Hello ! Remis de vos envie de suicide par rapport au chapitre bonus ? Malheureusement, la réponse ne sera pas dans ce chapitre, mais j'espère qu'il vous plaira quand même et pour me faire pardonner de l'attente interminable, - dont j'essaierai de faire attention pendant les vacances - fut récompenser, étant donner que pour une fois, ce chapitre fait 10 pages.

Je vous souhaite une très bonne lecture !

°ÂMES SENSIBLES, A VOS MOUCHOIRS°


Chapitre 11

Les larmes me montèrent instantanément aux yeux, lorsque je le vis. Il ne ressemblait pas du tout à l'homme que je connaissais. Il faisait plus vieux, il était plus fatigué et il avait beaucoup maigris. Etait-ce bien lui ? Bien sûr que oui, la femme de l'accueil n'avait pu se tromper.

Je m'avançai doucement dans la petite chambre blanche d'hôpital, me rapprochant le plus possible du lit une place, là où gisait l'homme de ma vie. Il me regardait, les yeux mi-ouverts. Il avait l'air de faire preuve d'un grand effort pour ne pas les fermer. Il était fatigué, et c'était normal.

-Comment vas-tu ? Chuchotai-je.

La vieille dame qui occupait le lit d'en face regardait l'une de ses séries préférées et nous ne pouvions donc pas parler à voix haute.

Edward, qui avait planté son regard dans le mien, tourna la tête et contempla le paysage enneigé par la fenêtre.

-Je vais bien. Je vais bientôt sortir, poursuivit-il.

Sa voix et son corps le trahissait et il n'avait pas l'air de s'en rendre compte.

-Je sais que tu me mens, Edward. Pourquoi ne me dis-tu pas que tu te sens mal ?

Cette fois-ci, il tourna la tête vers moi et me regarda.

-Cela ne changerait rien, commença-t-il. Que j'aille bien ou non n'a aucune importance. Tu sais très bien comment tout cela va se terminer, Bella.

Il avait une facilité à parler de ça, comme si la vie n'avait aucune importance à ses yeux. J'aurais aimé pouvoir lui dire tout ce que je pensais, lui crier qu'il ne devait pas parler de ce sujet sur un petit chuchotis calme. Tenait-il si peu à la vie ?

-Tu es fort, Edward. Je suis certaine que tu vas t'en sortir.

Il grimaça, mais alors que j'allais ouvrir la bouche pour lui demander si il voulait que j'appelle une infirmière, il me fit signe que ça allait.

-Je ne suis pas aussi fort que ce que tu crois, contra-t-il.

Pourquoi se voyait-il toujours négativement ? Je n'arrivais pas à comprendre. Je pris une chaise, l'avançai vers le lit et m'installai. Je n'aurais jamais pensé me retrouver ici, pour Edward, mon lunatique mais adoré coéquipier, pour qui j'étais tombée follement amoureuse de lui.

-Pourquoi ? Chuchotais-je, brisant le silence qui régnait.

-Pourquoi quoi ?

-Pour... Pourquoi avoir fait ça ? Tu n'étais pas censé travailler, Edward.

Les larmes revinrent se loger dans mes yeux et j'essayai tant bien que mal de les retenir. Je refusais qu'Edward puisse me voir pleurer.

-Je sais, Bella, je sais. Mais...

Je déposai ma main par dessus la sienne et la pressai doucement.

-Si c'est difficile pour toi d'en parler, ne m'en parle pas maintenant, nous avons du temps. Mais quoi qu'il ait pu se passer, je suis certaine que tu as juste voulu bien faire.

-Je ne serai pas aussi sûr que toi, Bella.

-Pourquoi es-tu si négatif ? Demandais-je.

-Je ne suis pas négative, juste réaliste.

Je grimaçai. Edward ne se rendait donc pas compte que même si les chances de rester en vie étaient minimes, il était un homme fort qui pourrait certainement être capable de pouvoir survivre malgré les blessures engendrés ?

