Chapitre 12
Où comment Lily et James en viennent à débattre.
C'était une assemblée qui ressemblait presque à un conseil de guerre qui se tenait dans la cuisine de la maison de l'équipe nationale de Quidditch. Dan soupira, et prit place autour de l'îlot central. Il aurait dû dire à tous les partis à quoi s'attendre avant tout. Il aurait évité cette situation gênante, de bon matin, avant même d'avoir pris son petit-déjeuner. Parce que Lily était surement ingérable lorsqu'on lui volait son petit-déjeuner mais lui, si on l'empêchait de le prendre moins d'une heure après son réveil, on pouvait être assuré qu'il se vengerait. De la pire façon possible.
Lily mordilla ses lèvres, et attendit patiemment que son ami prenne la parole. Elle avait compris que si elle n'était pas au courant de la maison où elle avait débarqué, ses nouveaux colocataires étaient dans le même cas qu'elle, et n'avaient pas la moindre idée de qui elle pouvait être pour Dan au point de venir vivre ici. Et, surtout, ils ne savaient surement pas ce qui l'avait fait venir ici.
L'un des joueurs, un grand garçon plutôt large, finit par désigner Lily tout en regardant Dan.
- Donc, si on en apprenait un peu plus sur cette fille qui vient emménager chez nous ? Non parce qu'à la base, tu nous as dit, mot pour mot, que tu avais proposé à un ami de la famille qu'il pouvait venir loger là, quelques temps. Un ami, insista le garçon. Hors, de toute évidence, elle n'est pas un garçon. Ou alors, j'ai la berlue, et je vois des choses en trop, ricana-t-il.
- Lily, je te présente Glen North. Il est batteur, et… tu n'as pas le moindre idée de ce qu'est un batteur, c'est vrai, soupira Dan. Bon, les gars. L'équipe, se corrigea-t-il en entendant le raclement de gorge de Lucy. Voilà ce qui se passe. Lily est une amie de la famille, vraiment. Je la connais depuis dix-neuf ans. Elle est la meilleure amie de Pearl et d'Ambre, et moi, je l'ai toujours bien appréciée. Sauf quand elle racontait des mensonges à mes potentielles petites amies, mais ça, c'est autre chose, se reprit-il.
- En fait, c'était ta sœur qui me défiait de raconter des mensonges… mais là n'est pas le sujet de la conversation, comprit Lily lorsque tout le monde se tourna vers elle avec un regard stupéfait.
- En effet… Bon, voici ce qui se passe. Il se trouve que Lily a eu des ennuis au travail, et que du coup, elle s'est retrouvée sans emploi. Comme son contrat de location d'appartement était lié au fait qu'elle était employée, une fois qu'elle a démissionné, elle s'est retrouvée sans logement. Et vu qu'ici, il y a beaucoup trop de chambres et que ma sœur et ma future femme sont très persuasives, il se trouve que j'ai proposé à Lily de venir vivre ici quelques jours. Je n'ai pas donné tous les détails au début, car je n'en voyais pas l'intérêt. C'est clair ?
Tous les joueurs, sauf James, hochèrent la tête.
- Pas clair, non, protesta l'attrapeur. Moi, je la connais. Pourquoi je n'ai pas été au courant de son identité ?
- Pour que tu lui prépares un comité d'accueil, ou je ne sais quoi ? railla la fille de l'équipe, qui s'appelait Lucy selon les souvenirs de Lily. Bah oui, pourquoi pas ! Avec toi, la discrétion était assurée, elle aurait pu arriver tranquillement hier soir sans que personne ne l'attende de pied ferme pour lui poser des dizaines de questions.
L'attrapeur la fusilla du regard. Elle leva les yeux au ciel, et croisa les bras, tout en soupirant.
- C'est dingue comme cette maison était plus tranquille sans toi, murmura-t-elle du bout des lèvres.
- OK, tout le monde se calme ! s'interposa Dan avant que ça ne dégénère en bataille générale.
Il n'avait pas vraiment envie que les meurtres entre coéquipiers commencent dès le premier jour de la venue de Lily. Il l'appréciait bien trop pour qu'elle se forge, dès le début, une opinion encore pire que celle qu'elle avait déjà pour les sportifs de haut niveau.
- Lily va être là quelques temps, jusqu'à ce qu'elle trouve une autre solution, ou qu'elle puisse à nouveau se trouver un appartement. Des questions ?
- Non, murmurèrent unanimement l'équipe.
- Moi, j'en ai une, avoua Lily. Comment vous vous appelez, tous ? Je connais Dan, je connais James. Je connais Lucy parce que mes amies m'en ont parlées. Je connais Glen puisque Dan vient tout juste de m'en parler. Par contre, je n'ai pas la moindre idée du prénom des trois autres… Enfin, si. Je sais que l'un d'entre vous s'appelle Taylor. Sa chemise m'a beaucoup aidée, ce matin.
Un brun leva la main, en souriant.
- J'ai le droit d'imaginer ce qu'il y avait à cacher ? demanda-t-il avec un clin d'œil aguicheur.
