Hello ! :-)

Voici ce septième chapitre dans le présent qui sera sans doute l'avant-dernier dans le présent... Ce qui veut dire, plus que deux chapitres avant la fin de cette aventure :P

J'espère que vous ne serais pas trop déçus...

Bonne lecture :)

Hay

N.B: Shaw est la couverture de Michael Wood, juste pour pas que vous pensez que je m'emmêle les pinceaux dans les noms :p


Under the rain

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Présent-7

« We're building it up, to break it back down...»

# Mexique – deux jours plus tard

G Callen observait son reflet dans le miroir. Il était vêtu d'un costume de grande qualité et portait un anneau argenté à son annulaire gauche. C'était si étrange de se retrouver dans la peau de Tom Queen à nouveau, alias qui au fond, n'était pas si différent de qui il était vraiment. De toutes les identités qu'il avait dû prendre, celle-ci était certainement celle qu'il avait le plus appréciée. Et Alexandra y était pour quelque chose...

« Tout va bien ? »

La jeune femme se tenait sur le pas de la porte.

« Tout va bien, c'est juste un peu … étrange. » répondit-il en se tournant vers elle.

« Je vois que tu as toujours du mal avec ça... » dit-elle en s'approchant de lui pour ajuster son nœud papillon.

« On l'a toujours fait pour moi... »

« Voilà c'est fait. » Elle sourit. « Te voir comme ça, ça m'avait manqué... »

« Te voir comme ça, ça m'avait manqué aussi... » murmura Callen en admirant la magnifique robe noire dans laquelle elle était.

Alexandra déposa un léger baiser sur la joue de Callen.

« Le garde du corps est prêt. » annonça Michael en entrant dans la pièce. « Désolé d'interrompre mais il est temps d'y aller. »

Elle s'apprêta à suivre Michael qui était sortit mais Callen la retint par le bras.

« Qu'est ce qu'il y a ? »

« Tu lui a parlé ? »

« Si je le lui disais, il m'enfermerait dans un bunker jusqu'à la naissance du bébé pour être sûr qu'il ne nous arrive rien. Et puis, je n'ai pas encore décidé... quoi faire. »

« Il aurait raison de le faire. D'ailleurs, si ça ne tenait qu'à moi, tu ne serais pas ici aujourd'hui. »

« Je pense que tu n'as pas oublié que je sais très bien prendre soin de moi-même. Tu te souviens du jour où je me suis retrouvée enfermée avec 5 gardes armés ? Je parie que tu te demandes encore comment j'ai fait... »

« Pas faux. Ce n'était pas le jour où s'est fait surprendre entrain de... »

« Oui, c'était ce jour là. » Elle esquissa un sourire. « J'en porte la cicatrice pour toujours. »

« Celle juste en bas de ton dos... »

Ils s'approchaient dangereusement l'un de l'autre et Callen caressa doucement le visage d'Alexandra.

« Je... Euh... On devrait y aller G. »

Elle sortit rapidement de la pièce et il lui emboîtât le pas.

La rencontre avec les nouveaux dirigeants du cartel avait lieu à l'hôtel où Vargas avait l'habitude de gérer son « business ». Ils étaient deux à avoir repris le flambeau et avaient emmené Mr et Mrs Queen dans un salon tout à fait confortable. Le couple se tenait maintenant face aux deux frères, Michael restant en retrait remplissant son rôle de garde du corps.

« Mr Queen c'est un honneur d'enfin faire votre connaissance ! Pour tout vous dire, on avait finit par croire que ce cher Mr Shaw avait pris votre place ! » Et les deux mexicains éclatèrent de rire.

« Vous savez ce que c'est, parfois les affaires passent avant. »

« Si j'avais une femme comme la votre... Je crois que je ne quitterais jamais son lit ! » insista un des frères et il ajouta plus bas : « Vous devriez surveiller ces deux-là... »

« Je ne pense pas que nous sommes là pour parler de notre couple. » coupa Alexandra.

« Ah Mrs Queen ! Toujours les affaires ! Mais vous avez raison, parlons sérieusement. » Il tendit au couple un bout de papier. « Voici ce que nous voulons. »

Callen parcouru la liste puis la tendit à Alexandra.

