Aloha ! Comme prévue voici le chapitre suivant. Merci beaucoup à tous ceux qui m'ont laissé des reviews c'était adorable! Et à tous ceux qui ont follow et fav cette fic, ou moi-même c'est vraiment plus qu'appréciable (une petite pensé en particulier pour Raphi5930 qui a fait la total merci à toi ça me touche). Et merci aussi à tous les lecteurs silencieux. Merci à vous tous, de prendre du temps pour me lire. Tous à votre manière vous me donnez l'envie de continuer ! Bref, trêve de remerciement, bon week-end et surtout bonne lecture ;) !
Chapitre 13 : Nouvelle vie.
La première chose que remarqua Régina en descendant de son Audi, c'est le bruit sourd des bases de la musique provenant du manoir Swan. Plus qu'intriguée elle donna plus de vitesse à ses pas. Il était quand même plus de 22 heures, et on aurait pu se croire devant l'entrée d'une boîte de nuit. Elle était presque arrivée à la porte, quand une Emma sauvage se mit à courir en riant et hurlant ''NOOOON''. La mairesse se stoppa net. Elle était plus qu'abasourdie, suivant la blonde du regard qui courait dans les jardins pieds nus, en mini short et débardeur, un homme lui courant après. Sur le coup elle ne savait pas quoi y penser, puisque même son cerveau avait lâché l'affaire. C'est quand l'homme en question parvint à sauter sur sa proie, les faisant tomber sur le sol, lui sur elle, elle sous lui, l'homme la chatouillant sans retenue, que la brune préféra faire comme-ci elle n'avait rien vue. Se focalisant plutôt à trouver la chair de sa chair.
La musique était effectivement très forte et semblait parvenir de la salle de réception. La mairesse reconnue de suite : Titanium de David Guetta. Malgré son agacement, son corps lui réclamait de se déhancher. Elle avait la danse dans la peau... Parmi tout ce vacarme entraînant, elle reconnut le rire de son fils et celui d'une fille, qu'elle devinait être Grace. Elle tourna juste la tête, et son fils était là, se déhanchant avec la fille. Enfin il faisait le pitre : il avait prit son tibia dans sa main et sautait sur un de ses pieds, l'autre main en l'air, ce qui faisait rire la jeune fille. « Quel petit malin » pensa t-elle.
Elle se dirigeait vers la sono pour baisser le son et pouvoir communiquer avec son fils. Quand un petit truc lui sauta sur les jambes en aboyant joyeusement. Ce bout de chiot la fit d'abord presque fondre, mais elle s'inquiéta de suite à savoir à qui il appartenait. Car la surprise qu'avait mentionné la blonde sur ce post-it était pour Henry. Elle espérait pour Emma que cette surprise n'appartenait vraiment pas à son irresponsable de fils, qui laissait mourir tous ses poissons rouges. Elle n'avait vraiment pas le temps de s'occuper d'une boule de poil destructrice.
Mais quand la musique changea et qu'elle vit son fils redevenir sérieux et danser gracieusement avec l'adolescente. Elle se sentit seule au monde. C'était leur truc à tous les deux, il n'avait jamais dansé avec quelqu'un d'autre qu'elle...Elle était entrain de perdre son bébé... Elle posa des yeux mélancolique sur le chiot toujours à ses pieds, elle le prit dans ses bras. Et se laissa allait à son tour à danser avec son nouveau compagnon de fortune. Quelque choses venait de court-circuiter ses réactions rationnelles, des images d'un souvenir défilant devant ses yeux :
Régina écoutait le PDG d'une grande chaîne de centre commerciaux attentivement quand le bip de sa montre la prévint qu'il était temps pour elle de rentrer. C'était l'heure où Daniel devait se rendre à l'hôpital pour son traitement. Et il était toujours très fatigué à partir de cette heure. Surtout que Henry lui devenait grognon car il refusait toujours de faire la sieste avec son père, qui lui, lui cédait bien sûr tout. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir...Il profitait d'un temps précieux avec leur fils.
« Avec un centre commerciale votre petite bourgade pourra développer une zone industrielle ce qui la fera évoluer au rang de ville. Des emplois, et des échanges commerciaux à la clef. La verdure c'est très jolies...mais elle ne rapporte rien à personne. Et- »
« Nous en reparlerons plus tard, j'ai des choses à faire. Ma ville car ça en ai déjà une ! Ne se gère pas par elle même et mon temps et précieux. Ma secrétaire vous donnera mes disponibilité. » Dit-elle disparaissant avec force hors de son bureau.
Régina et Henry firent signent à Daniel de la main qui entrait dans l'ambulance l'emmenant à ses injections quotidiennes. L'atmosphère était lourde, en tout cas Régina en avait l'impression, elle se noyait dans la colère, la tristesse et le dégoût. Elle se dégoûtait... Son fils pourtant lui encore tout à fait inconscient de tout ça, gazouillait gentiment dans ses bras, mâchouillant comme toujours le médaillon qui pendait au cou de sa mère. Elle s'accrochait pour son fils. Elle gardait la tête hors de l'eau car il méritait d'avoir quelqu'un qui veille sur lui. Il était la lumière dans le mensonge qui était sa vie.
Machinalement, comme elle l'avait toujours fait quand elle sentait qu'elle ne tiendrait plus, elle alla allumer la musique. Car la danse avait toujours était son petit jardin secret, la seule chose qui lui appartenait vraiment. Personne, ni sa mère, ni feu son père et ni même son marie, ne pouvait avoir de l'emprise dessus. Rien n'existait à part elle face à la partie de son âme qu'elle avait préservé de la saleté du monde.
