Bon je suis encore en retard, pardon milles fois ! Je n'ai aucune excuse valable ;)

À tous ceux qui suivent la saison cinq en ce moment: JE SUIS EXTRÊMEMENT FÂCHÉE ! Je sais, je devrais être heureuse, mais je me sens comme Sweets: "Vous gâchez mon bouquin !".

Bon, à tous les autres, on s'en parle l'an prochain !

Chapitre 13 – De vrais adolescents

De vrais adolescents.

Ils pouvaient bien traiter Sweets d'enfant, ils étaient eux-mêmes, bien pire. D'abord dans le déni. Ensuite dans la passion. Puis dans la dispute explosive.

Cullen et Saroyan avaient décidés qu'ils collaboreraient ensemble parce qu'ils étaient les meilleurs et qu'ils étaient motivés. Ils leur demandaient d'être professionnels.

- C'est pas vrai, grogna Brennan, quand on était professionnels, ils nous menaçaient de cesser notre collaboration et maintenant qu'on a transgressé la ligne, ils nous obligent à travailler ensemble.

Booth sourit, amusé. Brennan se calma rapidement toutefois, consciente qu'elle était capable de reste professionnelle. Ils se dirigeaient vers le SUV noir.

- Bon. Qu'est-ce qu'on a trouvé ?

- La police locale a retrouvé une deuxième boîte adressée à ton nom. Ils ont dit qu'il y avait des os humains.

- Allons-y. Le premier os examiné ne m'a pas appris grand-chose. Ce criminel va nous tenir en haleine, parce qu'on ne pourra pas avoir d'information sans une quantité minimum de l'ossature.

- C'est là que j'interviens, rappela-t-il.

Booth conduisit la voiture un moment, puis demanda :

- Tu n'as pas peur ?

Elle réfléchit un moment et avoua :

- J'ai toujours peur. Mais je le gère très bien. Comme toi, Booth.

Il sourit. La tension s'était apaisée entre eux deux. La raison de leur rupture était de plus en plus nébuleuse et leurs sentiments de plus en plus positifs, malgré la récente dispute et le fait qu'ils redoutaient de travailler ensemble et de gâcher une nouvelle enquête.

Ils arrivèrent sur les lieux. Une autre boîte à chaussure. La boîte était importante pour déterminer sa provenance du colis. Le mot leur permettrait peut-être d'identifier des empruntes digitales ou une écriture en particulier. L'os servirait à Bones. Les os.

Brennan reconnu les os d'une main et d'un pied. Elle haussa un sourcil, enfila des gants et pris le mot.

Je vous souhaite du plaisir avec ce casse-tête. Je sais que c'est un de vos hobbies.

Elle le tendit à Booth qui le lut. Il la regarda avec inquiétude.

- Je crois qu'on risque d'avoir plusieurs autres boîtes. Nous devrions rentrer au labo pour tout analyser.

Elle hocha la tête. Le paquet était heureusement facile à transporter, ils purent donc le faire eux-mêmes.

L'air à l'extérieur était humide et chaud. Les cheveux de Brennan avaient légèrement frisé. Les nuages gris emplissaient le ciel et la chaleur écrasait les gens. Les filles se promenaient en camisole et jupe, et certains hommes avaient retiré leur chandail.

Brennan portait aussi une camisole. Elle avait froncé les sourcils en l'enfilant. Elle trouvait que son état paraissait plus qu'il n'aurait dû. Déjà, elle remarquait un petit renflement au niveau de l'abdomen.

- Ça ne fait que deux mois, s'était-elle murmurée pour elle-même.

Elle haussa les épaules, se disant qu'elle devrait bien l'avouer à Booth un moment ou un autre. Elle se doutait qu'il ne remarquerait pas tout de suite. Et puis, elle pensait intérieurement qu'elle était mieux de lui avouer que de lui montrer de façon détournée.

Malgré l'air climatisé dans le véhicule, Brennan et Booth avaient terriblement chaud. Ils arrivèrent au labo et Booth ferma le contact de l'automobile. Brennan soupira :

- J'ai vraiment chaud…

Booth se tourna vers elle. Elle était magnifique. Ses cheveux cascadaient sur ses épaules, ses yeux étaient délicatement maquillés et sa camisole mettait en valeur sa poitrine. Booth laissa ses yeux glisser sur son corps un moment, son imagination s'enflammant à cette vue.

Il détourna le regard après avoir pensé qu'il ne devait pas mélanger ses sentiments et l'enquête. Il sortit du véhicule à contrecœur et Brennan le suivit à l'extérieur.

