanche. Carlisle tenta d'attirer l'attention de son subordonné, mais ce dernier ne quittait pas Jasper du regard, passant même sa langue sur ses lèvres.

-Edward !

Le jeune homme se tourna vers lui, il posa ses mains sur ses épaules avant d'amorcer un léger mouvement du bassin.

-Edward ! Ca suffit ! Le gronda-t-il en bloquant ses mouvements en agrippant fermement ses hanches.

-J'ai envie de toi, murmura Edward en lui offrant une moue boudeuse.

Les lèvres de son amant se posèrent sur son cou, sa langue douce et humide traça des arabesques sur sa peau, éveillant peu à peu son désir.

-Voilà l'eau, cingla Jasper en posant brutalement des verres sur la table, vous la buvez ou je vous la balance ?

-Sois pas jaloux, je vais m'occuper de toi, assura Edward.

Carlisle raffermit son emprise sur la taille du jeune homme pour l'empêcher de se jeter sur le psy qui haussa un sourcil. Le blond prit place en face d'eux et attrapa un des nombreux verres vides pour le renifler. Carlisle comprit à sa mine étonnée qu'il ne devait pas avoir senti l'odeur de l'alcool. Le psychiatre haussa les épaules et fit glisser un verre d'eau vers lui, Carlisle le prit avec la ferme attention de le faire boire à Edward.

-J'ai pas soif, ronchonna le jeune homme en enfouissant son visage dans son cou comme l'aurait fait un enfant capricieux.

-Juste quelques gorgées, insista-t-il.

-Non ! Répéta Edward.

-S'il-te-plaît, soupira Jasper tout en observant la salle, il faut pas qu'on s'éternise.

Carlisle était d'accord avec lui, plusieurs hommes les observaient et certains n'appréciaient pas qu'ils leur aient confisqué leur jouet.

-On pourra s'amuser si je bois ? Proposa Edward d'une petite voix.

-Si tu veux, accepta Carlisle sans se rendre compte des conséquences que pouvaient avoir ses paroles.

-Alors, cul sec ! S'écria Edward qui avait retrouvé son air enjoué. »

Carlisle échangea un coup d'œil avec Jasper qui attrapa lui aussi un verre, à la demande d'Edward, ils trinquèrent avant de boire toute l'eau qu'ils contenaient. Une fois qu'ils furent vides, ils les reposèrent sur la table avant que Jasper ne lui fasse signe qu'il était temps d'y aller. Difficilement, ils réussirent à déloger Edward qui ne tenait pas à quitter ses genoux. Une fois debout, ils prirent chacun l'une de ses mains avant de se frayer un passage à travers la foule. Carlisle poussa un soupir de soulagement lorsqu'ils furent dehors. Il leur restait maintenant à trouver un taxi et ce ne serait pas évident vu le quartier où ils se trouvaient ! Pourtant, il devenait urgent qu'ils en trouvent un, il sentait plusieurs regards peser sur eux. Mais qu'est-ce qui avait pu passer par la tête d'Edward pour qu'il aille dans ce genre d'endroit ?

Jasper posa une main sur son bras pour lui indiquer une rue sur leur droite. Ils s'y avancèrent tout en soutenant un Edward étrangement calme, peut-être était-ce le contre coup des nombreux verres d'alcool qu'il avait bu ? Le jeune homme appuya sa tête contre l'épaule de Jasper et il vit qu'il avait du mal à garder les yeux ouverts. A peine étaient-ils arrivés sur le rebord du trottoir qu'un taxi s'arrêta et les salua, Jasper avait appelé l'un de ses amis qui travaillait dans le coin. Le psy ouvrit la porte arrière et l'aida à installer Edward sur la banquette. Ils échangèrent un regard inquiet et Carlisle examina rapidement le jeune homme, tout était normal. Il rassura Jasper et ce dernier referma la porte de la voiture qui ne démarra pas, Carlisle ayant demandé au chauffeur d'attendre que la moto soit derrière eux, il ne tenait pas à laisser le psy seul dans ce genre de quartier.


James sortit du club et alluma une cigarette tout en observant l'étrange trio qui s'éloignait. Un léger grognement lui échappa quand il vit sa proie déposer un baiser dans le cou de l'autre, lui rappelant la douloureuse érection qui était comprimée par son jean. Laurent, son videur, s'approcha pour lui tendre une bière.

« -Je trouve étrange que tu laisses partir cette beauté sans qu'il n'ait réglé ton problème en se mettant à genoux ? Lança Laurent.

-Mêle-toi de tes affaires ! Gronda James en le fusillant du regard.

-Tu ne lui as pas donné de la poudre magique ?

-Si, il a même eu une bonne dose, mais ses amis sont venus le chercher avant que nous puissions conclure.

-Je ne vois toujours pas ce qui a pu t'en empêcher, il suffisait que tu me dises de ne pas les laisser entrer.

-Non, ce cher chaton ne doit pas se douter de mon vrai visage. Et puis, ses amis ne le seront plus après cette nuit…

James ne put retenir un sourire avant de jeter sa cigarette. Il se tourna pour croiser le regard de Laurent qui s'illumina soudain.

-Non ! Ne me dis pas qu'eux aussi en ont pris ?

-Juste un verre, mais ce sera suffisant… »

Sur ces paroles, James regagna la boîte, maintenant, il ne lui restait plus qu'à trouver quelqu'un pour le soulager. Il soupira en se disant qu'il ne trouverait pas une aussi belle gueule que celle d'Edward. Il se rassura en se disant que ce n'était que partie remise.


