Tu as raison Klaude, mais moi je n'aime pas trop trop Dumbledore. Il agit comme un mec qui sais tout sur tout et qui dirige son petit monde comme il l'entend, j'ai l'impression que c'est un chef avec ses pions sur un échiquier et ca m'enerve. Il le fait surtout avec Harry et Severus je trouve !!

Clamaraa, ravie que cette fic te plaise et surtout ce chapitre car je n'en ai pas entendu que des éloges, encore moins pour celui qui vient !

T'inquiètes pas pour Ginny elle n'est pas bien loin !

Sauver Ginny Chotsala ? hmmm tu n'as qu'à lire !!!

Lilylys, je suis désolée que la suite tarde autant, je n'ai pas eu internet pendant les vacances et je ne suis rentrée que hier !! Mais la voilà maintenant.

Ilie1sa, Di castillo de Mortes, je suis ravie que ça vous plaise !! Toutes ces reviews me font très plaisir !!

XIII) L'arrivée surprise :

Le lendemain se passa sans incident, sauf peut-être au réveil, quand tout le monde se retrouva dans la cuisine. Il y eu un petit choc qui se dissipa assez vite. Le jeune Harry était toujours souriant en regardant son double et son parrain, mais bizarrement, ne fit aucun commentaire. Durant la journée, Harry et Hermione fouillèrent la bibliothèque du salon pour trouver un livre qui pourrait les aider à rentrer chez eux, mais ils ne trouvèrent qu'un livre qui cri dès qu'on l'ouvre « Quand je vous dis que ma famille était cinglée !! », un autre qui refusait catégoriquement de s'ouvrir « Et bien voilà un livre particulièrement utile ! », et un autre qui crachait du feu quand ou l'ouvrait, « Harry, je suis sur que tu dois l'adorer celui-là !! ». Ainsi, ils n'eurent pas d'autres solutions que d'aller à Poudlard. Après une autre engueulade entre Hermione et Harry, dont Clara semblait habituée, Harry partit à la réserve de Poudlard, avec sa cape et sa carte. Et Hermione fit la tête à tout le monde pendant 15 bonnes minutes.

Le soir du deuxième jour, ils avaient déjà commencé à se mettre à table quand Harry arriva, suivis de plusieurs grimoires. Il en déposa un devant Hermione, qui laissa échapper une quinte de toux à cause de la poussière du livre. Hermione se pencha dessus.

- Tu veux que je lise CA ? Mais enfin Harry, c'est écrit en runes !!

- Hermione ! Je ne veux pas que tu lises ce bouquin, je veux juste que tu me trouves la partie qui pourrait nous intéresser.

- C'est bien ce que je dis, pour le lire, il faut que je traduise tout le livre.

Harry s'assit devant son assiette et baissa la tête en passant les mains dans les cheveux.

- Hermione, Hermione, Hermione… Tu sais qu'en vieillissant, tu perds de tes capacités intellectuelles ?

- PARDON ??? Cria Hermione faussement vexée alors que Clara riait comme une folle.

Toute la salle explosa de rire et Harry se tourna vers Hermione comme si elle était une petite fille qui ne comprenait rien.

- Et bien vois-tu, dans chaque livre il y a la table des matières et justement, elle est faite pour nous permettre de nous repérer dans le livre. Ainsi il te suffit de traduire les noms des chapitres, et tu traduis le chapitre qui parait le plus intéressant. Tu as tout compris où il faut que je répète ?

Hermione sembla chercher une répartie, mais baissa la tête et commença à lire les chapitres. Harry sourit avec fierté puis se servit de l'entrée.

Tout d'un coup, la porte de la cuisine claqua et Fumseck entra en trombe dans la cuisine passa au-dessus de Harry et lâcha une lettre qui tomba de ses genoux. Tout le monde regarda avec étonnement le phénix se poser sur l'épaule du voyageur temporel.

- Comment c'est possible ? Demanda Remus, depuis le départ de Dumbledore, nous n'avons pas vu Fumseck, et puis comment sait-il que vous êtes là ?

Mais Harry ne répondit pas. Il ouvrit la lettre et reconnut tout de suite l'écriture. Il regarda Hermione et lança rapidement un regard sur Sirius pour revenir vers Hermione, elle comprit aussitôt que Sirianne était celle qui avait écrite la lettre. Mais en parler devant Sirius serait dangereux. Après tout, Sirianne est censés être morte.

- Qu'est ce qu'elle dit ? Demanda-t-elle.

- Ron a pris ma place à Poudlard. Et c'est lui qui a ma baguette, pour ne pas se faire remarquer. Et… Ah, ils ont un moyen de nous ramener à la maison !! Il faudra par contre que l'on soit là demain à 17h30.

- Vraiment ? Fais voir ça !! S'exclama Hermione en allant lire la lettre derrière Harry.

Harry cacha la lettre contre son torse.

- Me permets-tu de lire la lettre de ma sœur tranquillement ? Rigola-t-il.

- Oh, ça va ! Ce n'est pas comme si Sirianne t'avais envoyé une lettre ultra personnelle ! Lança-t-elle en tapant Harry sur le crâne.

Harry, Hermione et Clara se mirent à rire, mais la tête de Sirius calma leurs rires. Il était maintenant blanc comme un linge.

- Et merde ! Murmurèrent Harry et Hermione en une voix.

- Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas vrai ! Souffla doucement le jeune Harry, lui aussi très blanc. C'est impossible.

Hermione retourna doucement s'asseoir et Harry posa la lettre, puis il baissa la tête en passant les mains dans ses cheveux. Tout le monde put voir la lettre, écrite d'une main féminine.

Salut frangin, salut frangine, salut la pauvre qui est obligée de les supporter.

Bon Harry j'espère que tu es sympa avec Hermione et que tu t'occupes bien de Clara, parce que quand Tonks a compris où était sa fille unique, j'ai bien cru qu'elle allait accoucher avant l'heure !! Heureusement que Remus a pu la calmer ! C'est dingue ce que les femmes enceintes sont stressées !

Enfin bref, sache que Ron a pris ta place en 1983. Il a ta baguette d'ailleurs, il s'en sert pour ne pas que les autres élèves remarquent que Daniel change de baguette !! Papa m'a dit pour le coup de poing de James. Tu sais que j'ai tué des personnes pour moins que ça ? Mais bon ça te regarde ! Il n'empêche, James s'est longtemps excusé, mais c'est Ron qui s'est pris les excuses. Oui je sais ce que tu te dis : « Je me fiche royalement de ses excuses ».