Son corps se mit en rythme, ses yeux se perdirent dans les éclats de rire de son bébé, et son cœur palpitant mélodieusement, ne faisant plus qu'un avec la musique. Elle était la musique. Régina Mills la copie conforme de Cora Mills tel qu'elle se devait d'être disparaissait. Et Régina Daisy Mills reprenait vie. Mais maintenant elle n'était plus seule dans ce jardin secret où la vie était belle : son petite prince, Henry était devenue le soleil élimant ce jardin. Et le seul qui à jamais pourrait danser avec et dans le cœur de cette Régina secrète et pure...
Une léchouille sur son bout du nez ramena Régina sur terre en mettant court à cette petite danse nostalgique. Elle pencha la tête sur le côté et ajouta de façon naturelle comme ci elle s'adressait à un être humain :
« Nous ne nous sommes même pas présentés, je suis Régina Mills. Vous êtes ? »
« Lilo. »
La mairesse prit légèrement peur à l'idée farfelu que l'animal lui ai répondue. Mais elle se retourna fronçant les sourcils vers la voix qu'elle avait reconnu :
« Tu m'explique ? » Ajouta t-elle fermement, posant la chienne au sol.
La musique se stoppa et les deux adolescents rejoignirent le petit attroupement autour la brune qui fixait toujours Emma avec une certaine colère.
« J'ai toujours voulu avoir un american staff tricolore. J'ai étais la chercher aujourd'hui à l'élevage car elle est enfin sevrée. » Précisa Emma en caressant la petite tête de Lilo. Relevant les yeux elle vit la mairesse souffler de soulagement. « Et je te présente August mon frère adoptif. » Elle vit encore le mairesse souffler de soulagement en serrant la main du jeune homme.
En effet Régina n'avait pas vraiment aimé le petit numéro dans les jardins, un tantinet jalouse de ce belle-âtre inconnue touchant le corps de SON shérif ! Mais la tout était mis au clair et elle préférait de loin cette explication, au film ''rom-com'' qu'elle s'était fait...
« Et bien Emma tu m'avais caché qu'elle était aussi belle. Vous, vous n'avez pas intérêt à lui faire du mal. Elle a assez souffert. » Dit-il en passant son bras autour du cou de la blonde et lançant une regard menaçant à la brune.
Régina enregistra l'information, et voyant la blonde se décomposait littéralement elle se promis de la questionner au sujet de ses anciennes relations apparemment traumatisantes. La blonde le repoussa et perdit toute son euphorie...Cette remarque remuait beaucoup trop d'émotions. Et là en voulait à son frère pour son manque hallucinant de tact.
« Il est temps pour tout le monde » Dit-elle amèrement en regardant August qui fit une mine d'innocent « D'aller dormir. Demain matin vous avez de la route. » Ajouta t-elle lançant un dernier regard de travers au jeune homme.
Il comprit le message et emmenant Grace avec lui il disparut à l'étage. L'adolescente ajoutant un peu trop fort, en partant :
« Pourquoi as-tu agressé Régina ? Elles ne sont pas toute comme M... »
Le reste ils ne l'entendirent pas puisque que la porte venait de se refermer sur les deux Wood. Régina remarqua Emma serrer des poings et respirer plus difficilement, trahissant son état malgré son expression tout à fait neutre. Mais son fils qui bailla fortement lui rappela l'heure tardive et qu'ils avaient tous passé de longues journée bien remplis. Ses questions attendraient.
« Il est temps pour nous aussi d'y aller. » Annonça la brune, sa voix résonnant dans l'immense pièce.
Henry se frotta les yeux, et donna une tendre accolade à la blonde en disant d'une voix fatiguée :
« Merci Mama. Pour tout. Bonne nuit, à demain. »
Emma resserra son étreinte, c'est fou comme ce nouveau fils pouvait l'aider à l'apaiser... Tout ses petits tracas disparaissaient.
« Merci à toi... » Souffla t-elle puis le relâcha.
Régina ne respirait même plus, son fils et Emma venaient de la prendre de court. ''Mama'' c'était peut-être un peu trop pour elle. Enfin en tout cas ça aurait du être le cas, alors pourquoi en était-elle si heureuse ? La nuit porte conseille se dit-elle, elle réglerait ça au levé du jour... Henry qui observait attentivement la réaction de sa mère biologique, qui était pour le coup inexistence préféra s'éclipser, allant l'attendre dans la voiture, pour leur laisser une certaine intimité.
« Demain ? » Questionna la mairesse, car le lendemain son fils avait école et il était hors de question de faire l'école buissonnière chez les Mills.
« Oh ouais, il va te demander si il peut venir dormir à la maison demain soir. Il a décidé de venir la semaine et de rester chez toi le week-end quand tu ne travail pas... Mais ne t'inquiète pas je vais lui dire que ce n'est correct de faire ça. »
Expliqua t-elle ayant l'impression de marcher sur des œufs, se passant la main dans les cheveux et ne posant pas ses yeux dans les prunelles noisettes. Elle craignait la tempête dévastatrice qu'était Régina quand il s'agissait de SON fils, comme elle lui avait tant rappelé...
« C'est d'accords pour demain. Pour le reste il faut qu'on en reparle. Ce fut une longue journée pour tout le monde... » Dit-elle tout en clignant des yeux lentement.
