Notes : Oyez, oyez, gentes Dames et Damoiseaux, jouvencelles et jouvenceaux !
Voici la suite des aventures du Prince Noir et de Dame Hermione... Bonne lecture !
* Un petit clin d'oeil à Zeugma412 qui logiquement doit se trouver en terre lozérienne, auprès de nos héros médiévaux ^^
Bonne Fête des Mères aux lectrices concernées et pour les autres... N'oubliez pas votre Môman ^^
Avertissement : un lemon en début de chapitre ^^
Excellente lecture !
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Chapitre XIII - La réclamation
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La joue gauche d'Hermione reposait sur une peau chaude, aux arômes boisés et de senteurs de cuir, qui montait et descendait, au gré d'une lente respiration. Elle ouvrit lentement une paupière et se souvint qu'elle était dans la couche du Prince Noir, complètement nue, appuyée contre son corps. Les événements de la veille lui revinrent en mémoire et une légère rougeur envahit son teint au souvenir de leurs ébats amoureux. Dieu ! Comme elle avait apprécié chaque moment entre ses bras ! Il avait été si doux et si tendre avec elle, tellement différent de l'image qu'il offrait à tout-un-chacun... Elle était une femme à présent. Fi de son pucelage, envoyé aux oubliettes ! Pourtant elle était toujours la même... Enfin, pas tout à fait, elle se sentait comblée, heureuse.
Son oeil se posa sur un petit téton insolent qui se trouvait à proximité de sa bouche et la jeune fille se demanda : "Oserai-je ?"
L'homme lui avait donné tant de plaisir en caressant sa poitrine, peut-être apprécierait-il qu'elle lui rende la pareille ? Il dormait, ses longs cheveux noirs encadrant son visage pâle. Il avait l'air si vulnérable dans son sommeil... C'était peut-être le moment d'en profiter. Un petit sourire mesquin étira les lèvres d'Hermione et elle donna un coup de langue espiègle sur le petit bout sombre. Il lui sembla qu'il durcissait tandis que le mamelon se plissait. Elle observa à la dérobée le visage de son amant mais ses yeux étaient toujours fermés. Bien, il dormait encore. Elle s'enhardit et prit le minuscule bourgeon dans sa bouche, l'aspirant, le suçant, le léchant, le mordillant, provoquant en elle un fort émoi, sentant une humidité poindre entre ses jambes, comme si c'était elle qui recevait ce traitement délicieux.
Soudain, elle fut retournée sur le dos, poussant un petit cri aigu. Le Prince Noir était au-dessus d'elle, son regard noir planté dans ses yeux inquiets. Un petit rictus étirait ses lèvres fines :
"Que croyiez-vous faire, gente Dame, à un noble seigneur sans sa permission?"
Elle comprit à son ton ironique qu'il plaisantait. il ne dormait pas bien sûr ; il l'avait laissée le caresser, attendant le moment opportun pour se manifester.
"Vous savez qu'en tant que suzerain de votre Baronnie j'ai tout pouvoir sur vous ? Hum, la punition sera terrible Dame Hermione...
- Je... voulais... seulement vous donner du plaisir, Messire." lui répondit-elle d'un ton taquin. Il tint ses mains aux dessus de sa tête que des liens invisibles lièrent aussitôt. Elle était totalement à sa merci.
- Vraiment ? Me donner du plaisir comme cela ?"
Il se pencha au-dessus des jeunes seins et lécha un téton qui se dressa fièrement. Il la regarda, l'air facétieux :
"Ou peut-être ainsi ?"
Il aspira la pointe durcie. Hermione se tortillait sous lui, ne pouvant se détacher, ses jambes coincées sous le corps masculin.
"Mais je crois que ce que vous avez préféré me faire, jeune Dame, c'est encore..." Il mordilla le téton rose et Hermione hurla :
"Pitié Messire, pitié ! Je ferai tout ce que vous voudrez !"
Elle avait dit les mots magiques car elle se retrouva les mains libres, tandis que le Prince Noir écartait ses jambes et positionnait sa queue durcie devant sa petite fente humide.
"Maintenant le châtiment ultime, petite sorcière."