Bon, le sujet le plus important : Votre présence dans le passé ! Sachez que moi et mon inégalable intelligence avons trouvé un moyen de vous ramener à la maison, mais pour ça, il faudra que demain, vous soyez dans la cuisine, à la maison, à 17h30. Parce qu'il faut que je fasse un pentacle avec des runes, et que j'y inclus une incantation, ainsi qu'une potion. Franchement Harry, vous me faites bosser dur là !!

Sinon, pas grand-chose à dire. La bataille s'est super bien terminée (pour nous bien sûr) et personne n'est blessé. En fait si, Ron a eu une blessure au bras. Mais rien de grave !!

Dernier point qui ne va sûrement pas te plaire. Scrimgeour a su que tu étais en ce moment même dans le passé avec Hermione et Clara et il voudra te voir dès ton retour ! Non, je ne te dis pas ça pour que tu restes caché là !!

Aller je te laisse, Sev' m'attend pour la potion.

Xxx Patmolette.

PS : Hermione, sache que nous faisons tout notre possible pour que tu n'ais pas à supporter Harry trop longtemps.

- Patmolette… Murmura Sirius, les yeux rivés sur la lettre.

- C'est le surnom qu'elle s'est donnée. Répondit Harry sur le même ton, puis il leva les yeux vers son parrain. Sirius écoutes…

- Pourquoi ne l'as-tu pas dis plus tôt ? Demanda-t-il.

Harry su au son de sa voix que son parrain n'allait pas tarder à hurler.

- Parce que l'histoire ne doit pas être changée. Et puis d'ailleurs, tu vois bien qu'elle est là. Donc, elle finira par revenir.

- Qui est cette Sirianne ? Demanda Ginny. Harry, tu la connais ?

- Oui… Souffla le jeune Harry, les yeux fixés sur son parrain. C'est…

- Ma fille. Termina Sirius.

Il s'était levé et maintenant, il se tenait dos à la table, ses mains posés sur le comptoir, la tête baissée.

Tous regardèrent Harry, âgé de 20 ans, qui lui aussi avait les yeux fixés sur son parrain. Mais ils ne reflétaient pas la même chose. Le jeune Harry regardait Sirius avec inquiétude. Le plus âgé des deux Harry, lui, avait un regard où se reflétait l'attente.

Quand tout le monde entendit Sirius dire « ma fille », ils sursautèrent et Ron, Hermione et Ginny se tournèrent vers Harry.

- Tu le savais ? Demandèrent-ils d'une même voix.

Mais ils furent coupés par Sirius.

- Ma fille unique que je crois morte depuis qu'elle a à peine un an ne l'est pas et tu sais où elle est… Il se retourna d'un coup et regarda Harry d'un air sévère.

Jamais le jeune Harry n'avait vu Sirius comme ça contre lui.

- Et bien sûr il te paraît normal de ne pas me dire où elle se trouve, où même comment elle va !! S'exclama-t-il.

- Ecoute Sirius. Recommença Harry. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'elle va bien, c'est sûr, elle a beaucoup changée, mais elle va bien, et elle n'est pas toute seule. Elle reviendra quand elle pourra, chaque chose en son temps.

- Chaque chose en son temps ? Harry, où - est- elle ?

- Je ne peux pas te le dire, je ne dois pas changer l'histoire Sirius. Commenta Harry.

- Tu dérailles complètement ! S'exclama le parrain.

- Essaie au moins de comprendre ! Tu crois que c'est facile d'être là, vous voir tous sans pouvoir dire ce qui va vous arriver. Sans pouvoir changer l'histoire pour nous éviter plein de souffrance, parce que tu sais, on n'est pas sorti de l'auberge !

Harry était passablement énervé.

- Ma fille est séquestrée depuis qu'elle est gamine, sûrement par des mangemorts, et toi, tu me demandes de faire comme si de rien était !! Dit moi où elle est maintenant !!

- TRES BIEN !! Cria Harry. TU VEUX SAVOIR ? PARFAIT !!! Sirianne a été enlevé la nuit où Marianne est morte pour qu'elle devienne l'héritière de Voldemort, et là, elle connaît les pires horreurs que je ne voudrais même pas connaître moi-même. Tu veux savoir pourquoi Voldemort voulais une héritière ? A CAUSE D UNE PROPHETIE ! Parce que si Voldemort a tué mes parents, ce n'est pas pour rien. C'est à cause d'une prophétie qui indique que je suis le seul sorcier de ce monde à pouvoir le tuer définitivement. Et oui, en plus d'être le survivant, je sui L'ELU D UNE PROPHETIE qui piment bien ma vie, je peux te le dire. L'arme que vous croyez qu'il cherche, c'est ça !! Ca vous en bouche un coin hein ? Oh et tu veux savoir autre chose ? NON PARCE QUE LA ON EN EST SEULEMENT AU PREMIER NIVEAU !! Parce que vous imaginez qu'il suffit juste que je tue Voldemort et Paf ! On en cause plus. MAIS NON ! Car cet assassin qui fait de ma vie un enfer a crée SEPT HORCRUXES !! Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est… et ben tant mieux pour eux parce que c'est à donner des cauchemars. ET APRES LA MORT DE DUMBLEDORE… A oui en fait… DUMBLEDORE MOURRA L'AN PROCHAIN !! C'est pour ça que c'est moi qui dirige l'Ordre… DONC APRES LA MORT DE DUMBLEDORE, Sirianne et moi sommes partis à la recherche des horcruxes, parfois accompagnés de Ron et Hermione, en passant par un nombre INCALCULABLE de dangers dans lesquels on est tous passés à un cheveu de la mort. Et enfin pour terminer ce MAGNIFIQUE petit récit, je dirai que nous sommes en ce moment même en train de voyager entre notre temps et l'année 1983 parce que Voldemort et TOUTE SON ARMEE qui regroupe inféris, détraqueurs, géants, ogres, mangemorts, trolls, loups-garous et pleins d'autres créatures sont retournés dans le passé dans le but d'empêcher notre naissance à Sirianne et à moi !

Le silence le plus intense qu'Harry n'ait jamais entendu. Il regarda autour de lui. Remus et les autres étaient blancs comme un linge. Certains comme Hermione ou Tonks pleuraient silencieusement, en apprenant la mort de leur mentor. Et Clara avait les larmes aux yeux, elle descendit de sa chaise et demanda à monter sur les genoux de Remus, qui la prit contre lui sans s'en rendre compte. Harry regarda à nouveau son parrain, aussi silencieux que les autres, le regard vide.

