Avant-propos: Chapitre hyper-long, que j'en vois pas un me dire le contraire :P Sinon, merci -encore- à Moni-K pour sa review. Bonne lecture!

Disclaimer: Mes hommages à Lisa-Jane Smith et aux producteurs de la CW, aucun de leurs personnages ne m'appartiennent, mise à part Adélaïde. Je ne fais que jouer à la poupée avec leur oeuvre.
Résumé: Et si il existait quelqu'un sur cette planète de plus puissant que les Originaux eux-mêmes? Et si cette personne était en mesure de botter le joli petit cul de Damon Salvatore?
Mise en garde: Risque de suffocation. Peut causer la dépendance.


Précédemment...

-Tu croyais vraiment t'en sortir comme ça? grogna une voix d'homme.


Ils sont inconstants et se dégoûtent
vite de ce qu'ils ont désiré. Parmi
les plaisirs du corps, ce sont ceux
de la chair qu'ils préfèrent. Ils ne
savent pas se maîtriser. Ils aiment
avec excès, haïssent avec excès, et
se comportent de même en toutes
autres occasions.

-Aristote


Les yeux d'Adélaïde se rondirent.

-Qui c'est? lui murmura Katherine qui s'était cachée derrière un des canapés.

La jeune femme claqua la porte au nez de Damon, puis recula en titubant.

-Devine.

-Eh merde.

Les deux se regardèrent avec incompréhension, puis Katherine décida de prendre les choses en main. Elle tira le fauteuil sur lequel elle était assise un peu plus tôt, le mit sous la poignée de porte pour qu'elle de puisse plus s'ouvrir, puis courut à l'autre bout de la pièce et fit glisser la fenêtre.

-Va t'habiller, fit-elle à Adélaïde. On va sortir par là, ajouta-t-elle en sortant sa tête à l'extérieur afin d'en jauger la hauteur.

-Avec quoi? paniqua un peu plus la jeune femme en entendant Damon s'impatienter et cogner un peu plus fort dans la porte.

-Derrière le canapé.

Elle laissa tomber sa serviette sans la moindre pudeur, et plongea sa main dans le sac qui semblait provenir d'une grande maison de couture. Elle découvrit avec joie que Katherine avait pensé à tout; sous-vêtements, pulls et pantalons noirs, et même -oh, joie!- des chaussures montantes à talons plats. Se dépêchant d'enfiler tout ça, elle lui lança les autres morceaux qu'elle se hâta à mettre pour laisser choir sa robe en loques au sol.

Au même moment, la bras de Damon transperça la porte, arrachant un cri de surprise à Adélaïde.

-Allez, viens, lui fit-elle.

-Attends, mes livres! s'exclama-t-elle en récupérant les deux épais volumes qui lui restaient sur une table basse où elle les avait laissés.

Les deux s'extirpèrent alors hors de la chambre d'hôtel pour se retrouver suspendues à un muret de béton à cinquante mètres au-dessus du sol. La jeune femme fut prise d'un vertige. Elle savait très bien qu'une chute de cette hauteur -ou de n'importe quelle hauteur- ne pourrait jamais la tuer, mais se briser tous les os du corps n'était pas dans sa tête une perspective très encourageante.

Elles longèrent tout de même le muret à la manière de crabes pendant un instant, puis débouchèrent sur le palier d'un escalier de secours qui redescendait jusque sur la terre ferme. Katherine dévala les marches la première, puis se stoppa net. Adélaïde sur ses talons, constata que soixante-dix-neuf marches plus tard, tout s'arrêtait.

Étant un vampire, la première put aisément atterrir au sol malgré les deux étages manquants. Pour la jeune femme, c'était une tout autre histoire. Elle se voyait déjà allongée au sol, tibias et péronés prenant l'air à l'extérieur de ses mollets. Mais ce fut l'apparition de Damon, quinze étages plus haut, qui la poussa à se jeter dans le vide. Et bien sûr, aucun de ses os ne bougea d'un seul millimètre à l'atterissage.

Elles remontèrent ensuite en courant le long d'une ruelle sombre pour finalement déboucher sur le stationnement principal de l'hôtel.

-Adèle? s'exclama une voix bien familière.

-Mais qu'est-ce que... s'avança quelqu'un d'autre.

