OUI je suis en retard. Très même. Trop même. En j'ai honte, je reviens rampante et correctement honteuse vers vous en espérant ne pas me faire frapper, avec les chapitre 13. ATTENTION, ceci est le chapitre maudit de l'histoire, un chapitre sanglant, terrifiant, immoral, amoral qui vous traumatisera et vous fera faire des cauchemars pour les 13 années à venir! Un chapitre qui...
Bref, je m'abstiendrai d'en dire plus hein, évidemment que tout ce que je viens de dire est faux, c'est juste le chapitre où Hermione va enfin commencer son travail pour nous pondre un mini Malfoy!
J'espère que vous aimerez ce chapitre, je sais que certaines n'ont pas adoré le précédent, alors je croise les doigts pour que celui-ci rattrape le coup. Et si ce n'est pas le cas...eh bien je prie pour que celui d'après le fasse! ^^"
Sur ce, je vous laisse à votre lecture! ;)
Chapitre 13 : La vie avec une femme enceinte…Si j'avais su !
Quand Hermione rentra, elle trouva la maison vide. Son nouveau conjoint devait être au travail, ce qui était plus que probable vu l'heure. Ou alors, il était avec Cho. Peu importait.
Elle monta dans sa chambre pour défaire ses bagages et alla se délasser dans un bon bain chaud, dans la quiétude et le calme de cette grande maison qui était désormais la sienne. Elle s'y endormit, après avoir dévoré un livre et jeté de longs coups d'œil à son ventre rebondi qui affleurait à présent à la surface de l'eau.
Lorsque Drago rentra vers minuit, il la trouva étendue sur le canapé devant une série moldue stupide qui passait à la télé, un appareil moldu dont il n'avait jamais compris l'intérêt mais qu'elle avait tout de même tenu à faire installer chez eux. Il avait cédé à ce caprice, ne voyant pas l'intérêt de s'entêter plus longtemps. Sur la table étaient étalés, éparpillés, d'important et volumineux dossiers, certainement ceux dont elle ne s'était pas occupée pendant ses vacances.
« Salut. »
« Salut. Comment était ta semaine ? »
« Euh… » hésita-t-il, surpris qu'elle s'en soucie, avant de se reprendre rapidement « fatigante. Ça n'a pas été trop dur de ne pas bosser pendant deux longues semaines ? »
« Oh non c'était…fantastique. » répondit-elle évasivement, des étoiles dans les yeux, avant d'ajouter : « Ce qui est dur, c'est de se remettre dans le bain. »
Il haussa un sourcil et relança une pique. Il se sentait de bonne humeur après son rendez-vous avec Cho et prêt à la taquiner.
« Toi, une Miss Je-Sais-Tout bourreau de travail, tu ne t'es pas ennuyée de tes dossiers, perdue dans la cambrousse, loin de ton bureau adoré ? »
Elle lui retourna un sourire moqueur.
« Harry a un don pour trouver des occupations passionnantes quand on est…désœuvré. »
Froncement de sourcils. Elle avait un regard brillant dans lequel il pouvait déceler une pointe d'indécence plus malfoyenne que grangerienne, surprenante lorsqu'on la connaissait comme lui (bah oui, des années à se chercher et tenter de trouver les points faibles de l'autre, ça crée des liens….quand il voyait que tout ce temps n'avait même permis d'éviter ce qui leur arrivait, il se demandait à quoi leurs disputes avaient bien pu servir, à part le défouler). Jugeant meilleur pour sa santé mentale de ne pas en savoir plus, il s'apprêtait à rejoindre sa chambre lorsqu'elle l'interpella : « Au fait, ta mère nous invite à prendre le thé chez elle le week-end prochain. »
« Ah ? Pourquoi donc ? »
Sans quitter l'écran des yeux, elle roula ces derniers, haussa les épaules et répondit avec détachement : « Je n'en ai aucune idée. Peut-être parce que tu es son fils et moi ta femme, et que ça fait un moment qu'elle ne nous a pas vus. Ah, juste pour mon information, dois-je faire attention à ne pas lui laisser entendre que ton amante n'est autre que sa meilleure amie Chang? »
Il se raidit. Il lui était sorti de l'esprit que son épouse était au courant de l'aversion de sa mère pour la chinoise. Ainsi que de sa relation avec cette dernière d'ailleurs.