- Mais ce n'est pas fini Sirius. Murmura-t-il avec douleur. Ce n'est pas fini. Tu crois peut-être que nous avons là les pires cauchemars de la terre. Mais non. Parce qu'à la fin d'un spectacle il y a le bouquet final n'est ce pas ?... Il marque un silence, et Harry regarda dans le vide. Nous avons tous appris à nous battre. Sirianne a toujours été douée, mais nous nous sommes entraînés pour devenir les meilleurs. Nous avons passés des semaines et des mois enfermés dans le grenier pour nous entraîner en magie et développer notre aura. On voulait tous devenir invincible. Les plus fort, et ça a marché tu sais. Ca a marché. Ta fille et ton filleul sont les deux plus puissants sorciers de leur génération. Nous sommes devenus des animagus. Il ne m'a fallut que 7 mois. Ainsi, on a trouvé un moyen de résister à l'Avada Kedavra. Mais il n'y a que Sirianne, toi et moi, à savoir le faire. Ginny elle n'a pas réussi à maîtriser cette aptitude. Mais sur le moment elle l'a sans doute oublié. Parce que tu sais quoi Sirius ? Sirianne et moi sommes les meilleurs, mais on n'a pas pu protéger la plus jeune d'entre nous : Ginny. On avait 19 ans et Ginny n'en avait que 18, elle avait toute la vie devant elle. Avec les ASPICS qu'elle avait eus, elle serait rentrée à St Mangouste haut la main. Mais Voldemort en a décidé autrement encore une fois. Après avoir tué mes parents et ma marraine, après avoir fait tout ce mal à Sirianne, il fallait qu'il continu à s'en prendre à ceux que j'aime. Alors Ginny a imité ma mère Sirius. Tu t'es souvent moqué qu'elle lui ressemblait un peu. Mais elle lui ressemble beaucoup. Parce que quand Voldemort m'a lancé l'Avada Kedavra, j'étais prêt Sirius, j'étais prêt à y résister une fois de plus. Mais Ginny, tu la connais… elle s'est interposée. Comme ma mère Sirius, comme ma mère. Je l'ai vu s'élancer devant moi, je l'ai vu mais je n'ai rien fait… JE N AI RIEN FAIT ET GINNY EST MORTE SANS QUE JE N AI PU LA PROTEGER ALORS QUE J EN AVAIS LES MOYENS !!!!!!!!!!

Harry avait hurlé ces derniers mots alors que toute la cuisine avait sursautée en entendant la nouvelle. Ginny était devenue blanche comme un linge et comme Harry l'avait fait l'autre jour, il sortit de la pièce sans un regard pour personne, en claquant la porte d'entrée de la maison. Hermione, du haut de ses 20 ans, avait les larmes aux yeux, et encore une fois, son regard fut dirigé vers Ginny qui était blanche, comme tout le monde autour de la table.

- Hermione… Murmura Ginny, les larmes coulant sur ses joues. Qu'est ce qui c'est passé ?

Hermione soupira et s'assit doucement sur une chaise, pour commencer son récit.

- Est-ce que quelqu'un a faim ? Demanda doucement Remus, environ une heure après.

Tout le monde le regarda avec un regard désespéré.

- Euh… C'était une idée stupide.

- Non, tu as raison Remus, c'est l'heure de passer au plat chaud, de toute façon. Commença Molly pour essayer de se reprendre. Euh… Crois-tu qu'Harry viendra pour la fin du repas Hermione ?

Hermione qui regardait ses mains avec tristesse, sursauta.

- Non Molly. Harry ne viendra sûrement pas.

- Où est-il ? demanda Sirius qui parlait pour la première fois.

- Dehors. Comme d'habitude. Murmura Hermione.

- Comme d'habitude ? Demanda Harry qui lui aussi était resté muet.

Hermione regarda le double de son ami et sourit doucement.

- Harry va toujours dehors quand il a besoin de souffler, il aime bien regarder le vide pour réfléchir. Une fois il est resté 3 heures à regarder les nuages bouger. Là, il est sûrement à l'arbre. Le plus grand arbre qu'il y a dans le parc en face. Il monte sur la plus haute branche et il y reste autant qu'il veut.

Alors sans un bruit, sans une parole, Ginny se leva et sortit doucement de la pièce. Elle partit rejoindre Harry, dans son arbre.

- C'est dangereux d'être dehors à cette heure et en ces temps. Murmure Molly en regardant avec inquiétude la porte que Ginny venait de fermer.

- Ne t'inquiète pas Molly, avec Harry, on ne risque rien. Même si c'est la plus grande cible de Voldemort, on est en sécurité auprès de lui. La preuve, dit-elle en montrant la lettre, toujours sur la table. Tonks, n'a pas l'air de trop s'inquiéter, elle sait que Clara est entre de bonnes mains avec Harry.

Et le silence revint, Molly se tourna vers ses casseroles, imaginant sa fille, dehors, au pied d'un arbre.

- Harry, est ce que ça va ? Murmura Ginny.

- …

- Le repas va continuer bientôt, tu n'as plus faim ?

- …

- Est-ce que je peux rester à discuter où tu préfères rester seul ?

- …

- Eh ben ! Notre relation était toujours aussi intéressante ?

Harry, du haut de sa branche, ferma les yeux et soupira.

- Ginny, que fais-tu ici ?

Ginny commença à escalader l'arbre en montant de branches en branches. Arrivée en haut par contre, elle commença à tanguer et elle attrapa au dernier moment la main qu'Harry lui tendit. Elle la serra en plongeant dans le regard vert d'Harry.

- Je m'inquiétais pour toi. Souffla-t-elle en rougissant.

Alors Harry la tira sur la branche sur laquelle il était lui-même assis, et Ginny pu s'asseoir tant bien que mal et s'accrocha au bras d'Harry.

- Qu'est ce que tu regardes ? Demanda-t-elle.

D'un coup de tête, Harry montra le soleil qui se couchait au dessus des toitures.

- Tu n'aurais pas du venir. Murmura-t-il.

- Tu n'aurais pas du parler comme ça à ton parrain. Rétorqua-t-elle avec un petit sourire.

Ils regardèrent le soleil qui finissait sa journée lui aussi. Ce fut Ginny qui brisa le silence.

- Hermione nous a tout raconté.

- Elle n'aurait pas du.

- Sans vouloir être vexante, c'est toi qui en as dis le plus !

Harry soupira encore.

- Oui je sais.

Il y eu un nouveau silence. Puis Ginny se mit à ricaner, et enfin, à rire aux éclats.

Harry la regarda avec un regard bizarre.

- Qu'est ce qui peut bien te faire rire.