-Pourquoi souhaites-tu autant que je reste en vie ?

Je me mis à rougir. Je ne m'étais pas du tout préparé à cette question, aussi innocente était-elle. Devais-je lui dire que je l'aimais depuis un bon moment ?

-Eh bien... Justement, je voulais t'en parler, mais je ne savais pas comment aborder le sujet.

Mon ami fronça les sourcils, alors que je continuai :

-Je n'ai jamais ressentit pareil sentiment autrefois et j'avais quelques doutes, mais d'après ce que m'ont dit Alice et Rosalie, il paraîtrait que... Que je sois amoureuse.

Edward me fixait, il ouvrit la bouche, mais je poursuivis :

-J'étais septique à cette idée et puis les jours passaient, plus je voyais qu'elles avaient raison. Ta présence, Edward, m'est devenue vitale. Il faut constamment que tu sois là, que tu sois près de moi. Je ne sais pas si nos sentiments sont réciproques, mais je t'aime, Edward Cullen.

En réponse, mon coéquipier me fit une belle imitation du poisson rouge, tantôt ouvrant la bouche, tantôt la fermant.

Ce n'est que quand je l'entendis soupirer, que je reportai mon regard sur Edward. Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avais détourné la tête.

-Ce n'est pas comme ça que cela devait se passer.

Ce fut à mon tour de froncer les sourcils. De quoi parlait-il ?

-J'avais tout mis en scène... Dans ma tête. Je voulais que tout soit absolument parfait pour que je puise t'avouer ma flamme. Je n'avais pas du tout imaginé me retrouver dans un lit d'hôpital avec un diagnostic fatal.

Je déposai ma main sur la sienne, alors qu'une voix féminine se mit à remplir l'air :

-Mademoiselle, que faites-vous ici ?

Je me retournai et vis une jeune femme d'environ la vingtaine. Une jeune petite infirmière, blonde aux yeux bleu-vert et un regard inquiet.

-Je suis venue voir mon ami, cela ne se voit donc pas ?

Me prenait-elle pour une idiote ? Si je me trouve devant le lit d'un patient, c'est que forcément, je suis venue le voir, non ?

-Edward Cullen ? Demanda l'infirmière.

-Oui, répondis-je.

A ma réponse, l'infirmière s'approcha doucement de moi, un air abattu sur le visage. Elle s'agenouilla et déposa ses mains sur mes épaules, plantant son regard dans le mien.

-Je suis désolée mademoiselle, chuchota-t-elle. Mais cela fait six mois que Monsieur Cullen n'est plus là.

J'ouvris la bouche, mais rien ne sortit. De quoi parlait cette femme ? Il y a un instant, je lui parlais. Etait-elle complètement folle ? Je tournai la tête, voulant lui montrer qu'Edward était bien là, allongé dans le lit d'hôpital, juste devant moi, mais ce que je vis me pétrifia. Il y avait bien un lit, oui, sauf qu'Edward n'était plus là. Les draps avaient été changés et le lit fait. Rien ne prouvait qu'à l'instant, je venais de parler à mon ami. Je tournai donc la tête en direction de la femme âgée, celle qui regardait la télé, mais elle non plus n'était pas là. Que se passait-il ?

-Mais... Je viens de lui parler à l'instant et la vieille dame, où est-elle ?

J'étais totalement perdue, je n'arrivai pas à comprendre ce qui se passait.

-Elle est partie il y a un an, me répondit la blonde en se levant.

Alors qu'elle m'aidait à me lever, voulant forcément me faire sortir, je me stoppai et elle me regarda.

-Quand vous dîtes qu'ils ont tous deux partis... Vous... vous-voulez dire qu'ils sont... Morts ?

-Oui, je suis désolée.

Je repris place sur la chaise. C'était impossible. Edward ne pouvait pas être mort il y a six mois, alors que je venais juste de lui parler. L'infirmière s'installa sur le lit qu'occupait Edward et me regarda.

