Muchas, muchas gracias à Rajhna, annelaure0617 pour ses 2 reviews, ChocoWend, Millou95, JPloveLE, malilite, Drudrue, Miss Hell Black, Laeticia Osborne, rockeuse dans l'ame, Twinzie et MissButterfly22.

Tout d'abord, je m'excuse pour l'attente, plus d'un mois avant une mise à jour ... je ne m'arrange pas avec le temps!

L'inspiration est irrégulière, elle va de pair avec la motivation.

C'est un long chapitre, le plus long de l'histoire, presque 7000 mots. Désolée pour les petites fautes d'orthographes et de conjugaisons qui restent, le texte sera corrigé prochainement,

Je vous souhaite une bonne lecture.

Avertissement PG-13: scène de fin poussée.

Chapitre 13 : L'erreur

- Deux semaines de pure liberté, s'écria Sirius, le poing en l'air, lorsqu'il pénétra dans un compartiment du Poudlard Express. Il s'empressa de s'asseoir au bord de la fenêtre afin de pouvoir observer le paysage au loin.

- Quel gamin, soupira James en entrant à son tour dans le compartiment sans dénouer ses doigts de ceux de Lily.

Elle entra dans le compartiment d'un pas lent, presque timide. D'un geste nerveux, elle replaça une de ses mèches derrière l'oreille. D'après ses souvenirs, elle n'avait jamais voyagé en compagnie des Maraudeurs, justement c'était le contraire.

Elle se démenait pour trouver une place libre dans les autres compartiments. Un voyage avec eux était, selon elle, une épreuve psychologique difficile. Leurs bêtises, leurs farces, leurs discussions. Tout la répugnait. Mais c'était avant. Avant qu'elle ne tombe dans son propre piège.

James l'incita à continuer d'avancer afin que Remus et Peter puissent y entrer à leur tour. Face à la joie de Sirius, Lily ne put s'empêcher d'être attendrie . Elle ne se souvenait pas de l'avoir vu aussi gamin ces derniers jours.

- Goodbye, hasta la vista, tschuss, adeus ! récita Sirius en secouant la main de droite à gauche.

- On est de retour dans 2 semaines, informa Remus sans vouloir être blessant.

- C'est déjà ça, affirma-t-il.

- Je ne me souviens pas t'avoir vu aussi heureux lors d'un simple voyage, signala Lily.

- Deux semaines chez James, j'pense que même toi à ma place, tu sautes au plafond.

Lily comprit alors d'où venait cette joie spontanée et naturelle, elle cernait mieux la situation. Jamais elle n'avait vu Sirius aussi heureux. Avant son émancipation, il n'osait jamais quitté Poudlard pendant les petites vacances.

- Deux semaines, soit 14 jours, soit 336 heures donc 20160 minutes, compta Sirius en griffonnant le tout sur un bout de parchemin.

- Tu peux soustraire, d'ores et déjà, les heures de sommeil, compléta Remus.

Sirius fit une moue triste.

- Nos projets sont donc limités.

- Vous comptez faire quelque chose de spécial? demanda Lily.

- Eh bien, rattraper le temps perdu.

Le malaise de Lily s'intensifia. Sirius la dévisagea un instant, sans doute dans l'attente d'une autre question. Elle acquiesça simplement par un hochement de tête.

Sa phrase la visait-elle? Si James avait été si peu présent ces temps-ci, c'était sans doute à cause d'elle. Elle se mit à douter. Le ton de Sirius ne se voulait pas vexant, ni blessant, ni provoquant. Il avait prononcé sa dernière réplique d'un ton neutre, comme si il évoquait un fait banal. Pourtant elle s'était sentie visée. Avait-il fait intentionnellement? Ou se faisait-elle à nouveau son propre scénario?

Après plusieurs minutes, ne voulant pas laisser son malaise transparaître, elle se décida finalement à lui poser d'autres questions.

- Vous avez planifier quelque chose de précis?

- Oui, on a planifié de voir un match de Quidditch la première semaine, pour le reste, on vivra ça au jour le jour.

- Je vous averti à l'avance que la deuxième semaine je serai absent, annonça Remus.

Sirius, joyeux, bondit de son siège.

- Sortie exotique avec Miranda? hasarda-t-il à demander d'une voix sensuelle.

- Si tu considères qu'une sortie en famille à la campagne est exotique, alors oui c'est le cas, répliqua-t-il en souriant faiblement.

Sirius, mécontent, soupira. Il retourna à son projet de base. Il s'amusait à imaginer le déroulement de leur semaine, tout en sachant que la plupart des plans tomberait à l'eau, c'était une habitude. Il y aurait toujours

- Ça va? souffla James près de l'oreille de Lily.

Celle-ci, surprise, se contenta d'acquiescer. Elle remarqua que c'était la première phrase qu'avait prononcé James depuis quelques minutes. Pourquoi demeurait-il si silencieux?

- Je vais sortir quelques instants, s'excusa Lily en se levant de son siège.

- Attends, je te suis, proposa James.

- Tu n'y es pas obligé.

Il sourit et la suivit malgré tout. Une fois la porte du compartiment fermé, il rattrapa Lily par le bras, qui semblait pressée.

- Eh, pourquoi tu pars si vite, tu ne veux pas que je t'accompagne? demanda-t-il tout en s'approchant d'elle.

- James, tu sais, on est pas obligé de tout faire ensemble.

Tout comme Sirius, son ton était neutre, c'était un simple fait banal ...

- C'est à cause de la remarque de Sirius que tu réagis de cette façon?

- Quelle remarque?