- Non, rétorqua-t-elle. Du moins, pas le droit de me le dire. Ou de le dire à Dan. Il est très protecteur…
Taylor prit docilement un air contrit en voyant le regard lourd de reproches et de promesses de souffrances de Dan, et récupéra la chemise qu'elle lui tendait par-dessus l'îlot central.
- Très bien. Et ensuite ? demanda la rousse aux trois autres garçons.
- Ryan, l'un des batteurs, se présenta l'un d'eux.
- Et moi, c'est Ray, le gardien.
Elle hocha la tête, souriant, faisant comme si elle n'avait pas remarqué qu'ils s'étaient échangés des regards surpris en apprenant qu'elle n'avait pas la moindre idée de leurs prénoms, à tous.
- Une dernière question ! exigea Taylor alors que certains commençaient à se lever. Le bandage, là, il est arrivé comment à sa main ? demanda-t-il en désignant la main de Lily.
Tous les regards convergèrent vers la main bandée. La rousse se sentit rougir jusqu'à la racine, et il lui fallut un coup de coude de la part de Lucy, qui semblait s'être déjà prise de sympathie pour elle, pour qu'elle relève les yeux, le visage un peu moins écarlate, et qu'elle se décide à répondre.
- Un miroir. Il s'est retrouvé sur mon chemin.
Aussitôt que les mots franchirent ses lèvres, elle réalisa qu'elle ne paraissait certainement pas saine d'esprit en disant ça.
- Oh. Ça me rassure, j'avais peur que cette fille soit un peu trop « normale » pour réussir à nous supporter, se moqua Taylor. Mais si elle se bat avec des miroirs, je crois qu'on peut dire qu'elle est aussi folle que nous…
- En même temps, il a bien fallu qu'elle supporte James une semaine entière, lui rappela Glen avec un sourire entendu. Ce qui est une preuve concrète qu'elle n'est pas entièrement saine d'esprit.
Regard noir de l'attrapeur. Un silence légèrement gênant s'installa dans la pièce, où chacun se demandait comment ils allaient pouvoir enfin sortir de cette cuisine.
- Bon. On a fini cette fois ? demanda Dan.
- On dirait bien, répondit Lucy après avoir regardé tout le monde. Bon. Bah, qui a envie d'aller voler un peu ?
Tous des drogués du Quidditch, se dit Lily en les voyant partir un à un. James fut le dernier à sortir.
- Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? demanda-t-il par pur acquit de conscience.
Et pour qu'elle voie qu'il ne se précipitait pas sur son balai. Si jamais il avait eu en tête l'idée de faire une entorse à l'interdiction de faire un sport quelconque durant encore une semaine, ce ne serait plus possible avec la Médicomage dans la même maison que lui.
- Mis à part d'un boulot, d'un massage, et de l'assurance que toute cette fichue histoire de procès va bien se terminer ? ricana-t-elle. Non, rien, merci.
- Eh bah. T'es de bonne humeur toi, souffla-t-il en levant les yeux au ciel.
- Désolée. On ne gagne pas tous des milliers de Gallions, et on n'est pas tous surs de savoir de quoi demain sera fait, rétorqua-t-elle.
- Vivement que ma mère arrive pour te donner tous les éléments qu'elle possède en vue du procès, parce que je sens que tu vas être invivable ces prochains jours.
Elle le fusilla du regard.
- Je ne te demande pas de me coller et de vérifier que je vais bien.
- Message reçu, répliqua-t-il en faisant demi-tour et en sortant de la pièce.
Eh. Des milliers de filles rêveraient de ses services. Si celle-ci ne les voulait pas, il n'allait pas lui courir après pour les lui offrir !
Mais quand même. Merlin, il s'appelait James Potter. On ne lui parlait pas sur ce ton, comme s'il était le commun des mortels. Il n'avait pas des articles de lui dans tous les magazines pour rien. Il n'était pas n'importe qui. Il méritait plus de considération. Et ça l'énervait de comprendre que si elle avait été sympathique avec lui à l'hôpital, c'est parce qu'ils entretenaient une relation patient-Médicomage. Elle se moquait vraiment de lui.
Merlin. C'était exaspérant. Il n'avait plus été ignoré depuis l'âge de ses sept ans, quand l'une de ses tantes l'avait snobée dans la rue après s'être disputée avec ses parents. Ce n'était pas une fille de son âge qui allait le snober !
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Les joueurs entrèrent tour à tour dans le salon, desserrant leur nœud de cravate et s'affalant sur les premiers sièges qui apparaissaient dans leur périmètre. Ils poussèrent un soupir unanime, et la plupart d'entre eux penchèrent la tête en arrière, fermant les yeux, comme essayant de profiter de la paix enfin retrouvée.
- Je crois que je déteste cette journée plus que les séances d'autographes, grommela Lucy avec une mauvaise humeur évidente.
- Ils pleurent tous, grimaça Taylor. Tous. Ce n'est même pas comme le jour des enterrements, où tu peux coucher avec la fille mignonne qui est complètement éplorée. Non. Là, tu dois voir tous les vieux qui ne veulent pas passer à autre chose en train de pleurer, et tu dois faire semblant d'être triste que Tata Géraldine ne soit plus là.
Tous hochèrent la tête.
- Ta tante Géraldine, c'était celle qui sentait l'oignon ? s'enquit Glen.
