Coucou tout le monde !
Eh oui, une très longue absence.
Si vous avez lu la fiction que j'ai commencé (aujourd'hui) sur KARAMEL (Kara & Mon-El, Supergirl) vous savez que je ne publie rien car je n'arrive pas à être satisfaite de ce que je parviens tant bien que mal à écrire. J'écris car c'est vital, car si je n'écris pas les choses se bousculent dans ma tête et m'envahissent. Je pense que certains d'entre vous, ceux pour qui écrire est aussi vital et exutoire que cela l'est pour moi, comprendrons ce que je veux dire par là. Alors publier quelque chose dont je ne serais pas fier, c'est impossible.
Enfin bref, en écrivant cette fameuse fiction sur Karamel, ça m'a redonné de l'inspiration et l'envie d'écrire, alors me voilà !
Je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre et j'attends avec impatience vos avis, vos idées pour la suites, etc...
Bisous bisous !
Le Réconfort de ses Bras
Par Lilly
OoOoO
Chapitre 12
Je me réveille en sursaut et met un instant à comprendre où je suis. Le canapé de Raven. J'ai dû m'endormir à force de pleurer.
- Salut la belle au bois dormant. Lance Raven, deux tasses de café dans les mains.
Je lui souris légèrement en me redressant pour lui laisser de la place. Elle s'assoit à côté de moi et me tend une tasse.
- Comment tu te sens ?, s'enquiert-elle.
- J'ai mal à la tête et au dos. Réponds-je en lui souriant. Mais je suppose que c'est mon cœur qui me fait le plus mal.
- Tu découvres les joies de l'amour ma chérie.
- J'ai déjà été amoureuse avant !, rétorqué-je, outrée.
- Vraiment ?, interoge-t-elle, arquant un sourcil.
- Ouai, enfin, j'ai déjà été en couple.
- En couple mais pas amoureuse. Je te connais, Clarke, aucun mec n'aurait pu te mettre dans un tel état mais Bellamy… merde, il y est arrivé !, s'exclame-t-elle en riant.
- Et tu trouves ça drôle ?
- Que ça soit Bellamy, parmi tous les autres mecs de cette terre, qui ait réussis ? Ouai, je trouve ça carrément drôle.
- Super. Soupiré-je, en levant les yeux au ciel.
- Que vas-tu faire ?
- A quel propos ? Bellamy ou Octavia ?
- Les deux.
- Pour Octavia je vais… faire un effort pour Bellamy, c'est sa sœur et lui c'est mon mari. Et pour Bellamy… je vais commencer par rentrer chez moi et… on verra.
OoOoOoO
Je m'arrête une seconde devant la porte de l'appartement de peur de ce que je vais trouver derrière. Mon cœur cogne fort dans ma poitrine et j'ai envie de pleurer. J'aime Bellamy. Plus que tout, en fait. L'idée de l'avoir perdue hier me rend carrément malade…
J'inspire profondément et pousse la porte. Bellamy est là, dans le salon. Plus précisément dans le canapé et éteins la télé à l'instant même où il m'aperçoit. Il a mauvaise mine et je me sens honteusement soulagé de le voir en aussi piteux état que moi.
- Clarke. Souffle-t-il. Tu es rentré.
- Je t'avais dit que je reviendrai. Réponds-je dans un haussement d'épaules.
- Ouai, mais… J'avais peur que tu ne le fasses pas.
- J'ai tout raconté à Raven. Lâché-je abruptement.
Ça, au moins, c'est fait ! Pas de la meilleure des façons, mais c'est fait.
Il cligne des yeux, visiblement surprit mais se contente d'acquiescer en signe d'accord.
- Tu ne m'en veux pas ?
- Je… Non. Je ne t'en veux pas. Tu avais besoin de parler à quelqu'un et c'est logique que ce soit Raven. Comment a-t-elle réagi ?
- Elle se sent un peu vexée que je ne lui en ai pas parlé mais elle m'a pardonné… Je crois.
Un silence s'installe entre nous, bien trop lourd. Soudain, il soupire avant de demander :
- C'est fini ?
- Quoi ?, m'étonné-je.
