Et oui, fidèles lectrices, déjà l'avant dernier chapitre….snif snif

(en fait je pleure pour els exams là, je dois pas être là seule hein !) lool

Résumé : Fred a appris que Luna était schizophrène et que son père ne l'avait jamais violée. Pris de remords, il se rappelle que Severus Rogue est toujours enfermé à Azkaban à cause de lui…

Chapitre 13 :ça passera vite.

Voilà à quoi ça m'a mené, de jouer les bons samaritains.

Une semaine déjà que je moisis ici, en compagnie de Mangemorts qui ne cessent jamais de me lancer de charmants surnoms à travers les barreaux de leur cellule. Azkaban est réputé pour être le lieu le plus horrible qui soit, avec tout ces Détraqueurs qui vous vident du peu de sentiment heureux qui vous reste. Mais des sentiments heureux, je n'en ai jamais eu. Alors être ici ou ailleurs…

Non. Poudlard me manque. Pas ces morveux qui braillent, non. Encore moins les autres professeurs, toujours à me proposer leur aide. Est-ce que j'ai vraiment l'air d'être un type à problèmes ?

Hm. Peut-être.

Non, ce qui me manque est indéfinissable. Mais Poudlard, c'est chez moi. Aussi détestable ce job soit-il, c'est le mien, et je ne le quitterais pour rien au monde.

Je lâche un rire sans joie. Aux yeux de tous, j'ai déjà été viré. Je suis jugé demain. Meurtre, sur le compte d'un ancien Mangemort, c'est direct un baiser des détraqueurs. D'autant plus que Black venait d'être réhabilité…bon sang. Un jour plus tôt et je devenais un héros national.

Un homme cagoulé dépose un ravier dans ma cellule. C'est à peine si j'y touche. Je n'ai pas faim.

Je regarde par la fenêtre. Le ciel est tellement sombre qu'on pourrait penser qu'ils ont recouvert le bâtiment d'une immense bâche noire.

Je ne peux pas vraiment lui en vouloir, au gamin. J'essaie de toutes mes forces, mais c'est impossible. « Tu l'as bien cherché », me souffle une petite voix persistante.

Depuis le début, lorsque je les ai surpris dans ce grenier – je venais simplement régler mes comptes avec Black à l'abri des regards - j'aurais du en parler à quelqu'un. Au lieu de ça, j'ai naïvement cru qu'il s'agissait d'un scénario sexuel comme un autre, que Weasley avait réellement des sentiments pour Black. Et quand bien même ça n'aurait pas été le cas, il fait ce qu'il veut de ses fesses, ça m'était égal.

Si seulement j'avais deviné, à l'époque. J'aurais pu lui éviter de revivre ça.

Mais comment aurais-je pu le savoir, bon sang !

« Le gosse t'en a parlé », recommence la petite voix.

En effet. La semaine dernière. Un peu tard, non ?

Simplement si je l'avais cru à ce moment-là, il ne serait pas allé se jeter du haut de son tour, et ce serait Black qui croupirait dans cette cellule moisie. Et j'aurais épargné au gamin une plus grande honte.

Quand je pense que je lui ai même fait du chantage en début d'année, alors qu'il devait déjà avoir suffisamment à supporter. Il a plus que le droit de me haïr.

Je soupire.

Il fallait bien que je paie un jour ou l'autre pour tout ce que j'ai fait.

Je pensais simplement que mes années de rédemption à Poudlard avaient pu me racheter une âme. J'avais tort, apparemment. Mais bon, s'il y a vraiment quelque chose là-haut, au moins mon sacrifice me permettrait-il de ne pas filer droit en enfer, s'il n'est pas suffisant pour me faire entrer au paradis.

Je rigole à nouveau, avec amertume.

Si je passe par le détraqueur, je n'aurais même pas la chance de voir l'un ou l'autre.

Un oiseau passe devant la fenêtre en croassant, ce qui provoque des grognements inhumains dans la cellule d'à coté.

Au moins, si je n'ai jamais vraiment eu de but ultime sur terre, l'un de mes rêves secrets s'est réalisé.

J'ai tué Black. Et rien que ça, ça vaut la peine de mourir demain.