-Etes-vous Isabella Swan ?

Je fus surprise par la question, mais répondis quand même à la positive.

-Je vois. Ce n'est pas la première fois que vous venez ici, dans l'espérance de voir votre ami. Le même scénario se joue toujours, mais pas forcément avec le même médecin.

-Edward n'est pas mort, chuchotai-je.

-Monsieur Cullen est mort à cause de ses blessures, Isabella. Et auquel cas il serait toujours vivant aujourd'hui, il n'aurait pas été comme avant. Je ne sais pas s'il vous en avait parlé, mais il était paralysé des jambes.

Je voulue répliquer, mais je n'en n'avais pas la force. L'infirmière sortie de sa poche une enveloppe.

-Je me doutais que vous seriez ici, alors j'ai apporté l'enveloppe que votre ami avait laissée pour vous. Mes collègues ne souhaitaient pas vous la donner, mais je juge que vous êtes en droit de la lire, puisque qu'elle est à votre nom.

-Merci, répondis-je en me saisissant de la lettre.

Lorsque j'ouvris l'enveloppe, j'en sortis un papier blanc, jauni à quelques endroits, tout comme l'était l'enveloppe. Rien que de voir sa belle écriture bien soigné et régulière, les larmes me montèrent instantanément aux yeux.

Bella,

Si tu lis cette lettre, c'est que c'est terminé. Je refuse que tu pleures pour moi, je ne mérite pas ça, vis plutôt ta vie. J'ai essayé d'être fort, je me suis battu, nous nous sommes battus. Je te serais à jamais reconnaissant pour tout ce que tu as fait pour moi, merci de m'avoir donné ton amour pendant six mois, d'être resté auprès de moi dans les moments les plus difficiles de toute ma vie. C'était dur de vivre avec la souffrance qui m'habitait, et tu dois à ce moment même te demander pourquoi je ne t'ai jamais informé de mes douleurs. Eh bien, je ne voulais tout simplement pas t'inquiéter et le seul fait de te voir était tout simplement de purs moments de joie et de bonheur. Ma souffrance m'importait peu quand tu étais là. Je te l'avais dit, je ne suis pas aussi fort que ce que tu prétendais. Je t'avais dit aussi que je n'étais pas négatif, juste réaliste. Mais je ne te cache pas que j'ai été impressionné. Vivre pendant six mois était plus que ce que je pensais. Peut-être était-ce parce que tu étais à mes côtés et que je me sentais plus fort, que j'étais soutenu, qu'il y avait peut-être un espoir qui pourrait me faire guérir et rester auprès de toi à tout jamais. Seulement, je ne t'ai pas tout dit. Je n'aurais pas été comme avant. Même si j'aurais été toujours vivant, cela n'aurait pas été le cas de mes jambes. J'ai perdu leur usage quelques temps après que l'on se soit avoué notre amour. Je ne voulais pas te rendre plus triste que tu ne l'étais déjà, alors j'ai préféré garder ça pour moi. Te rappelles-tu de ces moments passés ensemble ? Ces moments de rigolade, ces moments où l'on se projetait dans le futur, où l'on s'imaginait des enfants, une maison avec un grand jardin et pourquoi pas un chien ? Je ne pourrais pas réaliser tout ça avec toi, alors j'aimerai que tu exauces ma dernière requête. Réalise notre futur avec un autre homme. Je refuse que tu te prives du bonheur et de l'amour par ma faute. Je sais que tu le sais, mais même si je déteste Jacob Black, je suis certain que lui et toi formeriez un beau couple. Et comme je t'ai toujours dit, tant que tu vivras, je vivrais dans ton cœur.

Je vous aimerai à jamais, Isabella Swan.

PS : J'espère que tu arriveras un jour à me pardonner de t'avoir abandonné en plein milieu du chemin. Tu resteras à jamais dans mon cœur.

Avec tout mon amour,

Edward Cullen.

