Chapitre 13 : Le griffon face à l'aigle
Pendant des jours, Sirius n'adressa la parole ni à Aurore ni à Marlene. Celle-ci en souffrait beaucoup. Pas qu'elle ait l'habitude que Sirius discute avec elle. Marlene avait toujours fait semblant de ne pas l'aimer à l'image de Lily, sa meilleure amie. Mais le fait qu'il ne lui décroche pas même un regard... c'était difficile pour elle. Et si par malheur elle entrait dans son champ de vision, le visage et le regard de Sirius s'assombrissaient. Pire quand c'était Aurore. On aurait dit qu'il pouvait la tuer si la championne s'avisait de lui adresser un mot.
Le soir suivant la découverte de Sirius, Aurore se rendit seule au 7e étage. Elle n'avait pas attendu Marlene. En fait, elle ne voulait pas la forcer à l'accompagner. Ainsi elle ne se sentirait pas obligée de la suivre. "Marlene est trop gentille. Elle n'oserait pas me dire qu'elle ne veut plus venir maintenant qu'elle est impliquée à ce point. Alors c'est à moi de lui faciliter les choses. Bien que je ne sache même pas si Regulus viendra..." Arrivée au 7e étage, Aurore s'arrêta. Les débris des miroirs étaient encore là.
- Je pensais que les elfes s'en seraient occupés, dit-elle en s'accroupissant. Je suppose qu'ils avaient mieux à faire que de se soucier de nos petites querelles et de nos miroirs brisés. Et ils ont bien raison.
Puis elle sortit sa baguette et dit :
- Reparo.
Les miroirs redevenus intactes, elle s'en saisit et se releva. Puis elle entra dans la salle sur demande. Personne. "Je m'en doutais". Elle prit place à la table et y posa les miroirs. Puis elle tenta de lancer le sort que Sirius lui avait enseigné. Mais elle eut beau regarder dans l'un des miroirs, elle n'y vit que son reflet. Elle aurait pourtant dû y voir le lustre au dessus d'elle. "J'ai vraiment oublié le geste..." pensa-t-elle dépitée. "Et je peux toujours attendre pour que Sirius me remontre comment faire". Elle soupira et reposa le miroir. "Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Je voudrais arranger les choses entre Marlene et Sirius. Mais il ne veut même pas m'entendre le supplier. Je dois déjà m'estimer heureuse qu'il n'ait encore rien dit aux autres. Si je lui adresse la parole, il va exploser. Tout ça parce que lui et Regulus ne peuvent pas se voir".
- Pourquoi ces deux frères se détestent tant ?
- On a nos raisons, dit Regulus en entrant. Ça ne te regarde pas.
Aurore se leva brusquement, surprise.
- Tu es venu, dit-elle soulagée.
- Oui. Mais, j'ai hésité. Je pensais qu'il se trouverait peut-être ici.
- Depuis hier, il ne supporte pas de rester à moins de 5 mètres de moi, marmonna Aurore. Alors qu'est-ce qu'il ficherait ici ? Et tu sais bien qu'il n'a pas envie de te voir. Ses yeux lancent des éclairs dès qu'on prononce ton nom. Comme les tiens quand on prononce le sien. Tu dis que ça ne me regarde pas... mais je suis embêtée quand ça vient compliquer ma vie et celle de mes amis.
- Je complique ta vie ? Tu te fiches de moi ? C'est toi qui es venue me chercher. Et je trouve ma vie beaucoup plus compliquée depuis.
- Je me fiche bien des complications qui se dressent devant moi. C'est pour Marlene que je m'inquiète, lui fit-elle remarquer.
- Où est-elle ? s'enquit Regulus.
- Au dortoir. Je ne veux plus l'obliger à venir.
- Il lui fait aussi la misère ?
- Évidemment. Elle était là. Donc pour lui, elle est autant coupable que moi. Voire même plus, puisqu'elle m'a laissée faire...
- Ben, c'est pas faux...
- Marlene n'a rien à se reprocher ! s'emporta Aurore. Je l'ai entrainée dans cette histoire. Je l'ai forcée. Tu as bien dû te rendre compte qu'elle n'était pas volontaire.
- Au début, peut-être. Mais hier soir elle nous a laissés dormir et elle a continué les recherches seule. Elle s'implique plus que tu ne le penses.
- Elle ne le fera plus dorénav...
Aurore fut coupée par le porte de la salle qui s'ouvrit soudainement. Et elle écarquilla les yeux en voyant Marlene entrer.
- Tu es là ! s'exclama la brune. Je t'ai cherchée partout, Aurore. On ne devait pas venir ensemble ?
- Heu... répondit-elle sans savoir quoi dire.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien... désolée d'être partie devant.
- Tu pensais que je ne voudrais pas venir. C'est ça ? devina Marlene.
- Eh bien...
- Tu pensais vraiment que j'allais te laisser tomber ? Tu m'as peut-être forcé la main au départ, mais j'étais libre de faire ce que je voulais ensuite. Si je venais ici, c'est parce que je voulais t'aider. C'est toujours le cas. Même si... le moral n'est pas vraiment au beau fixe, avoua Marlene.