Elle s'en alla sans un mot ni même un geste tendre. Elle avait l'impression de dormir debout et c'est vrai que là tout de suite, les convenances ne lui sautaient pas à l'esprit. La blonde s'en chargea donc pour elle deux. Elle la fit tourner sur elle même pour la déséquilibrer, la soutenant d'un bras, puis lentement se penchant au dessus de la brune elle scella leurs lèvres délicatement. Puis elle susurra doucement :
« Je crois que vous aviez oublié quelque chose... »
Elle la releva puis elle posa un dernier baiser sur sa joue extrêmement chaude, posant sa main sur son autre joue. La mairesse posa sa main sur cette main. Et la blonde décollant ses lèvres, toujours près de sa joue ajouta :
« Fais de beaux rêves... »
Puis la mairesse avança vers la sortie, leurs mains liées jusqu'au dernier moment où leur deux bras tendus devinrent trop court...
Enfermée dans son bureau depuis des heures Régina fut prise d'une bouffé de chaleur. Elle devait rattraper le retard qu'elle avait prit, pour pouvoir enfin prendre sa soirée. Elle avait plus ou moins oublié à quel point les rendez-vous et soirées politiques étaient exténuants. Mais c'était le moment de reprendre sa véritable carrière là où elle l'avait laissé...Elle négligeait donc la mairie depuis un mois, pour partir en déplacement professionnel. Elle grattait comme une folle pour finir ce dossier, mais la chaleur devenait vraiment insoutenable, elle enleva donc son blaser et déboutonna deux/trois boutons de sa chemise. Elle plissa des yeux derrière ses lunettes quand elle vit la faute qu'elle venait de faire, elle poussa un soupir et fit craquer son cou. Non mais cette chaleur c'était vraiment plus supportable là. La pression commença donc à monter, et avec la fatigue et l'impatience de retrouver sa famille elle monta très vite... Elle jeta son stylo de rage, ça devait sûrement être sa potiche de secrétaire qui avait touché au chauffage. Elle se leva et alla voir, effectivement le thermostat se trouvait à 4... à peine une seconde après cette constatation elle se mit à hurler haineuse :
« KATHRYN ! »
La blonde se mit à courir depuis son bureau mais prit le temps de toquer avant de rentrer. Elle se savait dans une bien mauvaise posture... Elle passa la tête lentement et ajouta d'une petite voix de lèche-botte :
« Oui Madame le Maire ? »
« Rentrez. » Ordonna la mairesse en allant s'adosser sur le bord de son bureau, le regard assassin.
La blonde se déplaça toujours très lentement, la peur se lisait dans son regard et même dans tout son corps. Et heureusement pour elle sinon la mairesse aurait redoublé de violence, jusqu'à obtenir son écrasante soumission.
« Vous sentez-vous à l'aise ? Vous ne trouvez pas que quelque est dérangeant, voir insupportable ? » Dit-elle en faisant claquer ses ongles sur le bureau.
La blonde déglutit difficilement et chercha partout du regard, puis elle fit un geste d' éventail avec ses mains car elle avait l'impression d'étouffer...
« Je dirais qu'il fait assez lourd. » Répondit-elle, écarquillant les yeux en comprenant tout d'un coup l'origine du problème. Mais elle n'eut pas le temps de s'expliquer que la mairesse s'était déjà avancé vers elle, en disant d'une voix rocailleuse :
« N'est-ce pas ? Vous êtes incompétente, superficielle, insignifiante, sotte et en plus maintenant vous devenez mesquine ? Vous n'avez aucunes idées à qui vous vous frottez ! Mettez encore une fois les pieds dans ce bureau en mon absence et vous ne mettrez plus les pieds nul part. Est-ce clair ?! »
« Oui Madame le Maire. Mais c'est vous qui m'aviez donné l'ordre ce matin, car vous aviez froid, en partant pour votre rendez-vous. » Tenta de s'expliquer la blonde baissant la tête, peur de voir la rage dans laquelle se trouvait sa dangereuse patronne.
« Vous allez très attentivement m'écouter car je ne me répéterais pas. Vous venez de me prouver qu'il ne faut jamais rien vous demander. Et vous savez que c'est affreusement gênant pour une SECRÉTAIRE. Félicitation vous êtes vir- »
Elle fut coupée par son téléphone, elle écarquilla les yeux se rendant conte que c'était l'alarme pour la prévenir qu'elle devait partir pour rejoindre Emma. Elles avaient mit plus d'un moi à convenir une date où elles deux (surtout la mairesse) serraient libres pour partager enfin un dîner en tête à tête. Et ce mois fut interminable... Hors de question de le repousser malgré le retard dans ses dossiers, et malgré cette maudite secrétaire à qui elle réglerait le compte plus tard. Elle attrapa donc sa veste de blaser, rangea le cadeau, quelques papiers et dossier dans sa pochette. Et dévisagea la secrétaire encore tremblante et l'agressa une dernière fois avant de disparaître.