Mourir demain…

Je suppose que je l'ai mérité.

Je ferme les yeux, laissant tomber ma tête contre le mur des pierres auquel je suis adossé.

Il ne me reste plus qu'une nuit pour faire le bilan de ma vie, et penser à toutes les personnes qui ne penseront pas à moi lorsque je serai parti.

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Fred

« C'est par ici », me souffle le type à la cagoule. Pourquoi il en porte une, je l'ignore. Peut-être qu'il est affreusement mutilé, ou quelque chose comme ça.

Je hais cet endroit. Papa nous en parle souvent, mais tant qu'on y a pas mis la pied, on ne peut même pas se faire une idée.

Je sais que la mélancolie dans lequel on se retrouve plongé est factice, je n'en ai pas moins envie de rebrousser chemin, de m'allonger quelque part et de me lamenter sur moi-même.

Enfin monsieur Cagoule s'arrête, et je jette un œil dans la cellule qui se trouve devant nous. Rogue est là, tête contre le mur. Il a l'air de dormir. Il faut dire aussi que même s'il n'est que sept heures du soir, tout est incroyablement sombre.

« Interdiction d'ouvrir les cellules. Vous pouvez lui parler à travers les barreaux. Vous avez déjà la chance d'avoir reçu une autorisation spéciale. Les visites sont interdites, ici. Trop bon pour eux… » grogna-t-il.

« Pouvez-vous nous laisser seul, je vous prie ? »

« C'est dangereux, cet homme est un assassin et - »

« Je sais, merci », je réplique, me forçant ensuite à reprendre un ton plus poli. « Mais avec les barreaux, je ne risque rien. Et puis il n'a pas de baguette. » Je vois le geôlier baisser la tête, mais avec sa cagoule je ne peux que deviner son expression. Finalement, il soupire et commence à s'éloigner, maugréant quelque chose qui ressemble fortement à « Dumbledore ».

Lorsque je me retourne vers la cellule, mes yeux plongent dans son regard, indéchiffrable. Je m'accroupis, pour être à sa hauteur. Il ne bouge pas d'un poil.

« Je vous dois des excuses », je commence au bout d'une minute douloureuse.

« Je vous en dois tout autant. »

Je soupire intérieurement. Sa voix n'est pas froide comme je m'y attendais.

« J'aurais pu venir plus tôt, mais comme le procès est demain… » Je soupire. « Je témoignerai. »

« Que raconterez-vous ? »

« La vérité. La mienne. Pas celle de Sirius. » Je lève les yeux vers lui pour voir que mes paroles l'ont touché. Je le vois tenter de reprendre une expression neutre, mais ses sourcils se froncent malgré lui. Finalement, il soupire avec abattement et consent à se rapprocher de moi. C'est une image qui a du mal à s'imprimer dans mon cerveau - je n'aurais jamais imaginé Rogue, mon professeur si rigide, assis par terre. Encore moins me regarder avec une expression aussi…humaine.

« Vous avez plus que le droit de me haïr, Fred », lâche-t-il.

« Vous ne pouviez pas savoir », je rétorque, baissant les yeux au sol.

« Non seulement je ne vous ai pas écouté, mais de plus j'ai exercé envers vu un chantage odieux et puéril au début de l'année. Et encore, je ne suis pas allé jusqu'au bout de ce que j'avais - »

« Y a aussi le fait que… » Je m'interromps, réalisant que dans cette situation étrange, c'est probablement le fait qu'il m'appelle par mon prénom qui me semble le plus choquant. « Si vous n'aviez pas tué Sirius je l'aurais certainement fait. C'était moi ou lui, de toute façon. Je n'aurais pas supporté de passer le reste de ma vie dans la crainte. Je… » Les larmes menacent à nouveau de couler et une énorme boule s'est formé dans ma gorge. « Oh merde ! » je jure, avant de me relever.

« J'en ai assez de cet endroit, je ne suis pas malheureux, je le sais ! » je m'exclame avec colère. « C'est juste cette putain de magie ! » Je n'insulte personne en général, juste Azkaban. Une femme aux yeux globuleux passe son bras par les barreaux de sa cellule et me fait signe de crier moins fort.