Je repliai la lettre que je remis dans l'enveloppe, et c'est là que je sentis autre chose. Je retournai l'enveloppe et un faible sourire étira mes lèvres en voyant ce qui tomba dans ma main. C'était une photo d'Edward, avec son sourire en coin que j'aimais tant. Une photo, voilà tout ce qu'il me restait de lui. Je gardai la photo dans ma main, avant de glisser l'enveloppe qui contenait la lettre, dans la poche de mon manteau. Edward était bel et bien parti. Les larmes inondaient mon visage, je n'arrivais pas à voir correctement. Tout était si flou. Moi qui avais cru que je lui avais parlé, ce n'était tout simplement que des souvenirs qui revenaient à la surface.

Je me sentais secouée, mais ne bougeais pas. Je ne savais pas qui était cette personne, peut-être la jeune infirmière, qui sait. Mais je n'avais vraiment pas envie de parler, ni même de bouger. Juste rester là, figée, et me remémorer tous les moments que j'avais passé avec l'amour de ma vie. Avec l'Edward qui avait partagé les mêmes sentiments à mon égard, que ceux que j'éprouvais pour lui. La vie ne peut pas toujours être belle, encore une preuve aujourd'hui. Tous les gens que j'aimais partaient, ils s'effaçaient et il ne me restait d'eux que des souvenirs, des souvenirs, qui, malheureusement, ne pouvaient me les faire revenir.

Si on faisait un flash back

On revenait en arrière

Pour te rappeler ce qu'tu me disais

Qu'on resterait ensemble jusqu'à redevenir poussières

Au final tout ça ce n'était que des paroles en l'air

Et j'ai pas vu que tu jouais

Toute cette histoire un jeu d'échecs dont tu étais la reine

Ohohoh

Si revenir en arrière était possible, je remonterai le temps à notre première rencontre, à Edward et moi. Je lui aurais immédiatement sauté dessus et je l'aurais embrassé. Nous avions tous deux perdu trop de temps et maintenant... Notre amour était un échec.

"-Je serais toujours là. Tant que tu auras besoin de moi, je serais à tes côtés. Toujours. Je resterais à jamais avec toi, jusqu'à ce que l'on redevienne poussières. " Les paroles d'Edward me revinrent en mémoire. En cet instant, j'avais besoin de lui, mais il n'était pas là. Ou peut-être que si, sauf que je ne le voyais pas. Je n'étais pas redevenue poussière, mais Edward, oui. Il ne m'avait pas attendu.

J'ai l'coeur en vrac et

Si je dérape c'est

Parce que t'es parti, aussi vite que t'es arrivé

Et tu t'en es allé avec un bout de moi

Maintenant

Tout tournait tellement en moi. Je ne savais plus quoi faire. Rester sur terre et essayer de vivre avec un cœur brisé ? Mon autre moitié de cœur n'était pas avec moi : je l'avais confié à l'homme de ma vie, mais il était partit avec. Jamais je ne pourrais le revoir. Edward faisait partie de moi et ce, à jamais.

Tout ce qu'il me reste

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Tout ce que tu m'laisses

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na x2

Oui, tout ce qu'il me restait, c'était une photo. Une simple petite photo. Edward m'avait juste laissé une photo de lui en plus de mes souvenirs. Je ne savais pas si quelqu'un pouvait comprendre en cet instant, ce que je ressentais. Mon monde venait de s'écrouler une nouvelle fois, et maintenant que j'étais plongée dans ce trou noir et profond, je ne savais pas si j'allais réussir à en ressortir. Même un petit peu vivante.