Le motard ne tarda pas à les rejoindre, il leur fit un petit signe et ils prirent la route de l'appartement d'Edward. Ce dernier somnolait toujours contre lui, il vérifia une nouvelle fois ses constantes et rassuré il se laissa aller sur la banquette. Carlisle sentait une étrange torpeur l'envahir, ses nerfs qui avaient été mis à rude épreuve durant la soirée étaient sûrement en train de le lâcher, expliquant l'engourdissement qui l'étreignait. Il se reprit quand le taxi s'arrêta devant l'immeuble. Il paya la course et aida Edward à descendre, ce dernier semblait avoir retrouvé un peu de sa vigueur. Jasper ne tarda pas à les rejoindre tout en dissimulant un bâillement derrière sa main. En silence, ils gagnèrent l'appartement du dernier étage. Une fois dans celui-ci, les deux blonds se laissèrent tomber sur le canapé alors qu'Edward restait debout et les observait d'un œil calculateur, toute trace de fatigue avait disparu de sur son visage.

« -Tu ferais mieux de prendre une douche et d'aller te coucher, lui ordonna doucement Carlisle.

-Non ! On va s'amuser !

-Pardon ? Demandèrent Carlisle et Jasper confus.

-Oui ! Tu m'as promis que l'on s'amuserait si je buvais l'eau et j'ai tout bu ! Se fit un plaisir de leur rappeler Edward.

Sous leurs yeux stupéfaits, le jeune homme régla l'éclairage du salon pour qu'il soit tamisé avant de s'approcher d'eux avec une démarche féline tout en déboutonnant lentement sa chemise.

-Qu'est-ce que tu fais ? Bafouilla Jasper qui avait du mal à détacher son regard du torse dévoilé de son meilleur ami.

-Ne me faites pas croire que vous n'avez pas envie de jouer ? Susurra Edward d'une voix enjôleuse tout en leur lançant sa chemise.

-Tu es ivre ! Gronda Carlisle avant de se tourner vers le blond. Et toi arrête de baver !

-Je bave pas ! Protesta Jasper.

-Je suis pas ivre ! Assura Edward. Et je te le prouve !

Carlisle vit alors son subordonné fondre sur lui, sa bouche s'empara de la sienne pour un baiser fougueux qui le laissa pantois. Une fois qu'Edward délaissa ses lèvres, il se tourna vers Jasper.

-Il ne sent pas l'alcool, murmura Carlisle, je ne pense pas qu'il ait bu.

-On l'aurait drogué ? Comprit Jasper.

-Ce serait pas étonnant dans ce genre de boîte, acquiesça le Chef des Urgences.

-J'ai entendu parler d'une nouvelle drogue, poursuivit le psychiatre, la victime voit sa libido se décupler, il perd tout sens de la réalité et n'a plus qu'une obsession : assouvir ses pulsions. J'ai traité deux ou trois patients que la police m'a amenés, ils n'avaient pratiquement aucun souvenir de ce qu'ils avaient fait, juste quelques flashs.

-Bon ! On s'amuse ! S'impatienta Edward.

-Il ne va pas nous lâcher ? Demanda Carlisle à Jasper qui semblait hypnotisé par le jeu des doigts d'Edward sur sa ceinture. Ca suffit !

-Pardon, s'excusa Jasper, mais je… je ne peux m'en empêcher. »

Ils cessèrent de s'observer quand ils virent que le jeune homme venait de laisser tomber sa ceinture sur la table basse. Ses doigts se posèrent sur le premier bouton du jean qu'il fit sauter. Carlisle déglutit péniblement, Jasper n'était pas le seul à être troublé. Sa virilité, loin d'être insensible aux charmes de son subordonné, s'éveillait. Ses bonnes résolutions étaient en train de fondre comme la neige au soleil lorsqu'il vit les doigts fins du jeune homme glisser vers sa fermeture éclair qu'il descendit lentement laissant apparaître son boxer noir. Alors qu'il s'attendait à ce qu'il poursuive son petit show, Edward en décida autrement et se rapprocha d'eux. Il s'installa à califourchon sur eux, sa jambe droite entre celles de Jasper et la gauche entre les siennes. Carlisle sentit le feu qui couvait dans ses reins envahir tout son être quand le jeune homme posa une main sur leurs torses qu'il caressa, descendant toujours plus bas… Avec toutes les peines du monde, il s'empara de la main de son subordonné avant que celle-ci ne vienne se poser sur la bosse qui déformait son pantalon. Un gémissement sur sa droite lui signala que Jasper n'avait pas eu la même volonté que lui.

« -Laisse-toi faire, murmura Edward avant de mordiller le lobe de son oreille.

-Edward, non, arrête, protesta-t-il faiblement. Tu n'es pas toi-même.

-J'ai envie de toi, supplia le jeune homme à son oreille.

Carlisle serra les dents pour ne pas céder à la tentation. Doucement, mais fermement, il repoussa le jeune homme. Un léger cri de frustration lui parvint sur sa droite, mais il décida de l'oublier momentanément pour se concentrer sur Edward.

-Pourquoi n'irais-tu pas prendre une douche ? Proposa Carlisle. Tu es tout collant et puis l'eau et le savon ôteront les traces de ces hommes qui ont osé te toucher.

-Tu viens me frotter le dos ? Questionna Edward qui commençait déjà à déboutonner sa chemise.

-Non, allez, file.

-Jasper ?

Carlisle laissa échapper un léger grognement quand il vit le psychiatre faire un pas dans la direction d'Edward. Le jeune homme leur jeta un dernier coup d'œil avant d'hausser les épaules et de partir vers la salle de bain.