« Dumbledore a accepté d'être votre avocat lorsque je lui ai tout raconté », je reprends d'une voix plus basse, les yeux toujours au sol.

« Cela signifie », dit-il en se redressant avec difficulté, « que j'ai une petite chance de ne pas rester ici pour les trente prochaine années. » Il dit ça d'un air dégagé, mais je sais bien ce que ça représente, que Dumbledore veuille être son avocat. Il lui fait à nouveau confiance. J'ai bien vu qu'il était perturbé lorsque je lui ai raconté toute l'histoire. Rassuré, un peu. Il ne me l'a pas dit comme tel, mais j'ai bien senti que la trahison de Severus l'avait terriblement ébranlé. Qu'il l'avait pris comme un coup au cœur.

Mais j'ai mis tant d'énergie dans mon plaidoyer – je voulais absolument le convaincre que Severus n'avait fait que me venger – que les larmes lui sont montées aux yeux durant un instant très court.

Et c'est là que je me suis senti idiot. J'avais donné à Rogue des motivations dont je n'avais aucune certitude.

« Lorsque vous avez tué Sirius », je commence, « est-ce que vous saviez que… »

« Mr Weasley, je n'ai pas tué Black de sang froid. Mais croyez-vous vraiment que je me serais battu contre lui avec autant de » - sa bouche se tord en un rictus de regret - « autant d'ardeur s'il n'y avait eu que cette stupide querelle d'adolescents ? »

Je plonge mes yeux dans les siens, pour savoir s'il dit la vérité.

« Je sais à quoi vous pensez », souffle-t-il. « Black aurait très bien pu me raconter tout ça en pensant me tuer juste après. »

Je détourne le regard. « Je croyais que vous n'étiez pas bon en Legilimencie… »

« C'est vrai, mais je suis un être humain. » Il fait une pause. « Je vous ai entendu, sur le toit. Mais le temps que j'essaie de vous rattraper, Black m'avait assommé. »

Je relève la tête tellement vite que j'entends deux vertèbres craquer. « C'est vous qui m'avez sauvé ? J'étais certain d'avoir sauté… »

Le ravissement sur mon visage parvient à le faire rire. « Je n'allais pas vous laisser salir les jardins de Poudlard, c'est contre le règlement. »

L'atmosphère lugubre de l'endroit étouffe vite l'amusement que j'aurais pu ressentir. « Comment osez-vous dire que j'ai tous les droits de vous haïr lorsque vous m'avez sauvé la vie ? » je fais avec un mince sourire.

« Quand on est à Azkaban, on oublie qu'il y a des choses pour lesquelles la vie vaut la peine d'être vécue », ironise-t-il d'un air sombre.

« Je ne vous remercierai jamais assez », je lui souffle à travers les barreaux, avant de me reculer. Il relève la tête, et il fait alors quelque chose que je n'avais encore jamais vu chez lui, quelque chose qui m'accélère le cœur à une vitesse qui doit être proche de celle de la lumière.

Il me sourit.

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Mercredi matin, au Ministère.

« Calme-toi, Fred », lui conseilla Hermione d'une voix douce. « Si c'est Dumbledore qui s'occupe de son cas, il est quasi sauvé. »

Le rouquin lui lança un regard douteux, et il vit qu'elle s'efforçait elle-même de croire à ce qu'elle racontait. Après tout, c'était elle qui avait lancé des accusations contre Rogue, ne sachant pas alors que c'était en fait Sirius le coupable. Un homme sur lequel elle avait longuement fantasmé. La jeune fille eut un frisson de dégoût.

« J'en ai marre, pourquoi est-ce que ces foutues audiences ne peuvent pas être public ? » marmonna Fred en recommençant à faire les cent pas. Il n'avait jamais été stressé à ce point. Une conviction stupide le harcelait sans cesse – son propre destin dépendrait de la décision que prendraient les jurés dans peu de temps.

Il était lui-même entré dans cette salle une heure plus tôt, pour un témoignage qui s'était révélé long et extrêmement douloureux. Mais à présent il ne pouvait qu'attendre.

« Je vais me chercher à boire », soupira-t-il en laissant les autres pour se diriger vers les salles où se trouvaient les distributeurs magiques. Il sortit une noise de sa poche, et se commanda un cacao chaud.