- Tu n'es vraiment pas obligée, Marlene, soupira Aurore. Si tu ne viens plus je pense qu'il comprendra que...
- Ne parlons pas de ça, la coupa-t-elle. Je ne veux pas y penser.
- Oui mais...
- Aurore, la coupa son amie. Tout ira bien. Pas vrai ?
En effet, c'est ce qu'elle lui avait répété plusieurs fois la veille.
- Oui... souffla la blonde.
- Alors, au travail, dit Marlene en s'avançant vers les étagères pleines de livres.
Aurore l'observa un moment en silence. Marlene souriait. Mais c'était un sourire douloureux. Forcé. "Elle sourit pour que je ne m'en veuille pas. Marlene..." Puis elle échangea un regard avec Regulus et celui-ci sortit sa baguette. Les voilà repartis pour s'entraîner au dédoublement. Mais est-ce que tout irait vraiment bien ? Rien n'était moins sûr.
Jusqu'au jour du match, Marlene fit de son mieux pour supporter la situation. Mais Aurore en avait marre de la voir se forcer à sourire. Peu importe ce qu'elle voulait lui faire croire, son amie n'allait pas bien. Aurore tenta donc une nouvelle fois de parler à Sirius lorsqu'ils descendirent en même temps dans la salle commune par coïncidence. Lorsqu'il la vit, Sirius poussa un soupir avant de presser le pas.
- Attends, s'il te plait ! le pria Aurore.
Ouille... cela faisait des jours qu'ils ne s'étaient pas adressé la parole. Et Aurore compris pourquoi quand le jeune homme se tourna vers elle en lui lançant un regard assassin. "Je vais mourir..." pensa-t-elle certaine de son destin. Mais finalement, il se retourna. Et elle prit son courage à deux mains pour l'arrêter de nouveau.
- Sirius, tu dois m'écouter ! Il faut que tu cesses de te comporter comme tu le fais avec Marlene. Elle n'y est absolument pour rien.
-...
- Je t'en prie ! Elle se sent vraiment mal.
-...
- Sirius ! l'appela-t-elle une dernière fois alors qu'il traversait le passage du tableau.
Mais cette fois, il ne revint pas sur ses pas. Il ne se retourna pas. "C'est pas la première fois qu'on s'ignore au point de ne plus se parler, mais là, ça devient vraiment frustrant !"
- Encore en train de vous disputer ? demanda Alice en descendant les escaliers. Tu sais que ça devient lassant à force ?
- Tu sais qu'on ne fait pas ça par plaisir ? répliqua-t-elle.
- Doucement, s'amusa Alice. Sois plus gentille si tu veux que je te donne ta traduction.
- Quoi ?! s'exclama Aurore qui n'en croyait pas ses oreilles. Tu as traduit les runes ?
- Bien sûr. Je suis une experte.
- Et alors ? Qu'est-ce que ça dit ? la pressa Aurore.
- C'est une sorte de proverbe. Ça signifie : Ce qui a été pris doit être rendu. Et c'est signé X.
- Hein ? X ?
- Regarde, dit Alice en sortant le papier qu'Aurore lui avait donné. Ce dernier signe ne fait pas partie de la phrase. Et il ne ressemble à aucune rune existante. Récente ou ancienne. Pour moi, ça ressemble à un X. Ou une croix. C'est sûrement une signature.
- Ce qui a été pris doit être rendu, répéta Aurore. "Qu'est-ce que ça signifie ? Et... un monsieur X ?"
- Aurore. Tu ne te souviens vraiment pas de quel livre tu as tiré cette inscription ? s'enquit Alice.
- Non, dit-elle gênée.
- J'ai passé des jours à essayer de traduire ça. Et je suis vraiment certaine... que ce langage date de plusieurs siècles. Voir plusieurs millénaires.
- Des millénaires ? s'étonna Aurore.
- C'est un langage antique. Hors de son contexte, cette phrase semble banale. Mais je pense que c'est un message important qu'on a voulu faire passer. Je t'en prie, Aurore, fait un effort pour te souvenir.
- Je n'y arrive pas, Alice. Je suis désolée.
Alice soupira et ajouta :
- Eh bien, je vais essayer de trouver. Je crois qu'on peut vraiment dire que je suis une fanatique des runes.
Aurore lui offrit un petit soupire crispé et Alice sortit de la salle. Puis ce fut au tour de Marlene et Lily d'apparaître.
- Bonjour, Aurore, la salua Lily. Prête pour le match ?
- Je suppose, dit-elle en rangeant rapidement le bout de papier dans sa poche. James m'a bien entraînée alors...
- J'espère bien. Son talent pour le Quidditch est au moins utile à quelque chose.
- Son talent ? s'amusa Aurore.
- Ben... il est doué, remarqua Lily gênée en prenant la direction de la sortie. Non ?
- En effet, approuva Aurore en la suivant avec Marlene. Et tu aimes bien le regarder jouer ?
- Je... n'aime pas ça particulièrement. Je veux dire... pas plus que les autres. Pourquoi tu me demandes ça ?
- Pour rien, pouffa Aurore.
- Je ne bave pas en le regardant, si c'est ça la question, dit durement Lily.