Élena et Stefan semblaient être surgis de nulle part.

-Désolé, pas le temps, fit Adélaïde, guère impressionnée.

-Même pas pour moi? susurra Damon derrière eux.

«Merde», pensa-t-elle.

Elle tourna le dos à sa cousine pour lui faire face.

-Qu'est-ce que tu comptais faire? poursuivit-il à son endroit. Passer go et réclamer deux cent dollars? ironisa-t-il.

-À ta guise, mais nous on à autre chose à faire, répliqua Katherine à sa place.

-J'ai bien peur que ça ne se passe pas exactement comme ça.

Damon s'approcha d'elles de manière menaçante, leur laissant clairement voir qu'il n'était pas d'humeur à rigoler. Le contour de ses yeux se fonça et se couvrit de petites veinules, prenant l'apparence de l'argile, et il dévoila ses deux crocs brillants d'un grondement sonore.

Adélaïde échangea quelques coups d'oeil concis avec sa partenaire, puis elles disparurent en un coup de vent.


Les contours de la tour de contrôle de l'aéroport, déjà visibles de loin, lui apparurent beaucoup plus nettement lorsqu'il tourna le coin du boulevard, malgré l'acuité de sa vision. Après s'être garé, il se dirigea vers le principal bâtiment, puis vers les comptoirs d'embarquement.

Maddox s'était mit en retrait, réussissait toujours à se fondre parfaitement dans la foule. Il ne tarda pas à l'apercevoir et à le rejoindre.

-Où est-elle? lui demanda-t-il sans détours.

-Je ne sais pas, fit le sorcier d'une mine grave. Elle ne devrait pas contre pas tarder à arriver.

-Je l'espère pour toi. Que sais-tu d'autre?

-Elle ne sera pas seule, mais je n'ai pas pu identifier celui ou celle qui l'accompagnait.

-Cela confirme ce que je pensais, se rassura-t-il.

-Que pensiez-vous? demanda Maddox avec précaution.

-Je vais me nourrir et je reviendrai sous peu, balaya-t-il de la main. Tâche de m'avertir lorsque tu l'apercevras, termina-t-il sur un ton lourd de reproches.

-Bien sûr, s'inclina le sorcier avant de disparaître.

Il ne parut pas s'apercevoir qu'au même moment où il ressortait à l'extérieur, Katherine et Adélaïde entraient et s'avançaient au kiosque pour confirmer leur embarquement, puisque leur avion décollerait dans quelques minutes. Suivant d'autant plus le mouvement du bain de foule, Maddox ne tarda pas à s'accaparer de leur arrivée qu'il guettait avec impatience. Faisant fit des instructions qui lui avaient été données, il décida de mener sa propre affaire. Le sorcier se rapprocha imperceptiblement, juste assez pour pouvoir entendre ce qu'elles se disaient.

-Tu crois qu'ils vont encore nous rattraper jusqu'ici? se stressait Adélaïde.

-C'est probable. Mais à moins qu'ils n'aient eux aussi décidé de s'inviter chez toi, cela m'étonnerait qu'ils continuent leur battue au-delà des frontières du pays.

-Bon, soupira la jeune femme en fermant les yeux de lassitude. On va s'asseoir?

Katherine acquiesça volontiers.

Sans le savoir, elles se rapprochaient dangereusement de Maddox, qui n'attendait que ça. Mais lorsqu'il fit mine de s'avancer, il capta de nouvelles présences étrangement dérangeantes dans les environs. Une femme humaine et deux vampires. Il pouvait bien avoir des démangeaisons, tout à coup.

Adélaïde se crispa sur sa chaise et en fit craquer le plastique jauni lorsqu'elle les aperçut.

-Les passagers à destination de Montréal sont priés de se rendre à l'embarquement, annonça une voix dans les hauts-parleurs. Je répète...

Lorsqu'elle les aperçut à son tour, Katherine se releva prestement, et la jeune femme lui emboîta le pas.

-Donne-moi mon billet, chuchota discrètement Adélaïde.

-On se sépare?

Elle répondit par l'affirmative.

-Bonne idée.

-Je te rejoint dans l'avion, continua-t-elle. Essaie de ne pas paraître trop louche.