- Tout ça !! Ria t'elle. Tu… C'est bizarre hein ? J'ai à peine 14 ans, et je sais que dans quatre ans je vais mourir ! C'est trop, ça c'est un truc qui aurait sûrement fait plaisir aux jumeaux, connaître leurs futures morts.

Puis, en voyant le regard triste d'Harry, elle se calma.

- Excuse-moi. Ca na pas du être facile tous les jours. N'est ce pas ?

Harry ferma de nouveau les yeux et regarda le ciel rouge.

- C'est comme dans un cauchemar. Invivable. Je… Quand on est arrivé ici et que je t'ai vu… J'ai toujours rêvé de pouvoir te resserrer dans mes bras, te dire combien je t'aimais, mais… En arrivant ici, reprit il, je pensais pouvoir changer l'histoire, et te dire tout ce qui c'était passé, pour ne pas que l'on refasse la même erreur. Mais, l'histoire est trop compliquée pour ne pas prendre en compte les risques que ce changement engendrerait.

Ginny resta silencieuse, Harry aussi. Derrière eux une porte claqua.

- Harry !! Appela Hermione. Il y a un problème à Poudlard, vite !!

Sans attendre la réponse, Hermione repartit en coup de vent vers la maison. Ginny se retourna vers Harry, mais il avait disparu, il avait déjà sauté de l'arbre.

- Viens dépêche toi ! Dit-il.

Ginny essaya tant bien que mal de descendre les branches mais c'était difficile. Alors Harry lança un sort à Ginny qui dans un cri, se mit à flotter dans les airs. Harry la posa à terre et sans attendre quoi que se soit, partit vers la maison.

Sirius et tous les autres étaient penchés sur la carte du maraudeur, où un phénomène étrange avait lieu. A la lisière de la forêt interdite, un groupe de points et de noms apparaissaient et disparaissaient. Parmi eux, on voyait Sirius Black, Sirianne Black, Bellatrix Lestrange, Alastor Maugrey, Remus Lupin, Lucius Malefoy, et encore pleins d'autres.

Hermione venait à peine de se pencher vers la carte que la porte de la cuisine claqua pour la deuxième fois de la soirée. Sans faire attention à ce qui l'entourait, Harry se pencha vers la carte. Il ne réagit que quand il vit tous les membres de l'ordre sortir leurs baguettes.

- Personne ne bouge sans mon accord. Dit-il.

Il le dit d'une manière si autoritaire que personne ne pensa à répliquer.

- Clara tu ne bouges pas jusqu'à notre retour, Hermione tu viens avec moi. Personne ne doit nous voir de Poudlard, nous ne sommes pas censés être là. Précisa-t-il.

Hermione hocha simplement la tête et ils disparurent tous les deux dans une lumière blanche. Les autres se regardèrent avec étonnement et regardèrent Clara qui s'était assise dans le divan près de la table, et qui avait sortit de nulle part un rubik's cube mélangé qu'elle essaya de tordre dans tous les sens.

Fol œil, sans demander quoi que se soit, fit apparaître un écran magique contre le mur, et c'est là qu'ils virent le problème :

Harry et Hermione arrivèrent en plein milieu d'un combat entre mangemorts et membres de l'O.P. Hermione ne perdit pas de temps et lança un sort au mangemort devant elle. Harry aussi lança un autre sort. Le combat continua et les membres de l'Ordre qui étaient toujours au QG virent leurs doubles se battre contre les mangemorts, c'était assez bizarre en fait. Sirius, Harry et Remus retinrent un cri quand ils virent Harry se mettre contre le dos d'une femme, un peu plus petite que lui, avec de longs cheveux noirs, de la même couleur que ses yeux.

- Sirianne, qu'est ce que vous foutez là ? Demanda-t-il.

Sirianne attendit deux secondes, pour en finir avec son mangemort.

- Je te le dirai quand je le saurai ! S'exclama-t-elle.

- Et ben tu as intérêt à le savoir vite fait ! Dit-il en se séparant d'elle.

Il décocha un sort à un mangemort alors que dans son dos, un mangemort lui lançait le sortilège de la mort. Toutes les personnes présentent dans la cuisine du QG retinrent leurs souffle quand ils virent le double de Sirius lancer un sort au mangemort et attraper Harry pour le dévier de la trajectoire du sort.

- On surveille toujours ses arrières Harry ! Fit Sirius avec un sourire.

- Oh ça va hein !

- Tu me fais encore la tête avec la bonne nouvelle que l'on t'amène ?

Harry le regarda en fronçant les sourcils mais Sirius était déjà parti voir Lucius Malefoy.

Alors Sirianne hurla aux autres membres de l'Ordre de se coucher et ainsi, elle cria un sort en fourchelangue et alors, une fumée sombre entoura la zone de combat et quand tout se dissipa, les mangemorts étaient tous au sol, inconscient. Ainsi, les combattants se relevèrent doucement en regardant Sirianne.

- Je suis désolé, mais c'est le seul moyen. On peut comme ça les amener avec nous à la maison. Je suis la seule qui puisse lever le sortilège et les réveiller.

- Génial. Parce que là, j'ai l'impression que vous avez beaucoup de chose me dire. Commenta Harry en regardant Sirius.

Celui-ci regarda sa fille avec un sourire.

Alastor eu juste le temps de faire disparaître l'écran que les membres de l'ordre du futur arrivèrent les uns à côté des autres.

- Papa !!! Cria Clara en se levant du fauteuil pour courir vers son père qui la prit aussitôt dans ses bras.

Harry et Hermione se regardèrent avec désolation et Sirius éclata de rire avec Sirianne. Harry s'assit alors et se mit la tête dans les mains.

- Bah quoi ? Demanda Clara, à lui j'ai le droit de le dire !

Remus, tenant sa fille dans ses bras regarda son double plus jeune, blanc comme un linge, et haussa les épaules.

- Oui Clara ! Soupira Harry. Oui Clara !

- Quelqu'un a un appareil photo ? Demanda soudain Sirius, non parce que là ça vaut la peine de le prendre !! Dit-il en désignant Remus.

- Papa ! Protesta Sirianne en rigolant.

C'est alors que l'histoire de Remus passa au second plan. Tout le monde fixa Sirianne, qui était contre le mur, les bras croisés. Elle avait un petit sourire en regardant son frangin qui alla se placer devant elle.

- Explication ! Dit-il.

- Deux mauvaises nouvelles, une bonne nouvelle, pas encore d'explications pour notre arrivée surprise. Par quoi je commence ?

- Et si on commençait par un café ? Proposa Molly.

- Un café ne se refuse jamais ! Lancèrent Harry, Sirianne, et le Sirius du futur.