- Celle à propos du temps perdu.

Lily fuit un instant son regard.

- Je sais que j'avais sous entendu qu'on passerait les vacances ensemble, opina-t-il en serrant ses deux mains avec celles de Lily, l'obligeant à lui faire face. Et j'y compte bien. Je vais arriver à concilier vie professionnelle et vie privée.

Lily arqua un sourcil, ne sachant pas où James voulait vraiment en venir.

- Vie professionnelle et vie privée? C'est-à-dire?

Il sourit à nouveau.

- Considérons que ma vie professionnelle est le domaine des blagues avec Sirius, Remus et Peter; et que ma vie privée, c'est mon histoire avec toi.

Ses joues rosirent. Elle souhaitait dissimuler à quel point elle était sensible aux compliments de James, mais ce dernier n'en avait pas raté une miette.

- Je pensais qu'on avait dépassé le stade du flirt, Lily, taquina-t-il, un sourire dessiné sur ses lèvres.

Elle lui tapota l'épaule.

- Mais moi je pensais que tu allais dire à Sirius qu'on allait se voir pendant ses vacances, lorsqu'il parlait, c'était évident que tu passerais tout ton temps avec lui.

Elle ne comptait pas tout lui dire; elle préférait garder une part pour elle. Mais elle savait que James pouvait comprendre, pouvait la rassurer. D'ailleurs, elle préférait en parler, afin d'éclaircir la situation et se sentir plus apaisée. Mais elle ne voulait pas lui avouer à quel point elle ne se sentait pas à sa place dans ce compartiment parmi la bande d'amis de James. Si la situation avait été inversé, aurait-il été à l'aise? Mais la situation inverse aurait été impossible, Lily n'avait pas d'amie aussi proche que l'était James avec Sirius, Remus et Peter.

- Jalousie, le retour, soupira James.

- Ce n'est pas de la jalousie, je comprends Sirius, il veut passer du temps avec toi, c'est tout à fait compréhensible. Mais pas au point de m'oublier.

James n'était pas son bien, rien qu'à elle. Il connaît Sirius depuis plus longtemps qu'elle, il était évident à ses yeux qu'elle ne pourrait jamais rompre leur amitié, d'ailleurs ce n'était nullement son intention. Mais il était avec elle. Sirius devait le savoir.

- Il sait parfaitement qu'on va se voir pendant les vacances, et comme je te l'ai dis il y a quelques minutes, il faut juste que je réussisse à gérer tout ça ... mais Sirius fera des choses de son côté, il a toujours été indépendant de ce côté là.

- Je n'en doute pas, je n'ai juste pas apprécier qu'on ne cite pas mon nom lors de votre planning, railla-t-elle.

- C'était involontaire, crois moi, ajouta-t-il sincère.

Elle souffla en baissant la tête, elle le croyait, James connaissait trop bien Sirius pour mentir à ce propos. Le coeur plus léger, elle décida tout de même de marcher un peu.

- Je vais faire un tour, histoire de vérifier que tout se passe bien.

C'était un prétexte pour qu'elle soit seule, et pour que lui, passe plus de temps avec ses amis, comme avant. Les voyages à bord du Poudlard Express étaient l'endroit de commémoration des blagues passés, des histoires d'amours, des futurs projets. Elle se doutait qu'il y avait des thèmes dont ils souhaitaient parler entre eux.

- Préfète un jour, préfète toujours!

Elle se détourna de lui, et fit le chemin inverse. Sa dernière phrase l'avait fait rire, une de ses phrases qui avait le don de lui faire oublier ses doutes. L'espace d'un instant.

Un paquet de friandises à moitié entamé, Lily entra à nouveau dans son compartiment. James la fixa bouche bée, Sirius plaqua une main devant sa bouche pour s'empêcher de jurer, Remus se contenta de hocher la tête et de retourner à sa partie d'échecs, tandis que son adversaire Peter, ne quittait plus le paquet du regard.

- P'tite coquine, tu ne connais pas la règle 14 des Maraudeurs, s'exclama James après que Lily, se soit confortablement installée sur son siège, se délectant de sa patacitrouille.

- Hum...laquelle? articula-t-elle en continuant de mâcher sa friandise.

- Le partage des friandises, dit-il tout naturellement.

Rassasiée, elle lui tendit le paquet, presque fini. James en lança à ses amis, sans pour autant de leur donner les meilleures friandises.

- Gourmande la Evans, fais gaffe, tu sais où ça atterrit, taquina Sirius en se tapotant le postérieur.

- Je pourrais dire la même chose pour toi, grosses fesses.

Peter pouffa.

- J'ai tout ce qu'il faut, où il faut, merci de t'en soucier, expliqua-t-il en lui lançant un clin d'oeil explicite. Sérieusement, tu as entamé une grande proportion de friandises, tu n'en a jamais mangé à Poudlard?

- Sauf pendant les sorties à Pré-au-lard, comme tout le monde, souligna-t-elle.

- Tu sors avec James, et ce goujat, ne t'a jamais emmené en douce à Pré-au-lard, histoire de préparer ta réserve, s'indigna-t-il, une main sur son coeur.

- Mais ... contesta James.

- Non, pour l'instant on est au stade de la ballade sur le balai sous un ciel étoilé.

- Oh c'est trognon' ! s'exclama Sirius en sautillant sur son siège.

Lily ricana au détriment de James.

- James, on a plus 5 ans, il va falloir sérieusement que ton professeur spécialiste en art de la séduction, le dénommé Black, affirma-t-il en pointant son pouce vers lui même, t'aide à te sortir de cette mauvaise passe.