Dans la voiture Régina laissa son esprit vagabonder à ce qui la rendait heureuse, et vraiment spéciale : sa famille. Et par là elle ne put s'empêcher de penser à Henry, et à Emma. Le manque devenant presque dévorant de ne pas voir ses deux têtes brûlées, lui révéla à quel point le mot famille s'était établi en elle. Elle n'avait pas que négligé la mairie, elle n'avait pas vraiment eut beaucoup de temps à leur consacrer non plus. Mais c'était son travail et son travail c'était une énorme partie de sa vie et même au de là c'était une partie d'elle. Alors elle savait qu'ils ne lui en tiendrait pas vigueur. En plus cela signifiait qu'elle avait tourné la page d'un passé plutôt lugubre... Elle reprenait sa vie en main grâce à la force de l'amour que lui offrait son fils et sa compagne.
Arrivé chez elle, en montant les marches ses yeux se transformèrent en véritable zipo, dès qu'elle les ouvraient, elle avait une vive sensation de brûlure. Elle du s'avouer qu'elle était épuisée...Et ce n'était pas du qu'à la surcharge de travail, c'était aussi à cause de tous ces allez-retour de chez elle au manoir Swan. Henry avait réussit à la faire à demi-plier sur le fait d'habiter chez la blonde à temps partiel. Ça l'arrangeait puisqu'elle n'était pas souvent chez elle en ce moment. Mais dès qu'elle rentrait et même très tard elle devait aller chercher monsieur. Hors de question de laisser son fils sous un autre toit que le sien quand elle était là ! Elle avait besoin de s'assurer que tout était encore parfaitement sous-contrôle, et bien sûr avant tout cela concernait son bonheur.
Et ça même-ci ils étaient devenus plus proche et qu'il était plus présent que quand il vivait sous son toit en permanence. En effet il l'appelait tous les soirs pour discuter de leur journée respectives ou pour se confier l'un à l'autre. Pour lui demandait aussi tous les soirs de venir dîner avec eux, ou avec lui en tête à tête, quand le shérif était de garde. Il insistait fortement pour qu'elle dorme là bas également, se pensant véritablement chez lui... Il avait même ramené toutes ses vêtements et commencé à vraiment se faire une chambre bien à lui. Elle ne lui en voulait pas de sentir chez lui là bas, au fond d'elle, elle ressentait la même chose. Ce manoir c'était de nouveaux souvenirs, un nouveau départ pour tous les membres de cette famille. Et vue qu'il faisait le bonheur des deux personnes à qui elle tenaient.. Il faisait aussi le sien... Peut-être qu'elle allait revoir la proposition d'Emma à rester dormir plus souvent... ça lui permettrait d'avoir plus de temps libre, c'est une question de pratique. Essaya t-elle de se persuader...
Elle enfila une combinaison droite, raffinée et rouge, sans manche, le décolleté échancré et les talons monstrueusement haut rouge eux-aussi. Elle enfila ça plus belle paire de boucles d'oreilles que lui avait offert sa mère pour son entrer à Harvard. Du rubis sur de l'or, magnifique... S'extasiant dessus elle eut un léger pincement au cœur quand elle réalisa qu'elle mettait ce cadeau en désobéissant à sa mère en profitant d'une soirée romantique avec sa compagne...Elle espérait sur le moment que celle-ci ne n'apprenne jamais l'existence de leur relation...La décevoir était une véritable phobie et subir la colère de sa mère en prime était doublement inquiétant. Elle vérifia l'heure en enfilant sa montre en or, et ce rendit conte qu'elle n'avait plus le temps de bavasser sur sa mère et ses cadeaux. Quelques spray de parfum puis elle mit son rouge à lèvre plus rouge que jamais. Et dans un bisous elle fit un clin d'œil à son reflet, sachant très bien le merveilleux début de soirée et la fin de soirée torride qu'elle allait passer.
Elle passa chercher Emma avant de lui faire découvrir son restaurant préféré. C'est Henry qui lui ouvrit le portail et c'est aussi lui qui l'accueillit chaleureusement. Au grand désespoirs de la brune qui regarda nerveusement sa montre, sachant qu'elle pouvait perdre sa réservation si elles arrivaient en retard... Elle prit quand même de bon cœur son fils dans ses bras, puis s'installa sur le tabouret, avant de dire sur un ton qui se voulait agacée :
« Laisse moi deviner ta mama n'est toujours pas prête ? Tous les Swan sont des retardataires tu crois ? »
Il haussa les épaules un petit sourire de coté. Et posa un bisous de soutient sur le front de sa mère. Il était vraiment heureux de la voir. Et encore plus de voir ses mères avoir enfin un véritable rencard, enfin plutôt une vrai soirée de couple épanouis.
« Je vais lui dire de se dépêcher, c'est votre soirée détends toi. Au passage tu es sublime maman. »
« Merci mon petit prince. » Dit-elle attendris par son merveilleux fils qui devenait un véritable gentleman. Elle l'observa avec une certaine admiration et un amour inconditionnel se déplacer jusqu'aux bas des escaliers et se mettre à hurler, brisant tout le charme du moment :
« MAMA active un peu, tu es à la BOURRE ! »
Régina roula des yeux... Et Emma se mit à hurler à son tour depuis sa chambre :
« NON SANS BLAGUE ?! Merci Captain Obvious ! »
Et puis les talons du shérif se firent entendre dans les escaliers, donc la mairesse se leva et rejoignit sans fils aux pieds de ceux-ci. Régina fut comme toujours bouché bée devant la beauté époustouflante de son amante. Emma portait une robe verte-d'eau, assez courte dont le bas était moulant. Et le haut était assez lâche puisque qu'il formait à l'arrière de son dos complètement nue, deux pan de tissus volants assez longs. Elle avait attachées ses cheveux dans un magnifique nattes coulé au crâne. Elle abordait un maquillage festif et des escarpins d'une grande classe. Elle avait même ressortis la veille gourmette en or de sa mère pour l'occasion... Et ce sourire...aurait fait rougir le plus saint des anges. Et la preuve était qu'il faisait même rougir la plus diabolique des reines. Régina tourna furtivement la tête pour tenter de le cacher.