Tous ceux du passé regardèrent le drôle de trio mais ne fit aucun commentaire. Ainsi, ils s'assirent tous. Harry, de 15 ans, regardait son parrain fixement avec un petit sourire. Il paraissait en forme, contrairement à son parrain d'aujourd'hui, qui était taciturne et renfermé. Lui il souriait tout le temps.

- Oh, en fait Harry. Je crois que cela t'appartient. Commenta Remus en tendant une baguette à Harry, celle de James Potter. Merci.

Harry prit la baguette, la regarda quelques secondes et la mit dans sa poche.

- On ne laisse jamais tomber sa baguette. Dit-il à Remus avec un petit sourire moqueur.

- Ca te va bien de dire ça. Murmura son parrain.

Il faisait tourner sa cuillère autour de son doigt en attendant que son café refroidisse et regardait fixement Harry qui lui rendit son regard.

- Comment vas-tu ?

- Très bien. Répondit-il un peu trop rapidement.

- Mais bien sur.

Sirius, celui du passé cette fois, regardait l'un après l'autre son double et le filleul qu'il aurait dans cinq ans.

- De toute façon on n'est pas là pour parler de ça.

- Evidemment. Répondit encore Sirius.

Harry regarda son parrain d'un œil noir mais ne fit aucun commentaire.

- Bon, Sirianne c'est quand tu veux.

- Et pourquoi ce serait à moi de t'annoncer les mauvaises nouvelles.

- Parce qu'à ta tête, je sais qu'il y en a au moins une qui te concerne.

Pour toute réponse, Sirianne détourna le regard.

Harry souffla un bon coup et but son café.

- Bon, vas-y, commences par les mauvaises.

Mais ce fut Sirius qui répondit en sortant de sa poche le journal, qui d'après la date, était du matin même. Quand Harry vit la une, son sang ne fit qu'un tour.

- QUOI !!! Cria-t-il.

- Ouais, fit Sirius avec colère, et on ne l'a appris qu'en lisant le journal. Personne au ministère n'a cherché à nous prévenir. D'un côté je comprends pourquoi.

Harry lut les grandes lignes de l'article, mais c'est surtout le titre qui sauta aux yeux de tous :

« PETER PETTIGROW, ECHAPPE DE PRISON »

- Ce n'est pas possible ! C'est une blague, j'avais demandé à ce qu'il soit surveillé 24h sur 24. J'avais prévenu Scrimgeour qu'il se transformait en rat ! S'énerva-t-il. Il devait y avoir toujours deux aurors devant sa cellule !! Comment s'est arrivé ? Cria-t-il en se tournant vers les autres.

- On n'en sait rien justement, commenta Remus qui jouait avec les couettes de sa fille. Quand on a reçu le journal, on a tout de suite été au ministère, et on… enfin c'est surtout Sirius et Sirianne qui ont mené le spectacle.

Sirius eu un éternuement très suspect mais Harry n'eu aucune réaction, contrairement à son jeune double qui se retint de rire. Ce que tout le monde remarqua par contre, ce fut le regard ravi de Sirius sur le Harry qu'il avait pour filleul il y a cinq ans, apparemment ravi de le faire rire.

- Quand s'est il échappé ? Demanda Harry, les yeux toujours rivé sur l'article.

- D'après Scrimgeour, depuis deux jours déjà, nous nous sommes mit en état d'alerte, Minerva a interdit toutes sorties et les défenses ont été rajoutée sur l'école. Ron a été mit au courant et ne lâche plus les maraudeurs. Mais comment trouver un rat ?

- Il serait étonnant qu'il soit allé à Poudlard, à mon avis il est de nouveau auprès de Voldemort à l'heure qu'il est. Mais il faut comme même faire attention, il ne se risquera pas à aller dans le passé, il a trop peur de nous.

Un sourire sadique naquit sur les lèvres de Sirianne et Tonks eu soudain peur de cette vision.

- Bellatrix. Murmura-t-elle.

Tout le monde sursauta et la regarda, Sirius peut-être plut violemment que les autres. Sirianne et son frère par contre, ne firent que tourner leur tête vers elle.

- Pardon, qu'est ce qu'elle a ma cousine ? Demanda la jeune Black, le visage menaçant.

- Oh, rien… Murmura Tonks, un peu apeurée. J'ai juste pensé à Bellatrix Lestrange quand tu as souris.

Sirianne se leva et osa sa tasse vide dans l'évier puis se retourna vers Tonks, le visage souriant, presque malicieux.

- Et alors ? La prochaine fois que je la croise celle là, je la tue.

Tout le monde sursauta différemment. Sirius, celui du passé, n'avait toujours pas dit un mot. Il regarda sa fille fixement sans vraiment se rendre compte de ce qu'il avait devant les yeux.

- Sirianne, soupira Harry, je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée que tu agisses comme ça, déjà qu'ils pensaient tous que tu étais morte, évites d'en rajouter s'il te plaît !

La sœur ne fit que hausser les épaules. Harry lui n'avait pas lâché des yeux la photo de Peter Pettigrow, comme s'il pouvait le tuer avec le regard.

- C'est quoi la deuxième mauvaise nouvelle ? Demanda le jeune homme.

Alors on vit Sirius détourner le regard et se replacer sur sa chaise, Remus aussi regarda ailleurs alors qu'il jouait avec les couettes de sa fille, et Sirianne passa derrière son père et lui souffla à l'oreille.

- J'aurais préféré qu'il l'oublie cette affaire là !

- Tu connais ton frère, dès qu'il peut te charrier…

Sirius avait seulement murmuré ces paroles et Sirianne retint un éclat de rire avant de s'asseoir sur sa chaise.

- Je ne cherche pas à charrier ma sœur Patmol, je cherche à savoir ce qui a bien pu arriver à l'Ordre du Phoenix pendant mon absence. En plus, plus vite je serais au courant de la mauvaise nouvelle, plus vite tu pourras m'annoncer la bonne.

Sirius se mit à sourire en se penchant en arrière, sur deux des quatre pieds de la chaise.

- En fait quand est ce que les vacances se finissent ? Demanda-t-il en regardant le plus jeune des deux Harry.

- Dans trois jours Sirius et n'essaie pas de changer de sujet s'il te plaît. Continua Harry qui lisait toujours l'article sur l'évadé.

- Oh non, je n'oserais pas voler la vedette à mon filleul qui excelle dans ce domaine.

Tout le monde regarda Sirius comme s'il était fou. Il avait les bras croisé et regardait Harry d'un regard plus que pénétrant. Hermione et Sirianne grognèrent en se regardant, Remus arrêta de jouer avec les cheveux de Clara et même Fol Œil se raidit sur sa canne.