« Ce serait aimable de ta part. » répondit-il finalement.
« Parfait. »
Il attendit quelques secondes qu'elle ajoute quelque chose puis, avisant son expression absolument absorbée, il se dit qu'elle semblait assez résolument scotchée à son truc débile et n'avait aucune intention de lâcher de sitôt. Il alla donc se coucher, épuisé. L'amour, ou plutôt le sexe, ça fatigue.
Le dimanche suivant, il se leva à reculons, entra dans la salle de bain sans vraiment regarder autour de lui et tomba sur Hermione en train de se brosser les dents, visiblement aussi réveillée que lui.
« Oups, pardon… »
« Ce n'est rien. Je te signale qu'il est 11h30, que tu viens de te réveiller –ce qui est compréhensible puisque nous sommes le week-end, je te l'accorde— et que nous sommes attendus chez tes parents à 14h. Tu as donc 2h30 pour émerger, te laver, t'habiller, manger, bosser un peu et te préparer à partir. 2h28 maintenant. »
« Je te remercie pour cet accueil matinal chaleureux. » grommela-t-il, maudissant mentalement sa ponctualité et son ton autoritaire de préfète en chef, qu'elle avait conservé après toutes ces années.
« Ça tombe bien, puisque de toute façon, ce sera l'après-midi dans moins d'une demie heure. »
« Message reçu mais je ne suis pas une fille, je crois être capable de me préparer en 2h…25 maintenant. » fit-il avec sarcasme, grimaçant, avant de descendre pour utiliser la salle de bain du rez-de-chaussée. La journée commençait fort. Il avait entendu Hermione se lever à 6h du matin, sans doute pour bosser, et s'était rendormi. Elle devait venir de s'accorder une sieste, ce qui expliquait son air encore un peu endormi. Cette fille était une workaholic invétérée, ça la perdrait.
A 14 heures moins le quart précises, elle vint toquer à la porte de sa chambre.
« On part dans 5-10mn ! »
« Mais on a rendez-vous à 14h ! »
« Avoir 5-10mn d'avance, c'est plus poli. Ça s'appelle la ponctualité. » répliqua-t-elle fermement, lui faisant lever les yeux au ciel.
Bougonnant, il termina de rédiger la lettre qu'il écrivait et se leva, attrapant et enfilant une veste au passage, pour rejoindre son épouse et transplaner.
oOo
« Drago, mon chéri ! Comment vas-tu ? Et vous Hermione ? »
« Bonjour Mère. »
« Bonjour Narcissa. Je me porte comme un charme, et vous-même ? »
« Egalement. Entrez, entrez, Lucius est dans le salon, il a hâte de vous voir ! »
'Tu parles. Il doit être aussi impatient de nous voir qu'on ado à la gueule de bois l'est de nettoyer toute sa maison le lendemain d'une énorme fête bien alcoolisée type Projet X.'
Après les salutations d'usage, ils s'assirent autour d'un thé et de biscuits. Narcissa avait commencé à parler chiffon avec sa belle-fille tandis que Drago et son père s'entretenaient des dernières déclarations du Ministre de la Magie.
« Et votre vie de couple se passe bien ? »
« Etant donné que nous ne…formons pas un véritable couple, nous nous voyons peu. Nous ne parlons pas beaucoup non plus, d'autant que je reviens de deux semaines de vacances. Alors je dirais plutôt que chacun vit sa vie de son côté. »
« Certes. Vous êtes tous les deux en couple, chacun de votre côté également je suppose ? »
« Pour ce qui est de Drago, je crois que oui. Quant à moi, c'est un peu flou pour le moment. »
« Vraiment ? Racontez très chère, qui est l'heureux élu ? »
Hermione sourit. Narcissa ne savait pas à quel point le terme d' « Elu » était bien choisi. Se disant qu'elle devait pouvoir se fier à cette femme qui, jusqu'ici, avait été très aimable et s'était comportée en parfaite belle-maman sans jamais lui en vouloir pour ce que son fils vivait (bon, elle s'attendait plutôt à une réaction de ce type du côté Malfoy, certes, mais ce n'était pas une raison), elle se lança :
« Eh bien j'ai, hum, disons entamé une liaison avec Harry. Potter. »
« Harry Potter ?! C'est donc pour cela que vous êtes partis en vacances ensemble ? »
« Oh non, pas du tout, ça s'est justement fait pendant ces vacances, c'est juste que…nous ne sommes pas encore très sûrs de la nature de cette relation. Nous craignons que notre long et lourd passé commun ne soit pour quelque chose dans cette attirance et cette affection mutuelle. »
« Je vois, c'est très compréhensible…mais n'est-il pas déjà en couple ? »
Ah oui, elle avait presque oublié que son interlocutrice était une femme du monde et connaissait le moindre potin.
