Hello tout le monde !

Alors, pour commencer, la petite chose habituelle que je fais à chaque début de chapitre : je m'excuse ! Deux mois entre ce poste et le dernier... Je pense que jamais je ne pourrais être assidue sur cette fiction et j'en suis désolée d'avance. Mais sachez que cette histoire aura bel et bien une fin ! C'est promis ;)

Deuxième petite "tradition" : une immense merci pour vos reviews ! Ça me fait toujours autant plaisir de recevoir vos encouragements, vos avis (bons ou mauvais) !

Remerciements : LouiseF, benassya, Anais88, SAMYSTERE, lia3011, SurreyFr, fictions-twi93-xx, Dex-DaZzLinG, miiss88, MySweetie'e (oui oui, je continue cette histoire et je regarde mes messages ! merci pour ton avis !), wesker101, Allie29, Vivibatta, Saraodiana, sarinette60, Claire91, jerry03, Lily-Rose-Bella, Ludivine28, chouchoumag, potine, Domi2a, Martine16, liou, Em81, Emilie0611, aussidagility, Grazie, Louna21, vinie65, joannie28, Lie, anges0112, PatiewSnow, kikinette11, Butterfly971, Atchoum16, doudounord, lili70, larsand, ptitcoeurfragile, EstL, Calirouille59, Habswifes, Anill, philae89 (je ne peux répondre à toutes ces questions sans t'avouer la fin... désolée =/), IsabellaMasenCullen, Fabulafabulae, nina et mmccg.

Un grand merci à JujuuCullel ! Tes reviews me font très plaisir et c'est d'ailleurs un peu grâce à toi que ce chapitre arrive aujourd'hui ! J'espère ne pas te décevoir par la suite, avec mes rythmes de poste ou tout simplement mes chapitres !

On se retrouve en bas ;)

Bonne lecture !

...

Chapitre 12 : Conversations…

Je me réveillais en sursaut, posant une main tremblante sur mon cœur battant à tout rompre dans ma poitrine.

Voilà une semaine que je n'arrêtais pas d'avoir ses affreux cauchemars. Une semaine que je ne dormais pas plus de deux heures par nuit, trois si j'étais chanceuse. Après m'être réveillée, en larmes et toute en sueur, je m'installais généralement dans mon bureau et travaillais jusqu'au lever du soleil pour éviter de penser. Je ne cherchais que ça, ces derniers temps. Arrêter de penser. Je ne voulais plus penser à rien. J'étais fatiguée de ressasser les mêmes choses, cent fois par jour. J'en avais tout simplement assez de cette situation.

Autant moi que Lucas, d'ailleurs.

Cette fois, le rêve avait quelque peu changé. Mais n'en restait pas moins affreux pour moi.

Edward et moi n'avions pas trouvé d'accord pour notre divorce et, persévérant dans cette voie, nous nous retrouvions au tribunal pour savoir qui de nous deux aurait la garde exclusive de Lucas. J'étais confiante, tout comme mon avocat. C'était bien connu, les mères avaient souvent la garde de l'enfant lors d'un divorce et surtout si c'était le mari qui était en tord.

Je regardais tout autour de moi, cherchant mon fils des yeux mais je ne tombais que sur le visage grave et dénué d'émotions de mon ex-époux. Il regardait droit devant lui et il n'était plus le même. Ce n'étais plus celui qui m'avait attendu devant l'autel. Ni celui qui, il y a encore quelques semaines, me supplier de le reprendre et de lui pardonner. C'était un étranger. Il ne m'avait pas regardé depuis le début de l'audience et je ne pouvais pas expliquer ce mal qui me broyait le ventre et cette main glaciale qui entourait mon cœur pour le réduire en morceaux.

Peut-être qu'au final, il avait gagné. Il avait réussi à me faire le plus mal possible.

- Bien. Alors, Madame Swan, Monsieur Cullen, merci à vous d'être venu. J'ai bien réfléchi à votre situation à tous les deux et il est clair que vous aimez tous deux votre fils. Cependant, vu qu'aucun de vous ne veut partager la garde, la justice a tranché. Monsieur Cullen, vous avez le droit exclusif à la garde du petit Lucas Cullen.

Le bruit sourd du marteau contre le bois m'assourdit un instant alors que le juge prononçait sa phrase fétiche « La séance est levée ».

Tout autour de moi, je n'entendais que brouhaha. Une main tapotait mon épaule, en un geste de réconfort. Je secouais la tête, mes yeux s'embuant de larmes. J'avais perdu… J'avais perdu mon fils, mon mari… Je venais de tout perdre en seulement quelques semaines. Je n'avais plus rien. Mon monde s'écroulait. Et alors que je trouvais le peu de force nécessaire pour me lever, mon ex-mari m'apportait le coup de grâce en poussant légèrement Lucas dans le dos et me regardant froidement. Me regardant comme jamais encore il ne m'avait regardé.

- Lucas, va dire au revoir à ta mère. Tu ne la verrais plus…

Après un geste minuscule de la main, mon fils regarda son père, lui sourit et lui enlaça les jambes dans un câlin affectueux. Il avait l'air si heureux. Bientôt, je restais seule dans la salle d'audience et tombais à genoux, murmurant, sanglotant le nom de mon bébé. J'avais tout perdu.

Je me réveillais, cette nuit-là, après avoir entendu une porte claquer. J'étais à la fois soulagée et angoissée. Soulagée d'être sorti de ce cauchemar affreux et angoissée par ce bruit de porte claquée alors que nous étions au beau milieu de la nuit.

Je me levais silencieusement mais le plus vite possible de mon lit, enfilais mon peignoir et sortais de ma chambre sans un bruit. La porte entrouverte de la chambre de mon fils fit battre encore plus fortement mon cœur. Lucas avait pris pour habitude de fermer sa porte, ces derniers jours.

Il ne parlait plus, ne mangeait que très peu et montait se coucher seul le soir, sans attendre que je vienne lui raconter une histoire ou que je le borde. Esmée avait appelé Edward pour qu'il vienne voir s'il avait plus de succès que moi. En vain. Il était retourné à l'école et d'après la maitresse, il s'était renfermé sur lui-même. Il ne parlait plus à ses petits camarades et, même s'il travaillait toujours aussi bien, il ne participait plus lors des activités.

Je tentais de me dire que tout cela n'était pas de ma faute mais comme à chaque fois que cela concernait Lucas, je ne pouvais que me sentir coupable. Je le privais d'une famille unie. Nous le privions d'une famille unie, Edward et moi, en ne réglant pas nos problèmes. Mais moi, je n'attendais que ça. Tous les jours, je souhaitais, durant un bref instant, que mon compagnon ouvre la porte d'entrée et me déballe le pourquoi de son attitude. Je voulais qu'il me prouve qu'il avait confiance en moi pour me raconter tout ça et qu'il me montre que je pouvais encore lui faire confiance, de mon côté.

Je secouais la tête. Il me fallait une solution et vite. Je progressais toujours dans le couloir et, jetant un coup d'œil dans la chambre de mon fils, je me rendis bel et bien compte qu'il n'était plus dans son lit. Sans me soucier d'être silencieuse ou non cette fois, je courus dans les escaliers et allumais toutes les lumières sur mon chemin. Je regardais à droite et à gauche, à la recherche de Lucas. Je tentais même d'ouvrir la porte d'entrée mais elle était fermée à clé. Je relâchais un peu l'air que j'avais retenu, sans y faire attention.

