Un grand merci à mes 3 reviewers.

Stele33 : C'est toujours bien de se poser des questions, non ?

Matsuyama : Eh oui, le miroir du riséd est une chose merveilleuse, n'est-ce pas ?

Haru-carnage : Oui, Ron va suivre son chemin, sans être dans l'ombre de Harry, ce qui risque d'être plus « facile » pour lui.

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Chapitre 13 : Rentrée

Trois jours avant la rentrée des classes, le train arriva finalement à Poudlard. Harry trépignait d'impatience. Il avait passé une semaine tranquille, dans un dortoir déserté, et non seulement ses amis, mais aussi la foule d'élèves en général commençait à lui manquer. Jouer avec Ron avait occupé ses après-midi, et il avait réservé ses matinées pour finir son travail, puis chercher qui pouvait bien être ce fameux Nicolas Flamel. Harry ne s'était donc pas ennuyé, loin de là.

Harry s'était posté dans le hall d'entrée, pour attendre ses amis. Ce fut Sally-Ann qui l'aperçut en premier :

– Hey ! Harry, par ici !
– Sally-Ann !
– Alors comme ça, je t'ai manqué ?

Harry embrassa ses trois amis.

– Et pas qu'un peu. SI vous saviez comme le château est vide pendant les vacances !
– Ne t'inquiète pas, Harry. Mes parents ont hâte de te rencontrer ! Ils ont dit qu'ils étaient d'accord pour que tu viennes à la maison pendant les vacances. Bien sûr, je n'ai pas manqué de leur décrire combien tu étais mignon, gentil, serviable, et intelligent !

Voyant Harry rougir d'embarras, Hermione tapa gentiment Sally-Ann :

– Allons ! Tu ne vois pas que tu l'embarrasses ?
– Si, bien sûr ! Mais il est tellement craquant quand il rougit. Tu ne trouves pas ?

Hermione ne trouvant rien à redire, Harry se tourna vers Neville :

– Neville, je t'en supplie, sors-moi de là !
– On ferait peut-être bien d'aller dans la salle commune. Le banquet ne devrait pas tarder à commencer.

Malgré les taquineries de Sally-Ann, Harry était aux anges. Il allait enfin pouvoir retrouver un rythme normal !

Le lendemain, Hermione fit la distribution des cadeaux :

– Pour Harry, un roman de Roald Dahl sortit récemment, Matilda, qui lui avait beaucoup plus.
– Pour Neville, une boite de chocogrenouilles.
– Pour Sally-Ann, une boite de dragées de Bertie-Crochue.

Chacun des trois se retrouva fort embêté : eux n'avaient prévu de cadeau pour personne… en particulier la jeune Serdaigle.

– On se rattrapera à ton anniversaire, promis ! dit Sally-Ann. D'ailleurs, c'est quand ?
– Le 19 septembre… répondit Hermione, gênée. Mais c'est pas grave, je vous assure ! Mes parents ont tendance à trop me gâter pour les fêtes.

Cela ne satisfit personne, mais ils laissèrent le sujet clos pour le moment, ne voulant pas ajouter à leur malaise.

Neville et Sally-Ann décidèrent de partager leurs confiseries entre eux quatre, ce qui était beaucoup plus amusant que de finir seul leur tas de sucreries magiques. Et ce fut ainsi, lors d'un grignotage de fin d'après-midi que la solution apparut.

Harry, qui s'était mis à collectionner les cartes de chocogrenouilles pour les informations qui y étaient contenues, tomba de nouveau sur Dumbledore, et resta un moment à fixer la carte.

– Eh, Harry, ce n'est que Dumbledore, tu sais ? Notre Directeur… Qu'est-ce qu'ils disent de si croustillant à son sujet ? Il est gay ?

Harry se reprit et tendit la carte à Sally-Ann.

– Lis par toi-même. Je savais bien que j'avais déjà entendu ce nom quelque part !
– Quel nom ? demanda Neville, qui n'avait pas fait le lien, pendant que Hermione se jetait elle aussi sûr la carte. Ce fut alors à cette dernière de s'exclamer :
– Mais BIEN SÛR ! Je reviens tout de suite.

