Note:

( S'avance doucement sous le regard courroucé des lectrices... )

Hummm... Bonsoir, bonsoir...

Je crois que ça doit faire un mois - ou bientôt un mois - que vous attendez ce chapitre. DESOLEE!!!! Non franchement, j'ai honte, j'avais pris un bon rythme au début et là je me laisse complètement aller, j'ai trop honte. Entre les cours, la co-écriture avec Effexor, les devoirs, mon chéri et tout... J'ai vraiment pas beaucoup de temps pour la traduction... Ca craint! Ce chapitre était aux trois-quart traduit depuis trèèèèèès longtemps et je n'ai jamais eu le temps de le finir, mais ce soir, je me suis dit " Vas-y, Mush! Tu peux le faire! " Et je l'ai fait ^^

Je vous remercie infiniment pour les reviews en particulier chriwyatt qui a reviewé TOUS les chapitres déjà publiés ainsi que le petit OS, merci beaucoup ça fait plaisir de voir son travail apprécié! Je remercie les anonymes et vous souhaite une excellente lecture d'un chapitre qui m'a donné un peu de fil à retordre mais que j'ai beaucoup aimé.

Bizouxxxx et à la prochaine fois! Ne vous vous inquiétez pas, je vous la traduirai en entière, mais avec un peu plus de temps que prévu...

PS: Pas super fière de mon chapitre, mais bon... On fera mieux la prochaine fois!


"My creed is that:

Happiness is the only good.

The place to be happy is here.

The time to be happy is now.

The way to be happy is to make others so." – Robert G. Ingersoll


"Chance makes our parents, but choice makes our friends." – Jacques Delille


"The only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved…the ones who never yawn and say a commonplace thing, but burn, burn, burn, like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars." – Jack Kerouac


Healing

Chapitre douze

Leurs chaussures reposaient les unes à côté des autres contre le mur. Edward les avait disposé de cette façon pour qu'il puisse se moquer de la façon dont ses pieds ( Ndlt: à Bella ) étaient plus petits que les siens. Mais ils appréciaient tout les deux la façon dont leurs chaussures allaient bien ensemble; ses Converse grises et ses chaussures plates dorées.

Le jeune homme était assis au piano et jouait la mélodie qu'il avait composé en pensant à Bella; ce n'était pas parce qu'il en avait déchiré le haut qu'il ne la connaissait pas par coeur. Il lui arrivait de regarder par delà la feuille et d'observer la jeune fille. Puis, il souriait.

Elle était couchée sur le dos, l'oreiller qu'elle avait pris dans sa chambre sous sa tête, parant contre la dureté du sol. Ses jambes reposaient contre le mur et elle tenait un livre à bout de bras, tout en écoutant la musique qu'il jouait. La lumière du soleil entrait par les nombreuses fenêtres de la salle et venait se refléter dans ses cheveux, miroitant dedans d'un rayon brillant et rougeoyant à l'image de la couleur qui ornait ses joues de temps en temps.

Les yeux du jeune homme parcouraient les formes de son corps et il ne pouvait réprimer les émotions qui l'assaillaient alors. Tout chez Bella l'appelait.

Il se retourna vers les touches du piano.

" Cinq trucs qui te sont arrivés au hasard. C'est parti. "

Il entendit Bella poser son livre au sol et il imagina le pli sur son front alors qu'elle commençait à réfléchir.

" J'ai quelques trucs mais je n'aime pas en parler.

_ Pourquoi pas? Il tourna son visage vers elle alors que ses doigts continuaient à courir sur les touches.

_ Quand j'essaye de m'en servir, je me prends à chaque fois les pieds dans la corde de mon fer à friser et je manque de peu de me le mettre dans l'oeil. "

Edward combattit un fou rire, mais il ne pouvait s'empêcher d'afficher un certain sourire sur son visage.

" Tu trébuches seulement quand tu es debout. "

Bella l'ignora mais il put voir un petit sourire sur son visage.

" En première, j'ai été surveillante de hall. (1) "

Le visage d'Edward se plissa.

" Pourquoi? Ne sont-ils pas sensés être que des volontaires? "

Il entendit la jeune fille soupirer.