Elle prit ensuite le chemin des toilettes pour dames, histoire de disparaître un moment afin de faire diversion.

Il n'y avait étonnamment personne, et elle en profita pour verrouiller la porte et de prendre un moment pour décompresser. Elle ouvrit les robinets du lavabo en inox à plein régime, puis s'aspergea le visage. Après tous ces jours d'émotions, il lui faudrait bien du temps pour s'en remettre. «Des vacances dans le grand Nord me feraient le plus grand bien», songea-t-elle. Mais à bien y penser, être seule en tête à tête avec sa conscience n'était peut-être pas le truc le plus bénéfique pour sa santé mentale. Et aussi stupide que ça puisse paraître, Adélaïde était vraiment seule. Pas de proches, pas d'amis, personne avec qui elle serait assez complice pour se confier ou même juste parler. Sa mère était morte depuis quelques années, maintenant, et lui manquait énormément, quoiqu'elle ait pu dire ou penser sur elle. Son père, quant à lui, était quasi-absent du décor, et ne semblait pas vouloir s'y pointer le bout du nez. Il n'entrait en contact avec sa fille que lorsqu'il devait lui confier une mission qui mettait en oeuvre ses capacité et qu'il était lui-même trop paresseux pour l'accomplir.

Et sinon, Élena était sa seule autre alternative possible. Le double Petrova. Qui allait devoir être sacrifié. Tôt ou tard. «Ma famille est maudite», soupira-t-elle.

La seule chose qui pouvait lui apporter un peu de réconfort était de savoir qu'elle était encore plus maudite. Elle était une hybride, et n'avait pas gagné l'immortalité à la loterie de la génétique. «Autant pour moi». Encore quelques années, cinq ou six tout au plus, et elle serait libre. Si, du moins, elle survivait à l'empoisonnement à la verveine qui la guettait. La mort serait donc une juste récompense de ses souffrances, ce cas avenant.

Et comme pour appuyer ces propos, un soubresaut lui traversa tout le corps. Elle courut jusqu'à une toilette, la bile au bord des lèvres. Adélaïde vomit probablement plus qu'elle n'avait mangé durant toute sa vie, et le geyser noirâtre se termina par une quinte de toux ensanglantée qui lui donna une sensation de déchirement au thorax. L'état de décomposition se ses organes était encore plus avancé qu'elle ne le supposait.

Agenouillée au beau milieu des toilettes de l'aéroport de Richmond, et peut-être bien pour la première fois de sa vie, Adélaïde Flemming fondit en larmes.


-Je ne comprends toujours pas comment elle a fait pour libérer Katherine, déclara Stefan.

-Ce n'est pas comment, mais plutôt pourquoi, le corrigea Damon.

-Mais qu'est-ce que vous avez tant après elle, s'exaspéra Élena.

-Élena, toi qui semble fascinée par le fait de mourir, aide-nous un peu, tu veux? Ça pourrait bien t'en rapprocher.

-Ça c'était grossier, Damon, lui fit remarquer son frère.

Évidemment, le vampire n'aurait jamais attenté de quelconque manière, de près ou de loin, à la vie d'Élena. Il ne comprenait d'ailleurs toujours pas pourquoi la jeune femme avait tant insisté pour les accompagner. Peut-être espérait-t-elle les empêcher de faire la peau d'Adèle lorsqu'ils l'auraient retrouvée? «C'en est d'une naïveté presque utopique», pensa-t-il.

-Regardez, là-bas! s'exclama-t-elle en le tirant soudainement de ses pensées. C'est Katherine!

-Et elle est seule, remarqua Stefan. C'est étrange.

-Va -subtilement et discrètement- l'aborder. Je me charge de retrouver Adèle, décréta Damon.

-Et moi? s'alarma Élena.

-Reste ici, lui ordonna Stefan. C'est plus sûr.

-Pas question, s'obstina-t-elle. Je ne veux pas avoir à réparer tes bêtises, Damon, donc je viens avec toi.

Et Dieu seul sait qu'il n'aurait jamais pu refuser quoi que ce soit à Élena Gilbert.


Maddox, qui avait voulu n'en faire qu'à sa tête et essayer de capturer les deux femmes seul, s'était réellement mit les pieds dans les plats. Il n'avait maintenant plus d'autre choix que de le rappeler. Et d'en accepter les conséquences.