Et elle disparut en courant, laissant Neville demander à ses amis :

– Vous pourriez m'expliquer ce qu'il se passe ?
– Euh… Il est dit ici que Dumbledore est connu pour avoir travaillé avec Nicolas Flamel sur les propriétés alchimiques du sang de dragon. Ça a dû donner une idée à Hermione… Et elle a sans doute trouvé urgent d'aller vérifier quelque chose.
– Peut-être qu'elle s'est rappelée que l'information était dans un livre qui s'autodétruira dans une minute, persiffla Sally-Ann.

Hermione revint six minutes et quarante-trois secondes plus tard avec un livre en parfait état et sans le tenir à bout de bras comme s'il fallait s'attendre à une explosion imminente. Elle était par contre essoufflée.

– Page… 167… souffla-t-elle en leur tendant un exemplaire de « Alchimiste et Concocteurs à travers les âges »

Harry prit le livre et commença à rechercher la page en question pendant qu'Hermione reprenait son souffle.

Bientôt ils purent lire :

« Comme expliqué en introduction, les plus anciennes recherches alchimiques avaient pour but d'augmenter la durée de vie. Au cours des siècles, plusieurs témoignages ont fait état de la réalité d'un produit alchimique permettant de rendre immortel celui qui l'absorbe.

Nicolas Flamel, alchimiste français né en 1330 à Paris, est la seule personne actuelle connue qui possède le secret de cette substance. Il l'a nommée "pierre philosophale", et elle serait à ses dires capable de transformer n'importe quel métal en or pur, et de produire l'élixir de longue vie.

Si lui et sa femme Pernelle n'ont jamais dévoilé le secret exact de leur longévité, ils ont contribué à de grandes avancées dans le domaine des potions. Nous allons maintenant passer en revue les principaux principes de Pernelle et les nombreux filtres de Nicolas Flamel »

– Vous voyez ? Il est ultra-connu ! J'aurais dû demander à mes parents ! Enfin, ce qui est gardé par le cerbère, ce doit être la pierre-philosophale ! Nicolas Flamel étant ami avec le directeur, il lui a demandé de l'aider à la protéger.

– Quelque chose qui donne la vie éternelle et de l'or… Pas étonnant que Quirrell ait cherché à la voler.

Les quatre comparses se regardèrent. Maintenant, ils savaient…

Neville fut le premier à formuler à haute voix la question qu'ils se posaient tous :

– Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
– Il faut en parler à un professeur ! dit Hermione. On aurait dû aller en voir un il y a bien longtemps.
– Pour leur dire quoi ? demanda Harry. Qu'on soupçonne un professeur de vouloir voler la pierre philosophale ? Il faudrait tout raconter, et Hagrid aurait des ennuis. En plus, à qui penses-tu qu'ils feraient confiance ? Des enfants de douze ans, ou un adulte ?

Hermione se mordit la lèvre inférieure, comme pour s'empêcher de répliquer.

– Harry ! Si Hermione à raison, Quirrell a quand même cherché à te tuer ! Tu es en danger !
– Je ne pense pas qu'il ait cherché à me tuer moi particulièrement, j'étais simplement au mauvais endroit au mauvais moment… répliqua Harry. Mais cela ne rassura pas Sally-Ann :
– Alors ça veut dire que tout le monde est en danger, et qu'ils ne sont même pas au courant ! C'est encore pire.

Neville se décida à soutenir Harry :

– N'empêche qu'on n'a aucune preuve.

À contre-cœur, les deux sorcières finirent par accepter qu'ils n'avaient rien pour étayer une potentielle dénonciation. Et qu'ils s'attireraient plus d'ennuis qu'autre chose en allant voir un professeur.

La reprise des cours était difficile. Après deux semaines sans pratique, la magie semblait hasardeuse. Les professeurs de métamorphoses et de sortilèges semblaient au courant de ce genre de désagrément. Ils avaient donc repris tout depuis le début, refaisant faire à chaque élève tous les sorts qu'ils avaient appris.

