Et me revoilà !
J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre et que ce chapitre vous plaira !
J'ai déjà traduit deux chapitres de plus, qui seront publiés bientôt sur , mais qui sont déjà disponibles pour mon site internet. Alors si vous n'avez pas la patience d'attendre, je vous donne rendez vous sur mon profile pour vous rendre sur mon site.
Bonne lecture
Les jours se transformèrent en semaines et les semaines en mois. Le Ministère était occupé par la chasse aux Mangemorts et Remus et Tonks ne se virent que deux fois à l'occasion de réunions de l'Ordre. Quand il l'avait vu, elle avait semblé fatiguée et patraque, comme la plupart d'entre eux. Il pensait souvent à elle et prenait de ses nouvelles par l'intermédiaire des autres membres de l'Ordre, redoutant le jour où il apprendrait qu'elle avait été blessée en accomplissant son devoir. Il avait aussi combattu l'envie de lui envoyer un hibou, de temps à autre, pour vérifier qu'elle allait bien, mais il ne voulait pas qu'elle ait l'impression qu'il essayait de contrôler sa vie.
Les faits et gestes de Ombrage à Poudlard avaient atteint les oreilles de tous les membres de l'Ordre. Ils avaient tous lu l'article de Harry dans le Chicaneur, Sirius avait été très fier de lui, mais ils avaient aussi entendu parler des conséquences sur Harry. Ils connaissaient tous le décret sur l'éducation que Ombrage avait fait passer et la façon injuste avec laquelle elle traitait les enfants. Tels étaient les principaux sujets de discussion lors de la dernière réunion.
Remus se détendait dans sa chambre pendant un après-midi pluvieux du mois d'avril, deux jours après la pleine lune, quand des mauvaises nouvelles survinrent au Square Grimmaurd. Il ne se sentait pas très bien et avait passé la majeure partie de la journée précédente au fond de son lit. Comme il n'avait pas de travail^urgent à faire, il avait décidé de se relaxer.
« Je deviens trop vieux pour ça, » grommela t-il alors qu'il passait ses bras au-dessus de sa tête et qu'un bruit de grincement se faisait entendre dans les escaliers.
« Hé, mon ami, tu es réveillé ? » demanda Sirius de derrière la porte.
« Oui, quoi de neuf ? »
« Tonks est ici, elle a besoin de nous parler. »
« Je descends dans un instant, » répondit Remus alors qu'il se redressait dans son lit.
Il s'arrêta lorsqu'il entendit certaines de ses articulations craquées, se regardant dans un miroir accroché au mur et se demandant s'il pouvait arriver à se coiffer correctement ce jour-là. Il aurait besoin d'une bonne coupe de cheveux mais il s'en occuperait une autre fois, lorsqu'il aurait plus de temps. Il prit un peigne et essaya de discipliner sas tignasse rebelle.
« Qu'est ce que je suis en train de faire ? » demanda t-il à son reflet. « Ils m'attendent en bas et moi je suis en train de me pomponner comme un écolier. »
Se sentant stupide, Remus reposa son peigne sur sa commode et sortit de sa chambre.
En bas, Tonks arpentait la cuisine en long et en large, en se demandant ce qui pouvait retenir Remus si longtemps.
«Il sera là dans un instant», dit Sirius depuis son siège à table. « Tu vas finir par faire un trou dans le plancher. »
« Qu'est ce qui lui prend autant de temps ? »
« La pleine lune était il y a peu. »
« Je sais, » dit-elle sèchement. Depuis qu'elle connaissait Remus, Tonks était devenue très attentive aux différentes phases de la lune. Où qu'elle fut, quel que ce soit ce qu'elle faisait, pendant les pleines lunes, elle passait ses nuits à penser à lui, à s'inquiéter pour lui.