Il plongea sans coup férir dans la moiteur de sa maîtresse, tous deux fermant leurs yeux momentanément devant la sensation exquise. Il rouvrit ses yeux lourds de désir pour se délecter du visage féminin tordu par le plaisir, puis recula pour s'enfoncer à nouveau plus loin, toujours plus loin, l'élargissant, l'envahissant totalement. Il posa les jambes fines sur ses épaules, accentuant l'angle de pénétration.
Il accéléra ses coups de boutoir, augmentant le frottement de son sexe contre les parois brûlantes et mouillées de sa partenaire. Il regarda son sexe entrer et sortir de la vulve étroite, ce qui accentua la montée de son plaisir. Quand il vit Hermione mordiller sa lèvre inférieure, le regard voilé par l'orgasme qui arrivait, le suppliant de sa voix sensuelle :
"Oh, Sev... Sev... Pitié..."
Il sut que c'était leur fin à tous deux. S'agrippant aux épaules graciles, il s'enfonça une dernière fois jusqu'à la garde, déversant son foutre chaud dans le ventre fécond qui se contractait autour de sa queue. Il ne bougea plus durant quelques secondes, profitant au maximum de la jouissance, son sexe pulsant encore dans la moiteur féminine. Son amante gisait sous lui, vaincue, le corps en sueur.
"Je veux bien être réveillé tous les matins ainsi, ma mie..."
Hermione sourit rêveusement en mâchouillant une mèche de ses cheveux puis prit conscience de ce que les paroles impliquaient :
"Tous les matins... mais... Severus... je suis mariée !"
Le Prince Noir allait répliquer lorsqu'un cor résonna au-dehors, annonçant des visiteurs. Son visage se ferma immédiatement. Il se leva d'un bond, prit la baguette posée sur la table et, après quelques arabesques aériennes, se retrouva vêtu de pied en cap. Hermione assistait à la scène, émerveillée. Le sorcier la regarda, amusé, et précisa :
"Dans quelques mois tu seras capable de faire la même chose, ma douce, je t'apprendrai." Il ajouta, d'un ton plus autoritaire :
"Attends-moi ici, je vais m'occuper des visiteurs. Je t'envoie Blandine pour te servir."
Sans attendre une quelconque réponse, il fit demi-tour, dans un grand envol de cape noire. La servante apparut quelques minutes plus tard, apportant une bassine d'eau tiède avec elle.
"Dame Hermione désirez-vous faire votre toilette ?
- Oui, merci Blandine. Ensuite tu m'aideras à m'habiller, je suis curieuse de connaître les visiteurs de Messire Rogue."
La servante hésita :
"Mais... le Maître souhaite que vous restiez dans sa chambre.
- Ah non, Blandine ! Cette fois je ne t'écouterai point. Je veux savoir qui vient de bon matin. Et toi, n'as-tu point vu qui se présentait au château ?
- Non Dame Hermione, je ne suis point allée dans la cour, je viens directement des cuisines où j'ai fait chauffer de l'eau pour vous l'apporter jusqu'ici."
Hermione haussa les épaules, un brin dépitée et pratiqua ses ablutions matinales suivies de son habillage avec l'aide indispensable de la donzelle.
PN PN PN
Quand le Prince Noir apparut dans la cour du château, ce fut pour y trouver Jehan de Neuville à cheval, portant encore les vêtements de ses épousailles. Apparemment il ne s'était point changé, il avait la mine abattue d'une personne ayant cherché le réconfort auprès d'un hanap de vin. Ses yeux étaient injectés de sang, son teint terreux, parsemé de points noirs indiquait une barbe non taillée. Quand il aperçut son rival, le jeune Baron voulut descendre de sa monture pour se jeter sur lui, mais il ne tenait point sur ses jambes vacillantes et se retrouva à terre, au pied de l'homme qu'il haïssait le plus en ce bas monde. Messire Rogue le toisait avec toute l'arrogance dont il savait faire preuve. "Le pauvre fou ! La nuit n'aura pas été bonne conseillère... Il se prend pour le Preux Chevalier volant au secours de la Princesse en détresse, pathétique..."
Après quelques efforts infructueux, Jehan réussit à se redresser, et s'accrocha à l'une des rênes de son cheval pour garder un semblant d'équilibre. Sans même saluer son suzerain selon les règles de préséance il attaqua :
"Où... où... est ma femme ? Ren...dez-moi ma... femme !" Son élocution laissait à désirer, confortant le fait qu'il n'avait point décuvé.