" J'avais pas vraiment... beaucoup d'amis. "

Edward eut un pincement au coeur en entendant la tristesse dans sa voix. Plus que tout, il voulait remonter le temps, au moment où elle était en Première et casser la gueule à tout ceux qui n'avaient pas voulu la connaître. Mais surtout, il voulait la protéger de cette solitude.

" J'aurais été ton ami. Dit-il doucement, son ton s'accordant avec la musique qu'il jouait.

_ Je sais. "

Il tourna son visage vers elle et vit qu'elle le regardait. Elle lui sourit et lui fit un clin d'oeil. Il lui en fit un à son tour et pencha sa tête sur le côté en l'observant.

Elle se mordit la lèvre inférieure et son front se plissa à nouveau.

" Quand j'avais sept ans, j'ai sauté du balcon de la chambre de mes parents jusque dans la piscine. Je venais juste de rentrer à la maison suite à un cours de natation et je voulais essayer la plongée, ce que les enfants plus vieux étaient en train d'apprendre. J'ai fini par me casser la jambe. Ce qui m'a pourrit mon été. "

Edward se mit alors à rire.

" Les sports extrêmes. A un âge précoce en plus. J'adore. "

Bella se mit à rire avec lui et le son de son rire, au même titre qu'à ses oreilles à lui, sonna parfaitement. Il manquait un élément qu'il ne connaissait pas. A présent, s'il pouvait seulement capturer l'essence-même de son rire...

Leurs rires s'apaisèrent au bout d'un moment et elle eut un regard sérieux et nerveux à la fois. Elle se mordit à nouveau les lèvres et une rougeur se forma sur ses joues. Elle se tourna vers lui et vit qu'il s'était reconcentré sur sa musique. Elle inspira profondément et laissa sortir les mots de sa bouche.

" Je n'ai jamais eu de relations sexuelles avant. "

Elle fut heureuse de voir ses mains trébucher sur quelques clés, puis il se recontenança et continua à jouer. Edward n'avait pas dit que ce n'était pas un truc qui lui était arrivé au hasard, elle voulait savoir comment c'était vu qu'il était le plus expérimenté des deux, mais il ne voulait pas lui dire jusqu'à quel point il l'était.

Edward ne se retourna pas vers elle pour la regarder ou lui dire quelque chose. Il était bien trop occupé à sourire comme le plus grand imbécile des Etats-Unis. Il était heureux, vraiment heureux de savoir ça. C'était quelque chose qu'il voulait désespérément savoir. Il savait maintenant que toute la jalousie qu'il avait eu envers des garçons inexpérimentés sans visage qui auraient pu être avec Bella, n'avait pas lieu d'être. C'était en effet une bonne chose; il n'aurait pas à les chasser ou à les tuer.

" Un dernier? "

Il y eut un silence dans la pièce et la mélodie que jouait Edward se fit extrêmement douce.

" J'aime cette chanson. "

Il se tourna à nouveau vers elle et vit qu'elle le regardait avec une paix qu'il n'avait jamais encore vue sur son visage. Elle était souriante et il pouvait voir sa poitrine monter et descendre d'une manière douce. Ses yeux brillaient de l'intensité de sa sincérité.

" Alors, c'est la tienne. "

Et en disant ça, il prit une feuille de partition vierge et y griffonna " Bella " sur la partie supérieure, puis commença à écrire sa chanson.

" Maintenant, à toi.

_ Maintenant, à moi quoi?

_ Cinq trucs qui te sont arrivés au hasard. C'est parti. C'est juste une question d'équité. "

Il entendit un grognement sortir de sa gorge et il sut qu'il ne pouvait pas y échapper.

" Ok, alors laisse-moi réfléchir. "

Il posa sa feuille et coinça son crayon derrière son oreille, ses doigts revenant ensuite sur les touches du piano. Il recommença à jouer la mélodie et se mit à penser.

" Quand j'avais cinq ans, mon père m'a donné un stéthoscope en jouet et je l'ai pris pour le montrer à ma classe de maternelle. C'est à ce moment-là que j'ai su que je voulais devenir médecin. "

Il entendit Bella se racler la gorge, il se tourna et vit un énorme sourire sur son visage.

" Docteur Cullen. J'adore, ça sonne super bien. "

Edward roula des yeux.

" Et mon père, alors...