« Désolé de vous avoir fait attendre, » dit Remus en entrant dans la pièce. « Comment vas tu Tonks ? »
« Salut, Remus. » Elle lui sourit, et fut désolée de le voir aussi pâle et fatigué. « Je vais bien. Et toi ? »
« Très bien, merci. Veux tu boire quelque chose ? »
« Je voudrais bien une bierrobeurre si vous en avez une. »
Remus récupéra trois bouteilles dans un placard et en déposa une devant chacun. « Assieds-toi Tonks, qu'est ce qui t'amène par ici aujourd'hui ? »
Elle s'assit en face des deux hommes et ouvrit sa bouteille. « Kingsley m'a demandé de venir pour vous dire ce qui se passe, il serait bien venu lui même, mais il a beaucoup de choses à régler. Ne vous inquiétez pas cependant, il a dit qu'il viendrait plus tard et qu'il répondrait aux questions auxquelles je ne peux pas... »
« Viens en au fait, Nymphe, » l'interrompit Sirius, en prenant une gorgée dans sa propre bouteille.
« Dumbledore a quitté Poudlard. »
« Quoi ! » s'écria Sirius en reposant sa bouteille sur la table.
Remus se pencha en avant. « Qu'est ce que tu veux dire par il a quitté Poudlard ? »
« Ombrage a découvert le club de Défense de Harry, une fille qui a été membre du club l'a dénoncé. Fudge est arrivé à Poudlard avec Kingsley, un autre auror, Dawlish et Percy Weasley. Ils ont essayé de faire avouer à Harry qu'il avait violé un des décrets, heureusement, Kingsley a agi rapidement et a modifié sa mémoire, donc elle n'a pas pu se souvenir des réunions du club. Alors Ombrage a sorti un bout de parchemin où était noté les noms des membres du club et a montré qu'ils l'avaient appelé l'Armée de Dumbledore, Albus en a pris la responsabilité. Il ne les aurait jamais laissé l'emmener en garde à vue, il s'est joué d'eux et s'est échappé. Kingsley va parler avec Minerva et voir ce qu'elle en dit, puis il viendra, probablement avec Minerva, pour vous donner plus de détails. Mais Kingsley ne voulait pas que vous l'appreniez par le premier venu. » Tonks finit son histoire et prit une longue gorgée de bierrobeure.
« Ça ne peut pas arriver, » gémit Sirius.
« Est ce que quelqu'un sait où il est allé ? » demanda Remus.
Tonks secoua la tête.
« J'ai peur de connaître la réponse », commença Sirius. "Mais qui est en charge à Poudlard maintenant? »
« Ce n'est pas encore officielle, mais ce sera Ombrage. »
Sirius jura et frappa du poing sur la table.
« Que pouvons-nous faire ? » demanda Remus.
« Continuez simplement à faire ce que vous faites. »
« Comment va Harry ? » demanda calmement Sirius.
« Il n'a pas été blessé, » a assuré Tonks. «Dumbledore l'a protégé. »
« Est ce qu'on peut faire quelque chose de plus ? » craqua Sirius.
« Non, nous sommes tous supposés continuer à faire profil bas et faire ce que nous avons à faire. »
Il se recula de la table et se mit à arpenter la chambre. « Ce n'est pas suffisant ! Nous ne pouvons pas rester ici alors qu'Harry est sous le contrôle d'Ombrage. Qui sait ce qu'elle va faire ! »
« Il a Minerva, Hagrid, et Severus pour veiller sur lui », dit calmement Remus.
Sirius eut un rire amer. « Ouais, Severus, c'est un bon argument pour me faire tenir tranquille, Lunard. »
« Peu importe ce que tu penses de lui, il est de notre côté et il va veiller sur Harry. »
« Tu n'es pas bête pourtant. »
« Severus non plus. »
« Je ne peux pas croire que tu fasses confiance à un homme qui détestait James, et qui haït son fils unique. »
« Il ne va pas faire de mal à Harry. »
« Comment tu peux en être si sûr ? »
« Parce que Dumbledore a confiance en lui, et c'est suffisant pour moi. »
Sirius regarda son ami avant de détourner les yeux vers la cheminée.
Tonks laissa voyager son regard de Remus à Sirius.