- Non, je voulais juste savoir si tu détestais le voir jouer.
- Je ne déteste pas ça, avoua Lily.
- Alors tu aimes ça ?
- Tu essayes de me piéger ? demanda Lily en se retournant brusquement.
- Te piéger ? Dans quel but ? demanda innocemment Aurore.
- Ne fais pas l'innocente. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as perdu un pari contre Potter ? Ton gage c'est de me faire avouer que je l'aime ?
- Tu l'aimes ?
- Non ! s'exclama la rousse exaspérée. Ce n'est pas ce que j'ai dit !
- Alors qu'est-ce que tu voulais dire ?
- Tu m'énerves ! conclut Lily avant de repartir à grands pas.
Aurore éclata de rire et elle jeta un coup d'œil à Marlene. La jeune fille ne riait pas. Elle avait l'air perdue dans ses pensées. Alors la blonde s'arrêta immédiatement de rire.
- Marlene ?
- Oui ? répondit la brune en tournant brusquement les yeux vers elle.
- Est-ce que... ça va ? s'enquit Aurore.
- Oui, pourquoi ?
Marlene lui offrit à nouveau ce sourire forcé et Aurore retint un soupir frustré. Ça ne devait plus continuer. "Attends un peu, Sirius Black. Je te ferai t'excuser devant Marlene, à genoux s'il le faut. Elle est la dernière personne qui devrait souffrir dans cette histoire".
- Allons-y, dit Aurore en prenant Marlene par la main.
À peine débarquées dans la grande salle, Aurore se précipita sur Sirius. Et elle fit signe à Peter de se décaler afin d'installer Marlene à côté de lui.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda son amie anxieuse.
- Assis-toi et mange, lui ordonna Aurore en allant faire le tour pour s'installer en face d'eux.
- Qu'est-ce qui vous arrive ? demanda Mary en fronçant les sourcils.
- Rien, répondit Aurore en s'asseyant à côté de la pipelette.
Aurore se trouvait juste en face de Sirius. Et elle comprit vite que cela lui déplaisait. "Rien à foutre. Tu vas rester assis à côté de Marlene sans broncher et tu vas même lui servir un jus de citrouille !"
- Tu as soif, Marlene ? demanda Aurore.
- Heu... oui.
- Sirius, tu peux lui servir un verre, s'il te plait ?
-...
Le jeune homme était sur le point de croquer dans son toast, mais il se figea la bouche ouverte. Puis, sans prononcer un mot, il mordit dedans à pleine dents, faisant comme s'il ne l'avait pas entendue.
- Je... je vais me servir moi-même, dit Marlene en tendant la main vers le jus de citrouille.
- Non, l'arrêta Aurore. C'est Sirius qui est le plus proche de la carafe.
Ce n'était pas tout à fait vrai. Marlene était aussi proche de la carafe que Sirius. "Non, il est plus proche d'un centimètre" décréta Aurore obstinément. Mais Sirius refusait de bouger le petit doigt.
- Il me semble avoir dit "s'il te plait", lui fit remarquer Aurore.
-...
- Sirius !
- Qu'est-ce qui vous prend ? demanda James exaspéré. Ça fait des jours que ça dure. Je vous préviens, on a un match tout à l'heure et vous avez intérêt à bien jouer ensemble. Et par Merlin, Sirius, sert lui ce maudit verre !
Son ami ouvrit la bouche pour protester mais le regard dur de James l'empêcha de se plaindre et il servit un verre à Marlene qu'il fit claquer sur la table en le déposant devant elle.
- Merci... dit-elle faiblement en buvant du bout des lèvres.
Aurore serra les dents. "Qu'est-ce que je fabrique ? Marlene ne se sentira pas mieux comme ça..."
- Quant à toi, Aurore, continua James. J'ignore ce qui se passe mais je suis certain que tu dois être la cause principale de tout ça. Je ne sais pas ce que tu as encore fait pour énerver Sirius, et je ne veux pas le savoir. Alors, peu importe ce que c'est, tu vas t'excuser maintenant et on en parlera plus.
- M'excuser ? sursauta Aurore.
- Oui. Tout de suite.
"Je n'ai fait aucun tors à Sirius ! C'est lui qui ne veux pas comprendre !"
- Allez ! insista James fermement.
Mais ce fut Sirius qui parla :
- Je ne veux pas l'entendre, dit-il en se levant. Il n'y a rien à dire, ni à écouter.
Et il sortit de la salle. Sûrement pour se rendre en premier sur le terrain.
- Je suppose que tu n'as pas d'explications à donner ? demanda Lily à Aurore.
- Non, confirma-t-elle en mordant dans son toast.
- Tu sais quelque chose, Marlene ?
- Je... hésita la brune.
- Marlene n'a rien à voir dans cette histoire, intervint Aurore. James a raison, ne parlons plus de ça.
- Très bien... dit Lily perplexe.
- Je vais rejoindre Sirius, dit James en se levant. Les autres, retrouvez-nous dès que vous avez fini de manger.
- D'accord, répondit Sally.
Lorsque James atteignit les vestiaires de Gryffondor, il trouva Sirius déjà changé, son balais appuyé sur le banc à côté de lui.