"Elle est ici, dans ma chambre, et l'y restera jusqu'à ce que je décide du contraire.
- Com...ment osez-vous... me la... pren...dre ! Elle... est... à moi... moi... Vous com...pre...nez ?
- Non, pas vraiment, Messire de Neuville. Vous feriez mieux de vous en retourner dans votre Baronnie. Hermione est à présent ma maîtresse, et rien ni personne ne pourra le changer !"
Toutes les personnes présentes dans la cour frémirent à cette affirmation : le capitaine Lucius Malfoy et son fils Draco ainsi qu'une dizaine de soldats. Non loin de là, à sa fenêtre, Dame Bellatrix, qui suivait l'algarade n'avait point perdu une seule parole échangée. Une bouffée de haine l'envahit. Il fallait qu'elle réglât au plus vite le problème de Dame Hermione. Depuis le temps qu'elle attendait que Severus la considérât comme sa maîtresse officielle, il s'était entiché d'une simple Moldue, Française de surcroît ! "Ah non, cela ne va pas se passer comme cela !"
Le Baron de Neuville avait encaissé le choc de la révélation du nouveau statut de son épouse et essaya de se jeter sur le Prince Noir mais en fut empêché par le Capitaine.
"Désirez-vous que l'emprisonnions, Messire Rogue ?
- Non, inutile, Lucius. Tu vas l'escorter jusqu'à sa Baronnie, ce benêt a juste besoin de dessoûler et reprendre ses esprits."
A ce moment-là, Hermione, habillée dans ses vêtements de mariage, ses longs cheveux bruns dénoués retombant sur sa robe rouge, déboula dans la cour en criant :
"Jehan, Jehan ! Je suis là ! Oh, laissez-le aller, il n'a rien fait !"
Elle se précipitait vers son époux lorsqu'un bras jaillit brusquement et la stoppa dans son élan. Elle se retrouva le dos plaqué contre le torse de Severus. Elle essaya de lui échapper mais rien n'y fit, il était trop fort pour elle. Il la laissa s'épuiser d'elle-même, tandis que le jeune Baron tentait lui aussi de se soustraire à la forte poigne du seigneur Malfoy.
Malgré les vapeurs d'alcool qui embrumaient encore son esprit, Jehan nota combien la mine de sa douce Hermione était avenante, et lorsqu'elle leva la tête vers le Prince Noir pour le supplier de la laisser lui parler, il entrevit le suçon qui marquait son cou gracile. Visiblement, la nuit n'avait pas été difficile pour tout le monde... Un profond sentiment de haine et de dégoût mêlés envahit son être. Il repensa aux paroles de Dame Bellatrix affirmant qu'Hermione et Messire Rogue étaient amants depuis belle lurette :
"Catin ! Je... Je te faisais... con...fian...ce, mais... toi... tu... tu m'as trompé !"
La jeune femme accusa difficilement le coup, son visage blêmit et elle retomba effondrée contre son amant qui triomphait. Celui-ci ordonna sèchement :
"Lucius, ramène immédiatement ce jeune freluquet dans son château avant que je ne change d'avis et ne lui offre un séjour dans mes cachots humides !"
Le capitaine obtempéra aussitôt, emportant contre son gré Jehan de Neuville avec l'aide du jeune écuyer Draco.
Hermione pleurait dans les bras du Prince Noir, anéantie par la réaction disproportionnée de son époux. Elle comprenait qu'il eût des raisons d'être furieux, mais il l'avait gravement insultée, et ce devant nombre de témoins. Elle se sentait misérable. Severus ressentait le mal-être de sa bien-aimée et lui murmura des paroles de réconfort de sa voix profonde :
"Viens ma douce, il faut que nous ayons une petite discussion tous les deux. Il est primordial que je t'explique certaines choses. N'aie crainte, je te protègerai, il ne t'arrivera rien. Personne ne t'enlèvera à moi, je suis trop puissant..."
Il la souleva dans ses bras et se dirigea vers son donjon, la tête de sa maîtresse appuyée contre son cou, qui en profitait pour inspirer les arômes boisés réconfortants.
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NB : le prochain chapitre ne sera certainement pas posté avant le week-end prochain, trop de travail en fin de période scolaire... J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop ^^ Merci pour vos commentaires qui alimentent ma muse, soyez-en assurés !