En entendant la répartie de son parrain, Harry lâcha pour la première fois son regard et il fixa son regard vert dans le regard noir de son parrain.

- Sirius je ne crois vraiment pas que ce soit le moment ! Prévint-il.

- De toute façon tu feras toujours en sorte que ce ne soit jamais le moment !

Harry soupira et alla vers l'entrée de la cuisine.

- Il n'y a pas besoin de parler de ça ! Lança-t-il.

- Ca c'est ce que tu veux faire croire.

- Si je devais faire de l'humour, je dirai que cela remonte à 20 ans, il y a prescription.

Sirius fit retomber sa chaise sur ses quatre pieds et croisa les bras sur la table.

- Harry, je te connais par cœur ! Tu feras tout pour ne pas parler de ça, tu contourneras le problème et tu garderas tout pour toi, comme tu le fais à chaque fois. Et tu sais très bien comment ça va finir, tu ne pourras pas te le cacher éternellement.

- Exactement ! Lança Harry avec un sourire hypocrite, alors si tu veux bien Sirius, je ne vais pas changer les vieilles habitudes et nous allons retourner tranquillement à nos problèmes comme si de rien était ! Parce qu'au risque de me répéter nous ne sommes pas là pour parler de ça. Alors maintenant, c'est quoi la deuxième mauvaise nouvelle Sirianne ? Demanda-t-il sur un ton qui ne voulait aucune réplique.

Sirius soupira et secoua lentement la tête de gauche à droite sans lâcher son filleul des yeux, il se laissa tomber contre sa chaise et cette fois, croisa les bras sur sa poitrine.

- Bon, très bien. Soupira la jeune Black. Le truc, c'est que quand on a appris l'évasion de Peter, on s'est tous dirigés de pied ferme au ministère pour avoir des explications. Et on a été reçu par l'autre crapaud rose d'Ombrage. Elle a changé de poste, elle s'occupe d'audience maintenant, elle les dirige.

Harry commença à grogner, tout cela s'annonçait très mal.

- Comme tu l'imagines, continua Remus, elle n'a pas été très ravie de nous voir.

- C'est normal ça Lunard, tu lui fais peur !!! Rigola Sirius.

- Peut-être mais en attendant à ce moment là si j'avais été elle, j'aurais plus eu peur de toi et Sirianne plutôt que de Remus. Grogna Alastor.

- Pourquoi ? Demanda Harry.

- Eh bien, disons que Sirius était un peu furax à l'idée que Queudver ai pu s'échapper.

- Le crétin, cracha Sirius, il a utilisé ma tactique en plus. Fini t'il en hochant négativement la tête comme pour faire de l'humour.

- Du coup, on était encore plus énervé d'être reçu par elle ! Et elle a était odieuse ! Continua Remus cette fois outré.

Derrière Harry qui était retourné s'asseoir, Maugrey grogna un peu et en face, Sirianne tapa sa baguette contre sa cuisse, signe chez elle de grands énervements.

- La prochaine fois qu'elle sort une connerie pareil sur l'un d'entre nous je vous préviens tout de suite je la tue de mes mains. Siffla-t-elle.

- Et qu'est ce qu'elle a fait pour vous mettre dans un état pareil ? Demanda Harry.

Sirius passait sa tasse d'une main à l'autre et fixait la table des yeux comme s'il voulait la tuer.

- Elle a était ignoble, c'est le diable en personne, une sale pouffiasse, une…

- Sirianne ! S'exclama Harry.

Tout le monde la regarda les yeux ronds. Elle venait de parler fourchelangue.

- C'est de qui que vous parler ? Demanda Clara.

- De Dolorès Ombrage princesse. Répondit Hermione.

- La vieille sorcière male baisée. Murmura la petite.

Malheureusement, son père l'entendit, et il sursauta.

- Tu peux me REPETER CA ??

Tout le monde avait bien compris ce que Clara avait dit, celle-ci baissa la tête qu'elle cacha dans ses épaules.

- Qu'est ce que tu viens de DIRE ?? Tonna Remus, étonnant tout le monde.

- Mais c'est Sirianne qui…

- Je sais très bien que c'est Sirianne qui a lancé cette insulte la dernière fois que nous avons parlé d'Ombrage, mais cela ne te permet pas de répéter ce que ta sœur dit Clara ! Gronda Remus avec colère. Sirianne est adulte, elle est responsable de ce qu'elle fait et ce qu'elle dit, et je refuse catégoriquement que tu parles comme ça de la sous-secrétaire d'Etat ! C'est impoli et inadmissible !

- Mais elle t'aime pas. Murmura Clara d'une toute petite voix.

Alors Remus porta Clara debout sur ses genoux et regarda sa fille dans les yeux. Clara le regarda avec peur et ses yeux devinrent couleur ambre, comme ceux de son père.

- Ombrage ne m'aime pas, soit, elle est contre nos idées et nous complique la vie avec l'Ordre, je suis d'accord, mais ce ne sont pas tes affaires. Je ne veux pas que tu t'occupes de ça, c'est notre problème pas le tien. Donc je ne veux plus t'entendre parler de Dolorès Ombrage, ou de qui que ce soit d'autre de cette manière. Est-ce que je me suis fait comprendre jeune fille ?

Clara hocha la tête doucement et baissa la tête. Remus soupira longuement et reposa Clara sur ses genoux, le dos de la petite contre son torse, et recommença à jouer avec les cheveux de sa fille sans vraiment faire attention.

- En ce qui te concerne Sirianne, je crois vraiment qu'il faudrait que tu te calmes avec les membres du ministère, tu es déjà la première sur leur liste de bouc émissaire. En plus, si Clara ce met à répéter tout ce que tu dis, on est vraiment mal barré.

Sirianne sourit en regardant son père.

- Papa, sache que je n'ai plus 16 ans, que j'en ai 20, et que je suis responsable de mes actes ! Rigola-t-elle.

- Il n'empêche que tu es très mal vue et que ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'ils trouvent un moyen de t'envoyer en prison ! Lança le père.

- Et je te promets que je mettrais 12 fois moins de temps que toi pour m'évader ! Ironisa-t-elle.

Sirius ne pu se retenir de rire. Il regarda sa fille dans les yeux avant de secouer la tête en levant les yeux au ciel.

- Bon, intervint Harry, qu'est ce qu'elle a fait Ombrage pour être aussi ignoble ?

- Elle a dit… Oh et puis zut, que quelqu'un lui dise moi j'en suis incapable, ou alors je devrais me tuer moi-même. Grogna Sirianne.