-Tant pis, soupira Edward en passant la porte de sa chambre, je m'occuperais de moi tout seul ! »

Sur ces mots, il leur fit un clin d'œil avant de leur claquer la porte au nez. Aussitôt, sans que son esprit ne le lui ait demandé, son corps s'avança vers la porte de la chambre. Le désir brûlait dans ses veines et il ne souhaitait plus qu'une seule chose : rejoindre Edward et le prendre dans la douche ! Soudain, son corps percuta quelque chose ou plutôt quelqu'un. Son regard croisa celui du Docteur Whitlock, ce dernier tenta de le bousculer pour atteindre la porte, mais il était hors de question qu'il le laisse passer et rejoindre son Edward ! Ils bataillèrent quelques minutes quand soudain, les mains du psy se posèrent sur les pans de sa chemise, leur douceur l'étonna. Carlisle releva la tête et il fut surpris de voir que Jasper le dévisageait avec envie.

« -Malgré le fait que je ne vous aime pas, je dois admettre que vous êtes diablement appétissant, avoua le psy en le coinçant contre le mur. »

Avant qu'il n'ait pu esquisser un seul geste, Jasper posa ses lèvres dans le creux de son cou pendant que son corps rencontrait le sien. Carlisle sentit son membre durcir un peu plus quand il perçut le désir du jeune homme. Il tenta de reprendre ses esprits, mais les mains agiles du Docteur Whitlock s'étaient déjà invitées sur son torse qu'Edward avait déjà pris soin de dénuder. Un soupir lui échappa alors que ses mains se posaient sur les hanches de Jasper qu'il observa à travers la brume de désir qui l'entourait. Il devait bien admettre que le psy était très séduisant avec ses airs de mauvais garçon, ses boucles blondes et ses yeux bleus. Carlisle passa ses mains sous le blouson en cuir et un moment plus tard ce dernier gisait sur le sol du salon. Ils s'observèrent pendant quelques secondes avant que leurs lèvres n'entrent violemment en contact. Les dents du Jasper mordillèrent doucement sa lèvre inférieure pour le forcer à ouvrir la bouche, à peine l'eut-il fait, que la langue du psy vint caresser la sienne. Carlisle ne savait pas ce qui lui arrivait, le désir prenait le pas sur la raison sans qu'il ne puisse rien y faire, il s'abandonna aux mains expertes du Docteur Whitlock.


Jasper faisait son possible pour calmer ses ardeurs et il devait admettre que le comportement d'Edward ne l'aidait en rien. Lentement, il sentait sa virilité qui s'éveillait et si le Docteur Cullen ne l'avait pas rappelé à l'ordre, il aurait déjà sauté sur son meilleur ami. Alors qu'il se rendait à la salle de bain pour répondre à l'invitation d'Edward, il percuta Carlisle. Le blond le dévisagea et il se demanda s'ils allaient en venir aux mains pour avoir la chance de rejoindre son ami sous la douche. Alors qu'il inspirait pour tenter de reprendre ses esprits, une douce odeur envahit ses narines et l'enivra. Le désir s'intensifia dans ses veines alors que son regard brûlant se posait sur Carlisle. Malgré toute la haine qu'il lui portait, Jasper devait bien admettre que le Docteur Cullen était diablement sexy. N'y tenant plus et ne souhaitant pas résister, il s'approcha de lui pour déposer des baisers sur la peau de son cou. Il glissa une jambe entre les siennes, rapprochant leurs bassins, lui montrant ainsi toute l'étendue de son désir.

Ses mains commençaient à partir à la découverte du torse de Carlisle quand ce dernier se décida enfin à participer à leur étreinte. Carlisle lui ôta son blouson et il caressa ses bras dénudés. La tension qui régnait entre eux devenait insoutenable et bien que sa conscience ne cesse de lui hurler qu'il était en train de faire une bêtise, il se noya dans le regard bleuté de Carlisle. Soudain, le peu d'espace qui existait entre eux fut réduit à néant, leurs lèvres se trouvèrent pour un baiser violent, mais ce n'était pas suffisant pour lui, aussi, il mordilla la lèvre du blond pour que leur langues puissent enfin se rencontrer. Un soupir de frustration lui échappa quand le Docteur Cullen le repoussa doucement, mais fermement.

« -Carlisle, gémit-il en tentant de s'emparer à nouveau de ses lèvres.

-Non ! Le repoussa le Docteur Cullen. Je… Ce… Ce n'est pas normal…. On ne devrait pas éprouver ça…

Jasper sentit son désir s'accroître en voyant la moue pensive du médecin qui semblait faire tout son possible pour se concentrer et réfléchir. Il se fit un plaisir d'essayer de la faire disparaître en déposant des baisers sur son torse.

-Jasper… Non ! Réfléchissez ! Vous… Vous et moi !

Il releva doucement la tête, les paroles du médecin faisaient doucement leur chemin dans son esprit. Lentement, il se recula et passa une main nerveuse dans ses cheveux.

-Que… Que nous arrive-t-il ? Murmura Jasper.

-Je… Je ne sais pas…

Jasper aurait voulu s'éloigner, mais il se sentait irrémédiablement attiré par le corps du Docteur Cullen. Il fit un pas dans sa direction, mais Carlisle le stoppa en posant une main sur son torse.

-Edward a été drogué, alors, pourquoi pas nous ? Proposa Carlisle.

-Mais… Mais on a bu qu'un verre d'eau, se rappela-t-il. »

A peine avait-il dit ces quelques mots qu'une vague de désir envahit à nouveau son corps, les mots de Carlisle prirent alors tout leur sens, ils étaient eux aussi sous le coup de cette nouvelle drogue !


Carlisle laissa échapper un soupir de soulagement quand il vit le Docteur Whitlock reculer de lui-même. Le trouble était visible dans les yeux du jeune homme, ses propos avaient éveillé ses soupçons. Il vit le psy serrer et desserrer ses poings comme s'il tentait de se maîtriser et Carlisle comprenait la lutte qui se jouait en lui car il éprouvait la même chose. Un seul mot, un seul geste, et il se jetterait sur lui… Souhaitant garder le peu de maîtrise qu'il avait de lui, il fit quelques pas sur le côté pour s'éloigner du psy. Aussitôt, celui-ci ne le suivit pas, mais son corps se tourna pour rester face au sien. Carlisle détourna les yeux pour éviter de succomber au désir qu'il lisait dans le regard de son vis-à-vis.