Où pouvait-il bien être ?

Le salon était vide, la cuisine également. La porte du garage était également fermée… Je regardais à travers la baie vitrée et mon cœur se serra.

Mon fils… Mon Lucas était dans le jardin. La lune éclairait la pelouse et plus particulièrement la chaise longue sur laquelle il était assis, une couverture sur les genoux, tenant d'une main son ourson contre son cou et un cadre dans l'autre main. Je soupirais et sortais doucement dans le jardin, m'installant en silence à ses côtés, sur une chaise voisine à la sienne. Il ne me regardait pas mais fixait avec ferveur le ciel. Je fis de même.

- Mamie m'a dit que si on voyait une étoile fuyante et qu'on faisait un vœu, ça marchait.

Mon cœur se serra. Pour la première fois depuis des jours, il me parlait réellement. Il ne faisait pas que secouer ou hocher la tête pour répondre à l'une de mes questions. Il ne se débrouillait pas tout seul. Il me parlait. J'en aurais presque sauter et hurler de joie si je n'étais pas aussi émue par le sujet de conversation que nous nous apprêtions à avoir.

Je me tournais légèrement vers lui et le regardais avec tendresse pendant qu'il fixait toujours l'unique étoile qui brillait dans le ciel, à travers les gros nuages sombres.

- C'est pour ça que tu es venu dans le jardin, en pleine nuit ?

- Oui, ze voulais en voir une et demander à l'étoile que papa et toi, vous tombiez amoureux, comme avant…

- Les nuages sont trop noirs pour qu'une étoile filante apparaisse ce soir, tu sais mon poussin. Est-ce que tu fais souvent ça ?

- A chaque fois que tu cris ou que tu dis le nom de papa quand tu fais dodo.

- Ecoute poussin, papa et moi…

- Pourquoi vous êtes plus amoureux comme avant, hein ? Pourquoi papa, il est plus à la maison ? Et pourquoi vous zallez voir un conséjé ?

Je fixais ses petits yeux qui s'emplissaient lentement de larmes. J'aurais voulu me lever, le rejoindre sur sa chaise et le serrer contre moi jusqu'à faire disparaître cette douleur qui était en lui mais je n'en avais pas la force. Et je ne voulais surtout pas qu'il me repousse. J'en avais trop souffert lorsqu'il avait préféré son père à moi, une semaine plus tôt, devant l'école maternelle.

- Un qu… Qui t'a parlé du conseiller que papa et moi allions voir ?

- C'est parrain. Il a fait, comme il a dit, une gaffe quand zétais à la maison avec tata Rose et lui.

Cette fois, c'était sur, j'allais tuer mon frère. Qu'est-ce qu'il avait à parler de mes rendez-vous chez la conseillère alors que Lucas était dans les parages ? Il était vraiment inconscient. Il allait voir ce qu'il allait prendre, la prochaine fois qu'il serait sur mon chemin.

- On ne va plus le voir.

- Alors vous zêtes guéri ! Parrain a dit que quand vous irez plus le voir, tout ira mieux.

- Poussin… Papa et moi, nous ne sommes pas encore guéri.

- Alors quand ?

- Il faut que… Papa et moi devons parler encore un peu et… Je sais que tu ne veux pas que nous divorcions mais…

- NON !

Il secoua la tête et boucha ses oreilles, de ce fait, lâchant le cadre qu'il tenait. Encore une photo d'Edward et moi. Cette fois, sur celle-ci, j'avais mon gros ventre de femme enceinte. Mon époux avait passer un bras autour de ma taille et une main était posée sur mon ventre rond. On voyait, dans le fond, Emmett et Rose en train de danser et Alice en train de réprimander sa fille, qui était alors âgé d'un peu plus de trois ans, pour une quelconque bêtise. Jasper et Carlisle, plus en retrait sur la photo, en train de rire. J'adorais cette photographie. C'était l'une de mes favorites du temps où j'étais enceinte. Nous étions tous, à l'exception d'Esmée qui était derrière l'appareil, rassemblés.

Instinctivement, ma main se porta à mon ventre. Tout était bien en ce temps-là. Je secouais la tête et changeais de siège, mettant ma peur d'être rejeté de côté, et agrippais délicatement ses petites mains pour le prendre dans mes bras. Pour mon plus grand soulagement, il se ne débattit pas et je pus lui montrer à quel point il m'avait manqué.

- Papa veut pas divocer non plus… Il a dit que toi non plus mais que tu le savais pas encore.

Foutu Edward ! J'allais le tuer aussi, à défaut de divorcer de lui. Je devais lui dire de laisser Lucas en dehors de nos problèmes de couple. S'il voulait parler de ça, il avait la famille mais pas notre fils.

- Tu sais, je ne suis pas contente de vouloir divorcer. Je suis même très triste. Tu sais que j'aime papa. Mais… Ce n'est pas que je veux pas t'en parler, mon poussin, mais tu n'as pas à le savoir. Ce ne sont pas des problèmes de petit garçon.

- Oui mais veut pas que vous divocez. Lucie, dans ma classe, eh bah son papa et sa maman ne sont plus du tout amoureux et elle va une semaine chez sa maman et une semaine chez son papa. Ils sont pas ensembles et moi, ai pas envie que aille chez papa et que ze revienne ici après.

- Je te comprends, mon poussin. Maman va trouver une solution.

- Alors plus de divoce ? Zai pas besoin d'attendre l'étoile fuyante ?

- C'est une étoile filante, chéri. Et non, retourne au lit, tu veux ? Déjà, il fait froid et tu…

Je m'arrêtais en entendant le téléphone fixe sonner dans le salon. Lucas s'agrippant à mon cou, je nous ramenais à l'intérieur, l'installais sur le canapé et vérifiais l'heure. 4 heures 30. Je me retenais pour ne pas croiser les doigts et prier pour que ce ne soit pas la gendarmerie qui m'appelait à nouveau pour m'informer qu'Edward était en cellule. Cette fois, je l'y laisserais. Ça lui fera peut-être réfléchir et lui dire que je n'étais pas toujours à sa disposition.

- Allo ?

- Bella ? C'est Esmée !

- Esmée ? Pourquoi tu m'appelles à cette heure ? Tout va bien ? Carlisle, Alice, E…

- Oui oui, la famille va bien. Rassure-toi.

Je poussais un soupire de soulagement. Au fond de moi, j'avais tout de même eu peur pour Edward. Pas pour moi mais pour Lucas. Du moins, j'essayais de me le rentrer dans le crâne alors que ma belle-mère me demandait si elle ne m'avait pas réveiller.

- Non, j'étais dans le jardin, avec Lucas.

- A cette heure ? Enfin, vous allez bien ?

- Esmée, qu'est-ce qu'il se passe pour que tu m'appelles au beau milieu de la nuit ?

- Le centre a été victime d'un incendie.

- Oh mon Dieu !