« Salut. »

Fred sursauta, et se tourna vers la porte. « Salut », répondit-il d'une voix incertaine à Harry, qui le fixait d'un regard neutre.

« Tu veux boire quelque chose ? » demanda le rouquin.

« Non, c'est gentil », fit l'orphelin avec un mince sourire, avant d'inspirer profondément. « Je voulais juste te parler un peu. »

« Tu n'étais pas obligé de venir tu sais, je suis sûre que Ginny aurait accepté de rester avec toi – ou même les autres. Je ne sais même pas pourquoi ils sont là. »

Son désespoir cynique émut Harry, qui se rapprocha. « Pour te soutenir, je suppose. »

Fred se força à sourire puis s'assit sur un des sièges mauve pâle, sirotant son cacao. « Et toi, ça va ? »

« Ca va mieux, oui », fit le brun en hochant la tête. Il sembla réfléchir à ce qu'il allait dire, puis soupira violemment. « Je tiens à m'excuser, pour Sirius. »

Fred écarquilla les yeux. « T'excuser de quoi ? »

« Pfff, je ne sais pas », fit l'autre en s'asseyant à son tour. « J'aurais du…je ne sais pas. J'en ai voulu à Rogue, tu sais. Je crois que si on m'en avait laissé l'occasion, je l'aurais tué. Mais je vois bien qu'il compte pour toi, sans quoi tu ne serais pas là. Et puis… » Son regard se perdit dans le vide. « Ca a été dur d'admettre que le seul parent qui me restait était un pervers psychopathe, mais dans le fond ça ne m'étonne pas. Les rares personnes qui s'intéressent autant à moi le sont. »

Il y avait une telle sincérité dans la voix morne de son ami, que Fred ne put s'empêcher de sentir une boule de gratitude se former dans sa gorge. « Il ne voulait pas le tuer, tu sais. Sirius n'était peut-être pas un saint, mais on peut comprendre qu'après 13 années de prison… »

« Ne lui cherche pas des excuses, Fred, surtout pas toi ! » s'énerva Harry. « Tu devrais le haïr. Moi je n'en suis pas loin en tout cas… »

« Je suis content que tu me dises ça, mon vieux, ça me soulage d'un grand poids », avoua Fred en souriant au bout d'un long moment.

« Y a aucun problème », l'assura le Survivant en lui rendant son sourire. « Tiens, je crois que c'est fini… »

Fred sentit son cœur se serrer. Il entendit les voix, et bientôt plusieurs personnes passèrent dans le couloir. Deux d'entre elles entrèrent même dans la pièce en pestant sur le prix du café de la machine qui avait encore augmenté.

Le rouquin inspira profondément puis se leva rapidement, oubliant le cacao qu'il avait déposé sur le rebord de son siège.

« Merde ! » s'exclama-t-il tandis que le liquide lui brûlait une bonne partie de la cuisse. Hésitant une demi seconde, il croisa le regard amusé de Harry et prit conscience du ridicule de la situation. Oubliant le cacao et sa cuisse meurtrie, il sortit en vitesse de la pièce et se dirigea vers la salle d'audience. Ginny, Hermione et George se tenaient déjà là, discutant avec Arthur Weasley.

Fred les ignora, bousculant deux sorciers à lunettes pour entrer dans la salle du procès. Il s'arrêta net lorsque qu'il vit Dumbledore, sobrement vêtu d'une robe bleu foncé, en pleine discussion avec Rogue, qui n'avait jamais semblé aussi vieux. Les mains attachées dans le dos, il hochait la tête lentement au fil du discours du directeur, tandis que le garde qui se tenait à ses côtés fixait les deux hommes d'un air sévère.

Finalement, l'ancien Mangemort leva les yeux vers lui et Dumbleodore se tourna dans la direction de son regard.

Fred retint son souffle. C'était de sa faute, tout ça. Comment les deux hommes là-bas pourraient-ils ne pas lui en vouloir à vie ?

Dumbledore eut un sourire, puis parla une dernière fois à Rogue avant de lui serrer l'avant-bras avec affection. Ca ne ressemblait pas aux adieux que l'on ferait à un condamné à mort, songea Fred avec soulagement.