Remus sourit faiblement à la jeune femme. « Merci, Tonks, d'être venue nous mettre au courant et nous faire savoir ce qui se passe. »
« Si j'apprends autre chose, je viendrai vous le dire. »
Il acquiesça. « Merci. »
Elle se leva lentement, pour partir. « Eh bien, je voulais juste vous tenir au courant. Je vais repartir au Ministère maintenant. »
Remus, se leva et ils semblaient tous les deux hésitants, alors que Sirius continuait de fixer l'âtre, les ignorant. « Je te reconduis à la porte, » dit-il calmement.
« Ça va aller pour Sirius ? » chuchota Tonks quand ils arrivèrent dans le couloir.
« Tout ira bien, » soupira Remus, en passant une main dans ses cheveux. « Tu sais comment il est, il est juste en colère et frustré. C'est très difficile pour lui d'être enfermé ici. »
« Peut être que je n'aurais rien dû dire. »
« Non, tu as bien fait. Nous avions besoin de savoir et il est préférable de l'entendre par toi plutôt que par quelqu'un d'autre. »
Elle s'arrêta devant la porte et se tourna vers lui, sentant son cœur monter dans sa gorge. « Si... s'il y a quelque chose que je puisse faire, n'importe quoi, n'hésite pas à me le faire savoir. »
Il hocha la tête et sourit. « J'en prends bonne note. Merci, Tonks. Pour tout. »
Elle hésita un moment avant de retourner son sourire, faiblement. « On se voit bientôt, Remus. »
« À bientôt, » murmura t-il.
Tonks voulut ajouter quelque chose, mais elle n'en eut pas le courage. Au lieu de cela, elle ouvrit la porte et partit.
Quelques jours plus tard. Remus et Sirius se tenaient face à la cheminée où la tête de Harry venait d'apparaître.
Sirius s'appuya sur le manteau de la cheminée où se trouvait la poudre de cheminette. « C'est carrément le bordel ! Je pars immédiatement pour Poudlard et... »
« Tu ne vas nulle part, » dit Remus tranquillement, en se saisissant de la poudre de cheminette.
« Mais Harry... »
« Je vais moi-même parler à Rogue. Il faut que tu te calmes. »
Sirius fit les cent pas, en grondant dans sa barbe.
Ils venaient de parler à Harry qui venait de leur dire ce qu'il avait vu dans la Pensine. Alors qu'ils ne lui avaient parlé que des bons souvenirs de leur séjour à Poudlard, Remus était inquiet de ce que Harry allait penser des actes passés de James. Mais à ce moment là, le problème le plus urgent était que Rogue avait cessé de donner des leçons d'Occlumancie à Harry.
« Quand vas tu lui parler ? »
La question de Sirius l'interrompit dans ses pensées. « Eh bien, je pense que je vais lui envoyer un hibou et lui faire savoir que je veux le voix... »
« Vas à Poudlard. »
Remus regarda son ami, confus. « Quoi ? Pourquoi ? Je ne peux pas faire ça. »
« Pourquoi pas ? Si tu lui envoies un hibou, il va l'ignorer. Si tu y vas et que tu demandes à lui parler, il n'aura pas le choix. »
« Ne t'en fais pas, je m'en occupe. Mais je le ferai à ma façon. »
Sirius rit. « À ta façon ? Rogue va refuser de te rencontrer et Harry n'apprendra pas l'Occlumancie. Tu dois aller à Poudlard et le forcer à t'écouter, c'est de la sécurité de Harry qu'on parle. »
Remus essaya de garder son sang-froid, alors qu'il plongeait son regard dans celui de son ami. « Je me préoccupe autant de la sécurité de Harry que toi, ne pense pas que je ne m'inquiète pas pour lui. Si j'allais à Poudlard maintenant et que je tombais sur Ombrage, qui sait ce qui pourrait m'arriver. Je vais donc m'en occuper à ma façon. »
Sirius soupira et passa une main dans ses cheveux. « Je sais que tu t'inquiète pour Harry, je ne voulais pas sire ça. Je veux juste... Merlin, je veux juste aller à Poudlard... et jeter un sort à ces idiots ! »
« Je sais, » dit Remus doucement. « Mais la meilleure chose à faire est d'écouter Dumbledore et de se terrer. Pense à ce qui se passerait pour Harry si tu étais capturé. Je vais m'occuper de tout, je te le promets. »
Sirius hocha lentement la tête.