« Narcissa, ce que je vais vous dire est hautement confidentiel, alors je vous saurai gré de n'en parler à personne. Harry et Ginny jouent la comédie, leur couple est un leurre visant à décourager les fans encombrantes du « Survivant ». Nous avons imaginé cette combine pour qu'il ait enfin un peu la paix, d'où le besoin que cette histoire ne s'ébruite pas. »
« Je comprends tout à fait très chère, mes lèvres resteront scellées. Je suis ravie pour vous, j'ai eu peur pendant un instant que vous ne tombiez amoureuse de mon fils parce qu'il vous avait mise enceinte, ce qui ne vous aurait à coup sûre causé que des déboires. Il vous aurait rendue malheureuse, tandis que cet Harry me semble être quelqu'un de très correct. »
La jeune lionne contempla sa belle-mère avec des yeux ronds comme des soucoupes. Cette dernière était décidément pleine de surprises. Une femme de Mangemort, descendante de la fière et puissante famille de Sangs Purs Black, qui avait pris le parti de Voldemort, certes pour suivre son époux plus que par conviction, mais tout de même, disait d'Harry, celui qui avait vaincu ledit Voldemort, et contre lequel elle-même s'était battue, qu'il semblait être « très correct » ?! Elle devait avoir changé de dimension spatiale, c'était impossible ! Elle répondit donc, un rien hésitante :
« Je vous remercie, c'est très gentil de votre part. Enfin je ne sais pas où tout cela va me mener mais après tout, qui vivra verra… »
Drago regardait les deux femmes discuter. Elles semblaient bien s'entendre et il hésitait entre pousser un soupir de soulagement de ne pas les voir se crêper le chignon ou s'enfuir en courant afin d'éviter la fatalement possible alliance mère-femme qui lui rendrait assurément la vie impossible. Dilemme cornélien.
Le soir, lorsqu'ils rentrèrent, Hermione semblait en tout cas de fort bonne humeur.
« Alors, de quoi avez-vous parlé ? »
« De choses et d'autres. »
« Tes histoires de cul comprises ? »
« C'est mal d'écouter aux portes. En quoi ma vie sexuelle te concerne-t-elle ? »
« En le fait qu'elle est la cause de mon mariage avec une Née Moldue ancienne Gryffondor. Et je n'écoutais pas, j'ai entendu quelques brides de conversation, c'est tout. Ce qui m'inquiète, c'est d'avoir cru entendre parmi elles le nom de Potter prononcé… »
« Et même si c'était le cas, qu'est-ce que ça pourrait bien te faire ? »
« Ça me donnerait juste envie de vomir. »
« Garde-le en tête pour le jour où tu deviendras anorexique. Ce sera un moyen de soulager ton estomac plus naturel que les pastilles de gerbe des frères Weasley. »
« Aha, aha. » fut la réponse caustique. Cette fille avait vraiment le don de l'énerver.
Les mois suivants s'écoulèrent plutôt paisiblement, ponctués par quelques altercations mineures, incompréhensions, et autres différents qui faisaient trembler les murs pour pas grand-chose.
Le couple Harry-Hermione était resté un secret, aucun des deux ne souhaitant s'en expliquer auprès des autres, la nature de leur relation étant toujours un mystère pour eux, devenant plus fusionnelle et plus passionnée au fur et à mesure que les hormones d'Hermione trempaient son caractère plus qu'il ne l'était déjà.