« -Il faut… Il faut faire quelque chose… On… On ne peut pas…

-Oui, je… Je sais, mais…

Carlisle se tut, il venait de poser les yeux sur le blond et son corps réagit. Ses joues s'empourprèrent quand un sourire gourmand se dessina sur les lèvres de Jasper lorsque celui-ci posa son regard sur la bosse qui déformait son pantalon.

-Je… Je pourrais vous soulager, souffla Jasper en s'avançant vers lui.

-Docteur Whitlock ! Gronda Carlisle en priant pour que le blond reprenne ses esprits car s'il venait à lui il n'était pas certain d'arriver à le repousser.

-Oui… Vous avez raison, se reprit Jasper, je… Je vais partir…

-Hors de question que vous preniez votre moto dans cet état. On… On va trouver une solution… Je…Vous allez prendre ma chambre, je vais vous y enfermer et je ferais de même avec Edward.

-Et vous ?

-Je m'enfermerais dans son bureau.

-Vous serez seul avec toutes les clefs, lui fit remarquer le Docteur Whitlock.

-Je semble être celui qui a le plus ses esprits.

-Vraiment ?

Un petit sourire narquois se dessina sur son visage alors qu'il s'approchait de lui d'une démarche féline, Carlisle recula jusqu'à ce que ses jambes heurtent le canapé sur lequel Jasper le fit basculer. Tout aussi rapidement, le blond s'installa à califourchon sur ses hanches avant de se pencher pour s'emparer de ses lèvres. Il allait le repousser quand le psy débuta un mouvement du bassin qui leur arracha un gémissement.

-Hey !

La voix d'Edward les figea. Le jeune homme se tenait dans l'embrassure de la porte de sa chambre, une serviette nouée autour de ses hanches, des gouttes d'eau coulaient de ses cheveux pour glisser le long de son corps. Tout comme Jasper, il ne pouvait pas détacher son regard du corps parfait du jeune homme.

-J'y crois pas ! Je vous invite, vous me laissez en plan et je vous retrouve en train de vous amuser sans moi ! »

Avant qu'il n'ait pu dire ou faire quoi que ce soit, Jasper le délaissa pour se jeter sur Edward. Alors que la fureur et la jalousie auraient dû l'éteindre se fut le plaisir qui le submergea quand il vit le psy s'emparer avidement des lèvres d'Edward. Les dernières volutes de raison s'évaporèrent quand Edward lui tendit la main pour qu'il les rejoigne.


Edward attendait sous le jet d'eau tiède de la douche, il attendit… Attendit… Que faisaient-ils ? Il avait pourtant été clair, non ? Le jeune homme soupira. Sa main se posa sur sa verge turgescente dans l'idée de se soulager, mais il ne le fit pas, ce n'était pas ce qu'il voulait ! Il attendit encore un peu avant d'attraper son gel douche et de se laver. Il ferma les yeux et leva la tête vers le pommeau de la douche dont l'eau glissa sur son corps, ôtant toute trace de savon. Une fois rincé, il attrapa une serviette et, alors qu'il allait se sécher, il entendit des sons étouffés provenir du salon. Rapidement, il noua sa serviette autour de ses hanches pour rejoindre le salon où il trouva les deux hommes dans une étreinte assez équivoque. Aussitôt, sa virilité qui s'était un peu assagie s'éveilla. Il les interrompit, décontenancé qu'ils ne l'aient pas rejoints. Il ne fallut pas longtemps pour que Jasper vienne le rejoindre, son ami l'embrassa avec ferveur avant de déposer des baisers dans le creux de son cou, puis sa langue traça les contours de sa mâchoire descendant vers sa clavicule.

Alors qu'il frissonnait sous les douces attentions de Jasper, il entrouvrit les yeux et croisa le regard chargé de désir de Carlisle. Il lui tendit la main, souhaitant que le blond vienne les rejoindre. Il vit une brève hésitation sur le visage de son supérieur avant que celui-ci ne se lève. Jasper continuait de jouer avec sa langue sur sa peau pendant que Carlisle s'emparait de ses lèvres. Ses mains se posèrent sur les rebords de la chemise de son amant pour la lui ôter, ses doigts partirent ensuite à la découverte de son torse pendant que Carlisle mordillait et suçait le lobe de son oreille le faisant gémir. Il délaissa le torse de son supérieur pour aider Jasper à ôter son pull. Leurs mains, leurs lèvres l'assaillaient, Edward était en train de perdre la tête.

Souhaitant faire durer le plaisir, il délaissa les deux blonds qui laissèrent échapper un grognement. Il recula pour traverser le salon et se diriger vers la chambre d'ami où résidait Carlisle. Il se laissa tomber sur l'immense lit et enfouit son visage dans l'un des oreillers pour se repaître de l'odeur de son supérieur. D'ailleurs ce dernier et Jasper ne tardèrent pas à le rejoindre. Il sourit en remarquant qu'ils avaient perdu certains de leurs vêtements en le rejoignant, ils ne portaient plus que leurs boxers, blanc pour Carlisle, noir pour Jasper. Son ange et son démon. Etrangement semblables dans leur physique, mais pourtant si différents… Douceur et force. Amour et souffrance. Edward sourit face à cette image avant de leur faire signe de grimper sur le lit.