« Ça me semble tout à fait raisonnable. Qu'en penses-tu mon amour ? »

« Absolument. En espérant que vous possédiez les ressources nécessaires... Cela va vous coûter beaucoup d'argent. »

« Nos ressources sont... illimitées. » Les deux frères se levèrent. « C'est un plaisir de faire affaire avec vous. »

Quand Mrs Queen fût assez éloignée de Mr Queen, un des mexicains chuchota à l'oreille de celui-ci : « Si j'étais vous, je tuerai ce fils de pute. Ne vous laissez pas manquer de respect comme ça. Il a touché votre femme, et ce plus d'une fois croyez moi... Il ne mérite pas de vivre. »

Une fois dans la voiture, Callen explosa.

« Vous pouvez me dire comment ces deux idiots sont au courant de ce qu'il s'est passé entre vous deux ?! J'en ai rien à faire de ce à quoi vous avez joué, mais il m'a dit que je devrai tuer le fils de pute qui s'est fait ma femme et si j'étais un véritable tueur à gage c'est ce que je ferai !»

« G... Je ne sais pas comment ils l'ont appris, je te le promet. »

« A vrai dire... » commença Michael qui était entrain de conduire.

« Quoi ? »

« La chambre était sous surveillance vidéo quand on a logé chez eux quelques jours.»

« Pourquoi tu ne m'as rien dit? »

« Parce-que s'il l'avait fait, tu n'aurais probablement pas couché avec lui. » répondit Callen à sa place.

« Je ne l'ai vu qu'après que cela soit arrivé. Et crois moi Callen, ce n'était pas la première fois pour nous deux. Je sais que ça doit te manquer, mais il faut te faire à l'idée qu'Alex est passée à autre chose.»

« Michael ! »

« Oh crois moi Wood, elle n'est définitivement pas passée à autre chose... »

« G ! Arrêtez ! Tous les deux ! »

Le reste du voyage se fit en silence agrémenté de quelques grognements de protestation. Arrivé à l'hôtel, Michael s'enferma dans sa chambre et Callen, qui ne pouvait pas échapper à Alexandra, s'enferma dans la salle de bain de leur chambre et se laissa tombé dos contre la porte.

« G... sors de là... »

« Je vais prendre une douche. »

« On peut discuter avant ? »

« De quoi ? »

« Tu sais très bien de quoi... »

Mais Callen garda le silence. Alexandra s'installa à son tour assise dos contre la porte.

« Je suis désolé... » finit-il par dire au bout d'un moment. « Désolé d'avoir réagit comme un idiot tout à l'heure. »

« Je pense qu'on est tous sur les nerfs... Je suis désolé de te faire subir tout ça. »

« C'est... tous ces sentiments et sensations que je n'avais pas ressentit depuis longtemps... J'aimerai pouvoir les contrôler... »

« Tu vas ouvrir cette porte ? » demanda-t-elle après un moment.

Le bruit de déverrouillage se fit entendre et la porte s'ouvrit tout doucement. Callen attrapa le bras d'Alexandra et l'entraîna dans la salle de bain.

« La douche est assez grande pour deux personnes... »

« Serais-ce une invitation? »

« Peut-être bien... Quand penses-tu ? »

« La proposition est intéressante... »

Ils éclatèrent tous deux de rire et s'embrassèrent tout en se déshabillant l'un l'autre.

« Cette douche... n'est pas si grande que ça ! »

« Celle de notre ancien hôtel était plus petite et cela ne nous a jamais empêché de pratiquer la douche collective... »

« Tait toi et embrasse moi. »

Au petit matin, Mr et Mrs Queen s'étaient réconciliés et s'observaient l'un l'autre en silence alors que le soleil se levait.

« Tes yeux ont-ils toujours été aussi bleus ? »

Callen esquissa un sourire.

