Nouveau chapitre, plus court mais on arrive à la fin. C'est l'avant-dernier chapitre (sans compte l'épilogue) ;)
J'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture !
Chapitre 13 : la disparition de Draco.
- Quoi ? comment sais-tu ça ? demanda Hermione perplexe. Même si tu as décodé le message tu ne peux pas savoir qui de Draco ou de son père est visé.
- Je dois le tuer Hermione … répondit Ginny sans la regarder. Je dois partir d'ici… il faut que je sorte.
Elle se leva pour quitter la cellule mais la porte était bien fermée.
- Comment ça tu « dois » le tuer ? insista Hermione. Quelqu'un t'oblige ?
- Je ne sais pas… Je dois y aller…
Elle essayait toujours d'ouvrir la porte, qui n'avait pas de poignée et qui ne pouvait s'ouvrir qu'à l'aide d'une baguette.
- Tu ne sortiras pas d'ici Ginny. Explique-moi pourquoi tu dois le tuer ?
- Je dois le faire c'est tout ! hurla-t-elle en se retournant. Je dois sortir et tuer Draco Malefoy !
Horrifiée, Hermione compris soudainement toute l'histoire, pourquoi Ginny ne se souvenait de rien, pourquoi Georges était si perdu pendant l'interrogatoire et pourquoi il était persuadé d'être resté au magasin le soir du meurtre de Narcissa. Elle obligea Ginny à se rassoir et sortit de la cellule. Elle traversa le couloir en ordonnant à l'auror de garde de surveiller la cellule de Ginny. Elle accéléra le pas et entra en trombe dans la cellule où Draco et Harry interrogeaient Georges :
- Ils sont sous l'emprise du sortilège de l'imperium !
Draco se retourna et regarda Hermione d'un air grave.
- Oui, nous en étions arrivés à la même conclusion. Georges n'a aucune idée de quoi nous lui parlons et il est sûr d'être resté dans la réserve à faire l'inventaire le soir du meurtre de ma mère.
- Venez ! Dit Hermione en indiquant la porte de la cellule. Il faut qu'on parle.
Ils sortirent tous les trois en laissant Georges plus perplexe que jamais.
- S'ils sont soumis à l'imperium, l'affaire s'avère beaucoup plus compliquée que prévue, remarqua Hermione. Comment faire pour savoir qui les manipule ?
- C'est impossible, répondit Harry.
- Difficile, mais pas impossible, enchaîna Draco.
- Ecoutez, souffla Hermione. Je propose qu'on reprenne ça demain la tête froide.
- Alors Ginny rentre avec moi ! répliqua Harry.
- C'est impossible Harry. Elle est toujours sous le sortilège de l'imperium et elle croit qu'elle doit tuer Draco. Si on la laisse sortir, elle va tout faire pour accomplir son devoir morbide.
- Ginny est ma femme ! répondit Harry qui recommençait à s'énerver.
- Ça ne change rien ! intervint Draco.
- FERME LA TOI ! hurla Harry.
C'était repartit. Hermione du de nouveau intervenir pour séparer les deux ennemis ais cette fois, elle n'y alla pas de main morte. Harry se retrouva collé contre le mur du couloir et Draco paralysé.
- CA SUFFIT ! J'en ai MARRE de vos disputes ! On a un tueur sur le dos et VOUS ! Tout ce que vous trouvez à faire c'est vous disputer ! Harry : que Ginny soit ta femme, et ma meilleure amie ne change strictement rien ! Elle est un danger pour Draco et pour les autres également. Elle restera donc ici jusqu'à ce qu'on découvre qui la contrôle ! Draco : veux-tu s'il te plait arrêter de provoquer Harry ? Je sais que tu souffres, mais moi aussi et Harry aussi, donc s'il te plaît, facilite moi la tâche et arrête d'être agressif. Maintenant, je ne veux plus vous voir ensemble ! Puisque vous n'êtes pas capables de travailler ensemble et de vous supporter, ça sera chacun de son côté ! Est-ce clair ?
Elle avait dit tout ça sur un ton très autoritaire et il semblait que cela avait fonctionné. Elle annula les deux sorts et tous deux purent retrouver usage de leur corps.
- Je suis désolé Hermione, s'excusa Draco. Ça ne se reproduira plus.