- Ouais, confirma Taylor. Et elle a emporté cette odeur dans la tombe. Je vous jure, on sent l'oignon dans un périmètre de dix mètres autour de la pierre tombale ! Une horreur. Je me rappelle à chaque fois des dimanches où mes parents m'envoyaient chez elle, et où je devais lui faire plein de bisous. Le pire, c'est qu'elle ne me donnait même pas de sous. Seulement des vieux bonbons qui moisissaient dans ses placards. Je ne sais pas comment elle faisait, mais elle avait toujours des bonbons qui pourrissaient, dans chacun de ses placards. Incompréhensible, grommela-t-il.
Ceux qui avaient encore le courage de rire ne se firent pas prier.
- Et vous, vous allez commémorer quel membre de votre famille que vous détestez ? s'enquit Taylor.
- L'oncle Andy, répondit Lucy. Un vieux pervers qui a dû me demander une bonne dizaine de fois si j'avais déjà perdu ma virginité et si j'avais apprécié.
Ils éclatèrent de rire, une fois encore.
- Et alors ? demanda Taylor entre deux rires, les yeux luisants de curiosité malsaine, tout à coup.
- Merlin, j'avais huit ans, je ne comprenais même pas de quoi il me parlait ! s'écria Lucy en ôtant ses chaussures d'un coup de pied.
- Arf. Ça devient beaucoup plus glauque, maintenant, grimaça Dan.
- Je ne te le fais pas dire, confirma Lucy en adressant un sourire d'excuse au reste de l'équipe. Et toi, Dan ? Qui est-ce que vous allez pleurer ?
- Notre grand-mère. On l'adore, mais c'est lourd, comme ambiance. Je n'aime vraiment pas la fête des morts, avec toutes ces personnes en larmes, ces gens qui…
La porte s'ouvrit rapidement. Une tornade rousse pénétra dans le salon, sans se préoccuper des personnes qui s'y trouvaient déjà – après tout, on lui avait dit de faire comme chez elle – et cette tornade se précipita vers le secrétaire, ouvrant d'un geste expert la partie dérobée du meuble, où étaient cachées quelques bouteilles d'alcool fort, comme dans toute maison qui se respecte.
Elle se retourna vivement et, sa bouteille à la main, réalisa enfin qu'il y avait du monde autour d'elle. Elle hésita. Passer pour une folle alcoolique en disparaissant aussi vite qu'elle était arrivée, ou passer pour une folle alcoolique en donnant un semblant d'explications ?
- Journée des morts pas facile, hein ? tenta Lucy d'un ton visiblement gêné.
Que le père de Lily soit mort n'avait pas tardé à être su par tous les habitants du manoir. Il faut dire que la notion même de secret n'était pas bien acquise chez l'ensemble des sorciers.
Lily haussa les épaules, regarda la bouteille, et l'ouvrit rapidement.
- Pas un moment agréable, avec la famille ? demanda Dan doucement.
Elle le fusilla du regard, songea sérieusement à le snober royalement puis, sachant que si elle le faisait, Ambre et Pearl seraient au courant et ne la laisseraient pas tranquille, elle se décida finalement à donner une réponse qui lui permettrait ensuite d'avoir la paix.
- Voyons voir…, commença-t-elle. Déjà, comme tu as dit à ma mère que j'étais à nouveau célibataire, elle m'a fait une réflexion comme « Tu devrais peut-être réfléchir sur toi. Le problème vient peut-être de toi ? » Sauf que ma chère sœur a, je ne sais comment, appris comment et pourquoi nous nous sommes séparés avec Garry. Devine quoi ? Ma mère a piqué une crise d'hystérie en plein milieu du cimetière. Charmant, je t'assure, je n'aurais jamais pu imaginer mieux.
Elle avala une petite gorgée.
- Mais attends, ce n'est pas tout, hein ! s'exclama-t-elle en riant amèrement. Tu te doutes bien que ça serait trop facile. Il se trouve qu'ensuite, Pétunia et ma mère se sont lancées dans une discussion sur tous mes problèmes avec les garçons. J'ai bien dit, tous mes problèmes. Une véritable analyse. Je te laisse les détails où ma sœur dit que c'est de ma faute, et les moments où ma mère se lamente de ma malchance, hein. Puis de la sienne, parce qu'elle rêverait d'être grand-mère de ses deux filles. Je te rappelle, au cas où, que ma sœur a beau être mariée mais pas mère, c'est toujours sur moi que le sujet de la conversation se penche, parce qu'apparemment, c'est bien plus normal de se lamenter de moi que de se lamenter de ma sœur.
Elle reprit une gorgée.
- Ensuite, que dire… Ah oui, le moment où on est arrivés sur la tombe. Les crises de larmes, et tout ce que tu veux. Ma mère m'a fait le reproche de ne pas être assez sentimentale, et de trop refouler mes sentiments, car je n'ai pas eu la décence de pleurer. Quant à ma sœur, elle a tout simplement dit que je suis une insensible, et qu'il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'aucun homme ne reste avec moi.