Remus fut surpris de la rapidité avec laquelle Rogue répondit à sa lettre. Il avait écrit ce qui à ses yeux était un simple rappel, quoi que sévère, de ce que Dumbledore lui avait demandé. La réponse de Rogue arriva le lendemain. Elle était courte et précise.
« Je suis pleinement conscient de ce que Dumbledore m'a demandé de faire, et je lui ai dit que j'allais essayer et je l'ai fait. Potter est aussi arrogant que son père et est complètement incorrigible. Je me lave les mains de lui et de sa mauvaise attitude. Et je vous ferai remarqué à toi et à ton bon amique je ne réponds de mes actes qu'à Dumbledore, pas à vous. »
Remus soupira et fit une boule avec le parchemin. Il hésita un moment avant de le jeter dans le feu de la cheminée de la cuisine. Il n'était pas certain de devoir contacter Dumbledore. Personne ne savait où il était et Remus ne savait pas si le directeur pouvait faire quoi que ce soit à ce moment là, il ne voulais pas le mettre dans une position difficile.
Un léger parfum de vanille envahi son nez et tout son corps se tendit. « Bonjour, Tonks. »
« J'espère que je n'interromps rien. » dit-elle doucement.
Remus se tourna pour lui faire face. « Pas du tout. Veux tu du thé ? Je m'apprêtais à faire le petit-déjeuné. »
Elle le fixa pendant un moment. Il avait l'air fatigué, usé et vieux.
« Qu'est ce qui ne va pas ? » demanda t-elle calmement.
Il secoua la tête et colla un sourire qui sonnait faux sur ses lèvres. « Rien. Je t'en prie, assieds toi. »
« Tu sais, Remus, » dit Tonks alors qu'elle s'asseyait à table, « je suis ton amie et je suis membre de l'Ordre, tu peux me faire confiance. »
« Je sais que je peux avoir confiance en toi et je t'en remercie, » dit-il tranquillement en mettant l'eau à bouillir.
« Est ce que c'est à cause de Sirius ? »
« Non, il est allé nourrir Buck, il devait être avec nous bientôt. »
« Est ce que ça a avoir avec Harry ? »
Remus soupira et se tourna pour récupérer des boites dans l'armoire. « Rogue a cessé d'enseigner l'Occlumancie à Harry. »
« Pourquoi ? »
Assis en face d'elle, il lui relata ce qu'il s'était passé. De ce que lui et Sirius avait dit à Harry, et de la lettre qu'il avait envoyé à Rogue, ainsi que la réponse de ce dernier.
« Veux tu que j'aille parler à Rogue ? » lui offrit-il quand il eut fini de tout lui raconter.
« Merci de ton offre, mais ce n'est pas nécessaire. Severus ne t'écoutera pas plus, qu'il ne m'écouterait qu'il écouterait Sirius. Et pour être honnête, je ne pense pas que Harry veuille de nouveau faire son apprentissage avec lui. »
« Qu'allez vous faire ? »
Remus haussa les épaules en se levant pour se saisir de la bouilloire. « Je ne sais pas. Sirius veut utiliser son autorité parentale sur Harry pour le retirer de Poudlard. »
« C'est une mauvaise idée, » déclara Tonks en venant l'aider à préparer le repas. « Pour le moment, Poudlard reste l'endroit le plus sûr pour Harry. »
« Je le sais et tu le sais, mais Sirius croit encore que Harry serait plus en sécurité ici avec lui. Tiens pour faire les saucisses. » dit Remus en lui remettant une casserole.