- Tu as vraiment hâte de jouer ce match ? s'étonna James.
- J'en sais rien...
- Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda James en s'asseyant à côté de lui. D'habitude tu es toujours enthousiaste à l'idée de jouer.
- Oui... d'habitude.
- Tu veux dire : quand Aurore n'était pas dans l'équipe, devina James.
Le soupir que Sirius poussa en dit long.
- Je pensais que vous aviez fini par bien vous entendre après Halloween, soupira James à son tour. Même si vous continuiez à vous disputer... c'était juste pour vous amuser. Mais dernièrement, vous êtes revenus au point de départ. Non, en fait ça à l'air d'être encore pire. J'ai dit que je ne voulais pas savoir mais... tu peux m'en parler si tu veux.
- Non merci. "Et je ne peux pas te le dire".
Voilà ce qui minait le plus Sirius. Devoir garder une chose pareille secrète. Même pour James. Surtout... pour James. Ils s'étaient toujours tout dit. Ils n'avaient aucun secret l'un pour l'autre. Jusqu'à maintenant. À cause d'Aurore Devan. Plus que voir Regulus en secret, il reprochait à la jeune fille de l'obliger à mentir à son meilleur ami. Celui qu'il considérait comme son frère.
- Très bien, accepta James. Mais j'espère que ça n'altèrera pas ta façon de jouer.
- Bien sûr que non. On va mettre une raclée à Serdaigle.
- Ça me rassure, parce que je suis certain qu'Aurore est aussi motivée que toi.
- Hein ?
- Tu crois qu'elle a oublié le mauvais coup que lui a joué Lian ? s'amusa James. Il est probable que l'attrapeuse de Serdaigle tombe de son balais aujourd'hui.
Aurore marchait dans le parc aux côtés de Marlene, un peu en retrait des autres. Ils allaient tous bientôt atteindre le stade.
- Je suis désolée pour tout à l'heure, dit Aurore tout bas. Je voulais arranger les choses mais... c'était idiot de faire ça. Tu dois te sentir encore plus mal.
- Non. Je sais que tu voulais m'aider. Et il m'a servi ce verre finalement, tenta-t-elle de plaisanter.
- Je suis désolée... dit sincèrement la championne.
- Hé, dit Marlene en lui donnant un coup de coude. Ne déprime pas maintenant. Si tu perds le match je ne veux pas que tu me le reproches.
- Perdre ? J'espère que Lian est en train de trembler de peur dans ses vestiaires.
Une fois qu'elle eut rejoint les vestiaires de Gryffondor, Aurore se changea. Discrètement, comme d'habitude, pour que personne ne remarque le sablier. Elle se mettait toujours dans le coin de la pièce. Face au mur. Et alors qu'elle se changeait, Aurore réfléchit à ce que pouvait bien signifier l'inscription. Ce qui a été pris doit être rendu. Qu'avait-elle pris ? Et que devait-elle rendre ? "J'ai pris le sablier. Dois-je le rendre à quelqu'un ? À ma mère ? Où à ce monsieur X ? Je dis monsieur, mais il s'agit peut-être d'une femme. En tout cas, je ne sais pas qui est cette personne. Alors comment je pourrais lui rendre ce sablier ? À supposer que c'est ce qu'il faut que je rende..." Quoi qu'il en soit, Aurore supposait qu'elle ne pourrait retirer le sablier que lorsqu'elle aurait rendu ce qu'elle avait à rendre. Quoi que ce soit. Et à qui que ce soit.
Avant d'entrer sur le terrain, James leur fit un petit discours. Pour la première fois, il n'entrerait pas avec son équipe.
- Bon. C'est l'heure. Je sais que vous êtes tous prêts. On s'est bien entraînés. Je ne serai pas avec vous sur le terrain, mais sachez que je vous surveillerai depuis les gradins. Alors qu'elle que soit l'issue... faites un bon match.
Il acquiescèrent.
- Alice, ne t'endors pas devant les buts. Jane, John, je ne veux pas vous voir vous chamailler en plein match. Sally, détends-toi. Tout ira bien, c'est toi la plus rapide. Frank et Sirius, je compte sur vous pour tous les protéger des cognards. Soyez très attentifs en ce qui concerne notre attrapeuse. Quant à toi Aurore...
Il posa une main sur son épaule et sourit.
- Je sais que tu peux le faire. Donne une bonne leçon à Lian.
- Pas de problème, sourit-elle.
- Parfait ! Allez-y.
Ils se retournèrent tous pour entrer sur le terrain. Soudain James s'exclama :
- Ah ! Au fait. Je plaisantais tout à l'heure. Si vous perdez, je vous défonce tous.
Ils éclatèrent de rire avant d'entrer sur le terrain. James les avait détendus en une seule phrase. Puis le capitaine rejoignit les autres dans les gradins et s'installa à côté de Remus.
- Nerveux ? demanda le loup-garou.
- Non. J'ai confiance en eux.
- Je suis sûr qu'Aurore s'en sortira.
- J'espère que Sirius n'oubliera pas qu'il doit renvoyer tous les cognards qui passeraient près d'elle...