Lily regarda la bouteille, hésita un peu, haussa les épaules, puis but une troisième gorgée. Au point où elle en était…
- Et pour clôturer tout ça, ma sœur a aussi appris que j'ai été virée. Et elle a eu la gentillesse de me dire qu'en fait, j'étais aussi douée pour garder un boulot qu'un mec. Une véritable partie de plaisir que cette journée ! s'exclama Lily avec une mauvaise humeur évidente.
Elle réalisa au bout de trois minutes de silence qu'elle avait plombé l'ambiance. Elle rougit légèrement, avant de tendre la bouteille.
- Quelqu'un en veut ? proposa-t-elle généreusement.
Les sept autres personnes présentes dans la pièce échangèrent un regard hésitant.
- Ma mère m'a toujours dit d'accepter les verres de charmantes jeunes filles, finit par proclamer Taylor d'un ton moqueur.
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James sursauta de surprise quand la porte de sa chambre claqua brusquement, alors qu'il était dans sa salle de bains. Craignant une attaque quelconque, une fan ayant réussi à passer les barrières de protection – c'était bien arrivé une fois – ou un problème quelconque dans la maison, il sortit précipitamment de sa salle de bains, baguette à la main, prêt à dégainer le premier sort qui lui viendrait à l'esprit selon la situation qui se présenterait à lui.
Un sortilège d'aveuglement momentané serait le bienvenu. Se retrouver devant Lily Evans vêtue seulement de ses sous-vêtements n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait.
Elle s'était appuyée contre la porte, confuse, et, les yeux fermés, elle semblait reprendre sa respiration, lentement. Elle finit par rouvrir les yeux.
Elle rougit exagérément en le voyant, et commença à se retourner vers la porte de la chambre, avant de pester, et de se repositionner face à lui.
- Je…
Il la coupa immédiatement.
- Il faut vraiment que tu arrêtes de te promener dans ce genre de tenue.
Elle rougit encore plus si cela était possible, et sans rien dire de plus, rattrapa au vol la chemise qu'il lui envoyait.
- Tu ne trouveras pas toujours une chemise pour te sauver, continua-t-il en se retournant pudiquement tandis qu'elle l'enfilait.
- J'ai une question, dit-elle sans relever ce qu'il venait de dire. Comment se fait-il que vous tous, joueurs de Quidditch, qui devez voir plus de deux filles différentes par mois, si ce n'est beaucoup plus, criez au scandale à chaque fois que vous en voyez une en sous-vêtements ? C'est vrai, quelle est la différence entre ces filles et moi ?
James soupira.
- Je veux bien te répondre si toi, tu acceptes de me répondre aussi, dit-il.
- Donnant-donnant ? D'accord. Je n'ai pas trop le choix, murmura-t-elle pour elle-même. C'est quoi ta question ?
- Comment t'es-tu retrouvée comme… eh bien, comme maintenant ? s'enquit-il en passant la main dans ses cheveux.
- Oh. Ça. Euh. Une drôle d'histoire…
Il se retourna enfin, estimant qu'elle devait avoir terminé de boutonner la chemise depuis un moment déjà. Il soupira intérieurement de soulagement en constatant que c'était effectivement le cas.
- J'ai l'impression que les drôles d'histoires font partie intégrante de ta vie… Je me trompe ?
- Pas du tout, grimaça-t-elle.
- Et là, alors, qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-il après un temps de silence.
- J'étais dans ma salle de bains, en train de me changer, quand Taylor m'a appelé pour me dire qu'il y avait un hibou pour moi. J'ai l'habitude d'y aller directement, je n'ai pas fait attention à ma tenue, surtout que je m'en moque en général. Mais apparemment, il va falloir que je fasse attention, ici, soupira-t-elle. Je suis tombée sur Taylor, qui montait pour m'apporter le hibou, et, du coup, il m'a vu dans cette tenue. Je pensais qu'il s'en moquerait, vu ce que Dan m'en a dit, et ce que tu as sous-entendu la dernière fois mais, apparemment, pas du tout. Il a semblé plus… choqué, qu'appréciateur, et, de toute évidence, je le mettais vraiment mal à l'aise, à tel point qu'il a fait demi-tour rapidement, non sans me jeter un dernier coup d'œil horrifié. Mais je ne pensais pas qu'il aurait une telle réaction, après ce qu'il m'a dit la dernière fois ! s'exclama-t-elle. Oh, et regarde-moi, toi, j'en ai marre de voir tous les regards se détourner de moi comme si j'étais une pestiférée ! s'énerva-t-elle.
Il consentit à reposer les yeux sur elle, les gardant fixés sur son front. Elle soupira, croisa les bras sur sa poitrine. Mauvaise idée, constata James lorsque la chemise remonta légèrement.
- Pourquoi ces réactions ? insista Lily. Je n'ai jamais vécu ça, moi ! Je ne dis pas que je me promène à moitié nue tous les jours devant des dizaines de garçons, loin de là, mais, en règle générale, on ne se détourne pas de moi, et cela ne dérange pas.
- Tous des sorciers avec des origines Moldues, je suppose…
- Hein ? s'étonna-t-elle.
Il soupira.