- J'ai bien peur que tu ne le pervertisse un peu plus, s'enquit Lily.

S'en suivit une très longue discussion où ils ricanèrent, se taquinèrent mutuellement, se gouinffrèrent ensemble. Encore un long et doux voyage au bord du Poudlard Express.

Arrivés à quai, ils se saluèrent rapidement, après tout, ils se reverraient le lendemain, les vacances se cassaient en rien leur routine. Remus et Peter rejoignirent leurs parents respectifs, tandis que Sirius se précipita pour aller saluer les parents de James, laissant au couple un dernier moment de tendresse.

- Mes parents ne devraient pas être bien loin, fit Lily en jetant des oeillades un peu partout sur le quai.

- Comment sont ils? Ta petite taille ne te permet pas d'avoir la belle vue qui s'offre à moi, conclut-il amusé.

- A ton avis, ils sont roux, enfin ma mère est rousse et mon père châtain.

James se mit sur la pointe des pieds, ce qui rendait Lily encore plus petite, afin de localiser ses parents.

- Arrête, j'ai l'air d'une naine, commenta-t-elle avec une moue mécontente.

- Trouvé! s'exclama-t-il au bout d'un certain moment. Une rousse, un châtain accompagné d'une jeune fille a l'air dégouttée d'être ici. Suis moi.

Il adressa un signe à Sirius, lui annonçant qu'il arriverait dans quelques minutes.

- La fille dégouttée, qui dévisage les élèves comme d'affreux monstres, ce n'est autre que ma soeur, Pétunia.

- C'est donc elle, la charmante Pétunia. Je vais lui offrir un accueil des plus chaleureux.

Elle dénoua ses doigts de ceux de James lorsqu'ils atteignirent une distance proche des parents de Lily.

- Maman ! Papa!

Elle les enlaça l'un après l'autre, tout en déposant un bisou chaleureux sur leurs joues. James observa Lily, c'était à son tour d'être une petite gamine. Elle sautillait comme une petite puce depuis qu'elle avait vue ses parents.

- Pétunia, salua-t-elle.

Cette dernière, hocha la tête, sans daigner lui sourire. La venue de sa soeur ne semblait guère l'affectée, malgré le fait qu'elle ne l'avait pas vu depuis plusieurs mois.

- James, viens, pria Lily. Je vous présente James Potter, un camarade de classe.

- Bonjour Mr et Mme Evans, ainsi que la charmante Pétunia.

Il saisit la main de Pétunia et y déposa un baiser, comme un véritable gentleman. Horrifiée, cette dernière pâlit un peu plus et ne cacha en rien son dégoût par rapport à la situation.

- J'aurai bien voulu faire votre connaissance, Mr Potter, mais Vernon, le fiancé de Pétunia, est en double file.

- Ravi de vous avoir rencontrer.

- Allez y, j'arrive dans deux minutes, informa Lily afin d'être seul avec James

Les parents de Lily et Pétunia se doutèrent qu'il y avait plus qu'une simple amitié entre eux. Dès qu'ils furent assez loin, ils partagèrent leurs derniers moments ensemble.

- Je t'écrirai, je t'appellerai, tu ne seras pas seule, d'accord? enchaîna James pour rassurer Lily.

Il savait que les vacances étaient rapidement déprimantes pour Lily, même si Pétunia était occupée avec Vernon à présent, la vie de moldue était nettement moins palpitante que la vie de sorcière.

Elle hocha la tête et réclama un baiser. Un dernier baiser.

xxx

Trois jours. Trois longues journées. C'était le temps que Lily devait attendre avant de voir James. Tous les plans de la première semaine étaient tombés à l'eau pour James et Lily. Ses parents étaient aussi en vacances, et en avaient profités pour sortir avec elle, visiter le pays, dîner avec la famille de Vernon. Plus les jours défilaient, plus elle comprenait à quel point une future union entre Pétunia et Vernon était possible. Si vite. Pendant son absence, un tas d'évènements s'étaient bousculés. Pétunia et Vernon, la cousine Mischa enceinte, la promotion de Mr Evans, le petit Marcus qui sait déjà monté à cheval... Lily se sentait perdue. En une soirée sa mère l'avait informé des nouveaux potins : ceux de la famille et ceux du voisinage. C'était un des passe temps de Mme Evans : le commérage. Lily ne partageait pas cette passion, mais c'était un des moyens qu'elle avait trouvé pour se rapprocher de sa mère.

Elle s'était mis d'accord avec James pour se voir la deuxième semaine, une semaine plus paisible, plus reposée. Et elle devait attendre jeudi. On était à peine lundi après-midi, qu'elle avait finie la plupart de ses devoirs. Presque tous. Elle en gardait quelques uns de côté, afin d'avoir un bon prétexte aux yeux de ses parents si elle allait chez James.

Ils avaient remarqués qu'elle avait changé, qu'elle paraissait plus épanouie, plus heureuse. James était loin d'être un simple camarade, ils n'étaient pas dupes. Pourquoi l'avait-elle présenté lui en particulier? Pourquoi pas Remus, si c'était un camarade de classe.

Sa mère n'osait lui poser cette question, qui pourtant la démangeait tant. Elle savait à quel point ce genre de question mettait sa fille mal à l'aise, donc elle s'abstenait.

Posée sur son lit, un livre sur ses genoux, "Mille et uns sorts pour désarmer votre adversaire", elle apprenait divers sorts utiles lors de combat. C'était un de ses manières de tuer l'ennui. D'oublier que James lui manquait. D'oublier qu'elle tombait peu à peu amoureuse de lui. D'oublier que de son côté, lui s'amusait. Et que de son côté, elle se sentait affreusement seule.