Il passa une main dans les cheveux de son supérieur pour l'attirer à lui et l'embrasser avec fougue. Leurs lèvres se séparèrent pour qu'ils puissent reprendre leur souffle. Il délaissa Carlisle pour s'emparer ensuite de la bouche de Jasper. Son supérieur en profita pour glisser le long de son corps pour embrasser son torse et jouer avec ses mamelons qui durcirent. Son meilleur ami finit par délaisser ses lèvres, il le fit mettre sur le côté pour pouvoir déposer des baisers humides le long de son dos, glissant de plus en plus vers ses fesses.

Edward gémit et une de ses mains disparue dans le boxer de Carlisle pour caresser son pénis, son amant se redressa aussitôt pour lui laisser un accès plus facile à sa virilité. Sa main libre partit dans son dos pour se glisser dans le boxer de Jasper. Au même rythme, il caressa leurs virilités, faisant gémir les deux blonds. Son regard voyageait de l'un à l'autre, leurs joues étaient rougies, leurs yeux mi-clos, tout en eux était un appel à la débauche. Ses pouces titillèrent leurs glands, leurs bassins s'arquaient à la recherche de plus de contact avec ses mains. Il pouvait sentir leurs sexes grossir, trembler sous ses doigts agiles. Les lèvres des deux blonds se posèrent sur sa poitrine pour y dessiner des arabesques de feu. Sa poigne se resserra sur leurs virilités quand ils mordillèrent ses mamelons.

Jasper se redressa et ôta rapidement son boxer pendant qu'il délaissait le membre de Carlisle pour lui enlever son sous-vêtement. Les deux blonds s'agenouillèrent sur le lit pour le dévisager, lui-même ne manquait rien du spectacle de leurs corps dénudés. Il sentit peser sur lui les regards concupiscents des deux hommes qui posèrent simultanément une main sur un coin de sa serviette pour la lui ôter. Dans un mouvement digne d'un prédateur, ils se rallongèrent à ses côtés, Jasper se plaça dans son dos pendant que Carlisle s'installait face à lui. Leurs jambes s'entremêlèrent rapprochant leurs corps en feu. Edward ne savait plus où donner de la tête, il avait l'impression que des dizaines de mains, de langues caressaient son corps l'entraînant vers les sommets du plaisir.

Peu à peu, il sentit les attentions de ses amants descendre le long de son corps. Jasper mordilla tendrement l'une de ses fesses avant de se pencher pour atteindre sa virilité. Carlisle l'imita. Au moment où les deux blonds glissèrent leurs mains vers son bas-ventre, une vague de lucidité traversa son corps.

« -Non, soupira-t-il. »

Il tenta de repousser leurs mains sur sa virilité, mais ils ne le laissèrent pas faire. Que lui arrivait-il ? Edward ne comprenait pas vraiment ce qui s'était passé. Il était dans un lit avec Carlisle et Jasper, son corps brûlait, tremblait de désir, de passion qu'ils paraissaient être les seuls à pouvoir assouvir. Cela faisait plusieurs heures maintenant qu'il avait l'impression de ne plus être maître de son corps, de ses idées. Cependant, ce bref moment de clairvoyance disparut quand deux langues léchèrent sa longueur, ses mains se crispèrent sur le drap, le serrant fermement alors qu'il gémissait. Son corps trembla lorsqu'il redressa quelque peu sa tête pour voir les langues des deux blonds se caresser tout en continuant à prodiguer de tendres attentions à son membre. Ses hanches commencèrent à bouger d'elles-mêmes, mais ses amants bloquèrent son bassin. Carlisle suçota son gland, sa respiration devint erratique, pendant que Jasper s'amusait avec ses boules. Il ne tiendrait pas longtemps.

Ses mains lâchèrent le drap pour se crisper dans leurs cheveux blonds pour les obliger à remonter vers lui. Ils lui obéirent et à tour de rôle ils s'emparèrent de ses lèvres. Alors qu'il partageait un baiser passionné avec Carlisle, il sentit une des mains de Jasper caresser avec attention ses fesses avant que l'un de ses doigts ne vienne titiller son anus. Il se crispa. Carlisle dut le sentir car il rompit leur baiser pour jeter un regard noir à Jasper. Il assista au débat silencieux qui avait lieu entre les deux blonds et il eut l'impression d'être un prix que les deux hommes se disputaient. Pour couper court à toute dispute, il s'allongea sur le dos, défiant du regard les deux autres de le faire bouger. Alors qu'ils allaient revenir vers lui, il les repoussa, leurs signifiant ainsi qu'il attendait un geste de conciliation de leur part. Carlisle et Jasper soufflèrent discrètement avant de s'approcher lentement l'un de l'autre pour partager un baiser de réconciliation. Les voir ainsi ensemble décupla son désir, il se mit lui aussi à genoux et rapprocha son visage des leurs. Les deux blonds gémirent et passèrent un bras autour de son corps lorsqu'ils prirent conscience de sa présence, leurs trois langues se mêlèrent.

Toujours étroitement enlacés, ils se laissèrent tomber sur le lit. Edward se retrouva allongé sur le dos, un blond de chaque côté, une de leur jambe vint se glisser entre les siennes. Il pouvait sentir les virilités de Jasper et de Carlisle frotter contre ses cuisses. Les mains des blonds se nouèrent autour de sa verge qu'ils caressèrent au même rythme que les mouvements de leurs bassins contre son corps. Leurs gémissements étaient entrecoupés de baisers qu'ils échangeaient avec passion. Les mains d'Edward se glissèrent dans leurs cheveux blonds où il s'y agrippa, il s'en servit pour rapprocher les visages de ses amants qui se nichèrent dans son cou où ils s'appliquèrent à laisser leur marque.