La musique qui s'arrête

Le rideau qui se baisse

Et mon sourire disparaît quand les lumières s'éteignent

Même les applaudissements ne pourront rien y faire

Et pour toi j'étais prête à remuer ciel et terre

Mais t'as pas vu tout c'que j'ai fais

J'ai perdu ma bataille il n'y a plus rien à faire

Ohohoh

J'aurai beau sourire pour montrer que j'étais forte, que je n'étais pas aussi faible que j'en avais l'air, cela ne changerait rien. Edward était parti à tout jamais et cela était irréversible. J'aurai beau me battre pour essayer de surmonter le chagrin qui m'habitait, j'avais perdu d'avance. Je le savais. Les gens pourraient me soutenir, me dire qu'ils sont désolés, qu'ils comprenaient ce que je vivais, j'aurais juste envie de les envoyer bouler. Même s'ils me soutiendront, je me sentirais mal même s'ils seront désolés, cela ne me ramènerait pas Edward et s'ils me diront qu'ils comprennent ce que je traverse, ce serait totalement faux. Ils ne pouvaient pas comprendre. Tout le monde portait un amour différent pour telle ou telle personne. Aucun sentiment à l'égard de quelqu'un n'était pareil. Mais les gens n'avaient pas l'air de comprendre que leur compassion ne servait strictement à rien.

J'ai l'coeur en vrac et

Si je dérape c'est

Parce que t'es parti, aussi vite que t'es arrivé

Et tu t'en es allé avec un bout de moi

Maintenant

Tout ce qu'il me reste

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Tout ce que tu m'laisse

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na x2

Maintenant je maudis le jour où j't'ai rencontré

J'aurais pas dû te regarder

Si t'es plus là, tous ces souvenirs, qu'est-ce que j'en fais ?

Je veux juste t'oublier

Si j'avais le don de pouvoir m'effacer la mémoire, je l'aurais fait depuis un moment. C'était inhumain de souffrir comme je souffrais. L'oublier signifierait que j'oublierais tous les moments de joie passé avec Edward. Or, ces moments étaient tout simplement géniaux. Le seul hic était que parfois, Edward avait mal, mais il ne souhaitait pas m'en informer. Il y avait aussi le décor : je n'avais jamais aimé les hôpitaux et le voir, là, allongé dans ce lit d'hôpital, faible et impuissant, était tout simplement une horreur.

Maintenant je maudis le jour où j't'ai rencontré

J'aurais pas dû te regarder

Si t'es plus là, tous ces souvenirs, qu'est-ce que j'en fais ?

Je veux juste t'oublier

Tout ce qu'il me reste

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Tout ce que tu m'laisse

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na x2

Tout ce qu'il me reste

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Tout ce que tu m'laisse

C'est juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Juste une photo de toi

Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na Na x2

Je me sentis de nouveau secouée, j'entendais des voix. L'une féminine, l'autre masculine, dirais-je. Mais je n'avais pas envie de bouger. Je voulais juste rester là, à contempler la photo de mon Adonis, mon Prince Charmant.

-Bella... Bella... Réveilles-toi...

Peu à peu, je repris conscience...

Je gémis et ouvris les yeux péniblement. La lumière me fit mal aux yeux, alors je les refermai, avant de les ouvrir à nouveau. J'étais allongée, aussi me mis-je en position assise. Devant moi, se trouvaient mes deux amis, Alice et Jasper. Ils avaient l'air inquiet.

-Bella, tu vas bien ? Me demanda Alice.

Je ne répondis pas, mais mon amie s'installa à côté de moi, Jasper de même, mais lui à ma droite.

-Pourquoi pleurais-tu ?

J'avalai difficilement ma salive, lorsque l'image d'Edward apparut dans mon esprit.

-Il est... Mort, chuchotai-je.

-De quoi ? Qui est mort, Bella ? Me demanda Alice.

Je détournai la tête et croisai son regard. Elle était inquiète et confuse, cela se voyait, surtout pour sa confusion, grâce à ses sourcils froncés.

Ce que je n'arrivais pas à comprendre, c'était qu'Alice ne voyait pas de qui je voulais bien parler. Ne savait-elle donc pas qu'Edward n'était... Plus là ? Je décidai donc de me tourner vers Jasper et avalai une deuxième fois ma salive, avant de me lancer :

-Je... Je suis désolée, Jasper.