Elle avait envie de relire pour la énième fois les lettres que James lui avait envoyé, mais elle se reprit, se retenait. Elle devait, avant tout, se concentrer sur ce qu'elle lisait et apprenait par la même occasion.

- Reprenons la lecture : le sort Orchideus : sortilège permettant de faire apparaître un bouquet de fleur. Ça me sera très utile lors d'un combat, notifia-t-elle à voix haute ironique.

Elle avait emprunté ce livre dans une bibliothèque magique, apparemment il y avait du bon, comme du moins bon.

- Quelle horreur ! aboya une voix aiguë, provenant du hall.

Lily cligna plusieurs fois des yeux. Elle était seule dans la maison avec Pétunia. Était-ce un de ses cris si stridents, qu'ils donnent envie d'être sourd à vie? Ou le fruit de son imagination? Elle chaussa ses chaussons et s'empressa de descendre les escaliers pour savoir ce qui pouvait bien se passer? Elle penchait pour le fait que Pétunia ait vue un rat, c'était la seule explication valable. Il ne se passait jamais rien d'amusant, ni même d'extraordinaire dans son quartier.

Elle s'arrêta net. Un jeune homme de dos était à la porte, un jeune homme qu'elle reconnaîtrait parmi mille autres. Sa carrure, ses cheveux, sa décontraction. Comme dans un rêve. Elle n'avait jamais envisagé cette possibilité qu'un jour James vienne jusqu'à chez elle, du moins ses lettres ne le faisaient pas sous entendre. Une sensation de bonheur l'envahissait peu à peu. Elle ne put s'empêcher de sourire bêtement. Peu importait ... il était là.

Surprise, comblée, elle descendit les trois dernières marches de l'escalier.

Ayant entendu les bruits de pas derrière lui, James se retourna.

- Quelle surprise ! s'exclama-t-elle en lui sautant dans les bras.

- Ton ami, brailla Pétunia, vraisemblablement mécontente de la visite de James et de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

- Quel accueil, commenta James amusé.

- Désolée.

Elle s'approcha de lui, se mit sur la pointe des pieds, enlaça ses bras autour de son cou et l'embrassa.

- Comment tu sais où j'habite? Pourquoi tu ne m'as rien dit? s'empressa-t-elle de demander, toujours un sourire aux lèvres qu'elle ne voulait pas voir s'effacer.

Sous cette avalanche de question, James resserra son étreinte autour de la taille de Lily.

- Une surprise est une surprise.

Il joua un instant avec une de ses mèches, la tournoyant entre ses doigts.

- Tu me fais visiter? demanda-t-il en pointant le voisinage, délaissant ainsi sa mèche. Ma présence n'a pas l'air d'être très appréciée.

- A ce que je sache, c'est aussi ma maison donc tu entres, je t'en prie.

- Je préfère malgré tout qu'on se promène un peu.

Afin de la convaincre un peu plus, il l'embrassa à nouveau. Le meilleur moyen afin qu'elle cède.

- Très bien, je vais me changer, fais comme chez toi, insista-t-elle.

Montant les marches deux par deux, elle atteignit sa chambre à une vitesse éclair. Elle ne savait quoi porter, ils étaient habitués à se voir en uniforme. L'avantage de la vie des moldus demeurait, sans doute, dans sa diversité vestimentaire. Elle opta pour une tenue simple : jean et chemise, en espérant que la brise, au dehors, soit douce.

Son acte la touchait. A la pensée qu'il s'était déplacé jusqu'à chez elle, qu'il avait gardé le silence pour que la surprise soit plus grande, la chaleur de son corps s'intensifia. C'était ce genre de petite surprise qui la faisait craquer encore plus pour lui, qui l'aveuglait. Elle réalisait la chance qu'elle avait d'être avec un garçon comme lui. Qui l'amusait, qui la rassurait, qui l'étonnait, qui l'aimait ...

Elle redescendit à toute vitesse, pour ne pas changer. Elle s'arrêta et observa James, adossé au mur de sa porte d'entrée, l'air ailleurs.

Elle caressa son avant bras.

- On y va?

Elle ne prit pas la peine d'annoncer son départ à Pétunia; celle-ci ne devait pas s'en préoccuper.

A peine la porte d'entrée fermée, James ne put s'empêcher d'entourer ses bras autour de la taille de Lily afin de l'embrasser, encore et encore.

- Ta soeur a le don d'accueillir chaleureusement les personnes chez toi, ne put s'empêcher-t-il de dire.

- Ne parlons pas d'elle, s'il te plaît.

Ils commencèrent à marcher.

- Comme tu me l'as demander, je te fais visiter. Alors à droite, Mme Stevenson, que je surnomme Mme Pancakes : elle est américaine et adore faire les pancakes. Ensuite, à côté, Mr&Mme Grant, ce sont des personnes âgées qui reçoivent sans cesse leurs petits enfants...et là sur ta gauche...

- Lily, coupa James, c'était un prétexte pour te faire sortir, et pour ta soeur.

- Je savais, j'attendais juste que tu me coupes afin de dévoiler la supercherie.

Elle se mit sur la pointa des pieds, dans l'espoir d'arriver à sa hauteur, mais elle n'y arriva guère.

- Alors tes vacances avaient l'air de bien se passer d'après les lettres que tu m'as envoyé, déclara Lily.

- Amusantes, originales, puériles, maraudeusiennes ... mais il me manquait quelque chose.