Je plaquais une main contre ma bouche. Je n'avais pas été au centre depuis un certain temps, à cause de la reprise de mon boulot mais j'écrivais de temps à autre des lettres pour la petite Clora et lui envoyais des cadeaux pour lui assurer que, même si je ne venais plus, je pensais à elle très souvent. Elle me manquait, je devais bien l'avouer. Avant l'arrivée de Lucas, j'aurais voulu avoir une petite fille pour l'habiller en princesse… Au lieu de ça, je me retrouvais avec un charmant petit garçon qui avait décidé, il y a quelques semaines, de s'habiller en pirate pour son prochain anniversaire.

Secouant la tête, je lançais un regard à mon fils qui me regardait étrangement, son doudou dans les bras, le pouce dans la bouche. Je lui fis un sourire rassurant.

- Les enfants vont bien ?

- Oui. Un gardien de nuit a réagi aussitôt et a fait évacuer tous les dortoirs en appelant les pompiers. Le problème, c'est que maintenant, tous les enfants vont devoir aller dans des familles d'accueil.

- Clora ne supportera pas…

- Oui, et d'ailleurs, c'est un peu la raison de mon appel.

- Comment ça ?

- Je suis au centre. Clora est juste à côté de moi. Elle a une sacrée poigne, si bien que je vais bientôt perdre ma main. Clora, ma chérie, calme-toi, ok ?

- … maison… Bella… bien…

- Attend ma chérie… Bella, toujours là ?

- Bien sur. Qu'est-ce qu'elle a ? J'ai entendu qu'elle disait mon prénom.

- Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je sais que c'est très difficile en ce moment pour toi et Lucas mais… Avec Emily, on se demandait si tu pouvais accueillir la petite, le temps que son dortoir soit remis à neuf ou bien qu'une famille soit assez bien pour la prendre chez eux.

Je ne mis même pas une seconde pour prendre ma décision. Elle avait déjà été prise lorsque j'avais entendu la petite dire mon prénom, avec cette petite voix, légèrement apeurée.

- Tu as raison, c'est difficile à la maison en ce moment mais il n'y a pas de soucis. Je veux bien la recueillir, bien évidemment. Quand est-ce que je devrais venir la chercher ?

- Eh bien, je peux te la ramener. Pour ma part, j'ai appelé Carlisle, et je vais prendre un des petits en attendant qu'une famille vienne demain soir pour le récupérer.

- D'accord, pas de soucis. Je t'attends alors !

- Oui, à tout de suite Bella. Clora, tu vas aller…

Elle raccrocha et je fis de même avant de me retourner vers mon fils, qui suçait toujours son pouce en me regardant avec deux grands yeux bien trop éveillé pour cette heure de la nuit. Je pris la télécommande avant d'allumer la télévision et de m'installer dans le canapé, à ces côtés, le prenant dans mes bras.

- C'est qui qui vient à la maison, maman ?

- Tu te rappelles, y'a quelques temps maintenant, je t'avais parlé d'une petite fille, quand j'allais au centre avec mamie. La petite Clora.

- Ah oui, m'en souviens ! Tu voulais même qu'on aille zouer tous les deux au parc. C'est elle qui vient à la maison ?

- Oui. J'espère que tu seras content d'avoir une petite camarade pour quelques jours. Elle n'a nulle part où aller…

Il tourna son visage vers moi, les yeux ronds comme des soucoupes.

- Et sa maison alors ?

- Eh bien, elle n'a pas la chance d'avoir une maison, comme toi. Elle est dans un centre parce que son papa et sa maman ne sont… Ils… En fait, ils ne voulaient pas de bébé alors…

- Alors, elle a jamais eu de papa et de maman, c'est horrible !

- Oui mais, comme elle va venir quelques temps, on va bien s'en occuper, d'accord ? Si tu m'aides, elle sera très contente et tu verras qu'elle ne sera pas triste de ne pas avoir son papa et sa maman.

Lucas resta silencieux en tournant quelques minutes son attention sur la télévision où passait un dessin-animé. Je me laissais entraîner à regarder cet immense chien rouge, Clifford, me demandant un instant si mon fils allait me répondre qu'il était d'accord pour accueillir la petite ou bien, qu'il préférait rester ici tout seul. Mais connaissant Lucas, il accepterait sans problème.

- D'accord maman. On va prendre la petite Clora et m'en occuperais comme ma petite sœur, d'accord ?

- T'es un amour, mon poussin.

Je souris en enfonçant mon regard embué dans son cou et l'embrassant chaleureusement. Que ferais-je sans lui ? Je ne préférais pas me le demander. Jamais il ne me quitterait et jamais je ne serais loin de lui, c'était une certitude.

...

- Allez Bella, tu as l'air d'un zombie et depuis combien de temps tu n'as pas rempli ton armoire ? Oh mon Dieu, Rose, regarde-moi cette horreur ! Tu l'as acheté quand, dans les années 70 ?

J'arrachais le débardeur de dentelle que ma belle-sœur regardait avec un certain dégoût. Je ne préférais pas me rappeler les souvenirs liés à ce vêtement, si bien que je le rangeais dans le sac que je remplissais depuis maintenant quelques minutes.

J'avais décidé de faire un tri dans mes vêtements. Beaucoup de choses ne m'allait plus ou, comme Alice le clamait haut et fort, était démodé.

Quelle idée j'avais eu en lui demandant de venir m'aider à ranger mes affaires ?

Elle et Rosalie étaient arrivées tôt ce matin, avec Léa. Une séance de shopping s'imposait, à entendre mes belles-sœurs. Ainsi qu'un séjour au spa, chez le coiffeur et l'esthéticienne.

- Je n'ai pas besoin d'aller me faire une beauté. J'ai deux gosses à élever et personne à séduire alors, je suis d'accord pour quelques boutiques mais le spa et tout le tralala, ce n'est pas nécessaire.

- Personne à séduire ? Eh bien, tu n'en sais rien ! Qui te dit que dans la journée, tu ne croiseras pas un bellâtre qui pourrait alléger tes soucis, hein ? Et là, tu auras besoin d'une bonne coiffure, d'ongles manucurés et d'une épilation intégrale !

- Alice, je ne vais pas séduire ou me laisser séduire par un bellâtre, d'accord ? Alors, si ce n'est que pour…

- Ce n'est pas parce qu'Edward ou aucun autres hommes ne te voient nue que tu dois te laisser aller, compris ?

Un silence pesant s'installa entre nous, seulement interrompu par les rires et les voix des petits qui étaient en train de regarder le dernier dessin-animé acheté par Alice : Raiponce.

- Alice…

- Bah quoi ? Rose, ne me dis pas que tu n'es pas de mon avis ! D'accord, tout ce qui se passe est triste mais il a fait le con. Laisse-le mariner, Bella ! Trouve-toi-même un mec et détends-toi avec un beau mâle ! Tu as le droit d'aller voir ailleurs et tu sais quoi, c'est même conseillé ! Si tu veux, au boulot, je…

- Non ! Je ne vais pas coucher avec un autre homme, Alice ! Mais… Qu'est-ce que… Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ?

- Si Jasper me trompait, après lui avoir coupé son service trois pièces, je sauterais sur le plus beau mec de la rue et je me vengerais ! Et toi, tu fais quoi ? Tu restes là, à t'occuper de Lucas, à t'apitoyer sur ton sort, à maudire Edward de la future mort de votre couple… C'est désolant, je te jure ! Des fois, j'aurais juste envie de t'attraper par les épaules et te secouer comme un pommier pour te faire réagir ! Bella, tu es une belle femme… Bon, là, avec tes cernes et les rides d'angoisse qui commencent à pondre sur ton visage, tu fais vieille mais un tour au spa et tu seras comme neuve. Fais-moi confiance !

