- J'me suis trompée. Je sais pourquoi il a disparu de la circulation.

- Pourquoi ?

- Le tueur sur lequel il enquêtait avec la police a tué sa femme et sa seconde fille Patrick Jane a été interné pendant quelques temps à cause de ça. On dit que maintenant il n'est plus le même !

- Alors ça explique beaucoup de choses, lança Morgan. Merci beauté, je te rappelle plus tard. »

Pendant ce temps, Reid reprit sa lecture des dossiers, il en lisait 6 en même temps, Rigsby le regardait étrangement, Cho se mit près de son collègue, celui-ci lui demanda :

« Comment il fait ?

- J'en sais rien, il a regardé tous les dossiers avant que j'ai pu jeter un œil à l'un d'eux, fit Cho, toujours avec son air neutre.

- Et tu ne trouves pas ça effrayant ?

- Non, pas plus que Jane.

- Jane n'est pas effrayant, il est énervant ! C'est pas pareil !

- Ah oui ? Et elle est où la différence ?

- Moi je trouve ça cool, intervint Elyon, dont les collègues n'avaient encore une fois pas remarqué la présence. »

Spencer sourit. Personne n'avait jamais trouvé son intelligence cool. Au mieux bizarre. Jane arriva au même moment, il se mit sur son canapé avec Zack, qui le suivait partout, et Jason qui fit comme Jane. Reid leva la tête de ses dossiers et déclara à voix haute qu'il avait du nouveau. Tout le monde rappliqua vers le jeune homme.

« Qu'est-ce que tu as ?

- D'après l'étude des dossiers, nos tueurs ne sont pas n'importe quels tueurs ! Ils ne tuent pas par hasard, je pense que les victimes les connaissaient.

- Pourquoi tu dis ça ? demanda Hotch.

- Je trouve ça étrange que toutes ces familles aient été tuées comme ça, par hasard, car généralement un père violent n'est pas vu par les voisins et sauf s'il y a plainte, personne ne le remarque. Donc je pense que les tueurs sont liés au système de justice ou d'aide envers les personnes battues.

- Quoi ? Ce serrais un flic ? répliqua Lisbon.

- Il y a 95% de chance que ce soit un policier qui ait travaillé sur toutes ses affaires, je ne pense pas que le second tueur le soit, car il est très impulsif, agressif et violent. Je pense que le policier est le moyen d'entrée dans la maison et que c'est pour cela que personne n'a entendu ou vu de voleurs, continua Reid.

- Tu as trouvé des noms ? demanda Morgan.

- Oui, j'ai trois noms, Nick Sumer, Raymond Fisher, et Alex O'Donnell. Ces trois là sont sur toutes les listes de plaintes.

- Peut-être, commença Morgan, que les enfants pourraient nous dire tout ce qui s'est passé, si on leur parle.

- Les interroger ? Non mais vous plaisantez ? Ils sont choqués et vous voulez remuer le couteau dans la plaie en leur demandant s'ils veulent bien se rappeler le jour le plus horrible de leur vie ?

- Jane, tu ne sais pas ce que ressent un enfant traumatisé. Au mieux, tu sais ce que ressent un père fautif. »

Jane semblait énervé, il était difficile de savoir s'il l'était vraiment ou si tout ceci était une comédie. Jason regardait son protecteur d'un air interrogatif et presque effrayés. Jane se retourna vers les enfants et leur dit d'aller dans la cuisine. Lorsque les enfants furent dans la cuisine, le ton monta entre les deux hommes.

« Je ne comptais pas leur demander les informations de cette manière, nous savons nous y prendre avec les enfants, fit Morgan.

- On ne dirait pas ! lâcha Jane.

- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? demanda Morgan.

- Ne faîtes pas attention, il ne supporte pas ses défauts et donc il les attribue à tout le monde pour faire croire qu'il n'en n'a pas, éluda Elyon en lisant une feuille de papier, une main sur sa tasse.

- On va s'arrêter là, fit Lisbon. Jane, qu'est-ce qui vous prend ?

- Ils me contrarient ! »

Hotch eu un hochement de tête, comment un homme, de qui on disait qu'il était intelligent, pouvait se comporter de la sorte ? Après un duel de regard entre le mentaliste et la tatouée, Jane s'avoua vaincu et se retira, allant dans la cuisine rejoindre les enfants et se faire un thé.

« Agent Morgan je suis désolée. Il faut pas faire attention à Jane ! Il est très utile mais là, il est..., commença Lisbon.

- Absent ? proposa Van Pelt.

- Oui.

- Peut-être mais je trouve cela étrange que vous acceptiez ce comportement, fit Hotch avec un ton autoritaire.