Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Bien, alors on ne tue pas l'auteur pour cette interruption, qui, je dois le reconnaître, est calculée… Qui est donc cet enfant ? Patience et bonne lecture…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 13 : L'arrivée de Raphaël

(POV HARRY)

Il n'y avait plus un bruit dans la grande salle ce qui n'en était que plus impressionnant puisque c'était le repas de rentrée dans la célèbre école de sorcellerie. Tous les visages étaient tournés vers le petit garçon blond qui se trouvait dos aux quatre tables des maisons concurrentes. Il fixait apparemment intensément la table des professeurs où se trouvaient mon parrain, Hagrid, Flitswick, Slug, Chourave et la vieille folle de Trelawney… Mc Go était au centre, sur le siège de l'ancien directeur. Elle paraissait stupéfaite mais elle fut cependant la première à réagir et à se lever. L'ancien professeur de métamorphose se dirigea précipitamment vers l'enfant blond qui n'avait pas bougé, visiblement très intimidé par toute l'assemblée. La nouvelle directrice de Poudlard s'agenouilla devant lui. Elle le regardait avec une telle intensité. Des milliers de questions semblaient traverser son esprit en quelques secondes. Mac Gonagall finit par articuler péniblement à l'intention du petit bonhomme :

« Comment t'appelles-tu ?

- Raphaël, Raphaël, Madame.

- Comment es-tu arrivé là ? Tu as transplané ? Est-ce que quelqu'un t'a aidé ?

- Je… transplané, je ne sais pas, non, je ne sais pas ce que c'est, Madame, mais, c'est mon tonton qui m'a envoyé là.

- Ton tonton ? Et pourquoi ? Est-ce que tu sais pourquoi tu es ici ?

- Pour trouver mes parents.

- Tes parents ? »

Mc Go sembla pâlir davantage si c'était humainement possible. Je n'avais jamais vu le professeur de métamorphose perdre son sang-froid, même dans les pires moments. Là, elle paraissait visiblement ébranlée. Elle semblait même sur le point de s'écrouler et elle devait fournir un effort surhumain pour conserver un visage stoïque et froid.

« Je vois. Et d'où viens-tu ?

- D'ici, Madame.

- C'est bien ce que je pensais. Alors, peux-tu me dire quelle était la date de ton départ ? Est-ce que tu le sais ?

- Oui, je suis parti le 31 août 2003. »

Le silence dans la salle fit place à des murmures d'étonnement. Tous les élèves fixaient le petit garçon et la date qu'il venait d'énoncer se répétait à chaque table à une vitesse fulgurante. Il arrivait donc du futur : 31 août 2003. Cela me paraissait juste… impossible.

Je me penchais pour regarder plus attentivement le petit homme. Il était toujours de dos. Ces cheveux semblaient ébouriffés et d'un blond absolu. Ils tombaient en cascade, légèrement bouclés jusqu'à sa nuque. Il ressemblait réellement à un ange et je n'avais aucun doute que son visage serait le reflet de la douceur que l'on sentait émaner de lui et je n'étais visiblement pas le seul à le penser. Il devait tout au plus avoir cinq ans. Je regardais Mione et Ron qui semblaient estomaqués puis je me tournai brusquement vers mon nouveau voisin de table.

« Dra… Malefoy, tu as vu ses cheveux ?

- Oui, je sais, on dirait un Malefoy. Il a des cheveux d'un blond incroyable, presque blanc. C'est assez… Troublant. »

Mione nous regardait avec une réelle intensité et je vis dans ses yeux qu'elle pensait avoir déjà compris une chose essentielle au sujet de ce petit bonhomme. Elle finit par reprendre mi-exaspérée, mi-amusée :

« Il cherche ses parents. Vous avez entendu ?

- C'est ce qu'il a dit Mione. Pourquoi ? C'est important ? »

Des milliers d'idées semblaient se bousculer en même temps dans ma tête. Ses parents, ils les cherchaient, du moins, c'était ce qu'il avait affirmé à Mac Gonagall, cela impliquait donc qu'ils étaient ici, à Poudlard… Ses cheveux si blonds… et les paroles de Drago… On dirait un Malefoy… Il venait du futur, 2003… C'était assez difficile à réaliser mais peu à peu l'évidence me sauta aux yeux. Je me tournai vers Drago. Il avait dû faire le même parcours mental que moi car il me regardait comme jamais il ne l'avait encore fait, comme s'il lisait tout de moi.