Sur le terrain, Mme Bibine donna le coup de sifflet de départ. Aurore se mit aussitôt à chercher le vif d'or. Bien qu'elle prit quand même une seconde pour lancer à Lian un regard plein de défi et de menace. James fut rassuré de voir que Sirius faisait son travail à la perfection. Tout comme ses autres joueurs. La balle passait si vite entre les mains des poursuiveurs que les joueurs adverses avaient l'impression de voir flou. Toujours rêveuse, Alice défendait les buts d'une main de maître. Et au bout d'un quart d'heure, Gryffondor menait déjà 90 à 50. Le problème, c'était qu'Aurore n'avait pas encore aperçu le vif d'or. Heureusement, Lian non plus. "Je dois me dépêcher. Où est-il ?" Aurore sursauta quand Sirius renvoya un cognard à moins d'un mètre d'elle. Et sans lui décrocher un mot ou un regard, il partit s'occuper de celui qui menaçait Sally.
- On est là, Aurore, dit Frank en passant à côté d'elle et lui faisant un clin d'œil. Alors ne t'occupe pas du reste et attrape-nous ce vif d'or !
- Ok ! sourit-elle en se remettant à chercher.
Deux minutes plus tard, elle l'aperçut enfin. Il voletait aux pieds des buts de Serdaigle. Aurore fonça. Et elle vit rapidement Lian la rejoindre. Elles étaient côte à côte. Même trop proches. Aurore avait l'impression que Lian la poussait légèrement pour la faire dévier de sa trajectoire.
- Ne me touche pas espèce de vicieuse, marmonna Aurore en lui donnant un coup d'épaule afin de l'éloigner d'elle.
- Qu'est-ce qu'il y a ? répliqua Lian. L'eau était trop froide pour toi ?
- Je vais te... fulmina dangereusement Aurore.
Mais elle n'eut pas le temps de terminer sa menace. Elles étaient presque sur les buts. Et il y avait 100% de chances pour qu'elles se prennent les poteaux si elles continuaient comme ça. Mais c'était leur boulot. Elles étaient attrapeuses. "Attrapeuse, mais pas suicidaire" pensa Aurore en se décalant un peu sur la droite. Elle vit Lian lui lancer un regard perplexe. "Tu te demandes ce que je fais, hein ?" pensa Aurore satisfaite. "Tu vas voir !" Alors que Lian n'était plus qu'à quelques secondes d'attraper la balle dorée, Aurore changea brutalement de trajectoire et vint couper celle de la Serdaigle. Celle-ci fut obligée de freiner d'un coup sec pour éviter la collision. Lian manqua même de basculer en avant. Quant à Aurore, elle passa tout près du poteau. Mais elle n'était pas dans le bon sens pour attraper le vif d'or. Alors au lieu d'attraper la balle, elle saisit le poteau au vol d'une main, et avec son élan elle se propulsa de son bras pour en faire rapidement le tour. Seulement, lorsqu'elle tendit la main pour se saisir du vif d'or... il n'était plus là. Son poing se referma sur le vide.
- Non ! se plaignit-elle.
Elle avait été obligée de le quitter des yeux un instant. Et il en avait profité pour s'échapper. "Cette balle à un cerveau ou quoi ?" Dans les gradins, beaucoup de gens poussèrent des cris de frustration.
- Mince ! s'exclama James qui s'était levé comme les autres. Elle y était presque. Et sa technique était parfaite...
- Normal, c'est toi qui lui a appris, dit Remus.
- Ouais. Aurore est une très bonne élève. Elle apprend vite. J'avais peur qu'elle se cogne contre les poteaux si le vif d'or venait à aller voler près des buts. Alors je l'ai entraînée à les contourner comme ça. C'est dommage, elle avait même réussi à battre Lian. Mais maintenant tout est à refaire.
- C'est bien parti. Elle va s'en sortir.
Malheureusement, il fallut deux fois plus de temps à Aurore pour retrouver le vif d'or que la première fois. Elle avait de la chance que ses coéquipiers gardent leur avance sur le score. Ils en étaient à 200 contre 150. Cris des supporters de Serdaigle. "160 pour eux... Allez, montre-toi. Où est-ce que tu es allé te cacher cette fois ?" Et enfin elle le trouva. En fait, il passa juste sous ses yeux. En même temps que Sirius. Aurore n'en croyait pas ses yeux mais la balle dorée était accrochée à sa capuche. Comment était-elle arrivée là ? Comment s'était-elle retrouvée piégée ? Peu importe, c'était sa chance.
- Sirius ! s'exclama-t-elle en volant vers lui.
Mais il ne l'entendit pas et il continua de foncer sur le cognard qui menaçait Alice. "Il avait raison, on n'entend presque rien avec les cris des supporters" pensa Aurore frustrée. "Pourtant, il aurait seulement à rester immobile ! Et comment se fait-il qu'il ne s'en soit pas rendu compte ? Le vif d'or est en train de se débattre juste dans son dos ! Quel idiot..." D'abord surprise de la voir suivre son coéquipier, Lian avait compris ce qui se passait. Et elle s'était aussi mise à sa poursuite.
- Sirius ! appela de nouveau Aurore. Viens par là !