Quand Emma parvint à la hauteur de la mairesse, la brune ne résista pas plus longtemps à son envie de combler le manque lancinant d'un mois sans réels contacte physique avec son shérif sexy. Elle l'enlaça donc tendrement dans un premier temps. Puis elle releva les yeux vers les lèvres appétissantes de la blonde. Et profita de leur corps encore collés pour assaillir ses lèvres avec plus de férocité que voulue. Henry se racla la gorge et les sépara impunément en râlant :
« Si vous pouviez éviter de vous sauter dessus juste en dessous de mon nez j'apprécierais. Gardez en un peu pour ce soir. »
Régina arqua un sourcil et son petit sourire en coin prévenait un petit plan machiavélique. Henry qui connaissait bien cette expression tenta de fuir en disant « Non, non, non il n'y a pas moyen. » Mais la brune fut plus rapide, elle ajouta « Oh mais qui c'est qui est jaloux ? Oh mais c'est le bébé à sa môman. » Puis c'était autour des joues du jeune homme d'être assaillies. Elle faisait bien exprès de faire beaucoup de bruit et ils étaient plus humides que la normal car elle savait à quel point il détestait les bisous de mémé. Satisfaite elle s'éloigna en rajoutant plus sérieusement, mais toujours avec un sourire sincère et lumineux :
« Sois sage et appelles nous en cas de besoin. Emma si tu veux bien me suivre, nous allons finir par vraiment perdre notre table... »
La blonde ébouriffa les cheveux de son fils pour l'agacé à son tour, et lui lança un petit clin d'œil taquin en rejoignant sa compagne. Et après un dernier râle ronchon du jeune homme qui était quand même amusé. Elle ajouta avant de partir :
« Tu connais la règles des 3 ''f''. »
« Pas de fêtes. Pas de feux. Pas de filles. » Récita t-il exaspéré.
« Parfait. Bonne nuit gamin et amuse toi bien. On t'aiiimmmeee ! » Puis elle ferma la porte toute pimpante.
Le voiturier voulu ouvrir la portière à Emma mais Régina ne l'entendait pas de cette oreille alors elle fit signe de déguerpir plus vite que ça. Elle se dépêcha de faire le tour sous les prunelles étonnées et séductrices de la blonde. Pour enfin ouvrir la portière de sa majestueuse amante. Dans les yeux d'Emma se lisait qu'elle n'avait jamais vécu cela, qu'on prenne soin d'elle et qu'on essaye de lui faire la cour avec classe et tendresse. C'était vraiment gratifiant pour la mairesse de savoir qu'elle pouvait surprendre et rendre tout magique aussi simplement avec cette femme qui aurait mérité de vivre tout ça bien avant de la rencontrer.
Mais elle se doutait aussi que tout cela pouvait angoisser la blonde qui ne s'en sentait pas vraiment dans son élément. Elle devait se sentir tâche et méprisée par tout ce monde bourgeois coincé au regard oblique et hautain. Régina pensait tout le contraire, qu'Emma valait mieux que tout ces gens et surtout qu'elle était parfaitement à sa place car c'était une personne d'honneur et d'intégrité. Elle ressentait une certaine fierté d'avoir une femme aussi belle et désirable qu'Emma Swan à son bras. Et rien qu'à soit. Alors elle tenta de lui faire sentir, en lui montrant toute son affection par des gestes comme lui tenir la main. Ou poser sa main aux creux de ses reins, faisant par la même occasion palpiter la tension sexuelle qui était permanente entre elles.
Comment était-elle arrivé là ? Elle n'avait jamais était comme cela avec personne d'autre. Et ne pensait pas l'être un jour. Peut être qu'elles allaient trop vite... Mais comme Zelena lui avait fait remarquer, leur histoire avait débuté il y a plus d'un an...Et c'était long comme période de préliminaire... Une part d'elle avait un peu honte d'être aussi crémeuse et tendre... Mais d'une autre part elle était presque euphorique voir hystérique de bonheur. Alors en combinant les deux elle obtenait l'équilibre parfait... L'harmonie. Et ça avait le don de la relaxer comme jamais auparavant : Elle se laissait porter par une source d'eau chaude et c'était plutôt agréable. Pour l'instant le fond du précipice n'était pas aussi lugubre et menaçant qu'elle l'avait imaginé. Mais elle restait méfiante et elle n'aura probablement jamais confiance en ''l'amour toujours'' et une cascade meurtrière l'attendait sûrement au bout.
« À quoi penses-tu ? » Demanda Emma observant toujours la carte du menu. Régina se sentait transpercée par ce regard que lui jetait sa blonde. Et les papillons commençaient à s'affoler au creux de son ventre.
« Que tu es une femme magnifique. » Le petite joues rosies de la blonde fit totalement fondre la mairesse qui avait envie de combler la distance physique, mais cette table l'en empêcher... Elle glissa donc sa main dans celle de la blonde les yeux parlant pour elle. Et encore une fois le spectacle la combla : Emma frissonna.