- Hier, ça signifiait que tu me quittais ou…
- Je ne t'ai pas quitté, Bellamy. J'avais besoin d'espace.
- Il y avait d'autres chambres dans l'appartement. Tu as dit que tu ne voulais même pas être dans le même appartement que moi alors si je te repousse à ce point, je crois que c'est normal que je me demande si…
- Tu m'as déçu. Coupé-je, il se décomposa. C'est pour ça que j'avais besoin d'être loin de toi.
- Déçu ?, répète-t-il.
- Tu as pris sa défense sans chercher une seule seconde à te mettre à ma place. Je comprends qu'Octavia est ta sœur et que, par conséquent, elle est primordiale à tes yeux et que tu es clairement en mauvaise position entre nous mais… Je suis ta femme, Bellamy… Je suis censé être primordiale, moi aussi. Je ne dis pas que tu aurais dû te ranger à mes côtés, seulement que tu… Tu aurais dû essayer de comprendre.
- Je suis désolé. Souffle-t-il. Tu as raison.
- Tu sais ce qui m'a le plus fait peur cette nuit ? Ce qui m'a trotté dans la tête et m'a fais passer une nuit de merde ?
- Dis-moi.
- Je ne suis pas sûr qu'un jour cela redevienne comme avant entre Octavia et moi… Et après hier soir, je crains que cela ne mette en péril notre relation à toi et moi. Je peux faire un effort envers la sœur de mon mari, je peux jouer ce rôle là, mais me demande pas de faire semblant en tentant de jouer un rôle qui n'est définitivement plus le mien.
Il se lève et approche, attrapant mes deux mains dans les siennes :
- Je te promet de ne plus me mêler de vos affaires à O et toi, ok ? Comme ça notre relation n'en souffrira pas. Jamais. Je te le promets, Clarke. Tu… Tu es tout aussi primordiale à mes yeux qu'Octavia. Vous êtes toutes les deux ma famille. Tu es ma famille, Clarke.
J'acquiesce lentement, quittant son contact pour être capable de penser clairement.
- J'ai juste besoin d'être certaine que tu m'aime quoi qu'il arrive entre ta sœur et moi.
- Mais je t'aime Clarke ! Je veux dire, je m'apprête à t'épouser à nouveau dans trois semaines !
Je me triture les mains en regardant ailleurs, totalement mal à l'aise.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?, s'enquiert-il.
- J'ai appelé ma mère pour décaler le mariage.
- Tu as quoi ?, souffle-t-il comme s'il venait de recevoir un uppercut dans le ventre. Juste à cause de ce qu'il s'est passé hier soir ? Enfin, Clarke, on n'annule pas un mariage à cause d'une dispute !
- Je ne l'ai pas annulé, j'ai juste…
- Sans déconner, les couples ça se disputes c'est comme ça !, poursuit-il.
- Bellamy !, m'exclamé-je, le faisant arrêter net. Je n'ai pas annulé. J'ai repoussé pour que cette histoire avec Octavia est le temps de se tasser et qu'elle puisse être présente à notre mariage.
- Vraiment ?, s'étonne-t-il en clignant des yeux.
- C'est ta sœur. Réponds-je dans un haussement d'épaule. Elle n'était pas là au premier, j'ai pensé que tu voudrais qu'elle soit là au second…
- C'est… prévenant.
- Ce n'est pas parce que je suis furieuse après elle que… que je ne pense pas à ce qui est le mieux pour toi.
- Je ne sais pas quoi dire. Avoue-t-il.
- Dis-moi que tu ne regrette pas de m'avoir épouser. Dis-moi qu'on va s'en remettre. Prié-je.
Il sourit tendrement en posant sa main sur ma joue qu'il caresse de son pouce :
- Quoi qu'il arrive, je ne pourrais jamais regretter de t'avoir épouser.
Je lui souris tendrement à mon tour.
- Et bien sûr qu'on va s'en remettre. On n'a pas le choix de toute façon, parce que je ne m'imagine pas passer une seconde de ma vie sans toi.
- C'est un peu trop romantique comme réplique. Commenté-je, un demi-sourire aux lèvres.