- Très bien je vais le faire, mais je te préviens c'est toi qui a fait la bourde pas moi ! Lança Remus.

- Je te ferais remarquer mon cher Lunard que si ta FEMME ne t'avait pas retenu, toi aussi tu aurais fait cette « bourde ».

Toute la salle se mit à ricaner et Tonks ainsi que le jeune Remus évitèrent soigneusement de se regarder.

Harry lui, ne cessait de regarder et son futur parrain et sa sœur. Sirius regardait Sisi comme s'il s'agissait d'un fantôme (ce qui était quand même un peu le cas). Ginny elle, regardait Sirianne avec méfiance, et il y avait de quoi, car lorsque Sirianne avait charrié Remus elle s'était mise contre l'épaule d'Harry qui était adossé aux meubles noirs de la cuisine. Celui-ci avait donc passé son bras sur les épaules de sa sœur.

- Très drôle Sirianne, vraiment très drôle. Bon Harry, assis toi ça vaut mieux.

Harry regarda Remus, très sceptique.

- Qu'est ce que Tonks t'a empêché de faire ? Demanda-t-il.

- Ce que moi j'ai fait. Répondit sa sœur.

- Ok, racontez moi ce sera mieux.

- Bon.

Remus posa sa fille par terre et se mit droit sur sa chaise, les mains jointes sur la table et regarda Harry.

- Nous sommes donc allé au ministère pour… discuter dirons-nous. Nous sommes tombés sur Ombrage et bien sûr, tout c'est compliqué, tu sais comment ça fini quand Ombrage est dans la même pièce que nous. Donc nous lui avons demandé comment tout ça était arrivé. Et la discussion s'est rapidement dégradée, je t'épargne les détails, et après, Ombrage a dit quelque chose, d'ignoble. Je me demande même si je devrais te le dire. Enfin… Elle nous a tous regardé et elle a dit : « De toute façon, hormis avoir engendré la mort des Potter, Mr Pettigrow n'a pas fait grand-chose ».

Tout de suite après cette « citation », un bruit de vers cassé retentit, suivit qu'un cri de rage.

- Rhâââ et MERDE !! Cria Sirius en se levant, la main pleine de café et de sang, alors qu'il venait de casser sa tasse en la serrant trop fort. Cette vieille sorcière aussi qu'est ce qu'elle peut être co…

- Sirius ! Coupa Hermione avec un signe vers Clara.

Sirius grogna avec haine en passant sa main sous l'eau froide. La carafe d'eau posée sur la table explosa et un éclair de lumière rouge et or sembla apparaître comme un flash devant Harry alors que ses yeux s'animaient d'une colère contenue.

- Elle a osé… Murmura-t-il la voix plein de haine. C'est vraiment une… Elle tient vraiment à ce que je la tue ce n'est pas vrai. S'exclama-t-il en se levant et en passant ses mains dans les cheveux.

Il respira profondément pour essayer de se reprendre alors que Sirius s'était soigné sa main par un cou de baguette et que Sirianne faisait craquer ses doigts avec colère, les yeux dans le vide.

- Est qu'est ce que tu as fait Sirianne ? Demanda Harry la voix rauque.

- Tu ne le devines pas déjà ? Demanda-t-elle doucement.

Harry la regarda dans les yeux. Il se mit lui aussi à siffler.

- Je préfèrerais que tu me le dises toi-même.

- Tu ne te mettras pas en colère ? Demanda Sirianne dans la même langue.

Tout le monde les regarda bizarrement, et seul le jeune Harry pouvait comprendre ce qu'ils disaient.

- Très drôle Sisi, allez vas-y, j'ai déjà une vague idée de toute façon.

- Je… Sirianne soupira et regarda son frère. Je lui ai mit mon poing dans sa face.

- Quoi ?!? Cria Harry en reprenant une voix normale.

- Ben quoi ? S'étonna Sirianne, je pensais que tu t'en doutais !

- Je pensais que tu lui avais jeté un sort ! Pas que tu l'avais défiguré !

- Je ne l'ai pas défiguré ! Je n'ai fait que l'embellir quand on y pense ! Se moqua-t-elle. En fait je crois que je lui ai cassé le nez.

- Et quelles sont les répercutions ? Demanda Harry.

C'est là que Sirianne se sentit mal, et comme son père, elle passa sa main dans les cheveux. Elle prit le journal où Peter était toujours là, et tourna la page, défroissa le journal, et le tendit à Harry, cette fois, on pouvait lire en titre :

ATTEINTE A LA SANTE DE DOLORES OMBRAGE.

Sirianne Black frappe la sous-secrétaire d'Etat.

Harry ne prit pas la peine de lire l'article, il ne regarda que la photo. On voyait un face à face entre Ombrage et les membres de l'Ordre. Du côté de l'ordre, on voyait en tête du groupe Sirianne au centre avec Remus à sa gauche et Sirius à sa droite. Sur la photo animée, on vit Ombrage avoir un sourire ravi et d'un coup, Remus, Sirius et Sirianne s'agiter et tenter de foncer sur Ombrage. Tonks et Bill attrapèrent Remus respectivement par le bras et le torse, alors que Fol œil, Fred et George avaient du mal à retenir un Sirius déchaîné. Par contre, Charlie et Drago n'eurent pas le temps de réagir que Sirianne avait déjà foncé sur Ombrage en lui décochant un coup droit en plein sur le milieu du visage. D'un coup l'image sembla s'arrêter alors que tous les membres de l'O.P se figèrent et qu'Ombrage relevait la tête lentement, la main sur sa joue. Cette vision rappela un mauvais souvenir à Harry qu'il aurait aimé oublier.

- Bien… Bien… Commenta Harry. Et la bonne nouvelle ? Demanda-t-il en refermant le journal et en le jetant dans le feu de la cheminée.

- Harry ! Tu t'en fous ? Demanda Sirianne en regardant le journal avec étonnement.

- Je préfère ne pas y penser !

- Mais enfin tu as lu l'article ? Il y a une audience disciplinaire ! Lança Sirius avec inquiétude.

Harry regarda Sirius avec stupeur et se tourna la cheminée. Il tendit sa main et le journal y fut attiré comme par un aimant, alors que des flammes entouraient encore le journal. Mais Harry n'y prit pas garde et ré ouvrit l'article sur sa sœur en faisant tomber les morceaux de papier journal calcinés. Ses yeux volèrent le long de l'article et il referma l'article pour le jeter avec rage sur la table.

- L'audience est prévue pour quand ? Demanda Hermione d'une petite voix.

- Pour Jamais !! Lâcha Harry avec haine.