« Tu me fais assez confiance pour me laisser cuisiner. »
Il haussa les épaules et sourit. « Je pense que tu ne feras pas trop de dégâts si je suis là. »
Tonks ignora la vague de sentiments qui déferla en elle et posa la casserole sur la cuisinière. « Où sont les saucisses ? »
« Sur le buffet, là-bas. » dit Remus alors qu'il s'occupait des œufs dans une autre poêle.
Profitant de ce moment de calme intérieur, Tonks posa les saucisses dans le fond de la casserole et les regarda cuire. Pendant tout ce temps, Remus resta près d'elle. Elle sentait un pan de sa robe contre son jean. Il faisait bon dans la cuisine et elle était contente de s'être arrêté là. Contente de partager ce moment avec lui.
« Tiens. » dit il en lui tendant une spatule. « Tourne les avant qu'elles ne brûlent. »
Ses doigts tremblèrent alors qu'elle sentait la main de Remus sous la sienne lorsqu'il lui avait passé la spatule. « Merci. »
Il laissa Tonks par aller chercher les assiettes et les couverts. Tonks prit un moment pour rassembler ses esprits. Tu n'es plus un écolière sans cervelle. Tu ne devrais pas te sentir comme ça. Il t'a déjà dit qu'il n'était pas intéressé. Eh bien, non, il n'a jamais dit qu'il n'était pas intéressé, il a juste dit qu'il ne pouvait pas, Je sais qu'il ressent quelque chose pour moi, c'est à moi de le convaincre de se laisser aller. Je voudrais qu'il s'ouvre à moi, qu'il me laisse entrer dans son cœur. Si seulement il...
« Tonks ! »
La voix de Remus la sortit de ses pensées et la ramena à la réalité.
« Oh ! Merde ! » jura t-elle alors qu'elle sentait l'odeur de saucisse brûlée.
« C'est rien, » dit Remus, en venant vers elle. « Ne prends pas... »
Tonks jura de nouveau et laissa tomber la casserole sur le sol alors qu'elle avait pris la poignée dans sa main.
« … la poignée de la poêle à main nue. » finit-il. « Fais moi voir. »
Tonks soufflait sur ses mains et les secoua, essayant ainsi de refroidir la brûlure, elle avait l'impression d'être la pire des imbéciles.
« Laisse moi voir, » dit il doucement, en prenant le poignet avec sa main gauche et examiner la brûlure avec la droite.
Son visage s'empourpra, aussi rouge que sa main, alors qu'il l'examinait, touchant légèrement sa paume. Sa tendresse la détruisait lentement.
« Ça ne semble pas trop grave, » murmura Remus. « Viens, il faut la passer sous l'eau froide. »
Elle se laissa tirer vers l'évier en gardant le silence, il tourna le robinet et mit la main de Tonks sous le jet.
« Nous avons de la chance que Molly vienne, » dit-il en allant près de l'armoire et en sortant une boite. « Elle a eu la bonne idée de laisser ici une trousse de premiers soins, mais après avoir passé quelques semaines ici avec les jumeaux, je comprends qu'elle en aie souvent besoin. »
« Ouais, je euh, je crois qu'il vaut mieux en avoir une à portée de main quand je suis là, » murmura Tonks.
Remus ferma le robinet et examina la main de la jeune femme à nouveau. Il prit une serviette qui se trouvait sur le crochet près de l'évier, et essuya soigneusement à nouveau. « Je pense que tu devrais survivre. »
Tonks le regarda appliquer une pommade et y mettre doucement un pansement.
« D'ici deux heures, la pommade aura entièrement guéri la brûlure », lui dit-il en pliant soigneusement le pansement. Il leva les yeux, et aperçut des larmes remplissant les yeux de Tonks. « Ça te fait très mal ? »
Elle secoua la tête et se mordit les lèvres. Lorsqu'il passa doucement sa main sur celle de Tonks, elle ne sentit pas la douleur, seulement la caresse. Ils étaient debout tout près l'un de l'autre en silence, elle le voulait, il ne fallait qu'un pas pour qu'elle se fonde en lui, physiquement et émotionnellement.