_ Et ça te dérange? "

Elle sembla surprise.

Edward ralentit la vitesse de ses doigts afin que chaque note soit bien accentuée.

" Non. Je veux dire, je sais qu'il est fier que je veuille suivre ses traces, mais c'est juste que... Je veux faire mon propre chemin, pas comme lui a fait. Et il n'a tout simplement pas compris ça.

_ Alors peut-être que tu devrais lui expliquer. "

Edward sourit et acquiesça d'un signe de tête.

" Continue. Il t'en manque encore quatre.

_ J'ai commencé à apprendre à jouer du piano à l'âge de huit ans. A la base, je voulais apprendre la batterie ou la guitare mais ma mère m'a fait asseoir et m'a expliqué que... quelqu'un de notre famille ne devait pas jouer de ces instruments. Mais je suis content qu'elle m'ait poussé à opter pour le piano. Maintenant, je ne voudrais apprendre rien d'autre.

_ J'en suis contente aussi.

_ Une fois, j'ai essayé de faire des cookies, mais j'arrivais pas à trouver une cuiller pour les séparer sur le plateau. Alors, j'ai versé le saladier entier sur la plaque et ai fait un énorme monstre de cake-cookies. J'ai failli faire brûler la maison. "

Il sourit en entendant encore le rire de Bella et essaya de l'associer à quelques notes de musique.

" Je veux m'éloigner de l'Arizona aussi loin que possible.

_ Idem. "

Edward laissa les notes de sa chanson devenir douces pour la clore, puis il plaça son crayon sur le haut de sa partition, se leva et se dirigea vers Bella.

" Bouge-toi de là, Swan. "

Mais elle se déplaçait déjà pour lui faire de la place sur son oreiller. Edward s'allongea à côté d'elle et cala ses pieds sur le mur à côté des siens. Il s'amusa à frotter son pied sur le sien et se mit à rire lorsqu'elle murmura quelque chose comme " bataille de pieds ". Il mit son bras en travers son torse et lui prit sa main dans la sienne.

" Il t'en reste encore un. "

Sa voix était douce à l'oreille et lui envoya une décharge de frissons le long de la colonne vertébrale.

Le jeune homme se tourna vers elle et rencontra la profondeur de ses yeux chocolat chaud.

" Pour moi, c'est la meilleure partie de la journée. "

Alors, elle appuya sa tête contre la sienne et juste avant que leurs lèvres ne se touchent, elle murmura: " Pareil pour moi. "

Puis, ils s'embrassèrent et toutes les pensées des trucs qui leur étaient arrivés au hasard et des médecins et de la thérapie et des parents et du fait que leurs chaussures allaient si bien ensemble, s'envolèrent.

oOo

" Alors, laisse-moi deviner... Ta mère et ton père flippent au sujet de Bella, c'est ça? "

Edward observait Emmett par dessus ses exercices de Maths et la lueur de ses yeux était un peu blafarde.

" Tu as à moitié raison. Ma mère n'avait jamais semblé aussi heureuse. " Il secoua la tête au souvenir de la visite impromptue de ses parents...

Edward les conduisit à travers la salle à manger puis vers le salon. Il s'y assit sur un fauteuil et ses parents firent de même. Il n'avait aucune idée de par où commencer.

En regardant sa mère et son père, il ressentait une pointe de culpabilité.

Ils avaient l'air... fatigué. Pas seulement physiquement, mais aussi émotionnellement. Et il savait que c'était de sa faute.

Ca l'avait prit en défaut... d'exprimer ses sentiments devant ses parents. Il était juste convenu que cet endroit devait l'aider. Ce que faisait Marcy. Et ce que faisait Bella...

Il savait qu'il avait beaucoup d'excuses à faire, mais il s'économisait pour plus tard quand il saurait quoi leur dire exactement.

" Edward... " Commença sa mère. " Oh mon chéri, je ne t'ai jamais vu... comme ça auparavant. "

Elle le regardait comme si elle s'apprêtait à pleurer et il tendit sa main pour prendre la sienne. Elle écarquilla les yeux en réponse à son action et il savait très bien pourquoi. Il avait l'habitude de se moquer, de crier, de rouler les yeux quand elle lui faisait part de sa préoccupation, mais jamais de tendresse. Maintenant, il était reconnaissant envers ses parents de ne jamais l'avoir laissé tomber.