- T'es dans une maison remplie de sorciers, ici. Tous avec des origines sorcières. Aucun n'a de parents Moldus dans leur entourage proche. Je veux dire, on connait un peu comment vous vous habillez, ce genre de choses. Mais une femme à moitié nue, ça reste dans les chambres, point. Y a que son copain qui a le droit de la voir comme ça.
- Je te rassure, l'exhibitionnisme n'est pas une chose commune à tous les Moldus ! se défendit-elle.
- Seulement à toi ? rétorqua-t-il.
Elle rougit légèrement, avant de répondre.
- Non plus. C'est juste… vous êtes tellement pudiques, vous, les sorciers !
- Et c'est mal ?
- Non. Je dis juste que parfois, on a l'impression de vivre encore au Moyen-Âge. Je suis sure que tout le monde va me regarder bizarrement ici dès que je mettrai un pantalon au lieu d'une robe de sorciers…
- Ah, ça, tu peux être sure que tu vas être l'attraction, murmura James.
Elle ouvrit de grands yeux. Elle ne pensait pas que c'était à ce point.
- Qu'est-ce que tu croyais ? ricana James. Ce n'est pas parce que tes amies ont l'habitude de te voir avec des habits Moldus que c'est pareil pour tous les sorciers, bien au contraire ! Et ce n'est certainement pas en te promenant à moitié nue dans les couloirs d'une maison où ne vivent que des sorciers de pure souche que tu vas faire évoluer les choses. Les Moldus n'ont qu'à s'habiller comme ils le souhaitent. Chez les sorciers, c'est la robe et les costumes des hommes, et puis voilà. Parfois, de temps à autre, pour une soirée, on met les costumes de soirée, un peu plus Moldus. Mais sinon…
- Je n'arrive pas à croire qu'une société qui a tant de possibilités, grâce à ses pouvoirs, puisse vivre aussi recluse sur elle-même. Ne pas chercher à évoluer, tout ça. C'est trop… bizarre, grommela-t-elle.
- On évolue, protesta immédiatement James, défenseur de la société Moldue à ses heures perdues. Mais ça… Pourquoi est-ce que les sorcières devraient changer quoi que ce soit à leur style vestimentaire ? Et nous, d'ailleurs, pourquoi est-ce qu'on devrait le faire ?
- Bah…
Elle n'avait jamais été confrontée à ce problème, avant ça. Elle portait des robes sorcières avec ses amies, mais quand elles sortaient, elles mettaient des vêtements un peu plus Moldus, sans pour autant quitter un style un peu ancien. Au travail, la question ne se posait même pas, elle avait la tenue réglementaire. Elle savait que beaucoup de sorciers étaient encore conservateurs, à tel point d'ailleurs que la majorité des couples se mariaient avant de vivre ensemble. Seulement, avec Pearl et Ambre, elles avaient tellement pris l'habitude de vivre dans leur bulle que jamais Lily n'avait tenté d'en sortir et de voir ce qui se passait chez les autres.
Elle réalisait à présent que les patrons trouvaient normal de coucher avec leurs employées, que les sorciers n'avaient rien contre les petites tenues, mais qu'il était anormal qu'en dehors d'une chambre, même dans leur propre appartement, la tenue de la femme soit différente de la tenue civile, et c'était pareil pour l'homme.
- Je trouve ça dommage, murmura-t-elle.
- Hein ? s'étonna-t-il.
Lui, la seule chose qu'il lui avait demandé, c'était pourquoi les sorciers devraient changer leurs coutumes, rien de plus.
- Je trouve ça dommage que les sorciers aient tant besoin de se différencier des Moldus.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? s'étonna-t-il franchement.
Elle ne répondit pas immédiatement, prenant le temps de s'éloigner de la porte et de s'asseoir sur le lit de James, en tailleur. Il soupira et leva les yeux au ciel, exaspéré par cette fille sans-gêne… et intrigué, il devait bien le reconnaître. D'habitude, les filles lui demandaient la permission pour ce genre de choses, trop intimidées par lui.
- Fais comme chez toi, murmura-t-il entre ses dents.
- Merci, répondit-elle avec un grand sourire, n'ayant apparemment pas entendu le ton exaspéré de l'attrapeur. Donc, voilà ma théorie. Je pense que les sorciers ont tellement envie et besoin de se démarquer des Moldus qu'ils le font d'un point de vue vestimentaire, pour que les Moldus, dans la rue, se retournent sur leur passage et se demandent qui peuvent bien être ces hommes et femmes qui se promènent avec ces drôles de robes. Mais aussi, je crois que les sorciers veulent conserver leur tenue traditionnelle en contradiction avec la mode Moldue qui évolue constamment. En fait, tout ça, c'est simplement un moyen de prouver qu'on est différents, alors que c'est stupide, parce que je ne vois pas pourquoi sorciers et Moldus ne pourraient pas vivre dans une même société, se côtoyer quotidiennement, ce genre de choses. Et c'est la même chose pour les égalités hommes femmes. La plupart des emplois sont occupés par les hommes, et les femmes sont toutes au foyer, ou presque, comme ça l'était il y a des années encore chez les Moldus. Mais aujourd'hui, les femmes et hommes ont les mêmes responsabilités dans la société Moldue. Enfin, presque... Mais, pour ma théorie, disons que l'égalité homme femme est bien réelle chez les Moldus. Alors, une fois encore, pourquoi ne pourrait-on pas avoir le même mode de vie, voire vivre dans une même société, sorciers et Moldus ?