- Mais…

- Et, tu vas trouver un homme ! Mon frère a fait l'idiot, il assume. Sa magnifique femme ne va pas attendre cent ans qu'il daigne…

- Alice ! Je ne veux pas d'autre homme dans ma vie !

J'avais hurlé, sans m'en rendre compte. Rosalie me fit les gros yeux avant de pousser la porte pour pas que les enfants entendent notre conversation.

Je posais délicatement l'énorme sac qui prenait la place sur mon lit et m'y affala à sa place. Je soupirais, lasse de la situation. Je savais qu'Alice avait raison. C'était tout ce que méritait Edward et j'y avais un peu pensé depuis que nous avions eu notre différent au parc, lors de sa rencontre avec Riley. Je m'étais demandé ce que ça ferait si je sortais vraiment avec un autre homme. Qu'est-ce qu'il ressentirait vraiment si, un soir, je l'appelais pour qu'il garde Lucas pendant que j'assistais à un spectacle ou que j'allais diner avec un autre homme. Il serait jaloux. Il l'avait toujours été. Mais que ferait-il exactement ?

Essaierait-il de me retenir ? M'appellerait-il en plein milieu de la soirée pour ruiner mon rendez-vous ? Que ferait-il face à cet homme qui m'accompagnerait ? Serait-il comme il l'avait été avec Alex, le soir où ce dernier l'avait ramené à la maison, ivre mort ? Ou bien, se contiendrait-il et me dirait ensuite ce qu'il pense de ce rencard ?

Trop de question qui resterait à jamais sans réponse car, même si j'avais toutes les bonnes raisons de le faire, jamais je ne pourrais.

- Je ne coucherais pas avec d'autres hommes juste parce qu'Edward le mérite ! Je n'en ai pas envie ! Quand bien même, il m'aurait trompé avec cinquante femmes, je ne lui rendrais pas la monnaie de sa pièce de cette façon. Je ne pourrais pas, Alice, tu comprends ? Peut-être que toi, tu te vois en train de coucher avec un autre homme que Jasper et peut-être que toi aussi, Rose, tu te vois dans les bras d'un autre homme que mon frère mais pas moi. Je sais, je peux paraître pathétique à penser comme ça mais même avec tout le mal qu'il m'a fait, je continue à l'aimer. C'est plus fort que moi.

Je me stoppais et essuyais une larme orpheline qui coulait le long de ma joue. Alice triturait un de mes vieux T-shirt pendant que Rosalie me regardait avec une lueur de compréhension et de peine dans les yeux. Je secouais la tête et inspirais à nouveau, difficilement à travers ma gorge nouée sous l'émotion étrange qui m'envahissait peu à peu.

- Je devrais le détester. Je voudrais même ! Il m'a trompé, humilié, insulté… Je sais que beaucoup pense que je suis totalement cinglée, sadomaso ou encore naïve et ces personnes ont raison. Je le suis mais… Mais quand on aime un homme comme j'aime Edward, c'est difficile… Presque impossible de le haïr ou de maudire le jour où je l'ai rencontré. Nous avons vécu tellement de choses ensemble. Nous nous sommes mariés, nous avons eu un enfant. Je connais Edward par cœur et il est ma moitié. Sans lui, mon cœur n'est rien. Alors oui, Alice, je suis d'accord avec toi, il mériterait que je le fasse ramper. Il mériterait que je l'appelle un soir pour lui demander de venir garder Lucas parce que j'ai un rendez-vous galant mais ça, jamais je ne le ferais.

Je m'arrêtais une seconde fois, tandis que les filles me rejoignaient sur le lit et prenaient mes mains dans les leur.

- J'en suis incapable. Je voudrais me détacher de lui mais… Je vais devoir le faire et, rien que d'y penser, mon cœur souffre comme jamais il n'a souffert. C'est une torture de me demander à chaque instant s'il n'est pas en train de me tromper et je sais que si nous revenions comme avant, j'aurais toujours cette crainte en moi… Mais je veux pouvoir lui faire confiance. Je veux pouvoir me réveiller le matin avec lui, lui dire au revoir lors de son départ pour le bureau et ne pas me dire qu'il est en train de sauter sa secrétaire dans la journée. Je veux que tout redevienne comme avant mais je sais que j'aurais toujours peur lors de soirée, qu'il boit un verre de trop et qu'il parte faire n'importe quoi.

- Bella…

- Mais je suis certaine qu'une fois qu'il m'aurait raconté pourquoi il est comme ça. Pourquoi il boit et qu'il fait n'importe quoi… Je sais que je ne pourrais que lui pardonner parce que l'amour que je lui porte est si fort que je ne pourrais jamais tirer un trait dessus. C'est au dessus de mes forces.

En une seconde, je me retrouvais entourer de quatre bras et je laissais éclater les sanglots que je retenais avec peine.

J'avais déballé tout ce que j'avais sur le cœur et ça me faisait du bien. Je me savais naïve, presque niaise lorsqu'il s'agissait d'Edward mais je l'aimais depuis plus de la moitié de ma vie. Il était, avec Lucas, tout pour moi. Mais je savais, je craignais qu'à partir de maintenant, cet amour ne soit voué à l'échec. Qu'il reste toujours vivant oui, mais seulement en moi. Peut-être qu'Edward continuerait à m'aimer car je savais qu'il souffrait de ce qu'il me faisait subir, je l'avais vu dans ses yeux à plusieurs reprises, mais il finirait bien par trouver quelqu'un d'autre. Une femme qui ne connaitrait pas ce passage sombre de sa vie. Une personne qui aurait la chance de vieillir à ses côtés…

Oh mon Dieu, je virais carrément mélodramatique maintenant ! Il fallait que j'arrête et tout de suite !

Inspirant profondément, toujours coincée entre les bras de mes belles-sœurs, je me redressais légèrement et les regardais, l'une après l'autre.

- Tu vas bien ?

- Non…

Je lançais un regard vers mon armoire et soupirais, tragiquement.

- On va devoir aller faire les boutiques, les filles…

Après avoir entendu le cri strident de la demi-sœur d'Edward, qui s'était quasiment volatilisé dans le couloir après avoir ouvert la porte en trombe, je me retrouvais avec Rosalie. Elle me fit un petit sourire avant d'embrasser ma joue et de se lever pour prendre la porte à son tour. Avant de refermer cette dernière pour me laisser le temps de m'habiller, elle m'appela.

- Tu sais, je ressens la même chose que toi… Si Emmett venait à me tromper, je serais humilier et vraiment triste mais… Quand je pense à tous nos bons moments, aux moments où il me fait rire, où il m'aime tout simplement… Je ne pense pas que je pourrais un jour le quitter. Ça me briserait trop le cœur. Alors, je te comprends et je te soutiens. Alice a raison dans un sens et je suis sûre qu'elle ne tromperait pas Jasper mais… Je te comprends tout à fait quand tu dis que ça te serait impossible.

- Merci Rose.

