Bonjour à tous, je tiens à m'excuser pour ce retard totalement inhabituelle sur cette histoire. Je vous passerais mes petits ennuis du quotidiens et vous présente humblement ce chapitre que j'aime énormément. J'espère que vous l'apprécierais autant que moi :p

Je travaille en ce moment sur un chapitre spécial Noël cependant je manque un peu d'inspiration... Une petite review pour m'aider?

Bonne lecture à tous


Sur ce il ouvrit la porte et sorti avec un pas au dramatisme travaillé. Il ne réalisa que trop tard qu'il avait pris le couloir qui menait vers la cour officielle de la caserne et que de fait il prenait le risque que quelqu'un le voit alors qu'il le souhaitait pas.

Malheureusement pour lui, la pluie tombait drue ce jour là et au bout de plusieurs autres mètres à marcher tout en s'efforçant de réduire son handicap sa jambe se rappela douloureusement à lui. Il s'arrêta devant le porche et massa le plus doucement possible sa cuisse. Sa main se crispa à ce contact et il réprima une grimace de douleur.

Il prit une longue inspiration, la relâcha, puis une deuxième et encore une autre jusqu'à ce que ce ne soit plus qu'une légère pulsation au niveau de son genou.

Il détestait la pluie. Il la haïssait même. Parce que la pluie lui rappelait tout ce qu'il avait perdu : sa mère, son frère, sa famille. Il s'appuya lourdement contre le chambranle et resta ainsi à attendre que cela se calme.

Jouant évidemment de malchance le déluge s'accentua. Il laissa échapper un nouveau soupire il était définitivement maudit.

Prenant son courage à deux mains il s'engagea sur le chemin de gravier. Il n'y avait pas âme qui vive dans le secteur et pourtant il avait fallu que la seule autre personne présente à ce moment soit lui. Mais qu'avait il fait à tous les dieux de toutes les religions ? Ok, les avaient déniés, insultés et méprisés mais était ce une raison pour s'acharner sur lui comme ça ? Il y avait beaucoup d'autres athées à Amestris !

-Fullmetal !

Et bon dieu de merde il n'était plus alchimiste, il n'y avait donc plus aucune raison qu'on l'appelle de cette manière. Peut être qu'en l'ignorant il pourrait le laisser tranquille. C'était sans compter sa jambe unique et préférée qui se désista sous son poids et qui le fit perdre l'équilibre.

Heureusement pour lui sa fierté ne fut pas mise à mal par une quelconque inquiétude de la part de Mustang. Ce dernier resta même remarquablement immobile, sous la pluie, à attendre qu'il daigne lui répondre.

-Quoi ?

Avoir l'Alchimiste de métal à ces pieds n'était pas une mince affaire, mais ce n'était une victoire que de faire plier un gamin brisé par la vie et les épreuves. Non, ça ne l'était pas.

Et soudain la pluie ne l'atteignait plus, il redressa la tête et tomba sur le manteau tendu du Général de Brigade. La réplique la plus venimeuse qu'il possédait allait franchir ses lèvres quand il l'entendit, cette petite phrase qu'il ne pensait jamais entendre.

-Rentrons à la maison.

Et bêtement, sa réplique mourut dans sa gorge. Bien sûr il refusa son aide pour se relever, même pour marcher. Bien sûr il resta silencieux et en colère sur tout le chemin du retour, en voiture merci. Bien sûr il entra dans l'appartement sans se retourner, ignorant son propriétaire légitime.

-J'avais bu.

Edward resta plusieurs secondes en suspens, attendant visiblement plus que cette simple déclaration. Quand il lui fut clair que rien ne la suivrait il grogna :

-Quoi, c'est ça votre excuse ?

-Ce n'est pas une excuse, c'est une explication.

Le blond le fixa dubitativement. Son manteau dégoulinait sur le parquet mais il n'en avait que faire.

-Pour moi, ça ressemble à une excuse.

Le militaire retint visiblement son calme.

-Pense ce que tu veux, abdiqua t'il chose qu'il faisait beaucoup trop souvent depuis qu'il ne vivait plus seul.

Son colocataire resta là, à le fixer pensivement. Deux solutions s'offraient à lui et ni l'une ni l'autre ne lui convenait. Il lui fallu de longues minutes pour se décider il n'avait pas pour habitude de s'excuser, surtout pas auprès de lui, mais faire un effort maintenant pourrait arranger quelques uns de ses nombreux problèmes.

-Je suis désolé que vous l'ayez pris comme ça, dit-il à son tour sans une once de méchanceté. Vivre chez vous –il désigna le lieu d'un large mouvement du bras- est pratique. Je n'aime pas particulièrement être surveillé mais je comprends que mes… antécédents vous force à le faire. Cependant je vous demanderais de me croire quand je vous dis que ce que je fais est sans danger et de ne pas me poser plus de question.

Roy acquiesça, conscient qu'il acceptait délibérément de vivre avec un gamin cachotier et arrogant et que cela prévoyait quelques crises de nerfs. Mais peu lui importait. Il aimait ce petit côté piquant de sa vie.

-Sommes-nous réconciliés ?

-Je suppose que oui. Mais vous ne m'approcherais pas à moins de soixante dix centimètre avant un bon moment, je vous le garantie.