« Eh bien, eh bien, eh bien qu'avons nous ici ? » dit Sirius en entra dans la cuisine face à la scène qui se jouait devant lui. « Du désordre sur le plancher, la trousse de premiers soins est de sortie et un silence gêné. Ça ne peut signifier qu'une chose : bonjour, Tonks. »
Remus abandonna la main de Tonks et se tourna pour ramasser la casserole et les saucisses.
Tonks se renfrogna aux paroles de son cousin et se saisit de la trousse de secours.
« Il y a eu un petit incident pendant que nous préparions le déjeuner. » expliqua Remus sur un ton léger.
« Lunard, qu'est ce que je t'ai dit en ce qui concerne Nymphe près de la cuisinière ? » le taquina Sirius alors qu'il se servait une tasse de thé.
« Il est trop tôt pour entendre tes conneries », dit Tonks.
« Oh, on est grincheuse ce matin, hein ? Des nouvelles de Servilus ? »
Remus croisa le regard de Tonks. Il ne pouvait pas mentir à son ami. « Oui, il ne semble pas disposer à m'écouter. »
« Enfoiré, » grogna Sirius. « Je vais aller à Poudlard et moi-même lui... »
« Ne sois pas stupide ! » dit Tonks. « Tu ne feras rien de tel. Tu vous mettrais en danger, toi et Harry. »
« Je vais écrire à Minerva et voir si elle peut faire quelque chose, » dit Remus. « Tu restes ici, Sirius. »
Il souffla de colère. « Harry a assez de soucis à se faire avec ses BUSES à étudier et le retour de Voldemort, la dernière chose dont il a besoin, c'est de devoir gérer les rancunes de Servilus à l'encontre de James et moi. »
« Eh bien, peut être que ce serait bien que tu commences par ne plus l'appeler Servilus, » suggéra Remus alors qu'il servait le petit-déjeuner.
« Pourquoi tu le défends ? »
« Parce que, même si tu ne l'aimes pas, Severus a un rôle important à jouer. Il est le seul à part Dumbledore a pouvoir enseigner l'Occlumancie à Harry et, sur une note plus personnelle, il confectionne pour moi de la potion Tue-Loup. »
« Bien sûr, c'est un saint, » grogna Sirius.
Tonks mit des œufs et du pain grillé sur son assiette, et s'assit près de Sirius. « Il a raison tu sais. Rogue n'est peut être pas quelqu'un de bien, mais Dumbledore lui fit confiance. »
« Alors, qu'est ce qui t'amène ici ce matin ? » demanda Sirius.
Elle haussa les épaules. « J'avais du temps livre et j'ai pensé passez voir ce que vous faisiez. » sans qu'elle ne s'en rende compte, les yeux de Tonks se déplacèrent jusqu'à l'endroit où se tenait Remus.
Son cousin hocha la tête, remarquant où son regard s'était porté. « Eh bien, je ne peux pas parler pour Lunard, mais si ça continue comme ça, je vais mourir d'excitation. »
« Pas besoin d'être sarcastique, » répondit Tonks. « Je pensais que ce serait bien de passer voir comment vous alliez. »
« Ça irait mieux si j'avais des saucisses, » la taquina t-il.
« Et je me sentirais mieux si tu n'étais pas un idiot immature, » répliqua t-elle. « Mais apparemment aucun d'entre nous n'obtiendra ce qu'il veut. »
« Les enfants, » les interrompit Remus, un sourire aux lèvres. « Si vous n'êtes pas capables de vous tenir à table, vous serez tous les deux mis au coin. »
« Je pense que Nymphe préfèrerait une fessée, » taquina Sirius.
Tonks rougit alors qu'elle fixait son assiette, trop gênée pour lever la tête. Mais elle le frappa aussi fort qu'elle le pouvait sous la table.
À suivre...
Alors que pensez vous de ce chapitre ?
A très bientôt pour la suite.
Dinou