Mais le jeune homme lui tournait le dos. Et soit il ne l'entendait pas, soit il l'ignorait royalement comme d'habitude. "J'espère pour lui que c'est la première solution ou je le tue à la fin du match ! Pourquoi a-t-il fallu que le vif d'or aille se coller à lui ?" Frank et Alice semblaient avoir compris ce qui se passait. Et ils se mirent aussi à appeler Sirius. Cela le fit s'arrêter.
- Qu'est-ce qu'il y a ? cria-t-il sans comprendre leurs gestes.
- Derrière-toi, idiot ! s'exclama Aurore.
Mais bon, le principal c'était que Sirius s'était immobilisé. Et Aurore et Lian fonçaient maintenant sur lui. Chacune d'un côté du garçon. Sirius remarqua Lian. Le dos du garçon était donc un peu plus décalé vers Aurore. "Surtout... pas bouger le chien" pensa Aurore concentrée et le bras déjà tendu vers la balle. Frank envoya un cognard sur Lian qui dut faire un écart. La victoire était pour Aurore. C'était certain. Elle n'était plus qu'à cinq mètres de Sirius. Deux... un... Et alors que le bout des doigts de la jeune fille frôlaient les ailes du vif d'or, le chien bougea. Il avait entendu le sifflement du balais d'Aurore qui s'approchait à toute vitesse. Et il crut qu'il s'agissait d'un cognard. Sirius se retourna en un quart de seconde, faisant balancer sa batte. Mais il ne frappa pas de cognard. Seulement le bras d'Aurore. La jeune fille hurla lorsqu'un craquement sinistre se fit entendre. Et la force du coup l'éloigna de Sirius. Celui-ci la regarda tomber de son balais avec des yeux ronds. Avant de voler vers elle à toute vitesse. Il la rattrapa de justesse avant qu'elle ne touche le sol et remonta en chandelle. Aurore gémissait dans ses bras.
- Tu es... dit-il d'une voix blanche après s'être stabilisé dans les airs. Complètement folle.
- Et toi, dit-elle les larmes aux yeux en tendant son bras valide pour décrocher le vif d'or de sa capuche. Complètement idiot !
Mme Bibine siffla la fin du match et Aurore se mit à pleurer de douleur, frappant avec le poing tenant le vif d'or contre le torse de Sirius. Elle avait l'impression que son bras était en miette. Ce qui était sûrement le cas.
- Comment elle va ? s'inquiéta Frank en se mettant à leur hauteur.
- Son bras est cassé, répondit Sirius. Je l'emmène à l'infirmerie.
Et il fonça en direction du château. Lorsqu'ils arrivèrent devant les portes d'entrée, Aurore s'était évanouie. Sirius atterrit rapidement et la prit dans ses bras pour la porter à l'intérieur. Il courut jusqu'à l'infirmerie et la déposa sur un lit alors que l'infirmière râlait sur les risques du Quidditch.
- C'est une bonne chose qu'elle soit inconsciente, dit Mme Pomfresh en retirant l'équipement d'Aurore qui lui enserrait le bras.
Puis elle releva la manche et Sirius grimaça. Le bras d'Aurore formait un angle bizarre. Peut-être même deux angles... Pas étonnant qu'elle se soit évanouie de douleur. Mais elle tenait toujours le vif d'or dans son autre poing. C'était comme si elle refusait de le lâcher maintenant qu'elle l'avait enfin attrapé. Pomfresh répara rapidement le bras. Elle disait toujours qu'il était plus facile de réparer les os que de les faire repousser.
- Voilà, dit-elle satisfaite. Les os sont ressoudés mais la douleur risque de persister encore quelques heures. Donnez-lui cette potion calmante quand elle se réveillera. Je retourne dans mon bureau.
- Heu... attendez...
Sirius n'avait pas envisagé de rester au chevet de la jeune fille. Mais Pomfresh en avait décidé ainsi. "Elle croit peut-être que je suis son petit-ami ? Quelle imagination débordante..." Mais il s'assit tout de même à côté d'Aurore. De toute façon, il ne resterai pas longtemps. Les autres ne tarderaient pas à arriver. Mais Aurore ne tarda pas à se réveiller aussi. Et les premiers mots qu'elle prononça en le voyant furent :
- Tu m'as cassé le bras !
- Je pensais frapper un cognard.
- Est-ce que j'ai l'air d'être un cognard ?
- J'ai réagi au bruit. Pas à ta tête.
- Dire que tu n'as même pas remarqué que le vif d'or était accroché à ta capuche... le rallia Aurore.
- J'avais autre chose à faire que m'occuper de ma capuche.
- Oui, me démolir le bras, persiffla-t-elle.
- Tu crois que je t'ai frappée par plaisir ? s'énerva-t-il.
- Peut-être bien !
Puis elle fronça les sourcils.
- Tiens... tu m'adresses la parole ? remarqua Aurore.
-...
- Pourquoi je ne m'en rends compte que maintenant ? rit-elle.
Sirius la regarda rire en silence. Lui aussi ne s'en était pas rendu compte. Mais cela ne l'amusait pas. Pourquoi lui parlait-il ? Cette fois, il avait décidé de ne plus jamais le faire. Adresser la parole à Aurore Devan... Mais il avait fallu qu'elle se jette sur lui et qu'il lui casse le bras.