Le professeur Rogue aussi faisait des révisions, mais elles prenaient la forme d'un questionnaire ardu sur tous les ingrédients qu'ils avaient utilisés jusque-là. Même Hermione trouva ce dernier difficile. En sortant de l'épreuve surprise, elle se plaignait de ne plus savoir s'il fallait mieux écraser ou émincer les racines de galanga pour en tirer le jus le plus concentré.

Cette précision fit verdir Sally-Ann, qui considérait ses réponses catastrophiques. Harry s'estimait plutôt satisfait, il avait réussi à répondre à toutes les questions qu'il avait lues, mais il n'était pas arrivé au bout de l'énoncé par manque de temps.

Après deux semaines de révisions dans la plupart des matières, les cours reprirent au même rythme qu'avant les vacances. Au programme de la métamorphose : transformer plusieurs objets en un seul, utile notamment pour réparer un objet.

Les sortilèges devenaient plus complexes, et surtout plus fatiguants à réaliser. Plus leur durée augmentait, et plus il fallait se concentrer pour y arriver. Le sortilège « allevo », permettant de diminuer le poids d'un objet, était bien pratique, mais nécessitait une grande concentration si l'objet était lourd à la base.

Il fallait aussi retenir les principaux modificateurs de sorts. En effet, préciser la cible, ou l'intensité du sort semblait important. Le sort « lumos » se prêtait très bien à étudier ces modulations. « Maxima », « minima », « purpura », les adjectifs latins s'ajoutaient à la liste des choses à apprendre.

Les vicissitudes de la vie scolaire firent donc presque oublier aux jeunes sorciers la pierre philosophale et son inventeur. Ils continuaient malgré tout à se méfier de Quirrell et évitaient à tout prix de se retrouver seuls trop longtemps.

Les jours passaient et se rallongeaient. Harry avait pris l'habitude de se lever tôt, pour déjeuner, afin de sortir admirer le lever du soleil malgré le froid, et de profiter de quelques minutes de calme et de lumière avant la journée à l'intérieur.

Ce matin-là, Sally-Ann était à ses côtés :

– Mais qu'est-ce qu'il fabrique ! On avait pourtant dit huit heures dix ! On doit être en cours dans moins de dix minutes !

Harry se tourna vers l'entrée de Poudlard.

– Je ne sais pas, il devrait en effet être là… C'est pas grave, on peut remettre ça à demain, si… Ah le voilà !
– Désolé ! Souffla Neville. Malefoy m'a retardé !
– Malefoy ?
– Oh, c'est rien, il voulait expérimenter un « nouveau » sort. Mais je lui ai expliqué que « Petrificus totalus » est bien plus efficace que « locomotor mortis ». Celui qui le subit est moins apte à faire un « finite ».

Harry et Sally-Ann sourirent.

– Et sinon, tout est prêt de ton côté ?
– Oui, les jumeaux ont accepté de collaborer, ils pensent qu'on veut faire une farce à quelqu'un !
– Après tout, c'est un peu ça… confirma Harry. Où et quand ?
– Ce soir, après les cours, à la sorcière borgne, au deuxième étage.
– Pourquoi toujours cet étage… enfin, j'y serai. Sally-Ann, les provisions seront là ?
– Pas de problème ! Certaines postes moldues sont reliées aux sorciers, il suffit de savoir s'y prendre. Maman fera un gâteau aux carottes et me l'enverra avec du thé.
– Parfait ! Rentrons vite, on ne voudrait pas arriver en retard en cours !

Dimanche 9 février, tout fut fin prêt. Le nécessaire avait été acquis par les jumeaux lors de la journée à Pré-Au-Lard de la veille, ou métamorphosé par leurs soins.

Hermione regarda sa montre pour la dixième fois.

Cela n'avait pas changé, et ça s'était même aggravé. Ses amis, d'habitude si ponctuels, n'étaient pas à la bibliothèque. Que Sally-Ann et Neville doivent passer aux toilettes et que Neville ait oublié quelque chose dans son dortoir, pourquoi pas, mais ça faisait une heure qu'ils étaient partis !