- Le problème c'est que tu m'as déjà dit ça… répondit Hermione.
- Je retourne à mon bureau, intervint Harry.
- Je t'accompagne, dit Draco d'un air sombre. Je dois récupérer mes affaires.
- Bon, répliqua Hermione, je vous laisse tous les deux 10 minutes. Mais pas de disputes hein ? Je vous fais confiance.
- Mmm… marmonna Harry.
- Promis ! répondit Draco en embrassant Hermione sur le front. Je te rejoins dans ton bureau dans un petit quart d'heure. Je dois repasser au mien avant de rentrer.
- Ok !
Tous les trois remontèrent les escaliers qui menaient à l'ascenseur et se séparèrent en sortant. Hermione entra bientôt dans son bureau et se laissa tomber sur sa chaise.
Toute cette affaire partait beaucoup trop loin. Ginny et Georges, sous le sortilège de l'imperium… qui pouvait leur en vouloir autant ? Qui pouvait avoir envie de nuire à cette famille, tout en éliminant d'anciens mangemorts. Et Draco qui était à présent en danger. Heureusement que Ginny lui avait avoué qu'il était la prochaine victime, Hermione pourrait garder un œil sur lui comme ça.
Elle secoua la tête pour chasser ces pensées et se concentrer sur son travail. Il était bientôt 15h et elle n'avait toujours pas mangé. Elle demanda à Anthime d'aller lui chercher quelque chose à manger et se plongea dans ses dossiers en attendant. Anthime revint quelques instants plus tard avec un sandwich qu'elle dévora sans lever la tête de ses parchemins. Elle répondit à des lettres, reçu deux directeurs de départements, et classa trois dossiers en cours.
Elle releva la tête vers 17h et s'étira. Elle pensait à sa soirée avec Draco, qui lui ferait le plus grand bien. Elle avait envie d'un… Draco ! Elle tourna soudainement la tête vers la pendule et lu 17h12. Cela faisait deux heures qu'elle travaillait et Draco n'était toujours pas revenu. Elle fonça hors du bureau et demanda à Anthime s'il n'avait pas vu Mr Malefoy :
- Non désolé, personne n'est passé à part ceux que vous avez vus.
Elle fonça à travers le ministère et passa devant le bureau de l'assistante de Draco.
- Où est Mr MAlefoy ? demanda-t-elle, essoufflée.
- Je ne l'ai pas vu depuis hier. Il n'est pas souvent au bureau en ce moment.
Sans prendre le temps de répondre, elle quitta le département de la justice magique pour arriver au département des aurors.
- Harry ?
- Quoi ? répondit une voix sombre.
- Tu as vu Draco ? demanda-t-elle.
- Quand ?
- Eh bien là ! il devait venir récupérer ses affaires, repasser à son bureau et venir me chercher, mais il n'est pas venu ça fait deux heures qu'on a quitté les cellules.
- Je ne sais pas je n'ai pas fait attention, répondit Harry d'un air absent.
Hermione regarda le bureau à la recherche d'un indice qui pourrait lui indiquer où était Draco. Elle remarqua alors que toutes ses affaires étaient encore là : ses parchemins, sa plume, sa cape… Comme s'il n'était pas parti.
- Harry, Draco est bien venu avec toi récupérer ses affaire tout à l'heure ?
- Oui, oui… répondit vaguement Harry.
- Alors pourquoi toutes ses affaires sont—elle encore là ? Où est-il ?
Harry leva la tête et regarda les affaires de Draco. Il tourna les yeux vers Hermione et cette dernière vit une ombre traverser son visage.
Harry fut plus rapide qu'elle, et bloqua la porte du bureau d'un coup de baguette. Elle n'eu pas le temps de réagir qu'elle était déjà bloquée par un sortilège. Elle pouvait seulement parler et bouger les yeux. Ses mains, ses jambes, ses bras, tout était bloqué, mais elle parvint à hurler :
- NON HARRY ! Ce n'est pas possible ! Pourquoi ?
- Tait toi ! répliqua Harry avec un regard féroce ! Arrête de crier, personne ne pourra t'entendre !
Le cœur d'Hermione se figea, mais cela n'avait rien à voir avec le sortilège de blocage que son meilleur ami devenu fou venait de lui lancer.
A suivre...