- Et maintenant, tu ne décroches plus un mot, dit Aurore toujours aussi hilare. Tu ne t'en étais pas rendu compte toi aussi. Pas vrai ?
- Bien sûr que je...! lança-t-il furieux qu'elle le prenne pour un idiot et surtout furieux qu'elle ait raison.
Mais Sirius s'arrêta. Il lui avait encore parlé. Et les rires d'Aurore redoublèrent. "Je dois m'arrêter tout de suite ou il va finir par m'étrangler" pensa-t-elle vaguement.
- Je sais que tu n'en as plus rien à faire de moi, dit-elle en se calmant. Mais tu pourrais au moins te sentir désolé pour mon pauvre bras. Il souffre encore, même réparé.
Sirius tendit le bras et Aurore grimaça. Elle était certaine que cette fois il était à bout de patience et qu'il comptait le lui faire comprendre. Mais au lieu de la frapper, la secouer, ou faire n'importe quelle autre chose qu'Aurore avait pu s'imaginer... il saisit un flacon sur la tablette à côté du lit et le lui tendit.
- Bois ça, dit-il simplement.
- Hein ? s'étonna-t-elle.
- Bois ça, répéta-t-il exaspéré en lui mettant le flacon dans les mains. Ça calmera la douleur.
- Pourquoi tu es gentil tout à coup ? demanda-t-elle ébahie sans faire le moindre geste pour boire la potion.
- Je calme la douleur de ton bras et tu ne traînes plus avec lui, dit-il comme s'il lui proposait un marché.
- Ah d'accord, dit-elle en souriant amusée. Genre, j'ai une dette envers toi alors que tu m'as cassé le bras ? En plus ce n'est même pas ta potion.
- Très bien ! s'exaspéra Sirius en lui arrachant le flacon des mains. Alors continue à conspirer avec les Serpentard et supporte la douleur.
- Je ne conspire pas avec les Serpentard, soupira-t-elle. Je travaille avec Regulus. On s'entraide.
- C'est pareil.
- Non, c'est deux choses différentes, lui assura-t-elle. Je t'en prie Sirius. Fais-moi confiance et laisse-moi faire.
- Que je te fasse confiance ? Tu mens à tout le monde depuis des semaines.
- Oui, j'ai menti, avoua Aurore. Je suis désolée. C'est ça que tu veux entendre ? Je suis désolée Sirius. Et je te supplie... de me laisser faire. S'il te plait.
C'était trop d'excuses et de suppliques d'un coup. Surtout venant d'elle. Sirius en resta muet.
- Je peux même me mettre à genoux si c'est ce que tu veux, continua-t-elle. Mais tu ne dois absolument rien dire. Et tu... si seulement tu pouvais l'accepter.
- Qu'est-ce qui te prends de...?
- Je ne te supplie pas pour moi-même. Tu peux continuer à me haïr autant que tu le veux si ça te fait plaisir. Si ça te permet de te sentir mieux. Mais cesse de traiter Marlene comme si c'était un rat d'égout.
-...
- Et cesse d'en vouloir tellement à ton frère, continua-t-elle. Il n'est pas resté en arrière de gaieté de cœur. Même si c'est ce qu'il veut te faire croire. À toi et à tous les autres. Regulus est ton frère et il sait ce que ça veut dire. C'est ton petit frère. Tu es censé lui montrer l'exemple et le protéger.
- Plus tu me parles de lui... plus tu perds mon attention.
"Je lui ai montré l'exemple !" fulmina Sirius. "Mais il ne m'a pas suivi. Il m'a ignoré. Et le protéger de quoi ? Hein ? Il sait parfaitement où il va. Droit vers Voldemort".
- D'accord, soupira-t-elle. Je ne te parlerai plus de lui. Alors ignore moi aussi. Mais pas Marlene.
- Pourquoi tu insistes tant pour elle ? Marlene ne me supporte pas plus que Lily.
"Oh... Sirius" pensa-t-elle dépitée. "Décidément, tu es aveugle".
- Je l'ai forcée à participer à tout ça. Elle n'a pas à se sentir coupable ou à être punie.
- Peut-être, concéda-t-il. Mais elle ne devra plus...
- Marlene est mon amie. Elle refusera d'arrêter de m'aider. Elle ne fait pas tout ça pour Regulus mais pour moi. Et ton frère lui fait peur.
- Tu as dit que tu ne parlerais plus de lui, la prévint-il.
- C'est vrai. Pardon. Mais j'ai dit la vérité. Marlene continuera de m'aider même si je la supplie de ne plus le faire. Si tu l'avais vue sourire... dit sombrement Aurore.
- Sourire ?
- Elle me sourit même quand elle va mal. Pour que je ne m'inquiète pas. Et tu ne t'es pas encore rendu compte que c'était une fille géniale ?
- Qu'est-ce que tu essayes de...?
- Aurore ! s'exclama Lily en entrant soudainement avec le reste de leurs amis.
La préfète accourut jusqu'à elle et s'assit sur le rebord du lit en demandant :
- Tu vas bien ?