La serveuse se présenta mais aucunes des deux ne lui accordait un regard. Elles étaient obnubilées par l'autre et rien d'autre n'existait vraiment. Quand la serveuse leur demanda si elles avaient fait leur choix, Régina pu lire sur lèvres d'Emma : ''Toi'' Et là un feu se propagea dans son bas ventre lui arrachant un sourire carnassier. Elle remonta délicatement et avec une lenteur terrible son pied le long de la jambe de la blonde qui retenait mal sa gène en cramponnant la nappe en soi et son excitation avec sa respiration saccadée. En effleurant l'intimité avec son pied déchaussé, la blonde pour la stopper se recala sur sa chaise en se précipitant de répondre à la serveuse :
« Canard ! »
Régina se mit à pouffer de rire mais se stoppa face aux yeux mauvais de la blonde qui reprit plus sérieusement :
« Je prendrais donc un plat avec du canard... » La blonde ne pouvait cacher son ton moqueur face à ce menu incompréhensible et tous ces noms à rallonge sortie de nul part... Après avoir roulé des yeux sans s'en rendre conte elle finit de dire son choix ne citant toujours pas le menu vue qu'elle ne le comprenait même pas.
« Un château Lafite Rothschild. Pour le reste vous connaissait mes habitudes. » Ajouta Régina avec sévérité et classe.
« Très bon choix Miss Mills. » Ajouta la serveuse avec crainte dans sa voix face au charisme et surtout à la réputation de Régina.
Puis Régina se leva sans un mot sous les yeux ébahis de la blonde qui se demandait ce qui ce passait. Pendant qu'elle discutait ayant l'air de connaître cet homme en smoking un violon à la main. Emma plissait les yeux et sentait une petite jalousie naître dans sa poitrine, la serveuse la fit sursauter, en lui proposant d'essayer le vin pour vérifier si il convenait à ses mesdames.
« Je ne suis pas une spécialiste en vin. » Annonça t-elle pendant que la serveuse lui versait une lichette du liquide foncé.
« Croyez moi ce vin sera le meilleur que vous ayez jamais goûté. Il vaut deux fois mon loyer... Ma veille voiture comprise. »
La serveuse lui tendit le verre avec une certaine complicité naturelle qu'elle ne se saurait permis avec aucuns autre clients. Certainement parce qu'elles ne faisaient pas vraiment partit de ce milieux. Même si Emma en vérité en faisait partie, mais elle n'avait pas eut le temps de connaître ça avec ses parents. Et puis ils n'étaient pas du tout...snobe. Emma la remercia avec une petit sourire, et porta le verre à ses lèvre avec grande délicatesse. Après tout elle avait littéralement de l'or liquide entre les mains.
La serveuse ne se trompait absolument pas. C'est simple tous les autres vins qu'elle avait bu, même les plus cher qu'il soit, étaient sincèrement de la piquette à côté de celui-ci, il avait un goût...paradisiaque !
« Wahou ! » Se médusa la blonde, en s'essuyant le coin de la lèvre avec un doigt les yeux grands ouverts vraiment très grands ouverts.
« Je ne vous le fais pas dire. » Ajouta la serveuse avec un hochement de tête complice.
« Emma. » Dit la blonde en lui tendant la main. La mairesse était bien occupée avec ses amis alors...
« Je ne peux pas vous serrer la main, mais je m'appelles Bryanna. »
« Les présentations sont faites vous pouvez disposer Bryanna. » Les coupa la mairesse assez contrariée par ce petit échange.
« Excusez-moi Miss Mills. Je vous envoie un autre serveur si vous le désirez. » S'écrasa la serveuse paniquant pour son boulot.
« Oui- » Affirma la mairesse de façon hautaine.
« Noooon ! » Rattrapa Emma qui ne voulait pas que cette charmante jeune femme perde sa place à cause d'elle. « Régina sil te plais ne fais pas ça. » Dit-elle en ancrant son regard remplis de menace dans les prunelles noisettes.
La mairesse n'avait vraiment pas envie que cette soirée qui s'annonçait si belle parte en dispute. Alors elle lança un regard mauvais à la serveuse mais afficha son sourire de politicienne et ajouta d'une voix trop calme qui glaça le sang de la blonde et de la serveuse :
« Très bien. Continuez donc de nous servir mais tâchez de garder vos distances. »
Puis la serveuse disposa sans rien ajouter, le cœur battant à la chamade.
« Pourquoi te sens-tu obligée d'agresser toutes les personnes qui m'adressent la parole ? Je n'ai pas été agresser ce violoniste à ce que je sache. » Se renfrogna la blonde agacée.
« Alors ce vin, verdict ? » Contourna la mairesse, reprenant toute sa gaîté.
« Il a un goût de paradis. Mais ne change pas de sujet ! » La blonde tenta de garder son aspect contrariée mais un sourire naissait sur son beau visage.
« J'étais sûre que tu allais l'aimer à sa juste valeur. Comme je suis sûre que tu vas aimer ce morceau. Écoute c'est Allegro molto appassionato de Mendelssohn. Je l'apprécie particulièrement. » Dit Régina en montrant le violoniste qui s'était posté sur une petite scène circulaire très chique, près de leur table.
« Tu ne t'en sortira pas aussi facilement. » Répliqua la blonde en donnant toute son attention au violoniste qui commença à jouer.