- C'est vrai? demanda-t-elle, un brin d'espoir dans la voix.

- Oui, il me manquait de l'alcool, conclut-il en souriant.

Voyant à quel jeu il jouait, Lily se contenta de sourire.

- Il est vrai que la présence sage de Lily manquait à notre ambiance.

- Sage? Moi? Tu en es bien sûr?

- Tu es Remus au féminin, plaisanta-t-il.

- Remus n'est pas aussi sage que vous le prétendez, les apparences sont parfois trompeuses.

- Je le sais, on a fini par percer le mystère Lupin à jour.

- Mes félicitations, détective Potter.

Ledit Potter leva le menton fièrement, s'ébouriffa les cheveux et resserra Lily, un peu plus près de lui.

Après plusieurs minutes de marche, ils arrivèrent près des commerces. Ils décidèrent d'aller boire un cappucino dans un café moldu.

- Assis toi, je commande deux boissons.

- Laisses, je vais m'en charger.

- James, ici, tu es chez moi, donc ...

- ... je te laisses faire, termina-t-il.

Chargée de deux tasses, Lily s'assit à leur table.

- Voili, voilou.

- Merci, souffla-t-il.

- A propos, je voulais te demander : est ce que le talentueux professeur Black t'a donné un cours de séduction? demanda-t-elle d'un ton rieur.

- Justement, tu fais bien d'en parler. Professeur Black a préféré s'occuper d'autres élèves que moi, mais malgré tout, j'ai eu une idée. Je voulais t'inviter à dîner, un soir ..., énonça-t-il timide.

Lily ne cacha pas sa joie en lui souriant.

- En fait, je voulais me faire pardonner pour ce que j'ai fait la nuit de ton anniversaire, et que je ne t'ai même pas offert de cadeau.

- Tu n'y es pas obligé.

- Mais j'insiste, tu es ... d'accord?

- Bien sûr que oui, admit-elle d'une voix joyeuse. Je ne pensais pas du tout à ce genre de cadeau, c'est ... gentil.

Ils continuèrent à se sourire, à se parler, à se faire rire mutuellement en sirotant leurs boissons, ensemble.

xxx

Devant son miroir, Lily faisait face à un dilemme vestimentaire qui ne lui ressemblait pas. Pourquoi se prenait-elle la tête à ce point? James serait-il aussi compliqué qu'elle lorsqu'il choisirait sa tenue de soirée? Un tas de questions la chamboulèrent. Devait-elle s'habiller simplement, sans excès? Ou au contraire, faire ressortir ses atouts.

- C'est stupide! justifia-t-elle à voix haute. On peut très bien s'habiller simplement en mettant ses atouts en valeur.

Excédée, elle s'assit sur son lit pour souffler un peu.

- Quelle prise de tête ! rouspéta-t-elle.

Seule dans sa chambre, elle parlait à voix haute. Rares étaient les occasions lorsque Lily se mettait à parler seule et à voix haute, ça lui prenait pendant les périodes d'examens par exemples, des périodes particulièrement stressantes.

Pourquoi était-elle aussi anxieuse pour une simple soirée?

- Ce que les filles peuvent être compliquées, justifia-t-elle en essayant une autre tenue.

Elle dépoussiéra les pans de sa robe.

Elle se retourna afin de voir le résultat à l'aide du miroir. Elle sourit, c'était celle qui lui fallait. Elle avait enfin choisie. Elle s'y sentait bien, elle lui correspondait, elle n'y voyait aucun défaut. Simple, sobre. Elle décida de ranger les autres tenues, jusqu'à là susceptibles d'être porter.

Elle termina par apporter la touche finale : le maquillage. Elle se dirigea vers la salle de bain, contemplant sa palette de maquillage non utilisée qu'on lui avait offert. Elle opta de nouveau pour un maquillage assez discret, qui allait de paire avec sa robe.

Quelques zestes de parfums plus tard, Lily décida d'attendre sur le canapé du salon. James allait bientôt arriver.

Un dîner romantique en fin de soirée. James jouait la carte du romantique, Lily s'en amusait. Ils étaient pourtant jeunes, mais profitaient de la vie comme ils pouvaient. Ses deux derniers jours avec James avaient été beaucoup plus amusants que toute sa première semaine de vacances. Une main en dessous du menton, elle imaginait déjà le scénario de leur soirée. Quoiqu'avec James, elle pouvait s'attendre à tout.

Profitant de l'absence de ses parents depuis le début de la semaine et de l'absence de Lily, Pétunia avait aussi organisé une soirée avec son Vernon-chéri, chez elle. Dès que Lily n'était pas à la maison, elle jugeait que la maison était assez présentable pour accueillir d'autres personnes. Elle, aussi, se préparait dans sa chambre. Lily avait hésité à aller la voir. Sans savoir pourquoi ce sentiment de nostalgie avait frappé à la porte de son coeur, elle n'avait pas osé aller la voir. Un fossé s'était creusé entre elles. Lily était prête à y mettre du sien, mais elle se doutait que Pétunia n'en ferait aucun.

La sonnerie de la porte mit fin à ses réflexions. Il était enfin là. Sautillante, elle lui ouvrit la porte. Vêtu d'une chemise blanche et d'un simple pantalon noir, James ne cacha pas son étonnement et son enthousiasme lorsqu'il vit Lily vêtue ainsi.

- Comment tu me trouves? demanda-t-elle en tournoyant sur elle même.

James eut des difficultés à intercepter les paroles de Lily.

- Euh ... ben ... nieuh, bafouilla-t-il.

Touchée par tant de compliments, elle l'embrassa.