- Oui, Lily, sourit-elle. Mrs Pomfresh a réparé mon bras.
- Tant mieux, on aurait eu l'air fins avec une attrapeuse manchote, plaisanta James.
- Dis-lui plutôt que tu es fier d'elle, intervint Remus.
- C'est vrai aussi, approuva James. Bravo, Aurore.
- Quel est le score finalement ? demanda-t-elle.
- On a gagné 360 contre 170, dit James. Tu t'en es vraiment bien sortie et tu nous as offert un beau spectacle. Même si le final était peut-être un peu trop spectaculaire.
- Je comptais attraper le vif d'or, plaisanta-t-elle en levant le poing qui tenait toujours la balle dorée. Pas la batte de Sirius.
Ils se mirent tous à rire. À la fois rassurés de la voir en bonne santé et euphoriques d'avoir gagné ce match. Seul Sirius ne riait pas. Et après avoir fixé Aurore un instant, il se leva en lui lançant le flacon de potion. Puis il prit la direction de la sortie, sans un mot. C'est alors qu'entra précipitamment Marlene, un balais dans les mains. Elle faillit rentrer dans Sirius mais s'arrêta à temps.
- Ah... dit-elle gênée. Tu es là. Heu... tu as laissé tomber ça à l'entrée du château.
Elle lui tendit le balais, n'osant même pas le regarder dans les yeux. Aurore la soupçonnait d'avoir trop peur d'y voir du mépris à son égard. Mais à sa plus grande surprise, Sirius se saisit du balais et lui dit :
- Merci.
Stupéfaite, Marlene leva les yeux vers lui. Aucune trace de mépris ou de colère. Mais il semblait attendre qu'elle lui réponde.
- D... de rien, dit-elle en rougissant légèrement.
Les autres avaient cessé de rire. Tout le monde observait Sirius. Son comportement envers Marlene et Aurore n'était pas passé inaperçu ces derniers temps. Et pourtant, tout semblait revenu à la normale. Et ils furent d'autant plus surpris quand il jeta un œil à Aurore avant de s'exclamer :
- Hé toi ! Dépêche-toi d'avaler ça, dit-il en désignant le flacon.
Puis il gagna la porte et Aurore dit en souriant :
- Oui m'sieur.
Sirius n'oublierait sûrement pas qu'elle voyait Regulus en cachette. Et il désapprouvait toujours. Mais il ne dirait rien aux autres. Et il ne s'en prendrait plus à Marlene. "Pour moi, c'est tout ce qui compte. Merci Sirius" pensa Aurore.
Le lendemain, en première page du Petit Lardon : Le griffon vole plus vite que l'aigle mais perds une patte au passage. Et en prime une jolie photo d'Aurore en train de se faire exploser le bras par Sirius.
- Où est John ? demanda simplement Aurore les mains crispées sur le papier.
Voilà ! les choses se sont arrangées. on espère que ça va durer.
par contre je sens que vous devez me haïr pour la traduction de l'inscription. ça ne vous aide pas trop hein ? En fait je viens plutôt de rajouter une énigme mdr.
ah, et vous vous posez sûrement la question : comment John a pu prendre une photo d'Aurore si il jouait en même temps ? Vous en faites pas pour lui. John a des "yeux" partout. Et en toute logique il a aussi partout des "mains pouvant prendre des photos à sa place" lol.
Classement provisoire : Quidditch+Epreuves
1er Gryffondor : 460 pts (360Q+100E)
2e Serpentard : 320 pts (270Q+50E)
3e Poufsouffle : 190 pts (180Q+10E)
4e Serdaigle : 180 pts (170Q+10E)
Réponse aux reviews :
Lila de Jarjayes : *danse avec toi* ;) mr X ce serait Xeno ? ^^ il est assez dingue pour inventer un sablier qu'on ne peut pas retirer lol. biz !
brilou : ah ! j'ai oublié le classemement provisoire. Merci brilou, je m'en occupe tout de suite. Marlene n'a pas été encoyée à Griffondor pour rien ;) par contre tu n'as pas tors pour Lian lol. et l'erreur de Sirius était compréhensible xD les griffondors sont premiers ! ouais ! et avec pas mal de points d'avance ! ^^ bisous
Git : oui, ça s'est arrangé, mais ça pourrait repartir en biberine. je ne laisse jamais mes persos tranquilles. le couple c'est Sirius/Aurore, alors il y aura forcément un pb. et en plus je vous pose encore une colle ! xD à bientôt
MaliceM : merci ! on se revois bientôt pour le prochain chapitre ;) bisous !
Je fais de mon mieux MaliceM ! T'en fais pas, je me dépêche. Vous aurez le chapitre dimanche au plus tard.
Geuh : il se cache bien sûr. il est toujours le premier à balancer les potins, mais aussi le premier à se préserver des conséquences lol. biz !
Uma to Hebi : c'est vrai que ça s'est calmé. espérons que ça durera un peu quand même lol. le message sous le sablier est la clé de l'histoire. vous comprendrez tout... un jour lol (je peux pas dire bientôt parce que je garderai ce mystère encore un petit moment ;) patience !) bisous