Dès le début la blonde fut transportée...Elle ne décrocha pas son regard de cette homme se débattant avec son instrument. Elle avait l'impression d'être élevée du sol par les notes tournoyant autour d'elle... C'était au tour de ses oreilles de goûter au divin. Elle posa les yeux sur la mairesse, qui avait l'air absorbé... Elle était d'une beauté indéchiffrable, la lumière des chandelles vacillant sur sa peau halée. Ses yeux se perdre dans le chant aiguë du violon... Elle incarnait la passion... Emma était sûre que si la paradis existait vraiment, cette femme en serait la Reine. Son sang s'affolait dans ses veines, sans cœur s'emportait et son souffle s'étirait...La blonde avait littéralement un orgasme auditif... Et le feu dans les yeux noisette lui confirma que c'était aussi le cas de la mairesse. Qui attirée par une sensation d'être tractée par un lien invisible, ancra ses yeux dans les prunelles émeraudes. Et là un véritable feu d'artifice éclata entre elles.
C'est aussi à ce moment là que le grand final éclata. Le violon se tut. Et les deux amantes tentèrent de retrouver leur souffle et leur lucidité. Elles avaient frôlé le septième ciels et puis avaient chuté brusquement. C'est quand l'artiste ce mit à jouer la symphonie The Four Seasons de Vivaldi. Qu'elles ré-atterrirent dans le monde réel. Régina serra la main de la blonde avec un sourire encore émue et les yeux la dévorant :
« N'est t-il pas grandiose ? »
« Orgasmique... » Répondit la blonde le souffle encore court.
La mairesse rit doucement, et pensa que cette femme était vraiment parfaite... Elles mangèrent ensuite dans un silence douillet. Toutes les deux aimant ce point commun d'avoir nul besoin de combler les troues par une conversation sans intérêt. Elles étaient toutes les deux naturellement silencieuses... Leurs yeux étaient bien assez éloquents pour elles. Les léger frissons provoqués par ceux-ci aussi. Régina avait la sensation que son âme s'élevait hors d'elle pour se plonger dans celle de la blonde. Et la blonde avait la sensation que son âme s'élevait hors d'elle pour se plonger dans celle de la brune. Le parfait équilibre. La réciprocité absolue.
Après quelques verres de vin, un repas exquis, l'heure du dessert avait sonné. Et la blonde en se tamponnant la bouche avec sa serviette, demanda gentiment à sa compagne :
« Alors ta journée n'a pas été trop longue ? »
« Oh si interminable. Kathryn à encore fait preuve d'incompétence. J'étais entrain de la viré quand j'ai du y aller. Je crois qu'elle va continuer de trembler pendant une semaine après ce que je lui ai fais voir. » Expliqua la brune, persuadée que la blonde elle être ravie de cette nouvelle.
« Elle a pleuré ? » Demanda joyeusement la blonde se délectant du malheur de cette pouffe.
La brune ne put se contenir d'éclater de rire. Secouant la tête se disant : ''Sacré Emma''.
« Non mais ça du être le cas quand j'ai claqué la porte derrière moi. » Elle leva les yeux quand la blonde se réjouit de cette nouvelle en souriant diaboliquement. Puis Régina sortit le cadeau de son sac à main, et le donna à la blonde en reprenant : « J'ai un petit quelque chose pour toi. Je l'ai commandé il y a un mois, mais je n'ai pas eu le temps de te le donner une fois reçu. »
La blonde surprise la remercia puis le déballa avec empressement. Quand elle vit de quoi il s'agissait elle s'extasia :
« Non sérieux ?! Un harnais de police officiel pour Lilo. C'est vraiment parfait ! Je l'adore, on va avoir fière allure toutes les deux hein ! »
« Il n'y a que des tailles adultes, mais elle va vite grandir. J'espère que tu lui mets bien la muselière pendant votre service. » La mairesse savait que la blonde ne respectait pas vraiment cette règle... Cette femme était sacrément têtu.
Emma lui avait fait toute une scène à ce sujet : Après le week-end de son adoption Emma avait ramené sa chienne à la réunion municipale avec la ferme attention de faire d'elle sa nouvelle coéquipière. Du coup, Lilo était devenue chien policier, et Emma shérif-maître chien... Mais quand la mairesse avait fait remarquer au Shérif que sa chienne devait donc porter une muselière pendant son service, la blonde avait répliqué sur un ton sarcastique : « Et moi je porterais mon uniforme pendant qu'on y est. Oh et vous là vous porterait une écharpe de mannequin ''longue vie à la Reine'' d'accord. » en pointant le conseiller budgétaire et lançant un regard plus que provocateur à la mairesse.
Sauf qu'elle ne s'était pas attendu à ce que la mairesse conclue ceci sur un vote. Et bien sûr avec des regards assassins, la majorité avait voté oui à cette nouvelle règle. Maintenant Emma portait effectivement son uniforme. Lilo une muselière. Et le conseiller budgétaire une écharpe ''longue vie à la Reine''. De toute façon c'était déjà un guignol alors l'accessoire en plus ou en moins ne changeait rien du tout.
« Plus ou moins » Répondit la blonde en haussant les épaules toujours admirant son nouvel harnais.
« Si je la surprends le museau à l'air, je te préviens que je la prive de ses fonctions. » Réprimanda la mairesse.
« Je te hais... » Cracha Emma en tirant la langue à la brune. Qui lui rendit sa grimace en fronçant du nez et secouant la tête.
« Ce n'est pas ce que tu as dis à notre fils. Même si je ne sais pas si ''le gruyère de tes nouilles'' est vraiment flatteur... » Rajouta la brune toujours dans une gentille provocation.