- De rien. Habille-toi, on appelle Esmée, elle garde les petits et on se fait une virée, ok ?

Je lui souris, hochant la tête avant d'attraper un jean gris et un débardeur noir ainsi qu'un ensemble de sous-vêtement et de me diriger vers la salle de bain afin de prendre une longue et chaude douche.

...

Chaussé de sandales à talons hauts, je descendais lentement pour rejoindre les petits et les filles que je pouvais aisément entendre dans le jardin. Encore une fois, il faisait beau temps alors elles en avaient certainement profité pour sortir l'immense piscine gonflable. Alors que je passais devant la porte d'entrée, cette dernière s'ouvrit sur Edward, qui me regardait choqué.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

- Bonjour à toi aussi.

- Epargne-moi tes sarcasmes et dis-moi ce que tu fais ici, Edward.

Je le vis soupirer avant de fermer la porte derrière lui.

- Rosalie m'a appelé pour me dire que vous alliez faire du shopping et qu'elle avait appelé Esmée pour garder les petits pendant ce temps. Elle a proposé que je vienne profité de Lucas pendant que tu ne serais pas là mais… A l'évidence, je suis arrivé trop tôt.

- Malheureusement.

Je ne pouvais m'empêcher d'être froide avec lui. Même si je savais qu'au fond de moi, je l'aimais de tout mon cœur et que je serais capable de lui pardonner rapidement, je ne devais pas lui montrer. Il ne devait pas croire que tout allait bien pour lui et qu'il avait juste à me lancer un sourire et un regard intense pour que je cède.

Redressant alors les épaules, je tournais les talons et entrais dans la cuisine, pour me préparer une bonne dose de caféine. Ça ne serait pas du luxe avec la journée qui m'attendait.

- Bella ? Je peux savoir pourquoi tu te réfugies tout le temps dans la cuisine, quand je suis là ?

- C'est pour avoir des trucs tranchants à te lancer, au cas où l'envie se ferait soudain plus forte.

Son rire me déstabilisa une seconde mais je me concentrais du mieux que je pouvais sur la préparation de ma tasse. Je pouvais sentir ses yeux sur moi et à nouveau, je me retrouvais raide comme un piquet. Je ne pouvais plus faire marcher mon cerveau et je mis un temps incroyablement long à me rendre compte que je renversais du café sur le plan de table. Tournant la tête de droite à gauche, je cherchais un torchon pour essuyer mes dégâts. Edward me devança en s'approchant dans mon dos et passant son bras sur le mien soulevé.

Je sentais son souffle chaud contre ma nuque dégageait grâce à ma queue de cheval et je stoppais de respirer. Le sentir aussi proche de moi, c'était trop. Je reposais brusquement la théière sur le meuble et me retournais tout aussi rapidement, fixant mon regard à celui de mon mari. Les siens se posèrent presque aussitôt sur mes lèvres avant de remonter fixer mes pupilles.

Mon cerveau se vida et je me laissais, pendant une courte seconde, espérer que tout cela n'était qu'un cauchemar et qu'Edward et moi étions toujours aussi proches, toujours aussi unis et toujours aussi amoureux qu'avant. Mon esprit se laissa emporter dans les possibilités folles que pourraient nous apporter notre position, si tout allait encore bien entre nous. Puis, cette seconde s'arrêta, mon cerveau se remit en place et je me décalais sur le côté, pour échapper à son étreinte invisible mais tout autant déstabilisante.

- N'oublie pas, les objets tranchants… Et c'est encore pire si tu es aussi proche de moi.

- Je prends le risque.

- Oui, eh bien, pas moi, d'accord ! J'ai pas envie que mon fils me déteste encore plus, pour avoir planter une fourchette dans la main de son père.

Il sourit avant de prendre ma tasse dans ses mains et de me la tendre. Il prit à son tour un mug et se servit du café.

- Lucas va mieux ?

- Oui. Il est au courant que nous voyons un conseiller… Emmett en a parlait pendant qu'il était chez lui et il m'a posé la question, la nuit dernière.

- Alors, il te reparle ? J'espère qu'il voudra bien m'adresser la parole, à moi aussi.

- T'es son Dieu, Edward. Et d'ailleurs, je pense que tu gagnes des points en lui disant que tu ne veux pas divorcer, que tu m'aimes toujours et tout ton blabla… Ah et au fait, oui, je veux divorcer. Ne pense surtout pas le contraire.

- Bella ?

- Quoi ?

- Tu as énormément de qualité. Tu es gentille, généreuse, aimante… Mais tu as deux énormes défaut.

- Tu crois que c'est en me faisant la liste de mes défauts que tu vas gagner des points avec moi ?

- Tu te voiles souvent la face, comme maintenant quand tu affirmes haut et fort que tu veux divorcer ou me planter une fourchette dans la main… Et tu as toujours été une piètre menteuse. J'ai toujours flairé tes mensonges à des kilomètres...

J'haussais les épaules avant de m'asseoir sur un tabouret. Bien sur qu'il le savait et je ne pouvais dire à quel point ça m'énervait qu'il puisse ainsi lire en moi, comme moi je pouvais lire en lui. Pourquoi étais-je si transparente et surtout, avec lui ?

Je soupirais et le regardais du coin de l'œil. Il buvait son café en me fixant. Appuyé contre le plan de travail, on aurait dit une de ces scènes qui se jouaient, avant, avant son départ pour le bureau. Nous parlions rapidement, annonçant la journée chargée que nous allions avoir. Je lui faisais part de mes projets de repas pour le soir, il me donnait ou non son assentiment. Il finissait ensuite sa tasse de café, la mettait dans l'évier, s'approchait de moi, m'embrassait avec une douceur infini et me souhaitait une bonne journée avant de me lancer un « Je t'aime » en fermant la porte du garage. C'était une routine mais ça me plaisait énormément à l'époque. Je ne pouvais m'en lasser. Arrivé au bureau, il m'appelait pour m'assurer qu'il était bien arrivé. Il parlait un instant dans l'oreille de Lucas qui venait de se lever et me disait à nouveau qu'il m'aimait avant de raccrocher, commençant sa journée de travail.

Une routine comme j'aimerais la retrouver…

- Et à l'école ?

- Quoi ?

- Lucas… Il travaille à l'école ? Il ne s'est pas rebattu ?

- Non… La mère de Stoner me regarde toujours de travers mais je me contiens. Lucas ne participe plus trop en classe mais il ne devrait pas tarder à reprendre du poil de la bête.

- Tant mieux. Me voilà rassuré. Et toi ?

- Quoi moi ?

Je relevais mon nez de la tasse et le regardais s'approcher à nouveau de moi, se mettant juste en face de moi. La lueur d'inquiétude que je perçus dans son regard aurait pu autant me faire sourire que rager sur lui.

- Tu vas bien ? Tu as l'air exténuée…

- Je…

Je m'arrêtais. Je n'avais pas envie de parler de mes insomnies. Et surtout pas avec lui, qui était quand même, la cause de ces dernières.

- Bella… Dis-moi.

- Y'a rien à dire.

- Mensonge… Allez, je vois bien les cernes et les énormes poches que tu as sous les yeux… Je sais reconnaitre quand ma femme est fatiguée.

- Pour l'instant, considère que je ne suis plus ta femme.

- Non, tu l'es toujours. Et je suis toujours ton mari.