Leurs mouvements devinrent désordonnés et rapides au fur et à mesure que le désir envahissait leurs êtres. Edward se cramponna à leurs corps en sueur alors qu'il jouissait entre leurs doigts agiles. Il gémit leurs prénoms. Son être tremblait sous la violence de son orgasme quand les deux blonds le rejoignirent dans sa jouissance, ils se répandirent sur son corps tout en criant son prénom. A bout de souffle, Jasper et Carlisle se laissèrent tomber sur lui. Les trois hommes échangèrent un dernier tendre baiser avant de s'allonger, toujours étroitement enlacés, leurs respirations se calmèrent. Une douce torpeur l'envahit lentement, la plénitude liée à son orgasme l'entraîna vers un profond sommeil. Il se sentait épuisé, il s'endormit.


Edward s'éveilla lentement. Il avait atrocement mal à la tête et il avait du mal à se rappeler où il était. Le jeune homme passa une main dans ses cheveux avant d'entrouvrir un œil qu'il referma aussitôt. Il ne devait pas être éveillé ! Il était en train de rêver ! Non ce n'était pas un rêve, mais un cauchemar ! Cela ne pouvait pas être réel ! Edward ouvrit une nouvelle fois un œil et ne put retenir une plainte lorsqu'il se rendit compte que tout était bien réel ! Le jeune homme tenta de calmer la peur qui l'envahissait, il devait réfléchir et raisonner calmement. Bon, ils étaient tous les trois dans le même lit et ils étaient plutôt étroitement enlacés, Jasper avait sa tête posée sur son torse, une de ses mains entourait sa taille, pendant que Carlisle, lui, avait enfoui son visage contre son cou, l'une de ses mains était posée sur son épaule. Il voulut bouger ses jambes mais ces dernières étaient étroitement emmêlées avec celles des deux hommes.

Pour le moment, il tenta de se rassurer en se disant qu'il n'y avait rien d'inquiétant ! Il releva sa tête, tout en prenant garde de ne pas réveiller les deux dormeurs, et là, la panique l'envahit. Ils étaient nus ! Ils étaient tous les trois nus ! Son estomac se contracta quand, lorsqu'il bougea légèrement, il sentit quelque chose de visqueux au niveau de ses hanches. Que s'était-il passé ? Comment en étaient-ils arrivés là ? Il allait se dégager doucement des corps des deux blonds pour aller prendre une douche, quand un cri étouffé attira son attention. Il se redressa et croisa le regard d'Alice. Les yeux embués de larmes, la jeune femme observait le spectacle de leurs corps étroitement enlacés. Sans un mot, Alice sortit de la chambre. Ne se préoccupant plus de réveiller les deux dormeurs, il sortit précipitamment du lit pour se lancer à la poursuite de son amie.

« -Alice ! Attends ! Je t'en prie ! Supplia-t-il alors qu'elle atteignait le hall.

Alice tourna son visage baigné de larmes vers lui, elle l'observa quelques secondes avant de détourner le regard.

-Je suis navré, Alice, je sais que tout ce que je pourrais dire n'excusera jamais ce que tu viens de voir, mais je t'en prie, laisse-moi une chance ! Alice, s'il-te-plaît, regarde-moi.

Il s'approcha doucement, alors que la jeune femme regardait obstinément le mur, l'avait-il tellement déçu qu'elle ne pouvait même plus le regarder en face ?

-Alice, je t'en prie.

-Euh… Edward, tu es nu, finit par murmurer sa meilleure amie rougissante.

Il baissa les yeux et ses joues s'empourprèrent quand il se rendit compte de sa tenue. Aussitôt, il chercha un moyen de dissimuler sa nudité. Il attrapa un plaid qui se trouvait sur l'un des canapés et le noua autour de sa taille.

-Alice, écoute, je sais que tu dois te poser des questions, être furieuse contre nous, mais je t'en prie, écoute-moi.

-Je t'écoute !

La voix glaciale de son amie claqua alors qu'elle se laissait tomber dans un fauteuil. Edward passa une main nerveuse dans ses cheveux. Comment allait-il pouvoir s'excuser alors qu'il n'avait aucune idée sur ce qui venait de se passer ?

-Je… Hier soir, je suis allé en boîte après avoir eu une discussion avec Jasper, avoua-t-il, d'ailleurs, il faudra qu'on en parle, enfin, si tu veux toujours me parler… Bref, je suis allé en boîte et je sais pas… C'était bizarre… Il y avait des couples partout et ils… ils… Enfin, tu vois ? Bref… J'ai commencé à m'amuser et… Je ne sais plus. Je voulais voir Carlisle. Je voulais absolument le voir. Je l'ai appelé et il m'a rejoint, Jasper était avec lui. On est rentré et après… Après tout a dérapé… Je suis vraiment navré, je n'ai que quelques souvenirs, je ne sais pas… Pardon… Je t'en prie, pardonne-moi.

Un silence insoutenable envahit le salon suite à sa tirade confuse. Il ne chercha pas à croiser le regard d'Alice qui avait gardé la tête baissée, il ne voulait pas lire l'horreur sur son visage.

-Où étais-tu ?

Il sursauta en entendant la voix de son amie. Il l'observa pendant quelques secondes en cherchant le sens de ses paroles.

-Quelle boîte ?

-Le Volterra, je crois… Mais cela n'a pas d'importance, je…

-Mais qu'est-ce qui t'a pris d'aller au Volterra ? S'écria Alice en le fusillant du regard. Tout le monde sait que cette boîte est tout sauf fréquentable ! Surtout pour un homme !

-Je… Je l'ignorais, balbutia-t-il.

-Ce qui n'aurait pas été le cas si tu acceptais de sortir un peu plus souvent ! Tu aurais su qu'il ne fallait pas y mettre un pied ! Des rumeurs courent, j'ai entendu dire que des hommes avaient été abusés parce qu'ils avaient été drogué et… Ne me dis pas que ces deux abrutis qui sont venus te chercher ont bu quelque chose là-bas ?

-Je ne sais pas, murmura Edward un peu étonné que la jeune femme ne semble pas en colère contre lui.