Emma se figea les yeux pétillants comme jamais... Régina venait-elle réellement de dire ''notre fils'' ?! Oulalalala non non Emma ne chiale pas par pité. Essaya t-elle de se résonner. Mais en vain les larmes coulaient à flot sur un sourire séraphique. Dans sa poitrine un nouvel feu d'artifice retentissait... Elle était tellement heureuse qu'elle était sûre qu'elle aller en crever... C'est inhumain comme sensation ! Et c'est bien pour cela que la chérissait de toute son âme...
« Emma... ! » Se précipita Régina complètement démunis. Elle n'hésita pas à s'accroupir près de son amante, et tout essuyant ses larmes elle ajouta d'une voix douce : « Henry à un don pour juger les gens. Et tu es la personne en qui il la le plus confiance. Je sais que tu donnerais ta vie pour lui, malgré les 14 années que tu as manqué. Quoi qu'il arrive tu sera toujours là pour lui, qu'il t'aime ou qu'il te déteste. Ce qui fait de toi une mère...Personne ne pourra te l'enlever. »
La blonde se jeta au cou de cette femme qui lui vendait du rêve... Elle laissa couler les derniers sanglots sur son épaule. Priant pour ne jamais perdre la Reine de ses jours, de ses nuits et de son cœur... Elle avait un fils génialissime, et une compagne merveilleuse... Oui, maintenant elle en était persuadée tout ceci était un véritable conte de fée. Sa famille était SON conte de fée et elle ferait TOUT pour ne jamais la perdre ! Même tuer si quelqu'un tentait de lui dérober. Persuadée de faire le bon choix elle décida de laisser ses craintes de rejets de côté et quand Régina reprit place elle déclara :
« J'ai quelque chose pour toi moi aussi. J'aurais du te le donner plus tôt. Mais j'avais peur. Et c'est curieux maintenant je n'ai plus peur...Tu comprends ? » La blonde lui tendit timidement une clef accroché à un bip ouvrant le portail.
La brune les prit les serrant dans sa main en répondant :
« Je commence à comprendre. »
« Tu accepte de venir vivre avec nous alors ? » Demanda fébrilement la blonde, jouant avec ses doigts.
« J'en serais ravi. » Répondit timidement la brune toute aussi chamboulée...
Puis la serveuse arriva avec leur desserts : un macaron au pomme pour Régina et une petite tarte tintin pour Emma. Amoureuses toutes deux de ce fruit, elle échangèrent quelques cuillères du dessert de l'autre avec gourmandise. Au moment du départ, Régina retint délicatement la blonde par le poignet pour ensuite se léchait le bout du doigt et essuyer le coin de la lèvre d'Emma. Leur regards s'arrêtèrent quelques instants, l'endroit les obligeaient à se tenir, mais l'envie de dévorer les lèvres de l'autre était bien présente... Ce qui se sentit durant le trajet en voiture où l'air avait été brûlant...
Main dans la main elles marchaient sous les étoiles dans les jardins de ce manoir, devenue leur maison...
Tant d'années si loin de ce monde. Et de la vérité. La voilà sous le ciel étoilé. Emma était là et soudain elle vit. L'avenir s'éclairait. Sa vie était à l'endroit. Et elle fut tout éblouie. Car enfin la brume s'était levée. Et elle fut tout éblouie. Les lumières scintillaient partout. L'air est doux, elle se réjouit. De sentir le monde avancer. Maintenant tout semble différent. Elle voulu croire en la vie...
Tout ce temps à rêver jour et nuit. Tout ce temps à chasser l'ennui. Tant d'années sans voir ni comprendre. Le monde et la vraie vie. Elle est là, sous le ciel étoilé.
Régina la vit et soudain elle sut. L'avenir s'éclairait. Elle devina où elle allait.
Et elle vit dans son regard. Que le voile enfin s'était levé. Et elle vit dans son regard.
Que les lumières brillaient pour elles. Et dans la douceur du soir. Elle sentit que le monde avait changé. Maintenant tout semblait différent. Elle voulu croire au véritable amour.
Et puis environ 1heure plus tard, elles ne savaient pas comment elles étaient arrivé là. Mais Régina se retrouva de dos allongé sur Maximus qui broutait son pré. Emma allongé sur le dos aussi, mais par terre, l'herbe fraîche lui caressant les oreilles. Lilo roulée en boule dormant sur son ventre. Elles parlaient tout ce qui leur passait par la tête. Comme le fait qu'Emma détestait le mot croûte ou que Régina ne supportait pas les personnes qui mettaient des bonnets avec des shorts... Comme elle disait :Personne ne met de tongs avec une combinaison de ski, et bien c'est la même chose... Puis d'un comme un accord, la conversation prit un tournant plus sérieux. Emma raconta quelques anecdotes pas vraiment drôles sur sa vie dans les familles d'accueils. Comme la façon qu'avait Madame Laltier de la punir pour des raisons absurdes comme le fait d'être triste...Ou d'avoir les cheveux mal peigné...Elle lui faisait avaler des cuillères à soupe de tabasco...
Régina elle se racla la gorge car sa voix s'enrouait et dit :
« Le père d'Henry s'appelait Daniel. Et notre mariage était un canular... »
Emma attendit quelques minutes, mais rien n'arrivait alors elle demanda timidement :
« Comment-ça ? »
On se dit à vendredi prochain ;)