Je plongeais mon regard dans le sien. Encore une fois, je voulais la vérité. Je la voulais coûte que coûte. Je ne pouvais plus attendre. Ça me rendait folle, ça m'empêchait d'être avec l'homme que j'aime et ça gêner mon sommeil. Je devais le savoir !

- Quarante-huit heures…

- De quoi tu me parles ?

- Dans quarante-huit heures, on pourra définitivement dire si nous sommes encore, mari et femme.

- Tu m'expliques ?

Il se redressa, me regardant plus perdu que jamais.

- Je t'accorde quarante-huit heures, pas une de plus, pour me dire pourquoi nous sommes sur le point de divorcer. Deux jours pour empêcher la tristesse de Lucas. Tu dis nous aimer alors tu as quarante-huit pour le prouver. Au-delà de ça, je redemanderais le divorce et que tu le veuilles ou non Edward, si tu ne m'a rien raconté, je redeviendrais une Swan dans peu de temps. C'est clair ?

Il resta bouche bée pendant un instant, accusant le coup ou bien, essayant de trouver un parade. Edward était passé maitre dans l'art de se dérober mais cette fois, je saurais la vérité. Je saurais ce qui a mis notre couple à mal. J'étais déterminé et bien que je l'aimais du plus profond de mon être, je serais prête à partir. Nous trouverions un accord pour Lucas, nous passerons les repas familiaux ensemble mais nous ne serons plus mari et femme. Il n'y aura plus d'Edward et Bella. J'en avais assez de souffrir. Cela faisait presque dix mois maintenant. Dix mois que je n'avais pas la paix. Dix mois que je souffrais par toutes les parcelles de mon corps. Je n'en pouvais plus.

Décidément, plus du tout.

- Deux jours… Là, je sors avec les filles et tu as jusqu'à demain soir pour me dire ce qu'il en est. Tu as compris, Edward ?

- Oui mais, je…

- Pas de mais, Edward. Si tu nous aimes, si tu veux revenir dans cette maison, si tu veux rattraper tout ce que tu as fait, c'est la seule solution.

J'inspirais et secouais la tête, détournant mon regard du sien. Il savait ce que j'éprouvais. Je me levais et mis le plus de distance entre lui et moi. J'en avais besoin pour ce que je m'apprêtais à dire.

- J'ai beau vouloir planter tous objets tranchants en toi, je n'en reste pas moins amoureuse. Et d'ailleurs, si tu pouvais éviter de parler de nos problèmes directement avec Lucas, ça m'arrangerait. Il sait que ça va mal en ce moment, pas besoin de lui donner des détails, compris ? Bref, je suis toujours amoureuse de toi, malheureusement. Je ne peux pas te détester réellement. Et tu as bien vu que je voulais que tout redevienne comme avant. Ou du moins, que nous essayions à nouveau de nous faire confiance et de vivre ensemble. Mais sans des explications, je ne pourrais pas t'accorder tout ça. La seule solution, c'est que tu me dises ce qu'il s'est passé…

- Deux jours… Pourquoi tu me donnes deux jours ?

- Parce qu'aujourd'hui, je suis occupée. Tu seras parti quand je reviendrais…

- Je peux…

- Tu seras parti quand je reviendrais, Edward. Demain matin, je dois m'occuper de la petite et l'après-midi, je travaille avec Riley alors, le soir, tu passeras à la maison quand les gosses seront au lit et tu me raconteras tout.

À nouveau, Edward garda le silence. J'étais sur le point de sortir de la cuisine lorsque ses doigts se refermèrent sur mon poignet, me gardant près de lui. Je fermais les yeux alors que son visage frôlait ma nuque. Son souffle caressa à nouveau ma peau et je priais pour qu'il s'éloigne le plus vite possible. Peut-être que je n'aurais pas du lui dire que je l'aimais toujours et que je voulais que ça redevienne comme avant, entre lui et moi.

Et s'il essayait de m'étourdir ? S'il m'embrassait, aurais-je la force de le repousser ?

Depuis tout ce temps, je rêvais de le voir à nouveau ainsi : tendre, doux, attentionné, amoureux. C'était lui, enfin. Le Edward que j'aimais plus que ma propre vie. Le Edward pour qui je ferais tout et tous les sacrifices au monde. Celui que j'aimerais tant ravoir à mes côtés, jour et nuit, dans mes bras…

Je soupirais et attendais, en silence.

- D'accord. Je te raconterais tout, demain soir au plus tard… Mais avant, je dois te demander quelque chose.

- Qu… Quoi ?

- Qui est la petite ? Pourquoi tu parles de « gosses » ?

Je déglutis et secouais la tête, un sourire se formant sur mon visage. Je me détachais lentement de son corps et me tournais vers lui. D'un signe de tête, je lui fis signe de me suivre vers le jardin.

- Lucas, y'a ton p…

- PAPA ! Viens-là, vais te présenter Clora ! C'est comme une tite sœur mais elle vit pas à la maison pour toujours !

Edward resta bouche bée avant de se tourner vers moi.

- Avons-nous eu un enfant sans que je ne le sache ?

- Edward, c'est pas le moment de faire de l'humour ! Clora, viens par ici ma belle, il faut que je te présente quelqu'un. Clora, voici Edward, le papa de Lucas. Edward, je te présente Clora, qui va venir vivre quelque temps à la maison. Tu dis bonjour ma chérie ?

Je regardais, presque attendrie, Edward s'accroupir devant la petite fille. Elle s'était caché derrière mes jambes mais regardait mon compagnon timidement. Je savais que Clora était une fillette très timide. D'ailleurs, il paraissait qu'avant que je m'occupe d'elle au centre, elle ne pouvait pas rester plus d'une minute avec une étrangère. Autant dire que c'était une véritable horreur pour tout le personnel. Ceux qui la lavaient, l'habillaient, la faisaient manger ou encore sortir dans le parc du centre. Elle se cachait pour la plupart du temps. Et le miracle, comme l'appelait Emily, était survenu quand j'étais arrivé et que la petite s'était précipité vers moi.

En regardant son petit visage de poupée, j'eus soudain très peur. Peur qu'elle se retrouve dans une mauvaise famille. C'était bien connu. Certaines familles d'accueil adoptaient des enfants mais les négligeaient en faveur des leurs. Je ne pouvais pas supporter de savoir Clora dans ce genre de famille. Cette idée me remplit le cœur de chagrin.

J'eus un petit sourire en voyant Edward tendre sa main vers la fillette.

- Bonjour Clora… Je suis enchanté de faire ta connaissance. Tu peux venir, je ne vais pas te manger.

- Allez ma belle, dis bonjour. Edward est très gentil.

- Bonjour monsieur… Il est aussi gentil que toi, Bella ?

- Oui, ma chérie. Et en plus, tu vas voir combien il est gentil vu que tu vas passé la journée avec lui et sa maman.

- Il est pas un peu trop vieux pour avoir une maman ?

- Merci du compliment, belle petite fille mais sache que non, je ne suis pas si vieux que ça. Tu viens ?