L'homme blond se contenta de froncer les sourcils, lorsque j'achevai ma phrase. Je soupirai et fermai les yeux fortement. Pourquoi tous deux ne comprenaient-ils pas ? Un rire nerveux s'échappa de mes lèvres, lorsque je rouvris les yeux.

-Edward est mort et vous vous en moquez, leurs reprochai-je.

Mes amis s'échangèrent un regard et se sourirent.

-Bella, commença doucement Alice, en posant l'une de ses mains par dessus la mienne. Edward n'est pas... Mort. Il est dans le... Le coma, dans la chambre 103.

Je tournai vivement la tête en direction de mon amie et essayai de voir si elle me mentait. Mais son visage me prouvait qu'elle disait la vérité. Je cherchai donc du regard, la chambre 103, là où mon coéquipier dormait et je me rendis compte au passage, que je venais de m'endormir à l'hôpital ! Espérons seulement que je n'ai pas parlée, comme j'en ai l'habitude.

Je ne mis pas de temps à la voir, mais j'hésitai à y aller, mes poussées pas mes amis, je partie en direction de la porte, alors qu'Alice et Jasper restaient assient sur le banc. J'inspirai et expirai plusieurs fois tout en regardant le numéro de la chambre. Comment allait être Edward ? Dire que je n'avais pas peur de voir comment il était, serait mentir. J'avais très peur. Je me doutais qu'il n'était pas l'Edward dont j'avais eu l'habitude de voir toutes ces semaines. Mais me l'imaginer, faible, impuissant et dans le coma, me serrait le cœur.

J'entrai finalement, et refermai doucement la porte derrière moi. Lorsque je me retournai, je pus voir une très jolie femme, les cheveux couleur caramel, le visage en forme de cœur et des yeux chocolat, qui d'ailleurs me fixaient en me détaillant discrètement. Je m'avançai nerveusement. Il me semblait que c'était Esmée, la femme de Carlisle et la mère d'Edward et Jasper. Alice m'avait parlé d'elle une fois, comme une très gentille femme, qui adorait les enfants et était aussi très maternelle. La femme quitta sa chaise et se présenta :

-Bonjour, je suis Esmée Cullen, la femme de Carlisle et la mère d'Edward et Jasper.

Elle me souriait, mais je voyais parfaitement bien qu'elle n'était pas dans son assiette. Quoi de plus normal, lorsque l'on apprend que son fils est dans le coma et ne se réveillera probablement jamais ?

-Bella Swan, ravie de vous connaître.

-Moi aussi, même si j'aurais aimée que ce soit dans de meilleures circonstances. Elle me sourit et poursuivit. Je vais vous laisser seule avec Edward, je vais y aller.

-Non non je... Ne partez pas à cause de moi...

-J'allais m'en aller de toute façon, me coupa-t-elle. A bientôt.

Esmée sortit de la chambre, alors que je prenais place sur la chaise grise qu'elle occupait quelques instants plus tôt.

Jusqu'à maintenant, je n'avais pas posé une seule fois mon regard sur Edward. Je n'osais pas : à l'intérieur de moi, j'étais totalement terrifiée à l'idée de le regarder. Carlisle m'avait expliqué qu'il était assez amoché, mais quel en était le résultat ? Je pris tout le courage que j'avais en moi et levai finalement les yeux. Les larmes montèrent instantanément, mais j'essayai de ne pas pleurer. Comme je l'avais pensé, il ne ressemblait pas du tout à l'Edward que j'avais l'habitude de voir. Son magnifique visage était marqué de partout, produit certainement par quelque chose qui possédait une lame plutôt fine. Un couteau me vint immédiatement à l'esprit et je serrai les poings. Je n'étais pas de nature violente, mais à cet instant, j'avais simplement envie de pleurer, mais aussi de massacrer la personne qui lui avait infligé ça. Ses avant-bras étaient également marqués par le même outil que celui qui avait infligé les blessures du visage. Même si il était marqué de partout, je ne pouvais m'empêcher de le trouver beau. Ce qui choquait le plus, selon moi, était que malgré le fait qu'il ait toutes ces marques sur son corps, il semblait paisible. Son visage était serein. On aurait presque pu penser qu'il était seulement en train de dormir.