Drago continuait de voir Cho régulièrement, cette dernière cherchant à profiter de tous les endroits possibles avec lui. A quelques semaines de l'accouchement, son bureau y était passé, de même que les toilettes personnelles de Monsieur, ses lieux de shooting, son appartement, quelques chambres d'hôtel…seules les toilettes publiques avaient été épargnées, l'héritier Malfoy ayant mis son véto sur un endroit aussi dégradant pour quelqu'un de sa classe.
Au bout de presque six mois de couple, Hermione et Harry décidèrent toutefois de se séparer sur un consentement mutuel. A environ 8 mois de grossesse fermes, la brune préférait en effet, se préparer à un accouchement et un départ qui promettaient d'être plus que difficiles, et la complexité de leur lien était devenue très dure à supporter, surtout en cette période où ses nerfs à fleur de peau craquaient pour un oui ou pour un non, la rendant plus hystérique qu'elle ne l'avait jamais été.
Le Survivant et elle avaient dont décidé d'un commun accord qu'il était temps pour eux de se montrer assez matures pour passer au-dessus de leurs élans de désir et redevenir les amis « à la vie, à la mort » qu'ils avaient toujours été, statut réciproque qui semblait mieux leur convenir que celui d'amants, en fin de compte. Le jeune homme, toutefois, ne laissait pas de lui rendre visite le plus souvent possible, afin d'égayer ses journées monotones et solitaires chez elle, puisqu'elle était assez fatiguée pour devoir limiter le plus possible ses déplacements. Ce qui avait d'ailleurs le don de lui taper sur le système, comme si ses hormones en folie n'en faisaient pas assez des leurs.
Drago fut ainsi témoin d'une scène plus qu'étrange :
« Enfin Mione, ouvre donc cette porte ! »
« Non ! Je ressemble à une baleine, c'est horrible ! »
« Mais tu as juste un ventre arrondi parce que tu es enceinte voyons ! »
La porte de la salle de bain vint s'écraser contre le mur avec violence et le blond se promit de le lui rappeler la prochaine fois qu'elle lui reprocherait de claquer une porte ou de la faire sortir de ses gonds.
« Ah parce que sous prétexte qu'on a un polichinelle dans le tiroir, on doit forcément se métamorphoser en cachalot ou en baleine bleue ? »
« Mais tu n'as rien d'une baleine enfin ! »
« Bien sûr que si ! Avec mes veines à fleur de peau, je suis presque bleue ! Et je te préviens, tu n'as pas intérêt à me comparer à un Schtroumpf sous prétexte que j'en ai la taille ! »
« Je n'ai jamais dit ça… »
« Tu as failli ! »
« Mais non, je t'assure ! »
Ses lèvres se mirent à trembler, alors qu'elle affichait une moue enfantine et larmoyante.
« Tu ne me touches plus. Pourquoi, tu me trouves repoussante ? » gémit-elle, se laissant glisser au sol le long du mur, tâche rendue ardue par le ventre qui semblait être son obsession de l'instant.
« Moine enfin, nous nous étions mis d'accord pour… »
« Ne m'approche pas, tu me dégoûtes ! Mon Dieu tu es si…si…humain ! »
« Tu voudrais quoi, un poisson ? » répliqua-t-il, ne parvenant pas à contenir la vague d'ironie qui le submergeait (et Drago devait reconnaître qu'il avait un sacré self contrôle pour ne pas avoir poussé la chansonnette plus loin, c'eût été lui, elle aurait sans doute pleuré à sa réponse.)
« Non ! Je veux un taureau ou un cygne, comme Zeus. »
Potter la regarda avec des yeux ronds comme des soucoupes. Les hormones lui faisaient complètement perdre la tête. A moins que ce ne soit cette histoire de traitement que les Médicomages lui demandaient de prendre pour faciliter la grossesse. La faciliter ses fesses oui, pour le bébé, peut-être que c'était plus facile, mais pour la mère et plus encore pour son entourage, c'était loin d'être une promenade de santé !