" Edward, nous avons besoin de te parler d'un certain nombre de choses. " Son père enroula un bras autour des épaules de sa mère, et lui lança un coup d'oeil - ils se préparaient également.

" Edward, ta thérapeute voudrait que tu restes ici encore deux mois, jusqu'à ton anniversaire. Elle... voulait que nous acceptions, et nous l'avons fait. " La voix de Carlisle était ténue d'autorité et de détermination. Esmée le regardait, à moitié pleine d'espoir et de crainte.

Et Edward savait qu'ils s'étaient préparés à sa réaction vis-à-vis de leur décision. Il soupira. Il allait lui falloir beaucoup de temps pour regagner leur confiance.

Il hocha la tête.

" Si vous et Marcy pensiez que c'est mieux pour moi, alors je resterai jusque là. "

Sa mère eut l'air soulagée mais Carlisle paraissait méfiant.

" Est-ce à cause de cette fille? "

Ce qui irrita Edward.

" Son nom, c'est Bella. "

Son père était sur le point de poursuivre mais Esmée intervint.

" Je trouve que c'est un bon prénom pour elle. Ca lui va bien.

_ A ce propos... " Carlisle regarda le visage de sa femme et continua: " Edward, nous estimons...

_ Tu estimes... Intervint Esmée.

_ Nous estimons que tu devrais simplement te concentrer sur ta thérapie. Je suis sûr que... Bella est une fille très gentille, mais elle n'est pas la bonne personne pour toi en ce moment. "

Les mains d'Edward formèrent un poing. Il ferma brièvement les yeux et se rappela la première fois où Bella les lui avait touchées et le sentiment qu'il avait ressenti alors. Il avait ressenti de l'apaisement et se laissa envahir par lui, ce qui le détendit un peu.

Il prit une profonde inspiration et expira doucement.

" Papa, je crois que je sais ce qui est bon pour moi. Bella sait ce qui est bon pour elle. Nous, moi et Bella, savons qu'entre nous, ça fonctionne bien. Même Marcy l'accepte et je crois qu'elle sait beaucoup plus de choses sur ça que vous. " Sa voix était rude, mais il avait besoin de leur faire comprendre.

Sa mère hochait de la tête vers son mari, pendant que son regard errait à travers la salle, puis elle se redressa sur son siège et tendit le cou. Ses yeux brillèrent d'enthousiasme.

" Bella! "

Puis, Edward se tourna brusquement pour voir la jeune fille et un homme à côté d'elle. Il sentit son estomac se tordre d'appréhension lorsqu'il fut frapper par leur ressemblance. Les joues roses et le regard chocolat. Il regardait son père.

Il vit Bella commencer à lui parler puis le vit marcher résolument vers eux. Alors qu'il s'approchait, tout ce que put penser Edward fut: " Super journée... "

Emmett se moquait de l'expression d'Edward et secoua la tête.

" T'inquiètes pas. Mes parents ont trop flippé quand je leur ai dit que j'étais amoureux de Rosalie. Mais ils ont réussi à faire avec. On a dû passer par de grosses colères mais ils savent que j'aime bien ça de temps en temps... "

Mais Edward ne suivait plus ce qu'il lui disait. Il s'était focalisé sur ce qu'il venait de lui dire...

Aimer.

Etait-il amoureux de Bella? Est-ce que ça allait arriver bientôt?

Il savait qu'il aimait parler avec elle, prendre du bon temps avec elle, prendre soin d'elle. Mais pouvait-il aimer vraiment quelqu'un à nouveau après les dommages que cette émotion avait causé en lui la dernière fois?

Edward soupira et poussa ses devoirs sur le côté. Il n'avait aucune chance pour qu'il se concentre dessus à présent.

A suivre...


(1) hall monitor: Alors, aux Etats-Unis, ce sont des élèves qui se portent volontaires pour surveiller les autres et faire preuve d'autorité en cas de besoin au collège et au lycée. L'équivalence de nos pions quoi!

Un peu de culture ne fait pas de mal ^^ Sur ce, merci d'être arrivé jusque là et à la prochaine fois, bizouxxx!