« Il… Enfin, tu crois qu'il est… Tu es son père. »

L'absurdité de ce que je venais d'énoncer, me frappa, à peine après avoir balbutié ces quelques mots. Pourtant, Drago ne me semblait pas choqué outre mesure par ce que je venais de dire.

« Sans doute, c'est possible, s'il vient de 2003… Et puis, ses cheveux…

- Je n'arrive pas à y croire, c'est si étrange. »

Drago me regardait d'un air goguenard.

« Allez Harry, viens que je te présente à ton fils !

- Tu… QUOI ? »

Ron manqua de s'étouffer et me regardait incrédule. Je fixais Drago et je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il venait de me dire.

« Allez beau brun ! Si c'est mon fils, c'est forcément le tien. Je suis certain qu'il a de magnifiques yeux vert émeraude. Bon, alors tu te décides. Tu viens ? Histoire qu'on se présente ?

- Tu délires, Drago ?

- Beau brun, tu crois vraiment ce que tu dis ?

- Je… »

Ses yeux gris me fixaient profondément. J'essayais d'y voir… Enfin, je ne sais pas… N'importe quoi qui me permettait de réaliser que Drago n'était pas sérieux, qu'il me faisait une blague d'un goût douteux. Il ne pouvait pas le penser… Pas vraiment. Mais au lieu de cela, je ne découvrais dans ses yeux gris qu'une sincérité désarmante. Il y croyait et il me tendit naturellement sa main. Je n'arrivais plus à bouger, plus à penser, plus à respirer. Ron s'était évanoui sous le choc, probablement que c'était déjà suffisant pour lui de voir notre ennemi de toujours venir à notre table alors cette idée... Mione était tellement fière d'elle, j'en déduisis qu'elle pensait avoir tout compris, comme d'habitude. Blaise affichait un sourire évident. Je restais figé, jusqu'à ce que la voix de la directrice ne me sorte de ma torpeur :

« POTTER, MALEFOY, dans mon bureau immédiatement. Les préfets conduisaient les élèves de vos maisons dans leur dortoir respectif. Je compte sur vous. »

Il me fallut plusieurs secondes pour que je réalise ce que venait de dire Mc Gonagall. Drago, lui, me souriait toujours aussi gentiment :

« Allez beau brun, sois un courageux petit gryffi et suis-moi.

- Mais, c'est juste… »

Drago devint soudain plus pensif et ajouta sur un ton railleur :

« Raphaël… ça c'est forcément ton idée »

Je rougis au sous-entendu et finit par bafouiller :

« Je… enfin, quand je t'ai soigné cet été, je me disais que tu avais le visage des anges des tableaux de Raphaël.

- Stupide gryffi.

- Oh ça va ! Je me passerai de tes commentaires pour cette fois.

- Pas de problèmes, comme tu veux. »

Avant même que je ne songe à réagir, Drago me tirait par la main et me forçait à traverser toute la grande salle sous les yeux médusés de toute l'école de sorciers. Direction : le bureau de Mc Gonagall. C'était un rêve… ou plutôt un cauchemar. Je devais impérativement me réveiller et vite… Mais, la main qui m'entraînait à travers les couloirs de Poudlard me serrait violemment le poignet. Ce contact m'obligeait à admettre que ce n'était visiblement pas une illusion. Je ne dormais pas. J'étais bel et bien avec Drago qui était mon ennemi, et en quelques semaines, je l'avais soigné, il était devenu mon ami, un confident, une aide dans ma lutte contre Voldemort et puis… ô Merlin, un petit gamin du nom de Raphaël venu d'on ne sait où, était arrivé dans la grande salle, il cherchait ses parents. MERLIN, c'était juste impossible. Je ne pouvais pas être… On ne pouvait pas être… Drago s'arrêta brutalement et je me cognai durement à lui. Je manquais de peu de tomber mais le blond me rattrapa au dernier moment en me plaquant tout contre lui. Nous étions devant la gargouille du bureau de la directrice du vieux château lorsqu'il rajouta en plaisantant tout contre mes lèvres :

« Alors, prêt mon petit lion… »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)