Il se concentra longuement, puis l'appela par son esprit.

Quelques secondes plus tard, une douce brise lui effleura le dos.

-Qu'as-tu encore fait? grommela-t-il.

-À vrai dire, rien. Mais il semblerait que nous nous soyons fait doubler.

-Où sont-elles? se durcit-il.

-La vampire a réussit à monter dans l'avion. L'autre a disparue.

-Elle est encore ici, je le sens. Va la chercher, je m'occupe de celle qui est importante.

Le sorcier acquiesça d'un hochement de tête avant de s'éclipser.

Au même moment, Adélaïde finissait de se ressaisir et se décidait enfin à déverrouiller la porte des toilettes. Elle fit quelques pas timides sur le carrelage, puis reprit son assurance et se mit à marcher comme si de rien n'était. La jeune femme espérait surtout que Katherine ait réussit à éviter les ennuis, et, dans le meilleur des cas, put embarquer dans l'avion saine et sauve.

Mais pour elle, c'était cuit, Damon et Élena se trouvaient dans son champ de vision, mais s'ils ne semblaient pas encore l'avoir remarquée. Adélaïde se mit à marcher en direction le la sortie, mais c'était sans compter sur Maddox, qui l'avait lui bel et bien aperçue sortir de sa cachette. En se dirigeant vers elle, et avec la ferme intention de l'arrêter, il fit un face à face avec Damon et Élena, qui ne le connaissaient et ne remarquèrent donc rien de louche, mise à part Adélaïde qui présentait un visage horrifié. Ils s'en rapprochèrent de plus belle. «Elle est là», fit Damon d'un air grave.

Lorsqu'Adélaïde s'aperçut qu'elle était encerclée, elle se mit à paniquer.

Maddox leva une main et bougea délicatement les doigts. La tête de la jeune femme se mit à lui chauffer.

-Ne résiste pas, lui ordonna-t-il.

-Qui es-tu? s'alarma soudainement Damon derrière son dos.

Le sorcier leva l'autre main et répéta le geste qu'il avait fait avec ses doigts, mais le vampire réagit beaucoup plus violemment. Damon s'écroula au sol en gémissant et en se tenant le crâne, et Élena accourut s'agenouiller vers lui pour s'assurer qu'il allait bien.

-Maddox! hurla Adélaïde. Ça suffit!

Le mouvement de la foule autour d'eux s'était arrêté, et des gens semblaient curieux du dénouement de cette petite scène.

-Y'a plus rien à voir, grogne-t-elle à leur intention. Fichez tous le camp!

Son crâne s'arrêta subitement de bouillir, et Damon fit de même en se relevant avec difficulté.

-Comment me connais-tu? lui demanda le sorcier en penchant la tête sur le côté. Et pourquoi mes pouvoirs n'ont pratiquement pas d'effet sur toi?

-Rhooo, vous devenez tous chiants, à force de ne pas me reconnaître. Cherche un peu, railla-t-elle, tu es supposé être un homme intelligent.

Les yeux de Maddox se rondirent finalement sous la surprise lorsqu'il la reconnut.

-Mais comment...

-Comment je suis arrivée ici? le coupa-t-elle. C'est exactement ce que j'étais en train de me demander. Et je pourrais te poser la même question.

-Je ne suis pas seul, répondit-il simplement.

Ce fut au tour de la jeune femme d'être sous le choc.

-Il est ici?

-Pourrait-il en être autrement, à ton avis?

-Non, bien sûr que non. Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé avant? soupira-t-elle en se pinçant l'arrête du nez.

-Et rassure-toi, il n'est pas de mauvaise humeur. Du moins, pour le moment.

-Va-t'en, gronda Adélaïde. Va-t'en!

-Non. Comme tu peux le voir, j'ai été chargé d'une mission, moi aussi.

-Va-t'en! répéta-t-elle encore une fois, alors que de petites veinules noires se dessinaient sous ses yeux.

Le sorcier savait de quoi le jeune femme était capable, et ne se le refit pas dire deux fois avant de déguerpir.

Elle se retourna ensuite vers Élena et Damon.

-Et vous? C'est quoi votre excuse?

-Je ne vais certainement pas te laisser t'échapper comme ça, lui répondit durement le vampire.