Il retendit sa main et, lentement, Clora la prit. Edward se releva et, sans une parole, l'emmena avec lui vers le toboggan où Lucas riait aux éclats en glissant dessus. Après avoir fait la bise à sa demi-sœur et Rosalie, Edward s'occupa des enfants, nous disant que nous pouvions y aller, qu'il se chargeait de tout. Les deux filles embrassèrent les enfants avant de prendre la direction de la sortie. Pour ma part, je restais quelques secondes. Edward souriait à Clora pendant qu'il poussait Léa sur la balançoire et que Lucas lui montrait un mouvement de boxe, qu'Emmett avait du se faire une joie de lui apprendre lors de son séjour chez son parrain.

Je souris avant de me rapprocher de mon compagnon.

- Si tu as besoin d'aide, si tu es dépassé, je laisse mon portable d'allumer alors, tu appelles.

- Esmée va venir, non ? Je peux très bien rester quelques minutes ou quelques heures seul. Ça va aller. Occupe-toi de toi, Bella. Oh et, si tu veux vraiment… Tu sais ? D-I…

- Quoi ?

- Ce n'est pas encore fait alors, profites-en.

- De quoi est-ce que tu parles ?

- Ma carte de crédit est dans ma mallette, qui se trouve dans mon coffre. Ruine-moi…

- Crétin…

J'entendis un faible rire avant de rejoindre les filles dans la voiture de ma belle-sœur.

...

- Dis, Bella…

Je me retournais vers ma belle-sœur, Rosalie, qui s'approchait à côté de moi, ses yeux rivés au chandail qu'elle tenait dans ses mains pendant que j'attendais de voir Alice sortir de cette maudite cabine d'essayage, dans laquelle elle était depuis environ une demi-heure, me montrant à chaque fois les tenues qu'elle retenait.

La journée était mitigée jusqu'à présent. D'un côté, je riais de bon cœur pour la première fois depuis des semaines. Je pouvais enfin m'évader et penser à autres choses qu'à mes problèmes de couple avec Edward. Certes, je mentirais si je disais que je ne pensais pas à lui mais c'était pour une toute autre raison. Mais d'un autre côté, faire les boutiques avec Rosalie et Alice, c'était une véritable torture. À chaque nouvelle entrée de magasin, les filles m'entraînaient dedans. Si bien que sur l'heure du midi, nous avions du faire un voyage jusqu'aux voitures pour y déposer les premiers sacs avant d'aller au restaurant, où nous avions parlé de tout et n'importe quoi.

Je soupirais en regardant les cinq sacs que je tenais dans les mains et fis un grimace en regardant ma nouvelle coiffure dans un miroir proche de moi. En revanche, mon teint frai me comblait et j'avais hâte de me retrouver de nouveau sous les lampes d'UV pour que ma peau brunisse un peu.

- Oui, Rose ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu vas pas me dire que tu n'es pas décidé à l'acheter… Je suis sûre qu'il t'ira à ravir.

- Oh, non ! Bien sur que je vais le prendre… En fait, je voudrais te parler de la petite Clora. Elle est adorable.

- Oui, je trouve aussi. J'espère que la journée se sera bien passée. Je sais qu'elle s'entend très bien avec Lucas… D'ailleurs, j'étais vraiment étonnée qu'elle se sente si à l'aise de suite avec lui.

- Elle est vraiment timide. J'ai essayé de lui parler mais elle a regardé le sol et est partie en courant quand Lucas l'a appelé pour lui montrer un ver de terre qui rampait sur le toboggan.

Je ris distraitement, alors que je levais mon pouce vers Alice, qui sortait de la cabine, vêtue de la dernière robe qu'elle avait choisi d'essayer. Jasper allait souffrir en voyant les innombrables reçus de sa carte bancaire.

Je me tournais vers Rosalie, dès que ma belle-sœur eut disparu.

- Oui. Je t'avoue que ça me fait bizarre qu'elle m'accepte si vite et facilement. J'ai vraiment peur pour son avenir. Je redoute que jamais elle ne trouve une bonne famille pour grandir.

- Tu sais, si elle n'était pas si timide et attachée à toi, j'aurais été tout de suite faire une demande d'adoption au centre. Elle est tellement jolie…

- Tu… Vous avez décidé d'adopter avec Emmett ?

- Eh bien… Oui. Tu sais, ton frère veut vraiment un enfant et moi aussi… Carlisle cherche toujours un moyen et c'est le troisième essai que nous faisons. Toujours pas de résultat alors, nous y en avons pensé et parlé.

- C'est génial ! Je suis si contente ! Je vais enfin être tata.

- Tu sais, ce n'est pas faute d'essayer… Enfin bref, si je t'en parle à toi et toi seule… Bella, ne dis rien à personne. Je voudrais pas que Charlie ou pire, Esmée, se mettent martel en tête. Mais, si je t'en parle, c'était pour te demander si dans ton centre, il y avait des enfants ou ados qui nous conviendrait, que nous pourrions prendre chez nous…

J'étais vraiment heureuse du choix de mon frère et de Rose. Bien que cet enfant ne sera pas de leur sang, ils l'aimeront comme le leur et j'avais hâte de bouchonner un bébé ou un enfant, que je considérerais sans problème comme ma nièce ou mon neveu.

- Eh bien, au centre, je ne te conseille pas de faire une demande pour un adolescent. Ils sont très gentils mais ils ont vraiment beaucoup de problème et ce sera énormément de boulot pour vous deux. Non pas que je pense que vous n'en soyez pas capable mais pour une première adoption, je te conseille un bébé ou un enfant de l'âge de Clora. D'ailleurs, je pense que c'est plus vers ce choix que tu penches, non ?

- Oui… J'aimerais en faire un vrai petit prince ou une belle petite princesse.

- Esmée garde un bébé en ce moment ; le petit Tyler. Quand on rentrera, tu pourrais lui proposer de prendre le petit quelques temps et faire ensuite une demande. Si tu veux une fille, va voir directement au centre. Tu dis que tu viens de ma part et tu passes quelques temps avec des gosses. Tu trouveras certainement la petite canaille qui fera fondre ton cœur.

- Ouais, je vais faire ça. Demain, j'entraînerais même Emmett avec moi. Après tout, il a son mot à dire. Merci Bella.

Elle me sourit avant de me prendre dans ses bras et de m'embrasser la joue avant de retourner choisir un pantalon. Pour ma part, j'en avais marre. J'avais les pieds en compote et je ne souhaitais plus qu'une chose : m'allonger et dormir les vingt prochaines heures. Après un soupir, je m'installais sur un fauteuil, non loin de moi.

Peut-être que dans moins de quarante-huit, mon frère serait sur le point de devenir papa. Quant à moi, je serais enfin fixée sur mon prochain statut : Madame Cullen ou Madame Swan.

...

- Tu es sûre que tu veux déjà rentrée ? Il ne reste plus que deux boutiques et tu sais que ce sont les principales ! Les chaussures et les sous-vêtements…

- Alice, je me suis acheté trois ensemble de lingerie, ce matin, et pour l'instant, on ne peut pas dire que j'en ai vraiment l'utilité…

- A qui la faute !

- Alice, recommence pas ! Laisse Bella tranquille à ce sujet.

- Merci, Rose. Quant aux chaussures, j'en ai une dizaine de paire à la maison. Je pense que je vais pouvoir tenir encore quelques semaines, voir quelques mois sans en avoir à racheter. Mais allez-y, continuez ! Personnellement, je reviendrais d'ici quelques jours avec les petits pour leur faire quelques cadeaux. Là, pour l'instant, je veux juste me jeter dans mon canapé, à défaut de pouvoir passer directement par la case lit.