Drago leva alors les yeux au ciel avec un air supérieur typiquement malfoyen et décida qu'il était temps qu'il prenne les choses en main. D'autant que le Survivant totalement désemparé semblait être passé dans le mode de configuration « Potter Paumé » dont l'un des signes extérieurs les plus flagrants était cette expression d'incompréhension et d'inquiétude accrochée à son visage aussi sûrement qu'un masque d'idiot l'aurait été avec un sortilège de Glu Péternelle. Il gravit donc les quelques marches de l'escalier qui lui restaient et lança :
« Potter, tu dégages. »
L'interpellé se leva vivement pour lui faire face.
« Et pourquoi donc ? »
« Tu es chez moi, il s'agit de ma femme et ta présence la stresse. Déjà qu'elle est flippante quand t'es pas là… »
« Tu parles de ma meilleure amie là ! »
« Petite rectification si tu permets, je parle bien de ma femme. Alors débarrasse-moi le plancher. »
« Tu as intérêt à t'occuper d'elle correctement Malfoy, sinon je te jure que… »
« Mais oui, mais oui. Je ne te raccompagne pas, tu connais le chemin. »
Sur ses bonnes paroles, il reporta son attention sur la femme assise par terre et se dirigea vers elle.
Prenant bien soin de le bousculer au passage, le brun sortit après avoir déposé un baiser affectueux sur le sommet du crâne de son amie.
« Dommage que tu aies fini par accepter de prendre un congé maternité. J'aurais adoré te voir plaider dans cet état. » fit alors le blond sarcastiquement.
Dans un élan puéril, elle lui tira la langue. Cette fille était une plaie. Ne jamais mettre enceinte une fille qui était déjà complètement cinglée à la base. Non mais sérieusement, on n'avait pas idée de faire de telles crises d'hystérie, elle croyait quoi ? Qu'elle repassait ses ASPIC ? Quand il y pensait, c'était fou le nombre de choses à ne pas faire qu'il avait retenu depuis qu'il était marié.
Ne jamais énerver une femme enceinte. Ne jamais dire à une femme enceinte qu'elle cuisine mal ou pire, qu'elle a des goûts culinaires indignes ne serait-ce que d'un chien, quand bien même elle vous force à manger des pâtes à l'huile, sauce tomate, Nutella, cannelle, curry et l'inévitable sauce caramel à 6h du mat'. Ne jamais porter de bleu ou de rose devant une femme enceinte sous peine de se faire tancer parce que vous « lui mettez la pression quant au sexe du bébé à naître et que de toute façon c'est vous le fautif puisque c'est le spermatozoïde qui en est responsable puisque c'est lui qui porte le second chromosome X ou Y. » et gnagnagna (qu'est-ce que c'était que cette histoire de chromosome ?). Ne jamais parler de chaton à une femme enceinte (bien qu'il n'ait toujours pas compris pourquoi elle avait fondu en larmes à cette évocation). Ne jamais…
Cette liste était longue comme deux rouleaux de papier toilette déroulés et mis bout à bout. Il soupira. Si quelqu'un l'avait averti de ce qui l'attendait, il aurait probablement choisi la malédiction et la mort lente. Probablement.
Il remit son épouse sur ses pieds et l'emmena donc dans sa chambre afin qu'elle s'y repose.
Deux semaines plus tard, alors qu'ils visitaient une grande villa, sur une île sur laquelle ils souhaitaient prendre des vacances, Drago sentit la main d'Hermione lui agripper violemment le bras.
« Qu'est-ce qu… »
« Ça coule. Drago ça coule. »
« Qu'est-ce qui coule exactement ? De quoi tu parles ? »
« Malfoy bon sang, je suis en train de perdre les eaux, c'est assez clair comme ça ?! » grogna-t-elle exaspérée.
Il eut l'impression que de l'eau, justement, lui tombait par litres sur le crâne, et avec le récipient de trois tonnes qui la contenait. Ou alors qu'il était sous les chutes du Niagara.
« Tu…tu vas accoucher ? Là, maintenant, tout de suite ? »
« Non, non non, bien sûr que non voyons, je vais plutôt attendre quelques mois encore que le petit s'étouffe dans mon ventre, juste pour le plaisir de prolonger cette merveilleuse grossesse. » grommela-t-elle ironiquement, crispée.