Qu'elle ne s'en soit aperçue que dix minutes auparavant – absorbée par son livre – ne changeait rien au fait qu'elle se sentait abandonnée.

Alors qu'elle hésitait entre aller chercher un autre grimoire dans les étagères ou aller se réfugier dans son lit, la salle explosa de rire, sous le regard sévère de la bibliothécaire.

Neville avait fait irruption dans la salle, et deux belles oreilles droites, velues et blanches lui sortaient du crâne.

– Neville ? Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda Hermione, perplexe.
– Pas le temps ! répliqua ce dernier. Suis-moi !

Hermione comprit que Neville ne voulait pas se ridiculiser plus longtemps devant tout le monde, elle le suivit donc hors de la bibliothèque.

Mais le jeune sorcier ne s'arrêta pas pour expliquer ce qui se passait. Au contraire, dès qu'Hermione essayait de le rattraper, il accélérait son pas.

Rapidement, Hermione se sentit stupide. Heureusement, il n'y avait pas grand monde dans les étages supérieurs.

Après avoir monté quelques escaliers, Neville disparut dans une salle. Hermione allait enfin avoir le fin mot de l'histoire. Elle pénétra à son tour dans la salle, pour être surprise par un :

– Joyeux Non-Anniversaire !

Ses trois meilleurs amis se tenaient autour d'une table, Harry, coiffé d'un chapeau haut de forme vert cerclé d'un ruban rouge, et habillé d'une redingote et d'un énorme noeud papillon à pois, servait le thé.

Sally-Ann avait des petites oreilles rondes sur la tête, et deux dents blanches et de fines moustaches de dessinées. Elle était en train de découper un gâteau orange.

Avec les oreilles de Neville, tout se mit enfin en place, et elle explosa de rire.

– Joyeux non-anniversaire à vous aussi les amis ! Dit-elle, les larmes aux yeux.
– Mais Hermione, c'est ton non-anniversaire, pas le mien, essaya d'expliquer Harry.
– Voyons, Chapelier, vous savez bien qu'un non-anniversaire peut être partagé par tout le monde !

Harry, interloqué, regarda Hermione, puis Sally-Ann, et enfin Neville. Si ce dernier était aussi perdu que lui, Hermione et Sally-Ann avaient un sourire de connivence. Après quelques minutes à les faire mariner, Sally-Ann essaya tant bien que mal d'expliquer les raisons qui l'avaient poussé à leur faire faire une telle mise en scène. Harry ne fut pas sûr de très bien comprendre… mais il n'avait pas eut tendance à rester longtemps devant la télévision. Et donc il ne pouvait pas avoir vu un dessin animé nommé « Alice au pays des merveilles ». Mais Hermione semblait s'amuser comme une folle.

Cette dernière reçut tout de même des cadeaux. Un livre de contes de la part de Neville, un nécessaire de maquillage de la part de Sally-Ann et un sac enchanté pour être plus léger de la part de Harry.

A la fin de cette magnifique journée, Hermione se rappela une chose :

– Mais au fait… quand sont donc vos anniversaires, à vous ?
– Moi, c'est le 26 mai.
– Moi le 30 juillet, compléta Neville.
– Eh, mais tu es né un jour avant moi, alors ?
– Et bien… apparemment. Grand-mère me disait toujours que nos mères avaient parié sur lequel d'entre nous naîtrait le premier… Je ne sais plus qui avait gagné.
– Nos mères se connaissaient ?
– Euh… Tu sais, elle ne m'en a pas beaucoup dit sur elle.
– Ah. Je vois. répondit Harry. Il était déçu que Neville ne semble pas vouloir continuer à parler sur ce sujet, mais il n'allait pas laisser une telle broutille lui gâcher une si bonne journée.

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Et voici la fin du chapitre ! Un peu plus futile ? Peut-être... mais on ne peut pas avoir des princesses à sauver et des dragons à combattre tous les mois... ça deviendrait lassant !