Sa main quitte ma joue et ses bras s'enroulent autour de mon bassin pour m'attirer contre lui. Mes mains se posent naturellement à plat sur son torse et ma tête se renverse en arrière pour pouvoir plonger mes yeux dans les siens.
- Vraiment ?, s'enquiert-il.
- HumHum. Approuvé-je.
- Je t'aime, Clarke. Ça aussi c'est trop romantique ?
- Non, c'est parfait. Je t'aime aussi, Bellamy.
Il me sourit et mon cœur loupe un battement, aussi facilement que ça. Je me hisse sur la pointe des pieds pour déposer mes lèvres sur les siennes. Lorsqu'il répond à mon baiser et que ses bras se referment plus étroitement autour de moi, mes mains se referment sur son tee-shirt.
Un sentiment de plénitude m'envahit. Le calme après la tempête. Et je me dis que, quoi qu'il arrive, moi non plus je ne pourrai pas passer une seule seconde de ma vie sans Bellamy Blake.
Quand il pose son front contre le miens, il garde les yeux fermés et murmure, d'une voix aussi douce que du velours et aussi moelleuse que du coton :
- Je suis désolé.
Je souris avant de l'embrasser à nouveau. Je sais qu'il est désolé et je l'aime plus que tout.
OoOoOoO
Je profite du moment où Bellamy s'en va pour aller répéter avec son groupe pour envoyer un message à Octavia lui demandant de passer pour qu'on parle. Elle me répond un simple « d'accord » et une dizaine de minutes plus tard, elle est là.
L'ambiance est tendu lorsque j'ouvre la porte. Elle se contente d'un petit « salut » mal à l'aise que je lui rend. Puis je me décale pour qu'elle entre et nous allons nous asseoir sur le canapé, chacune à une extrémité.
- Je suis désolé pour la manière dont je t'ai parlé hier soir et pour les mots que j'ai employé. Je suis bien évidemment soulagé que tu ne sois pas morte. Commencé-je.
- Mais tu avais raison. Quand j'ai simulé ma mort, cela faisait des mois que je mentais. Soupire-t-elle, résignée. J'aimerais que tu comprenne que... je ne t'ai pas mentis parce que je n'avais pas confiance en toi. Au contraire, tu es la personne en laquelle j'ai le plus confiance.
- Alors pourquoi ?, m'enquiers-je.
- Tu... Tu as toujours eu cette superbe image de moi.
- De quoi tu parle ?, m'étonné-je.
- Tu m'as toujours vue comme cette fille parfaite. Responsable et sage. Mais je ne le suis pas. J'aimerais tellement l'être et c'est pour ça que je tenais autant à ce que tu continue à me voir ainsi.
- Rien n'aurait jamais pus changer l'image que j'avais de toi.
- Tu en es sûre ?
Je plonge dans ses yeux et y lis toute l'inquiétude et l'incertitude qui l'habite.
- Tu aurais dû avoir suffisamment confiance en moi pour le savoir. Assuré-je. J'aurai pus te suivre en enfer que l'image que j'avais de toi n'aurais pas changée.
Elle me sourit doucement.
- Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ?, s'enquiert-elle avec appréhension.
La peur que je lis dans son regard me retourne l'estomac.
- Je ne sais pas. Murmuré-je.
- Je sais que tu as dis que notre relation ne pourra jamais être ce qu'elle était et tu as sûrement raison. Commence-t-elle. Mais on pourrait peut-être repartir à zéro, en construire une nouvelle.
Elle me regarde avec tellement d'espoir que je sens mon cœur fondre lentement.
- Je t'aime, Octavia. Lâché-je sans m'en rendre compte.
Un large sourire étire ses lèvre. Un mélange de soulagement et de bonheur à l'état pure.
- Je t'aime aussi. Répond-t-elle.
- Très bien. Cédé-je. Repartir à zéro, ça me va.
Son sourire s'étire encore alors qu'elle ne peut s'empêcher de me sauter dans les bras et de me serrer fort. Ma première réaction est de vouloir la repousser. Puis je sens son odeur, sa chaleur familière, et je la serre en retour parce qu'elle m'a tellement manqué... parce que je réalise seulement à quel point je respire mieux depuis qu'elle est revenu.