Il se tourna alors vers l'agent immobilier, au bord de la panique, son célèbre flegme malfoyen s'étant évanoui quelque part entre « perdre » et « les eaux », et ce dernier s'exclama en voyant son regard perdu : « Il faut d'urgence l'emmener à l'hôpital, venez, ma voiture est en bas, il faut l'y transporter ! »
« Une voiture ? Cette chose moldue ? Certainement pas ! »
« Vous avez une autre solution ? Vous allez transplaner alors qu'elle est en train d'accoucher peut-être ? » fut la réponse sèche.
Et en effet, les options qui se présentaient n'étaient pas faramineuses…c'est pourquoi 5mn plus tard, tous deux installaient une Hermione essoufflée et grimaçante dans le véhicule. L'agent de location grilla presque tous les feux rouges sur son chemin et, pour une fois, Drago ne pensa même pas à critiquer sa conduite, son visage pâlissant tout de même un peu, en raison du peu d'expérience qu'il avait avec ce genre de moyen de locomotion (mais restant brave car, après tout, il supportait bien les secousses sur un balais…).
Oh bordel, Merlin, Morgane, Salazar, il allait devoir gérer l'accouchement de sa fausse femme pour avoir un héritier. Un héritier. Un truc rose et criard dont il allait être responsable. Mais qu'est-ce qu'il était censé faire, là tout de suite ?!
En voyant l'hôpital, son côté snob reprit le dessus et il frôla l'arrêt cardiaque.
« Attendez une minute, vous ne comptez tout de même pas à ce que ma femme, l'épouse d'un Malfoy, accouche dans un établissement de bas étage quand même ?! »
« Malfoy, ce n'est absolument pas le moment pour de la fierté mal placée ! » grogna bruyamment ladite femme entre ses dents serrées par la douleur.
« Monsieur Malfoy, votre femme est enceinte jusqu'au cou et prête à se libérer, si vous permettez l'expression. Il faut qu'elle accouche d'urgence et dans son état, un transplanage dans un meilleur établissement n'est tout simplement pas envisageable. Alors aidez-moi donc à la sortir d'ici pour la confier aux médecins parce que si le travail se déroule dans ma Ferrari, je peux vous assurer que la note des sièges en cuir sera très salée ! »
Furieux qu'on puisse avoir l'outrecuidance de s'adresser à lui de la sorte, mais incapable de trouver les arguments pour réplique, le blond s'exécuta donc.
Leur entrée provoqua un grand remue-ménage parmi le personnel soignant et l'ancienne Gryffondor fut rapidement prise en charge par toute une équipe. Drago, qui préférait ne pas assister à cette « boucherie », choisit de rester assis dans le couloir attenant à la salle.
Mais 5h43, quatre Médicomages entrants, trois sortants, 12 allées-venues dans ladite salle, 1 drap tâché d'une substance rouge qui ne devait pas être de la sauce tomate et de nombreux cris libérateurs, de souffrance et de rage plus tard, il finit par interpeller un Médicomage qui passait, à bout. Non, c'était vrai quoi, on lui avait dit que c'était long, mais à ce point…un Malfoy déteste attendre.
« Docteur ? Docteur ! Sauriez-vous me dire s'il y a une possibilité pour qu'on soit de retour chez nous avant Noël prochain ou si l'accouchement se déroule si mal que ça ? »
« Vous êtes le père ? »
« Euh…oui. »
L'homme lui jeta un rapide regard, ignorant le ton assez désagréable de son vis-à-vis et le mettant sur le compte du stress.
« Ça ne se déroule…pas terrible. Votre femme est impressionnante Monsieur, il faut le dire. Il semblerait qu'elle ait vécu un traumatisme magique très important dans le passé, un sort offensif très puissant à ce qu'il semblerait. Cela vous dit-il quelque chose ? »
Il blêmit. Un peu que ça lui rappelait quelque chose, on pouvait même dire que le souvenir qui remontait à la surface était plus que douloureux. La vision d'une Hermione sale, épuisée, se tordant au sol et s'époumonant, tandis qu'en fond, un rire hystérique et sadique retentissait, achevant de vriller ses tympans. Cette scène, il avait tout fait pour l'oublier. Elle faisait partie de ces moments qui lui avaient fait comprendre à quel point il était impuissant, et pesait si peu dans la balance de la guerre.