James émit un rire étrange, entre l'amusement et l'amertume.
- Comment veux-tu qu'on vive tous ensemble, comme si de rien n'était ? Ce n'est tout simplement pas possible.
- Ce n'est pas vrai, protesta-t-elle.
- Je suis prêt à parier que tu n'as gardé aucun contact avec tes amis Moldus d'enfance.
Elle ouvrit la bouche pour protester, avant de réaliser qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'avait pu devenir Lison, Arthur, et tous les autres enfants avec qui elle allait à l'école. Elle avait commencé à moins leur parler aux alentours de ses huit ans, quand elle avait rencontré Severus, Ambre, Pearl et Dan, mais tout de même, elle les voyait encore tous les jours à cette époque. Ensuite, une fois entrée dans son école de sorcellerie, elle les avait tous perdu de vue.
- Tu vois, reprit James d'un ton triomphant. On ne peut pas vivre ensemble, tous, c'est trop compliqué.
- Ça ne l'est pas tant que ça, tenta-t-elle une dernière fois. J'ai bien suivi quelques cours de médecine Moldue, et je suis allée travailler dans leurs hôpitaux, de temps à autre, en me débrouillant avec des papiers falsifiés, pour apprendre de leurs méthodes. Et ça m'a bien aidé quand Ethan Wayne est arrivé à l'hôpital ! Je pense que c'est possible… mais qu'il faut le vouloir. Tu ne crois pas ?
Il soupira, une fois encore. Pourquoi est-ce qu'elle voulait tellement le convaincre de son point de vue ? Il lui posa d'ailleurs la question, et elle prit le temps de réfléchir.
- Je ne crois pas tenter de te convaincre plus que n'importe qui d'autre. Tu es tellement têtu…
Il se rappela alors qu'elle pouvait être extrêmement agaçante.
- Mais je me dis que si les Nés-Moldus ont finalement réussi à se faire plus ou moins bien accepter dans la communauté sorcière, pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas, petit à petit, aller vers leur mode de vie, et se mêler à eux ? Les sorciers n'existeraient plus, de nos jours, si les Moldus n'avaient pas été là, tu es d'accord ? Le nombre de sorciers qui se disent Sang-Purs mais qui ne le sont pas autant qu'ils le souhaiteraient… Dès le moment où l'on accepte que les Moldus ne sont pas inférieurs à nous, pourquoi est-ce qu'on n'accepterait pas leur mode de vie ?
James soupira.
- Franchement, tu n'as rien d'autre à faire de tes journées que de penser à ça ?
- Je te rappelle que j'ai été virée, répliqua-t-elle acerbement.
- Et je te rappelle que tu ne portes qu'une chemise par-dessus tes sous-vêtements, et que tu es dans ma chambre, aussi.
- Et alors ? C'est un crime ?
- Non. Mais si tu avais un peu de décence, tu irais t'habiller…
- Selon toi, je suis indécente ?! s'offusqua-t-elle. Je ne le fais pas exprès !
- Peut-être que tu ne le fais pas exprès sur le moment, mais en attendant, tu es toujours dans ma chambre, sans tes vêtements sur le dos !
Furibonde qu'il l'agresse à nouveau, elle se leva d'un bond, et claqua la porte aussi fort qu'en entrant. Il en fallait peu pour l'énerver.
Se jetant sur son lit, James se surprit à sourire.
Presque toute sa vie, on lui avait dit amen à chaque fois qu'il disait quelque chose. Il adorait être le mauvais garçon de l'école, celui qu'on craignait autant qu'on l'adulait. Il avait toujours eu tout ce qu'il voulait, et quand on ne lui cédait pas immédiatement, il énervait les autres, les poussait dans leurs retranchements, jusqu'à ce qu'ils n'en peuvent plus et qu'ils deviennent, à leur tour, admiratifs devant lui.
Lily Evans, c'était un nouveau challenge pour lui. Une réfractaire au Quidditch, une réfractaire à la célébrité, une réfractaire à son charme, une réfractaire à son caractère.
Un sourire encore plus grand que le précédent étira ses lèvres.
Il l'aurait à l'usure, comme à chaque fois qu'on lui résistait. On ne résistait pas à James Potter. Elle aussi, comme les autres personnes de son entourage, finirait par lui dire amen.
Il aurait peut-être dû se méfier. Il aurait peut-être dû se dire qu'il n'avait plus dix-sept ans, et qu'il n'était plus dans la cour de l'école. Oui, il aurait peut-être dû y réfléchir.
Mais il avait toujours préféré foncer tête baissée, aussi…
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Lorsque Lily entra dans la cuisine en fin d'après-midi, tous les autres habitants permanents de la maison y étaient. Elle savait qu'Ambre n'était là que de temps à autre, profitant de son appartement. D'après ce que la jeune femme avait compris, son amie n'avait pas prévu d'emménager à temps plein dans cette maison, trouvant extrêmement bizarre l'idée de vivre avec six autres personnes qui n'ont aucun lien de parenté avec elle ou son mari. Et d'après ce que Lily avait compris en parlant avec Dan, celui-ci espérait trouver une maison qui leur plairait à tous les deux et où ils pourraient vivre tranquillement, et dont seuls les amis proches connaîtraient l'emplacement précis.