- T'es drôlement mignon ce soir, ajouta-t-elle en déposant un bisou sur sa joue, tu t'es même presque coiffé, remarqua-t-elle.

- ... magnifique, souffla James près de son oreille.

Lily se mit à rougir, encore une fois.

- Tu es sensible aux compliments, plaisanta-t-il.

- Et toi, long à la détente, répliqua-t-elle en essayant de paraître énervée.

Sans succès. James lui prit la main, et l'entraîna au dehors.

- On va être en retard si on commence à se chamailler. Gardes tes agréables répliques pour tout à l'heure.

- En retard? Tu es allé jusqu'à réserver nos places?

Légèrement confus, il lui sourit faiblement.

- Euh ... oui.

Elle s'empêchait de lui montrer à quel point elle était heureuse de le voir si impliqué.

- Allons-y, ajouta-t-elle simplement.

James reprit de l'assurance, il s'ébouriffa les cheveux, cette coupe ne lui ressemblait pas.

- On va devoir marcher, je doute que le balai soit autorisé chez les moldus.

- Marcher ne nous fera aucun mal.

- Le restaurant est assez loin, pas loin de chez moi, une quinzaine de minutes à pied si on accélère le pas.

- Je n'ai pas les chaussures adaptées pour ton jogging improvisé, confia-t-elle.

James s'arrêta.

- James, que fais-tu? On va être en retard.

Un grattement de tête et deux minutes de réflexions plus tard, James semblait à nouveau actif. Il se mit à accroupi au plein milieu du trottoir.

- James? A quoi joues-tu? demanda-t-elle légèrement irritée.

- Montes.

Écarquillant les yeux, elle avait du mal à croire à ce qu'elle venait d'entendre.

- Je te demande pardon?

- Montes sur mon dos, allez! insista-t-il en tapotant sur son dos.

- C'est ridicule ! On va être encore plus en retard.

- Crois-moi, je sais ce que je fais.

- Et moi alors ! De quoi j'aurais l'air sur ton dos, si bien habillée?

- On aura l'air de deux pauvres fous, mais peu importe ! Allez ! Montes!

- T'es pas croyable ! s'énerva-t-elle en tapant la tête de James.

- Mon idée est ingénieuse, efficace et originale.

- Tu as une carrière de commercial à ta portée, annonça-t-elle sur un ton sarcastique.

Elle enroula ses bras autour du cou, se colla contre son dos, James se chargea d'entourer les genoux Lily avec ses bras.

Sans effort particulier, il se mit à nouveau debout.

- C'est parti, mon kiki !

Lily pria pour que personne ne la reconnaisse. Elle devait avouer que sur son dos, c'était moins fatiguant et plus amusant. James ne cessait de faire des commentaires sur les drôles réactions des passants.

- Lily? Pourrais-tu me gratter la joue, elle me démange depuis tout à l'heure.

Amusée, elle s'exécuta avec entrain et bonne humeur. Cette ballade s'avérait plutôt apaisante.

- Chère demoiselle, vous êtes arrivé à destination.

Lily descendit du dos de son cavalier en douceur.

- Suivez moi.

S'emparant de sa main, il la guida jusqu'au restaurant.

- Nous y voilà, très chère, articula-t-il d'un ton arrogant.

- C'est ... classe.

Classe. Oui. C'était le mot pour qualifier un des restaurants les plus chics de Londres. Lily le connaissait de réputation, d'ailleurs qui ne le connaissait pas? Elle n'y avait jamais été, ses parents n'aimaient pas les restaurants trop luxueux, où le prix d'un menu était égal à celui du champagne.

- Mr Potter, bonsoir, fit l'hôte.

- Bonsoir, j'ai une réservation pour deux personnes.

- Bien, suivez nous.

Il ne prit même la peine de vérifier sur la liste si James disait ou non la vérité, et l'invita à entrer. Ils traversèrent la moitié du restaurant pour aller se poser dans un coin plus renfermé. Confortablement assis, Lily contempla le restaurant, à la fois étonnée et gênée. Elle ne se sentait pas dans son milieu, mais comme une petite fille, elle ne put s'empêcher d'être émerveillée par le décor autour d'elle. Les verres scintillaient, les nappes parfaitement pliées qu'on osait défaire , la douce musique en guise de fond sonore ...

Le sentiment qu'elle avait ressentie, lorsqu'elle était dans le compartiment du Poudlard Express avec les Maraudeurs, fit à nouveau surface. Un malaise, une gêne, un embarras. Elle ne savait pas comment agir. Imitier les jeunes femmes aux tables voisines? Ou au contraire se forger son propre caractère en restant elle-même.

- Tu aimes? s'enquit James en lui caressant la main.

Elle hocha la tête, en essayant de sourire.

- Ça ne va pas? interrogea-t-il, soucieux de voir Lily gênée.

- Je vais juste m'y habituer, tâcha-t-elle de dire.

- T'habituer?

- A l'ambiance ... je ne vais que rarement, presque jamais dans ce genre de restaurants ... trop élégants pour moi ...

- Lily, tu as ta place ici. Amuses toi, profites, c'est ta soirée. Tu ne dois pas te laisser abattre sous prétexte que tu n'es jamais allée dans ce type d'endroit.

Elle secoua la tête, retrouvant peu à peu le sourire.

- Tu as raison. Profitons. La nourriture ne sera pas aussi exquise à Poudlard.

Face à la carte, le sourire de Lily s'effaça. Les plats étaient raffinés, et leurs noms étaient d'une longueur et d'une complexité inimaginable.