-Non, mais ce sont vraiment deux crétins ! Maugréa Alice avant de se lever pour s'asseoir à côté de lui et planter ses yeux dans les siens. Vous… Vous avez … Tu vois ?

-Pas vraiment, avoua-t-il honteux en pensant aux traces qui souillaient ses hanches, enfin, on a pas fait l'amour si c'est ce que tu veux savoir.

-Ok, soupira le petit lutin visiblement soulagé.

-Je… Alice, crois-moi j'apprécie ta réaction, même si j'admets m'étonner que tu sois aussi calme.

-Sûrement parce que je te dois des excuses, souffla la jeune femme en prenant sa main, je n'ai pas été très honnête avec toi ces derniers temps.

-Tu peux le dire, marmonna Edward en se rappelant la confession de Jasper.

-Je suis navrée, mais ce n'était pas à moi de t'en parler.

-Qu'allons-nous faire ? Murmura le jeune homme. Comment allons-nous pouvoir surmonter ça ?

-On y arrivera, lui déclara Alice avec ferveur, notre amitié est trop forte pour que cette histoire nous sépare. Cependant, j'ignore quelle sera la décision de Jasper.

-Il ne m'aime pas ! J'ai vu comment il te regarde, comment il est avec toi, tu es son unique raison de vivre, assura Edward.

-Pourras-tu nous pardonner ?

-Je… Je vais avoir besoin de temps… Je… Si ça ne te dérange pas, je vais aller prendre une douche et…

-Ca va, Edward, vas-y. »

Il adressa un petit sourire crispé à son amie avant de quitter précipitamment la pièce pour se rendre dans sa salle de bain. Edward ne prit pas le temps de régler l'eau, il ouvrit les robinets et serra les dents lorsque le jet glacial s'abattit sur lui. Ses mains tremblantes se saisirent de son gel douche et il se dépêcha de faire disparaître toute les traces de cette nuit de folie. Une fois propre, il sortit de la douche et il se sécha. Il noua sa serviette autour de sa taille avant de s'appuyer contre le lavabo et d'observer son reflet dans le miroir. Il y avait certaines traces qui ne partiraient pas de si tôt, des suçons et des marques de griffures marquaient sa peau. Des larmes glissèrent le long de ses joues. Qu'est-ce qu'il lui avait pris de rester dans cette boîte ? Il aurait dû accepter la proposition de James et partir quand il le lui avait proposé. Mais où était passé son ami ? Pourquoi s'était-il retrouvé seul au milieu de tous ces hommes ? Il en était là de ses réflexions quand Alice le rejoignit. La jeune femme prit un mouchoir et essuya tendrement ses larmes avant de le prendre dans ses bras pour l'entraîner vers sa chambre.

« -Allez, viens, tu as besoin de repos.

-Je suis désolé.

-Cesse de t'excuser, le gronda-t-elle doucement, tu n'es pas responsable de tout ce gâchis ! Ecoute, on va tout oublier. Allonge-toi et essaies de te reposer.

Edward acquiesça. Il se glissa dans son lit, sa taille toujours entourée par une serviette, Alice le borda et déposa un baiser sur son front.

-Je suis à côté, l'informa le petit lutin en sortant.

-Alice ?

-Oui ?

-Tu peux rester, s'il-te-plaît ? Demanda Edward dans un chuchotis.

-J'ai pas beaucoup dormi, avoua la jeune femme. »

Un discret sourire se dessina sur son visage quand la jeune femme ôta ses chaussures et son jean pour le rejoindre sous la couette. Edward entrouvrit ses bras et Alice vint s'y blottir. Le jeune homme ne tarda pas à se rendormir, sa meilleure amie, malgré son comportement exubérant, avait toujours eu un effet apaisant sur lui, il se sentait bien avec elle. Le souffle doux et régulier d'Alice le berça et il sombra dans le sommeil.


Carlisle sursauta en entendant un cri strident. Il ouvrit les yeux et croisa le regard horrifié du Docteur Whitlock ! L'effroi qu'il lisait chez le blond le gagna peu à peu quand il se rendit compte qu'ils étaient tous les deux nus et dans un lit ! Une plainte s'échappa de ses lèvres entrouvertes alors que des souvenirs de la soirée lui revenaient en mémoire.

« -Merde ! S'écrièrent-ils en même temps.

Tout comme lui, Jasper observait la pièce, mais ils étaient bel et bien seuls ! Où était passé Edward ? Il n'imaginait même pas dans quel état le jeune homme avait du se réveiller ! Que s'était-il imaginé en se réveillant nu dans un lit avec eux deux ?

-Il faut le retrouver ! Déclara Jasper.

Aussitôt, le blond se leva. Carlisle détourna les yeux face à sa nudité.

-Oh, allez ! Ne fais pas ta prude, pas après ce qui s'est passé cette nuit ! Railla Jasper.

-Il me semble que vous oubliez que je suis votre supérieur et je ne vous ai pas autorisé à…

Carlisle se tut en voyant le regard moqueur du jeune homme, oui, c'était stupide de vouloir préserver les convenances après ce qui s'était passé entre eux. A son tour, il se leva et chercha du regard son boxer. Il pivota quand il se sentit observé, Jasper tourna rapidement la tête pour éviter son regard. Il laissa échapper un léger ricanement alors qu'il enfilait son boxer. Le psy n'était pas plus à l'aise que lui ! Une fois un peu plus vêtus, ils sortirent de la chambre espérant trouver Edward dans le salon, malheureusement, celui-ci était vide.

-Tu crois qu'il est parti ? Demanda Carlisle en décidant de passer au tutoiement, après tout, Jasper avait raison, ils n'étaient plus à ça près.

-C'est le sac d'Alice, murmura le psy en désignant l'accessoire posé négligemment sur le lcanapé.