- Je dérange ? demanda-t-elle quand les regards se tournèrent vers elle et que les conversations cessèrent.
- On discutait stratégie, c'est tout, la rassura Glen.
- Tu sors ? enchaîna Lucy en voyant la tenue de la jeune femme, et le sac à main qu'elle tenait.
- Oui, confirma Lily. D'ailleurs, je suis en retard, mais j'avais un papier important à donner, et je ne sais plus où je l'ai mis…
- Ce n'est pas ça ? demanda Ray en désignant un bout de papier qui traînait au bout du meuble autour duquel ils étaient installés.
- Si ! s'extasia-t-elle en le prenant. Merci beaucoup.
Elle le fourra dans son sac.
- En tout cas, celui que tu vas voir n'a pas de chance, se moqua Taylor.
- Ah ? s'étonna-t-elle.
Qu'est-ce qu'il pouvait bien en savoir ? Après tout, il n'avait pas la moindre idée de qui Lily allait voir.
- C'est vrai. Tu es habillée cette fois ! se moqua-t-il en éclatant de rire.
La claque qu'il reçut sur la tête de la part de Dan n'arrêta pas son hilarité, et Lily sentit le rouge lui monter légèrement aux joues.
- Hum. Oui. Je voulais m'excuser, pour ça, d'ailleurs. Je n'ai pas l'habitude de vivre avec sept autres personnes… Je ferai attention. Et je mettrai des vêtements dès que je devrai sortir de ma chambre. C'est ça, la vie en communauté…
- Ceci dit, ce n'est rien encore, continua Taylor, apparemment lancé. Tu aurais pu être entièrement…
- Si tu veux finir la journée sans aucune blessure grave, je te conseille de ne pas terminer ta phrase, Taylor, grommela Dan.
Taylor se tut instantanément, se plongeant dans la contemplation des papiers disposés sur la table.
- Ceci dit, ne put-il s'empêcher de reprendre, si tu veux que je te voie comme Dan refuse que je le dise, ma chambre est au premier !
Elle éclata franchement de rire.
- Désolée, j'ai pour principe de ne pas m'approcher des sportifs de haut niveau. C'est contre ma religion, se moqua-t-elle joyeusement.
- Ah ? Alors, ce n'est pas uniquement contre moi ? dit James d'une voix amusée. J'avais peur que mon charme n'opère pas.
- J'ai pour principe de ne pas m'approcher des sportifs de haut niveau, et des arrogants encore moins, rétorqua la rousse.
Dès qu'il apparaissait dans son champ de vision, celui-ci, il l'énervait. C'était physique, presque.
- Du coup, tu pars avec un double handicap, continua-t-elle. Bon. Comme je ne vous suis d'aucune aide dans votre stratégie, je vais y aller, hein. À plus tard ! dit-elle en sortant rapidement de la pièce.
James lui lança un regard noir.
- Elle commence à me plaire de plus en plus, cette fille, murmura Ray l'air de rien.
Lui aussi récolta son regard noir de la journée.
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Finalement, elle n'était pas si en retard que ça. Ceci dit, Andy n'avait jamais été très ponctuel, lui non plus. Elle prit le temps de regarder les lieux où ils s'étaient donnés rendez-vous, et supposa, vu le style du restaurant, que c'était l'endroit préféré d'Andy pour ses rendez-vous avec Dominique.
Elle sourit en voyant son ami entrer dans son restaurant, lequel lui sauta quasiment dans les bras avant de lui coller deux énormes bises.
- Comme les français ! plaisanta-t-il en s'asseyant. Merlin, tu sais que c'est affreux de ne plus te voir tous les jours ? Avec qui est-ce que je peux plaisanter, moi, maintenant ? Je suis obligé de parler à mon étudiant, et au tien ! se plaignit-il en levant les yeux au ciel. C'est affreux, Lily, je te jure, une horreur ! Je me demande comment je vais survivre. Dis-moi que tu projettes de tuer Rainbow rapidement, pour que tu puisses revenir. S'il te plait, dis-moi ça !
Elle éclata de rire, et alors qu'il était reparti pour discuter sans possibilité de l'arrêter, elle posa sa main sur la sienne.
- Andy, si tu veux qu'on ait le temps de dialoguer, il faut que tu me laisses parler, de temps à autre, lui dit-elle.
Il lui offrit un sourire désolé, et ferma le plus hermétiquement possible ses deux lèvres.
- Parfait, murmura-t-elle. Tu me manques aussi. En plus, alors que je pensais que James Potter était presque supportable, vu comment se sont déroulés ses derniers jours à l'hôpital, je viens de découvrir qu'en réalité, il est invivable. Oui, je vis dans la maison des joueurs de Quidditch de l'équipe d'Angleterre, dit-elle pour répondre à la question muette qui s'était inscrite dans les yeux d'Andy. Non, je ne le savais pas avant de croiser James Potter alors que j'étais en petite tenue, avant neuf heures et demie du matin. Un moment génial, tu n'as pas idée, lui apprit-elle. Comment ça se passe à l'hôpital ?