- Qu'est ce que tu veux dire ? Demanda Sirius.

Pour la première fois depuis l'arrivée des membres du futur, ce fut une des personnes de ce temps là, donc du passé qui parla. Sirius venait de parler directement à Harry après leur altercation de tout à l'heure.

- Ce que je veux dire c'est qu'il n'y aura pas d'audience.

- Et comment comptes-tu t'y prendre ? On ne peut pas aller contre la loi. Commenta Tonks.

Harry eut un sourire cynique, presque…maraudeuresque.

- Non, et non, je refuse. Scanda Sirianne. Je refuse que tu recommences à utiliser ton tutorat sur moi pour me sortir d'affaire Harry. A chaque fois tu le fais et le ministère se fait un plaisir de me le rappeler. Et au cas où tu ne le saurais pas, mon casier judiciaire est encore plus rempli que tous les coffres de Gringotts le sont d'argent. Alors que tu me couvres cette fois encore n'y changera rien. J'irai à cette audience point final.

- Pour finir à Azkaban ? Demanda Sirius, le plus vieux, cette fois. Hors de question !! Je préfère encore me jeter dans le repaire de Voldemort que de te voir aller là-bas !!

- Et à ton avis il me faudra combien de temps pour me sortir de n'importe quelle prison moldue ou sorcière ! Répliqua Sirianne à son père.

- Pas longtemps, c'est vrai, mais ils ne pourront rien faire contre toi si tu restes à la maison.

- Alors là non ! Non Harry ! Je ne resterai pas ici pendant que les autres iront se battre lorsque les mangemorts attaqueront. C'est directement Niet !!

- C'est juste le temps que le ministre se calme !

- Je ne veux pas lui donner l'impression de me cacher ! Et puis nous sommes dans la dernière ligne droite de cette putain de guerre, nous avons besoin de toutes les personnes possible et ce serait vraiment handicapant si je devais rester ici.

- Les autres pourraient très bien se débrouiller sans toi ! Rétorqua Harry.

- Pas si Voldemort attaque !! Cria Sirianne, car tu sais bien que nous sommes les deux seules personnes à être capable de lui faire face en ayant de grande chance de s'en sortir vivant et avec toi dans le passé…

- Je te ferais remarquer que justement Voldemort est aussi dans le passé.

- Ah ouais ? Tu en as la preuve vivante ? Tu l'as vu de tes yeux ? Parce que ce ne serait pas la première fois qu'il nous fait un coup de bluff !!

Les autres regardèrent Harry et Sirianne bizarrement. Ils se regardaient avec haine et on pouvait sentir leur puissance magique autour d'eux. Le plus jeune des deux pères/parrains allait dire quelque chose mais son double l'arrêta d'un regard, en fait, tous ceux de ce présent là comprirent que dans ces moments là, il y avait un bon moment pour intervenir. Avant ou après ce moment …, ce n'était pas le bon.

- Il y a peut-être une solution à ce problème. Commenta Harry en se parlant sans faire attention à sa sœur.

Tout à coup, Sirianne sembla se calmer et regarda Harry avec intérêt en fronçant les sourcils.

- Qu'est ce que tu as derrière la tête ?

- Euh… Réfléchit Sirius. Des bois ?

Les deux Remus, Sirianne, les deux Sirius et le jeune Harry éclatèrent de rire. Même Harry se permit de sourire.

- Très drôle Sirius ! Mais non ce n'est pas ça. J'étais juste en train de me dire qu'il y avait un moyen de faire en sorte qua Sirianne n'aille pas à cette audience et n'est pas de problème jusqu'à ce que la situation se tasse, sans pour autant qu'on me soupçonne de la protéger.

- Et comment ? Demanda Sirianne.

Harry échangea un regard avec son parrain qui se mit à sourire, comprenant les pensées de son filleul.

- Excellent, mais comment comptes tu faire ?

- Il suffirait que tu meurs.

- C'est sympa pour moi ! Rigola Sirius.

- Ne soit pas stupide, c'est la seule idée que j'ai, après si tu en as une autre. De toute façon je comptais renforcer la protection à Poudlard, on sera mieux à deux pour surveiller tout ce petit monde.

- Excusez moi deux secondes mais c'est quoi votre idée ? Demanda Sirianne.

- En fait, il faudrait que tu ailles dans le passé avec Daniel.

- Ca ne risque pas de faire bizarre ? Demanda Hermione. Elle est censée restée avec toi et déjà que l'arrivée de Daniel n'est pas passée inaperçue alors la sienne…

- C'est pour ça qu'il suffirait que Gary meure ! Commenta Sirianne qui semblait comprendre.

- Il y a des morts chaque semaine, ça serait simple de faire passer Gary pour mort dans une des batailles et ainsi, Sisi Oldman serait obligée de revenir auprès de Daniel.

- Comme ça, conclut Harry, non seulement la protection ne serait que renforcée près des maraudeurs et le Ministère ne pourrait pas s'en prendre à Sisi, j'ai un contrat avec Scrimgeour, je suis celui qui a le dernier mot sur tous les faits et gestes qui se passent à Poudlard en 83 ayant un rapport avec notre temps à nous.

Il y eu un silence durant lequel tout le monde, du moins ceux du temps du « combat final », était en train de réfléchir à cette possibilité d'action.

- Bon, il faudrait peut-être continuer le repas non ? Demanda Molly en se dirigeant vers les plats.

Tout le monde se remit à sa place tandis que Molly faisait apparaître de nouvelles assiettes pour les nouveaux arrivants, il faut dire que Molly faisait tellement à manger que cinq personnes de plus n'étaient pas de trop pour en finir avec les repas. Il y eu trente secondes de silence avant que Harry ne se remettent à parler.

- Bon et ton explication pour cette arrivée surprise ?

Sirianne, qui était en train de boire, prit son temps pour finir son verre et regarda son assiette.

- Et bien c'est une erreur que j'ai faite lors de la réalisation de la bonne nouvelle.

- En fait Sirianne, demanda Hermione, rassure moi, ça a marché ?

- Plus que jamais Hermione.

Il y avait quelque chose de bizarre dans l'expression de Sirianne. Comme une joie immense, ce qui était rare venant de la jeune fille. Mais ce qui étonna le plus Harry, ce fut les larmes aux yeux d'Hermione alors qu'elle souriait en mettent ses mains devant sa bouche, comme pour s'empêcher de hurler. D'ailleurs, d'après Harry, tout le monde semblait comprendre ce qui se passait, puisque Sirius, Remus et Kingsley se souriait mutuellement. Même Clara était toute contente.