« J'ai lu quelque part que l'humeur pouvait jouer sur la couleur des yeux. »

« Vraiment ? »

« Enfaîte c'est plus une théorie mais... Pourquoi tu ris? »

« Je suis heureuse. Là, à ce moment, la lumière du jour qui éclaire ton visage, ton sourire, ta voix... Tout est si parfait... Et peu importe que tout ça soit éphémère ou non, ce moment, il est à moi, à nous, pour toujours. »

Il s'approcha d'elle et l'embrassa tendrement puis de plus en plus passionnément.

« Désolé G, pas de round 3, on doit se préparer... »

Alexandra se leva, attrapa de quoi se mettre dans sa valise et entra dans la salle de bain. Quand elle en sortit quelques minutes après, elle aperçu Callen assis sur le lit, tenant dans des mains un morceau de papier.

« G, tout va bien ? »

« Tu as fait tombé ça de ta valise... » dit-il en lui montrant la photo.

La jeune femme retint son souffle et pria de toutes ses forces en espérant que cela n'était pas ce qu'elle croyait.

« C'est...quoi ? »

« Il est écrit au dos : 'Grayson, 5ème anniversaire, 2010, San Diego'. »

« C'est... »

Callen se leva et lui tourna le dos.

« Sur le coup, j'ai pensé à un neveu ou petit cousin mais tu n'as pas de famille. Et puis j'ai vu ses yeux, la date qui correspond, son prénom...»

« G, ce n'est pas ce que tu crois... » dit-elle en posant la main sur son épaule.

« Ce que je crois ?! » s'énerva-t-il. « Et tu peux me dire ce que je crois ? »

Face au silence d'Alexandra, il continua.

« Tu veux savoir ce que je crois Alex ? Je crois que tu m'as mentit et trahit encore plus que je ne le pensais. »

« Je n'avais pas le choix... »

« On a toujours le choix. Maintenant, je veux savoir où il est. »

« Je ne peux pas te le dire... »

« Tu vas me le dire Alexandra parce que crois moi, tu n'as pas envie de savoir ce que je vais faire si tu refuses. »

« Je... »

« Où est-il ?! »

Elle passa son visage entre ses mains et s'assit sur le lit.

« Regarde bien la date de la photo... Pourquoi j'emporterai avec moi une photo vieille de 4 ans et non pas une récente ? »

« Je ne sais pas. »

« Il est mort G... C'est la dernière photo que j'ai de lui. »

« Qu...Quoi? »

« Je suis désolé... »

Il s'assit à ses côtés, ne pouvant rester debout après ce qu'il venait s'apprendre.

« Comment ? »

« Il était malade. Tu te souviens quand j'ai expliquer à Sam que j'étais rentré aux États-Unis à cause de la mort de Javier ? Cette partie là était fausse. Javier n'a jamais existé. Je vivais bien à Cuba mais avec Grayson. Il est tombé malade et il n'y avait aucun moyen de le soigner. C'est la raison pour laquelle nous sommes revenus aux États-Unis, pour te trouver, pour qu'il puisse te rencontrer avant qu'il ne... Je n'avais aucune idée de l'endroit où tu pouvais être, je pensais que tu travaillais toujours pour la CIA et impossible de trouver ton identité. J'allais abandonner quand je t'ai aperçu, c'était près de Santa Monica, un lundi matin. Au moment où j'allais me diriger vers toi, j'ai reçu le coup de téléphone. »

Elle s'arrêta un instant, regarda Callen qui fixait le mur en face de lui, et repris doucement.

« Il est mort seul... Quand il avait le plus besoin de moi... J'étais absente. Je suis désolé G... tellement désolé... »

« Pourquoi... Pourquoi tu ne m'as rien dit à l'époque ? »

« J'étais déjà à Cuba et toi aux États-Unis quand je l'ai appris... Je ne savais pas quoi faire, j'étais perdue... Et le temps... le temps passe tellement vite... »

« Je veux que tu me dises tout sur lui... »

« C'était un petit garçon exceptionnel, il te ressemblait beaucoup... Je lui avait dit que son père consacrait sa vie à défendre les autres... Il pensait que tu étais un super-héro et que c'était la raison pour laquelle tu ne pouvais pas être avec nous... »

Alexandra continua pendant plusieurs minutes à se remémorer son fils quand Michael frappa à la porte. Il était temps d'y aller.