Brennan et les fouines se mirent tout de suite à l'ouvrage, tandis que lui se rendit à son bureau pour commencer son enquête, retracer la provenance des boîtes et les potentiels suspects.

Au bout de quelques heures et plusieurs appels, il avait une piste plausible. Il sourit, se leva en hâte et se pressa d'aller avertir les membres du Jeffersonian.

Lorsqu'il sortit des bureaux du FBI, il fut de nouveau happé par la chaleur et l'humidité. Le ciel s'était couvert de nuages noirs et des bruits de tonnerre grondaient au loin.

- Un orage s'en vient, murmura-t-il pour lui-même.

Il traversa la rue à la hâte, par peur de se faire attraper par l'orage.

Il se rendit dans l'établissement du Jeffersonian. Étrangement, bien qu'il ait été absent pendant quelques mois, personne ne lui avait réclamé sa carte. Comme s'ils savaient qu'il allait revenir.

Quoi qu'il était de retour que pour ce cas. Que pour protéger Brennan. Après, il partirait. Pour de bon. Il ne pouvait pas se permettre de rester dans les parages et mettre la vie de tout le monde en danger.

Il pressait le pas pour aller annoncer ce qu'il avait trouvé. Les boîtes provenaient du même magasin et avaient été acheté par le même client. Ils pourraient donc retrouver facilement le possesseur des boîtes et probablement, le meurtrier.

Il marcha dans le corridor un moment, jusqu'à ce qu'une conversation capte son attention. Daisy parlait de Brennan avec Sweets et semblait inquiète. Il s'arrêta, écouta un instant à la porte.

- Ce n'est pas très subtil, Lance, souffla Daisy.

- Peut-être qu'elle ne cherche pas à le cacher.

- Elle ne devrait pas travailler dans son état.

- Est-ce que tu es sûre de ce que tu avances ?

- Oui, Lance, je suis anthropologue. Ce genre de chose me saute aux yeux.

Quelles genres de choses ? Booth fronça les sourcils et se rapprocha de la conversation.

Sweets hocha la tête:

- C'est vrai que psychologiquement, cette hypothèse serait plausible. Ça expliquerait beaucoup de choses. Pourquoi elle est si distante et pourquoi elle a tant de colère envers Booth. Tu estimes qu'elle enceinte de combien de mois ?

- Je dirais autour de deux mois. Probablement plus.

- Je suppose que Booth n'est même pas au courant.

Brennan. Enceinte. De lui. Il inspira un bon coup, comme effrayé. Sweets et Daisy remarquèrent sa présence et eurent un sursaut. Ils se regardèrent sans bouger, inquiets, puis attendirent la réaction de Booth.

Il ne bougea pas. Il réfléchit. Puis, il partit en courant vers la plateforme d'anthropologie judiciaire. Il traversa la porte sans glisser sa carte et l'alarme retentit dans le département. Tous les docteurs se tournèrent vers lui:

- Qu'est-ce qui se passe, Booth ? Demanda Saroyan.

- Où est Bones ?

- Elle est sortie il y a quelques secondes, elle allait vous rejoindre... qu'est-ce qui se passe ?

Il tourna le dos pour aller la rejoindre. Il stoppa au bout de deux pas et revint vers les fouines. Il pointa un doigt vers eux:

- Vous étiez tous au courant, j'en suis sûr ! Et personne n'est venu m'en informer !

- Au courant de... quoi ? Questionna Saroyan.

Booth était déjà repartit vers la sortie. Sweets et Daisy arrivèrent à la course. Saroyan les interrogea du regard. Sweets, à bout de souffle, annonça:

- Il a surpris notre conversation. Il vient d'apprendre que Brennan est enceinte.

Les fouines ne perdirent pas une seconde pour décamper. Ils auraient pu se défendre et dire qu'ils « ne voulaient pas faire intrusion », mais ça aurait été faux. Ils voulaient vraiment être témoin de cette scène mémorable.

Booth sortit à l'extérieur et vit Brennan marcher non loin, dans l'allée entre la fontaine et les pelouses. Il couru après, cria son nom, mais un bruit de tonnerre couvrit le son de sa voix. Il couru un moment pour la rattraper. Il saisit son bras, elle se retourna avec sursaut. Il la regarda un moment, avec émotion et stupéfaction.

Il sait, se dit-elle intérieurement.