« Duo filets de sole et Saint-Jacques à la champenoise. Maugret de canard aux tagliatelles de radis. Émincé de canard à l'orange et à l'Armagnac. »

Elle parcourut le menu d'un vif coup d'oeil, inquiète de ne pas voir de menu à son goût.

- Ils ne connaissent pas les abréviations, écoute : Duo filets de sole et Saint-Jacques à la champenoise. Je n'ai même plus de salive, plaisanta-t-elle.

James rit sans pour autant quitter les yeux du menu; apparemment pour lui aussi le bonheur était difficile à trouver.

Lily leva les yeux, et s'aperçut qu'un serveur était à leurs côtés, patientant gentiment. Avait-il entendu sa moquerie? Le sourire hypocrite du serveur semblait la faire pencher pour le oui.

Elle se racla la gorge afin de trouver un ton plus assuré.

- Pour moi, ça sera Duo filets de sole et Saint-Jacques à la champenoise, annonça-t-elle en papillotant des yeux, l'air charmeur, le sourire éclatant.

Le serveur prit commande, en espérant que son numéro de charme l'ait fait oublié sa précédente remarque.

Une fois le serveur partit, Lily soupira.

- La prochaine fois, on prendra un bon vieux steak/frite, assura-t-il.

- J'apprécie, mais je commence à trouver mes marques ici, le serveur est dans la poche, répliqua-t-elle avec un clin d'oeil.

James fit mine de le suivre du regard, il le toisa un instant, comme si il devait marquer son territoire.

- Ce nabot ne fait pas le poids face à un homme de ma carrure.

- James, toujours parmi nous? plaisanta-t-elle afin de faire redescendre James sur terre.

- C'est la triste vérité, enfin, pour lui.

- Jaloux? Du serveur qui plus est?

Lily sautilla sur son siège, amusée par l'attitude ridicule de James. Le simple fait de vouloir, soit disant draguer, l'avait rendu craintif envers les autres hommes présents dans la pièce.

James déplia nerveusement sa serviette, la secouant dans tout les sens, et la plaça sur ses genoux.

- Jaloux, bien sûr que non, déclara-t-il d'un ton peu convaincant en se grattant la joue.

Lily n'ajouta rien de plus, elle s'imaginait à sa place, elle avait déjà vécue cette situation, et elle n'aurait pas aimé qu'on la taquine à ce sujet.

Il posa ses lèvres sur le rebord de son verre, et but d'une traite tout l'eau qu'il contenait.

- Je ne te le dis pas souvent, mais je te trouve très belle.

Elle se mordit la lèvre.

- Merci, je t'épargne le long monologue sur le choix de la robe.

- Pas seulement ce soir. Tu l'as toujours été.

- Tu parles! s'esclaffa-t-elle, tu me faisais bien savoir à quel point mon physique était peu avantageux en troisième année.

- J'étais jeune, trop fier de moi et assez con pour ne pas regarder la vérité en face.

- Et tu penses que ça a changé? se moqua-t-elle.

A cet instant, le serveur débarrassa les entrées afin de les remplacer par les plats principaux.

- Comment se fait il qu'on ne s'est pas aimé dès la première année? demanda-t-elle.

- D'après mes souvenirs, j'étais jaloux. Jaloux qu'une moldue s'avère aussi talentueuse, et j'adorais taquiner les petites filles. Mais apparemment toi, tu n'étais pas une petite fille comme les autres, tu répondais, tu ne te laissais pas faire.

- Quel caractère! Tu faisais toujours exprès de lever le doigt en même temps que moi.

- Mais, tu dois avouer, qu'au fil des années, j'ai arrêté, à ton plus grand bonheur.

- Je dois l'avouer, j'étais fière d'avoir gagner notre soit disant bataille, mais ce n'était pas pour autant que tu m'as laissé en paix, avec tes blagues avec Sirius.

Ils ne cessèrent de raconter toute leur scolarité, en évoquant les anecdotes les plus loufoques, les plus amusantes, de la première au milieu de sixième année. Le sujet de leur discussion dévia peu à peu vers celles des conquêtes des Maraudeurs, et plus particulièrement celles de James.

- Samantha était assez étrange dans son genre, dès que Sirius était dans les parages, elle me sautait dessus, j'en ai conclut qu'elle était amoureuse de lui, et se servait de moi pour le rendre jaloux. Mais Sirius n'y voyait que du feu, justement il était même heureux pour moi d'avoir trouver une fille aussi dynamique.

- Eh bien, je connaissais les rumeurs autour de vous, j'en entendais vaguement parlé. Mais avec tout ce que tu m'as raconté, ce soir, j'ai pour preuve que tu es un vrai gigolo.

- Je ne suis pas un gigolo comme Sirius, se défendit-il, mais j'ai profité de l'effet que j'avais sur la gent féminine, loin d'être sensible à mon charme.

- Tu n'as pas fini de rabâcher le même discours, badina-t-elle.

- Okay, j'arrête, ça ne fait pas de mal que de flatter son ego de temps en temps, et puis tu as l'air d'apprécier le discours.

- J'apprends à connaître ton passé.

- Mais ça ne te gène pas, je veux dire, tu n'es pas ... jalouse de ces filles?

- Pourquoi? C'est du passé, et c'est plutôt déshonorant d'être jalouse de groupies de ce genre.

Il marqua une pause, hésitant de relancer la conversation dans l'autre sens.

- Et toi ... à ce niveau là ... tu as eu beaucoup de ... ?

- ... petits amis? acheva-t-elle. Pas autant que toi, c'est vrai, mais il y en a eu quelques uns.