Je restai près d'une heure auprès d'Edward, à le contempler et à lui tenir la main pour le soutenir, même si ce contact me gênait beaucoup. Je voulais qu'il se rende compte qu'il n'était pas tout seul pour traverser cette épreuve.

Je n'avais jamais été en contact avec une personne dans le coma, mais je savais seulement une chose : les personnes dans le coma peuvent parfois nous entendre et sentir notre présence, ce qui les aide à remonter à la surface et à quitter le trou noir dans lequel ils ont plongé. Ca leur donne confiance en eux et savent qu'ils ne seront pas seuls lors de leur réveil.

Alice me proposa de venir dormir chez elle, que Jasper n'en voyait aucun inconvénient, mais je préférais les laisser en couple que de les enquiquiner. Et puis, j'avais besoin de me retrouver chez moi, dans mes affaires, d'essayer de faire un peu le tri dans ma tête.

Lorsque j'arrivai chez moi, il était vingt heures. Je laissai un SMS sur le portable d'Alice, pour la prévenir que j'étais bien rentré, comme elle me l'avait demandé, partis prendre une douche, puis enfilai mon pyjama.

Je ne mangeai pas ce soir-là. Je partis directement me coucher et lorsque je me mis sous les couvertures froides de mon lit, je me sentis bien seule et divaguai dans mes pensées.

J'aimais Edward du plus profond de mon être, cela ne servait à rien que je me voile la face. Je n'avais jamais osé lui dire ce que je ressentais vraiment pour lui. Après tout, nous ne nous connaissions pas tant que ça. C'est vrai, quoi, je ne travaillais à la brigade que depuis un mois. Mais à présent, je regrettais fortement. Et si Edward ne se réveillait jamais ? Il n'aurait jamais su que je l'aimais. Il aurait peut-être été avec moi, le jour où il s'était fait agressé. Il aurait pu être là, à cet instant, dans mon lit, à me regarder et à me chuchoter à quel point il m'aimait. Mais m'aimait-il seulement ?

Je ne savais pas pourquoi je me sentais coupable du fait qu'il était dans le coma. Ce n'était pas de ma faute pourtant, mais j'en éprouvais un certain malaise. J'avais l'impression que les regards des autres voulaient simplement dire " Vois ce que tu as fais à ce pauvre Edward. " C'était certainement ridicule, mais je pensais ainsi.

La lettre d'Edward, dans mon rêve que j'avais fait à l'hôpital, me revint en mémoire. Est-ce que un jour nous emménagerons ensemble ? Aurons des enfants et un chien ? C'était un parfait futur, mais il y avait tellement d'étapes à franchir avant ! Comme le fait qu'il se réveille, que je lui dise ce que je ressens pour lui et que si j'ai un jour la chance de pouvoir sortir avec lui, que notre histoire dure.

Je soupirai. Si maman avait été là, elle m'aurait certainement dit que cela ne servait à rien que je me triture les méninges ainsi. Qu'il fallait que je vive au jour le jour, comme Dieu l'avait choisi. Et encore une fois, je lui aurais répondu qu'elle avait raison.

Je m'endormis peu de temps après, et cette nuit-là, pour la deuxième fois en une journée, je rêvai d'Edward Cullen.


Aucunes larmes n'a coulée ? Si c'est le cas, ce n'était vraiment pas mon attention !

J'espère que ce chapitre vous à plus et je pense que l'ont ce retrouvera le 6 juillet, car le 29, c'est mon anniversaire et je ne serais donc pas disponible, ou peut-être pourrais-je le 28, je verrais.

En attendant, prenez soin de vous et vives les vacances ! :)