« Je suis heureux de vous voir ici, Mr Wealsey », fit Dumbledore avec un clin d'œil en passant près de lui. Le Gryffondor lui adressa un sourire gêné. Le Directeur n'avait pas l'air aussi joyeux que d'habitude, même s'il semblait se donner du mal.

Le garde donna un coup de coude à Rogue pour lui faire signe d'avancer.

« Attendez ! » s'écria Fred lorsqu'il vit que les deux hommes se dirigeaient de l'autre côté de la salle. Plusieurs sorciers qui s'y trouvaient encore le fixèrent avec étonnement.

« J'en ai pour 30 secondes », dit Fred au garde, qui fronça les sourcils. « Professeur, qu'est-ce qu'ils ont dit ? » La panique était clairement perceptible dans sa voix mais il ne s'en souciait guère. Il vit aussi les sourcils de Rogue se hausser brièvement lorsque ses yeux se posèrent sur l'énorme tâche de cacao.

« Je ne suis pas plus professeur que vous prix Nobel, Mr Weasley », répondit-t-il finalement avec une pointe de son ancienne ironie.

Le rouquin le supplia du regard.

« Je suis sauvé, ne vous inquiétez pas », avoua Rogue.

Le Gryffondor poussa un soupir de soulagement.

« Six années au frais et je serais de retour pour enseigner aux cornichons qui affluent à Poudlard chaque année ».

Fred leva lentement les yeux vers lui. « Six ans…mais…c'est affreux ! »

« Mr Weasley, à mon âge, six années ne sont guère plus qu'une semaine de votre vie », répliqua Severus non sans une certaine affection.

Le rouquin resta muet. Six années à Azkaban…nombreux étaient ceux qui n'y survivaient même pas et se laissaient mourir de désespoir.

« Je pourrais venir vous rendre visite ? » souffla-t-il.

« Non, Mr weasley, il n'y a pas de visites là-bas. Juste pour les gens haut placés. »

« Allez mon gars, va falloir que j'aille mettre ton ami dans sa cellule », grogna le garde.

Fred l'ignora, fixant toujours les yeux sombres de son ancien professeur. « Je pourrai pas vivre en vous sachant là-bas…je vous dois tout. »

Rogue haussa un sourcil et ouvrit la bouche, une expression amusé sur le visage, puis se ravisa. Quoiqu'il ait voulu dire, l'expression intense de son élève avait du l'en dissuader. « Vous ne me devez rien, Fred. »

C'est entendre son nom dans la bouche de Rogue qui fit comprendre à Fred ce qu'il allait réellement perdre durant ses années. Pris d'un sentiment de désespoir, il se ficha totalement des gens qui l'entouraient, et s'accrocha au cou du condamné, le serrant de toutes ses forces.

« Allez mon gars, ça suffit, tu lui écriras des lettre à ton prof », reprit le garde en les détachant.

Fred les observa s'éloigner, les larmes aux yeux. Juste avant de passer la porte, Rogue se tourna vers lui, une lueur intense dans le regard. Il inclina brièvement la tête, et il sembla au jeune homme qu'un sourire flottait sur ses lèvres d'habitudes si rigides, mais déjà la porte se refermait.

Il ne sursauta même pas lorsqu'une main se posa sur son épaule. « Six ans c'est vite passé hein », lui souffla George dans l'oreille. « Et puis il détestait Sirius, je suis sûr qu'il estime que c'est pas cher payé. »

« Ouais », acquiesça Fred en se tournant vers lui, un sentiment d'affection pour son frère l'envahissant.

« Allez, on va pas tomber dans le mélo », dit George en lui donnant un bisou sur la joue, avant de hausser les sourcils avec une expression malicieuse ; « J'espère que j'ai retrouvé le Fred de l'année dernière maintenant ? »

Son frère ne put s'empêcher de sourire. « Le même, en pire. D'ailleurs y a une boutique qui nous attend, pas vrai ? Enfin, une certaine Inquisitrice d'abord... »

« Justement ! » jubila George en lui prenant le bras pour l'entraîner hors de la salle. « J'ai pensé à une super idée pour lui pourrir la vie avant de quitter définitivement Poudlard… »