-Elle devait dormir ici cette nuit, mais il y a eu un problème à la boutique, se rappela-t-il.

Ils s'observèrent pendant quelques secondes avant que Jasper ne fonce vers la chambre d'Edward, la fureur était lisible sur ses traits. Carlisle voulut l'intercepter, mais il ne fut pas assez rapide. Alors qu'il le suivait de près, il percuta Jasper qui s'était figé. Ses yeux se posèrent sur les deux corps tendrement enlacés et dénudés.

-Espèce de salaud ! Hurla le psy.

Les deux jeunes gens ouvrirent un œil hagard, réveillés par l'éclat de voix du psy. Alice poussa un cri quand son compagnon se jeta sur Edward pour le tirer hors du lit, son poing frappa le visage parfait de son subordonné qui n'eut même pas le temps de se défendre. Carlisle était trop confus pour faire quoi que ce soit, il n'arrivait pas à quitter du regard le corps dénudé d'Edward. Que s'était-il passé avec Alice ? Avaient-ils…

-Lâche-le immédiatement ! Cria le petit lutin en se jetant sur le dos de son compagnon. Arrête tout de suite !

Alice était fermement agrippée au corps du blond, ses jambes s'enroulaient autour de sa taille et ses bras étaient noués autour de son cou. La scène aurait pu être comique si la situation n'était pas si dramatique. Son regard se posa alors sur le bustier beige que portait la jeune fille avec le boxer assortit. Ils n'étaient pas nus ! Cette révélation lui fit l'effet d'une gifle, il retrouva enfin ses esprits et alla prêter main forte à Alice. Ils firent reculer Jasper pendant qu'Edward se saisissait de la serviette qui était tombée du lit quand le psy l'avait attrapé, il la noua autour de sa taille avant de se redresser.

-Non, mais ça va pas ? S'écria Edward.

-Comment oses-tu ? Comment as-tu osé toucher à ma femme ?

-Non, mais tu te fous de moi, Whitlock ! Hurla le jeune homme. Je pense que si quelqu'un devait coller son poing dans la gueule de l'autre, ce serait moi ! Vous vous êtes bien amusés cette nuit ?

-Edward, murmura Carlisle honteux, pardon…

-Vos gueules ! Je ne veux plus vous entendre ! Cria le jeune homme. Je…

Edward se tut, il posa sa main sur son torse comme s'il souffrait, un sifflement retentit dans la chambre et il comprit qu'il faisait une crise. Carlisle voulut s'approcher, mais le jeune homme lui fit signe de ne pas bouger.

-Je… Je ne veux plus vous voir, cingla Edward d'une voix tremblante, sortez ! Partez ! Foutez le camp de chez moi !

-Edward, souffla Alice d'un ton chagriné.

-Non ! Je… Je ne peux plus ! Jamais… Jamais, je n'aurais… jamais j'aurais dû abaisser ma garde… Fichez… Fichez le camp !

-Tu n'es vraiment pas bien, Edward, laisse-moi t'aider, supplia Carlisle.

-N'app… n'approche pas ! Ne me …

Edward ne put terminer sa phrase, le souffle court, il les bouscula pour atteindre sa salle de bain où il s'enferma. Il allait frapper à la porte pour l'implorer d'ouvrir, mais Alice l'en empêcha.

-Il faut le laisser quand il est dans cet état, lui murmura Alice avant de se tourner vers Jasper. Et toi ! Je peux savoir ce qui t'a pris de le frapper ? Non, mais tu cumules vraiment les conneries ces derniers temps !

-Je… Je suis désolé, j'ai cru que… que…

-Que quoi ? Qu'on était en train de s'envoyer en l'air comme tu l'as fait cette nuit avec eux ? Tu peux imaginer ce que j'ai ressenti quand je vous ai vu tous les trois ?

-On était pas dans notre état normal, se défendit maladroitement Jasper.

-Je sais et c'est pour ça que j'arrive plus ou moins à te pardonner, par contre, ce que je ne peux pas cautionner c'est votre stupidité ! Comment avez-vous pu boire quoi que ce soit là-bas ? Vous êtes débiles ou quoi ?

Alice était un petit bout de femme, mais à cet instant, les deux gaillards qu'ils étaient fixaient leurs pieds tant ils étaient effrayés par elle. La jeune femme les dévisagea encore pendant quelques secondes avant de soupirer bruyamment.

-Bien, Jasper et moi, nous allons rentrer, déclara-t-elle, vous prendrez soin de lui ?

-Bien sûr, acquiesça Carlisle, enfin, s'il veut toujours de moi.

-Accrochez-vous ! Prouvez-moi que j'ai raison de vous faire confiance ! »

Carlisle hocha la tête tout en se promettant silencieusement de tout faire pour obtenir le pardon de l'homme qu'il aimait. Sur ces mots, le petit lutin déposa un baiser sur sa joue, puis, elle prit la main de son compagnon qu'elle entraîna hors de la chambre tout en lui ordonnant de s'habiller. Quelques minutes plus tard, il entendit la porte de l'appartement claquer. Il dut se faire violence pour ne pas frapper à la porte de la salle de bain, Alice lui avait demandé d'être patient. Il colla son oreille contre le panneau en bois, il entendit quelques sanglots qui lui déchirèrent le cœur. Carlisle se laissa glisser contre le mur, il replia ses jambes contre son torse et ferma les yeux, priant pour qu'Edward le laisse à nouveau rentrer dans sa vie. Les propos du jeune homme l'avaient touché. Il se souvint que l'agent Pierce lui avait dit que son subordonné avait fait d'énormes efforts après sa sortie du coma pour s'ouvrir aux autres. Il espérait que suite aux derniers évènements, Edward ne se retrancherait pas derrière une épaisse carapace…