- D'accord.

- Rentre bien, Bella.

Après quelques accolades, je leur fis une petit signe de la main et pris la direction du parking. Jetant mes sacs dans le coffre, je me demandais rapidement si Edward serait toujours à la maison à mon retour. Et surtout, est-ce que je le voulais ?

Bien sûr que oui. Je ne pouvais pas nier que j'aimais le voir, même si je ne pouvais pas m'empêcher de vouloir l'envoyer au Diable, lui et son foutu sourire à la noix. À cause de ça, je ne pouvais pas totalement le haïr. À cause de ça, mais aussi à cause de l'amour que je voyais dans son regard.

Et voilà, j'avais passé quelques heures à ne plus penser à mes soucis. Quelques instants de repos face au tumulte dans lequel était mon cerveau ces derniers temps. Et maintenant que j'étais seule, je recommençais à vraiment penser. À penser encore et toujours à la même chose. Ça devenait lassant mais, malheureusement, je n'y pouvais rien.

Soufflant, je baissais et refermais le coffre.

- Bonsoir, Isabella.

- Ah !

Je sursautais et me retournais vers le propriétaire de cette voix grave, qui ne m'était pas si étrangère.

Quel ne fut pas mon choc en me retrouvant devant un… fantôme. Jamais je n'aurais cru le revoir un jour et surtout pas, maintenant ! Et certainement pas seule.

Il n'avait pas changé en quinze ans. Certes, quelques rides de vieillesse creusaient son visage, ses cheveux étaient devenus poivre et sel et son dos était légèrement plus courbé que dans mon souvenir. Il n'avait plus l'air si effrayant mais je ne pus empêcher un frisson d'angoisse me parcourir l'échine et mon cœur se mit à battre trop vite.

D'un autre côté, j'étais bien heureuse d'être seule. Edward n'aurait pas supporter cette rencontre et Esmée, encore moins.

- Mon… Monsieur Masen.

- Tu as l'air surprise de me voir, Isabella. Comment vas-tu depuis tout ce temps ?

- Je… Je vais bien.

Sa voix grave me faisait toujours autant trembler et je revoyais la scène qui s'était déroulée, plusieurs années auparavant, sur le terrain de basket de notre enfance. Croisant mes mains tremblantes dans mon dos, je relevais le menton. Cherchant ma voix au plus profond de ma gorge, je toussais doucement.

- Que faîtes-vous ici ?

- Oh ! Eh bien, je me baladais dans le coin et je t'ai aperçu. Je me suis dit que je pouvais bien dire bonjour à ma belle-fille. J'ai également appris que j'avais un petit-fils. Lucas, si je ne me trompe pas…

- Non ! Vous n'avez ni belle-fille, ni petit-fils. Vous ne faîtes plus parti de la famille, monsieur Masen.

- Isabella, voyons ! Mon sang coule dans les veines d'Edward et donc, dans les veines de ton fils… Par conséquent, je suis toujours de la famille.

- Vous ne jouez qu'un rôle génétique dans cette affaire. Vous avez toujours méprisé Edward et vous ne connaissez pas Lucas.

- Cela pourrait changer…

- Certainement pas !

Il rit doucement et sortit un cigare de sa poche avant de s'avancer vers moi. Je déglutissais lentement et difficilement, reculant le plus possible, mettant un maximum d'écart entre lui et moi.

Pourquoi était-il ici ? Comment connaissait-il l'existence de Lucas ? L'avait-il déjà vu ou approché ?

Mille et une questions se bousculaient dans ma tête et un seul soulagement m'envahit : Edward et Esmée ne sauraient jamais que cet affreux individu était en ville.

- Ecoutez, nous sommes beaucoup plus heureux depuis votre départ, monsieur Masen, alors je vous demanderais de bien vouloir partir. Je ne sais pas pourquoi vous êtes ici, ni depuis combien de temps mais je vous le demande : partez. Ni Esmée, ni Edward ne doivent savoir que vous êtes ici.

- Ah bon ?

- Vous savez que vous n'êtes qu'un poison pour eux. Esmée a refait sa vie et je ne vous permettrais pas de la gâcher. Si elle souffre à nouveau par votre faute, je vous jure que je vous le ferais payer.

- C'est intéressant.

- Quant à Edward, il ne…

- Edward est mon fils ! J'ai le droit de le voir quand bon me semble. Et d'ailleurs, je n'ai pas attendu, ni ton autorisation, ni ton désaccord pour le faire.

Fronçant les sourcils, mon corps se raidit en comprenant le sens de ses paroles. Il l'avait revu. Est-ce que…

- A voir ta réaction, Isabella, je me demande si… Oh non ! J'ai fait une gaffe, n'est-ce pas ?

- Je… Je ne vois pas…

- Il ne t'a rien dit ? Je suis étonné ! Un mari ne dit-il pas tout à sa femme, en général ? Tu devrais faire attention, Isabella. S'il te cache juste le fait qu'il revoit son père, que te cache-t-il d'autre ?

Je secouais la tête et reculais encore un peu, plus rapidement cette fois. Tâtonnant la portière, je réussis à l'ouvrir au bout de quelque secondes, alors qu'Anthony s'avançait lentement, tel un félin vers la proie qu'il s'apprête à manger. Son regard se fit soudain plus étrange, plus… lubrique ? Pervers ? Un sourire mielleux fit son apparition, faisant ressortir ses dents jaunies par la cigarette. Avant que je ne puisse m'engouffrer dans ma voiture et démarrer en trombe pour échapper à cet homme, il se positionna devant moi, son visage à quelques centimètres du mien. Son haleine sentait l'alcool mélangé au tabac.

Je cessais de respirer.

- Mon fils a vraiment beaucoup de chance… Il choisit toujours les plus belles femmes. Toi, Tanya…

S'en été trop, je le repoussais avec force et prenais place dans la voiture.

- Lassez moi tranquille ! Ne vous approchez pas de ma famille et moi, sinon, je n'hésiterais pas à porter plainte pour harcèlement ! Maintenant, poussez-vous !

Il me lança un sourire un coin avant de lever les mains en l'air, son cigare coincé entre son index et son majeur, et de reculer d'un pas. Retenant un soupire de soulagement, je claquais la porte et démarrais en trombe, laissant Anthony Masen, riant au vent, au milieu du parking.

...

Bah voilà !

Anthony est de retour et, on ne va pas dire qu'il s'est assagi durant les années où il était loin de la petite famille...

Le prochain chapitre ? Je ne sais pas quand il arrivera, comme d'habitude mais je voulais vous demander une chose : seriez-vous contre un Point de vue d'Edward Masen/Cullen ? Pour ou contre ? Dites-moi tout ^^

Rappel : plus que 5 ou 6 chapitres avant la fin... Bad ou Happy End ? Toujours la même question xD (Bon, ok, je suis désolée de vous narguer alors que je sais ce qu'il en est et pas vous...)

En espérant que vous ayez passé un bon moment (enfin, si "bon" est le bon adjectif pour les chapitres de cette fiction -')

A bientôt, Edwardienne100