- Lesquels? demanda-t-il curieux.

- Hum ... Billy, mon voisin quand j'avais 7 ans, Mayer en deuxième année, Timothy en quatrième année, Carrey en quatrième aussi, Glandson en cinquième...

Elle soupira, cherchant les autres noms de ses ex.

- Je pense que ça ira, interrompt-t-il. Je ne te voyais pas souvent avec d'autres garçons, c'est pour ça ... que je voulais savoir.

- Je n'affichais pas clairement que je sortais avec des garçons, je préfère la discrétion, vois-tu.

James était étonné, il ne pensait pas qu'elle avait une liste aussi longue, de plus qu'elle n'était pas achevé. Il avait eu des préjugés, le statut de préfète n'arrangeait en rien. Mais cette image de Lily en préfète stricte et coincée n'était plus d'actualité, heureusement.

La fin du dîner se déroula sans soucis, ils avaient sans cesse une histoire à raconter, James lui révélait des secrets de Maraudeurs, et Lily lui révélait des secrets sur les réunions de préfèts, parfois si austère. Ils décidèrent d'aller prendre un dessert dehors, James connaissait un marchand de glace , situé non loin du restaurant. Lily appréciait la proposition, elle s'était sentie plus à l'aise au restaurant, mais préférait de loin, entamé une glace en marchant dans la rue, aux côtés de James, main dans la main.

Pendant leur promenade, James s'aperçut que Lily avait du succès auprès de la gent masculine, qui ne cessait d'adopter un air charmeur lorsqu'elle croisait leurs regards.

James soupira, agacé.

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Je n'aime pas qu'on te regarde de cette façon, avoua-t-il en resserrant son étreinte autour de la taille de Lily.

- Moi non, je n'aime pas quand ces greluches te matent les fesses en douce.

Collés l'un contre l'autre, au milieu du trottoir, la main de Lily s'aventura sur le postérieur de James.

- Malheureusement, il m'appartient.

James passa son pouce sur la lèvre inférieure de Lily.

- Celle-ci aussi.

Il l'embrassa avec fougue, Lily y répondit ardemment. Elle plaqua sa main sur son cou, l'invitant à continuer. Les mains de James se baladèrent dans ses cheveux pour caresser sensuellement son dos. Leurs gestes devenaient incontrôlés, presque indécents pour être fait en public. Un désir ardent les anima. Tout deux avaient envie de l'autre. Tout simplement.

Lily, s'arrêta pour reprendre son souffle, les lèvres gonflées.

- Allons chez toi, entreprit Lily, poussée par le désir qui s'amplifia en elle.

Elle se mordit la lèvre, le regard coquin. Ce geste accompagné du regard fit succomber James. Il se décida de suivre le souhait de Lily. La maison de James était à peine à deux minutes à pied, comme Lily, sa maison était près des commerces.

Arrivés à destination, ils essayèrent d'être discrets pour ne pas réveiller les parents de James. James serrait la main de Lily pour la guider jusqu'à sa chambre, une fois à l'intérieur, il plaqua Lily contre le mur afin de continuer leur union. Déboutonnant la chemise de son amant, Lily effleura son torse nu du bout des doigts. Cette assurance ne lui ressemblait pas. Elle n'était pas expérimentée, elle se laissait faire, exécutant ce que la nature lui dicter de faire. James s'employa à retirer la robe de Lily, se retrouvant en sous vêtements.

Vacillant, pas à pas vers le lit, Lily se retrouva allongée, James sur elle. Il jeta sa chemise sur le côté, sans rompre leur baiser. Il passa sa main sur la cuisse de Lily, lentement.

- Je ne savais pas, commença-t-il en caressant sa joue, que nos jeux pouvaient nous amener jusqu'à là, acheva-t-il en s'emparant de ses lèvres.

Cette phrase lui fit l'effet d'une douche froide. Pensait-il que leurs jeux stupides s'étendaient jusqu'au lit? N'étaient-ils pas censés ne plus y jouer?

James continuait à déposer des baisers papillons sur les parcelles dénudées de son corps. Depuis qu'il avait prononcé sa précédente phrase, Lily restait figée. Elle se torturait l'esprit et craignait que les caresses de James ne soient plus poussées. Tout s'était déroulé à merveille cette soirée. Pourquoi diable avait-il prononcé cette phrase qui avait paralysé Lily?

Le désir s'était éteint, le malaise s'était installé. Que faisait-elle? Elle ne pouvait pas. Elle n'y avait plus le coeur. Le doute s'était emparé d'elle. Confuse, étourdie, mal à l'aise, elle prit une décision irrévocable.

D'un geste maladroit, elle poussa James, encore au dessus d'elle. Ce dernier protesta, et tenta de rattraper Lily par le bras, mais celle-ci s'était d'ores et déjà levée et s'employa à ramasser ses affaires éparpillées sur le sol.

- Lily, que fais-tu? demanda James, intrigué par le comportement étrange de sa petite amie.

Celle-ci demeurait silencieuse. Elle semblait l'ignorer, ou, à force de se poser un tas de questions, elle ne l'écoutait plus.

Sans un regard vers James, elle ouvrit la porte et s'en alla.

A suivre...

Save the cheelader, save the world.

Ouuuh, je m'égare, mes excuses ! Je suis devenue accro de la série Heroes, et d'Hiro YATTA !

Merci d'avoir lu jusqu'à la fin. Qu'en pensez vous? Si vous le souhaitez, la review est à votre disposition afin de donner votre avis, et soulagera mon petit coeur meurtri par ce chapitre. LOL.