« Oui. Un sortilège Doloris, il y a environ 7 ans. Ç'a été extrêmement pénible. »
« Vous m'en direz tant…ces Mangemorts, je vous assure, aucun respect de l'être vivant, c'est une honte. Et ils osaient s'appeler sorciers ou même humains ! Visiblement, dans tous les cas, votre épouse ne s'est pas fait traiter pour le choc post-traumatique. Or ce sort devait être d'une puissance très conséquente, et ça n'aurait pas été de trop. L'organisme est affaibli. Et il y a des traces d'un je-ne-sais-quoi magique qui ne nous facilite pas non plus la tâche pour la maintenir en vie. »
« Et celle de l'enfant ? Est-elle en danger ? »
« Celle de l'enfant, non, je ne pense pas. Mais celle de sa mère…elle s'accroche, on voit bien que c'est une battante mais pour être franc Monsieur, ses chances de survie sont très minces. »
« Mais qu'est-ce qu'on peut faire ? »
« Eh bien….à part arrêter l'accouchement, et donc condamner le bébé, il n'y a pas de solution. Sans ça, vous avez 95% de chances de la perdre, au bas mot. Je suis désolé. »
« Je vois… » fut la réponse absente.
Elle risquait de mourir. Ça aurait pu tout simplifier dans un sens mais…mais merde, à quoi jouait-il au juste ?! Il ne voulait pas qu'elle décède à cause de lui quand même ! Mieux valait tuer le bébé, la faire soigner, et réessayer d'en avoir un plus tard, quitte à devoir coucher une seconde fois avec elle. (Ndlr : oui, ça paraît un peu inhumain sur les bords de parler d'un bébé à naître comme ça mais…n'oublions pas que pour l'instant, il ne l'aime pas. Ce n'est qu'un héritier à ses yeux, au moins jusqu'ici, il ne le considère presque pas comme un être vivant...)
Prenant une grande inspiration, il fit alors une entrée fracassante dans la salle d'accouchement et s'exclama : « Arrêtez tout ! Stop, on s'arrête j'ai dit. »
Bon, j'espère que vous avez aimé!
Alors, je sais que la réaction de Drago à l'annonce de la façon dont le travail se déroule peut en choquer beaucoup, parce qu-être prêt à tuer un bébé comme ça c'est...vraiment dérangeant. Mais rappelez-vous que pour l'instant, il n'aime pas cet enfant, il ne le considère pas comme un enfant. Pour lui, c'est juste l'objet d'un marché dans lequel sa vie est en jeu, entre lui et son ancienne pire ennemie, une fille qu'il a été obligé d'épouser contre sa volonté.
Donc, j'avoue que ça peut faire un peu bizarre mais rassurez-vous: il aura une attitude bien plus normale dans le prochain chapitre ^^
Ensuite, pour celles qui avaient bien aimé l'harmione...j'avoue que je l'ai fait se terminer assez rapidement, mais déjà, sur la version originale, je n'avais pas réussi à les garder ensemble plus longtemps (oui, j'écris tout sur papier avant de retaper à l'ordi ^^). Donc désolée pour celles qui pourraient trouver que je vais un peu vite en besogne, et qui pourraient estimer que la crise de nerfs de Mione est étrange, je suis consciente que ce n'est pas le chapitre le mieux ficelé de toute mon existence, j'ai pas mal bossé sur mes examens blancs et sur des OS qui ont pollué mon cerveau ^^" (auscun d'entre eux ne veut s'écrire jusqu'au bout et je passe des heures à batailler avec eux...Ouiiiiinnnnnnn! :'()
Pour les humeurs étranges de Mione. Disons qu'elle a toujours eu un côté hystérique, que les hormones lui réussissent très mal, et qu'elle prend un médoc pour faciliter la grossesse pour le bébé mais qui la sensibilise encore plus à l'action des oestrogènes et autres. ^^
Bon, maintenant que je viens de m'auto-critiquer, je vous le demande quand même: vous avez bien aimé malgré tout? *yeux de cocker triste* Dites oui s'il vous plaît! *essuie une larme*