À quelques mètres, Angela, Hodgins, Saroyan, Wendell, Sweets et Daisy s'étaient regroupés. Hodgins chuchota:

- On ne devrait pas être là.

- Vous voulez vraiment manquer ça ? Fit Sweets.

- C'est pas vous le psychologue ? Rétorqua Hodgins.

- Justement.

Le tonnerre retentit une nouvelle fois, suivant de près un éclair. Le bruit était fort, de plus en plus près, assez impressionnant pour faire sursauter tout le monde.

Booth déglutit.

- Est-ce que c'est vrai ? Demanda-t-il.

- Quoi ?

- Tu es enceinte ?

Il regarda son ventre et plaça ses mains sur le côté de son abdomen. C'était possible. Il la connaissait assez bien pour dire que... c'était définitivement possible.

La pluie commença à tomber doucement. Quelques gouttes s'écrasèrent contre leurs têtes et visages.

- Oui, souffla-t-elle. J'aurais voulu te l'annoncer moi-même.

Il prit un moment pour respirer. L'orage se déversa sur eux. La pluie se mit à tomber à grosses gouttes de façon intense. En quelques secondes, ils étaient complètement trempés. On aurait put croire qu'ils étaient allés sous la douche tout habillés. L'air chaud se refroidit rapidement, les éclairs et coup de tonnerres continuèrent de battre le ciel.

- Pourquoi... pourquoi tout le monde est au courant ?

- Parce qu'ils l'ont vu, Booth.

- Pourquoi tu as attendu... ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

- Je n'étais pas capable. Qu'est-ce qu'on va faire avec un enfant Booth ? On est même plus ensembles !

De la buée se formaient autour de leurs visages quand ils parlaient.

Booth se sentit secoué. Elle avait raison.

- Et je ne voulais pas que tu reviennes juste pour l'enfant, je voulais que tu reviennes pour moi, dit-elle.

Nouvelle secousse. Elle avait doublement raison. Il savait que la pire partie du discours arrivait. Ses yeux s'étaient emplis de larmes et se mêlaient aux gouttes sur son visage.

Booth la trouvait magnifique, les cheveux collés, les yeux en larmes. Il aurait voulu la réconforter.

- Et puis, je sais que tu m'aimes encore. Et moi aussi, je t'aime. Mais c'était complètement égoïste de partir. Toi, tu n'arrivais pas à vivre avec ce qui m'était arrivé. Tu ne te crois pas vraiment quand tu dis que je suis en danger à tes côtés, tu sais que c'est faux. Tu te sentais juste extrêmement coupable.

Il déglutit avec difficulté. Il sentit sa gorge se serrer. Elle avait en partie raison.

Brennan fut surprise de son propre raisonnement. Habituellement, elle n'arrivait pas à expliquer si facilement les relations sociales. Sweets, en entendant son discours, haussa un sourcil. Elle utilisait un raisonnement qui ne lui était pas familier et pourtant, elle l'utilisait de façon hautement efficace. Elle dessinait un portait de la situation qui, selon Sweets, était exact. Elle avait définitivement beaucoup changé.

- Je voulais ton bien, souffla-t-il.

- Et maintenant, quoi ? On n'est pas des adultes Booth, on a agit en adolescents. Et on va avoir un enfant. Et je suis fâchée. Je suis vraiment fâchée.

Elle eut un mouvement, comme si elle entamait son départ, mais il retint son bras fermement. Un nouvel éclair déchira le ciel, suivit de près par un coup de tonnerre.

- Est-ce que tu sais.... ce que j'ai ressentit en te voyant morte, sur la table d'opération ?

Il avait murmuré sa phrase avec émotion.

- Est-ce que tu sais ce que j'ai ressentit quand tu as ouvert les yeux, après ?

Elle ne put pas répondre.

- Bones, je me suis promis que plus jamais, rien ni personne ne te mettrait en danger. Pas même moi. Ça impliquait des sacrifices énormes pour moi. Mais j'étais prêt à les faire. Pour te protéger. Pour toi. Ce n'est pas seulement parce que j'avais du mal à gérer ma culpabilité.

Elle déglutit, émue, confuse. Mais, dans un mouvement de colère, elle siffla d'un seul trait :

- Ça impliquait aussi des sacrifices pour moi.

Elle passa à côté de lui, lui accrochant l'épaule et se dirigea vers le Jeffersonian, passa à côté du groupe de fouines en leur lançant un regard meurtrier. Hodgins fit:

- Je savais qu'on n'aurait pas dû rester.