Elle partit d'un grand rire tonitruant.

-C'est une blague? fit-elle finalement en haussant un sourcil.

Semblait-il que non, car Élena affichait bien malgré elle une mine grave, montrant qu'elle n'avait absolument pas les même intentions que son compagnon.

-Vous ne pouvez rien faire, leur dit-elle platement. Vous voyez tout ce monde? Ces potentiels témoins? poursuivit-elle en désignant d'un geste circulaire le bain de foule qui les entourait.

-Dernier rappel pour les passagers à destination de Montréal, annonça pour la seconde fois une voix dans les hauts-parleurs. Je répète...

-Désolé de vous fausser compagnie, mais on m'appelle, leur sourit-t-elle en disparaissant en un coup de vent.


Katherine était depuis quelques minutes assise bien confortablement dans l'avion, en première classe. Adélaïde tardait de plus en plus à se pointer, et son niveau de stress semblait augmenter de manière exponentielle au fil des minutes.

Soudain, la chevelure dorée qu'elle attendait ardemment lui apparut dans son champ de vision.

Adélaïde se rapprocha d'elle avec soulagement, et le laissa mollement tomber dans son siège.

-Enfin, soupira-t-elle de contentement.

-Des ennuis? lui demande Katherine.

Une hôtesse en uniforme bleu marine passa leur demander de boucler leur ceinture, et elles s'exécutèrent.

-Ouep. Mais je crois qu'on devrait être tranquilles un moment.

-Eh bien. Au moins toi tu ne seras pas livrée à un vampire cruel et sadique lorsque nous descendrons de cet avion, se vexa la vampiresse.

-Tu réussis presque à me faire sentir coupable, répliqua Adélaïde en commençant à s'assoupir tranquillement et à fermer les yeux.

-Presque, répéta-t-elle avec résignation en tournant sa tête vers le hublot.

L'avion amorça son décollage, et quelques petites turbulences se firent ressentir.


Lorsqu'il sortit à l'extérieur, Maddox tourna en rond quelques instants avant de tomber sur celui à qui il n'était pas certain de vouloir rendre des comptes. L'air penaud, les mains vides, il se préparait au pire.

-Je te vois venir, soupira-t-il.

-Je n'ai rien pu faire, elle m'a menacé. Et vous savez aussi bien que moi qu'elle aurait eu la force de m'anéantir. Et je ne sais pas où elle a bien pu disparaître.

-Çe n'est pas grave, déclara-t-il à la plus grande surprise du sorcier. J'ai moi aussi failli à ma tâche.

-Mais... Vous les laisseriez vous filez entre les doigts, comme ça, sans rien faire? Même celle pour qui vous réclamez vengeance depuis une éternité?

Il réfléchit à ces paroles pendant un instant, puis en arriva à une décision.

-Tu as raison Maddox. Et tu peux encore faire quelque chose pour m'aider.

-Quoi donc?

Il leva un bref instant les yeux au ciel pour observer quelque chose.

-Arrête cet avion, hurla-t-il alors que celui-ci passait au-dessus de leurs têtes avec un vrombissement enterrant.

-Mais...

-Je t'ai demandé de stopper cet avion!

Le sorcier n'eut plus le choix d'obéir ou non.

Maddox ferma les yeux et se concentra, puis leva les mains vers le ciel. Un énorme pouvoir se concentra dans ses mains, et il fut soudainement prit de convulsions. Il se recula par précaution.

Sans avertissement, l'homme s'écroula complètement assommé au sol, et on put entendre une énorme détonation qui retentit à plusieurs kilomètres à la ronde. Le mal était fait.

En ce lundi après-midi, à l'aéroport international de Richmond, le vol 704 à direction de Montréal explosa inopinément à mi-décollage.


Et voilà! Un autre chapitre de terminé! Il n'en reste qu'un à écrire, si tout va bien. Sinon, il y en aura un de plus, car j'ai de la difficulté à contenir mes mots et beaucoup trop d'idées pour ce qu'il me reste à écrire :D La finale approche, et il me reste encore beaucoup de choses à dévoiler! Vos reviews m'aident beaucoup et me poussent à écrire, n'hésitez pas à m'en laisser : )
À la semaine prochaine!