Il attendit d'être sûr qu'elle ne lui pose pas une autre question avant de lui répondre.
- Pour le moment, ça va. Ethan s'est calmé. Il a beaucoup apprécié ton mot de la dernière fois. Ça l'a vraiment apaisé. Et, surtout, il va bientôt pouvoir partir, alors ça lui fait vraiment plaisir. La potion est presque prête. J'ai dû aller voir Rogue, d'ailleurs, pour ça, grimaça Andy. Un moment génial, ça aussi. Oh, et Damoclès a énormément avancé sur sa potion, c'est génial ! Je pense que dans un an, ça sera terminé. Et… je vais arrêter de parler boulot, parce que ça te déprime.
En effet, Lily paraissait beaucoup plus triste qu'en entrant dans le restaurant, tout à coup.
- Tu sais, j'ai toujours cru que le jour où j'aurais du temps pour moi, j'en profiterais à fond, mais finalement… je m'ennuie, et ça me manque tellement… Je pourrais chercher du travail, mais là, avec Rainbow…
- Tu as lu les derniers articles ? s'enquit Andy.
Elle hocha la tête, lasse.
- Oui, je les ai lus… Il ne fait que parler de machination, de plan monté pour le faire renvoyer, de fausses accusations, et il ne fait que me dénigrer. Oui, j'ai vu tout ça. C'est génial, murmura-t-elle. J'ai l'impression d'être montée dans une fusée, et d'avoir été propulsée dans l'espace, sans en saisir les conséquences.
- Une fusée ?
- Laisse tomber, je ne suis pas d'humeur à t'expliquer mes références Moldues.
Il hocha la tête, compréhensif.
- D'accord. Tu sais quoi ? On va parler d'autre chose. Oh, tiens, parlons de la nouvelle idée de Dominique pour aménager l'appartement…
Finalement, c'était d'Andy dont elle avait le plus besoin. À la fin du repas, elle avait mal aux zygomatiques à force de sourire, et elle se demandait combien de personnes sur cette Terre avait un Andy dans ses amis pour toujours avoir le moral et pour la serrer dans ses bras pour lui transmettre un peu de force.
J'ai commencé à corriger ce chapitre, mais je suis malade, donc je n'ai pas eu le temps de terminer. J'espère ne pas avoir laissé trop de fautes. (D'ailleurs, merci à DelfineNotPadfoot qui prend le temps de me faire remarquer mes fautes à chaque fois !)
Je suis ravie de voir que les chapitres vous plaisent toujours autant donc, un grand merci pour vos reviews :) ! Pour les anonymes, les réponses sont ici !
Marie, oh, d'accord ! Merci de remarquer le travail que j'ai pu faire avant l'écriture. Je ne dis pas que c'est complet, que toutes mes recherches vont au bout, du moins, j'essaie de ne pas laisser en plan un aspect abordé ! Parce que je sais à quel point ça peut être frustrant. Normalement, tout ce qui a pu être abordé va être explicité. Aaaah, l'Irlande ! J'irais bien y faire un tour. Mais possible que moi aussi, au bout d'un certain temps, le bacon et les toasts ne soient plus supportables... Merci pour ta review, à bientôt peut-être !
Sandrine, ah ça, c'est une colocation pour le moins amusante... et remuante qui va être vécue par nos personnages ! La testostérone ne va pas trop être présente. Quoi que. Enfin, je vais te laisser découvrir ça au fur et à mesure des chapitres ! Merci pour ta review !
Siriusounet, euuh... j'ai été légèrement surprise de ta review, j'ai dû la relire plusieurs fois pour être sure de l'avoir bien comprise. Du lundi au vendredi ?! Poster cinq fois par semaine ? Je ne sais pas si tu réalises à quel point c'est imposer un rythme d'écriture de folie... Je trouve qu'une fois par semaine, c'est plus que raisonnable, et que ce n'est pas si compliqué à suivre que cela. Surtout qu'une fois par semaine, c'est presque beaucoup comparé à la majorité des FF du site ! Enfin, je trouve. J'ai ce rythme, actuellement, pour prendre un maximum d'avance et n'avoir aucun retard dans mes publications. Qu'est-ce qui est le mieux, après ? Tout d'un coup, puis attendre très longtemps, ou patienter la même durée entre chaque chapitre ? Lorsque j'aurai terminé la FF, le rythme de publication sera certainement augmenté mais, en attendant, une fois par semaine me parait laaaaaaaaargement raisonnable. Pour terminer cette RàR, merci pour ta review, et à bientôt j'espère !
Une dernière petite chose avant que je vous abandonne : le chapitre 22 est terminé :) !
Voilà ! Je vous dis à la semaine prochaine :) !
Bonne semaine à tous !
PS : Certains sauraient où je peux trouver des avatars pour mes FF ? J'en ai trouvé pour certaines mais, en toute honnêteté, je les ai trouvés un peu - beaucoup - par hasard. Et le blason de Poudlard, il est cool pour mon profil, mais pour mes FF, moins (à mon avis)...
